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Intermarché va lancer un « Thermomix » encore moins cher que le Monsieur Cuisine de Lidl

Intermarché va lancer un ThermomixDevant le succès des robots cuiseurs à prix cassé, le distributeur va à son tour lancer un modèle qu’il vendra à Noël au prix de 349 euros, soit 10 euros de moins que le Monsieur Cuisine de Lidl.

Et un robot de plus se lance dans la bataille. Après le succès du Thermomix historique et des versions made in China commercialisées par Gifi (le CuisiCook) et surtout Lidl avec son Monsieur Cuisine, c’est au tour d’Intermarché de proposer sa version du robot cuiseur connecté.

Selon le magazine Capital, le distributeur va vendre à Noël dans ses magasins un appareil qui sera proposé à un tarif encore plus agressif que celui de Lidl. « Il sera connecté et vendu à 349 euros pièce, soit un décrochage de vingt euros par rapport au Monsieur Cuisine Connect de Lidl à 369 euros », assure le président d’Intermarché, Thierry Cotillard.

Thermomix attaqué de toutes parts
Si le patron de l’enseigne des Mousquetaires fait une erreur sur le tarif de son concurrent (le Monsieur Cuisine était vendu 359 euros), son appareil sera malgré tout moins légèrement cher que celui de son rival allemand. Aucune autre information n’a en revanche filtré concernant cet appareil. Intermarché n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Cette annonce est en tout cas une mauvaise nouvelle pour Vorwerk qui commercialise son robot Thermomix et dont les ventes accusent le coup depuis deux ans face à la concurrence exacerbé. La société allemande a d’ailleurs décidé de cesser sa production en Allemagne pour se concentrer uniquement sur son usine française.

D’autant qu’outre cette concurrence par le bas, Thermomix s’apprête aussi à affronter une concurrence par le haut. Le groupe Bosch a en effet dévoilé au salon IFA de Berlin un robot cuiseur capable de chauffer à 200 degrés contre 160 pour son rival Thermomix. Baptisé Cookit, le robot est lui aussi connecté et devrait être lancé début 2020 en Europe. Si son prix n’est pas connu, il devrait avoisiner celui de son grand rival, soit plus de 1000 euros.

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Lidl et Leclerc ont cartonné cet été

Lidl a enregistré sa plus forte progression historique en juillet et Leclerc domine plus que jamais la distribution en France. Prix bas, communication agressive et nouveaux magasins expliquent ces deux succès.

Leclerc et Lidl plus forts que jamais. Le géant breton et son rival allemand ont enregistré les deux plus fortes progressions de part de marché sur la période courant du 8 juillet au 4 août selon Kantar : +0,7 point. Lidl pèse désormais 5,9% des ventes dans les grandes surfaces en France et Leclerc domine le classement avec 21,5% des ventes. Pour Lidl, il s’agit même de la « meilleure progression jamais enregistrée sur une seule période de quatre semaines », note le spécialiste des études de marché.

Dans un secteur où chaque dizaine de point gagné est une performance, Lidl continue à grignoter du terrain. Le discounter qui pesait 5% des ventes à fin 2016, 5,2% en 2017 et 5,7% en 2018, tourne désormais autours des 6% (barre qu’il a d’ailleurs atteinte plusieurs fois dans l’année). Sur l’été, ce sont 560.000 clients supplémentaires qui sont allés chez Lidl faire leurs courses, avec un panier moyen en hausse, précise Kantar.

De son côté Leclerc, après une année 2018 difficile a repris le sens de la marche en avant cette année et dispose désormais d’une avance confortable sur Carrefour. Son principal concurrent passe de 20,9% à 20,1%. Leclerc creuse donc l’écart avec Carrefour qu’il a dépassé fin 2016.

Comment expliquer un tel succès des deux « L » de la distribution ?  Évidemment, il y a la dimension prix. Les deux enseignes sont de loin celles qui ont la meilleure image prix en France et loin selon cette étude. Les Français considèrent que ce sont Leclerc et Lidl qui pratiquent les prix les plus attractifs.

