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Journée internationale des câlins

livreLe 21 janvier, on fête les Agnès, mais on célèbre surtout les bienfaits de la câlinothérapie. Un câlin, qu’il soit partagé avec un.e ami.e, avec sa moitié, ou un.e membre de sa famille apporte toujours un sentiment de réconfort.

Heureux hasard du calendrier, la journée internationale des câlins (National Hug Day) tombe cette année au lendemain du jour le plus déprimant de l’année : le Blue Monday .

Pourquoi la journée internationale des câlins ?
Cette journée placée sous le signe des bisounours aurait été instaurée en 1986 par le révérend américain, Kevin Zaborney. Ayant constaté une baisse de moral chez ses paroissiens, entre la fin des fêtes de fin d’année et la Saint Valentin, il souhaitait inciter ses paroissiens à créer des liens fraternels en s’enlaçant quelques secondes. Un signe de tendresse qui équivaut à mille mots. Pour preuve, en favorisant la sécrétion d’ocytocine, l’hormone de l’amour,  le câlin aurait des effets bénéfiques sur notre santé physique et morale.

Depuis, chaque 21 janvier, des hommes et des femmes se promènent dans des lieux publics en arborant fièrement des pancartes “free hugs” (câlins gratuits). Ces sympathiques initiatives, très répandues dans les pays anglo-saxons, ne rencontrent pas réellement leur public en France. Dommage, car ces moments de contacts rapprochés font du bien au corps et à l’esprit.

Des câlins pour lutter contre le stress
Un câlin permet de relâcher instantanément la pression en cas de stress. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le contact humain permet de faire diminuer la tension artérielle et de ralentir le rythme cardiaque, tout en produisant des endorphines,  les hormones du bien-être. La prochaine fois que vous sentirez une angoisse monter, pensez à demander un câlin de toute urgence.

Les bienfaits des câlins, à tous les âges
Il n’y a pas d’âge pour apprécier  ou non  les câlins. C’est bien connu, câliner un bébé dès son plus jeune âge est primordial pour son équilibre émotionnel futur. On l’aide ainsi à lutter contre le stress, et à bien grandir. En 2017, des chercheurs canadiens ont même montré que l’importance du contact physique pendant notre petite enfance pouvait modifier nos gènes.

Les seniors, plus vulnérables, sont également très sensibles au contact physique. Une étreinte, une accolade, une poignée de main, ou même un sourire suffisent parfois à instaurer un lien de proximité et à redonner le sourire à quelqu’un. Alors n’hésitez pas à embrasser les enfants et les personnes âgées de votre entourage.

Les câlins sont bons pour la santé
Pour améliorer la résistance contre les virus de l’hiver, rien de tel qu’un long câlin. Pour éviter le contact physique, remballez donc vos excuses type « je ne voudrais pas te transmettre mes microbes ». Le contact peau à peau aurait pour effet de renforcer nos anticorps. Des études ont même prouvé que 5 à 10 minutes de câlins par jour boosteraient notre système immunitaire et nous aideraient à lutter contre certaines maladies cardio-vasculaires.

Les câlins permettent de lutter contre la déprime hivernale
En hiver, le manque de lumière peut provoquer une dépression saisonnière qui handicape le quotidien. Ajouté à cela le froid, les épidémies de gastro ou de grippe, la nostalgie des fêtes de fin d’année et l’état de nos finances post-fêtes, c’est peu dire que l’hiver a mauvaise presse en matière de moral.

Heureusement pour nous, le câlin est une arme de réconfort massive qui stimule la production d’hormones anti-déprime comme l’endorphine, l’ocytocine ou la dopamine. Il apporte soutien, confiance, et surtout chaleur.

