Publié dans Texte Actualité divers

Les Américains profondément divisés sur la question de la destitution de Donald Trump

Donald TrumpLundi, CNN a publié un sondage montrant qu’alors que le procès en destitution de Donald Trump débute ce mardi au Sénat, l’opinion américaine est très partagée, parcourue de nombreuses fractures.

L’événement, solennel et compassé, apparaît pourtant comme le point d’orgue d’un mandat et d’une législature empreints d’une certaine extravagance. Ce mardi, le procès en destitution de Donald Trump débute au Sénat des États-Unis. A dix mois de l’élection présidentielle, il est accusé par la chambre haute, qui récupère le dossier des mains de la Chambre des Représentants, d’avoir fait pression sur l’État ukrainien, moyennant un chantage autour d’une aide militaire, pour qu’il ouvre une enquête sur Joe Biden, possible obstacle démocrate sur la route de sa réélection. A cet abus de pouvoir supposé s’ajoute le chef d’entrave à la bonne marche du Congrès, l’opposition reprochant à Donald Trump d’avoir empêché la venue de témoins devant la chambre basse.

Électorat contre électorat
L’aventure présidentielle de Donald Trump a toutefois fort peu de chances, pour ne pas dire aucune, de tourner court au sein d’un Sénat dominé par « ses » Républicains. L’enjeu est ailleurs et réside dans la bataille de l’opinion. Le sondage de SSRS commandé par la chaîne CNN a cherché à explorer cette dernière et il en ressort l’image d’un électorat très partagé autour des questions soulevées par cette procédure, qui connaît ici sa troisième édition dans l’histoire américaine.

51% des Américains souhaitent que le Sénat condamne le président des États-Unis et l’expulse de fait de la Maison Blanche, tandis que 45% rejettent une telle éventualité. Ces 51% de détracteurs se composent bien sûr d’ensembles très dissemblables. Quand les sympathisants démocrates plébiscitent la première option à hauteur de 89% d’entre eux, seuls 8% des partisans des Républicains les rejoignent en canon. Les non-alignés, ou « indépendants » dans la langue politique américaine, sont bien embêtés : 48% verraient d’un bon œil le départ de Donald Trump et 46% s’opposent à une condamnation.

Césures
Les césures sont nombreuses. Elles ressemblent parfois à des fractures, notamment lorsqu’on considère l’aspect social et scolaire de l’affaire. A titre d’exemple, lorsque 44% des Américains blancs diplômés soutiennent une fin anticipée du mandat de Donald Trump, ils ne sont plus que 27% à appuyer cette perspective parmi leurs pareils dépourvus d’un diplôme universitaire.

Comme le montre la mention de la couleur de peau du personnel considéré ci-dessus, le clivage est aussi fonction de l’appartenance ethnique. Ainsi, 86% des Américains noirs ont donné de la voix pour pousser Donald Trump vers la sortie, comme 65% des hispaniques mais le score passe à 42% au sein des Américains blancs. Femmes et hommes rendent aussi un avis différent. 59% des premières approuvent l’idée d’une condamnation contre 42% de ces derniers.

La turbulence est accueillie diversement suivant les âges également. 56% des individus évoluant sous une barre fixée à 45 ans prônent aussi une défaite de Donald Trump devant le Sénat, alors que 50% des personnes se situant au-dessus de ce seuil veulent écarter cette possibilité.

La question des témoins
Plusieurs consensus se dégagent en revanche sur le fond. Ainsi, 58% des Américains jugent que leur président a bien abusé de son pouvoir pour obtenir un bénéfice politique personnel dans ses échanges avec le président ukrainien et ils sont encore 57% à l’accuser d’avoir entravé les travaux des Représentants. Se pose alors la question de la réception de nouveaux témoins au Sénat. Pour 69% des sondés, oui, le Sénat devrait pouvoir auditionner des personnalités n’ayant pour le moment pas été sommées de livrer leurs explications devant les institutions. Les sénateurs démocrates ont besoin de faire basculer quatre de leurs homologues républicains pour lancer les convocations.

