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Pourquoi le monde entier s’arrache le miel cubain

mielAlors que partout dans le monde le nombre d’abeilles diminue, elles trouvent un environnement favorable à leur développement à Cuba.

Une situation qui ravit les apiculteurs locaux : 95% de la production est exportée, essentiellement vers l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, pour un chiffre d’affaires de 18 millions de dollars en 2017.

Dans les vallées de la province de Matanzas, à Cuba, les abeilles virevoltent au grand air sans la menace des pesticides qui déciment leur population dans le reste du monde.

« L’abeille n’est faite ni pour les zones urbaines ni pour les zones rurales, elle est faite pour la montagne », affirme l’ingénieur en mécanique Rogelio Marcelo Fundora, 51 ans, propriétaire avec son frère Santiago Esteban,  un enseignant de 54 ans,  de 600 ruches où s’activent des milliers d’ouvrières ailées. Dans cette atmosphère idyllique, « l’an dernier nous avons obtenu 80 tonnes de miel », se félicite Santiago.

Quasiment pas de produits chimiques
Partout dans le monde, scientifiques et défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme sur la diminution du nombre d’abeilles sous l’effet de l’agriculture intensive, des maladies et des pesticides. Mais pas à Cuba, où les abeilles semblent particulièrement en forme.

Leur environnement est devenu pur avec la crise économique des années 1990 provoquée par l’effondrement de l’Union soviétique  : celle-ci fournissait à l’île des milliers de tonnes de pesticides, fertilisants et herbicides,  quand cet apport a subitement cessé, Cuba n’a pas eu d’autre choix que de développer des alternatives naturelles, ce qui a réduit à quasiment zéro le recours aux produits chimiques, si néfastes aux populations d’abeilles et à la qualité du miel.

Jusqu’à 160 kilos de miel par ruche
A Cuba, la production moyenne est de 51 kilos de miel par ruche, un niveau considéré comme élevé. Les frères Fundora, rois de l’apiculture sur l’île, affichent des rendements jusqu’à trois fois supérieurs, allant jusqu’à 160 kilos de miel par ruche. De leurs 21 ruchers, à flanc de colline près du village de Navajas (140 km à l’est de La Havane), les deux frères extraient un miel qu’ils assurent « propre », libre de tout produit chimique.

Malgré ses 8.834 tonnes de miel produites en 2018,  soit 1.300 de plus que l’objectif visé par l’Entreprise apicole cubaine (Apicuba, public).  Cuba reste bien loin derrière l’Argentine, premier producteur d’Amérique latine avec 76.000 tonnes de miel en 2018, selon les chiffres de 2017 de l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Sur le total cubain, « environ 1.900 tonnes » ont été certifiées comme miel biologique, un « record » national, se félicite auprès de l’AFP le directeur de la technique et du développement d’Apicuba, Dayron Alvarez.

Presque toute la production de miel cubain est exportée (95%), essentiellement vers l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, pour un chiffre d’affaires de 18 millions de dollars en 2017. Et « nous essayons d’entrer sur le marché chinois et celui de l’Arabie saoudite », indique Dayron Alvarez.

Plus de 2600 dollars la tonne
Apicuba a le monopole sur l’exportation : les apiculteurs ayant plus de cinq ruches doivent lui vendre leur miel. En échange, l’organisme leur fournit à prix réduits carburant et matériel. Il paie jusqu’à 1.000 dollars par tonne aux apiculteurs (l’île en compte 1.660) et vend son miel à des prix différents selon les pays, qui ne sont pas rendus publics. A partir des chiffres de 2017, on peut en déduire un prix moyen de 2655 dollars la tonne.

Avec une qualité excellente grâce à « la tendance à peu utiliser les produits chimiques », explique le biologiste Adolfo Pérez, directeur du Centre d’investigations apicoles. Dans la campagne cubaine, les abeilles ne sont exposées à aucun grand risque naturel ni menace humaine et profitent d’une température estivale toute l’année et d’une humidité qui leur assure des fleurs en permanence, affirme Santiago. « Nous n’utilisons aucun produit chimique lors de la fumigation des ruchers ou du désherbage », ni « aucun antibiotique », ajoute-t-il, des produits de toute façon difficiles à obtenir en raison de l’embargo américain en vigueur depuis 1962.

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Acheter en vrac pour préserver la planète : les Français s’y mettent

acheter en vracDe plus en plus de Français, qui souhaitent réduire les emballages, privilégier les produits locaux tout en maîtrisant leur budget, se sont tournées vers la vente en vrac. Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise.

