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Aux États-Unis, les seniors passent bien plus de temps devant un écran que les jeunes

ecranOn parle souvent des problèmes engendrés par l’exposition aux écrans des plus jeunes. Mais une étude américaine montre que plus on vieillit, plus on passe du temps à regarder des écrans.

Smartphone, tablette, ordinateur, jeux vidéos, télévision : aujourd’hui les écrans sont partout. Et contrairement à une idée répandue, les plus jeunes ne seraient pas ceux qui passent le plus de temps devant.

D’après une étude de Nielsen réalisée aux États-Unis et relayée par The Economist, les Américains âgés de plus de 65 ans passeraient plus de dix heures par jour à visionner des images ou du texte sur les divers écrans en leur possession.

Des seniors qui passent plus de 7h par jour devant la TV
Deux tiers de ce temps est consacré à la télévision, l’écran favori des personnes âgées de plus de 35 ans. Les seniors se démarquent aussi par un usage plus important de la tablette que les autres générations.

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Sans surprise, les seniors américains ont des consommations d’écran radicalement opposées à celle des plus jeunes. Selon l’étude de Nielsen, les 18-34 ans privilégient leur smartphone à la télévision.

Les 18-34 ans passent plus de temps sur leur smartphone
Ces différences d’usages se creusent au fil des générations. Lorsque l’on analyse la répartition totale du temps d’écran par appareil, on s’aperçoit en effet que plus les personnes sont âgées, plus elles préfèrent regarder la télévision que leur smartphone.

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Toutes générations confondues, une tendance se dégage : le recul progressif de l’ordinateur. Les PC et les portables sont de moins en moins utilisés chaque année par toutes les catégories d’âges qui lui préfèrent la tablette et le smartphone.

Et en France ?
Dans l’Hexagone, il semble que nous passions un peu moins de temps devant nos écrans comparé à nos voisins d’outre-Atlantique. Selon Santé Publique, les Français passent près de huit heures par jour devant les écrans, toutes catégories d’âge confondus.

D’après une étude du cabinet eMarketer, en 2017, la télévision était toujours l’appareil le plus consulté par les Français avec environ 3h51 de temps d’écran par jour. Moins donc qu’aux États-Unis .

Pour rappel, en avril 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait aux enfants de moins de 5 ans de ne pas passer plus d’une heure par jour devant les écrans.

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Génétique, anatomie, reproduction : tout savoir sur la girafe

girafe.jpgLa girafe, considérée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), a perdu 40% de sa population entre 1985 et 2015.

Voici quelques faits étranges ou cocasses concernant l’une des icônes de l’Afrique, et plus grand animal terrestre au monde.

1) Des vertèbres de 25 centimètres de long
La girafe peut mesurer jusqu’à 5,5 mètres de haut, et impressionne particulièrement par la taille de son cou. Comme chez l’homme, le cou de la girafe ne compte que sept vertèbres, mais chacune d’entre elles mesure quelque 25 cm de long.

Ce cou est particulièrement utile pour atteindre les feuilles des arbres dont les girafes se nourrissent. Il est toutefois trop court pour permettre à la girafe d’atteindre le sol avec son museau pour boire de l’eau sans qu’elle plie ou écarte les pattes, une entreprise difficile pour cet animal longiligne. Heureusement pour elle, la girafe n’a pas besoin de boire tous les jours, car elle s’hydrate avec les plantes qu’elle ingère. Le cou est aussi utilisé pour un rituel très élaboré dans lequel les girafes s’affrontent en balançant leur cou pour établir leur domination.

2) « Tu as les taches de ta mère »
Avec son pelage tacheté, ses longues pattes et son cou, la girafe,  animal charismatique qui ne fait toutefois pas partie du célèbre « Big Five » (lion, éléphant, rhinocéros, buffle et léopard) a reçu le nom latin de « camelopardalis », qui veut dire chameau-léopard. Ces taches ne servent pas qu’à se camoufler.