Les câlins facilitent la communication
Lorsqu’on traverse une période forte en émotions, qu’il s’agisse d’un heureux évènement, d’une dispute, d’une maladie, de la perte d’un animal de compagnie ou de la perte d’un proche, les mots ne suffisent pas toujours à traduire nos sentiments. Dans ce cas, un câlin s’avère un outil de communication non verbale très efficace. Il ne nous engage pas à grand chose mais peut signifier tellement pour la personne qui le reçoit. Alors, si on levait plus souvent le nez de nos écrans pour prendre soin de nos proches ?

A noter : nul besoin d’attendre le 21 janvier pour étreindre vos proches dans la limite du consentement.

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En Allemagne, l’épargne des ménages bat des records grâce à la Bourse

allemagneL’épargne financière des ménages allemands a atteint un niveau record en 2019 grâce à une année boursière euphorique, dans un pays où la baisse des taux d’intérêt est régulièrement déplorée, selon une étude de DZ Bank.

La somme des placements des particuliers allemands devrait avoir grimpé de 441 milliards d’euros l’an dernier pour totaliser 6.600 milliards d’euros, soit une progression annuelle de 7,1%, selon les calculs de la banque coopérative DZ Bank.

« L’accumulation d’actifs s’est fortement accélérée par rapport à 2018 », qui avait affiché une croissance de 2,2%, commente la banque, qui met cette évolution notamment sur le compte de la progression des cours des actions. A l’image de l’indice Dax de la Bourse de Francfort qui a gagné plus de 25% l’an dernier, après une chute de 18% en 2018, ce sont en tout 184 milliards d’euros de gains qui ont été enregistrés dans les portefeuilles, selon l’étude.

L’effort d’épargne des ménages a également joué un rôle essentiel, avec un taux de 11% du revenu disponible mis de côté, soit autant qu’en 2018.

27 milliards d’euros de pertes sur les comptes à vue
L’épargne en actions reste toutefois une pratique très minoritaire, avec 7% du revenu directement placé dans ce type d’épargne à risque, la grande partie de l’argent dormant elle sur des comptes à vue ou très peu rémunérés.

Ces placements sans risque ont eux rapporté en 2019 un rendement négatif de -0,6%, si l’on soustrait du taux moyen nominal de 0,7% le taux d’inflation de 1,3% en Allemagne. La perte nette sur les dépôts, obligations, et autres contrats d’assurances-vie a ainsi représenté 27 milliards d’euros, selon l’étude.

Protéger les épargnants des taux bas
Avec les taux d’intérêt fixés par la BCE pour la zone euro à des niveaux de plus bas historique, les placements en produits d’intérêts, choyés par les Allemands pour préparer leur retraite, ont largement perdu de leur attrait.

Dans ce contexte appelé à durer, la CSU bavaroise, parti allié des conservateurs d’Angela Merkel, va proposer la semaine prochaine des mesures de protection des épargnants contre des pertes sur leurs actifs financiers, rapporte jeudi l’agence DPA.

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5 choses à savoir pour faire de bonnes affaires en période de solde

soldeMercredi démarre officiellement la période des soldes pour la plupart des départements français. Voici cinq questions pour mieux aborder ce rituel.

Le 8 janvier, c’est le début des soldes dans la plupart des départements français. Vente à perte, garantie et dérogations, nouveautés.

Quand un commerçant peut-il revendre à perte ?
La revente à perte, quand le commerçant vend le produit moins cher qu’il ne l’a acheté ou qu’il ne va lui rapporter, est interdite par la loi, sauf exceptions. Les soldes, qui clôturent une fin de saison, en sont une. Le commerçant peut alors vendre à perte, mais seulement ce qu’il a acheté depuis au moins un mois et déjà proposé en magasin.

D’autres exceptions à la règle : quand le magasin ferme et doit liquider sa marchandise, ou quand le produit est « démodé », obsolète ou proche de la date de péremption. Dans ce dernier cas et concernant les produits alimentaires, la loi Alimentation a limité leur seuil de vente à perte : depuis 2018, leurs promotions sont limitées à un tiers du prix de vente au consommateur.