Mais ce n’est pas la seule raison. « Attention de ne pas tout mettre sur le dos du discount, tempère ainsi Yves Puget, le directeur de LSA, magazine spécialisé dans la grande consommation. Les résultats viennent aussi des rénovations, de l’offre, des ouvertures/rachats, de la réactivité.  Et de leurs concurrents, notamment avec des équipes quelque peu démotivées et désorganisées. »

Et Lidl en est le parfait exemple. Voilà plusieurs années que l’enseigne allemande ne prétend plus faire du discount et propose notamment des marques nationales et parfois même des produits de luxe comme du caviar et des grands crus à plusieurs centaines d’euros lors des foires aux vins. Surtout Lidl arrive à occuper l’espace public avec les dépenses publicitaires les plus élevées du secteur (près de 500 millions d’euros en 2018 devant Leclerc et Intermarché) et une stratégie de coups comme avec le très médiatisé lancement de son Monsieur Cuisine Connect en juin dernier.

Du côté de Leclerc, Kantar explique la progression « par le gain de nombreux nouveaux clients dans un contexte marqué par le Tour de France. » Leclerc était en effet cette année le sponsor du maillot du meilleur grimpeur et quatre camionnettes ont sillonné en juillet les routes de France dans la caravane du Tour. Leclerc a par ailleurs accru sa présence sur le territoire en rachetant des magasins, notamment six hypermarchés Casino. Un changement d’enseigne qui n’a pas désarçonné les clients puisque Kantar note en substance que les clients continuent à y faire leurs courses.

Dernier point à mettre en avant dans le succès des enseignes : la taille relativement modeste de leurs magasins. A la différence de Carrefour ou d’Auchan, Lidl et Leclerc ne disposent pas de très grands hypermarchés (plus de 10.000 m²) qui sont de plus en plus boudés par les clients. Les groupes qui en exploitent un grand nombre ont ainsi tous reculé: Carrefour (-0,5 point), Casino (-0,7 point) et Auchan (-0,1 point). Des clients qui se sont rabattus sur les deux champions actuel: Lidl et Leclerc.

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Interflora permet désormais d’envoyer des fleurs à une personne dont on ignore l’adresse

InterfloraInterflora a lancé au début du mois d’août un service de livraison de fleurs où, lors de la commande, il n’est plus obligatoire d’indiquer l’adresse postale du destinataire. Un mail ou un numéro de téléphone suffit.

Les occasions d’envoyer un bouquet de fleurs sont multiples : remercier quelqu’un qui nous a donné un coup de main, adresser une pensée à une personne hospitalisée, féliciter de jeunes parents ou tout simplement faire plaisir. Mais ce beau geste peut se trouver bloqué dans son élan par un détail matériel : il faut avoir l’adresse postale du destinataire.

Interflora a trouvé la parade : depuis le début du mois d’août, l’entreprise propose, lors de la finalisation de la commande, une option sans surcoût pour tous ceux qui ne connaissent pas l’adresse de livraison. Il suffit d’indiquer le numéro de téléphone portable ou bien l’adresse mail du destinataire à qui l’on souhaite faire plaisir.

livraison

Interflora prend alors contact avec lui pour lui demander s’il souhaite recevoir ce cadeau. Le fleuriste a mis en place des garde-fous, pour rassurer le destinataire sur les bonnes intentions de l’envoyeur et préserver sa vie personnelle.

Une offre valable 72 heures
L’acheteur du bouquet doit rédiger un message pour convaincre la personne d’accepter les fleurs. S’il se contente d’un « pour tes beaux yeux » sans préciser qui il est, il y a toutes les chances pour que le message reste lettre morte. Le bouquet doit être accepté dans les 72 heures, sinon le client est remboursé.

De plus, le mail ou le SMS contient un lien vers le site Interflora ainsi que le numéro de téléphone du service client, pour éliminer les doutes sur une éventuelle tentative de phishing.

Si le destinataire accepte l’envoi, il remplit alors lui-même l’adresse de livraison sur le site du fleuriste. Celle-ci ne sera jamais transférée au client qui a acheté le bouquet. Il faut aussi indiquer ses disponibilités, afin que la livraison se fasse sans souci. Alors certes, l’effet de surprise n’est plus là, mais le concept a déjà séduit plusieurs milliers de clients assure Interflora.

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Le « Thermomix » de Lidl peut-il vous espionner avec un micro caché ?

Le Thermomix de Lidl peut-il vous espionner avec un micro cachéLe robot cuiseur star de Lidl, que les Français s’arrachent en magasins, est équipé d’un micro caché.

Ce dernier est certes inactif mais il pourrait, en cas piratage, servir à espionner les utilisateurs. Lidl assure de son côté qu’il ne peut pas l’activer sans l’accord de l’utilisateur.

Un micro caché dans le « Monsieur Cuisine Connect » de Lidl ?  C’est la découverte surprenante qu’a fait le site Numerama avec l’aide de deux passionnés d’informatique qui ont déverrouillé l’interface de l’appareil et l’ont démonté.

