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Le « Thermomix » de Lidl peut-il vous espionner avec un micro caché ?

Le Thermomix de Lidl peut-il vous espionner avec un micro cachéLe robot cuiseur star de Lidl, que les Français s’arrachent en magasins, est équipé d’un micro caché.

Ce dernier est certes inactif mais il pourrait, en cas piratage, servir à espionner les utilisateurs. Lidl assure de son côté qu’il ne peut pas l’activer sans l’accord de l’utilisateur.

Un micro caché dans le « Monsieur Cuisine Connect » de Lidl ?  C’est la découverte surprenante qu’a fait le site Numerama avec l’aide de deux passionnés d’informatique qui ont déverrouillé l’interface de l’appareil et l’ont démonté.

En piratant l’appareil, ils se sont aperçus que le robot ménager de Lidl, qui peut se connecter à votre Wifi, était en fait équipé d’une tablette sous une ancienne version d’Android, le système d’exploitation de Google, datant de 2015. Ils ont ainsi pu utiliser leur Monsieur Cuisine pour regarder des vidéos YouTube ou encore jouer au jeu vidéo Doom sur l’appareil.

Des utilisations amusantes et sans grand danger. Sauf qu’en démontant l’appareil et en découvrant la tablette tactile présente dans le robot et qui fait office d’écran tactile, ils se sont aperçus qu’elle était dotée d’un micro. Un micro dont la marque n’avait pas annoncé l’existence et qui est relié à un trou situé sur le dessous de l’appareil.

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Un micro qui est inactif (le robot ne proposant aucune fonction de commande vocale) mais qui a néanmoins pu être utilisé par les bidouilleurs. Il est donc en parfait état de marche. Il a d’ailleurs pu être utilisé pour communiquer sur l’application Discord qui est un équivalent de Skype.

Autrement dit, même si le micro est inactif, il peut potentiellement être activé, par exemple par le biais d’une mise à jour logicielle déployée par Lidl. Plus grave, l’appareil pourrait être piraté pour écouter les utilisateurs à leur insu. L’entreprise ayant opté pour une tablette équipée d’une version d’Android datant de 2015, la dernière mise à jour de sécurité remonte à 2017. Plusieurs failles exploitables par des hackers pourraient donc compromettre l’appareil.

Pourquoi avoir intégré une tablette avec un micro ?  Fabriqué en Chine, l’appareil utilise des composants peu coûteux afin d’obtenir un prix de vente le plus bas possible (359 euros en France). Ainsi, pour l’écran tactile, le fabricant a fait le choix d’une ancienne tablette Android qui ne coûte que quelques dizaines d’euros, déjà équipée d’un micro. Mais le choix de déplacer et connecter cet élément sans l’utiliser reste pour l’heure inexpliqué.

Joint par BFMTV, Lidl assure ne pas être au courant de la présence de ce micro. « J’ai l’impression qu’on me parle de science-fiction, c’est incroyable », s’étonne Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui a pris contact avec son fournisseur pour essayer de comprendre. Car Lidl en France ne fait que vendre l’appareil qui lui est fourni par sa centrale d’achat en Allemagne. Les équipes françaises ne sont chargées que de la partie commerciale et marketing.

C’est à Hong Kong, où Lidl dispose d’un bureau qui emploie une centaine de personnes, que la firme fait son sourcing et développe son appareil. Un robot qui est ensuite produit dans une usine chinoise qui travaille exclusivement à la production du Monsieur Cuisine, assure Lidl, puis vendu en Europe sous la marque Silvercrest. L’appareil, qui rencontre un énorme succès depuis quelques mois, a rapidement suscité l’intérêt des bidouilleurs informatiques. Ce que n’avait apparemment pas prévu le distributeur.

Edit : Lidl est revenu vers BFMTV en début d’après midi pour fournir une explication. « Il y a bien un micro et un haut-parleur car lorsque les développeurs ont lancé le Monsieur Cuisine, il était prévu que l’appareil soit pilotable par la voix et éventuellement par Alexa (NDLR. l’assistant personnel intelligent d’Amazon), assure Michel Biero de Lidl France. Nous avons laissé le micro mais il est totalement inactif et il n’est pas possible pour nous de l’activer à distance ». L’enseigne nous précise par ailleurs que lorsque la fonction sera implémentée, l’accord de l’utilisateur sera demandé.

