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La Chine veut bannir les PC et logiciels américains de son administration d’ici 2022

La Chine veut bannir les PC et logiciels américains de son administration d'ici 2022Une directive proposant de se passer de matériel informatique américain aurait été discrètement rédigée au printemps dernier par les autorités chinoises. HP, Dell et Microsoft sont en première ligne.

Alors que les États-Unis maintiennent la pression sur Huawei, banni du territoire, interdit de commercer avec les acteurs américains et accusé d’espionnage, la Chine aurait lancé une contre-mesure pénalisant les acteurs technologiques américains.

Selon le Financial Times, Pékin aurait décidé de bannir de nombreuses technologies américaines de son territoire à travers une directive rédigée au printemps dernier, jusque là restée secrète mais dont l’existence a été confirmée aux journalistes du quotidien britannique par des employés d’une entreprise privée de cybersécurité.

Cette directive prévoit en effet d’interdire à l’administration et aux institutions chinoises d’utiliser d’ici à 2022 du matériel et des logiciels étrangers et de privilégier des acteurs locaux. Les entreprises technologiques américaines ne sont pas nommément citées mais elles sont clairement visées. On peut ainsi évoquer HP et Dell dans le domaine des ordinateurs et Microsoft dans celui des systèmes d’exploitation (Windows).

Un marché global de 150 milliards de dollars par an pour les Américains
Concrètement, selon cette directive, 30% des technologies étrangères actuellement utilisées dans l’administration devront être remplacées en 2020. L’année suivante, une nouvelle tranche de 50% d’entre elles seront remplacées. Les 20% de matériels et de logiciels restant seront changés en 2022. D’où le nom de « 3,5,2 » de cette directive. Selon le courtier China Securities, 20 à 30 millions d’unités informatiques devront être remplacées à la suite de la directive chinoise.

S’il est effectivement appliqué, le texte pourrait faire mal à ces géants américains qui pour certains ont fait beaucoup d’efforts pour se plier aux exigences des autorités du pays. Microsoft a ainsi dû développer une version « spéciale » de Windows dénuée de certaines fonctions pour maintenir ses activités dans le pays. Il faut dire que le marché informatique chinois générerait 150 milliards de dollars par an de revenus pour les acteurs américains selon les analystes de Jefferies (un montant qui englobe la commande publique et privée).

Pas encore d’alternative à Windows
Pékin peut s’appuyer sur un puissant fabricant de PC, en l’occurrence Lenovo qui s’était offert en 2005 les PC d’IBM et qui est devenu le numéro deux mondial du secteur, mais ces machines sont truffées de composants non-chinois (processeurs, disques durs …). S’en passer nécessitera du temps. Bref, on peut émettre des doutes sur la capacité de la Chine à renouveler aussi vite matériel et logiciels de son parc administratif.

Et en matière de système d’exploitation, Windows règne en maître et il n’existe pas encore d’alternative locale même si des travaux de développement en ce sens seraient en cours sous la pression des autorités et des acteurs locaux de la cyber-sécurité, notamment pour la défense et l’armée.

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Procédure de destitution contre Donald Trump : la Maison Blanche confirme qu’elle ne coopérera pas

Donald TrumpLa Maison Blanche avait déjà informé le Congrès qu’elle ne coopérerait pas à l’enquête en cours en vue d’une éventuelle procédure de destitution visant Donald Trump, estimant qu’elle n’avait pas de légitimité.

La Maison Blanche a confirmé vendredi qu’elle n’entendait pas participer aux travaux de la Chambre des représentants en vue de la mise en accusation de Donald Trump, qualifiant le processus de « simulacre ».

« Comme vous le savez, votre enquête sur la mise en accusation est absolument sans fondement », écrit l’avocat de la présidence, Pat Cipollone, dans un courrier adressé à l’élu démocrate Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre.

Un « simulacre » pour la Maison Blanche
La Maison Blanche, qui a refusé jusqu’ici de coopérer avec l’enquête des démocrates, avait jusqu’à vendredi soir pour dire si elle assisterait, par l’intermédiaire d’un avocat, à la rédaction des chefs d’accusation en commission judiciaire.

Les démocrates ont annoncé jeudi que la Chambre des représentants, au sein de laquelle ils détiennent la majorité, allait se lancer dans la rédaction de l’acte d’accusation du président américain. Le chef d’entrave à la bonne marche du Congrès devrait notamment être retenu contre lui.

