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La nouvelle génération attend plus des sociétés

jobs luxembourgLe rapport de force des générations Y et Z (nées après 1980) avec les entreprises est en train de changer. Elles sont priées de sauver la planète.

Le groupe Deloitte vient de publier cette semaine la 8e édition de son «Millenial Survey» (à traduire par enquête sur les générations millenial). Elle concerne les attentes des dernières générations Y et Z nées après 1980 par rapport au monde de l’entreprise et au marché du travail.

41% des étudiants interrogés se disent attirés par le secteur des nouvelles technologies. Un domaine qui séduit aussi bien les ingénieurs que les profils universitaires classiques. Le luxe (32%), les activités de conseil (26%), l’énergie (25%) et l’industrie (23%) sont les autres secteurs d’activités les plus plébiscités.

Petits boulots, oui mais bien payés
Les entreprises sont jugées sur leur capacité à générer un impact sociétal positif à travers la nature des produits et des services qu’elles conçoivent. Cette recherche de sens passe également par les emplois alternatifs. 80% des générations Z envisagent de rejoindre la «gig economy», l’économie des petits boulots en français.

Petits boulots, certes, mais encore faut-il être bien payé. 82% des jeunes Y et Z sondés l’érigent comme une condition sine qua non devant «travailler sur des sujets intéressants».

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Les fabricants et distributeurs de boissons veulent une mise en place de consignes

plastiqueDans une tribune, les industriels de la boisson prônent la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », affirment-ils.

Les représentants des fabricants et distributeurs de boissons se déclarent favorables à la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes aux fins de recyclage, dans une tribune parue samedi 6 juillet sur le jdd.

Le projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire doit être présenté mercredi au conseil des ministres par la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson, qui soutient un système de consigne. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », estiment les signataires de la tribune.

« Le dispositif actuel ne permet pas de faire progresser assez vite le tri et le recyclage de nos déchets ménagers. Il ne permet pas d’atteindre les objectifs nationaux et européens de 90% de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique et de 30% d’intégration de matière recyclée », écrivent-ils.

Les signataires représentent Boissons énergisantes France (BEF), Boissons rafraîchissantes de France (BRF), la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la Fédération nationale des boissons (FNB), la Confédération nationale du commerce de gros et international (CGI), le Syndicat des eaux de sources (SES), le Syndicat national du lait de consommation, l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruit, et enfin Citeo.

« Seuls les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent, voire dépassent, l’objectif de 90% de collecte. En Finlande, 91% des bouteilles en plastique PET consignées sont retournées , 90% au Danemark et 97% en Allemagne. Cette réalité oblige à étudier sérieusement cette solution pour la France », expliquent-ils.

Des réserves quant aux consignes
« La mise en place de la consigne pour recyclage s’inscrirait dans un contexte plus large d’évolutions du modèle de collecte sélective et de tri », disent-ils, évoquant la généralisation de la collecte des biodéchets d’ici à 2025, « l’harmonisation nationale des couleurs des bacs ou la généralisation d’un tri séparé du papier-carton ». Ce « saut de performance » cependant « ne sera possible que si tous les acteurs engagent des discussions ».

Des fédérations professionnelles du recyclage ont de fait exprimé des réserves sur la consigne. La Fnade, la fédération des entreprises du recyclage et du traitement des déchets, se préoccupe du « coût associé » à sa mise en place. La fédération Federec préconise plutôt un nouveau mode de tri « clarifié et simplifié ». À propos de la consigne, « je ne crois pas à une solution à la va-vite », a déclaré Mme Poirson au JDD. « Le principe est arrêté car c’est le seul qui garantit des niveaux de collecte très élevés, mais il reste à déterminer le comment. Est-ce qu’il faut une consigne pour le recyclage, pour le réemploi, uniquement pour les emballages plastiques ou aussi pour le verre ?« .

Pour elle, « cette loi marquera un vrai tournant écologique » et constituera « une réponse au débat stérile entre croissance et décroissance ». Le projet de loi veut notamment renforcer le principe du pollueur-payeur. « Des pans entiers de notre économie ne prennent pas en charge le traitement de leurs déchets, supporté par les collectivités, donc par les impôts locaux : les articles de bricolage, de jardinage, de sport, les jouets, les mégots… Ça va changer », dit-elle. « On produit l’équivalent de 5 T de déchets par an et par personne (…) Un des secteurs qui doivent réagir, c’est la construction », ajoute-t-elle, relevant que « 600 kilos sont des déchets ménagers, 700 kilos des déchets d’entreprise. Tout le reste vient du BTP. »

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Des taux d’intérêt négatifs pour l’État, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Des taux d'intérêt négatifs pour l’ÉtatLe taux d’emprunt à 10 ans de l’État français est devenu négatif durant un court instant mardi. Déjà bas, celui-ci n’a cessé de diminuer en 2019. Une bonne nouvelle pour les emprunteurs, mais pas pour les épargnants.