Concernant les risques de piratage avec la prise en main du robot et donc du micro à distance, Lidl assure que le robot est proposé avec la dernière mise à jour d’Android 6.0. Pou rappel, il s’agit d’une version de 2017. « Les risques de piratage existent mais comme sur n’importe quel appareil tablette ou téléphone », tient à relativiser Michel Biero. Et si les développeurs ont choisi une version ancienne d’Android c’est parce que selon Lidl, « il n’y avait pas besoin d’une tablette plus sophistiquée pour faire fonctionner l’appareil ».

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Thermomix » de Lidl

thermomixe lidlLidl avait promis que son Monsieur Cuisine Connect serait dans les rayons pour plusieurs semaines, pourtant de nombreux clients se plaignent de n’en avoir trouvé aucun dans les magasins où ils se rendent.

Le distributeur paiera-t-il une amende pour publicité mensongère ?  Non, s’il tient sa promesse de regarnir les stocks dans 200 magasins pendant 15 semaines.

Après la cohue, le couac ?   Trois jours après le lancement du robot Monsieur Cuisine Connect de Lidl qui a suscité un engouement jamais vu pour un appareil ménager, la gronde commence à monter auprès des clients frustrés de ne pas le trouver en magasin.

Alors que de nombreux acheteurs ont dévalisé les magasins Lidl ce lundi pour revendre les robots sur Leboncoin, la direction de l’enseigne se voulait rassurante. « S’il y a des ruptures de stock dans certains magasins, nous prendrons les noms des personnes intéressées et ils auront leur Monsieur Cuisine quand nous serons réapprovisionnés, assurait ainsi à BFM Eco Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui déconseillait fortement à ses clients d’aller sur Leboncoin pour acheter le robot souvent vendu beaucoup plus cher.

Sauf que certains clients lésés de n’avoir pu trouver le robot dans leur magasin assurent que Lidl ne leur assure aucunement une livraison prochaine.  « Aucune livraison supplémentaire ne sera organisée, assure ainsi une cliente francilienne de l’enseigne. Je me suis inscrite sur une liste au magasin d’Arpajon dans l’Essonne ou il m’a été répondu cela. La promotion n’était que lundi 3 juin seulement. De plus, la liste n’est absolument pas une liste de réservation. Il m’a été dit la même chose au Lidl de Gif-sur-Yvette ce mercredi matin. Je comprends donc la revente sur Leboncoin avec autant de plus-value quasiment malhonnête. »

Et si Lidl France confirme que de nombreux magasins sont en rupture de stock, l’enseigne conseille à ses clients d’appeler sa « hotline » pour être mis sur une liste d’attente. « L’enseigne a prévu un réassort dans les prochains jours et offre la possibilité à tous ses consommateurs, souhaitant un Monsieur Cuisine Connect, de donner ses coordonnées en supermarché ou en appelant le service client au 0800 900 343, assure à nouveau Lidl. Ils seront recontactés par le service client Lidl pour répondre à leur demande. »

Panne de l’outil de informatique
Joint ce jeudi matin par BFM Eco, la hotline confirme qu’il y a bien des listes d’attente mais que l’attente peut être longue, « peut-être plusieurs semaines » sans plus de précision. Et comble de malchance, l’outil informatique de Lidl ne fonctionnait plus ce jeudi matin rendant donc impossible la possibilité d’être inscrit sur la liste d’attente.

En tout cas, l’enseigne se veut rassurante et continue à affirmer que « des réassorts auront bien lieu dans tous les magasins en fonction des listes d’attente. » Lidl assure disposer de stocks dans ses entrepôts en France et a attendre de nouvelles livraisons depuis la Chine où le robot est fabriqué.

Car au-delà de susciter la colère de ses clients, l’enseigne risque une amende de la DGCCRF si elle ne propose pas son robot à la vente dans un certain nombre de magasins. En effet, en en faisant la promotion dans 200 spots à la télé, Lidl s’est engagé auprès de la Direction de la concurrence à rendre son appareil disponible durant quinze semaines dans 200 magasins au moins sous peine de publicité mensongère. Des magasins dont voici la liste communiquée par Lidl qui seront livrés en priorité.(cliquez ici)

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Le déclin du non-alimentaire au cœur de la « crise » des hypermarchés

grande surfaceAlors que Carrefour, Casino et Auchan restructurent drastiquement leur offre en matière d’hypermarchés, ceux-ci ont subi 30% de chiffre d’affaires en moins en 8 ans sur le non-alimentaire (textile, équipement de la maison, loisirs). Un univers qui a chuté, soit 20% de leur activité en 2018 contre 28% en 2010, selon Nielsen.

