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La fin des plastiques à usage unique en 2040 n’emballe ni l’industrie, ni les écolos

plastique.jpegAprès le vote par les députés de l’abandon du plastique à usage unique en 2040, les industriels déplorent une date « irréaliste », tandis que les écologistes la jugent trop tardive.

Les industriels de l’emballage plastique ont dénoncé mardi le vote la veille de l’Assemblée nationale, visant à une interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d’ici 2040.

De son côté, l’association WWF France a jugé l’échéance « trop tardive » en réclamant des « objectifs ambitieux et à court terme« . Cette mesure figure dans un amendement au projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire, actuellement examiné à l’Assemblée.

Françoise Andres, présidente d’Elipso, la fédération professionnelle des fabricants d’emballages plastiques rigides et souples en France, s’élève dans un communiqué contre une « interdiction irréaliste qui néglige les conséquences pour les 38.000 collaborateurs du secteur ».

« On ne peut pas attendre 2040 »
Cet amendement est « une mauvaise nouvelle pour les consommateurs » et « une mauvaise nouvelle pour le climat », ajoute la fédération. « Un tel bouleversement ne peut être pris à la va-vite, sans études d’impact environnemental ni économiques », affirme Françoise Andres.

Mais pour le WWF France, « l’urgence de la crise de la pollution plastique impose des mesures immédiates ». « On ne peut pas attendre 2040 pour interdire les sacs, les petites bouteilles ou les plastiques jetables dans les administrations publiques et lors des événements », affirme l’association dans un communiqué.

Le dispositif, s’il est définitivement adopté par le Parlement  prévoit la fixation tous les cinq ans d’objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastique à usage unique, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040.

La secrétaire d’État Brune Poirson y a vu un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé « aux partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle déclaré.

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Pourquoi les feuilles des arbres deviennent-elles jaunes en automne ?

automne.gifAlors que l’automne est déjà bien entamé, les arbres ont abandonné leurs couleurs verdoyantes pour emprunter des teintes allant du jaune à l’orangé voire au marron. Mais au fait pourquoi les feuilles des arbres deviennent-elles jaunes en automne ?

Ça y est, la pluie et le froid sont arrivés, pas de doute l’automne a bel et bien commencé et l’hiver ne tardera pas à montrer son nez. Alors que tout le monde a déjà sorti son manteau voire son bonnet, les arbres eux aussi ont changé leurs atours. Ils ont quitté leurs couleurs verdoyantes et leur aspect touffu pour laisser place à des feuilles plus éparses et d’une couleur jaune à orangé.

Comment expliquer un tel phénomène ?
En réalité, ce changement de couleur révèle les modifications chimiques qui se produisent au cœur même des feuilles. Comme tout le monde le sait, ces dernières s’alimentent grâce à la lumière du soleil via un processus appelé photosynthèse. La lumière est captée par des composés particuliers qui l’utilisent ensuite pour fabriquer du sucre pour le végétal.

Le principal pigment de la photosynthèse est la chlorophylle et c’est elle qui donne aux feuilles leur couleur verte caractéristique. Mais si la chlorophylle est renouvelée durant tout le printemps et l’été pour alimenter et maintenir les feuilles, en automne, la longueur du jour raccourcit et provoque un arrêt de la production du pigment.

De fait, les feuilles perdent peu à peu leur couleur verte et laissent alors apparaitre d’autres pigments : les flavonoïdes pour le jaune et les caroténoïdes pour l’orange. Ces teintes sont normalement présentes toute l’année, néanmoins, au printemps et en été, elles sont dissimulées par le vert de la chlorophylle. C’est pourquoi il faut attendre l’automne pour que les teintes jaunes et orange apparaissent.

Un arbre qui se débarrasse du superflu
Ce phénomène fait en réalité partie de la stratégie mis en place par les arbres pour survivre à l’hiver rude. La plus grande menace pour un végétal est sans aucun doute le manque d’eau. Pour l’éviter, celui-ci va alors tenter de limiter les « fuites » et les feuilles sont des surfaces d’échange où l’eau peut-être perdue.

Comme leur activité repose essentiellement sur la lumière et qu’il y a moins de lumière du fait du raccourcissement des jours, l’arbre décide de se débarrasser de son feuillage. Pour cela, il ferme les « veines » qui connectent les feuilles aux branches et au tronc et laissent peu à peu ces dernières dépérir jusqu’à qu’elles se détachent au gré du vent. C’est ce qu’on appelle en botanique, le processus d’abscission.