Imaginez : vous faites un prêt et ce n’est pas vous, mais votre banquier qui vous verse des intérêts. Cette situation rêvée, l’État français l’a connue, indirectement, pour la première fois mardi.

Le taux d’intérêt de ses emprunts à dix ans, l’OAT (Obligation assimilable du Trésor), est devenu négatif à -0,002%. Autrement dit, si un investisseur a avait prêté 10.000 euros à la France, celle-ci lui aurait remboursé sur dix ans 9999,80 euros. Le taux est rapidement remonté au-dessus de zéro. Il en reste néanmoins très proche et surtout à un niveau bien inférieur de celui de 2018 (0,8% en moyenne).

Comment est-on arrivé dans cette situation ?
Les incertitudes sur l’économie mondiale, alimentées principalement par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, augmentent les risques de pertes sur les actions et les emprunts des entreprises. Les investisseurs se tournent donc vers les dettes souveraines des pays développés, car elles sont plus sûres et permettent ainsi de compenser de possibles pertes. Deuxième économie de la zone euro, la France est un placement idéal car l’Allemagne emprunte de moins en moins et la dette italienne est de plus en plus risquée.

L’autre explication est purement réglementaire. Les professionnels ont l’obligation de proposer à leurs clients des placements financiers composés en partie de dettes d’États. À cela s’ajoute la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Ses dirigeants ont fait savoir cette semaine qu’elle allait continuer à soutenir l’économie plus longtemps que prévu, certains même ont évoqué la possibilité de remettre l’économie sous perfusion monétaire.

L’État gagnant, les emprunteurs aussi
Bien évidemment, des taux si bas sont une bonne nouvelle pour les comptes publics. Cela signifie que l’État consacrera moins d’argent à rembourser ses dettes. Mais pas seulement.

Le taux auquel emprunte l’État sert de référence pour les taux des crédits aux particuliers. Les banques n’iront pas jusqu’à prêter à des taux d’intérêt négatifs. En France, elles n’y sont pas autorisées. En revanche elles peuvent en proposer des plus avantageux, alors qu’ils sont déjà historiquement bas.

Pour les crédits à la consommation de 15.000 euros sur douze mois, le taux moyen du crédit auto est déjà de seulement 1,90% et de 1,24% pour un prêt personnel, selon le courtier MeilleurTaux.com. Pour les meilleurs dossiers, les taux peuvent tomber respectivement à 0,8% et 0,4% selon Empruntis. Quant aux taux de crédit immobilier, ils atteignent en moyenne 1,45 % sur vingt ans. Et pour les meilleurs dossier, de 0,5% à 1,1% selon la durée du prêt, d’après Vousfinancer.

Dans un environnement de taux souverains très bas, « le crédit immobilier est plus que jamais stratégique pour les banques, car c’est un moyen rentable et peu risqué de placer » leur argent frais, analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.

Les banques vont continuer à baisser leurs taux, notamment pour attirer les meilleurs dossiers. « Les écarts de taux entre les profils se creusent à nouveau … », constate Sandrine Allonier porte-parole de Vousfinancer. « Les banques ciblent toutes les clients haut-de-gamme, quitte à dégager une plus faible rentabilité au départ sur le crédit en raison des taux très faibles, mais avec un risque proche de zéro et un remboursement plus rapide ». Ainsi, elles récupèrent de l’argent frais plus rapidement et peuvent le placer à nouveau dans 10 à 15 ans.

Par ailleurs, attirer des clients avec des taux bas permet ensuite aux établissements de leur vendre des services bancaires, puisque ceux-ci doivent ouvrir un compte dans la banque où ils ont contracté leur prêt.

