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Le Black Friday boycotté par plus de 200 marques

Black FridayÀ trois semaines de cette journée de grosses promotions dans la plupart des enseignes françaises, le 29 novembre, plus de 200 d’entre elles ont lancé un appel à « une consommation raisonnée ».

Lancée en 2013 dans l’Hexagone, cette journée de fortes promotions  qui s’étend en fait au week-end  est attendue avec impatience par des milliers de Français. D’après une étude de RetailMeNot, 5,9 milliards d’euros de dépenses sont prévues en France du 29 novembre au 1er décembre, date de la prochaine édition du Black Friday. Soit une augmentation de 4,1 % par rapport à 2018.

Des chiffres qui donnent le vertige ou la nausée, selon les points de vue. Plus de 200 marques, réunies dans un collectif appelé « Make Friday green again » ont en effet décidé de boycotter cette journée qui incite à leurs yeux à une « surconsommation artificielle. » Parmi celles qui ont adhéré à ce mouvement, on retrouve notamment Nature & Découvertes, Jimmy Fairly, Emoi Emoi, Jamini, Bergamotte, Tediber ou encore Manfield.

« Un lourd coût social et environnemental »
« Nous avons des entreprises de tous les secteurs qui nous rejoignent. Et elles sont plus nombreuses de jour en jour », se réjouit Nicolas Rohr, le fondateur du collectif, à la tête de Faguo, une entreprise de mode qui se veut écoresponsable et revendique un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros et 70 salariés.

« Pendant cette période, certaines enseignes soldent à des prix complètement délirants des collections actuelles. Du point de vue du consommateur, c’est peut-être l’occasion de faire de bonnes affaires. Mais cette journée rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins au juste prix. Elle participe aussi au dérèglement climatique en encourageant la surproduction », explique-t-il.

Romain Raffard, fondateur de Bergamotte, un fleuriste en ligne qui emploie 80 salariés, dénonce aussi ce « lourd coût social et environnemental » : « Cette journée a créé de toutes pièces un besoin marketing qui est une aberration. Le Black Friday n’existait pas il y a dix ans, et en quelques années, les Français en sont devenus accros. A-t-on vraiment besoin de s’acheter six T-shirts ? », interroge-t-il.

Nature et découvertes met l’accent sur la biodiversité
Le collectif lance d’ailleurs un appel aux consommateurs. « Qu’ils en profitent pour faire le tri dans leur placard, qu’ils réparent ce qui peut l’être, donnent ou vendent à d’autres particuliers ce qu’ils ne mettent pas. Environ 60 % des Français ont en effet des vêtements ou des objets qu’ils n’utilisent pas », rappelle Nicolas Rohr.

Une vision que partage aussi Nature et découvertes qui appartient pourtant depuis peu au groupe Fnac-Darty, l’un des acteurs majeurs du Black Friday. « On nous a laissés complètement libre dans notre démarche, signale-t-on au sein de l’entreprise. Dès qu’on a eu vent de cette initiative, on l’a aussitôt soutenue. »

Consommer avec du sens
L’an dernier déjà, l’enseigne qui compte 1 200 salariés et un chiffre d’affaires, en 2018, de 203 millions d’euros s’était déjà opposé au Black Friday en lançant son « Fair Friday ». « Il s’agit de mettre en avant sur les vitrines des magasins les réductions qui comptent vraiment, celles de la biodiversité ». L’opération est renouvelée cette année. Le 29 novembre, 17 000 sachets de graines seront également offerts dans les magasins pour nourrir « les rouges-gorges, mésanges, et autres chardonnerets dès les premiers froids ».

« On ne peut pas nous permettre de fermer nos magasins ce jour-là. Mais on veut en profiter pour poser le débat et inciter les gens à remettre du sens dans leur consommation », indique l’enseigne.

Plutôt que de « participer à cette frénésie de promotions », Bergamotte a aussi prévu de reverser la totalité des bénéfices de cette journée à l’association Un Toit pour les Abeilles pour la construction de ruches. Et Romain Raffard d’appuyer : « Nous appelons à une consommation raisonnée. Autrement on ne va pas s’en sortir ».

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Darjeeling va distribuer des culottes menstruelles

DarjeelingLa marque de lingerie vient de nouer un partenariat avec Réjeanne, une toute jeune marque française de culottes menstruelles, pour distribuer ses articles dans 100 points de vente.

