Publié dans Texte Actualité divers

Le gaspillage alimentaire risque encore d’augmenter dans les prochaines années

gaspillage alimentaireL’ONU s’efforce de mobiliser les pays pour réduire le gaspillage alimentaire de moitié d’ici à 2030. Mais celui-ci semble bien parti pour suivre la tendance inverse.

Alors qu’un milliard de tonnes de nourriture sont perdues ou jetées chaque année, peut-on réellement endiguer le gaspillage alimentaire ?  Cet incontestable gâchis,  820 millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde peine à trouver ses remèdes.

Pire encore, le gaspillage alimentaire devrait augmenter durant les prochaines années, à en croire un rapport du Boston Consulting Group (BCG). La masse de nourriture gaspillée va même augmenter d’un tiers d’ici 2030. Chaque seconde, ce seraient actuellement 66 tonnes de nourriture qui finiraient à la poubelle, selon le BCG. 2030 correspond pourtant à une échéance importante pour l’ONU, qui souhaite voir le gaspillage diminuer de moitié au niveau mondial d’ici là.

Lutter contre les pertes et le gaspillage
Derrière les prévisions pessimistes du BCG, deux causes de gâchis sont à distinguer, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié lundi, à l’approche de la journée mondiale de la lutte contre le gaspillage alimentaire qui se tient ce mercredi 16 octobre : les pertes et le gaspillage alimentaires.

Les pertes alimentaires désignent tout ce qui est perdu entre la production et la vente au détail. Elles touchent en priorité les pays en développement qui ne disposent pas toujours des infrastructures ni des moyens de transport et de réfrigération qui permettent d’éviter que les aliments ne deviennent impropres à la consommation.

L’Inde produit, par exemple, 28% des bananes au niveau mondial mais ses exportations ne représentent que 0,3% de ce total. «Avec une chaîne du froid améliorée, le nombre de bananes exportées pourrait passer de 4000 à 190.000 conteneurs, fournir 95.000 emplois et bénéficier à 34.600 petites exploitations fermières», explique ainsi John Mandyck, auteur du «Lien caché entre gaspillage alimentaire, faim et changement climatique». Actuellement, 40% des pertes ont lieu au moment de l’après-récolte et de la distribution. Mais ces pertes alimentaires devraient être amenées à baisser à mesure que les pays se développent et renforcent leur chaîne de distribution.

Le gaspillage alimentaire désigne, lui, les denrées jetées à la poubelle lors de la vente aux particuliers, ou par les consommateurs eux-mêmes. Il devrait, selon le BCG, connaître une évolution inverse à celle des pertes alimentaires.  Puisqu’il augmente à mesure que les pays se développent. Plus un pays est développé, plus les particuliers vivent dans l’abondance alimentaire, plus ils tendent à gaspiller.

Ainsi, les consommateurs européens et d’Amérique du Nord gaspillent chaque année entre 95 et 115kg de nourriture par personne, là où les habitants d’Afrique subsaharienne ou d’Asie du Sud n’en gâchent que 6 à 11kg. L’Espagne a récemment formulé un aveu d’impuissance : malgré les dispositifs de sensibilisation du gouvernement, le gaspillage alimentaire a augmenté de près de 9% en 2018 par rapport à l’année précédente. Un problème que les pays en développement devraient eux aussi rencontrer sur le chemin de leur croissance, et qui explique en partie les difficultés qu’anticipe le BCG pour réduire la quantité d’aliments qui sont gâchés.

Des actions à prendre rapidement
Les pertes et le gaspillage alimentaire ont également été pointés du doigt dans un rapport du Giec consacré aux sols, cet été. Le groupement de scientifiques indique que ce gâchis alimentaire induit forcément un épuisement de sols «pour rien». Selon la FAO, pertes et gaspillage sont responsables de près de 8% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

Face à ces effets en cascade, le Boston Consulting Group et l’ONU se rejoignent sur un point : il est nécessaire de prendre des actions rapides afin de limiter les dégâts. Le BCG préconise ainsi des actions de pédagogie, le développement de technologies pour mieux adapter l’offre et la demande, mais aussi la mise en place de contraintes législatives.