En annonçant hier vendredi 3 mai jusqu’à 3000 suppressions de postes concernant au premier chef ses rayons bijouteries et multimédia, Carrefour n’a fait que confirmer le déclin de l’hypermarché « à la française », offrant (presque) tout sous le même toit.

Sans surprise, les rayons non-alimentaires sont les premières victimes de cette vaste remise en cause de l’offre des hypers qui subissent, chez presque tous les acteurs de la grande distribution (Auchan, Casino, Carrefour), la vive concurrence, soit des enseignes spécialisées, soit des sites d’e-commerce.

Le cabinet d’études Nielsen fournit quelques statistiques mettant en lumière ce bouleversement qui conduit la plupart des géants français de la distribution à revoir le « modèle » économique de leurs hypermarchés, à coup de cessions de magasins notamment et de plans sévères de réduction d’effectifs.

infographie enseigne

Selon des chiffres récents calculés à partir de l’historique du chiffre d’affaires des hypermarchés et supermarchés, sur 8 années d’évolution des univers alimentaire et non-alimentaire au sein des magasins, le non-alimentaire (loisirs, équipement de la maison et textiles) qui représentait 21 milliards d’euros en 2010, ne génère plus que 14,7 milliards d’euros en 2018, soit une chute spectaculaire de 30% en 8 ans ! Résultat, le non-alimentaire est passé de 28% à 20% du chiffre d’affaires total des hypermarchés (ch infographie ci-dessus).

Dans le détail, les loisirs ont le plus baissé (-35% sur la période), subissant le
dynamisme des enseignes spécialisées, dans le sport par exemple. Le textile et l’équipement de la maison ont perdu respectivement 23 et 27% de leur chiffre d’affaires.

Dans le même temps, selon Nielsen, « l’alimentaire (au sens produits de grande consommation: tous les produits alimentaires, mais aussi entretien et hygiène beauté) a gagné 7% de chiffre d’affaires ». Mais cette progression n’est pas suffisante pour compenser le fort recul du non-alimentaire : au total le chiffre d’affaires tous produits (ou CATP) a baissé de 3,3% entre 2010 et 2018, fait remarquer le cabinet d’études.

Le contraste est flagrant avec les supermarchés, pour lesquels « le non-alimentaire est moins développé mais a réussi à se maintenir entre 2010 et 2018, passant même de 5,4 à 5,6 milliards d’euros » faisant ressortir le problème spécifique rencontré par les hypers et leur conception du « tout sous le même toit » .

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Carrefour : jusqu’à 3000 départs « volontaires » dans ses hypermarchés

CarrefourCarrefour prévoit 3000 départs maximum dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective négocié depuis fin mars, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Le nombre de postes supprimés reste fixé à 1230, selon la direction.

Les syndicats du distributeur s’attendaient à 1500 suppressions de postes, c’est finalement un nombre plafond de 3000 départs « volontaires » que prévoit la direction de Carrefour pour ses hypermarchés en France dans le cadre de la rupture conventionnelle collective qu’elle négocie avec les partenaires sociaux depuis plusieurs semaines. La direction du géant de la grande distribution insiste sur le fait qu’il s’agissait d’un « plafond ». « Le nombre de postes supprimés reste bien fixé à 1.230 », a-t-elle ajouté.

Les suppressions de postes concernent à la fois les rayons bijouteries, multimédia, l’arrière-caisse, le service de la paie, l’encadrement, des fonctions administratives et les caisses de station-service. Sans surprise, ce sont les rayons non-alimentaires de ses grands magasins qui seront les premiers concernés car ils subissent de plein fouet la concurrence des enseignes spécialisées et du e-commerce.