Un commerçant a également le droit de s’aligner sur un prix plus bas dans un autre magasin qui se situe dans la même zone d’activité. Mais ce même magasin ne doit pas excéder une certaine surface : 300m2 de produits alimentaires et 1000 m2 pour les autres.

Reste enfin la situation où le commerçant se procure un produit qu’il avait déjà dans ses stocks, et que le produit nouvellement arrivé est moins cher : il peut donc vendre ses produits stockés au même prix bas.

C’est ainsi la vente à perte qui distingue les « soldes » des « promotions », comme le Black Friday et les ventes privées. Mais pour les fadas des rabais, il reste possible de se procurer des articles bradés en-dehors de la période du 8 janvier au 4 février et du 24 juin au 21 juillet 2020 : en se rendant dans les zones dérogatoires.

Pourquoi des calendriers différenciés selon les territoires ?
Les départements frontaliers peuvent demander des dérogations pour ne pas subir la concurrence des pays voisins. Cet hiver, quatre départements métropolitains devancent les autres d’une semaine : la Meuse et la Meurthe et Moselle, frontaliers à la Belgique où les soldes commencent le 3 janvier, et la Moselle voisine du Luxembourg où les soldes démarrent le 2. Quant aux Vosges, il s’aligne sur le calendrier de ces trois départements limitrophes.

Le Bas-Rhin, qui touche l’Allemagne, a préféré suivre le reste de la France. En Allemagne, les soldes débutent certes dès la fin décembre, mais les dates sont flexibles et libre aux magasins de les pratiquer ou pas.

Pour le second round de soldes, c’est au tour des départements qui accueillent les touristes estivaux de se fixer sur un autre calendrier : en Corse, elles s’étaleront ainsi du 8 juillet au 4 août. Dans les territoires d’outre-mer, on joue sur d’autres saisons : février et septembre à la Réunion et mai et novembre à Saint Barth par exemple.

Quelle est la règle pour le e-commerce ?
Un client de Rennes, Bordeaux, Lyon ou Lille peut-il profiter un 2 mai des soldes sur l’île de Saint Martin en faisant son shopping à distance ?  Non : sur internet, le calendrier s’aligne sur le national. Et nouveauté, il est écourté de quatre semaines, offrant désormais huit semaines de soldes.

Depuis plusieurs années, les achats sur internet sont en croissance. L’entreprise de reciblage publicitaire sur internet, Criteo, a par ailleurs relevé que les achats se font de plus en plus via les smartphones.

Les produits soldés bénéficient-ils des mêmes garanties qu’en temps normal ?
Oui, si le produit présente des défauts de fabrication non apparent, le vendeur est obligé de le remplacer ou de le rembourser. Et si le défaut est visible, c’est la même règle que le reste du temps : le commerçant n’est pas obligé d’offrir un rabais mais peut faire un geste commercial. C’est ce qui se passe quand vous vous trompez sur la taille d’un vêtement par exemple : le commerçant n’est pas tenu de le reprendre, surtout quand il s’agit d’écouler ses stocks.

Quel est l’impact environnemental des soldes ?
Difficile à calculer, les vêtements sont les produits les plus achetés pendant les soldes, selon une étude Ifop. Et l’empreinte écologique du textile est très élevée, si l’on compte l’ensemble de la chaîne : ce serait même la deuxième industrie la plus polluante du monde. Si le vêtement d’occasion connaît un engouement grandissant, 70% de notre garde-robe resterait dans les placards.

Mais cette année, les Français se montreraient modérés : à en croire le sondage de l’Ifop réalisé en décembre, 70% des Français vont profiter des soldes pour faire des « achats utiles ». Mais chez les 18-24 ans, c’est encore le « coup de cœur » qui prime.

Toujours selon la même étude, le panier moyen devrait être de 193 euros. Les plus sensibles à l’environnement pourront se procurer une carte bancaire « écologique » : elle indique le niveau d’empreinte carbone du produit acheté, et peut même se bloquer s’il dépasse un certain seuil.

