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Cacolac redevient une entreprise familiale

cacolacLe président de Cacolac, membre de la famille fondatrice, qui a redressé l’entreprise tombée en désuétude dans les années 2000, annonce ce lundi avoir racheté l’intégralité de son capital.

La marque bordelaise emblématique redevient une entreprise familiale saine, après des années d’atermoiements. Christian Marvel, président de l’entreprise de lait chocolaté et membre de la famille cofondatrice, vient de racheter la totalité du capital de l’entreprise.

L’entreprise née en 1954 près de Bordeaux avait été revendue par la famille au fonds d’investissement Trixaim en 2011. À cette époque, la boisson chocolatée est boudée par les consommateurs. Les ventes, qui s’élevaient à 25 millions de bouteilles à son apogée dans les années 80 et 90, plafonnent à 15 millions. La société, confrontée à des mastodontes comme Danone et Nestlé, perd de l’argent en 2012, 2013 et 2014.

En 2014, Christian Marvel, membre d’une des familles cofondatrices de Cacolac, rachète les parts du fonds Trixaim, puis devient le président de l’entreprise. Avec les fonds d’investissements régionaux Galia et Irdi Soridec, ils remettent de l’argent dans la société. 1,2 millions d’euros au total.

Cette somme, la marque va l’utiliser pour rajeunir l’image du Cacolac avec des nouveaux slogans, des campagnes sur les réseaux sociaux et surtout, de nouveaux produits. Par exemple avec des Cacolac caramel puis praliné noisettes. En 2015, l’entreprise renoue avec les bénéfices. En 2017, elle se met au vert, avec des Cacolac bio, un au chocolat et un autre au café. Cette année-là, les ventes s’envolent de 15%.

Un chiffre d’affaires en hausse
Deux ans plus tard, les reins de l’entreprise qui compte 34 salariés sont solides. Son chiffre d’affaires dépasse l’objectif de 10 millions d’euros, et atteint même 11,5 millions d’euros en 2018. C’est plus que la meilleure année de son histoire, en 1994, lorsqu’elle réalisait 52 millions de francs de ventes soit un peu moins de 11 millions d’euros d’aujourd’hui.

C’est le moment qu’a choisi Christian Marvel pour racheter leurs parts aux deux fonds qui l’ont aidé à sortir l’entreprise de l’ornière. Avec encore d’autres perspectives de croissance en tête: Cacolac prévoit notamment de se lancer dans le BtoB, en proposant à d’autres fabricants de boissons des services de mise en cannette et en bouteille.

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Une entreprise sur six en « alerte rouge » pour l’égalité salariale

entreprisePrès de 16% des entreprises de 250 à 1.000 salariés ayant publié leur index sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes « sont en alerte rouge » et doivent améliorer leurs pratiques d’ici trois ans, sous peine de sanction, avertit la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Près de 16% des entreprises de 250 à 1.000 salariés ayant publié leur index sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes « sont en alerte rouge » et doivent améliorer leurs pratiques d’ici trois ans, sous peine de sanction, avertit la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Les entreprises moyennes de 250 à 1.000 salariés  avaient pour obligation au 1er septembre de publier le score obtenu sur cet index conçu par le gouvernement pour éradiquer les inégalités au travail d’ici la fin du quinquennat.

« A l’heure actuelle, 64% des entreprises de 250 à 1.000 salariés ont déjà mis en place cet index et 16% d’entre elles sont en alerte rouge », ce qui signifie qu’elles n’obtiennent pas la note de 75 sur 100, a déclaré Muriel Pénicaud dans une interview publiée vendredi par Le Parisien.

L’index mesure les écarts de rémunération, les écarts de taux d’augmentations individuelles, les taux de promotion, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation dans l’année au retour d’un congé maternité ainsi que la place des femmes parmi les dix plus hautes rémunérations.

Les entreprises de plus de 1.000 salariés, qui devaient publier leur score au 1er mars dernier, l’ont fait « dans leur quasi totalité », a précisé la ministre. Seule huit d’entre elles n’ont pas réagi aux relances du gouvernement et ont été mises en demeure.

Les entreprises qui ne se conformeront pas à ce demandes dans le délai imparti se verront imposer une sanction financière allant jusqu’à un pour cent de leur masse salariale.

« Révolution culturelle »
Le gouvernement espère, à travers cet outil, créer une véritable « révolution culturelle », la loi étant pour l’instant peu appliquée en la matière. Les écarts de salaire non expliqués entre les hommes et les femmes sont ainsi encore de 9%.

« Nous misons sur l’émulation positive que la transparence des données va entraîner. De nombreuses études démontrent que les entreprises qui pratiquent l’égalité sont aussi plus performantes », explique Muriel Pénicaud.