Selon la Fondation pour la préservation de la girafe, chaque tache est entourée d’un système très élaboré de vaisseaux sanguins qui fonctionne comme une fenêtre thermique, permettant de réguler la température du corps. Comme une empreinte digitale pour l’homme, chaque girafe a un pelage au motif unique. Et selon une étude publiée dans la revue PeerJ, des chercheurs ont noté que deux caractéristiques des taches sur 11 semblent héritées de la mère : la circularité (taches sphériques ou plus elliptiques) et la forme des contours (lisses ou dentelés).

3) Un cerveau situé à deux mètres du cœur
Chez cet animal hors de proportion, la langue peut mesurer jusqu’à 50 cm et lui permet de brouter avec plus de facilité les étages supérieurs de son arbre favori, l’acacia. Les scientifiques pensent que la couleur bleue-noire de la langue la protège d’une exposition prolongée au soleil. Il est également largement accepté que la salive de la girafe a des propriétés antiseptiques pour protéger sa langue des épines de l’acacia. Le cœur d’une girafe pèse 11 kilos et est assez puissant pour relever le défi d’envoyer le sang jusqu’au cerveau, situé à environ deux mètres de lui.

Afin de protéger le cerveau de changements subits de pression sanguine lorsqu’elle se penche en avant pour boire, le système coronaire de la girafe comporte des valves qui régulent le flux sanguin. Il possède également des vaisseaux sanguins élastiques qui se dilatent et se contractent pour réguler ce flux. Les vaisseaux sanguins des pattes de la girafe ont été étudié par la Nasa pour la conception des combinaisons spatiales.

4) Un nouveau-né capable de courir moins d’une heure après la naissance
Parmi les mammifères, les girafes ont une des plus longues périodes de gestation : 15 mois. Elles accouchent debout, ce qui signifie que leur progéniture tombe de près de deux mètres de haut en naissant. Cette étonnante introduction à la vie met les nouveaux-nés sur leurs pattes. Ils sont prêts à courir en moins d’une heure. Un bébé girafe est plus grand que la moyenne des humains adultes. Dans la nature, les girafes peuvent vivre jusqu’à 25 ans, contre 35 ans en captivité.

5) Quatre espèces distinctes de girafes
L’ancêtre de la girafe est un animal ressemblant à une antilope de près de 3 m de haut, qui sillonnait les forêts d’Asie et d’Europe il y a entre 30 et 50 millions d’années. L’animal vivant qui lui est le plus proche est l’okapi. En septembre 2016, une étude scientifique a montré qu’il y avait en fait quatre espèces distinctes de girafes et non une seule séparée en neuf sous-espèces, comme on le pensait jusque-là. Des discussions sont en cours pour faire reconnaître cette taxonomie par l’IUCN, ce qui favoriserait la mise en place de mesures de protection spécifiques.

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Pourquoi les moustiques piquent-ils plus certaines personnes que d’autres ?

moustiquesDe nombreux facteurs, du groupe sanguin à l’odeur corporelle, peuvent expliquer pourquoi certaines personnes attirent plus les moustiques que d’autres.

L’été est là, mais qui dit été, dit aussi lot de nuisibles qui accompagnent les chaudes journées estivales. En particulier le moustique, qui prolifère à mesure que les températures augmentent. Et face à cet insecte, les êtres humains ne sont pas tous égaux, certains se faisant plus piquer que d’autres. Pourquoi ces inégalités ? Plusieurs facteurs, allant du groupe sanguin à l’odeur, les expliquent.

Le groupe sanguin
Si, contrairement à une idée reçue, le taux de sucre contenu dans le sang n’attire pas spécialement les moustiques, le groupe sanguin semble quant à lui avoir un rôle.

Ainsi, selon un article du Dauphiné Libéré, les personnes de type O et A seraient plus susceptibles de se faire piquer que les autres. Une étude publiée en 2004 dans la revue Journal of Medical Entomology, et partagée par Numerama, souligne également que les moustiques-tigres sont plus attirés par les personnes avec un groupe sanguin de type O.

Le rejet de CO2
Autre facteur qui influe sur les piqûres de moustique : le CO2, que les êtres humains rejettent en respirant ou en transpirant.

Une étude de la revue scientifique The Lancet a ainsi révélé que les femmes enceintes, qui produiraient plus de CO2, attirent plus ces insectes que celles qui n’attendent pas d’enfant.