Les épargnants font triste mine
Si l’avenir semble plutôt radieux pour les emprunteurs, les choses sont bien différentes pour les épargnants. En France, l’assurance-vie est largement plébiscitée avec un encours dépassant les 1700 milliards d’euros. Une partie est investie dans les fonds « sans risque », composés en majorité de titres de dettes d’État. La baisse des taux est donc une mauvaise nouvelle, la France n’étant pas la seule à bénéficier de taux proche ou en-dessous de zéro, à l’instar de l’Allemagne et des Pays-Bas par exemple.

En revanche, les détenteurs d’un livret A n’ont rien à craindre. Son taux étant réglementé, il restera à 0,75% jusqu’au 1er février 2020, date à laquelle le nouveau mode de calcul entrera en vigueur. Et quoi qu’il en soit, la réglementation prévoit un taux plancher de 0,5%.

Dans ce contexte, les épargnants qui recherchent un placement plus rentable se tourneront, soit vers l’immobilier étant donné le faible coût de l’emprunt, soit vers l’or. L’once vaut plus de 1340 dollars, soit 4,85% de plus qu’en fin d’année dernière.

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Brexit : l’économie britannique en zone de turbulences

Brexit l'économie britannique en zone de turbulencesPlongée dans l’incertitude, l’économie britannique montre de sérieux signes d’essoufflement à quatre mois et demi du Brexit. Les entreprises espèrent toujours une sortie de l’Union européenne avec accord pour limiter la casse.

Le roseau plie mais ne rompt pas, du moins pas encore. À quelques mois du Brexit, les derniers signaux envoyés par l’économie britannique ne sont pas vraiment rassurants. Il faut dire que le Royaume-Uni vit depuis le référendum de 2016 avec son lot d’incertitudes, les députés étant incapables de s’accorder sur les modalités de sortie. Or c’est bien connu : incertitudes et prospérité économique vont rarement de pair.

Certes l’annonce du Brexit n’a pas conduit au désastre annoncé. L’économie britannique s’est même montrée plutôt résistante au lendemain des résultats du référendum. Mais sa capacité de résilience n’est pas infinie alors que la dégradation entamée dès 2018 se poursuit à un rythme lent et progressif. Il faut surtout rappeler que le Brexit n’a pas encore lieu, celui-ci étant programmé au 31 octobre. Autrement dit, les effets les plus dévastateurs qui pourraient survenir, surtout en cas de no deal, ne se sont pas encore manifestés.

Une croissance qui ralentit
Les derniers indicateurs témoignent en tout cas d’un essoufflement. Après une baisse de 0,1% en mars, l’activité économique du Royaume s’est contractée de 0,4% en avril, a annoncé lundi l’Office des statistiques nationales (ONS). Une baisse plus sévère que celle anticipée par le consensus d’analystes établi par Bloomberg qui tablaient sur -0,1%. Si l’on ne peut pas parler de récession -laquelle correspond à deux trimestres consécutifs de baisse du PIB- difficile de dire que ce recul relève d’un simple accident.

Pas de quoi se montrer trop alarmiste pour autant. Grâce à une consommation toujours aussi solide, la Trésor britannique prévoit une croissance du PIB de 1,4% sur 2019, soit 0,1 point de plus que les prévisions de la Banque de France pour la croissance de l’Hexagone. « Nous sommes rétifs à conclure que l’économie a fondamentalement perdu de l’élan, compte tenu des perspectives encore solides pour le revenu des ménages », souligne auprès de l’AFP Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics.

En effet, le Royaume-Uni, malgré le Brexit, est paradoxalement en situation de quasi plein emploi avec un chômage de 3,8%, au plus bas depuis les années 1970. En tension, le marché du travail encourage les hausses de salaires qui augmentent plus vite l’inflation et stimulent donc la consommation des ménages. Autre point rassurant : le pays, et notamment sa capitale, continue d’attirer les investissements étrangers à quatre mois et demi du Brexit.

Le problème, c’est que le Royaume-Uni affichait la croissance la plus forte des pays du G7 avant le référendum et qu’il se retrouve désormais plutôt dans la deuxième partie du classement des économies européennes. Le Figaro rappelle à ce titre que la Banque d’Angleterre estime à 1,5% la perte de PIB depuis 2016. Goldman Sachs parle même d’une perte de 2,5%.

Les entreprises fragilisées
Si elles ne viennent pas de la demande, les raisons de la perte de vitesse de l’économie britannique sont donc plutôt à chercher du côté l’offre. Rien d’étonnant puisque les entreprises sont les plus exposées aux incertitudes qui règnent outre-Manche. Il suffit de voir l’évolution de la production industrielle qui a accusé un repli de 2,7% en avril. Ou encore du puissant secteur des services qui, lui, a stagné.

