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Le dioxyde de titane interdit en janvier 2020 dans les denrées alimentaires

Le dioxyde de titane interdit en janvier 2020 dans les denrées alimentairesLes ministères de la Transition écologique et de l’Économie ont annoncé que le dioxyde de titane sera interdit dans les denrées alimentaires à compter du 1er janvier 2020.

Le dioxyde de titane, un additif controversé, « sera interdit dans les denrées alimentaires à partir du 1er janvier 2020 », ont annoncé ce mercredi les ministères de la Transition écologique et de l’Économie.

« Un arrêté suspendant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l’additif E171 (qui désigne le dioxyde de titane sur les emballages, ndlr) à partir du 1er janvier 2020 a été signé et sera publié dans les meilleurs délais », selon un communiqué des deux ministères.

Cette décision a été prise après la publication d’un avis de l’agence sanitaire Anses qui n’avait pu lever les incertitudes sur l’innocuité de cette substance utilisée principalement comme colorant. Cet arrêté sera notifié à l’Union européenne car le dioxyde de titane bénéficie d’une autorisation délivrée au niveau de l’UE, précise le communiqué.

Inquiétude des associations
Le fait que cette substance contienne des nanoparticules  d’une taille inférieure à 100 nanomètres facilitant leur pénétration dans l’organisme  soulève depuis plusieurs années l’inquiétude des associations de défense des consommateurs et de l’environnement. Face à ces doutes, la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson avait annoncé en mai 2018 la suspension de son utilisation dans les produits alimentaires d’ici à la fin 2018, suspension et non interdiction, qui elle dépend de l’UE.

La disposition avait été reprise dans la loi alimentation promulguée en novembre mais elle ne pouvait s’appliquer sans un arrêté du ministère de l’Économie, arrêté que Bruno Le Maire avait refusé de signer tout de suite. Confronté à la colère des ONG, le ministre avait finalement assuré de sa volonté d’interdire le colorant, sous réserve d’un nouvel avis de l’agence sanitaire Anses.

« Manque de données scientifiques »
Dans cet avis rendu lundi, l’agence a analysé 25 nouvelles études sur la toxicité du dioxyde de titane par voie orale, parues depuis son dernier avis en 2017. Et soulignant « le manque de données scientifiques », elle conclut « qu’elle ne dispose pas d’éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171 ». Ces études ne permettent notamment pas de « confirmer ou d’infirmer le potentiel » cancérogène.

« Dans l’attente d’une meilleure caractérisation du danger et des risques du E171, elle réitère ses recommandations générales sur les nanomatériaux visant notamment à limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement, en favorisant des alternatives sûres et équivalentes en termes d’efficacité », ajoute l’agence qui travaille sur une autre expertise sur les nanomatériaux dans l’alimentation. Ce colorant alimentaire reste toutefois autorisé pour les cosmétiques (dentifrice) et médicaments, pas concernés par la loi alimentation.

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10 conseils pour avoir une belle peau

soins visageAvec toutes les agressions extérieures comme la pollution et le soleil ou simplement avec le stress du quotidien, notre peau n’est pas toujours aussi belle qu’on le voudrait.

L’application d’une simple crème de jour ne peut pas vous assurer un grain de peau irréprochable. Alors comment faire pour retrouver un teint sans imperfection ?  Voici 10 conseils et astuces pour avoir un éclat hors du commun.

1) Choisir une routine adaptée
Pour se battre au quotidien contre les imperfections, il est important et même indispensable d’adapter sa routine beauté à son type de peau et ses problématiques. La première chose à déterminer est donc si l’on a une peau mixte, grasse, ou sèche. On se concentre ensuite sur les détails que l’on veut corriger : les rides, les boutons d’acné, les taches de soleil …  On choisit ensuite son produit nettoyant, son sérum et sa crème en conséquence.

2) Pratiquer le massage du visage
Garder un épiderme en bonne santé revient à lui apporter davantage de tonicité. La technique efficace pour détendre les traits, prévenir les rides et illuminer le teint ? L’auto-massage du visage.  Au moment d’appliquer notre crème chaque matin, on utilise nos pouces pour créer des mouvements de peau de l’intérieur vers l’extérieur des pommettes. Au niveau du front et des joues, on exerce des légères pressions comme des petits pincements pour stimuler la micro-circulation.