Or, c’est là que ça se gâte. Interrogé à ce propos, l’électorat républicain rétorque, à hauteur de 48%, qu’il veut voir de nouveaux témoins, et à 44% qu’il ne veut pas en entendre parler. Enfin, y a-t-il lieu de tirer de cette enquête d’opinion des enseignements quant à la température des citoyens dans les États qui s’annoncent les plus disputés dans dix mois ?  Si on prend les 15 États où l’écart séparant Donald Trump d’Hillary Clinton en 2016 était de huit points ou moins, on constate que deux blocs d’égale force se font face: 49% contre 49%.

Sondage conduit pour CNN par SSRS, du 16 au 19 janvier, au sein d’un panel national de 1156 adultes contactés sur leur ligne fixe ou leur portable par un intervieweur. Les résultats comportent une marge d’erreur de plus ou moins 3,4 points.

Publié dans Texte Santé

L’Anses demande une information « plus claire » sur le choc toxique concernant les tampons et coupes menstruelles

tampons et coupes menstruellesUne vingtaine de cas du « syndrome de choc toxiques » sont recensés chaque année en France, un chiffre qui pourrait être sous-estimé.

Dans un rapport publié ce lundi, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, a appelé les fabricants de tampons et coupes menstruelles fabricants à fournir « une information plus claire » sur les règles d’hygiène à respecter. Selon elle, toutes ces protections intimes internes présentent en effet un risque rare mais grave de choc toxique.

L’agence, qui s’était déjà penchée à l’été 2018 sur la sécurité sanitaire des protections féminines (tampons, serviettes hygiéniques, protège-slips et coupes menstruelles, ou « cups »), réitère par ailleurs sa recommandation faite aux industriels « d’éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques » retrouvées dans ces produits, même si aucune, encore une fois, ne dépasse les seuils sanitaires.

« D’un point de vue sanitaire, le risque principal des protections féminines, c’est le risque de syndrome de choc toxique menstruel qui, bien que rare, peut avoir des conséquences dramatiques », insiste auprès de l’AFP Aurélie Mathieu, qui a coordonné cette expertise scientifique.

Une vingtaine de cas sont recensés chaque année en France mais ce nombre est sans doute sous estimé, la déclaration de cette maladie due à une infection bactérienne au staphylocoque doré n’étant pas obligatoire.

Seules 1% à 4% des femmes sont porteuses de la souche de staphylocoque impliquée dans le syndrome de choc toxique (SCT) menstruel, et donc potentiellement à risque.

Plusieurs exemples récents
Détecté tôt, le SCT se guérit par la prise d’antibiotiques, mais il peut aussi entraîner d’importantes atteintes digestives, musculaires, rénales, etc …  Les premiers symptômes (fièvre, éruptions cutanées, baisse de la tension) pouvant ressembler à un état grippal, le diagnostic est souvent difficile à établir.

Le 9 janvier, une adolescente de 17 ans d’abord traitée pour gastro-entérite est morte en Belgique d’une infection au staphylocoque doré, selon les autorités sanitaires fédérales. Son décès est dû « au choc septique de ses tampons », a rapporté sa famille dans les médias belges.

Le cas d’une mannequin américaine amputée des deux jambes suite à un SCT avait aussi été très médiatisé en 2015, entraînant le lancement en France d’une pétition demandant plus de transparence sur la composition des tampons.

Mais « dans l’état actuel des connaissances, le SCT n’est pas lié au matériau utilisé dans la composition de ces protections », estime l’Anses dans la mise à jour de son rapport d’expertise.

« Milieu de culture »
Par la suite, l’agence estime que « le risque de développer cette maladie (…) est lié aux conditions d’utilisation des protections intimes », observant que l’information sur ce risque est trop souvent absente, notamment sur les coupes menstruelles.

« Toutes les protections féminines internes bloquent l’écoulement du flux menstruel, qui se comporte alors comme une sorte de milieu de culture », explique Aurélie Mathieu.

Chez les femmes porteuses de cette souche particulière de staphylocoque, la bactérie peut alors parfois « se développer jusqu’à atteindre une charge bactérienne suffisante pour que la toxine » responsable du SCT « soit produite et passe au niveau sanguin. »

Aussi, l’anses « rappelle aux utilisatrices l’importance de respecter les règles d’hygiène liées à l’utilisation des protections », notamment la durée de port maximale et le lavage des mains avant un changement de protection.