Après les supermarchés, les culottes menstruelles débarquent dans les boutiques de lingerie.  L’enseigne Darjeeling, qui fait partie du groupe français de lingerie Chantelle, vient de nouer un partenariat avec Réjeanne, toute jeune marque française de culottes menstruelles.

Ces alternatives durables aux tampons et aux serviettes vont être distribuées dans une centaine de boutiques parmi les 175 que compte Darjeeling en France. Réjeanne y distribuera trois des huit modèles de culottes qu’elle fabrique.

Ce partenariat comble les fondatrices de la marque, Wye Morter et Alexandra Chaubeau, toutes deux anciennes avocates reconverties. « Nous avions été contactée par beaucoup de marques de lingerie, mais nous avons eu un vrai coup de cœur avec Darjeeling. On a le même ADN, le même souci de faire de jolis dessous, les mêmes valeurs, la même éthique, comme par exemple de maintenir nos savoir-faire en France », s’enthousiasment-elles.

C’est aussi l’occasion pour Réjeanne d’être présente physiquement dans des magasins, alors que pour le moment, elle ne vend que sur internet, et dans un espace éphémère installé en septembre au Bon Marché.

D’ailleurs sur ce point de vente, l’expérience est plus que concluante à écouter les fondatrices de Rejeanne. « On a dû faire quatre réassorts, ce qui n’était pas du tout prévu, parce que tout ce qu’on leur envoie, ils le vendent », se félicitent les fondatrices. Le succès est tel que le pop-up du Bon Marché, qui devait fermer fin-octobre, va être prolongé jusqu’à fin-novembre.

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Quelle est la chaîne de supermarchés qui vend le plus de bio en France ?

Autumn vegetables in shopping paper bag on kitchen table top view.Avec près de 10% de ses ventes de produits de grande consommation en bio, c’est Monoprix qui arrive de loin en tête des distributeurs qui en vendent le plus en France. Et c’est Lidl qui ferme la marche.

Le bio c’est pour les riches ? Ce palmarès des enseignes qui en vendent le plus de bio en proportion de leurs ventes semble l’affirmer. Selon des données du panélistes Nielsen obtenues par Linéaires, c’est l’enseigne Monoprix en France qui réalise la plus grande part de ses ventes de produits de grande consommation (alimentaire, produits d’hygiène …) en bio.

Le bio représente actuellement 9,8% de ces ventes, soit une progression de 1,8 point par rapport à la même période en 2018. Or l’enseigne est connue pour son positionnement premium, ses prix élevés et sa clientèle urbaine.

L’enseigne qui appartient au groupe Casino est loin devant les autres chaînes de grande distribution en France. Casino est ainsi à 4,8% de ses ventes en bio, tout comme Carrefour Market et devant Géant (4,6%), Carrefour (4,4%), Super U (4,3%) et Leclerc (4,1%). C’est Lidl qui ferme la marche de ce classement. Seules 3% des ventes du discounter sont réalisées en bio. Même si l’enseigne progresse très vite puisque cette part n’était que de 2,3% en 2018. En moyenne en France, ce sont 4,4% des produits de grande consommation vendus par les enseignes qui sont bio. Cette part était de 3,6% il y a un an.

Le bio, une préoccupation de riches ?
Ces données confirment la sociologie des consommateurs bio en France. Selon une étude de Nielsen, les acheteurs de bio en France sont généralement plutôt aisés, plus âgés que la moyenne des consommateurs (la moyenne d’âge des acheteurs de bio est de 49 ans en France), cadres et urbains (principalement franciliens).

Cela s’explique par les prix des produits bio plus élevés que les produits conventionnels mais aussi par une sensibilité accrue des consommateurs aisés pour les problématiques de santé et d’environnement. « On n’a pas les moyens d’avoir peur de ce qu’on mange quand on a peur de ne pas avoir assez à manger », assure ainsi Pascale Hébel, la directrice du département consommation du Crédoc dans Les Echos.

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Intermarché va lancer un « Thermomix » encore moins cher que le Monsieur Cuisine de Lidl

Intermarché va lancer un ThermomixDevant le succès des robots cuiseurs à prix cassé, le distributeur va à son tour lancer un modèle qu’il vendra à Noël au prix de 349 euros, soit 10 euros de moins que le Monsieur Cuisine de Lidl.