3) N’omettre aucune zone
La peau ne vieillit pas de la même manière sur toutes les zones du visage. Le contour des yeux, le cou ou l’arc de Cupidon (entre le nez et la bouche) possèdent une peau plus fine qu’ailleurs qui nécessite donc davantage d’attention. Attention, il ne faut pas mettre plus de crème à cet endroit mais bien un produit différent et spécifique pour la zone.

4) Penser au gommage
Pour redonner de l’éclat à la peau, le gommage est indispensable. Il élimine les cellules mortes et permet au derme de se régénérer en beauté. Ce geste « belle peau » à adopter une à deux fois par semaine doit être adapté à sa typologie de peau et ses problématiques. Cependant, au même titre que sa version pour le corps, il est conseillé pour toutes.

5) Adapter son alimentation
L’impact de l’alimentation sur la peau n’est plus à prouver. Mais entre les clichés répétés entre amis et les conseils prodigués par les grands-mères, on ne sait plus où donner de la tête. Le premier conseil à suivre est simple : il faut boire de l’eau en quantité (et réduire sa consommation d’alcool au maximum). Côté frigo, consommez des crudités sans modération car ils contiennent l’indispensable combinaison de vitamines et fibres.

6) Miser sur des méthodes naturelles
Les cosmétiques ne sont pas les seuls agents belle peau. Les adeptes du naturel ne jurent d’ailleurs que par quelques ingrédients astucieux qui feraient des miracles sur la beauté du derme. En haut de leur liste : les huiles végétales. De l’huile de noisette, d’olive à celle (plus rare) de pépins de figues de barbarie, elles agiraient comme des masques beauté sur notre visage. Autre ingrédient d’exception : l’aloe vera. En cure de jus ou en gel pur, elle hydrate, assouplit et permet même de repulper.

7) Utiliser la nuit pour soigner sa peau
Si le jour, la peau réagit surtout pour se protéger des agressions extérieures, la nuit, elle en profite pour récupérer et se réparer.  Les études montrent que la multiplication des cellules de l’épiderme est optimale à 1h du matin. C’est pour ces raisons qu’il faut privilégier l’application de soins spécifiques pour la beauté de votre peau avant de se coucher. Crème de nuit ou masque, on trouve les produits qui nous conviennent le mieux en les testant sur une période de quelques semaines.

8) Protéger sa peau du soleil
En été, le soleil nous paraît comme une agression évidente pour la peau. Mais ce n’est pas qu’à cette saison qu’il faut s’en méfier. Toute l’année, le visage doit être protégé grâce à des produits contenant un SPF efficace. Les UV sont en effet extrêmement dangereux pour le derme et accélèrent son vieillissement. Forcément, on adapte la protection selon l’exposition mais on garde en tête qu’elle est bel et bien indispensable.

9) Ne pas toucher ses boutons
C’est la mauvaise habitude par excellence. Lorsqu’un bouton apparaît sur notre visage et qu’on se met à le triturer, on risque seulement d’y apporter des bactéries supplémentaires. Une infection peut alors se déclencher et l’imperfection mettra deux fois plus de temps à disparaître. Est-ce vraiment ce que l’on veut ?

10) Ne jamais rater l’étape démaquillage
Le démaquillage est une étape à ne jamais zapper dans votre routine beauté.  Il permet à la peau de mieux respirer sans s’encombrer des impuretés accumulées pendant la journée. Pour un rituel efficace, il est conseillé de commencer par les yeux et la bouche avec un produit spécifique (pour ces zones plus sensibles) et de finir par le teint. Un pschitt d’eau thermale en fin de démaquillage est également conseillé. Côté texture, trouvez celle qui convient à votre peau : gel ou mousse pour les peaux grasses, huile ou lait pour les autres.

Publié dans Texte Famille

Comment vivre avec un adulte à la maison ?

tanguyÀ l’occasion de la sortie du film Tanguy, le retour, la Dr Marie-Claude Gavard fait le point avec nous sur le phénomène Tanguy.

Loin des clichés délivrés par le film, la cohabitation n’est pas nécessairement un désastre. Il suffit de quelques règles de vie, de respect et de pédagogie.