En piratant l’appareil, ils se sont aperçus que le robot ménager de Lidl, qui peut se connecter à votre Wifi, était en fait équipé d’une tablette sous une ancienne version d’Android, le système d’exploitation de Google, datant de 2015. Ils ont ainsi pu utiliser leur Monsieur Cuisine pour regarder des vidéos YouTube ou encore jouer au jeu vidéo Doom sur l’appareil.

Des utilisations amusantes et sans grand danger. Sauf qu’en démontant l’appareil et en découvrant la tablette tactile présente dans le robot et qui fait office d’écran tactile, ils se sont aperçus qu’elle était dotée d’un micro. Un micro dont la marque n’avait pas annoncé l’existence et qui est relié à un trou situé sur le dessous de l’appareil.

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Un micro qui est inactif (le robot ne proposant aucune fonction de commande vocale) mais qui a néanmoins pu être utilisé par les bidouilleurs. Il est donc en parfait état de marche. Il a d’ailleurs pu être utilisé pour communiquer sur l’application Discord qui est un équivalent de Skype.

Autrement dit, même si le micro est inactif, il peut potentiellement être activé, par exemple par le biais d’une mise à jour logicielle déployée par Lidl. Plus grave, l’appareil pourrait être piraté pour écouter les utilisateurs à leur insu. L’entreprise ayant opté pour une tablette équipée d’une version d’Android datant de 2015, la dernière mise à jour de sécurité remonte à 2017. Plusieurs failles exploitables par des hackers pourraient donc compromettre l’appareil.

Pourquoi avoir intégré une tablette avec un micro ?  Fabriqué en Chine, l’appareil utilise des composants peu coûteux afin d’obtenir un prix de vente le plus bas possible (359 euros en France). Ainsi, pour l’écran tactile, le fabricant a fait le choix d’une ancienne tablette Android qui ne coûte que quelques dizaines d’euros, déjà équipée d’un micro. Mais le choix de déplacer et connecter cet élément sans l’utiliser reste pour l’heure inexpliqué.

Joint par BFMTV, Lidl assure ne pas être au courant de la présence de ce micro. « J’ai l’impression qu’on me parle de science-fiction, c’est incroyable », s’étonne Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui a pris contact avec son fournisseur pour essayer de comprendre. Car Lidl en France ne fait que vendre l’appareil qui lui est fourni par sa centrale d’achat en Allemagne. Les équipes françaises ne sont chargées que de la partie commerciale et marketing.

C’est à Hong Kong, où Lidl dispose d’un bureau qui emploie une centaine de personnes, que la firme fait son sourcing et développe son appareil. Un robot qui est ensuite produit dans une usine chinoise qui travaille exclusivement à la production du Monsieur Cuisine, assure Lidl, puis vendu en Europe sous la marque Silvercrest. L’appareil, qui rencontre un énorme succès depuis quelques mois, a rapidement suscité l’intérêt des bidouilleurs informatiques. Ce que n’avait apparemment pas prévu le distributeur.

Edit : Lidl est revenu vers BFMTV en début d’après midi pour fournir une explication. « Il y a bien un micro et un haut-parleur car lorsque les développeurs ont lancé le Monsieur Cuisine, il était prévu que l’appareil soit pilotable par la voix et éventuellement par Alexa (NDLR. l’assistant personnel intelligent d’Amazon), assure Michel Biero de Lidl France. Nous avons laissé le micro mais il est totalement inactif et il n’est pas possible pour nous de l’activer à distance ». L’enseigne nous précise par ailleurs que lorsque la fonction sera implémentée, l’accord de l’utilisateur sera demandé.

Concernant les risques de piratage avec la prise en main du robot et donc du micro à distance, Lidl assure que le robot est proposé avec la dernière mise à jour d’Android 6.0. Pou rappel, il s’agit d’une version de 2017. « Les risques de piratage existent mais comme sur n’importe quel appareil tablette ou téléphone », tient à relativiser Michel Biero. Et si les développeurs ont choisi une version ancienne d’Android c’est parce que selon Lidl, « il n’y avait pas besoin d’une tablette plus sophistiquée pour faire fonctionner l’appareil ».

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Thermomix » de Lidl

thermomixe lidlLidl avait promis que son Monsieur Cuisine Connect serait dans les rayons pour plusieurs semaines, pourtant de nombreux clients se plaignent de n’en avoir trouvé aucun dans les magasins où ils se rendent.