Et les conifères alors ?   Cette famille d’arbre conserve ses aiguilles car elles perdent beaucoup moins d’eau que les feuilles. Par ailleurs, les conifères n’ont pas besoin de perdre leurs attributs car ils synthétisent des protéines aux vertus anti-gel qui leur permettent de mieux survivre aux conditions de l’hiver

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Pourquoi les oiseaux chantent ?

Pourquoi les oiseaux chantentDès l’aurore, le chant gracieux des oiseaux retentit pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Mais la question demeure : pourquoi les oiseaux chantent-ils ?

Marquer son territoire
Nombreuses sont les espèces d’oiseaux existantes sur notre grande planète bleue. Chez certaines espèces seuls les mâles chantent, chez d’autres, mâles comme femelles produisent ces sons si gracieux, dont l’un des buts principaux est de marquer son territoire. Volant de branches en branches, l’oiseau avertit son voisinage par des chants répétés : « je vis ici, c’est mon territoire et je suis près à le défendre ». Ce marquage est particulièrement prononcé dans les périodes de reproductions, au moment ou les oiseaux doivent faire leur nids.

S’accoupler
Le chant fait partie intégrante de la reproduction chez l’oiseau. Chaque espèce possède un chant différent permettant d’identifier ses semblables dans la nature. Les oiseaux en chantant annoncent donc au monde entier qu’ils cherchent l’amour, permettant à d’autres de répondre et d’engager la rencontre comme la discussion. Et attention, l’apparence ne suffit pas : les femelles choisissent leur partenaire d’après un savant mélange visuel et sonore, avec une attention particulière à la qualité du chant de leur aspirant. Un oiseau qui ne chante pas très bien quelque soit son plumage aura donc plus de mal à trouver sa moitié.

Se repérer
Au terme des saisons chaudes, les oiseaux descendent vers le sud laissant leurs territoires et se servant de leurs chants pour leur grand voyage. Traversant des milliers de kilomètres, les oiseaux produisent de petits sons d’appels pour communiquer entre eux et se repérer les uns vis à des autres en plein vols. C’est un moyen pour eux de rester groupés mais aussi de se prévenir en plein vol d’éventuels obstacles à éviter. Ces cris d’appels ont récemment fait l’objet d’une étude, car de nombreux chercheurs ont remarqué que les pollutions lumineuses des villes perturbaient les vols nocturnes des oiseaux migrateurs, allant jusqu’à déconcentrer les volatiles et provoquer de nombreux chocs contre les vitres d’immeubles.

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L’Allemagne veut en finir avec les sacs plastique dans les magasins

sacs plastiqueLa mesure qui doit entrer en vigueur en 2020 concernerait même les sacs biodégradables. Ceux qui sont proposés gratuitement au rayon fruits et légumes échapperont à cette interdiction.

L’Allemagne entend bannir à partir de l’an prochain la vente de sacs plastiques jetables aux caisses des magasins. »La grande majorité des Allemands veut cette interdiction », a assuré la sociale-démocrate Svenja Schulze lors d’un point presse. « Je suis sûre que ces sacs plastiques jetables ne manqueront bientôt plus à grand monde », a-t-elle déclaré.

Selon le texte, qui doit encore être approuvé au sein du gouvernement, les sacs en plastique, y compris ceux « à base de matières biologiques et biodégradables », ne seront plus autorisés à compter de 2020. Actuellement, ils restent disponibles à la caisse et sont payants. Les commerçants disposeront d’une période de transition de six mois pour écluser les stocks restants.

Chaque Allemand a utilisé en moyenne 24 sacs plastiques par an
Selon le journal populaire Bild, qui avait révélé le projet, les éventuels récalcitrants pourraient se voir sanctionnés d’une amende allant jusqu’à 100.000 euros, montant que le ministère n’a toutefois pas confirmé. Le montant de la sanction n’est pas déterminé dans le texte.

Les sacs proposés gratuitement au rayon fruits et légumes échapperont à cette interdiction. De même que les modèles en plastique robustes et réutilisables.  L’an dernier, en moyenne, chaque Allemand a utilisé 24 sacs plastiques, selon les chiffres du ministère de l’Environnement. C’est déjà mieux que l’objectif de l’UE qui vise à limiter ce chiffre à 40 sacs par an d’ici 2025.