Dix-huit ans après, Tanguy revient, au-delà du film, le « phénomène Tanguy » est aujourd’hui un véritable sujet de société. En effet, après une diminution amorcée au milieu des années 1990, le taux de cohabitation des jeunes de 20 à 30 ans avec leurs parents augmente de nouveau depuis le début des années 2000. Ainsi, en 2013, près d’un jeune adulte de 18 à 29 ans sur deux (46 %) habite chez ses parents tout ou partie de l’année. Et, aujourd’hui, les jeunes ont tendance à quitter le domicile parental vers l’âge de 24-25 ans, soit 5 ans plus tard qu’il y a quarante ans.

Qui sont les nouveaux Tanguy ?
Une émancipation financière difficile, pour l’Insee, une des principales causes du « phénomène Tanguy » est la hausse de la population étudiante. En effet, « pour les plus jeunes, habiter avec ses parents concerne surtout les étudiants (58%) » comme le souligne une étude réalisée par l’institut en janvier 2018. Et pour cause, depuis les années 70, près d’un jeune de moins de 25 ans sur deux poursuit des études. Bien qu’ils soient moins d’un tiers à vivre au domicile de leurs parents, l’âge moyen de fin d’études ne cesse d’augmenter, expliquant en partie ce phénomène.

Seconde raison évoquée par l’étude, la hausse du chômage et des emplois précaires : « Parmi les actifs de 25-29 ans, ceux qui cohabitent avec leurs parents sont moins bien insérés dans l’emploi : ils occupent plus fréquemment des emplois à durée limitée et sont plus souvent au chômage ». Depuis les années 2000, le taux de chômage des jeunes n’a fait qu’augmenter, malgré une forte baisse en 2008. Or, cette insécurité professionnelle peut être un véritable frein à l’indépendance compte tenu du prix des loyers et des exigences des propriétaires, en particulier dans les grandes villes.

Certains jeunes sont également tout simplement immatures et peuvent avoir peur de se retrouver seuls. Et puis, rester chez ses parents permet de moins se confronter à une vie amoureuse. Mais, ce phénomène s’explique aussi par le développement du phénomène du zapping et donc la superficialité des relations amoureuses des jeunes. Cela allant de pair avec le report de l’âge de la mise en ménage des jeunes.

Mais, « parmi les 25-29 ans, une personne sur deux qui vit chez ses parents occupe un emploi, et dans neuf cas sur dix en tant que salarié » selon l’Insee. Cela prouve bien que l’on peut rester chez ses parents tout en gagnant sa vie. La Dr Marie-Claude Gavard, psychiatre à Paris, explique en partie cela par le nombre croissant de jeunes qui, ayant pour projet de monter leur propre société, repoussent le moment du départ pour économiser le plus d’argent possible.

Une société en pleine évolution
Du point de vue familial, la Dr Marie-Claude Gavard décrypte également ce phénomène par une bonne communication parents-enfants entre la génération Baby Boom et la génération Y.  S’il existait une certaine incompréhension entre les jeunes de mai 68 et leurs parents, il semblerait qu’aujourd’hui parents et enfants se comprennent mieux. « Beaucoup des parents de jeunes de la génération Y s’intéressent aux questions de développement personnel et à la psychologie.

Ils sont donc plus attentifs à l’épanouissement de leurs enfants et dans l’ouverture et le dialogue, ce qui créé des relations propices à une collocation de longue durée. Les enfants ont moins envie de partir dès leurs dix-huit ans et les parents sont plus à même d’accepter, voire de trouver qu’avoir un Tanguy à la maison est finalement quelque chose d’agréable » détaille la psychiatre, rappelant toutefois que cette situation n’est pas encore une généralité.

Les parents peuvent également avoir peur de souffrir « du syndrome du nid vide », explique l’experte. Les parents peuvent déprimer à l’idée de ne plus avoir leurs enfants à charge et se voir vieillir d’un coup. « Dans beaucoup de cas, à cela s’ajoute la peur de se retrouver seul avec son mari ou sa femme. Ce tête à tête peut être tellement inquiétant que les parents préfèrent garder leur enfant, et en particulier le petit dernier, à la maison le plus longtemps possible » explique-t-elle.