Une enquête réalisée en 2017 par Opinion Way pour l’agence de sécurité sanitaire soulignait que ces règles étaient loin d’être généralisées : seules 61% des femmes interrogées disaient se laver les mains avant de changer de protection (24% à l’eau, 50% avec du savon et 7% avec un gel hydroalcoolique) et beaucoup déclaraient garder la même protection plus de 5 heures (22% des utilisatrices de tampons, 26% pour les serviettes et 75% pour les coupes menstruelles).

Contrairement aux États-Unis, où les protections périodiques sont considérées comme des dispositifs médicaux, dans l’Union européenne, « il n’existe pas de réglementation spécifique encadrant la composition, la fabrication ou l’utilisation des produits de protection intime », qui relèvent de la réglementation qui s’applique à l’ensemble des biens de consommation courante, rappelle l’Anses.

Publié dans Texte Actualité divers

Une discrète entreprise aide les autorités américaines à identifier des millions de citoyens

Le FBI et des centaines d’autres organismes chargés de l’application de la loi utilisent une application de reconnaissance faciale appelée Clearview AI.

Clearview AI

Elle leur permet d’accéder à toutes les informations mises en ligne par les individus sur internet. Ce qui est contraire aux règlements des réseaux sociaux.

Est-ce déjà le futur ?
Imaginez si n’importe qui pouvait, en pleine rue, prendre une photo de vous et obtenir une flopée d’informations sensibles (nom, adresse, photos …) grâce à une application. Cela existe, mais pour l’instant, seules les forces de l’ordre l’utilisent, raconte le New York Times dans une grande enquête. Clearview AI est une application de reconnaissance faciale créée par Hoan Ton That, un ancien mannequin australien féru de technologie. Le service serait utilisé par plus de 600 organismes chargés de l’application de la loi aux États-Unis. Notamment le FBI. Il permettrait de résoudre des affaires “en vingt minutes” seulement, ont raconté des policiers au New York Times.

Comment ça marche ?
Clearview AI constitue des profils de citoyens grâce aux données publiques mises en ligne sur internet, sur Facebook, YouTube, Twitter et bien d’autres sites. À chaque fois qu’un policier soumet la photo d’un individu suspecté d’avoir commis un crime, l’application lui fournit tout ce qu’elle sait de lui : son lieu de résidence, son âge, ses photos … Permettant une identification bien plus rapide.

Est-ce légal ?
Aux États-Unis, la reconnaissance faciale est interdite à San Francisco et les États se penchent sur cette question les uns après les autres. Mais pour l’instant, un flou juridique entoure cette technologie.

Toujours selon le New York Times, les services de police américains utilisent des outils de reconnaissance faciale depuis près de 20 ans. Mais les policiers se sont toujours limités aux images fournies par le gouvernement comme les photos officielles (carte d’identité, permis de conduire) ou celles prises après une arrestation. Ils n’avaient pas accès aux photos personnelles, disponibles sur le Web.

C’est là que les choses se compliquent. Les réseaux sociaux ont des politiques très strictes au sujet du “scraping” de contenus, méthode consistant à scanner et enregistrer massivement des informations : c’est interdit. En vertu de ce règlement, des programmes informatiques n’ont pas le droit de télécharger les données, même publiques, mises en ligne sur leurs plateformes. Clearview AI viole donc les conditions d’utilisation de ces sites. Mais selon le patron de la jeune entreprise, Hoan Ton That, “Facebook le saurait”. Le réseau social a confirmé au quotidien américain être au courant et travailler sur le sujet pour savoir si son règlement a été respecté.

Quid de la protection des données ?
Les photos chargées sur l’application sont ensuite envoyées sur les serveurs de la société. Mais personne ne sait si l’entreprise qui se cache derrière Clearview AI a les moyens de les sécuriser. Car le volume de données est impressionnant : Clearview AI posséderait trois milliards de photos.

L’application Clearview AI serait efficace dans 75% des cas. Et les erreurs d’identification ne proviendraient pas du logiciel en lui-même mais d’éléments techniques, par exemple avec des caméras de surveillance installées trop en hauteur pour capturer correctement les visages.