En 2016, gouvernement et industrie du commerce s’étaient mis d’accord pour réduire la consommation de ces sacs en les rendant payants. Certains distributeurs les ont même déjà complètement bannis comme le géant Kaufhof. La chaîne REWE essaie de son côté d’encourager ses clients à se servir de filets réutilisables mis en vente par ses soins pour transporter leurs fruits et légumes, au lieu des sacs en plastique fins et gratuits. Car l’utilisation de ces derniers a nettement augmenté depuis que les autres sacs plastiques sont payants à la caisse, à 37 sacs par personne par an, selon le ministère de l’Environnement.

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Micro plastiques dans l’eau : l’OMS constate « un risque faible » pour la santé mais demande plus d’études

Micro plastiques dans l'eauL’Organisation mondiale de la santé appelle les chercheurs à mener une évaluation plus approfondie, avec des méthodes standardisées.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les niveaux actuels de micro plastiques présents dans l’eau potable ne présentent pas encore de danger pour la santé, mais les experts restent prudents pour l’avenir.

Dans un rapport publié , l’OMS présente la synthèse des dernières connaissances sur les micro plastiques dans l’eau du robinet et l’eau en bouteille et sur ses effets sur la santé humaine.

« Le message clé vise à rassurer les consommateurs d’eau potable du monde entier : d’après cette évaluation, nous estimons que le risque est faible », a déclaré le coordonnateur de l’Unité Eau, assainissement, hygiène et santé de l’OMS, Bruce Gordon, lors d’une conférence de presse.

Il a précisé que l’analyse des risques pour la santé liés aux micro plastiques portait essentiellement sur trois aspects: le risque d’ingestion, les risques chimiques et les risques liées à la présence de bactéries agglomérées (biofilm).

L’OMS pour une évaluation approfondie
L’OMS insiste sur le fait que les données sur la présence de micro plastiques dans l’eau potable sont pour l’instant limitées, avec peu d’études fiables, et que ces dernières sont difficilement comparables, ce qui rend plus difficile l’analyse des résultats.

L’OMS appelle en conséquence les chercheurs à mener une évaluation plus approfondie, avec des méthodes standardisées. Dans un communiqué, l’agence spécialisée de l’ONU indique que les micro plastiques d’une taille supérieure à 150 microns ne sont en principe pas absorbés par l’organisme humain, et l’absorption des particules plus petites « devrait être limitée ».

Elle estime en revanche que l’absorption de très petites particules micro plastiques, notamment de nanoparticules, « devrait être plus élevée, même si les données à ce sujet sont très limitées ».

« Les micro plastiques présents dans l’eau de boisson ne semblent pas présenter de risques pour la santé, du moins aux niveaux actuels. Mais nous devons approfondir la question », a relevé la directrice du Département Santé Publique, à l’OMS, Maria Neira, citée dans le communiqué.

L’importance du traitement des eaux usées
Le rapport alerte sur les dangers à venir : si les émissions de plastique dans l’environnement se poursuivent au rythme actuel, les micro plastiques pourraient présenter des risques généralisés pour les écosystèmes aquatiques d’ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur la santé humaine.

« Nous devons enrayer l’augmentation de la pollution plastique partout dans le monde », a souligné Maria Neira. Les experts soulignent aussi l’importance du traitement des eaux usées (matières fécales et chimiques) qui permet de retirer plus de 90% des microplastiques présents dans ces eaux. Actuellement, une grande part de la population mondiale ne bénéficie pas encore de systèmes adaptés de traitement des eaux usées, selon l’OMS.

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Payer le bus avec des bouteilles en plastique ?

bouteilles en plastiquePour voyager gratuitement, les habitants de Guayaquil peuvent collecter des bouteilles en plastique vides. Une bouteille permet d’obtenir deux centimes de dollar américain à la gare routière et peut ainsi servir à payer son ticket.

Faire un geste pour la planète en voyageant gratuitement ?  A la gare de bus de Guayaquil, poumon économique de l’Équateur, les usagers peuvent échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de bus. En pratique, la machine de collecte délivre deux centimes de dollar américain, la monnaie dans ce pays andin, par bouteille. En théorie, la campagne lancée par la mairie veut que cet argent soit destiné à l’achat de titres de transport.

