Publié dans Texte Histoire, Légende

Invitation de la folie

cache-cacheLa Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent.

Après le café la Folie proposa : On joue à cache-cache ?
– Cache-cache ?
C’est quoi, ça ?  demanda la Curiosité.
– Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3, … la Folie commença à compter. L’Empressement se cacha le premier, n’importe où. La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher. L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher. La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

– CENT  cria la Folie, je vais commencer à chercher. La première a être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité …

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l’Amour. Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : c’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil. La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours. L’Amour accepta les excuses. Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours.

Auteur : Jean de la Fontaine

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Publié dans Texte Réflexion

Les 7 péchés capitaux

7 péchés capitauxL’avarice : Ne penser qu’à ses propres intérêts. Ne penser qu’à amasser des richesses. L’avarice peut aussi se manifester dans les actes, dans les mots. Économie de son temps. L’avare jouit d’accumuler de l’argent, un attachement excessif à l’argent, voir maladif.

L’orgueil : Sentiment, état de l’âme où naît une opinion trop avantageuse de soi-même. Défaut qui consiste a se croire supérieur aux autres. État de l’esprit qui pense qu’il fait mieux que tout le monde. Une estime excessive de sa propre valeur.

L’envie : Convoiter le bonheur, les avantages des autres. L’envieux n’éprouve aucun plaisir dans son défaut.  Quand il est en pleine crise d’envie, il ne se fait absolument aucun bien, il rumine, se ronge les sangs, grommelle, s’auto-déprécie, jalouse, et finalement, il se fait du mal à lui-même sans se faire aucun bien en compensation.

La luxure : Recherche des plaisirs sexuels. Rien à voir avec la notion de luxe à laquelle elle est classiquement attribuée. La luxure et le luxe ne sont pas du même monde. Ces notions ont été amalgamées bêtement. La luxure ne concerne que le fait de chercher les plaisirs de la chair. Les plaisirs charnels, de l’amour physique sont les seuls concernés. Celui qui aime la luxure profite des plaisirs du corps.

La colère : Prompte émotion agressive se manifestant par une forte expressivité gestuelle et verbale pouvant devenir incontrôlable. Si le sujet réel de la colère ne peut être abordé en face, des déplacements peuvent se produire, ayant pour cible des objets ou êtres, parfois sans défenses. Un emportement violent qui se traduit par de l’agressivité. Être en colère pour quelque raison que se soit. Le coléreux est content de marquer son territoire, de savoir s’affirmer.

La paresse : Refuser la moindre action. Le fainéant est un oisif paresseux, la paresse est très facile à atteindre. Il s’agir de ne pas bouger ses fesses, de laisser littéralement les choses se faire. le paresseux se repose avec béatitude et se laisse aller à la rêverie.

La gourmandise : Ne résister à rein. Le gourmand savoure ce qu’il mange. Tentation trop forte des bonnes choses à s’en goinfrer sans modération. La gourmandise est une préférence passionnée, passionnante, irraisonnée et habituelle pour des mets qui flattent le goût. La gourmandise est ennemie des excès. L’église catholique considère la gourmandise comme le septième péché capital.