« Cet index va jouer sur leur réputation. (…) Quelle femme ou quel homme moderne aura envie demain de travailler dans une entreprise ringarde qui discrimine les femmes ?« , précise-t-elle.

Elle admet que la plupart des chefs d’entreprise ne font pas exprès de discriminer, et que certains « tombent des nues » lorsqu’ils apprennent leur score.  Les entreprises de 50 à 200 salariés devront pour leur part publier l’index à partir du 1er mars 2020. Les plus petites entreprises sont exemptes de cette obligation.

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Comment bien intégrer les autistes Asperger dans l’entreprise

autistes AspergerHypermémoire, facilités en calcul et en codes … Les capacités exceptionnelles des personnes atteintes de ce trouble commencent à intéresser les entreprises informatiques et spécialisées en gestion.

Leurs exploits derrière l’ordinateur font parfois oublier un peu vite qu’ils sont atteints d’un trouble neurologique. Qui affecte la communication et les interactions sociales. Alors avant de recruter des autistes Asperger, il est nécessaire que les entreprises se renseignent un minimum pour réussir leur intégration.

Les codes de l’entreprise
Peiné d’apprendre que sur 400.000 adultes autistes, 1% seulement est employé, Laurent Delannoy a co-fondé l’entreprise adaptée Avencod en 2016 en prenant le parti d’embaucher uniquement des personnes autistes. Lui a passé trente ans dans les rangs de mastodontes de l’informatique. Il s’est inspiré de l’expérience de Microsoft et s’est rendu compte de leur potentiel dans le développement et la gestion du big data, ces interminables bases de données.

Alors il a créé ce sas avant leur intégration dans le milieu ordinaire. L’an prochain, un de ses sept salariés intégrera directement les effectifs d’Amadeus. Avant cela, ils travaillent en lien avec un neuropsychologue qui leur explique les codes de l’entreprise. Et vice versa. Le spécialiste se déplace chez le client pour « démystifier et apprendre la traduction du comportement d’une personne atypique », explique Laurent Delannoy.

Écarter les facteurs d’angoisse
Car « le stéréotype de l’enfant autiste qui se tape la tête contre les murs est celui que l’on retient alors que c’est extrêmement rare chez les adultes autistes », assure Flora Thiébaut, cofondatrice de la filiale française de l’Allemand Auticon, également psychologue clinicienne responsable du recrutement des personnes autistes.

Pour qu’ils se sentent à l’aise, il faut les rassurer dans leur routine, sensibiliser les collègues au mode de communication propre aux personnes autistes, écarter les facteurs d’angoisse, notamment en prévoyant de légers aménagements de poste de travail. Beaucoup ont une hypersensibilité sensorielle, comme des hyperacousies.

Quand ce sont les bruits qui viennent de derrière qui sont source de stress, il suffit de placer son poste de travail dans un coin, dos au mur, par exemple. Des casques antibruit et bouchons d’oreilles aident aussi.

Efforts humains
« Les aménagements fonctionnels sont assez simples. Ce sont les aménagements humains qui sont plus compliqués. Aux collègues de faire l’effort de ne pas être bruyants dans l’open space ou de s’habituer à la franchise des autistes, même si elle peut blesser, car ils n’ont pas de filtres », estime Philippe Bouchard, responsable de la mission handicap de Randstad France. Le groupe a d’ailleurs produit un guide spécifique en partenariat avec Autisme France en 2012. Un mode d’emploi tout prêt pour envisager l’embauche.

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Décès du créateur des emballages Tetra Pak

L’industriel suédois Hans Rausing s’est éteint à 93 ans. «Hans Rausing avait une force exceptionnelle et jusqu’au bout un engagement pour l’entrepreneuriat en Suède et dans le monde», a indiqué sa famille dans un communiqué.

En 1929, son père, Ruben Rausing, avait fondé dans le sud de la Suède une usine spécialisée dans le conditionnement. Il y développe le premier emballage en carton de forme de tétraèdre, un berlingot, pour les produits laitiers, ce qui va révolutionner le conditionnement des boissons.

Né en 1926, Hans Rausing fait grandir l’entreprise, baptisée en 1951 Tetra Pak, en référence à la forme des emballages. Directeur-général puis président du groupe, il multiplie les innovations qui le font connaître au-delà des frontières du royaume scandinave.

Machines à lait UHT
«Quand j’ai commencé comme DG en 1954, Tetra Pak avait sept employé et en 1993 quand j’ai quitté mes fonctions de président, nous étions 36 000», avait-il expliqué en 2008, dans une rare interview au quotidien suédois Sydsvenskan. Sous son impulsion, et celle de son frère à qui il revendra ses parts en 1995, Tetra Pak améliore ses emballages avec des matériaux aseptisés et de nouvelles formes, c’est la création des briques, mais aussi le conditionnement du lait en développant les machines à lait UHT.