Et un robot de plus se lance dans la bataille. Après le succès du Thermomix historique et des versions made in China commercialisées par Gifi (le CuisiCook) et surtout Lidl avec son Monsieur Cuisine, c’est au tour d’Intermarché de proposer sa version du robot cuiseur connecté.

Selon le magazine Capital, le distributeur va vendre à Noël dans ses magasins un appareil qui sera proposé à un tarif encore plus agressif que celui de Lidl. « Il sera connecté et vendu à 349 euros pièce, soit un décrochage de vingt euros par rapport au Monsieur Cuisine Connect de Lidl à 369 euros », assure le président d’Intermarché, Thierry Cotillard.

Thermomix attaqué de toutes parts
Si le patron de l’enseigne des Mousquetaires fait une erreur sur le tarif de son concurrent (le Monsieur Cuisine était vendu 359 euros), son appareil sera malgré tout moins légèrement cher que celui de son rival allemand. Aucune autre information n’a en revanche filtré concernant cet appareil. Intermarché n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Cette annonce est en tout cas une mauvaise nouvelle pour Vorwerk qui commercialise son robot Thermomix et dont les ventes accusent le coup depuis deux ans face à la concurrence exacerbé. La société allemande a d’ailleurs décidé de cesser sa production en Allemagne pour se concentrer uniquement sur son usine française.

D’autant qu’outre cette concurrence par le bas, Thermomix s’apprête aussi à affronter une concurrence par le haut. Le groupe Bosch a en effet dévoilé au salon IFA de Berlin un robot cuiseur capable de chauffer à 200 degrés contre 160 pour son rival Thermomix. Baptisé Cookit, le robot est lui aussi connecté et devrait être lancé début 2020 en Europe. Si son prix n’est pas connu, il devrait avoisiner celui de son grand rival, soit plus de 1000 euros.

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Lidl et Leclerc ont cartonné cet été

Lidl a enregistré sa plus forte progression historique en juillet et Leclerc domine plus que jamais la distribution en France. Prix bas, communication agressive et nouveaux magasins expliquent ces deux succès.

Leclerc et Lidl plus forts que jamais. Le géant breton et son rival allemand ont enregistré les deux plus fortes progressions de part de marché sur la période courant du 8 juillet au 4 août selon Kantar : +0,7 point. Lidl pèse désormais 5,9% des ventes dans les grandes surfaces en France et Leclerc domine le classement avec 21,5% des ventes. Pour Lidl, il s’agit même de la « meilleure progression jamais enregistrée sur une seule période de quatre semaines », note le spécialiste des études de marché.

Dans un secteur où chaque dizaine de point gagné est une performance, Lidl continue à grignoter du terrain. Le discounter qui pesait 5% des ventes à fin 2016, 5,2% en 2017 et 5,7% en 2018, tourne désormais autours des 6% (barre qu’il a d’ailleurs atteinte plusieurs fois dans l’année). Sur l’été, ce sont 560.000 clients supplémentaires qui sont allés chez Lidl faire leurs courses, avec un panier moyen en hausse, précise Kantar.

De son côté Leclerc, après une année 2018 difficile a repris le sens de la marche en avant cette année et dispose désormais d’une avance confortable sur Carrefour. Son principal concurrent passe de 20,9% à 20,1%. Leclerc creuse donc l’écart avec Carrefour qu’il a dépassé fin 2016.

Comment expliquer un tel succès des deux « L » de la distribution ?  Évidemment, il y a la dimension prix. Les deux enseignes sont de loin celles qui ont la meilleure image prix en France et loin selon cette étude. Les Français considèrent que ce sont Leclerc et Lidl qui pratiquent les prix les plus attractifs.

Mais ce n’est pas la seule raison. « Attention de ne pas tout mettre sur le dos du discount, tempère ainsi Yves Puget, le directeur de LSA, magazine spécialisé dans la grande consommation. Les résultats viennent aussi des rénovations, de l’offre, des ouvertures/rachats, de la réactivité.  Et de leurs concurrents, notamment avec des équipes quelque peu démotivées et désorganisées. »

Et Lidl en est le parfait exemple. Voilà plusieurs années que l’enseigne allemande ne prétend plus faire du discount et propose notamment des marques nationales et parfois même des produits de luxe comme du caviar et des grands crus à plusieurs centaines d’euros lors des foires aux vins. Surtout Lidl arrive à occuper l’espace public avec les dépenses publicitaires les plus élevées du secteur (près de 500 millions d’euros en 2018 devant Leclerc et Intermarché) et une stratégie de coups comme avec le très médiatisé lancement de son Monsieur Cuisine Connect en juin dernier.