Un vote sera ensuite organisé sur cette mise en accusation (« impeachment » en anglais): d’abord en commission judiciaire, peut-être dès la semaine prochaine, puis en séance plénière, vraisemblablement avant Noël. Mais le président américain devrait ensuite être acquitté au Sénat, contrôlé par les républicains.

Plusieurs témoins auditionnés
De leur côté, les élus républicains de la Chambre ont transmis à Jerry Nadler la liste des témoins dont ils réclament l’audition. On trouve en particulier dans cette liste l’élu Adam Schiff, qui préside la commission du Renseignement, mais aussi Hunter Biden, fils cadet de Joe Biden, qui espère porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle 2020.

Le nom de Hunter Biden est apparu dans l’affaire ukrainienne en raison de ses activités au sein du groupe ukrainien Burisma alors que son père était vice-président de Barack Obama.

Donald Trump accuse Joe Biden d’avoir demandé le limogeage d’un procureur ukrainien pour protéger son fils, une accusation qui n’est corroborée par aucun élément concret.

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L’Europe, un marché que rêveraient de conquérir les professionnels du cannabis légal

cannabisAlors que plusieurs acteurs ont émergé aux États-Unis et au Canada après la légalisation du cannabis, les professionnels du secteur tentent de séduire les autorités européennes. Le marché total sur le Vieux continent, y compris illégal, pèserait 55 milliards de dollars par an.

Après l’Amérique du Nord, les professionnels du cannabis rêvent de conquérir le marché européen, en particulier le Royaume-Uni, et misent sur un changement d’image de la plante psychoactive, malgré les freins réglementaires et les débats éthiques.

Santé, cosmétique, bien-être, alimentaire … Les multiples déclinaisons de la marijuana étaient au centre d’une journée dédiée à la promotion de ce secteur et organisée jeudi à Londres par la banque d’affaires Bryan Garnier. Pour l’heure, le marché du cannabis légal en Europe, où l’usage médicinal est autorisé dans la plupart des pays de l’UE et actuellement testé en France, tourne autour de 1 milliard de dollars, explique à l’AFP Nikolaas Faes, analyste pour la banque d’affaires. Par comparaison, le marché américain légal pèse 12 à 13 milliards de dollars.

« L’Europe est un marché très petit, notamment à cause de la diversité des problèmes légaux (…). Les responsables politiques ne sont pas encore complètement prêts, mais ça progresse », estime Nikolaas Faes. Selon lui, la légalisation pourrait rapporter gros, puisque le marché total en Europe, en incluant le trafic illégal, est estimé à 55 milliards de dollars.

Mouvement lancé au Canada et aux États-Unis
Les dirigeants du secteur s’appuient sur l’exemple nord-américain. Le Canada a légalisé le cannabis l’an dernier. Aux États-Unis, la loi fédérale le considère comme une drogue dure mais onze États ainsi que la capitale américaine ont légalisé son usage récréatif.

Au Royaume-Uni, le parti des libéraux-démocrates a proposé dans son programme pour les élections législatives du 12 décembre de légaliser la marijuana. Près de la moitié des Britanniques (48%) sont pour, selon un sondage publié en juillet par YouGov pour le compte d’un groupe de réflexion du parti conservateur. Le débat reste toutefois vif et le système de santé britannique, le NHS, ne manque pas de rappeler les effets néfastes de l’usage récréatif du cannabis, qui augmente notamment les risques de développer des maladies comme la schizophrénie.

Le Royaume-Uni a néanmoins légalisé en novembre 2018 l’usage thérapeutique, une décision intervenue à la suite de l’histoire de deux enfants britanniques épileptiques qui n’avaient pas pu faire venir dans le pays leur traitement à base de cannabis, ce qui avait créé une polémique. Si les médecins ont désormais la possibilité de prescrire des médicaments basés sur la plante controversée, il est dans les faits très difficile pour les patients d’en obtenir du fait du manque de traitements disponibles et des questions sur leur efficacité.

Des entreprises qui tentent de surfer sur les produits relaxants
« Il faut comprendre qu’un marché légal ne signifie pas un marché ouvert. Au Royaume-Uni nous avons des marchés légaux mais nous avons moins de 200 patients », souligne Stephen Murphy, à la tête de Noble, un cabinet de recherche sur le cannabis. Au-delà du domaine médical, une myriade d’entreprises tentent de surfer sur la mode des produits à base de CBD (cannabidiol), un des principes actifs du cannabis non psychoactif, contrairement au tetrahydrocannabinol (THC).