La vente en vrac a capté l’air du temps et conquiert les consommateurs en France, même s’il s’agit encore d’un marché de niche. S’approvisionner dans une épicerie vrac est « une de mes résolutions de la nouvelle année » : « je suis devenue végétalienne l’année dernière et je me suis rendue compte que c’était dans la logique des choses de faire du zéro déchet », confie à l’AFP Nolween Delage, graphiste de 25 ans et cliente de La Recharge à Bordeaux.

Cette épicerie a réintroduit le système de consigne avec l’objectif de travailler en circuit court avec des producteurs locaux, explique à l’AFP son cogérant, Jules Rivet, dont la clientèle a quadruplé en quatre ans.

La France est en avance
Un chiffre qui n’étonne pas Célia Rennesson, directrice générale de Réseau Vrac, l’organisation qui fédère 600 acteurs de la filière: « dans les faits et dans les chiffres, la France est en avance sur ses homologues européens », souligne-t-elle à l’AFP.

De 15 épiceries spécialisées dans le vrac il y a quelques années, la France en compte désormais 200, loin devant la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Et selon le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 47% des Français ont acheté au moins une fois en 2018 des produits alimentaires en vrac, contre 32% en 1998.

Pour Célia Rennesson, plusieurs raisons expliquent ce succès : « le commerce de bouche, de proximité, est clairement inscrit dans l’ADN français; on a pris depuis très longtemps des habitudes de vrac dans les magasins bio comme Biocoop et enfin le mouvement zéro déchet est très ancré en France ».

Franprix a équipé 150 de ses magasins
Littéralement, « le vrac est la vente de produits à la pesée, donc au poids, et non pré-emballés », sachant que l’alimentaire compte pour 80% de l’offre, le reste étant de l’hygiène/beauté, souligne Célia Rennesson. Si le vrac connaît un tel développement, c’est que les clients « sont précautionneux sur ce qu’ils consomment, qu’ils veulent plus de transparence, de sain et de bio, et qu’ils sont attachés à l’origine et la traçabilité des produits qu’ils achètent », selon elle.

Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise : Franprix (groupe Casino) a ainsi équipé, en seulement six mois, au moins 150 de ses magasins de rayons vrac. Et dans l’idée de réduire les emballages, Carrefour vient de lancer son opération « apporte ton contenant », autorisant ses clients à emmener leurs boîtes ou bocaux pour qu’y soient servis « les produits des stands en vente assistée »: poissonnerie, boucherie, charcuterie, fromagerie et pâtisserie.

Elargir le nombre de produits distribués en vrac
Pour Didier Onraita, président de « Day by day », le premier réseau du secteur avec ses cinquante points de vente, « il n’y pas vraiment de portrait-type du consommateur de vrac ». « Il y a les +engagés-pragmatiques+, très concernés par les impacts environnementaux et qui cherchent à maîtriser quantités et tarifs, puis les curieux, à la recherche d’un bénéfice personnel, et enfin les pressés, qui viennent chercher des produits de grignotage », détaille-t-il à l’AFP. « Quand on a commencé en 2013, c’était une habitude de consommation en voie de disparition et qui n’avait pas trouvé son modèle économique », relève ce connaisseur du secteur.

Aujourd’hui, « en apportant une réponse complète, on a recréé une dynamique de marché, présente sur tous les circuits de distribution », se réjouit-il. Pourtant, malgré le développement du réseau des épiceries, seule une minorité (moins de 1% de la population), s’est pour l’instant engagée de manière régulière dans ce mouvement.

Pour Célia Rennesson, « si on veut changer les choses, si on veut que ça ait un impact en termes de réduction du gaspillage alimentaire et des emballages, il faut augmenter le nombre de produits vendus en vrac et proposer une offre à moins de 10 minutes de chez soi ».

Mais attention, prévient Jules Rivet, « il faut que ce soit cohérent: faire du vrac industriel ou qui vienne du bout du monde, à quoi ça rime? ».

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Les gestes à connaître pour réduire notre production de déchets

ca commence par moiAuteur du livre « Ça commence pour moi », Julien Vidal nous délivre quelques astuces pour être davantage écoresponsables.

Chaque année, un Français produit en moyenne 350 kilos de déchets. Le premier geste écoresponsable conseillé par Julien Vidal est de faire ses provisions dans une épicerie en vrac.