Rupture, perte d’emploi, nouveau projet, comment réagir quand son enfant revient à la maison ?
Lorsque le dernier enfant est parti de la maison, les parents peuvent enfin souffler. Après plus de vingt-cinq ans à n’avoir existé qu’en tant que parents et à avoir la pensée constamment occupée par leurs enfants, le couple se retrouve seul. « Les parents découvrent alors un autre pendant de leur vie. Ils doivent réapprendre à exister en tant que couple et ce sans grand projet de maison, d’enfant ou de carrière.

Il y a une bulle qui se referme sur le couple. Et ils peuvent enfin s’autoriser à vivre différemment et à repenser à eux, à leur propre bonheur. C’est un grand moment de renaissance pour les parents, un moment de vie incroyable où l’on revit enfin sans contrainte » précise la Dr Marie-Claude Gavard. Alors, quand un Tanguy débarque à la maison après une rupture amoureuse ou la perte d’un emploi, les parents peuvent avoir du mal à accepter l’idée de cette cohabitation qu’ils n’avaient pas désirée. Leur liberté retrouvée est de nouveau bafouée.

De leur côté, les enfants peuvent être perturbés de ne pas être accueillis avec bonheur. « Après un ou plusieurs échecs amoureux, le repli sur soi et le manque de confiance en soi s’amplifient et l’envie de rester dans le cocon familial rassurant affectivement apparaît comme nécessaire » explique la psychiatre. Il est donc primordial que l’enfant explique à ses parents pourquoi il veut revenir chez eux  et non pas se trouver une collocation par exemple  et de se fixer une date de départ pour ne pas que les parents se sentent prisonniers de cette situation.

La Dr Marie-Claude Gavard conseille aussi d’établir des règles de vie entre adultes. Pour elle, « tout est question de respect du désir et des aspirations de chacun. Les parents ne sont pas au service des enfants : ils peuvent dépanner, mais ils ne doivent pas se priver de vivre leur vie de cinquantenaires « . Les parents ne doivent pas redevenir les bonnes à tout faire de leur enfant.

Celui-ci doit contribuer à l’intendance de la maison : faire les courses, le ménage, la cuisine et participer financièrement s’il le peut. Un Tanguy qui revient sait tout faire, il n’est donc pas question que ce soit un poids. Les parents, quant à eux, ne doivent pas ramener le Tanguy à sa situation d’enfant et doivent respecter sa liberté. Il n’est, par exemple, pas nécessaire de le harceler pour savoir ce qu’il fait de ses journées ou lui imposer un couvre-feu.

Comment faire pour que nos enfants ne deviennent pas des Tanguy ?
Si vous vous demandez comment faire pour que vos enfants ne s’éternisent pas trop chez vous, n’entretenez pas une relation de parents « au service des enfants ». Les parents, dans leur éducation, ont tout intérêt à autonomiser leurs enfants. Il est nécessaire de leur apprendre à cuisiner, à ranger leur chambre, à repasser … dès qu’ils sont en mesure de le faire. Alors, l’intendance ne leur posera aucun problème et ils auront moins peur de s’émanciper.

Et, même si un jeune est très craintif et manque de confiance en lui, le bon rôle des parents est de le pousser un peu dehors pour qu’il puisse voler de ses propres ailes. Mais, il est très important de le faire en douceur et de ne pas passer par des stratégies violentes et non-verbales comme les parents de Tanguy le font dans le film : discutez et dites à votre enfant qu’il est temps de partir, de prendre ses responsabilités quitte à l’aider à payer son loyer au départ. Mais surtout, n’oubliez pas de dire à vos enfants que vous n’êtes pas que des parents.

Publié dans Texte Santé

L’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants

motiliumL’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants, pas assez efficace

L’utilisation de dompéridone, qui compose notamment le médicament Motilium et qui soulage les symptômes de type nausées et vomissements, n’est plus approuvée au niveau européen chez les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants (moins de 12 ans) et les adolescents pesant moins de 35 kilos, avertit l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) sur son site. Une nouvelle étude clinique a démontré un manque d’efficacité du médicament, explique-t-elle.

La dompéridone, un antagoniste de la dopamine, a fait l’objet, en 2013 et 2014, d’une procédure européenne d’arbitrage au sujet du risque cardiaque associé à son utilisation, rappelle l’AFMPS.