Au niveau européen, aucun texte n’oblige les États à lutter contre le gaspillage alimentaire. La lutte contre ce gâchis dépend donc des seules réglementations nationales, lesquelles n’évoluent pas à la même vitesse. La France se veut en pointe grâce notamment à une réglementation qui contraint les supermarchés à donner leurs invendus alimentaires. Beaucoup reste à faire malgré tout : si l’on prend en compte l’ensemble de la filière alimentaire, le gaspillage de nourriture s’élève à 155 kg par Français par an.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

La France est la championne du monde des lancements de nouveaux produits bio

alimentation bioPlus d’un nouveau produit alimentaire sur cinq lancé en France est un produit bio. Le pays est champion en la matière.

La France est-elle en train de devenir le pays du bio en Europe et dans le monde ?  Une étude réalisée par le cabinet Mintel révèle que c’est en France que la part du bio est la plus importante dans les lancements de nouveautés de produits alimentaires. Entre août 2018 et juillet 2019, ce sont 22% des nouveaux produits étaient étiquetés bio dans l’Hexagone. Ce qui fait de la France le principal innovateur en la matière, devant l’Allemagne (20%) et loin devant l’Espagne (9%).

La France est ainsi au-dessus de la moyenne européenne (17% de produits bio lancés sur la période) et largement au-dessus de la moyenne mondiale (10%). L’Europe étant par ailleurs à la pointe au niveau global puis qu’avec 17% de nouveautés en bio, elle fait mieux que les États-Unis qui sont à 15%. Dans les autres régions du monde comme l’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, l’Amérique latine ou l’Afrique, le bio ne représente pas plus de 4% des nouveautés alimentaires mises sur le marché.

Jusqu’où peut aller le bio en France ?
Très sensibles aux questions de l’alimentation, les Français se convertissent massivement au bio depuis quelques années. Même si son poids reste en retrait par rapport à ce qu’il représente en Allemagne. En France, le bio représente 4% des achats en grande distribution contre 5,7% en Allemagne.

Le bio va donc continuer à progresser en France même si selon Nielsen il n’a pas vocation à devenir la norme. Le panéliste estime son potentiel à 11% du marché au global dans le pays, soit tout de même près du triple de ce qu’il représente aujourd’hui.

« Les catégories où le bio est fort sont avant tout des catégories de matières premières, produits non transformés, oeufs, lait, farine, miel, jus de fruit, indique Isabelle Kaiffer, directrice consumer chez Nielsen. Et même sur ces catégories fortes en bio, le niveau de part de marché du bio dépasse rarement 12%. Sachant que le bio atteindra plus rarement le même niveau sur des produits transformés, la moyenne de toutes les catégories des produits de grande consommation dépassera difficilement 11%. »

Au-delà du bio, l’étude montre aussi une montée en puissance de l’ensemble des produits responsables ou meilleurs pour la santé. « Les allégations relatives aux produits biologiques font de plus en plus partie d’un positionnement plus large sur les produits éthiques et de santé, relève Katya Witham, analyste des marchés alimentaires chez Mintel. Le végétarisme est l’une des tendances les plus en vogue actuellement dans les aliments et les boissons. Il semble donc naturel que les producteurs biologiques lient les deux. »

Les nouveautés produits qui ont des allégations santé (« sans sucre », « sans gluten », « moins de sels »…) ou environnementaux et éthiques sont passées de 20% en 2009 à plus de 40% aujourd’hui. S’il y a une attente de « moralisation » de la part des consommateurs, l’industrie de l’agroalimentaire a bien saisi l’intérêt marketing de telles démarches.