Vers la réduction de 15% des effectifs dans 46 hypers
S’y ajoutent, selon les syndicats, l’objectif de réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins, ainsi qu’un dispositif de départs anticipés (congé de fin de carrière). Selon la direction, « entre 1.230 et 3.000, les départs pourront être remplacés », le congé de fin de carrière permettant ainsi « de favoriser le renouvellement générationnel dans le contexte de la transformation nécessaire du modèle de l’hypermarché. »

La rupture conventionnelle collective, modalité de rupture du contrat de travail, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l’une ou l’autre des parties (employeur ou salarié). Elle suppose la négociation avec les syndicats majoritaires dans l’entreprise qui doivent la signer pour qu’elle soit valide. Cet accord peut prévoir des aides aux projets personnels des salariés ou à la formation. Ensuite, la Dirrecte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) doit valider l’accord ainsi négocié.

Améliorer la rentabilité en modifiant l’offre des hypers
Cette procédure entre dans la logique du plan de transformation du distributeur, présenté par le PDG Alexandre Bompard en janvier 2018. Depuis, Carrefour a déjà réduit ses effectifs de 4400 postes, entre les départs volontaires dans plusieurs pays et la fermeture des magasins Dia en France.

Avant de ce résoudre à ce plan de départ, Carrefour a d’abord cédé ses ex-magasins Dia puis lancé un processus de mise en location-gérance de supermarchés, supérettes et hypermarchés. Le patron du groupe veut désormais rétablir au plus vite la rentabilité des hypers en réduisant leur surface et en modifiant l’offre, ce qui passe par une réduction d’effectifs.

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Lidl relance la guerre du Thermomix avec un modèle connecté presque 1000 euros moins cher

thermomix lidlAprès l’immense succès de son robot cuiseur phénomène, Lidl va lancer le 3 juin prochain une version connectée de son Monsieur Cuisine qui sera vendue 359 euros. Soit 940 euros de moins que le nouveau Thermomix qui sortira au même moment.

La guerre des robots multifonctions va monter en intensité dès cet été. Alors que le champion allemand Vorwerk vient d’annoncer la sortie prochaine de son nouveau Thermomix connecté, son grand rival Lidl lui répond du tac au tac.

Le distributeur va mettre sur le marché en France son très attendu nouveau Monsieur Cuisine lui aussi connecté. Sobrement baptisé Monsieur Cuisine Connect, l’appareil sera vendu le 3 juin prochain dans les 1500 supermarchés français de l’enseigne.

Alors que le nouveau Thermomix coûte 1299 euros, la version de hard-discounter sera, elle, proposée à 359 euros. « Un prix particulièrement attractif qui le rend accessible à tous », assure Lidl dans un communiqué. Lancé fin 2018 en Allemagne au tarif de 300 euros, le Monsieur Cuisine Connect s’est tellement bien vendu que Lidl a vite épuisé ses stocks. C’est peut-être ce qui explique le prix plus élevé qui sera pratiqué en France (59 euros plus cher).

Et après le succès du modèle précédent déjà vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires en France, Lidl s’attend à faire un nouveau carton. « Nous avons fait des gros stocks pour qu’il soit présent quinze semaines dans au moins 250 magasins », assure Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui ne communique pas sur le nombre précis d’appareils mis en vente mais qui compte en commercialiser « plusieurs dizaines de milliers ».

Déjà vendu en Belgique et en Allemagne, le Monsieur Cuisine Connect est proposé avant sa sortie française sur Leboncoin à des tarifs très élevés, preuve de l’engouement des clients de l’enseigne.

A l’occasion de ce lancement, Lidl réajuste aussi le prix du modèle précédent, qui passera de 229 à 179 euros à compter du 23 avril. Mais la version connectée du Monsieur Cuisine, deux fois plus onéreuse, apporte des innovations très attendues des utilisateurs. Il dispose d’un écran tactile de 7 pouces comme le nouveau Thermomix qui permet d’accéder à un choix de 450 recettes classées par ordre alphabétique, par thèmes ou par mot clé. Connecté au wifi, le robot pourra se mettre automatiquement à jour et ce gratuitement. Dix nouvelles recettes seront ainsi ajoutées chaque mois.

Surtout, les concepteurs de ce nouveau modèle ont semble-t-il écouté les critiques souvent faites à ce type d’appareil à savoir la petite taille du bol. Sur l’ancien Monsieur Cuisine ou sur les Thermomix, il fallait se contenter de 2,2 litres. Un peu juste pour cuisiner pour cinq personnes ou plus. Ce « Thermomix killer » dispose lui d’un bol de 3 litres.

