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Une entreprise offre 1300 euros pour dormir 9 heures par nuit

sommeilWakefit est une entreprise spécialisée dans le sommeil.

Être payé à dormir, voilà une offre qui devrait attirer plus d’une personne… Wakefit l’a fait, cette entreprise indienne est actuellement à la recherche de “stagiaires” pour tester ses matelas pendant 100 nuits, relate Ouest-France.

Vous voulez postuler ?  Attention, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Pour être sélectionné, il faut satisfaire certains critères, précise le quotidien. Le candidat doit répondre à la question suivante :Dites nous pourquoi vous méritez ce travail ?”. Il doit également être capable de s’endormir rapidement et de dormir 9 heures tous les jours pendant la durée de l’essai. « Une passion pour le sommeil et une capacité innée à s’endormir à la moindre occasion » est donc requise comme le précise le site de la marque.

wakfit

Une fois la sélection faite, les personnes acceptées recevront par la suite un matelas ainsi qu’un appareil qui mesure l’activité physique chez eux, ajoute le média. Pour tenter sa chance, il suffit de se rendre sur le site de Wakefit. (cliquez ici)

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Une majorité d’entreprises est encore incapable de se conformer aux exigences du RGPD

europeLe règlement européen de protection des données personnelles fixe par exemple à un mois le délai à une demande d’accès ou de portabilité de données personnelles. Peu d’entreprises y parviennent, selon une étude.

Opérationnel en Europe depuis mai 2018, le RGPD doit permettre aux citoyens de mieux gérer la collecte, la gestion et l’exploitation de leurs données personnelles par les services en ligne. Il introduit les notions de consentement lorsqu’un internaute visite un site Web mais aussi d’accès et de portabilité de ces données et ce dans un délai d’un mois si un internaute en fait la demande.

Il prévoit également des sanctions lourdes en cas de manquement, pouvant aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaires, contre 300.000 euros maximum auparavant.

Plus d’un an après, la conformité des entreprises européennes reste moyenne, selon une étude de Talend, un éditeur de logiciel. 103 entreprises de tous secteurs ont été interrogées dans le monde, très principalement (84%) en Europe.

Il apparaît ainsi que 58% des entreprises sondées n’ont pas été en mesure de répondre aux demandes d’accès aux données et de portabilité dans le délai d’un mois. Si une majorité d’entreprises n’est donc pas en conformité, on peut néanmoins observer qu’elles sont bien moins nombreuses qu’en 2018 (70%).

En haut des entreprises les plus conformes, on trouve celles du secteur financier (47%), devant la distribution (46%, 42% en France) et le voyage/transport (45%).

Le secteur public à la traîne
En bas de l’échelle, seulement 29% des entreprises du secteur public interrogées (16% en France) ont pu fournir les données dans le délai d’un mois. Ce n’est pas vraiment mieux dans les médias et télécoms pourtant très friands de données personnelles avec 32%.

En moyenne, les entreprises répondent aux demandes dans les 16 jours et il y a encore 7% d’entreprises qui ont mis en place aucun système automatisé pour répondre aux requêtes des internautes.

La pression risque de s’accentuer sur les entreprises. Les questions de gestion des données personnelles sont de plus en plus prioritaires pour les européens effrayés par les multiples affaires de fuite de données ou d’exploitation par des tiers sans aucun consentement (notamment le scandale Cambridge Analytica).

Selon une étude de la Commission européenne, pas moins de 67% des européens ont entendu parler du RGPD.  Et les autorités locales de régulation veillent au grain. Les premières sanctions pour manquement au RGPD sont tombées cette année. En France, la Cnil a ainsi infligé 50 millions d’euros d’amende à Google, un record. En Grande-Bretagne, British Airways a lui écopé de 200 millions euros d’amende. Et plusieurs dossiers seraient à l’instruction partout en Europe.

Reste que l’application stricte du RGPD a un coût pour les entreprises. Le cabinet d’études Gartner a ainsi évalué à 1400 dollars le coût moyen pour répondre à une requête d’accès ou de portabilité de données personnelles.

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L’Europe, un marché que rêveraient de conquérir les professionnels du cannabis légal

cannabisAlors que plusieurs acteurs ont émergé aux États-Unis et au Canada après la légalisation du cannabis, les professionnels du secteur tentent de séduire les autorités européennes. Le marché total sur le Vieux continent, y compris illégal, pèserait 55 milliards de dollars par an.