Il en est notamment ressorti la réduction de la dose recommandée pour les nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents pesant moins de 35 kilos pour limiter le risque cardiaque : 0,25 mg/kg maximum trois fois par jour, contre de 0,25 à 0,5 mg/kg trois à quatre fois par jour auparavant.

Une étude clinique chez les enfants a également été demandée pour évaluer l’efficacité du médicament. Cette étude a été arrêtée prématurément, indique l’AFMPS: les résultats n’ont pas démontré un « bénéfice significatif par rapport à un traitement par placebo ».

Motilium, médicament de référence et titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, a dès lors proposé de supprimer l’indication de dompéridone chez ce public juvénile. Ce qu’a accepté l’AFMPS et les autres États membres européens concernés. En conséquence, à partir du 15 septembre prochain, le « Motilium 1 mg/ml suspension buvable ‘pédiatrie’ avec pipette doseuse, la seule spécialité qui ciblait la population pédiatrique de moins de 12 ans, est retirée du marché », précise l’Agence.

Pour les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans pesant 35 kilos ou plus), la dose est de 10 mg jusqu’à trois fois par jour, avec 30 mg comme dose quotidienne maximale.

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Quelles alternatives « maison » aux produits ménagers ?

nettoyage maison« Globalement, les produits ‘faits maison’ émettent des quantités plus faibles de composés volatils que les produits manufacturés », explique une étude de l’Agence de l’Environnement.

Le magazine 60 Millions de consommateurs a étudié dans son dernier hors-série la composition de cent produits ménagers parmi les plus vendus. A l’intérieur, on y trouve entre autres des substances allergènes, des molécules irritantes ou favorisant la résistance bactérienne.

« Clairement, les flacons censés nettoyer nos logements nuisent à notre santé et polluent l’environnement », écrit le magazine.

Pourquoi utiliser des produits faits maison ?
Comme une étude de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) publiée jeudi, 60 Millions de consommateurs encourage donc l’utilisation de produits « faits maison », à base de composants naturels, pour faire le ménage.

« Globalement, les produits ‘faits maison’ émettent des quantités plus faibles de composés volatils que les produits manufacturés », explique l’étude de l’Ademe.  Les composés organiques volatils (COV), sont de minuscules poussières dont certaines sont classées cancérigènes possibles, comme l’acétaldéhyde, ou avérés, comme le formaldéhyde.

Quels produits sont plébiscités et efficaces ?
Bicarbonate de sodium
Appelé habituellement « bicarbonate de soude », ce produit naturel est composé de sodium, d’hydrogène, de carbone et d’oxygène. Il se présente sous la forme de poudre blanche, dissolvable dans l’eau.

Souvent décrit comme un produit miracle, il a de multiples attributions dans le cadre du nettoyage. il est notamment conseillé pour : désincruster la graisse brûlée, faire briller différentes surfaces, désodoriser, déboucher les canalisations ou encore servir de détachant pour vêtements comme moquettes.

« Abrasif, doux et dégraissant, il est parfait pour frotter, récurer une casserole brûlée, un évier, polir un métal », écrivait 60 Millions de consommateurs dans un précédent hors-série.

Cristaux de soude et percarbonate de soude
Le second est un dérivé du premier, et tous deux se présentent sous forme de poudre. Les cristaux de soude existent au naturel, mais ils sont également fabriqués chimiquement. Il s’agit d’un mélange de craie, de sel et d’ammoniaque. Le percarbonate de soude est un mélange de carbonate de sodium et d’eau oxygénée.

Comme son cousin bicarbonate, avec ses cristaux, il possède une action dégraissante et débouche les canalisations. Le percarbonate est lui connu pour blanchir le linge et pour son action antibactérienne. Il est fortement conseillé de porter des gants lorsqu’on les utilise car il s’agit de produits corrosifs qui abîment la peau. Les cristaux de soude sont également « classés irritants pour les yeux par contact », rappelle l’UFC Que Choisir.