Équipé d’un sac en tissu et de quelques récipients, il y trouve une gamme diverse d’aliments mais aussi des produits cosmétiques dépourvus de tout emballage. Ces magasins proposent des articles bons pour la santé et permettent de réduire drastiquement le gaspillage alimentaire et le rejet de détritus difficilement recyclables. « Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas », explique le militant écologiste.

Il est également possible de revaloriser nos ordures. Épluchures de fruits et de légumes, coquilles d’œufs, sachets de thé …  Tous les déchets organiques peuvent être déversés dans un composteur partagé si vous avez la chance d’en détenir un près de chez vous. « Ils vont lentement se dégrader pour se transformer en engrais », précise Julien Vidal.

Sensibiliser la population
Munis d’une pince et d’un sac, les membres de l’association Green bird se réunissent tous les mois pour collecter pendant une heure les déchets qui pavent Paris. « Un mégot comme ça, ça peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau », souligne Julien Vidal après avoir ramassé le bout de cigarette. Plus que de nettoyer la ville, l’association cherche à sensibiliser les citadins à la propreté des rues. « La nature, elle ne produit pas de déchets, (…) on ferait mieux de s’en inspirer », propose Julien Vidal.

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« La plus grandes des épidémies » décime les grenouilles à grande vitesse

grenouilleKermit pourrait bientôt devenir le symbole d’une espèce disparue.

En effet, comme le révèle un collectif de 41 scientifiques dans un article publié, le 29 mars, dans la revue Science, les grenouilles sont en danger d’extinction. Victimes d’une panzootie dont la gravité avait jusque-là été sous-estimée, plusieurs centaines d’espèces d’amphibiens sont déjà touchées.

Un champignon très contagieux
Tout commence dans les années 70 quand les chercheurs constatent que les mêmes populations d’amphibiens déclinent rapidement alors qu’elles évoluent dans un environnement préservé, non pollué et n’ayant pas subi la déforestation. 10 ans plus tard, ils notent que certaines espèces ont carrément disparu.

Il faut attendre la fin des années 90, comme le rappelle le New York Times pour que les scientifiques découvrent que les grenouilles en Australie et au Panama sont infectées par le même champignon mortel qu’ils nomment le Batrachochytrium dendrobatidis (appelé également le Bd, ndlr). Ce parasite aquatique est alors repéré dans d’autres pays à travers le monde et les chercheurs remontent sa piste et situent son origine dans la Péninsule de Corée.

Le Bd, qui provoque la maladie de la chytridiomycose, se contracte au contact d’autres animaux ou par les spores fongiques laissées à la surface de l’eau. Le champignon microscopique atteint alors les cellules de la peau et se multiplie. Les créatures infectées ne peuvent plus respirer par la peau, se mettent à peler et à suffoquer. Mais avant de mourir, elles parviennent encore à propager le parasite en sautant de mares en mares.

Plus de 500 espèces déjà tuées
Jusqu’à présent les scientifiques avaient estimé que 200 espèces de grenouilles et de salamandres avaient été touchées par la maladie mais la nouvelle étude montre des chiffres beaucoup plus alarmants.

Au moins 501 espèces d’amphibiens ont été affectées par la chytridiomycose et 90 espèces auraient disparu à cause de l’épidémie liée au Bd. L’Australie, l’Amérique centrale et du sud sont les plus durement touchées mais les populations d’amphibiens d’Afrique, d’Europe et de l’Amérique du nord sont également concernées. Selon ce rapport, on serait face à la plus grande épidémie ayant causé le plus de pertes au niveau de la biodiversité.

« C’est stupéfiant, jusqu’à présent, nous n’avions jamais eu affaire à une seule et même maladie capable de provoquer l’extinction de multiples espèces, sur de multiples continents et tout cela en même temps », a réagi auprès du journal San Francisco Gate, Jonathan Kolby, co-auteur de l’étude et herpétologue à l’Université James Cook en Australie.

Afin d’enrayer l’épidémie, certains chercheurs et organisations préconisent l’interdiction d’importer des amphibiens dont le commerce international augmente la propagation de l’agent pathogène.

Le Canada a déjà fait un pas en ce sens en limitant, depuis le 12 mai 2018, l’importation de toutes les espèces appartenant à l’ordre des Caudata (comme les salamandres, les tritons et les nectures), à moins qu’elle ne soit autorisée par un permis afin de « protéger les espèces de salamandres sauvages du Canada d’un champignon nuisible », précise le site du gouvernement. Quels autres pays suivront le mouvement pour préserver la biodiversité ?