Après l’Amérique du Nord, les professionnels du cannabis rêvent de conquérir le marché européen, en particulier le Royaume-Uni, et misent sur un changement d’image de la plante psychoactive, malgré les freins réglementaires et les débats éthiques.

Santé, cosmétique, bien-être, alimentaire … Les multiples déclinaisons de la marijuana étaient au centre d’une journée dédiée à la promotion de ce secteur et organisée jeudi à Londres par la banque d’affaires Bryan Garnier. Pour l’heure, le marché du cannabis légal en Europe, où l’usage médicinal est autorisé dans la plupart des pays de l’UE et actuellement testé en France, tourne autour de 1 milliard de dollars, explique à l’AFP Nikolaas Faes, analyste pour la banque d’affaires. Par comparaison, le marché américain légal pèse 12 à 13 milliards de dollars.

« L’Europe est un marché très petit, notamment à cause de la diversité des problèmes légaux (…). Les responsables politiques ne sont pas encore complètement prêts, mais ça progresse », estime Nikolaas Faes. Selon lui, la légalisation pourrait rapporter gros, puisque le marché total en Europe, en incluant le trafic illégal, est estimé à 55 milliards de dollars.

Mouvement lancé au Canada et aux États-Unis
Les dirigeants du secteur s’appuient sur l’exemple nord-américain. Le Canada a légalisé le cannabis l’an dernier. Aux États-Unis, la loi fédérale le considère comme une drogue dure mais onze États ainsi que la capitale américaine ont légalisé son usage récréatif.

Au Royaume-Uni, le parti des libéraux-démocrates a proposé dans son programme pour les élections législatives du 12 décembre de légaliser la marijuana. Près de la moitié des Britanniques (48%) sont pour, selon un sondage publié en juillet par YouGov pour le compte d’un groupe de réflexion du parti conservateur. Le débat reste toutefois vif et le système de santé britannique, le NHS, ne manque pas de rappeler les effets néfastes de l’usage récréatif du cannabis, qui augmente notamment les risques de développer des maladies comme la schizophrénie.

Le Royaume-Uni a néanmoins légalisé en novembre 2018 l’usage thérapeutique, une décision intervenue à la suite de l’histoire de deux enfants britanniques épileptiques qui n’avaient pas pu faire venir dans le pays leur traitement à base de cannabis, ce qui avait créé une polémique. Si les médecins ont désormais la possibilité de prescrire des médicaments basés sur la plante controversée, il est dans les faits très difficile pour les patients d’en obtenir du fait du manque de traitements disponibles et des questions sur leur efficacité.

Des entreprises qui tentent de surfer sur les produits relaxants
« Il faut comprendre qu’un marché légal ne signifie pas un marché ouvert. Au Royaume-Uni nous avons des marchés légaux mais nous avons moins de 200 patients », souligne Stephen Murphy, à la tête de Noble, un cabinet de recherche sur le cannabis. Au-delà du domaine médical, une myriade d’entreprises tentent de surfer sur la mode des produits à base de CBD (cannabidiol), un des principes actifs du cannabis non psychoactif, contrairement au tetrahydrocannabinol (THC).

Le CBD est censé avoir des effets relaxants et anti-inflammatoires, et se vend sous forme d’extraits ou d’huile par exemple, mais son marché souffre de l’absence de règles claires. « Cela cause des problèmes parce que les gens ne savent pas ce qui est légal ou non », regrette Farzad Moshfeghi, directeur général de Winchester MD, société britannique qui vend des produits CBD. Et le produit ne rassure pas les autorités sanitaires, alors qu’en Belgique, début novembre, un jeune de 18 ans est mort des suites d’une insuffisance respiratoire attribuée par les autorités sanitaires au vapotage d’une e-cigarette contenant du cannabidiol.

Par ailleurs, la légalisation du cannabis ne permet pas nécessairement de tuer le marché noir, notamment à cause de problèmes de pénurie. Ainsi au Canada, qui a légalisé le cannabis en octobre 2018, selon la dernière enquête de Statistique Canada sur le sujet publiée fin octobre, 53% seulement des consommateurs déclaraient obtenir tout ou partie de leur cannabis de source légale au 2e et 3e trimestre de cette année (dont 28% uniquement auprès de distributeurs respectant la loi). Le nombre de consommateurs, à 5,2 millions de Canadiens, est quant à lui stable par rapport à il y a un an.