Les jeunes plus sensibles au bio
Surtout auprès des plus jeunes consommateurs plus sensibles à ces questions-là. Selon Mintel, les millenials (25-34 ans) ainsi que la génération Z (16-24 ans) sont les plus susceptibles d’acheter des produits biologiques. 81% des jeunes Français sont susceptibles d’acheter de tels produits et même 85% des Espagnols, 86% des Allemands et 87% des Italiens. « La génération Z a grandi à une époque où la santé et le bien-être occupent une place de choix, conclut Katya Witham. Pour les jeunes générations, l’impact social et environnemental de la consommation revêt une grande importance, ce qui devrait contribuer à alimenter la croissance future du secteur des produits biologiques. »

Publié dans Texte Santé

Découverte d’une seconde mutation génétique résistante au virus du sida

recherche sidaDes chercheurs espagnols ont mis en lumière jeudi l’existence d’une seconde mutation génétique, liée à une maladie musculaire extrêmement rare, créant une immunité naturelle face au VIH.

Une mutation génétique extrêmement rare, responsable d’une maladie musculaire touchant une centaine de personnes, crée une immunité naturelle contre le virus du sida, ont rapporté jeudi des chercheurs espagnols qui espèrent que ce sera une piste pour de nouveaux médicaments anti-VIH.

Une première mutation était bien connue jusqu’à présent : celle découverte après avoir été transmise au fameux « patient de Berlin », Timothy Brown, guéri du VIH grâce à une greffe de cellules-souches contenant une mutation rare du gène CCR5, qui confère une immunité naturelle contre ce virus.

La nouvelle mutation concerne un autre gène (Transportine-3 ou TNPO3) et est beaucoup plus rare : elle a été découverte il y des années chez une même famille en Espagne, atteinte d’une maladie musculaire ultra-rare, appelée dystrophie musculaire des ceintures de type 1F. Les médecins se sont aperçus que des chercheurs sur le VIH s’intéressaient séparément au même gène, car il joue un rôle dans le transport du virus à l’intérieur des cellules. Ils ont donc contacté des généticiens de Madrid, qui ont eu l’idée de tenter d’infecter, en laboratoire, du sang des membres de cette famille espagnole avec le virus du sida.

Des informations sur le transport du virus dans la cellule
L’expérience livra une surprise : les lymphocytes de ceux qui avaient cette maladie musculaire ultra-rare étaient naturellement résistants au VIH. Le virus n’arrivait pas à rentrer dedans. « Cela nous aide à comprendre beaucoup mieux le transport du virus dans la cellule », explique en français à l’AFP José Alcami, le virologue de l’Institut de santé Carlos III à Madrid qui a mené ces recherches publiées dans la revue américaine PLOS Pathogens.

Le VIH est certes le mieux connu de tous les virus, dit-il, « mais il y a encore beaucoup de choses qu’on connaît mal. Par exemple, on ne sait pas pourquoi 5% des patients qui sont infectés ne développent pas de sida. Il y a des mécanismes de résistance à l’infection qu’on comprend très mal ». Le chemin est encore long pour exploiter cette faille afin de produire un nouveau médicament. Mais la découverte de cette résistance naturelle confirme que le gène TNPO3 est une autre cible intéressante pour barrer la route au virus.

Publié dans Texte Actualité divers

Des risques de pénurie d’eau au Luxembourg ?

Des risques de pénurie d'eau au LuxembourgPrès d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’Institut World resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales. «L’agriculture, l’industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, a écrit l’institut.

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Risque «moyennement» élevé au Luxembourg
«La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d’instabilité financière», a indiqué le PDG de l’institut, Andrew Steer.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse qui vont augmenter avec le changement climatique  peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises au Cap, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut.

Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une «pénurie hydrique élevée». Parmi eux figurent plusieurs pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, mais aussi la Belgique.

Quant au Luxembourg, il figure dans la catégorie juste en dessous avec un risque «moyennement élevé». Pas de quoi être totalement à l’abri non-plus.