Le vinaigre blanc, ou d’alcool
Peu cher en magasin, le vinaigre blanc, ou vinaigre d’alcool, est également utile pour de nombreux gestes ménagers, notamment dans le nettoyage de surface : frigo, fenêtres, robinetterie, toilettes, murs blancs … Ce produit est particulièrement efficace pour détartrer et éliminer le calcaire.

Lors d’un test, l’UFC Que Choisir a même souligné son efficacité face aux taches de graisse : « On aurait pu penser que le liquide vaisselle serait plus performant du fait qu’il contient des agents de surface censés agir sur la graisse, mais ce n’est pas le cas, le vinaigre blanc le surpasse en efficacité ».

La terre de Sommières
Il s’agit d’une fine poudre d’argile, que 60 Millions de consommateurs qualifie d' »incontournable », notamment pour ses facultés absorbantes. Elle avale les tâches faites par des corps gras et désodorise.

Savon noir
Comme la terre de Sommières, le savon noir a des propriétés d’absorption des corps gras, ce qui en fait un excellent détachant, pour les vêtements par exemple. Il est fait à base d’huile d’olive ou de lin, et a une consistance pâteuse.

Il est également efficace pour laver différentes surfaces, du four à la baignoire en passant par les vitres.

Attention aux huiles essentielles
Les huiles essentielles font habituellement partie de cette liste des produits ménagers naturels à utiliser chez soi, notamment pour leur action désodorisante, désinfectante et anti-moisissures. Mais les deux récentes études de 60 Millions de consommateurs et de l’Ademe mettent en garde contre leur utilisation.

« Il est recommandé aux personnes qui fabriquent leurs produits ménagers de limiter le nombre d’ingrédients et les quantités d’huiles essentielles », déclare l’Ademe, car plus il y en a, plus les émissions de COV augmentent. « Deux-trois gouttes suffisent ».

Tous ces produits, aussi naturels qu’ils puissent être, ne sont pas forcément bons à utiliser sur toutes les surfaces, notamment les plus fragiles, et il faut également faire attention avant de les mélanger à d’autres substances. Le vinaigre d’alcool versé dans de l’eau ou de la Javel dégage par exemple des vapeurs toxiques.

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Pourquoi les pompiers sont-ils contraints de se raser la barbe ?

pompierA partir de juin, les pompiers des Pyrénées-Atlantiques n’auront plus le droit de porter la barbe. Une précaution, prise pour des raisons de sécurité, qui est déjà appliquée dans plusieurs départements français.

La barbe est à la mode depuis plusieurs années mais pas la bienvenue chez les pompiers. D’ici quelques semaines, les soldats du feu des Pyrénées-Atlantique seront priés de se raser, a appris BFMTV.com confirmant une information de France Bleu Béarn. Une mesure déjà appliquée par les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) de l’Oise, dès octobre 2017 de Seine-et-Marne, en mai 2018 et du Rhône. Le Vaucluse prendra le pas à l’été prochain. Loin d’en faire une polémique, cette règle répond à une exigence de sécurité.

Une mesure qui se généralise
La mesure n’est pas nouvelle mais son application s’accélère avant d’être généralisée face au retour du port de la barbe ces dernières années. En cause, le fait que la barbe, notamment fournie, empêche une adhérence parfaite à la peau du masque respiratoire isolant que portent les pompiers lors des interventions.

Or les fabricants le précisent dans leurs recommandations: pour une étanchéité parfaite, et donc pour éviter que des fumées passent sous le masque et soient inhalées, il ne faut aucun obstacle entre le visage et les contours du masque. Outre la barbe, les lunettes sont également bannies.

« Chez les pompiers, ce sont d’abord les fumées qui tuent avant les flammes », rappelle le lieutenant-colonel de la sécurité civile Michaël Bernier.

Arrêté ministériel
Dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la mortalité des sapeurs-pompiers menée depuis plusieurs années, la profession s’était interrogée sur les risques liés aux inhalations de fumées. Une étude menée entre 2009 et 2011 n’avait pas pu établir scientifiquement une surmortalité des pompiers.

Mais face aux conclusions livrées par des enquêtes menées dans d’autres pays, l’IGAS, l’Inspection générale des affaires sociales, s’est vue confiée par Beauvau et le ministère de la Santé en 2015 une étude épidémiologique sur les risques liés à la profession et leurs impacts sur la santé des sapeurs-pompiers. Les résultats seront bientôt connus.