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Vous avez toujours rêvé de voir comme un chat ?

vision animalDes scientifiques ont créé un logiciel pour percevoir le monde avec la vision d’une abeille, d’un poisson ou encore d’un chat.

Vous vous êtes déjà demandé ce que voit votre chat, les couleurs et les formes qu’il perçoit quand ses yeux vous fixent pendant des heures sans fléchir ?   Visiblement, les scientifiques se posent la même question, comme l’indique un article du dernier numéro du magazine Methods in Ecology and Evolution, paru le 3 décembre.

Une équipe de l’Université du Queensland et de l’Université d’Exeter a mis au point un logiciel gratuit et disponible en open source qui passe vos photos numériques sous le prisme de la vision d’un mammifère, insecte ou vertébré aquatique.

Appelé «cadre d’analyse quantitative des modèles de couleur» (QCPA), ce logiciel de traitement d’images est en fait une incroyable base de données où sont stockées les propriétés visuelles de nombreux animaux. Il agit comme un filtre en appliquant sur vos photos smartphone les diverses sensibilités à la lumière, aux couleurs et aux représentations spatiales des différentes espèces animales.

C’est la première fois qu’un logiciel open source propose cette technique. Auparavant, elle était effectuée par des appareils sophistiqués d’imagerie spectrale utilisés pour percer le mystère des quelques couleurs invisibles par l’œil humain, mais que certaines espèces détectent.

«C’est une période passionnante pour étudier la vision des animaux car nos techniques d’imagerie deviennent incroyablement accessibles et économiques, et notre puissance de calcul est à son plus haut niveau», a déclaré Cédric van den Berg, l’un des chercheurs.

Voir l’invisible
«La plupart des animaux ont des systèmes visuels complètement différents de ceux des humains. Il est difficile de savoir comment ils perçoivent des informations visuelles complexes ou des motifs de couleur dans la nature, et comment cela influe sur leur comportement», a ajouté le scientifique de l’Université du Queensland.

Il existerait d’innombrables modes de vision que les êtres humains n’ont jamais expérimentés. Par exemple, certains animaux perçoivent plus de couleurs que nous, d’autres moins.

Les abeilles peuvent en effet voir le rayonnement ultraviolet (UV), et les reptiles, les infrarouges, deux domaines de radiations inaccessibles à nos yeux. En revanche, de nombreux mammifères ne perçoivent que le bleu et le jaune, contrairement aux êtres humains qui ont une vision trichromatique (bleu, jaune et rouge).

Pour le moment, le logiciel est principalement conçu pour aider les biologistes et les écologistes à mieux comprendre comment les animaux se visualisent entre eux dans leur environnement. Mais l’équipe espère que des gens de tous les horizons expérimenteront le QCPA.

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Pourquoi le bâillement est-il contagieux ?

Yawning SmileyIl n’y a rien à faire. Lorsque votre compagne, compagnon, collègue de bureau et même voisin de métro bâille, vous bâillez aussi Et c’est normal.

Un bon bâilleur doit en faire bâiller sept, dit le dicton. Mais pourquoi diable, systématiquement, lorsque votre collègue de bureau, voisin de table ou co-passager de wagon de métro bondé se décroche la mâchoire, cela vous donne une irrépressible envie d’ouvrir largement la bouche ?  Peut-être même qu’à la lecture de ces lignes, vous tentez de réprimer un bâillement. Ne luttez pas, vous n’y pouvez rien.

L’échokinésie du bâillement
Du latin « bataculare », qui signifie « ouvrir la bouche », le bâillement est avant tout un mouvement d’étirement musculaire involontaire qui se produit lorsque l’on se réveille, qu’on s’ennuie, qu’on a bien mangé ou au contraire jeûné et quand on est fatigué. Sa contagion n’est pourtant pas liée à la fatigue des transports en commun, ni à vos heures de sommeil en retard ou encore à la difficile digestion de votre dernier repas, mais tout bonnement au caractère social de l’être humain.