La baisse de la production industrielle s’explique par la décision des entreprises de faire une pause dans la constitution de stocks en prévision du Brexit qui était initialement prévu fin mars. C’est d’ailleurs cette augmentation des stocks qui avait en partie soutenu la croissance en début d’année, mais ce coup de pouce n’a été que temporaire. « Le soutien des commandes passées en anticipation de la date initiale de sortie de l’UE s’est estompé », relève Rob Kent-Smith, responsable du PIB pour l’ONS.

Le secteur automobile dégringole
C’est surtout le secteur automobile qui a le plus souffert en raison de fermetures temporaires d’usines, là-encore pour faire face aux incertitudes du Brexit. Selon les chiffres de l’Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT), la production a dégringolé de 24% sur un mois en avril et de 44,5% sur un an pour tomber à 70.971 unités. Déjà en 2018, les investissements dans ce même secteur avaient chuté de 46%.

Cette dégringolade reflète la décision prise par de nombreux constructeurs implantés au Royaume-Uni d’avancer à avril leur pause annuelle dans la production, traditionnellement prise pendant l’été. Il s’agissait pour eux de se préparer à toute perturbation liée au Brexit. Si la date de sortie de l’UE a finalement été repoussée à fin octobre compte tenu du blocage politique au Royaume-Uni, la décision a été prise trop tard pour que les industriels changent leur plan.

Ces fermetures d’usines interviennent une fois par an et ne pourront pas se répéter le 31 octobre, prévient la SMMT, observant qu’elles s’ajoutent à toute une série de mesures coûteuses, comme la constitution de stocks et la préparation à de nouvelles procédures douanières.

« Un no deal doit être écarté »
« Les chiffres du jour sont une preuve du coût énorme et du bouleversement liés aux incertitudes du Brexit qui affectent les entreprises et les travailleurs de l’industrie automobile britannique », a prévenu Mike Hawes, directeur général de la SMMT. « C’est la raison pour laquelle un ‘no deal’ doit être écarté immédiatement et de manière permanente », selon lui. La SMMT prévoit un recul de 10,5% de la production pour l’ensemble de 2019 mais estime que la baisse devrait être moindre en fin d’année si jamais le Royaume-Uni parvient à valider l’accord de Brexit.

Et le Royaume-Uni n’est pas épargné par les turbulences du commerce international. En avril, ses importations ont baissé de 14,4% sur un mois, le plus fort recul jamais enregistré depuis la création de cette statistique en 1998. De leur côté, les exportations ont chuté de 10,9%. Du jamais vu depuis 2006.

Reste à connaître les conditions dans lesquelles les Britanniques quitteront l’Union européenne. Une sortie avec accord permettra sûrement de limiter la casse tandis qu’un « no deal » risque fort de faire plonger un peu plus l’économie du Royaume-Uni.

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Microsoft passe la barre des 1000 milliards de dollars de valorisation boursière

MicrosoftCet exploit du géant de l’informatique est la récompense de plusieurs années d’une transformation en profondeur menée par son PDG, Satya Nadella.

Le duo s’est transformé en trio, Jeudi, Microsoft a brièvement dépassé la barre symbolique des 1000 milliards de dollars de valorisation boursière. L’exploit s’est déroulé lors de l’ouverture du Nasdaq, où est cotée l’entreprise, et fait suite à la publication, quelques heures plus tôt, des bons résultats financiers du géant de l’informatique pour les trois premiers mois de l’année 2019.

Microsoft est la troisième société américaine à dépasser ce fameux cap, après Apple et Amazon. Le fabricant de l’iPhone et le géant de l’e-commerce avaient respectivement atteint ce niveau en août et en septembre 2018. Ils sont depuis repassés en dessous. À titre de comparaison, le PIB de la France en 2017 était de 2582 milliards de dollars. Jeudi après-midi, l’addition des capitalisations boursières d’Apple, Amazon et Microsoft s’élevait à 2910 milliards de dollars.

Pour Microsoft, cet événement est la récompense de plusieurs années d’une transformation en profondeur menée par son PDG, Satya Nadella. Le géant de l’informatique, d’abord connu pour son système d’exploitation Windows et ses différents logiciels, a largement investi dans le cloud, proposant aux entreprises d’utiliser des versions dématérialisées de ses services et même d’héberger et d’analyser leurs données à leur place.