Publié dans Texte Sport divers

Les clubs français de football cherchent des solutions pour rivaliser au niveau européen

footballPour améliorer la compétitivité française, le syndicat de clubs Première Ligue cherche à réduire l’écart au niveau des charges sociales et de la fiscalité avec les autres championnats européens.

L’Italie a fait passer le 28 juin un décret étendant aux footballeurs les avantages fiscaux jusque-là réservés aux « cerveaux » pour éviter leur fuite et favoriser leur retour. En clair, un joueur étranger arrivant dans le championnat italien pour au moins deux ans peut soustraire 50% de son impôt sur le revenu.

Un avantage énorme dont peuvent aussi bénéficier les Italiens partis depuis plus de deux ans et qui souhaitent revenir. Cet avantage colossal vise à permettre à l’Italie de se repositionner comme une place forte sur le marché des transferts. Et surtout à redevenir compétitif par rapport aux championnats allemand, espagnol ou anglais, particulièrement attractifs sur le plan fiscal.

Angers paye treize fois plus de charges que le Real
La France du football, elle, regarde ça avec envie  Le championnat hexagonal est le plus chargé des cinq grands championnats, et très largement. Quelques exemples effarants, selon le syndicat des clubs Première Ligue : à lui seul, le PSG paye plus de charges sociales que la Bundesliga, la Série A et la Liga réunis, le SCO d’Angers paye treize fois plus de charges que le Real Madrid,  à taille et à budget équivalent, un club du top 10 français paye 10 millions d’euros de charges en plus par an qu’un club de Bundesliga … Dans ces conditions, comment rester concurrentiel en terme d’attractivité mais aussi sur le plan sportif  ?

Les ratios parlent d’eux-mêmes. L’équipe de France a participé à 45% des finales des compétitions internationales depuis 98. Sur la même période, les clubs français ont participé à moins de 10% des finales européennes (C1 et C3). La preuve que malgré un football qui se porte bien, les clubs français, eux, ne peuvent concurrencer leurs homologues européens.

Bernard Caiazzo :  « On ne peut pas parler d’alléger la fiscalité du football »
Dans un contexte social lourd, marqué par la mobilisation des Gilets Jaunes, le syndicat Première Ligue sait qu’il est impossible d’alléger la fiscalité dans le football, comme l’explique son président Bernard Caiazzo : « Le football et le footballeur ont une image liée à de grosse sommes d’argent, c’est pourtant souvent faux. Un joueur de Ligue 2 gagne en moyenne 15 à 20.000 euros, c’est une somme, mais faut-il rappeler qu’il ne gagnera cette somme que pendant 10 ou 15 ans au mieux. Aujourd’hui, il y a des gens en souffrance dans la rue et l’image du footballeur est celle de Neymar …  On ne peut pas parler d’alléger la fiscalité du football ».

Certains pays comme l’Espagne ou l’Allemagne ont un système de charges qui fait que si un joueur gagne 5.000 ou 800.000 euros, le plafond est atteint et les charges patronales n’augmentent pas en conséquence. De quoi permettre aux clubs de ces pays des promesses salariales sur lesquelles ne peuvent s’aligner les équipes hexagonales. Un tel plafond reste un vœu pieux pour le foot français, qui se heurte au droit commun français établi sur un autre modèle.

Alors pour tenter de rester concurrentiel, Première Ligue multiplie les rendez-vous en région avec les députés et avec les conseillers de l’Élysée qui leur prêtent une oreille attentive. L’un des objectifs affichés du président Emmanuel Macron est d’améliorer la compétitivité de la France et le football est un secteur concurrentiel comme un autre.

Un plan d’épargne pour les sportifs pros ?
Le dernier cheval de bataille en date pour le syndicat Première Ligue, qui regroupe 18 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 (et le SC Bastia) : un plan d’épargne pour les sportifs professionnels. L’idée est simple : pousser les sportifs à percevoir et être imposé sur 50 % de leurs revenus, et épargner le reste, somme sur laquelle ils ne seront imposés qu’au déblocage de leur épargne.