Le CBD est censé avoir des effets relaxants et anti-inflammatoires, et se vend sous forme d’extraits ou d’huile par exemple, mais son marché souffre de l’absence de règles claires. « Cela cause des problèmes parce que les gens ne savent pas ce qui est légal ou non », regrette Farzad Moshfeghi, directeur général de Winchester MD, société britannique qui vend des produits CBD. Et le produit ne rassure pas les autorités sanitaires, alors qu’en Belgique, début novembre, un jeune de 18 ans est mort des suites d’une insuffisance respiratoire attribuée par les autorités sanitaires au vapotage d’une e-cigarette contenant du cannabidiol.

Par ailleurs, la légalisation du cannabis ne permet pas nécessairement de tuer le marché noir, notamment à cause de problèmes de pénurie. Ainsi au Canada, qui a légalisé le cannabis en octobre 2018, selon la dernière enquête de Statistique Canada sur le sujet publiée fin octobre, 53% seulement des consommateurs déclaraient obtenir tout ou partie de leur cannabis de source légale au 2e et 3e trimestre de cette année (dont 28% uniquement auprès de distributeurs respectant la loi). Le nombre de consommateurs, à 5,2 millions de Canadiens, est quant à lui stable par rapport à il y a un an.

Déjà des géants du cannabis en Bourse
Quoi qu’il en soit, en l’absence d’une réglementation harmonisée et à cause d’une image encore sulfureuse, les start-up en Europe ont du mal à trouver des financements, alors que certaines entreprises nord-américaines sont déjà cotées en Bourse, même si, après avoir vu leurs actions flamber dans un premier temps, leur parcours sur les marchés est plutôt chaotique depuis.

Le plus gros acteur est sans conteste Canopy Growth, coté sur le Nyse, qui affiche une capitalisation boursière de 6,6 milliards de dollars, malgré une action en repli de 46% sur un an. Vient ensuite le canadien Aurora Cannabis, avec 2,6 milliards de dollars de capitalisation sur le Nyse (avec un titre en repli de 58% sur un an). Parmi les autres acteurs les plus importants outre-Atlantique, on pourra également citer les américains Cronos (qui pèse 2,4 milliards de dollars en Bourse sur le Nasdaq-GS, et dont le cours est en baisse de 26% sur un an) et Tilray (2 milliards de dollars de valorisation sur le Nasdaq-GS, dont l’action a chuté de 80% sur un an).

Malgré les différents freins au marché, les professionnels croient au potentiel du marché européen, quitte à patienter encore quelques années. « L’Europe deviendra le plus grand marché au monde d’ici dix ans. La demande est là », lance, confiant, Stephen Murphy.

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Peut-on brûler des calories juste en réfléchissant ?

peut-on-bruler-des-calories-juste-en-reflechissantAu même titre que le football, la natation ou le tennis, le jeu d’échecs est considéré comme un sport.

Bien qu’ils restent assis pendant plusieurs heures d’affilée, il a en effet été mesuré que certains joueurs d’échecs peuvent brûler plusieurs milliers de calories par jour, grâce à une activité cérébrale intense. Et pour cause : rien qu’au repos, notre cerveau consomme en moyenne 20% de l’énergie totale du corps.

Cette énergie, il l’utilise pour maintenir l’activité des organes vitaux, pour nous permettre de respirer, digérer, fonctionner normalement. Cela se traduit par 350 à 450 calories naturellement brûlées chaque jour … pour un(e) adulte, car dans le cas d’un enfant de 5-6 ans, « le cerveau peut utiliser jusqu’à 60% de l’énergie corporelle », souligne à LiveScience Doug Boyer, chercheur à l’université Duke aux États-Unis.

En poussant un peu plus loin la réflexion : serait-il donc possible de brûler davantage de calories en réfléchissant un peu fort ?  Des scientifiques ont tenté de le mesurer et leur réponse est : oui,  mais.

Réfléchir, un sport comme un autre ?
« Lorsqu’on s’entraîne pour apprendre une nouvelle compétence, le cerveau s’adapte pour augmenter le transfert d’énergie vers les régions cérébrales activées par l’exercice », souligne Claude Messier, professeur en psychologie et neuroscience à l’université canadienne d’Ottawa. « Au bout d’un certain temps, alors que nous devenons plus compétents dans une tâche particulière, le cerveau n’a plus besoin de carburer autant pour accomplir cette tâche et n’aura plus besoin d’autant d’énergie ».