Déjà des géants du cannabis en Bourse
Quoi qu’il en soit, en l’absence d’une réglementation harmonisée et à cause d’une image encore sulfureuse, les start-up en Europe ont du mal à trouver des financements, alors que certaines entreprises nord-américaines sont déjà cotées en Bourse, même si, après avoir vu leurs actions flamber dans un premier temps, leur parcours sur les marchés est plutôt chaotique depuis.

Le plus gros acteur est sans conteste Canopy Growth, coté sur le Nyse, qui affiche une capitalisation boursière de 6,6 milliards de dollars, malgré une action en repli de 46% sur un an. Vient ensuite le canadien Aurora Cannabis, avec 2,6 milliards de dollars de capitalisation sur le Nyse (avec un titre en repli de 58% sur un an). Parmi les autres acteurs les plus importants outre-Atlantique, on pourra également citer les américains Cronos (qui pèse 2,4 milliards de dollars en Bourse sur le Nasdaq-GS, et dont le cours est en baisse de 26% sur un an) et Tilray (2 milliards de dollars de valorisation sur le Nasdaq-GS, dont l’action a chuté de 80% sur un an).

Malgré les différents freins au marché, les professionnels croient au potentiel du marché européen, quitte à patienter encore quelques années. « L’Europe deviendra le plus grand marché au monde d’ici dix ans. La demande est là », lance, confiant, Stephen Murphy.

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Vinted pèse désormais plus d’un milliard d’euros

vintedLe spécialiste de la revente en ligne de vêtements de seconde main accueille un nouvel investisseur et entend notamment renforcer son service client.

Vinted rejoint le club très fermé des licornes, ces entreprises valorisées plus d’un milliard de dollars. La plateforme lituanienne dédiée à la revente de vêtements de seconde main entre particuliers vient en effet de réaliser une nouvelle levée de fonds d’un montant de 128 millions d’euros. De quoi lui permettre de dépasser le milliard d’euros de valorisation (soit 1,1 milliard de dollars) .

Ce tour de table a été effectué auprès de ses actionnaires historiques (Sprints Capital, Insight Venture Partners, Accel et Burda Principal Investments) mais aussi auprès d’un nouvel investisseur, Lightspeed Venture Partners.

Les fonds levés seront principalement affectés au service client (recrutements, technologies, sécurité) et au développement technique. L’objectif est de doper une base de clients qui compte 25 millions de membres à travers une présence dans 11 pays d’Europe.

« Nous prévoyons de doubler le nombre des employés d’ici un an ou un an et demi à environ 600. Il s’agit d’embaucher 300 experts hautement qualifiés à des postes tels que que programmeurs, analystes de données, chefs de produits. Ils nous aideront à accélérer l’expansion du produit », a précisé Mantas Mikucka, directeur exécutif de Vinted dans un entretien publié jeudi par le quotidien lituanien Verslo Zinios.

Un marché de 13 milliards d’euros rien qu’en Europe
Dans sa communication, Vinted rappelle son succès fulgurant : « Depuis sa dernière levée de fonds en août 2018, l’entreprise a connu une hausse significative de la notoriété de sa marque et ses recettes ont quadruplé au cours des 17 derniers mois. Simultanément, Vinted a lancé une plateforme internationale en connectant les utilisateurs de plusieurs marchés (France, Belgique, Luxembourg, Espagne et Pays-Bas) notamment grâce à la mise en place de circuits de livraison transnationaux ». De quoi quadrupler ses recettes en 17 mois.

Mais cette accélération s’est parfois faite au détriment du service client qui est donc au coeur des prochains investissements. « Pour soutenir cette croissance et continuer d’optimiser l’expérience client, Vinted prévoit d’élargir les effectifs de ses équipes européennes, qui comptent actuellement plus de 300 collaborateurs », peut-on lire.

Un choix confirmé par Thomas Plantenga, PDG de Vinted : « Nous nous approchons d’un point d’inflexion sur le marché de la mode de seconde main, les consommateurs du monde entier sont de plus en plus conscients de l’impact de leur choix en matière d’achat. (…) Cet investissement est un appui majeur pour répondre aux futures opportunités du marché et pour optimiser au maximum la qualité de la plateforme pour nos membres. (…) Ce financement profitera donc directement à nos membres, en permettant toujours plus d’améliorations de la plateforme et d’avancées dans les solutions de sécurité apportées et les technologies utilisées ».