Microsoft est désormais un concurrent direct d’Amazon et de sa division cloud, la très lucrative Amazon Web Services. Ces différents investissements ont permis à Microsoft de répondre aux besoins des entreprises et de construire un nouveau modèle économique fondé sur l’abonnement, particulièrement apprécié des investisseurs.

En 2018, le chiffre d’affaires annuel de Microsoft s’est établi à 110,4 milliards de dollars, en hausse de 14 % par rapport à l’année précédente.

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Qui veut goûter une bière à base de sel marin ?

biere sel marinDes canadiens ont mutualisé leur savoir-faire pour créer un breuvage aux accents marins, qui se marie avec le goût du homard.

Un couple de Canadiens vendant du sel de l’océan Atlantique s’est associé avec un ami brasseur pour créer une bière à base de sel marin, dont la distribution commerciale va bientôt débuter.

Chaque jour, Colin Duggan plonge son seau dans les froides eaux de la côte est du Canada puis remplit d’imposantes marmites dans sa maison du centre-ville de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, où son épouse Audrey fait bouillir l’eau et filtre le sel. Le couple a démarré Tidal Salts, sa petite entreprise, il y a trois ans, et vend ses contenants de sel marin en ligne et dans des épiceries spécialisées partout au Canada. «J’ai grandi au bord de l’océan, ce premier goût du sel évoque des souvenirs de plage», raconte M. Duggan à l’AFP.

Se marie avec le goût du homard
Son ami Stefan Gagliardi, qui travaille dans une des plus vieilles brasseries du continent, Alexandre Keith’s, était à la recherche d’une bière qui se marie avec le goût du homard, fer de lance de la Nouvelle-Écosse qui en est le premier exportateur mondial.

«D’habitude, on marie le homard avec du champagne, mais cela est coûteux et je voulais une alternative moins chère», explique M. Gagliardi. Après avoir essayé une Gose allemande pour accompagner un plat de homard, il a décidé d’utiliser le sel de l’entreprise de son ami pour créer Le Passage, bière d’inspiration allemande aux accents marins. Les bières Gose, amères et salées, ont été brassées pendant environ mille ans en Allemagne avant de disparaître temporairement pendant la Seconde Guerre mondiale.

«J’ai grandi au bord de l’océan»
Récemment, cette sorte de bière a fait un retour sur le devant de la scène avec l’essor des microbrasseries en Amérique du Nord, mais aussi en Jordanie, où la première microbrasserie du pays, Carakale Brewing Company, utilise du sel de la Mer morte pour confectionner sa Gose maison.

«Les saveurs que vous obtenez de ce sel sont uniques, et ils rendent la bière unique», avec «une acidité citronnée, un côté sec accentué par la salinité» selon M. Gagliardi. La première livraison de la bière, pour l’instant confinée aux provinces atlantiques, aura lieu début mai. «Si c’est un succès, nous pourrions étendre sa distribution au reste du Canada et aux États-Unis», estime M. Gagliardi.

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Lidl relance la guerre du Thermomix avec un modèle connecté presque 1000 euros moins cher

thermomix lidlAprès l’immense succès de son robot cuiseur phénomène, Lidl va lancer le 3 juin prochain une version connectée de son Monsieur Cuisine qui sera vendue 359 euros. Soit 940 euros de moins que le nouveau Thermomix qui sortira au même moment.

La guerre des robots multifonctions va monter en intensité dès cet été. Alors que le champion allemand Vorwerk vient d’annoncer la sortie prochaine de son nouveau Thermomix connecté, son grand rival Lidl lui répond du tac au tac.

Le distributeur va mettre sur le marché en France son très attendu nouveau Monsieur Cuisine lui aussi connecté. Sobrement baptisé Monsieur Cuisine Connect, l’appareil sera vendu le 3 juin prochain dans les 1500 supermarchés français de l’enseigne.

Alors que le nouveau Thermomix coûte 1299 euros, la version de hard-discounter sera, elle, proposée à 359 euros. « Un prix particulièrement attractif qui le rend accessible à tous », assure Lidl dans un communiqué. Lancé fin 2018 en Allemagne au tarif de 300 euros, le Monsieur Cuisine Connect s’est tellement bien vendu que Lidl a vite épuisé ses stocks. C’est peut-être ce qui explique le prix plus élevé qui sera pratiqué en France (59 euros plus cher).