Par ailleurs, aussi intense votre réflexion soit-elle, la perte de calorie ne risque pas d’être très intense. Pour résumer, il est possible de brûler davantage de calories en réfléchissant,  mais pas de quoi vous permettre de garder la ligne. Rien ne vaut une alimentation saine et une activité physique régulière.

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Pourquoi les grandes marques n’osent plus faire de pub sur Pornhub

porn-hub.jpegLe nombre de vidéos pédo-pornographique a explosé sur la plateforme.

Des marques emblématiques comme Unilever et Kraft Heinz, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont décidé de prendre leur distance de peur de se trouver éclaboussées par un scandale.

Pornhub est un des sites de vidéos pornographiques les plus visités du monde mais cette forte fréquentation ne suffit plus à convaincre les grandes marques d’y faire de la publicité, craignant d’être associées à des contenus à la légalité douteuse. Le groupe, basé physiquement à Montréal au Canada et fiscalement au Luxembourg, et qui s’est fixé pour but de banaliser le porno, a profité d’une plus grande tolérance pour la pornographie pour attirer les annonceurs.

Mais ce capital confiance semble s’éroder à la suite de révélations dans le journal britannique The Sunday Times, qui affirme avoir trouvé sur la plateforme des contenus illégaux, dont des vidéos de pédo-pornographie. Environ 47 cas de contenus sexuels impliquant des enfants ont été trouvés sur Pornhub depuis janvier 2019 par l’ONG britannique Internet Watch Foundation. En deux ans, les vidéos pédo-pornographiques ont explosé de 62% sur la plateforme, selon l’IWF, qui a alerté le site pour faire retirer ces contenus. Ces révélations ont incité des grands groupes, qui surfaient sur la vague du porno « cool », à prendre leurs distances.

Des marques jouaient sur la tendance du foodporn
Les groupes agroalimentaires Unilever et Kraft Heinz, aux marques emblématiques, qui avaient acheté des espaces publicitaires sur Pornhub cette année, ont eu peur de se trouver éclaboussés par un scandale. « Nous allons nous assurer qu’aucune de nos marques ne diffusera encore un spot publicitaire sur Pornhub ou sur un quelconque site porno », a déclaré à l’AFP une porte-parole d’Unilever.

Kraft Heinz avait joué sur la notion de « food porn », un phénomène consistant à poster des photos de nourriture sur les réseaux sociaux, pour promouvoir Devour, sa marque américaine de produits congelés sur Pornhub. « La marque parlait explicitement de la +food porn+, qui était devenue un phénomène culturel sur Instagram », a défendu une porte-parole.

S’il n’est pas interdit ou illégal de diffuser des pubs sur des sites porno, de nombreuses entreprises ne souhaitent pas voir leurs produits, notamment ceux destinés au grand public, associés à des contenus équivoques.

Paypal ne veut plus jouer les intermédiaires
Les entreprises s’interrogent aussi sur le contrôle des contenus sexuels mis librement en ligne par des internautes, qui pourraient violer les nouvelles lois américaines FOSTA/SESTA visant à fermer les sites internet facilitant la prostitution et le trafic sexuel. Une des activités de Pornhub qui alarme le plus les entreprises est celle des « chaînes » privées, appartenant à des actrices ou acteurs, le « Model program ».

Paypal, le groupe de services de paiements financiers américain, a décidé la semaine dernière de ne plus servir d’intermédiaire pour payer ces acteurs, qui produisent différents contenus sexuels payant.

L’entreprise juge impossible de s’assurer qu’ils sont majeurs ou qu’ils ne sont pas victimes de trafic d’êtres humains ou de réseaux de proxénétisme, ont indiqué à l’AFP des sources proches du dossier.

« Il est impossible de réguler les contenus mis en ligne » dans le cadre du « Model program », a dit une des sources sous couvert d’anonymat. Contactées par l’AFP, les grandes banques américaines ont pour la plupart fait savoir qu’elles n’entendaient pas remplacer Paypal malgré les 33,5 milliards de visites revendiquées par Pornhub en 2018, d’une durée moyenne chacune de 10 minutes et 13 secondes, en majorité par des hommes.

« Il est vraiment difficile de faire la différence entre le porno légal et le porno illégal et pour une banque comme la nôtre qui est très régulée on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler régulièrement les mouvements d’argent », indique une banque. « Il y a trop de risques », dit une autre. « Les groupes anti-porno aiment à répéter que la plupart des travailleurs du sexe sont victimes de réseaux. C’est un mythe », lance Corey Price, vice-président de Pornhub, ajoutant néanmoins que la plateforme travaille avec les autorités « pour surveiller et signaler toute activité illégale ».