Le marché de la la mode de seconde main représenterait 13 milliards d’euros uniquement en Europe, avance l’entreprise. Le site fondé en 2008 assure qu’il traitera en 2019 un volume de transactions qui devrait atteindre 1,3 milliard d’euros.

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Pourquoi les grandes marques n’osent plus faire de pub sur Pornhub

porn-hub.jpegLe nombre de vidéos pédo-pornographique a explosé sur la plateforme.

Des marques emblématiques comme Unilever et Kraft Heinz, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont décidé de prendre leur distance de peur de se trouver éclaboussées par un scandale.

Pornhub est un des sites de vidéos pornographiques les plus visités du monde mais cette forte fréquentation ne suffit plus à convaincre les grandes marques d’y faire de la publicité, craignant d’être associées à des contenus à la légalité douteuse. Le groupe, basé physiquement à Montréal au Canada et fiscalement au Luxembourg, et qui s’est fixé pour but de banaliser le porno, a profité d’une plus grande tolérance pour la pornographie pour attirer les annonceurs.

Mais ce capital confiance semble s’éroder à la suite de révélations dans le journal britannique The Sunday Times, qui affirme avoir trouvé sur la plateforme des contenus illégaux, dont des vidéos de pédo-pornographie. Environ 47 cas de contenus sexuels impliquant des enfants ont été trouvés sur Pornhub depuis janvier 2019 par l’ONG britannique Internet Watch Foundation. En deux ans, les vidéos pédo-pornographiques ont explosé de 62% sur la plateforme, selon l’IWF, qui a alerté le site pour faire retirer ces contenus. Ces révélations ont incité des grands groupes, qui surfaient sur la vague du porno « cool », à prendre leurs distances.

Des marques jouaient sur la tendance du foodporn
Les groupes agroalimentaires Unilever et Kraft Heinz, aux marques emblématiques, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont eu peur de se trouver éclaboussés par un scandale. « Nous allons nous assurer qu’aucune de nos marques ne diffusera encore un spot publicitaire sur Pornhub ou sur un quelconque site porno », a déclaré à l’AFP une porte-parole d’Unilever.

Kraft Heinz avait joué sur la notion de « food porn », un phénomène consistant à poster des photos de nourriture sur les réseaux sociaux, pour promouvoir Devour, sa marque américaine de produits congelés sur Pornhub. « La marque parlait explicitement de la +food porn+, qui était devenue un phénomène culturel sur Instagram », a défendu une porte-parole.

S’il n’est pas interdit ou illégal de diffuser des pubs sur des sites porno, de nombreuses entreprises ne souhaitent pas voir leurs produits, notamment ceux destinés au grand public, associés à des contenus équivoques.

Paypal ne veut plus jouer les intermédiaires
Les entreprises s’interrogent aussi sur le contrôle des contenus sexuels mis librement en ligne par des internautes, qui pourraient violer les nouvelles lois américaines FOSTA/SESTA visant à fermer les sites internet facilitant la prostitution et le trafic sexuel. Une des activités de Pornhub qui alarme le plus les entreprises est celle des « chaînes » privées, appartenant à des actrices ou acteurs, le « Model program ».

Paypal, le groupe de services de paiements financiers américain, a décidé la semaine dernière de ne plus servir d’intermédiaire pour payer ces acteurs, qui produisent différents contenus sexuels payant.

L’entreprise juge impossible de s’assurer qu’ils sont majeurs ou qu’ils ne sont pas victimes de trafic d’êtres humains ou de réseaux de proxénétisme, ont indiqué à l’AFP des sources proches du dossier.

« Il est impossible de réguler les contenus mis en ligne » dans le cadre du « Model program », a dit une des sources sous couvert d’anonymat. Contactées par l’AFP, les grandes banques américaines ont pour la plupart fait savoir qu’elles n’entendaient pas remplacer Paypal malgré les 33,5 milliards de visites revendiquées par Pornhub en 2018, d’une durée moyenne chacune de 10 minutes et 13 secondes, en majorité par des hommes.