Durant ce cycle respiratoire de cinq à dix secondes, tous les muscles respiratoires  du visage au cou jusqu’au thorax  sont étirés. Ce mécanisme réflexe se produit en trois temps : d’abord une inspiration longue et profonde par la bouche, le diamètre du pharynx peut être multiplié par quatre,  ensuite un bref arrêt de la respiration et enfin une expiration rapide parfois accompagnée d’étirements voire de quelques larmes, les paupières peuvent même se fermer. Et s’il est contagieux, c’est inconscient.

C’est ce qu’explique à BFMTV.com le médecin généraliste Olivier Walusinski. Ce spécialiste et passionné du bâillement  qui y a même consacré un site  préfère évoquer le terme de réplication d’un comportement plutôt que de contagion. « La contagion suppose la transmission, comme c’est le cas avec un virus ou un microbe. Ce n’est pas le cas du bâillement. Il s’agit là de mimétisme et de reproduire un mouvement, Charcot (un neurologue français fondateur de la médecine clinique, ndlr) parlait d’échokinésie. »

La théorie de l’esprit
Le bâillement est commun à tous les vertébrés, des reptiles aux primates, souvent associé au rythme veille/sommeil ou à la satiété. Chez les mammifères, il peut également être lié à la sexualité  chez les macaques le mâle dominant bâille bruyamment avant de s’accoupler  ou à l’anxiété. « Pour un sportif avant une compétition ou pour un artiste avant d’entrer en scène, il n’est pas rare de bâiller, ajoute Olivier Walusinski. C’est une réaction du corps au stress qui au contraire apporte bien-être et détente. »

Ce n’est que chez quelques espèces, notamment les grands primates, les éléphants, certains perroquets et rats ainsi que chez l’être humain qu’il est dit contagieux. « Chez les bonobos, qui vivent en matriarcat, lorsque la femelle dominante bâille, les autres femelles bâillent aussi, remarque Olivier Walusinski. C’est la même chose chez les chimpanzés mâles. C’est une manière d’unifier les rythmes de vie d’un groupe social mais aussi de reconnaître le statut du dominant et pour les autres d’accepter leur soumission. »

Mais pour attraper le virus du bâillement, il faut avoir la capacité à attribuer un état mental à l’autre, à pouvoir décoder ses émotions. C’est la théorie de l’esprit, cette capacité à ressentir le point de vue d’un autre. « C’est pour cela que la contagion serait possible dès que l’enfant a sa propre perception d’être un individu autonome, c’est le test du miroir », note le médecin.

Concrètement, tout se passe dans le cerveau. Physiologiquement, ce sont les neurones miroirs, ces neurones qui permettent de se voir agir à la place de l’autre, comme dans un miroir  qui entrent en jeu lorsque le bâillement d’un inconnu vous fait vous aussi bâiller. C’est le principe de l’empathie. Comme l’explique l’Inserm dans une vidéo d’animation, lorsque l’on observe quelqu’un manger, une cacahuète par exemple, ces neurones s’activent bien que l’on reste immobile, comme si l’on se préparait soi-même à manger une cacahuète. C’est pareil pour le bâillement.

Plus on est emphatique, plus on bâille
Cela fait bien longtemps que la contagion du bâillement est observée. Aristote se posait déjà la question au IIIe siècle avant J.-C. dans ses Problèmes. Au XVIe siècle, dans Pantagruel, Rabelais raconte qu’un personnage bâilla si « profondément » qu’il « par naturelle sympathie, excita tous ses compagnons à pareillement bâiller ».

Une étude américaine publiée en 2003 a montré que les personnes les moins sensibles à la réplication du bâillement étaient aussi celles qui avaient le plus de mal à se mettre à la place des autres. Des chercheurs italiens ont également conclu en 2011 que bâillement était d’autant plus contagieux que le bâilleur original était un membre de sa famille.