Dans le futur, la technologie pourrait être implantée dans des lunettes en réalité augmentée. Et les dérives ne sont pas difficiles à imaginer. Les policiers pourraient par exemple identifier en toute discrétion les participants à une manifestation.

La raison d’être de l’application de reconnaissance faciale réside dans les données volontairement mises en ligne par les individus. Paramétrer son compte pour faire en sorte que ses photos et informations personnelles soient privées et visibles uniquement de ses amis permettrait de ne pas apparaître sur Clearview AI.

Publié dans Texte Actualité divers

Décès du chanteur américain David Olney

david olneyFigure de la folk, David Olney s’est éteint en plein milieu d’une chanson, samedi soir lors d’un festival en Floride.

L’auteur-compositeur-interprète américain David Olney, figure du folk-rock, est mort sur scène samedi soir à l’âge de 71 ans. Le musicien se produisait au 30A Songwriters Festival, à Santa Rosa Beach en Floride, et s’est arrêté en plein milieu d’une chanson. D’après le Guardian, le manager du chanteur pense qu’il a été victime d’une crise cardiaque.

La chanteuse Amy Rigby, qui se produisait avec David Olney et était assise à ses côtés, a raconté ce qui s’était passé sur Facebook : « Olney était au milieu de sa troisième chanson lorsqu’il s’est arrêté, s’est excusé et a fermé les yeux », écrit-elle, comme le rapporte Variety. « Il était immobile, assis bien droit avec sa guitare dans les mains (…) je souhaite que l’image soit aussi gracieuse et digne que la scène l’était, parce qu’au départ on aurait dit qu’il marquait simplement une pause. »

« Nous avons tous perdu quelqu’un d’important »
Le public a effectivement d’abord cru à une pause, d’après le média américain. « Scott Miller (un autre musicien,NDLR) a eu la présence d’esprit de dire que nous devions le ranimer », poursuit la chanteuse. « Les médecins du public et les gens de 30A ont tous travaillé si dur pour le ramener … Nous avons tous perdu quelqu’un d’important hier soir. » Comme Scott Miller le raconte sur Facebook, des secours se sont présentés sur les lieux.

Né en 1948 à Rhode Island, David Olney s’est installé à Nashville, berceau de la country, à 25 ans. Sa prolifique carrière compte près d’une trentaine d’albums. Il a également fait partie de groupes comme les X-Rays. Il laisse derrière lui son épouse Regine, sa fille Lillian et son fils Redding.

Publié dans Texte Actualité divers

Un verdict indépendant tombe mal pour Donald Trump, juste avant son procès

Donald TrumpUn organisme indépendant de contrôle du gouvernement estime effectivement que la Maison Blanche a « enfreint » la loi en gelant les fonds pour l’Ukraine.

La Maison Blanche a “enfreint” la loi américaine en suspendant une aide militaire destinée à l’Ukraine, a tranché ce jeudi 16 janvier un organisme indépendant de contrôle du gouvernement, touchant à une question au cœur de la procédure en destitution à l’encontre de Donald Trump.

Le rapport accablant est publié le jour même de la prestation de serment des sénateurs, prélude au procès en destitution du président américain au Congrès.

Donald Trump devra répondre de deux chefs d’accusation : abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès. Il est accusé d’avoir exercé des pressions pour convaincre l’Ukraine d’ouvrir une enquête sur Joe Biden, son potentiel rival à l’élection présidentielle de novembre.

Questions sur le gel de l’enveloppe
Ces pressions seraient notamment passées, selon les démocrates, par la suspension cet été d’une aide destinée à l’Ukraine, en conflit armé avec la Russie, qui avait pourtant été autorisée par le Congrès, ayant autorité sur ce type de dépenses.

Or un organisme d’audit public américain (le Government Accountability Office, GAO), semblable à la Cour des comptes en France, a conclu jeudi que les services chargés des questions budgétaires à la Maison Blanche avaient “enfreint la loi en retenant environ 214 millions de dollars assignés au ministère de la Défense pour une aide militaire destinée à l’Ukraine”. “Le président a un pouvoir étroit et limité pour suspendre” des fonds assignés par le Congrès, souligne le GAO dans un communiqué.