En 1991, Tetra Pak acquiert Alfa Laval, l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements et d’usines pour les industries agroalimentaires et le secteur de l’agriculture. Le groupe devient ensuite Tetra Laval.

Réputation entachée
La fortune de Hans Rausing, qui avait quitté la Suède pour le Royaume-Uni pour des raisons fiscales dans les années 1980, est estimée à 12 milliards de dollars (10,9 milliards d’euros) selon le magazine Forbes.

La réputation de la famille avait été entachée en 2012 quand son fils, toxicomane, avait été condamné à la prison avec sursis pour ne pas avoir fait enterrer sa femme, dont le corps décomposé avait été retrouvé à leur domicile. Le cadavre d’Eva Rausing, qu’il avait rencontrée à la fin des années 1980 dans une clinique de désintoxication, était alors dans un état de décomposition avancé.

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De l’argent versé gratuitement aux ménages : la « monnaie hélicoptère » peut-elle relancer l’économie ?

argentAlors que l’inflation et la croissance demeurent modestes, de plus en plus d’économistes suggèrent aux banques centrales de financer directement l’économie sans passer par les circuits économiques traditionnels pour relancer la demande.

Il s’agirait en clair de donner de l’argent aux ménages et aux entreprises pour les inciter à consommer et investir.

Le concept n’est pas nouveau mais il continue de gagner du terrain. Alors que les banquiers centraux se sont retrouvés à Jackson Hole vendredi pour leur réunion annuelle, la société multinationale de gestion d’actifs BlackRock s’est particulièrement fait remarquer en suggérant aux banques centrales de « mettre de l’argent directement dans les mains des consommateurs des secteurs privés et publics » afin de relancer la croissance et l’inflation, rapportent Les Échos.

Cette proposition reprend le concept de « monnaie hélicoptère » défini pour la première fois par Milton Friedman en 1969. À travers cette expression, l’économiste américain décrit de manière imagée l’idée selon laquelle les autorités monétaires largueraient par hélicoptère au-dessus de la population les billets qu’elles impriment.

Créer de l’inflation
En clair, il s’agirait pour la BCE par exemple de verser directement l’argent créé dans les poches des citoyens européens, sans passer par le circuit traditionnel des banques commerciales qui peinent parfois à convertir les liquidités qu’elles reçoivent des banques centrales en argent « réel », via des crédits. Ce dispositif n’implique aucune contrepartie, à l’inverse de ce qui se pratique lorsque la banque centrale fait tourner la « planche à billets » pour financer le déficit public.

En Europe, l’objectif final de cette proposition, qui n’a jamais dépassé le stade de la théorie, serait de stimuler la demande des ménages (consommation) et des entreprises (investissement) pour créer de l’inflation et se rapprocher des fameux 2% souhaités par Bruxelles. Dans la même optique, les économistes de BlackRock proposent d’offrir des prêts à taux zéro perpétuels à tous les citoyens adultes de la zone euro.

Une alternative à la politique monétaire conventionnelle
Dans la pratique, les économistes de BlackRock préconisent de confier aux banques centrales la gestion d’un compte spécial de dépenses. Mais pour éviter qu’une quantité excessive de liquidités inonde les ménages et les entreprises, le gestionnaire d’actifs conseille d’en limiter la taille de sorte que le compte puisse être clos une fois l’objectif d’inflation atteint.

Deux raisons justifient la mise en pratique de la « monnaie hélicoptère », selon BlackRock. D’abord, les taux d’intérêt sont déjà à des niveaux historiquement bas, voire négatifs. Autrement dit, la BCE n’a plus beaucoup de marge de manœuvre dans sa politique monétaire conventionnelle qui consiste à baisser ses taux pour encourager les emprunts et donc la demande. D’autant que l’efficacité de cette mesure semble limitée, l’inflation et la croissance demeurant encore aujourd’hui particulièrement faibles.

De leur côté, les États, qui se serrent déjà la ceinture, ne semblent pas prêts à utiliser les instruments budgétaires à leur disposition (dépenses publiques, endettement public …) pour relancer la croissance et l’inflation. Alors, autant confier directement aux banques centrales la mission de stimuler le pouvoir d’achat des ménages, selon BlackRock.

Risque de thésaurisation
De plus en plus d’économistes estiment que l’idée de « l’hélicoptère monétaire » permettra de relancer l’économie mondiale. Mais les banques centrales rechignent. En Europe, le président de la BCE Mario Draghi avait jugé en 2016 la proposition intéressante tout en ajoutant qu’elle n’avait pas encore été étudiée par la BCE.