Il affirme que tous les actrices ou acteurs de son « Model program », qui recense plus de 100.000 personnes, ont au moins 18 ans. « Nous leur demandons de tenir une photo, avec un signe arborant leur nom d’utilisateur près de leur visage et n’acceptons leur candidature qu’après qu’ils ont soumis, pour vérification, une pièce d’identité gouvernementale avec une photo montrant qu’ils ont 18 ans et plus », explique t-il.

Mais, « concernant l’âge, il est encore plus difficile de vérifier du côté des cam-girls que des vidéos gratuites », notamment aux États-Unis où il est facile d’obtenir une fausse carte d’identité, juge Laureen Ortiz, journaliste et auteure d’un livre sur cette industrie, « Porn Valley ». « Les réseaux de prostitution de par le monde peuvent s’y engouffrer sans souci », ajoute-elle.

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Fête des célibataires : cette nuit, les Chinois ont dépensé 1 milliard de dollars en 68 secondes

consommation alibaba fete celibataireC’est la plus grosse opération mondiale de soldes
Chaque année, la fête des célibataires est prétexte à une journée de réductions monstres en Chine. Sur la plateforme de e-commerce Alibaba, les consommateurs ont été plus réactifs que jamais.

Cette année, les célibataires chinois ont encore battu un record : pour leur fête du 11 novembre, journée de soldes plus frénétique encore que le Black Friday, ils se sont rués par millions sur la plateforme de e-commerce Alibaba, et ce dès minuit. Soixante-huit secondes plus tard, leurs dépenses ont passé le cap du milliard de dollars. 17 secondes de moins que l’année dernière.

Alibaba
Au bout d’une heure, c’est le cap des treize milliards d’euros qui a été franchi. Et le principal acteur et bénéficiaire de cette plus grosse opération mondiale de soldes, c’est Alibaba, qui capte la moitié du commerce internet en Chine.

Prêt-à-porter, meubles, électronique … tout y passe, pour cette catégorie de la population censée disposer d’un fort pouvoir d’achat. Leur fête, qui tombe un 11/11 en raison de la répétition du chiffre solitaire, est ainsi la plus grosse journée de ventes au monde devant le Black Friday.

Guerre commerciale
L’année dernière, Alibaba avait enregistré presque 30 milliards de dollars de dépenses à la fin de la journée : un record. A voir si cette année, l’économie de ce pays en proie à une guerre commerciale avec les États-Unis se porte aussi bien. Pour le moment, c’est bien parti.

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Instagram teste les «likes» masqués

InstagramAprès le Canada et six autres pays, une partie des utilisateurs américains ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres.

Instagram va masquer pour une petite partie de ses utilisateurs américains le nombre de «likes» recueillis par les contenus postés à partir de la semaine prochaine, dans la foulée de plusieurs tests similaires dans d’autres pays, pour diminuer la pression sociale sur le réseau.

«Nous avons testé la possibilité de rendre les likes privés dans plusieurs pays. Nous étendons ces tests à une petite portion des gens aux États-Unis la semaine prochaine. Nous avons hâte de voir les retours d’expérience», a tweeté vendredi Adam Mosseri, patron de la plateforme mobile propriété de Facebook, centrée sur le partage de photos et vidéos.

Instagram, très populaire chez les jeunes, avait commencé à masquer les «likes» en mai au Canada, puis dans six pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle-Zélande) en juillet, assurant vouloir diminuer le stress chez ses utilisateurs après des critiques sur les risques de l’application pour la santé mentale.

Pas une compétition
Les utilisateurs concernés ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres. Ils pourront toujours voir le nombre de «likes» sur leurs propres posts mais en cliquant sur une page différente. Pendant les tests, le réseau appartenant au géant américain Facebook avait précisé que les outils de mesure des entreprises utilisant la plateforme pour promouvoir leurs produits n’étaient pas affectés. Instagram compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde.

«Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de j’aime qu’ils recueillent», avait déclaré un porte-parole d’Instagram en juillet. «Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être une compétition.»

Une étude conduite en 2018 aux États-Unis par le Pew Research Center a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Instagram et que près de 40% d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de «likes» ou de commentaires. Facebook envisage également de ne plus afficher publiquement le nombre de mentions «likes» ou «j’aime» récoltés par les contenus.