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Des produits ménagers à remplacer pour être plus écolo à la maison

menageAfin de protéger l’environnement et votre santé, voici quelques alternatives vertes aux produits ménagers.

Les composés volatiles issus des produits ménagers classiques représentent un véritable danger pour notre santé, et constituent une part importante de la pollution de l’air à l’intérieur de nos maisons.

Une partie des composants, nocifs pour la faune et la flore, parviennent également à se glisser au travers des filtres des usines de traitement des eaux usées et polluent les cours d’eau et leurs rives. Voici donc quelques alternatives pour des produits plus économiques, plus sûrs, et plus respectueux de l’environnement.

Pour les surfaces
Pour les surfaces n’entrant pas directement en contact avec des aliments, telles que votre évier, lavabo, toilettes, céramique, etc., un simple mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre blanc suffit. Deux options se présentent à vous : saupoudrer la surface de bicarbonate, pulvériser de vinaigre blanc et laisser agir pendant une dizaine de minutes avant de nettoyer avec une éponge, ou utiliser ces deux produits directement sur l’éponge.

Pour des situations plus difficiles, comme dans le cas d’un évier bouché ou de dépôts de calcaire importants, optez pour les cristaux de soude. Versez-en une poignée dans votre évier ou saupoudrez-en en très fine couche sur la zone à traiter, et ajoutez du vinaigre blanc. Laissez agir une demi-heure avant de rincer à l’eau chaude, et dans le cas du calcaire, de nettoyer avec une éponge grattante. Pour les vitres, 3/4 d’eau tiède pour 1/4 de vinaigre blanc feront le travail parfaitement.

Pour nettoyer des surfaces en bois (parquet, table, ou autre) et les sols en terre cuite non vernissée, optez pour le savon noir. Mélangez-le à parts égales avec de l’eau chaude, nettoyez votre surface, puis rincez bien avec un linge humide. Le savon noir a l’avantage supplémentaire de nourrir le bois et ne contient généralement que 3 ingrédients : eau, potasse et huile de lin. Pour les tâches incrustées, le bicarbonate de soude et le citron pourront venir à la rescousse.

Pour le linge
Le savon noir s’avère être un allié de taille contre les taches de gras sur les vêtements. Frottez légèrement l’envers du vêtement avec un peu de savon là où se trouve la tache, puis lavez-le à la machine. Pour une machine classique, pensez à remplacer votre adoucissant par du vinaigre blanc (idéal contre le calcaire) et votre lessive industrielle par du savon de Marseille.

Pour un litre de lessive maison, mélangez 50g de savon de Marseille en paillettes et deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans une casserole d’eau chaude (non bouillante). Une fois le mélange homogène, laissez-le tiédir puis stockez-le dans un récipient fermé que vous agiterez régulièrement jusqu’à ce que la lessive soit froide. Le dosage se fait comme avec une lessive classique, déposez le produit directement dans le tambour, sur le linge.

Pour la vaisselle
Ce n’est pas là la seule utilité du savon de Marseille. Grâce à cette même recette, vous pouvez également laver votre vaisselle. Une autre recette consiste à mélanger un tiers d’eau chaude, 1 terre de savon noir et un tiers de vinaigre blanc dans un récipient avec une cuillère de bicarbonate de soude. Vous pouvez aussi choisir la solution plus simple de laver votre vaisselle au vinaigre blanc. Et pour faire des tablettes maison destinées au lave-vaisselle, c’est ici.

Dans tous les cas, pensez à porter des gants, en particulier lorsque vous manipulez du savon noir ou des cristaux de soude, abrasifs. Ventilez correctement la pièce : si ces produits sont bien plus sûrs, ils peuvent néanmoins causer des réactions chez les personnes asthmatiques ou allergiques, tout comme les produits ménagers industriels.

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La fermeture des centrales à charbon « toujours d’actualité »

Brune PoirsonInterrogée sur France Info sur la fermeture des centrales à charbon, elle a indiqué que « c’est bien sûr toujours d’actualité ».

La secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire Brune Poirson a assuré lundi que la fermeture des quatre centrales à charbon françaises d’ici la fin du quinquennat était « toujours d’actualité ».

Mme Poirson a également affirmé que l’objectif de la France était d’atteindre « la neutralité carbone d’ici 2050 », c’est-à-dire d’être à l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et les absorptions. Interrogée sur France Info sur la fermeture des centrales à charbon, elle a indiqué que « c’est bien sûr toujours d’actualité », rappelant que c’était « un engagement du président de la République ».