Du côté de Leclerc, Kantar explique la progression « par le gain de nombreux nouveaux clients dans un contexte marqué par le Tour de France. » Leclerc était en effet cette année le sponsor du maillot du meilleur grimpeur et quatre camionnettes ont sillonné en juillet les routes de France dans la caravane du Tour. Leclerc a par ailleurs accru sa présence sur le territoire en rachetant des magasins, notamment six hypermarchés Casino. Un changement d’enseigne qui n’a pas désarçonné les clients puisque Kantar note en substance que les clients continuent à y faire leurs courses.

Dernier point à mettre en avant dans le succès des enseignes : la taille relativement modeste de leurs magasins. A la différence de Carrefour ou d’Auchan, Lidl et Leclerc ne disposent pas de très grands hypermarchés (plus de 10.000 m²) qui sont de plus en plus boudés par les clients. Les groupes qui en exploitent un grand nombre ont ainsi tous reculé: Carrefour (-0,5 point), Casino (-0,7 point) et Auchan (-0,1 point). Des clients qui se sont rabattus sur les deux champions actuel: Lidl et Leclerc.

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Interflora permet désormais d’envoyer des fleurs à une personne dont on ignore l’adresse

InterfloraInterflora a lancé au début du mois d’août un service de livraison de fleurs où, lors de la commande, il n’est plus obligatoire d’indiquer l’adresse postale du destinataire. Un mail ou un numéro de téléphone suffit.

Les occasions d’envoyer un bouquet de fleurs sont multiples : remercier quelqu’un qui nous a donné un coup de main, adresser une pensée à une personne hospitalisée, féliciter de jeunes parents ou tout simplement faire plaisir. Mais ce beau geste peut se trouver bloqué dans son élan par un détail matériel : il faut avoir l’adresse postale du destinataire.

Interflora a trouvé la parade : depuis le début du mois d’août, l’entreprise propose, lors de la finalisation de la commande, une option sans surcoût pour tous ceux qui ne connaissent pas l’adresse de livraison. Il suffit d’indiquer le numéro de téléphone portable ou bien l’adresse mail du destinataire à qui l’on souhaite faire plaisir.

livraison

Interflora prend alors contact avec lui pour lui demander s’il souhaite recevoir ce cadeau. Le fleuriste a mis en place des garde-fous, pour rassurer le destinataire sur les bonnes intentions de l’envoyeur et préserver sa vie personnelle.

Une offre valable 72 heures
L’acheteur du bouquet doit rédiger un message pour convaincre la personne d’accepter les fleurs. S’il se contente d’un « pour tes beaux yeux » sans préciser qui il est, il y a toutes les chances pour que le message reste lettre morte. Le bouquet doit être accepté dans les 72 heures, sinon le client est remboursé.

De plus, le mail ou le SMS contient un lien vers le site Interflora ainsi que le numéro de téléphone du service client, pour éliminer les doutes sur une éventuelle tentative de phishing.

Si le destinataire accepte l’envoi, il remplit alors lui-même l’adresse de livraison sur le site du fleuriste. Celle-ci ne sera jamais transférée au client qui a acheté le bouquet. Il faut aussi indiquer ses disponibilités, afin que la livraison se fasse sans souci. Alors certes, l’effet de surprise n’est plus là, mais le concept a déjà séduit plusieurs milliers de clients assure Interflora.

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Le « Thermomix » de Lidl peut-il vous espionner avec un micro caché ?

Le Thermomix de Lidl peut-il vous espionner avec un micro cachéLe robot cuiseur star de Lidl, que les Français s’arrachent en magasins, est équipé d’un micro caché.

Ce dernier est certes inactif mais il pourrait, en cas piratage, servir à espionner les utilisateurs. Lidl assure de son côté qu’il ne peut pas l’activer sans l’accord de l’utilisateur.