Un arrêté du ministère de l’Intérieur datant du 8 avril 2015 sur les tenues, uniformes, équipements, insignes et attributs des sapeurs-pompiers a mis noir sur blanc cette consigne de non-port de la barbe. Tout comme les pompiers doivent avoir une longueur de cheveux « compatible avec le port d’une coiffe », pour des raisons d’hygiène et de sécurité « le rasage est impératif pour la prise de service, dans le cas particulier du port de la barbe ou de la moustache, celles-ci doivent être bien taillées et permettre une efficacité optimale du port des masques de protection ».

Responsabilité des directeurs départementaux
Cette règle est rappelée en novembre 2017 dans une note de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises. Le document s’adresse notamment aux directeurs des SDIS, qui ont pour responsabilité de faire respecter la consigne. Dans le Rhône, des hommes qui ne s’étaient pas rasés ont été renvoyés chez eux, précise à BFMTV.com un pompier. « Il y a beaucoup d’explication, de pédagogie, abonde Michaël Bernier. 95% des pompiers comprennent la mesure. »

« Certains trouvent que c’est intrusif, reconnait Michel Blanckaert, le directeur du SDIS 64. Personnellement je ne suis pas contre le port de la barbe, mais si la consigne répond à une question de sécurité, je suis contre. »

Dans les Pyrénées-Atlantiques, l’application de cette mesure a été réfléchie pour qu’elle s’intègre à un plus large ensemble de précautions, intégré au budget voté récemment. Elles ont été validées à l’unanimité par le CHSCT, le comité hygiène sécurité. Les pompiers du département vont être dotés de tenue de rechange pour se changer sur le terrain.

Outre le rasage de la barbe, l’accent est en effet mis sur la décontamination des tenues, des matériels et des véhicules au retour des opérations pour prévenir l’inhalation des fumées froides. Une autre problématique doit être abordée prochainement: les mesures de protection sur les feux de forêt, là où il est impossible pour les pompiers de porter un masque de protection étanche.

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Faire du sport rend plus heureux que l’argent

sportLes personnes qui pratiquent une activité physique se sentent moins souvent malheureuses que les autres, selon une étude dévoilée par des chercheurs des universités de Yale et Oxford.

Le bonheur est dans le sport, les bienfaits de l’activité physique sur notre santé ont déjà été démontrés, mais cette fois-ci, des chercheurs des universités de Yale et Oxford ont montré que pratiquer de l’exercice est également bon pour le moral.

Les personnes qui exercent une activité physique régulière se sentent mal mentalement seulement 35 jours par an, contre 18 de plus pour les inactifs, selon cette étude publiée dans The Lancet, rapporte Business Insider.

L’argent ne fait pas le bonheur
Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont étudié le comportement physique et l’humeur de 1,2 million d’Américains. Les participants devaient répondre à la question: « Combien de fois vous êtes-vous senti mal mentalement au cours des 30 derniers jours, par exemple en raison de stress, de dépression ou de problèmes émotionnels ?« .

Autre enseignement de cette étude : les personnes qui ont une activité physique,  tonte de la pelouse, travaux ménagers, cyclisme ou course à pied par exemple se sentent aussi bien que ceux qui restent inactifs mais gagnent 25.000 dollars de plus par an. A l’inverse, il faut gagner beaucoup plus d’argent pour obtenir les mêmes effets sur l’humeur que le sport.

Entre 30 et 60 minutes
Cependant, faire du sport ou pratiquer une activité a ses limites. « La relation entre la durée du sport et la charge mentale est en forme de U », a expliqué Adam Chekroud, de l’université de Yale, auteur de l’étude, dans un entretien avec Die Welt. Celles et ceux qui font de l’exercice plus de trois heures par jour ont ainsi davantage souffert que celles et ceux qui n’ont pas pratiqué d’activités.

Faire de plus en plus de sport ne va donc pas nous rendre de plus en plus heureux. Dans l’idéal, selon les chercheurs, il faut pratiquer entre trois et cinq séances comprises entre 30 et 60 minutes par semaine. Et privilégier les activités qui impliquent une socialisation, comme les sports d’équipe, dont les effets bénéfiques sont supérieurs.