Et après le succès du modèle précédent déjà vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires en France, Lidl s’attend à faire un nouveau carton. « Nous avons fait des gros stocks pour qu’il soit présent quinze semaines dans au moins 250 magasins », assure Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France qui ne communique pas sur le nombre précis d’appareils mis en vente mais qui compte en commercialiser « plusieurs dizaines de milliers ».

Déjà vendu en Belgique et en Allemagne, le Monsieur Cuisine Connect est proposé avant sa sortie française sur Leboncoin à des tarifs très élevés, preuve de l’engouement des clients de l’enseigne.

A l’occasion de ce lancement, Lidl réajuste aussi le prix du modèle précédent, qui passera de 229 à 179 euros à compter du 23 avril. Mais la version connectée du Monsieur Cuisine, deux fois plus onéreuse, apporte des innovations très attendues des utilisateurs. Il dispose d’un écran tactile de 7 pouces comme le nouveau Thermomix qui permet d’accéder à un choix de 450 recettes classées par ordre alphabétique, par thèmes ou par mot clé. Connecté au wifi, le robot pourra se mettre automatiquement à jour et ce gratuitement. Dix nouvelles recettes seront ainsi ajoutées chaque mois.

Surtout, les concepteurs de ce nouveau modèle ont semble-t-il écouté les critiques souvent faites à ce type d’appareil à savoir la petite taille du bol. Sur l’ancien Monsieur Cuisine ou sur les Thermomix, il fallait se contenter de 2,2 litres. Un peu juste pour cuisiner pour cinq personnes ou plus. Ce « Thermomix killer » dispose lui d’un bol de 3 litres.

Un petit plus qui, outre son prix, pourrait faire la différence face au Thermomix TM6 que Vorwerk s’apprête à mettre sur le marché. Vendu près de 1000 euros plus cher, le modèle de l’entreprise allemande propose certes une plus large gamme de recettes (plus de 5000 en langue française contre 400 pour celui de Lidl) mais pour bénéficier des mises à jour de nouvelles préparations il faut s’abonner au service Cookidoo facturé 36 euros par an.

Fatalement « made in China »
Plus largement, l’appareil de Lidl semble soutenir la comparaison avec le Thermomix. Déjà testé par le site spécialisé Les Numériques, le Monsieur Cuisine Connect récolte la note de 5 étoiles sur 5. « Avec ce Monsieur Cuisine Connect, la marque de Lidl montre qu’elle peut s’imposer sur un marché très concurrentiel et largement dominé par Vorwerk avec son Thermomix, écrit le site. Il jouit d’un rapport qualité/prix imbattable. »

Mais comment Lidl peut proposer un produit qui semble soutenir la comparaison avec celui de Thermomix pour près de 1000 euros de moins ? « La vraie question c’est comment nos concurrents font pour proposer un produit si cher », ironise Michel Biero. Le secret c’est le lieu de fabrication. Car si l’appareil est conçu an Allemagne au siège du groupe à Neckarsulm, près de Stuttgart, il est produit en Asie.

« Une usine en Chine travaille exclusivement pour nous sur la production du Monsieur Cuisine », assure Michel Biero. La firme dispose à Hong-Kong d’un bureau employant une centaine de personnes pour acheter les produits et gérer la production de ses appareils électroménagers vendus sous la marque Silvercrest.

Le Thermomix à la relance
A contrario, Vorwerk a fait le choix d’une production en Europe. Principalement, en France près de Chartres, mais aussi en Allemagne. Ce qui fatalement fait gonfler le prix de vente final. Pourtant, malgré des ventes en demi-teinte depuis deux ans, l’entreprise qui commercialise le Thermomix ne compte pas changer de stratégie.

« Notre produit est fabriqué en France avec des matériaux de qualité, il peut être réparé car nous luttons contre l’obsolescence programmé et surtout il propose des innovations importantes, assure Bertrand Lengaigne, le directeur commercial de Thermomix France. On ne veut pas détruire notre stratégie de qualité avec des produits moins chers. » La marque assure se satisfaire de cette concurrence qui fait parler de l’ensemble de la catégorie.

Sauf qu’en touchant un large public qui n’a peut-être pas les moyens de s’offrir un robot à 1300 euros, Lidl commence à faire de l’ombre à Vorwerk et son Thermomix. En 2017, les ventes du robot star ont reculé de 15% et la marque refuse de communiquer les chiffres de ventes de l’année 2018. L’entreprise qui emploie 12.000 personnes dans le monde songe à supprimer 320 emplois.