Un micro caché dans le « Monsieur Cuisine Connect » de Lidl ?  C’est la découverte surprenante qu’a fait le site Numerama avec l’aide de deux passionnés d’informatique qui ont déverrouillé l’interface de l’appareil et l’ont démonté.

En piratant l’appareil, ils se sont aperçus que le robot ménager de Lidl, qui peut se connecter à votre Wifi, était en fait équipé d’une tablette sous une ancienne version d’Android, le système d’exploitation de Google, datant de 2015. Ils ont ainsi pu utiliser leur Monsieur Cuisine pour regarder des vidéos YouTube ou encore jouer au jeu vidéo Doom sur l’appareil.

Des utilisations amusantes et sans grand danger. Sauf qu’en démontant l’appareil et en découvrant la tablette tactile présente dans le robot et qui fait office d’écran tactile, ils se sont aperçus qu’elle était dotée d’un micro. Un micro dont la marque n’avait pas annoncé l’existence et qui est relié à un trou situé sur le dessous de l’appareil.

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Un micro qui est inactif (le robot ne proposant aucune fonction de commande vocale) mais qui a néanmoins pu être utilisé par les bidouilleurs. Il est donc en parfait état de marche. Il a d’ailleurs pu être utilisé pour communiquer sur l’application Discord qui est un équivalent de Skype.

Autrement dit, même si le micro est inactif, il peut potentiellement être activé, par exemple par le biais d’une mise à jour logicielle déployée par Lidl. Plus grave, l’appareil pourrait être piraté pour écouter les utilisateurs à leur insu. L’entreprise ayant opté pour une tablette équipée d’une version d’Android datant de 2015, la dernière mise à jour de sécurité remonte à 2017. Plusieurs failles exploitables par des hackers pourraient donc compromettre l’appareil.

Pourquoi avoir intégré une tablette avec un micro ?  Fabriqué en Chine, l’appareil utilise des composants peu coûteux afin d’obtenir un prix de vente le plus bas possible (359 euros en France). Ainsi, pour l’écran tactile, le fabricant a fait le choix d’une ancienne tablette Android qui ne coûte que quelques dizaines d’euros, déjà équipée d’un micro. Mais le choix de déplacer et connecter cet élément sans l’utiliser reste pour l’heure inexpliqué.

Joint par BFMTV, Lidl assure ne pas être au courant de la présence de ce micro. « J’ai l’impression qu’on me parle de science-fiction, c’est incroyable », s’étonne Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui a pris contact avec son fournisseur pour essayer de comprendre. Car Lidl en France ne fait que vendre l’appareil qui lui est fourni par sa centrale d’achat en Allemagne. Les équipes françaises ne sont chargées que de la partie commerciale et marketing.

C’est à Hong Kong, où Lidl dispose d’un bureau qui emploie une centaine de personnes, que la firme fait son sourcing et développe son appareil. Un robot qui est ensuite produit dans une usine chinoise qui travaille exclusivement à la production du Monsieur Cuisine, assure Lidl, puis vendu en Europe sous la marque Silvercrest. L’appareil, qui rencontre un énorme succès depuis quelques mois, a rapidement suscité l’intérêt des bidouilleurs informatiques. Ce que n’avait apparemment pas prévu le distributeur.

Edit : Lidl est revenu vers BFMTV en début d’après midi pour fournir une explication. « Il y a bien un micro et un haut-parleur car lorsque les développeurs ont lancé le Monsieur Cuisine, il était prévu que l’appareil soit pilotable par la voix et éventuellement par Alexa (NDLR. l’assistant personnel intelligent d’Amazon), assure Michel Biero de Lidl France. Nous avons laissé le micro mais il est totalement inactif et il n’est pas possible pour nous de l’activer à distance ». L’enseigne nous précise par ailleurs que lorsque la fonction sera implémentée, l’accord de l’utilisateur sera demandé.

Concernant les risques de piratage avec la prise en main du robot et donc du micro à distance, Lidl assure que le robot est proposé avec la dernière mise à jour d’Android 6.0. Pou rappel, il s’agit d’une version de 2017. « Les risques de piratage existent mais comme sur n’importe quel appareil tablette ou téléphone », tient à relativiser Michel Biero. Et si les développeurs ont choisi une version ancienne d’Android c’est parce que selon Lidl, « il n’y avait pas besoin d’une tablette plus sophistiquée pour faire fonctionner l’appareil ».