Le distributeur paiera-t-il une amende pour publicité mensongère ?  Non, s’il tient sa promesse de regarnir les stocks dans 200 magasins pendant 15 semaines.

Après la cohue, le couac ?   Trois jours après le lancement du robot Monsieur Cuisine Connect de Lidl qui a suscité un engouement jamais vu pour un appareil ménager, la gronde commence à monter auprès des clients frustrés de ne pas le trouver en magasin.

Alors que de nombreux acheteurs ont dévalisé les magasins Lidl ce lundi pour revendre les robots sur Leboncoin, la direction de l’enseigne se voulait rassurante. « S’il y a des ruptures de stock dans certains magasins, nous prendrons les noms des personnes intéressées et ils auront leur Monsieur Cuisine quand nous serons réapprovisionnés, assurait ainsi à BFM Eco Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui déconseillait fortement à ses clients d’aller sur Leboncoin pour acheter le robot souvent vendu beaucoup plus cher.

Sauf que certains clients lésés de n’avoir pu trouver le robot dans leur magasin assurent que Lidl ne leur assure aucunement une livraison prochaine.  « Aucune livraison supplémentaire ne sera organisée, assure ainsi une cliente francilienne de l’enseigne. Je me suis inscrite sur une liste au magasin d’Arpajon dans l’Essonne ou il m’a été répondu cela. La promotion n’était que lundi 3 juin seulement. De plus, la liste n’est absolument pas une liste de réservation. Il m’a été dit la même chose au Lidl de Gif-sur-Yvette ce mercredi matin. Je comprends donc la revente sur Leboncoin avec autant de plus-value quasiment malhonnête. »

Et si Lidl France confirme que de nombreux magasins sont en rupture de stock, l’enseigne conseille à ses clients d’appeler sa « hotline » pour être mis sur une liste d’attente. « L’enseigne a prévu un réassort dans les prochains jours et offre la possibilité à tous ses consommateurs, souhaitant un Monsieur Cuisine Connect, de donner ses coordonnées en supermarché ou en appelant le service client au 0800 900 343, assure à nouveau Lidl. Ils seront recontactés par le service client Lidl pour répondre à leur demande. »

Panne de l’outil de informatique
Joint ce jeudi matin par BFM Eco, la hotline confirme qu’il y a bien des listes d’attente mais que l’attente peut être longue, « peut-être plusieurs semaines » sans plus de précision. Et comble de malchance, l’outil informatique de Lidl ne fonctionnait plus ce jeudi matin rendant donc impossible la possibilité d’être inscrit sur la liste d’attente.

En tout cas, l’enseigne se veut rassurante et continue à affirmer que « des réassorts auront bien lieu dans tous les magasins en fonction des listes d’attente. » Lidl assure disposer de stocks dans ses entrepôts en France et a attendre de nouvelles livraisons depuis la Chine où le robot est fabriqué.

Car au-delà de susciter la colère de ses clients, l’enseigne risque une amende de la DGCCRF si elle ne propose pas son robot à la vente dans un certain nombre de magasins. En effet, en en faisant la promotion dans 200 spots à la télé, Lidl s’est engagé auprès de la Direction de la concurrence à rendre son appareil disponible durant quinze semaines dans 200 magasins au moins sous peine de publicité mensongère. Des magasins dont voici la liste communiquée par Lidl qui seront livrés en priorité.(cliquez ici)

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Le déclin du non-alimentaire au cœur de la « crise » des hypermarchés

grande surfaceAlors que Carrefour, Casino et Auchan restructurent drastiquement leur offre en matière d’hypermarchés, ceux-ci ont subi 30% de chiffre d’affaires en moins en 8 ans sur le non-alimentaire (textile, équipement de la maison, loisirs). Un univers qui a chuté, soit 20% de leur activité en 2018 contre 28% en 2010, selon Nielsen.

En annonçant hier vendredi 3 mai jusqu’à 3000 suppressions de postes concernant au premier chef ses rayons bijouteries et multimédia, Carrefour n’a fait que confirmer le déclin de l’hypermarché « à la française », offrant (presque) tout sous le même toit.

Sans surprise, les rayons non-alimentaires sont les premières victimes de cette vaste remise en cause de l’offre des hypers qui subissent, chez presque tous les acteurs de la grande distribution (Auchan, Casino, Carrefour), la vive concurrence, soit des enseignes spécialisées, soit des sites d’e-commerce.