S’il y a de petits et de gros bâilleurs,  le bébé bâille dès la vie intra-utérine  chez les humains, environ 75% de la population est sensible au bâillement d’autrui. « Plus on est emphatique, plus on a la capacité de comprendre les autres, plus on est sensible à leur bâillement, détaille Olivier Walusinski, auteur de Bâillements et pandiculations. Par exemple, pour les personnes qui souffrent d’alexithimie, cette difficulté à lire les émotions des autres, voir quelqu’un bâiller ne leur fait strictement rien. C’est aussi le cas chez certains autistes. » Pareil chez certaines personnes qui souffrent de psychopathies.

Le son suffit
Mais il n’y a pas que la vue d’un bâilleur qui donne envie de bâiller. Le son fait le même effet. « Si dans une voiture, une personne à l’arrière bâille, il y a de fortes chances pour que le conducteur à l’avant, qui ne l’a pourtant pas vue mais simplement entendue, bâille aussi », raconte Olivier Walusinski. A moins que toute son attention ne soit portée sur la route. Car pour pouvoir être sensible au bâillement des autres, encore faut-il ne pas avoir l’esprit trop occupé ou trop endormi.

« Ce n’est évidemment pas automatique à 100% mais il faut être dans un état mental particulier pour être sensible au bâillement. Si vous êtes plongé dans une activité intellectuelle ou si vous fournissez un effort physique intense, à moins d’être en hypoglycémie, vous ne bâillerez pas », pointe le médecin.

Et, en principe, seule l’espèce humaine vous donnera envie de bâiller. « Il y a eu des expériences menées avec des chiens et leurs maîtres, poursuit le médecin. L’animal pouvait être sensible au bâillement de son propriétaire s’ils avaient tous deux noué une relation particulièrement complice. Ce qui signifie que le chien était capable de décoder les émotions de son maître. » Mais aucune étude n’a encore prouvé la réciproque. Rien étonnant donc à ce que la vision de chats ou tortues se décrochant la mâchoire,  puisse vous laisser de marbre.

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Les cadeaux de Noël revendus toujours plus vite

cadeauLes cadeaux de Noël non désirés ou mal choisis sont revendus en ligne de plus en plus vite en France. Une tendance qui s’amplifie d’année en année.

Le 25 décembre à midi, la plateforme Rakuten comptait « déjà plus de 500.000 annonces déposées » contre « 300.000 l’an dernier à la même heure », indique Alison Boutoille, directrice Marketing, qui prévoit plus d’un million d’annonces à la fin de la journée.

Un phénomène « de plus en plus assumé, de plus en plus large, puisqu’on a de plus en plus de gens qui revendent sur internet », estime Sarah Tayeb, responsable du pôle vendeurs de la plateforme eBay France. Dès la matinée, les nouvelles annonces de cadeaux revendus s’accumulaient sur la plateforme, Sarah Tayeb en attendant 130.000 pour midi contre 100.000 l’an dernier à la même heure.

Plus de pragmatisme
« On pense qu’il y a une augmentation du pragmatisme par rapport aux fêtes de Noël, (…) du coup un réemploi, une sorte de tendance à l’économie circulaire, où on ne va pas garder un objet inutile chez soi, on va chercher à le revendre, et le cadeau de Noël perdant son côté sacré, on va se permettre de le revendre sur internet », estime-t-elle.

12% des Français ont revendu certains de leurs cadeaux de Noël sur internet en 2018 et 17% prévoyaient de le faire cette année, soit une augmentation de 42%, selon une étude Kantar réalisée pour eBay France.

Parmi les nouveautés qu’a pu observer Alison Boutoille, « des jeux d’une valeur assez faible, moins de cinq, moins de dix euros », mis en ligne suite à des « échanges de cadeaux au sein de l’entreprise entre collègues ». Parmi eux, des livres, mais surtout des gadgets comme des babyfoots de bureau.