Un petit plus qui, outre son prix, pourrait faire la différence face au Thermomix TM6 que Vorwerk s’apprête à mettre sur le marché. Vendu près de 1000 euros plus cher, le modèle de l’entreprise allemande propose certes une plus large gamme de recettes (plus de 5000 en langue française contre 400 pour celui de Lidl) mais pour bénéficier des mises à jour de nouvelles préparations il faut s’abonner au service Cookidoo facturé 36 euros par an.

Fatalement « made in China »
Plus largement, l’appareil de Lidl semble soutenir la comparaison avec le Thermomix. Déjà testé par le site spécialisé Les Numériques, le Monsieur Cuisine Connect récolte la note de 5 étoiles sur 5. « Avec ce Monsieur Cuisine Connect, la marque de Lidl montre qu’elle peut s’imposer sur un marché très concurrentiel et largement dominé par Vorwerk avec son Thermomix, écrit le site. Il jouit d’un rapport qualité/prix imbattable. »

Mais comment Lidl peut proposer un produit qui semble soutenir la comparaison avec celui de Thermomix pour près de 1000 euros de moins ? « La vraie question c’est comment nos concurrents font pour proposer un produit si cher », ironise Michel Biero. Le secret c’est le lieu de fabrication. Car si l’appareil est conçu an Allemagne au siège du groupe à Neckarsulm, près de Stuttgart, il est produit en Asie.

« Une usine en Chine travaille exclusivement pour nous sur la production du Monsieur Cuisine », assure Michel Biero. La firme dispose à Hong-Kong d’un bureau employant une centaine de personnes pour acheter les produits et gérer la production de ses appareils électroménagers vendus sous la marque Silvercrest.

Le Thermomix à la relance
A contrario, Vorwerk a fait le choix d’une production en Europe. Principalement, en France près de Chartres, mais aussi en Allemagne. Ce qui fatalement fait gonfler le prix de vente final. Pourtant, malgré des ventes en demi-teinte depuis deux ans, l’entreprise qui commercialise le Thermomix ne compte pas changer de stratégie.

« Notre produit est fabriqué en France avec des matériaux de qualité, il peut être réparé car nous luttons contre l’obsolescence programmé et surtout il propose des innovations importantes, assure Bertrand Lengaigne, le directeur commercial de Thermomix France. On ne veut pas détruire notre stratégie de qualité avec des produits moins chers. » La marque assure se satisfaire de cette concurrence qui fait parler de l’ensemble de la catégorie.

Sauf qu’en touchant un large public qui n’a peut-être pas les moyens de s’offrir un robot à 1300 euros, Lidl commence à faire de l’ombre à Vorwerk et son Thermomix. En 2017, les ventes du robot star ont reculé de 15% et la marque refuse de communiquer les chiffres de ventes de l’année 2018. L’entreprise qui emploie 12.000 personnes dans le monde songe à supprimer 320 emplois.

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Acheter en vrac pour préserver la planète : les Français s’y mettent

acheter en vracDe plus en plus de Français, qui souhaitent réduire les emballages, privilégier les produits locaux tout en maîtrisant leur budget, se sont tournées vers la vente en vrac. Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise.

La vente en vrac a capté l’air du temps et conquiert les consommateurs en France, même s’il s’agit encore d’un marché de niche. S’approvisionner dans une épicerie vrac est « une de mes résolutions de la nouvelle année » : « je suis devenue végétalienne l’année dernière et je me suis rendue compte que c’était dans la logique des choses de faire du zéro déchet », confie à l’AFP Nolween Delage, graphiste de 25 ans et cliente de La Recharge à Bordeaux.

Cette épicerie a réintroduit le système de consigne avec l’objectif de travailler en circuit court avec des producteurs locaux, explique à l’AFP son cogérant, Jules Rivet, dont la clientèle a quadruplé en quatre ans.

La France est en avance
Un chiffre qui n’étonne pas Célia Rennesson, directrice générale de Réseau Vrac, l’organisation qui fédère 600 acteurs de la filière: « dans les faits et dans les chiffres, la France est en avance sur ses homologues européens », souligne-t-elle à l’AFP.