Pour l’heure, rien n’empêche l’utilisateur de repartir avec ses pièces dans la poche. Mais dans les prochaines semaines, de nouvelles machines vont permettre de « créditer directement la carte » magnétique qui permet aux usagers de payer leurs trajets en bus, explique à l’AFP Leopoldo Falquez, le responsable de Metrovia, la régie municipale de bus.

24.000 bouteilles collectées en deux mois
« Imagine : avec deux centimes par bouteille, si tu récoltes 15 bouteilles, cela te rapporte 30 centimes, de quoi payer un billet de Metrovia », se félicite Cristian Cardenas, un usager du réseau de bus de Guayaquil, deuxième plus grande ville du pays (2,7 millions d’habitants). « C’est très avantageux », se félicite également Washington Bravo, 76 ans, qui collecte des bouteilles dans la rue ou les bacs à ordures et finance ainsi ses titres de transports. Les centres de recyclage ne payent que 50 centimes par kilo, rappelle-t-il.

Depuis la mise en œuvre de ce système, il y a deux mois, plus de 24.000 bouteilles de plastique ont été collectées, selon Metrovia qui prévoit d’installer les machines de collecte dans des endroits où il y a une plus grande concentration d’utilisateurs du réseau de bus. Un projet pilote comparable est expérimenté depuis fin 2018 dans le métro d’Istanbul pour favoriser le recyclage.

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Qu’a-t-on le droit de rapporter de la plage ?

plageSi les autorités tolèrent en général le prélèvement de ces « souvenirs de vacances » en petite quantité, le ramassage de ces richesses naturelles peut parfois conduire à des amendes importantes.

Deux Français ont été arrêtés en Sardaigne la semaine dernière alors qu’ils tentaient de quitter l’île italienne avec 40 kilos de sable dans le coffre de leur voiture. Un délit pour lequel ce couple encourt jusqu’à six ans de prison.

Si la législation est moins sévère en France, la collecte de galets, coquillages et autres richesses naturelles que l’on peut trouver sur les plages est également réglementée et peut coûter très cher. Le ramassage de ces souvenirs de vacances est encadré par l’article L321-8 du Code de l’Environnement.

Ce dernier stipule que « les extractions de matériaux (…) sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement, l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais, vasières, zones d’herbiers, frayères, gisements naturels de coquillages vivants et exploitations de cultures marines ».

Sable, coquillages, galets : 1500 euros d’amende
Ainsi, ramener du sable, des coquillages ou des galets de la plage est interdit et les contrevenants s’exposent à une amende allant jusqu’à 1500 euros. Si cette loi, qui a pour but d’empêcher la fragilisation du littoral, s’applique rarement aux touristes prélevant ces « souvenirs » en petite quantité, elle vise principalement les personnes qui les ramassent en doses importantes dans le but de les revendre sur Internet.

Pas question, donc, de ramener des seaux de sable, de coquillages ou de galets pour décorer son jardin ou agrémenter son intérieur. Il vaut mieux opter pour du verre poli, dont la collecte est tout à fait légale. Il est également autorisé de prélever du « sable éolien », c’est à dire celui qui a été transporté par le vent hors d’une plage, sur la chaussée.

Le bois flotté : oui, mais en petite quantité
Concernant le bois flotté, de plus en plus utilisé en décoration d’intérieur, son ramassage sur la plage n’est pas interdit puisqu’il ne fait l’objet d’aucune réglementation particulière.

Il fait en effet partie de la « laisse de mer », au même titre que les algues ou les os de seiche. Il s’agit de débris naturels d’origine animale ou végétale ramenés par les vagues sur la plage, qui jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’écosystème des littoraux. Le bois flotté peut ainsi être collecté, mais en quantité raisonnable.

Le cas des plantes protégées
Attention cependant aux fleurs et plantes en tous genres qui ornent le bord des plages. La collecte de certaines espèces protégées, qui ne poussent qu’à des endroits bien spécifiques du littoral français, peut coûter jusqu’à 9000 euros d’amende. Leur ramassage est en effet considéré par la loi comme une « altération, dégradation ou destruction du milieu d’une espèce végétale dans un site protégé ».

Il convient ainsi de bien se renseigner sur la flore et la réglementation en vigueur dans la région où l’on passe ses vacances. Mais bien souvent, le meilleur des comportements reste encore de profiter des richesses des plages avec les yeux.