« On y travaille d’ailleurs de façon intense parce que ce n’est pas facile », a-t-elle dit, en notant que ces centrales fournissent de l’électricité à un million de personnes. Mme Poirson a souligné que le report de la présentation en Conseil des ministres de la loi sur l’énergie était motivé par la volonté « qu’elle soit la plus ambitieuse possible ».

Mais le calendrier du passage du texte devant l’Assemblée nationale n’est pas reporté, et reste prévu « d’ici à l’été », a-t-elle ajouté. « Nous voulons atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 », a déclaré la secrétaire d’État, jugeant cet objectif « très ambitieux ». « Ça suppose un certain nombre de choses et notamment (…) une réduction de notre consommation d’énergie de 20% d’ici 2030 » et de « moins 40%, aussi d’ici 2030, d’émissions de CO2 ».

En matière d’énergie nucléaire, « l’objectif est d’ici 2035 de fermer 14 réacteurs nucléaires » dont « deux en 2020 à Fessenheim », a rappelé Mme Poirson, qui a souhaité que l’EPR de Flamanville puisse ouvrir « le plus rapidement possible ». La France veut parallèlement « développer de façon massive les énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.

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Les énergies « vertes » sont-elles vraiment plus propres ?

eolienneLe changement climatique oblige les industriels à inventer de nouvelles technologies, et ce afin de rendre notre mode de vie moins polluant. Ainsi, la production d’électricité, nos déplacements et notre consommation alimentaire sont désormais jugés à travers le prisme de leur impact énergétique.

Ces dernières années ont vu l’explosion de technologies dites “non-polluantes” comme les éoliennes, les panneaux solaires ou encore les voitures électriques. Et si celles-ci ont effectivement un impact écologique moins fort que les technologies traditionnelles, elles ne sont pas pour autant complètement neutres.

Des métaux lourds dans les éoliennes
Les éoliennes, par exemple, fournissent une énergie renouvelable puisqu’elles utilisent le vent, tout comme les panneaux solaires tirent profit de la lumière du Soleil. Mais si ces technologies, une fois installés, semblent avoir un impact positif, celui leur fabrication, en revanche, est bien différent.

Ainsi, les panneaux solaires sont fabriqués à partir d’un métal rare, le silicium, dont l’extraction met en œuvre de nombreux procédés chimiques complexes et nécessite d’aller chercher le métal au milieu de la roche. Pour ce faire, l’utilisation de machines fonctionnant avec des combustibles fossiles est nécessaire.

De même, les aimants qui font tourner les éoliennes sont également fabriqués à base de métaux rares, comme le lutécium. Pour obtenir un kilogramme de ce métal, il faut extraire 1.200 tonnes de roche.

Les ruches urbaines en compétition avec celles sauvages
De même, l’installation de ruches en milieu urbain part d’un bon sentiment, avec la volonté de repeupler des espaces qui souffrent de la disparition progressive des insectes pollinisateurs. D’autant plus que les centre-villes sont petit à petit refleuris et qu’ils offrent aux abeilles un terrain de vie particulièrement propice.

Oui mais tout n’est pas aussi simple. Car les abeilles des villes et leurs cousines sauvages sont en fait des espèces complètement différentes, avec des modes de vie éloignés. Et les différentes espèces finissent par entrer en concurrence, la quantité de fleurs disponibles n’étant pas extensible.

De nombreux scientifiques appellent donc à la prudence quand est prise la décision d’implanter des ruches dans les villes, ceci afin de ne pas précipiter l’extinction des différents pollinisateurs sauvages.

Le dessalement indispensable, mais …
L’impact environnemental du dessalement, procédé permettant d’obtenir de l’eau potable à partir de l’eau de mer, est encore plus dramatique. 16.000 unités sont actives à travers le monde et produisent 95 millions de mètres cubes d’eau potable par jour.

Mais pour produire cette eau indispensable dans de nombreuses régions du monde, ce sont 142 millions de mètres cubes de saumure qui sont produits. Cette substance, chargée en sel et en produits chimiques, est rejetée dans la mer ou dans des bassins d’évaporation.

Ce sont les pays du Golfe Persique qui sont le plus dépendants de cette technologie, et ils rejettent à eux seuls 55% de la quantité de saumure mondiale. Et ces rejets ont un impact écologique fort dans les mers où ils sont rejetés.

Les biodiesels, les batteries de voitures électriques sont également des technologies dont les scientifiques espèrent bien encore améliorer l’impact environnemental dans les prochaines années. Pour que ces technologies vertes le restent.