Il faut dire que cette pratique comporte un risque majeur : la thésaurisation. Rien ne dit en effet que les ménages joueront le jeu. Ils peuvent très bien épargner leurs gains supplémentaires, auquel cas la mesure perdrait en efficacité. L’autre risque serait de voir le surplus de consommation profiter avant tout aux produits importés hors UE.

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La nouvelle génération attend plus des sociétés

jobs luxembourgLe rapport de force des générations Y et Z (nées après 1980) avec les entreprises est en train de changer. Elles sont priées de sauver la planète.

Le groupe Deloitte vient de publier cette semaine la 8e édition de son «Millenial Survey» (à traduire par enquête sur les générations millenial). Elle concerne les attentes des dernières générations Y et Z nées après 1980 par rapport au monde de l’entreprise et au marché du travail.

41% des étudiants interrogés se disent attirés par le secteur des nouvelles technologies. Un domaine qui séduit aussi bien les ingénieurs que les profils universitaires classiques. Le luxe (32%), les activités de conseil (26%), l’énergie (25%) et l’industrie (23%) sont les autres secteurs d’activités les plus plébiscités.

Petits boulots, oui mais bien payés
Les entreprises sont jugées sur leur capacité à générer un impact sociétal positif à travers la nature des produits et des services qu’elles conçoivent. Cette recherche de sens passe également par les emplois alternatifs. 80% des générations Z envisagent de rejoindre la «gig economy», l’économie des petits boulots en français.

Petits boulots, certes, mais encore faut-il être bien payé. 82% des jeunes Y et Z sondés l’érigent comme une condition sine qua non devant «travailler sur des sujets intéressants».

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Les fabricants et distributeurs de boissons veulent une mise en place de consignes

plastiqueDans une tribune, les industriels de la boisson prônent la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », affirment-ils.

Les représentants des fabricants et distributeurs de boissons se déclarent favorables à la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes aux fins de recyclage, dans une tribune parue samedi 6 juillet sur le jdd.

Le projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire doit être présenté mercredi au conseil des ministres par la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson, qui soutient un système de consigne. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », estiment les signataires de la tribune.

« Le dispositif actuel ne permet pas de faire progresser assez vite le tri et le recyclage de nos déchets ménagers. Il ne permet pas d’atteindre les objectifs nationaux et européens de 90% de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique et de 30% d’intégration de matière recyclée », écrivent-ils.

Les signataires représentent Boissons énergisantes France (BEF), Boissons rafraîchissantes de France (BRF), la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la Fédération nationale des boissons (FNB), la Confédération nationale du commerce de gros et international (CGI), le Syndicat des eaux de sources (SES), le Syndicat national du lait de consommation, l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruit, et enfin Citeo.

« Seuls les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent, voire dépassent, l’objectif de 90% de collecte. En Finlande, 91% des bouteilles en plastique PET consignées sont retournées , 90% au Danemark et 97% en Allemagne. Cette réalité oblige à étudier sérieusement cette solution pour la France », expliquent-ils.

Des réserves quant aux consignes
« La mise en place de la consigne pour recyclage s’inscrirait dans un contexte plus large d’évolutions du modèle de collecte sélective et de tri », disent-ils, évoquant la généralisation de la collecte des biodéchets d’ici à 2025, « l’harmonisation nationale des couleurs des bacs ou la généralisation d’un tri séparé du papier-carton ». Ce « saut de performance » cependant « ne sera possible que si tous les acteurs engagent des discussions ».

Des fédérations professionnelles du recyclage ont de fait exprimé des réserves sur la consigne. La Fnade, la fédération des entreprises du recyclage et du traitement des déchets, se préoccupe du « coût associé » à sa mise en place. La fédération Federec préconise plutôt un nouveau mode de tri « clarifié et simplifié ». À propos de la consigne, « je ne crois pas à une solution à la va-vite », a déclaré Mme Poirson au JDD. « Le principe est arrêté car c’est le seul qui garantit des niveaux de collecte très élevés, mais il reste à déterminer le comment. Est-ce qu’il faut une consigne pour le recyclage, pour le réemploi, uniquement pour les emballages plastiques ou aussi pour le verre ?« .

Pour elle, « cette loi marquera un vrai tournant écologique » et constituera « une réponse au débat stérile entre croissance et décroissance ». Le projet de loi veut notamment renforcer le principe du pollueur-payeur. « Des pans entiers de notre économie ne prennent pas en charge le traitement de leurs déchets, supporté par les collectivités, donc par les impôts locaux : les articles de bricolage, de jardinage, de sport, les jouets, les mégots… Ça va changer », dit-elle. « On produit l’équivalent de 5 T de déchets par an et par personne (…) Un des secteurs qui doivent réagir, c’est la construction », ajoute-t-elle, relevant que « 600 kilos sont des déchets ménagers, 700 kilos des déchets d’entreprise. Tout le reste vient du BTP. »