« Il est vraiment difficile de faire la différence entre le porno légal et le porno illégal et pour une banque comme la nôtre qui est très régulée on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler régulièrement les mouvements d’argent », indique une banque. « Il y a trop de risques », dit une autre. « Les groupes anti-porno aiment à répéter que la plupart des travailleurs du sexe sont victimes de réseaux. C’est un mythe », lance Corey Price, vice-président de Pornhub, ajoutant néanmoins que la plateforme travaille avec les autorités « pour surveiller et signaler toute activité illégale ».

Il affirme que tous les actrices ou acteurs de son « Model program », qui recense plus de 100.000 personnes, ont au moins 18 ans. « Nous leur demandons de tenir une photo, avec un signe arborant leur nom d’utilisateur près de leur visage et n’acceptons leur candidature qu’après qu’ils ont soumis, pour vérification, une pièce d’identité gouvernementale avec une photo montrant qu’ils ont 18 ans et plus », explique t-il.

Mais, « concernant l’âge, il est encore plus difficile de vérifier du côté des cam-girls que des vidéos gratuites », notamment aux États-Unis où il est facile d’obtenir une fausse carte d’identité, juge Laureen Ortiz, journaliste et auteure d’un livre sur cette industrie, « Porn Valley ». « Les réseaux de prostitution de par le monde peuvent s’y engouffrer sans souci », ajoute-elle.

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Le « Made in France » a-t-il redonné des couleurs à l’économie française ?

Made in FranceSi de plus en plus de marques surfent avec succès sur la tendance du « Made in France », le phénomène reste marginal à l’échelle de l’ensemble de l’économie. Les Français consomment en très grande majorité des produits importés.

Le « Made in France » a-t-il relancé l’économie française ?     Cinq après la campagne d’Arnaud Montebourg et alors que s’ouvre à Paris le Salon du « Made in France », l’impact du Made in France reste très difficile à mesurer à l’échelle de l’économie.

Ce qui est sûr en tout cas c’est que la tendance continue à s’affirmer. Au Salon du « Made in France » qui vient d’ouvrir ses portes à Paris ce sont 570 exposants qui vont montrer leurs produits. Ils étaient 80 lors de la première édition en 2012.

Car de plus en plus de marques, notamment dans le textile surfent sur la tendance, comme Le Slip Français ou la marque de jeans 1083. Des entreprises qui survivaient difficilement il y a encore quelques années comme les marques de textile Armor Lux ou Saint James ont maintenant le vent en poupe et voient leurs ventes progresser chaque année. Et si vous vous baladez dans les rayons de supermarchés vous verrez de plus en plus de références à la production française sur les emballages de produits avec des hexagones ou des drapeaux bleu.blanc.rouge comme sur les chips Vico, le pain de mie Jacquet ou encore les soupes Liebig.

Seuls 15% des produits manufacturés « made in France »
Pourtant si de plus en plus de marques se convertissent au marketing patriotique, l’effet est difficilement mesurable mais semble relativement modéré. Car si l’Insee indique que 81% de la consommation française est « Made in France », il s’agit essentiellement de services et de loisirs comme les restaurants, les hôtels ou les commerces qui ne sont par nature pas délocalisables.

Mais lorsqu’il s’agit des produits, ce taux chute fortement. Seulement 36% des produits achetés par les Français sont originaires de l’Hexagone. Et encore ce taux inclus les produits alimentaires. Si on ne prend que les seuls produits manufacturés comme les vêtements, les jouets, les produits électroniques et d’équipement de la maison, on tombe là à 15% de consommation « Made in France ».

Et si les Français consomment pour l’essentiel des produits fabriqués à l’étranger -et notamment en Asie- c’est qu’ils sont moins chers. Un ménage qui se convertirait à 100% au « Made in France » paierait en moyenne entre 100 et 300 euros de plus par mois selon une étude du Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Et encore il y a plein de produits qu’il ne pourrait pas acheter comme les appareils électroniques et les jouets qui ne sont quasiment plus produits en France.

A l’échelle de l’économie, le « Made in France » reste donc un phénomène assez marginal. Entre 2014 et 2018 par exemple 98 entreprises qui avaient délocalisé ont réimplanté un site en France. Ces entreprises de retour dans l’Hexagone n’ont pas créé plus de 3000 emplois sur la période.

Mais si l’impact sur l’économie semble très modeste, le « Made in France » a retrouvé ces dernières années un lustre qu’il avait perdu. Le cycle industriel viendra peut-être dans un second temps. En tout cas, il y a des signaux qui paraissent plutôt encourageants. Un grand Pdg chinois a annoncé en début de semaine son intention d’investir 150 millions d’euros dans un site textile dans le Nord de la France car l’image « Made in France » est prestigieuse en Chine. Comme une délocalisation mais à l’envers.