En clair, c’est une façon comme une autre de lisser les émoluments d’un joueur qui aurait une carrière de 15 ans sur 30 ans. Cela permettrait aussi un taux d’imposition moindre sur l’ensemble de ces 30 années. Bernard Caïazzo y croit : « Cette option concerne nos footballeurs qui ne se mettent pas à l’abri pour la vie en 15 ans de carrière. Du coup, elle est particulièrement intéressante pour les basketteurs, les handballeurs, les champions olympiques en France qui, à ce jour, se retrouvent parfois dans un certain dénuement 10, 15, 20 ans après la fin de leur carrière. »

Ce dispositif permettrait aux clubs français de présenter eux aussi aux joueurs des avantages fiscaux à la signature en France. Et donc de contrecarrer partiellement les énormes avantages qu’ils ont à ce jour en signant en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne.

Publié dans Texte Actualité divers

Canicule : quelles conséquences chez nos voisins européens ?

caniculeIncendies, morts et records de chaleur … Nos voisins subissent également les fortes températures de la canicule, qui frappe une partie de l’Europe cette semaine.

Le record absolu de température en France a été battu vendredi, avec 45,9°C relevés à Gallargues-le-Montueux, dans le Gard, un des quatre départements en vigilance canicule rouge, a indiqué Météo-France. Mais la vague de chaleur se diffuse aussi ailleurs en Europe, où des pics de chaleur étaient enregistrés ce vendredi, et sont attendus ce week-end.

L’Espagne en proie aux flammes
L’Espagne connaît une vague de chaleur précoce pour un mois de juin, avec des températures qui dépassent les 40 degrés, et qui devrait durer jusqu’à samedi dans la majorité du pays. Seules les régions du nord-ouest, les Asturies et la Galice, sont épargnées, de même que le Portugal.

34 des 50 provinces d’Espagne sont en état d’alerte incendie, notamment la Catalogne, où les pompiers combattent un feu qui a déjà parcouru 6.500 hectares. La chaîne publique TVE a surnommé cet épisode de chaleur « la semaine de l’enfer ».

En Grèce, nombre de municipalités redoutent des incendies alimentés par des vents violents et chauds venus d’Afrique. Le pays est encore marqué par l’incendie meurtrier de Mati l’an dernier, qui avait coûté la vie à une centaine de personnes.

Déjà plusieurs morts
Jeudi, deux personnes ont succombé à des « coups de chaleur » en Espagne : un jeune de 17 ans qui moissonnait en Andalousie (sud) et un homme de 93 ans qui s’est écroulé dans le centre-ville de Valladolid (nord).

En Italie, un sans-abri de 72 ans a été retrouvé mort jeudi matin à Milan (nord), victime d’un malaise dû à la chaleur.

Des records battus en Europe centrale
Le record de température enregistrée en juin a été battu en Allemagne, avec 38,6 degrés dans les villes orientales de Coschen et de Bad Muskau, mettant ainsi fin à l’ancien record de 38,5 degrés datant de 1947, a annoncé le service météorologique national. Des pics de chaleur sont encore attendus ce week-end.

Record de chaleur également battu en Pologne pour un mois de juin avec 38,2 degrés enregistrés mercredi dans le village de Radzyn (sud-ouest) après les 38 degrés de Wroclaw en 1935. Un second record est tombé en Pologne : celui de la consommation d’électricité, poussée par les climatisations.

En République tchèque, le record est lui aussi battu, avec 38,9 degrés dans la commune de Doksany, dans les environs de Litoměřice, en Bohême du Nord. Le dernier record était de 38,2°C. Un record est aussi tombé en Autriche, dans la région du Tyrol, avec un pic de 36,7 degrés à Innsbruck. En conséquence, les célèbres chevaux d’attelage qui tirent des fiacres dans la ville ont été laissés au repos.

Publié dans Texte Actualité divers

Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.