Les services budgétaires de la Maison Blanche (OMB) “ont indiqué au GAO qu’ils avaient retenu les fonds pour s’assurer qu’ils n’étaient pas dépensés d’une façon qui pourrait entrer en contradiction avec la politique étrangère du président” Donald Trump, poursuit l’auditeur.

“La loi ne permet pas à l’OMB de retenir des fonds pour des questions de politique”, conclut-il. Donald Trump et ses alliés républicains affirment qu’il n’a exercé aucune pression, citant pour preuve le fait qu’une grande partie de l’aide militaire avait finalement été débloquée.

Les démocrates répondent que les fonds ont été débloqués une fois que l’affaire commençait à faire du bruit en coulisses, et après que plusieurs parlementaires, y compris républicains, se sont inquiétés du gel de cette enveloppe qu’ils jugeaient importante pour aider Kiev face à Moscou.

Publié dans Texte Actualité divers

Pour l’anniversaire de Michelle Obama, Donald Trump démolit ses repas scolaires sains

Pour l'anniversaire de Michelle Obama, Donald Trump démolit ses repas scolaires sainsPlus de frites dans les cantines ?   L’ancienne Première dame se serait surement bien passée de ce cadeau.

Pizzas et frites pourraient reprendre toute leur place dans les cantines scolaires américaines, l’administration de Donald Trump voulant de nouveau revenir sur le programme initié par Michelle Obama pour promouvoir des repas plus sains dans les écoles.

Le ministre américain de l’Agriculture Sonny Perdue a présenté vendredi 17 janvier une proposition de réforme fédérale pour “assouplir” le programme de l’ex-Première dame, qui fête ce même jour son 56e anniversaire.

Partant du constat que les élèves jettent la nourriture qui leur est proposée si elle n’est pas “appétissante”, il propose par exemple non pas de rayer les légumes du menu, mais de les présenter sous forme de frites.

Les écoles et académies scolaires nous disent qu’il y a encore trop de gaspillage alimentaire et qu’une plus grande flexibilité de bon sens est nécessaire pour fournir aux élèves des repas nutritifs et appétissants”, justifie le ministre dans un communiqué. Il propose ainsi, entre autres, d’offrir à 100.000 écoles et 30 millions d’élèves “plus de variétés de légumes”, ainsi que des “menus à la carte”.

Nourriture “saturée en graisses”
Les organisations liées à la santé sont immédiatement montées au créneau. “L’administration Trump poursuit son assaut sur la santé des enfants sous le prétexte de ‘simplifier’ les menus scolaires”, a dénoncé dans un communiqué le responsable juridique du Centre pour la science dans l’intérêt public, Colin Schwartz.

Cela permettra aux enfants de choisir des pizzas, hamburgers, frites, et autre nourriture riche en calories, saturée en graisses, au lieu d’avoir des menus scolaires équilibrés chaque jour, a-t-il alerté. Pour beaucoup d’écoliers des quartiers pauvres, il s’agit du seul repas possiblement équilibré de la journée.

“Il ne s’agit pas seulement de ce qu’il y a dans l’assiette, mais également de la manière dont c’est préparé”, a également regretté Nancy Roman, présidente du Partenariat pour une Amérique en meilleure santé, citée dans le Washington Post. “Les jeunes enfants ont particulièrement besoin d’être exposés aux fruits et légumes non transformés, faciles à manger”, a-t-elle ajouté.

L’initiative de Michelle Obama, adoptée en 2012, avait été jugée cruciale pour lutter contre l’obésité infantile, dans un pays où près d’un enfant ou adolescent sur cinq est en surpoids. Elle mettait des restrictions sur les quantités de sel et les laits sucrés et imposait d’augmenter les céréales complètes dans les repas scolaires. Elle avait déjà été affaiblie par une première règlementation votée en 2018 par l’administration Trump.

Publié dans Texte Sexualité

La sextech se fait une place au grand salon de la high-tech

sextechL’année dernière, un sextoy connecté jugé « immoral » avait été banni du grand salon high-tech de Las Vegas. Provoquant la polémique. À l’édition 2020, des entreprises de la sextech ont présenté fièrement leurs produits.