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Le Black Friday boycotté par plus de 200 marques

Black FridayÀ trois semaines de cette journée de grosses promotions dans la plupart des enseignes françaises, le 29 novembre, plus de 200 d’entre elles ont lancé un appel à « une consommation raisonnée ».

Lancée en 2013 dans l’Hexagone, cette journée de fortes promotions  qui s’étend en fait au week-end  est attendue avec impatience par des milliers de Français. D’après une étude de RetailMeNot, 5,9 milliards d’euros de dépenses sont prévues en France du 29 novembre au 1er décembre, date de la prochaine édition du Black Friday. Soit une augmentation de 4,1 % par rapport à 2018.

Des chiffres qui donnent le vertige ou la nausée, selon les points de vue. Plus de 200 marques, réunies dans un collectif appelé « Make Friday green again » ont en effet décidé de boycotter cette journée qui incite à leurs yeux à une « surconsommation artificielle. » Parmi celles qui ont adhéré à ce mouvement, on retrouve notamment Nature & Découvertes, Jimmy Fairly, Emoi Emoi, Jamini, Bergamotte, Tediber ou encore Manfield.

« Un lourd coût social et environnemental »
« Nous avons des entreprises de tous les secteurs qui nous rejoignent. Et elles sont plus nombreuses de jour en jour », se réjouit Nicolas Rohr, le fondateur du collectif, à la tête de Faguo, une entreprise de mode qui se veut écoresponsable et revendique un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros et 70 salariés.

« Pendant cette période, certaines enseignes soldent à des prix complètement délirants des collections actuelles. Du point de vue du consommateur, c’est peut-être l’occasion de faire de bonnes affaires. Mais cette journée rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins au juste prix. Elle participe aussi au dérèglement climatique en encourageant la surproduction », explique-t-il.

Romain Raffard, fondateur de Bergamotte, un fleuriste en ligne qui emploie 80 salariés, dénonce aussi ce « lourd coût social et environnemental » : « Cette journée a créé de toutes pièces un besoin marketing qui est une aberration. Le Black Friday n’existait pas il y a dix ans, et en quelques années, les Français en sont devenus accros. A-t-on vraiment besoin de s’acheter six T-shirts ? », interroge-t-il.

Nature et découvertes met l’accent sur la biodiversité
Le collectif lance d’ailleurs un appel aux consommateurs. « Qu’ils en profitent pour faire le tri dans leur placard, qu’ils réparent ce qui peut l’être, donnent ou vendent à d’autres particuliers ce qu’ils ne mettent pas. Environ 60 % des Français ont en effet des vêtements ou des objets qu’ils n’utilisent pas », rappelle Nicolas Rohr.

Une vision que partage aussi Nature et découvertes qui appartient pourtant depuis peu au groupe Fnac-Darty, l’un des acteurs majeurs du Black Friday. « On nous a laissés complètement libre dans notre démarche, signale-t-on au sein de l’entreprise. Dès qu’on a eu vent de cette initiative, on l’a aussitôt soutenue. »

Consommer avec du sens
L’an dernier déjà, l’enseigne qui compte 1 200 salariés et un chiffre d’affaires, en 2018, de 203 millions d’euros s’était déjà opposé au Black Friday en lançant son « Fair Friday ». « Il s’agit de mettre en avant sur les vitrines des magasins les réductions qui comptent vraiment, celles de la biodiversité ». L’opération est renouvelée cette année. Le 29 novembre, 17 000 sachets de graines seront également offerts dans les magasins pour nourrir « les rouges-gorges, mésanges, et autres chardonnerets dès les premiers froids ».

« On ne peut pas nous permettre de fermer nos magasins ce jour-là. Mais on veut en profiter pour poser le débat et inciter les gens à remettre du sens dans leur consommation », indique l’enseigne.

Plutôt que de « participer à cette frénésie de promotions », Bergamotte a aussi prévu de reverser la totalité des bénéfices de cette journée à l’association Un Toit pour les Abeilles pour la construction de ruches. Et Romain Raffard d’appuyer : « Nous appelons à une consommation raisonnée. Autrement on ne va pas s’en sortir ».