Le cabinet d’études Nielsen fournit quelques statistiques mettant en lumière ce bouleversement qui conduit la plupart des géants français de la distribution à revoir le « modèle » économique de leurs hypermarchés, à coup de cessions de magasins notamment et de plans sévères de réduction d’effectifs.

infographie enseigne

Selon des chiffres récents calculés à partir de l’historique du chiffre d’affaires des hypermarchés et supermarchés, sur 8 années d’évolution des univers alimentaire et non-alimentaire au sein des magasins, le non-alimentaire (loisirs, équipement de la maison et textiles) qui représentait 21 milliards d’euros en 2010, ne génère plus que 14,7 milliards d’euros en 2018, soit une chute spectaculaire de 30% en 8 ans ! Résultat, le non-alimentaire est passé de 28% à 20% du chiffre d’affaires total des hypermarchés (ch infographie ci-dessus).

Dans le détail, les loisirs ont le plus baissé (-35% sur la période), subissant le
dynamisme des enseignes spécialisées, dans le sport par exemple. Le textile et l’équipement de la maison ont perdu respectivement 23 et 27% de leur chiffre d’affaires.

Dans le même temps, selon Nielsen, « l’alimentaire (au sens produits de grande consommation: tous les produits alimentaires, mais aussi entretien et hygiène beauté) a gagné 7% de chiffre d’affaires ». Mais cette progression n’est pas suffisante pour compenser le fort recul du non-alimentaire : au total le chiffre d’affaires tous produits (ou CATP) a baissé de 3,3% entre 2010 et 2018, fait remarquer le cabinet d’études.

Le contraste est flagrant avec les supermarchés, pour lesquels « le non-alimentaire est moins développé mais a réussi à se maintenir entre 2010 et 2018, passant même de 5,4 à 5,6 milliards d’euros » faisant ressortir le problème spécifique rencontré par les hypers et leur conception du « tout sous le même toit » .

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Carrefour : jusqu’à 3000 départs « volontaires » dans ses hypermarchés

CarrefourCarrefour prévoit 3000 départs maximum dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective négocié depuis fin mars, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Le nombre de postes supprimés reste fixé à 1230, selon la direction.

Les syndicats du distributeur s’attendaient à 1500 suppressions de postes, c’est finalement un nombre plafond de 3000 départs « volontaires » que prévoit la direction de Carrefour pour ses hypermarchés en France dans le cadre de la rupture conventionnelle collective qu’elle négocie avec les partenaires sociaux depuis plusieurs semaines. La direction du géant de la grande distribution insiste sur le fait qu’il s’agissait d’un « plafond ». « Le nombre de postes supprimés reste bien fixé à 1.230 », a-t-elle ajouté.

Les suppressions de postes concernent à la fois les rayons bijouteries, multimédia, l’arrière-caisse, le service de la paie, l’encadrement, des fonctions administratives et les caisses de station-service. Sans surprise, ce sont les rayons non-alimentaires de ses grands magasins qui seront les premiers concernés car ils subissent de plein fouet la concurrence des enseignes spécialisées et du e-commerce.

Vers la réduction de 15% des effectifs dans 46 hypers
S’y ajoutent, selon les syndicats, l’objectif de réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins, ainsi qu’un dispositif de départs anticipés (congé de fin de carrière). Selon la direction, « entre 1.230 et 3.000, les départs pourront être remplacés », le congé de fin de carrière permettant ainsi « de favoriser le renouvellement générationnel dans le contexte de la transformation nécessaire du modèle de l’hypermarché. »

La rupture conventionnelle collective, modalité de rupture du contrat de travail, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l’une ou l’autre des parties (employeur ou salarié). Elle suppose la négociation avec les syndicats majoritaires dans l’entreprise qui doivent la signer pour qu’elle soit valide. Cet accord peut prévoir des aides aux projets personnels des salariés ou à la formation. Ensuite, la Dirrecte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) doit valider l’accord ainsi négocié.

Améliorer la rentabilité en modifiant l’offre des hypers
Cette procédure entre dans la logique du plan de transformation du distributeur, présenté par le PDG Alexandre Bompard en janvier 2018. Depuis, Carrefour a déjà réduit ses effectifs de 4400 postes, entre les départs volontaires dans plusieurs pays et la fermeture des magasins Dia en France.

Avant de ce résoudre à ce plan de départ, Carrefour a d’abord cédé ses ex-magasins Dia puis lancé un processus de mise en location-gérance de supermarchés, supérettes et hypermarchés. Le patron du groupe veut désormais rétablir au plus vite la rentabilité des hypers en réduisant leur surface et en modifiant l’offre, ce qui passe par une réduction d’effectifs.