Les sextoys sont censés aider à se détendre, à s’éduquer, à se remettre après l’accouchement, à favoriser les relations longue durée ou longue distance et l’émancipation des femmes et donner du plaisir. Mais cette dimension arrive bien après la santé parmi les arguments mis en avant par les fabricants, soucieux de respectabilité.

« Les sextoys ont une connotation extrêmement négative », remarque Jérôme Bensimon, le président de la société Satisfyer. « Donc on s’est rebaptisés « société de bien-être sexuel » ».

La sextech à l’essai après une polémique
La marque s’est fait connaître avec sa technologie d’ondes de pression pour stimuler le clitoris, et s’apprête à lancer une application connectée à certains jouets, qui permettra de les contrôler avec l’intonation de la voix, notamment. Sur son stand du salon de l’électronique grand public à Las Vegas (CES), les vibromasseurs et boules de geisha côtoient des minis vibrateurs en forme de cônes glacés.

Pour l’édition 2020 du CES, la sextech est à l’essai après de nombreuses polémiques. Il y a un an, la CTA, organisatrice du salon, retirait un prix d’innovation à Osé, un prototype de sextoy qu’elle qualifiait d' »immoral, obscène et profane », se souvient Lora Haddock DiCarlo, l’inventrice de ce double stimulateur à clitoris et point G. L’affaire avait fait du bruit et l’organisateur lui avait finalement rendu son prix.

Le sextoy, un produit courant ?
« Les sextoys sont des appareils électroniques de grande consommation, mais ils ne sont pas traités comme tels », regrette Janet Lieberman-Lu, cofondatrice de Dame Products, qui fabrique des petits vibrateurs à clitoris. « Alors qu’ils sont plus courants dans les foyers que beaucoup d’autres produits qu’on trouve au CES ».

Sa société a intenté une action en justice contre le métro de New York, qui autorise les publicités pour les médicaments contre l’impuissance sexuelle, et les références humoristiques à la sexualité, mais pas les jouets sexuels.

« Dire que les érections sont une question de santé mais que les vibrateurs féminins sont obscènes, cela revient à dire que les hommes sont censé pouvoir avoir des relations sexuelles et que les femmes ne sont pas censées en tirer du plaisir. Et cette vision nourrit la culture du viol », assène-t-elle.

Le plaisir est synonyme de santé, martèlent tous ces entrepreneurs qui se sont convertis à l’industrie des sextoys après une première vie professionnelle dans l’électronique, la médecine ou la beauté. Ils se sentent investis d’une mission d’éducation, alors que les manuels scolaires commencent à peine à inclure la forme et la taille du clitoris.

« Tout le monde veut parler de sexe, mais c’est souvent difficile, à cause de la peur du rejet », constate Soumyadip Rakshit, président de Mystery Vibe, qui conçoit des vibromasseurs pour les organes féminins et masculins avec des fonctions ciblant les troubles de l’érection ou les cicatrices dans le vagin après l’accouchement. » Pour en parler, « les gens ont besoin d’un catalyseur, comme le médecin, un article, une célébrité, une série … »

La sexualité 2.0
Deux stands plus loin, Gerard Escaler, directeur du marketing de Lovense, explique aux visiteurs le fonctionnement d’un « masturbateur » pour hommes. La société basée à Hong Kong propose plusieurs applications qui facilitent les relations physiques à distance, que ce soit avec son partenaire ou des « camgirls » (les personnes qui se filment en direct dans des positions sexuelles contre une rémunération) équipées d’un vibromasseur connecté.

« Deux personnes peuvent synchroniser leurs jouets et même passer un appel vidéo en simultané », détaille Gérard Escaler.  Mais pour être populaire, faut-il garder une part d’ombre et de controverse? Car avec le scandale de l’année dernière, le sextoy à près de 300 dollars de Lora DiCarlo a décollé.

« Lors de notre prévente en novembre, nous avons atteint notre objectif de ventes annuelles en 5 heures », se réjouit l’entrepreneuse, à bord d’un camion transparent estampillé « Le plaisir est pour vous », qui sillonne les rues de Las Vegas pendant toute la durée du CES.