Mais « le principal problème du cadeau de Noël, c’est le doublon, notamment tout ce qui est CD, livres, DVD. On s’attend à voir des CD de Johnny Hallyday en double sur eBay, on a beaucoup du nouvel album d’Astérix qui est un très gros succès, et peut arriver en double au pied du sapin », explique pour sa part Sarah Tayeb.

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Certaines assurances vie évacuent discrètement la garantie totale du capital

assurances vieAprès enquête, l’association de défense des consommateurs CLCV accuse certains assureurs de ne plus garantir à 100% le capital épargné sur les fonds en euros alors que cela a toujours été la règle.

Les contrats d’assurance-vie en fonds euros sont en plein bouleversement, une révolution qui touche une grande partie des épargnants puisque ces contrats représentent 80% des encours en France.

Avec des taux d’intérêt de plus en plus faibles, les grands assureurs baissent les rémunération et appellent les épargnants à diversifier leurs contrats avec des unités de compte plus risquées mais plus rémunératrices. D’autres ont même décidé de limiter l’accès à ces contrats à capital garanti comme Allianz qui n’ouvrira plus de contrats à 100% en fonds euros.

Et il semble que la notion même de « capital garanti » qui structure ces contrats depuis toujours soit remise en cause. C’est en tout cas une des conclusions d’une enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV qui a envoyé 955 questionnaires, un par contrat d’assurance nouveau ou ancien, à 113 contacts, assureurs ou distributeurs.

« Les épargnants ont été trompés » par les acteurs du marché « sur les points majeurs du fonds en euros », dont certains contrats ont « perdu leur garantie intégrale en capital », accuse l’association.

Traditionnellement, les fonds « euros » fonctionnaient de la manière suivante: « Si un épargnant a investi 100 euros, après paiement des frais sur versement, il doit être assuré de récupérer 100, quoi qu’il arrive et quels que soient les autres frais », rappelle CLCV.

L’association vise les frais de gestion demandés par les assureurs : selon CLCV, la moitié des nouveaux contrats permet aux compagnies de prélever ces frais même si cela conduit l’épargnant à se retrouver in fine avec un montant inférieur à sa mise initiale.

Tour de passe-passe
« Si la quasi-unanimité des contrats fermés à la souscription propose une telle garantie, près de 49% des contrats ouverts à la souscription ne l’offrent plus. Dans ce cas, le plus souvent, l’assureur s’autorise à imputer tous les ans les frais de gestion sur le capital. Ainsi, la garantie du capital baisse avec le temps avec une garantie de l’ordre de 92 % seulement au bout de huit ans », peut-on lire. La CLCV note que les anciens contrats, fermés à la souscription, n’amputent eux presque jamais le capital initialement investi.

« Avec ce tour de passe-passe, les assureurs sont parvenus à transformer la garantie totale du fonds en euros en garantie partielle, mais aussi à s’assurer la perception des frais de gestion, quel que soit l’environnement économique », s’étrangle la CLCV.

L’association n’hésite pas à nommer les établissements qui de fait n’offrent plus une garantie à 100% du capital. « Sont concernés les contrats de notre panel proposés par HSBC, mais également par Prédica, la filiale assurance vie du Crédit Agricole. Floriane 2, LCL Vie ou encore Espace Liberté 3 n’ont pas de garantie intégrale en capital. Du côté des assureurs traditionnels : ces pratiques sont particulièrement visibles chez Generali et Spirica ».

Face à cette situation, l’association demande « la mention expresse de l’absence de garantie sur le fonds en euros dans les documents commerciaux, publicitaires et contractuels dès lors que l’assuré n’est pas sûr de récupérer 100 à tout moment s’il a investi 100 après frais sur versements ».

Contactée par l’AFP, la Fédération française de l’assurance n’était pas immédiatement disponible pour commenter les conclusions de cette étude.