De 15 épiceries spécialisées dans le vrac il y a quelques années, la France en compte désormais 200, loin devant la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Et selon le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 47% des Français ont acheté au moins une fois en 2018 des produits alimentaires en vrac, contre 32% en 1998.

Pour Célia Rennesson, plusieurs raisons expliquent ce succès : « le commerce de bouche, de proximité, est clairement inscrit dans l’ADN français; on a pris depuis très longtemps des habitudes de vrac dans les magasins bio comme Biocoop et enfin le mouvement zéro déchet est très ancré en France ».

Franprix a équipé 150 de ses magasins
Littéralement, « le vrac est la vente de produits à la pesée, donc au poids, et non pré-emballés », sachant que l’alimentaire compte pour 80% de l’offre, le reste étant de l’hygiène/beauté, souligne Célia Rennesson. Si le vrac connaît un tel développement, c’est que les clients « sont précautionneux sur ce qu’ils consomment, qu’ils veulent plus de transparence, de sain et de bio, et qu’ils sont attachés à l’origine et la traçabilité des produits qu’ils achètent », selon elle.

Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise : Franprix (groupe Casino) a ainsi équipé, en seulement six mois, au moins 150 de ses magasins de rayons vrac. Et dans l’idée de réduire les emballages, Carrefour vient de lancer son opération « apporte ton contenant », autorisant ses clients à emmener leurs boîtes ou bocaux pour qu’y soient servis « les produits des stands en vente assistée »: poissonnerie, boucherie, charcuterie, fromagerie et pâtisserie.

Elargir le nombre de produits distribués en vrac
Pour Didier Onraita, président de « Day by day », le premier réseau du secteur avec ses cinquante points de vente, « il n’y pas vraiment de portrait-type du consommateur de vrac ». « Il y a les +engagés-pragmatiques+, très concernés par les impacts environnementaux et qui cherchent à maîtriser quantités et tarifs, puis les curieux, à la recherche d’un bénéfice personnel, et enfin les pressés, qui viennent chercher des produits de grignotage », détaille-t-il à l’AFP. « Quand on a commencé en 2013, c’était une habitude de consommation en voie de disparition et qui n’avait pas trouvé son modèle économique », relève ce connaisseur du secteur.

Aujourd’hui, « en apportant une réponse complète, on a recréé une dynamique de marché, présente sur tous les circuits de distribution », se réjouit-il. Pourtant, malgré le développement du réseau des épiceries, seule une minorité (moins de 1% de la population), s’est pour l’instant engagée de manière régulière dans ce mouvement.

Pour Célia Rennesson, « si on veut changer les choses, si on veut que ça ait un impact en termes de réduction du gaspillage alimentaire et des emballages, il faut augmenter le nombre de produits vendus en vrac et proposer une offre à moins de 10 minutes de chez soi ».

Mais attention, prévient Jules Rivet, « il faut que ce soit cohérent: faire du vrac industriel ou qui vienne du bout du monde, à quoi ça rime? ».

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Un whisky de moins de 16 euros en lice pour le titre de meilleur Whisky du monde

whisky.jpgLe Whisky Queen Margot coûte moins de 16 euros.

On le trouve chez Lidl et il a terminé en tête du premier tour de qualification au concours des Word Whiskies Awards.

8 ans d’âge, vendu à moins de 16 euros, ce pur malt est vendu dans les magasins Lidl et vient se hisser parmi les meilleurs whisky écossais du monde. Ils créent là une énorme surprise.

Vieilli en fût de chêne selon les méthodes traditionnelles, il serait riche en saveurs, avec des pointes d’abricot et de prune. 40 experts internationaux se sont rassemblés pour sélectionner à l’aveugle les meilleurs Whiskies du monde.

Attention cependant, à l’instar de ce qu’annonçaient d’autres médias, Queen Margot n’est pas sacré. Il termine simplement en tête du premier tour du concours, dans sa catégorie. Les résultats du concours seront annoncé fin mars 2019 et on verra comment figure cette marque dans le classement final.

Qu’importe, on aimerait se ruer sur le premier Lidl que l’on croise et on s’y casserait les dents. Car ce Whisky, est distribué par Lidl pour 15,80€ qu’aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.