L’odeur corporelle et les bactéries
L’odeur corporelle pourrait également expliquer, selon cette fois-ci une étude de la revue Current Biology, que les moustiques piquent plus certaines personnes que d’autres.

Des substances que dégage notre sueur, comme l’acide lactique, les attirent particulièrement. Les bactéries présentes sur la peau, propres à chaque être humain, aident aussi ces insectes à se repérer, comme le rapporte la revue Plos One.

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Une étude juge la coupe menstruelle aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons

coupe menstruelleLa toute première étude scientifique réalisée sur la coupe menstruelle indique que cette protection hygiénique est aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons, en plus d’être économique car réutilisable.

Les coupes menstruelles, peu chères et réutilisables, sont sûres et aussi efficaces que les serviettes et les tampons pour les femmes qui en portent pendant leurs règles, démontre la première grande étude scientifique publiée sur ce sujet.

Quelque 70% des femmes qui ont déjà utilisé des coupes menstruelles assurent qu’elles préfèrent continuer à le faire, selon ces travaux parus mercredi dans la revue médicale The Lancet Public Health.

La toute première étude sur le sujet
Cette étude compile 43 travaux précédents, portant sur 3.300 femmes. C’est la première à évaluer les coupes menstruelles, dispositif relativement peu connu par rapport aux serviettes et aux tampons.

« 1,9 milliard de femmes dans le monde sont en âge d’avoir leurs règles  et passent donc en moyenne 65 jours par an à gérer leur flux de sang menstruel  et pourtant, il n’y a que peu d’études de qualité qui comparent les moyens de protection », a souligné l’une des auteurs de l’étude, Penelope Phillips-Howard, professeure à la Liverpool School of Tropical Medicine.

Nombre de femmes dans le monde n’ont pas accès à ces moyens de protection, ce qui peut être handicapant pour elles à l’école, au travail ou dans leur vie quotidienne, notent les chercheurs.

Pas de risque supplémentaire d’infection
Fabriquées en silicone ou en latex, les coupes s’insèrent dans le vagin afin de recueillir le sang menstruel. Elles doivent être vidées toutes les quatre à douze heures.

Premier enseignement de l’étude : elles représentent une protection aussi efficace que les tampons et les serviettes, qui, eux, absorbent le sang. Par ailleurs, l’étude n’a pas mis en évidence de risque supplémentaire d’infection.

Cinq cas de syndrome de choc toxique menstruel ont certes été observés. Mais dans la mesure où le nombre total d’utilisatrices de coupes est inconnu, les chercheurs n’ont pu dire si le risque était plus élevé qu’avec les tampons.

Une option économique
Ce syndrome rare est dû à une bactérie, le staphylocoque doré. Il entraîne fièvre, baisse de la tension et d’autres atteintes potentiellement graves (digestives, musculaires, rénales, etc). Pour l’éviter, les autorités sanitaires recommandent de ne pas garder trop longtemps la même protection interne, tampon ou coupe.

Enfin, l’étude s’est penchée sur le coût des coupes menstruelles. Dans certains pays, elles coûtent moins d’un dollar et sont 5 à 7% plus chères qu’une boîte de 12 serviettes ou tampons. Mais sur le long terme, elles sont très économiques puisqu’elles peuvent être réutilisées et durer jusqu’à dix ans. Dans les pays les plus riches, certains modèles peuvent toutefois aller jusqu’à 40 dollars.

« Ces résultats montrent que les coupes peuvent être une option sûre et économique pour les femmes », a jugé une spécialiste britannique de santé publique, Julie Hennegan, dans un commentaire également publié par The Lancet Public Health.

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Google vous traque aussi sur les sites pornos

homme visionne xxxUne étude montre que le géant américain dispose de mouchards sur des milliers de sites pornographiques. En théorie, les informations collectées sont anonymes. Mais la plupart des plateformes sont très mal sécurisées.

Google vous suit aussi sur Pornhub, des chercheurs ont utilisé un logiciel (baptisé webXray) capable d’analyser un site Web et de détecter toutes les informations envoyées vers d’autres sites, grâce à de petits logiciels baptisés trackers.

Leur but : compatibiliser l’audience de chaque page Web et suivre le parcours en ligne d’un internaute, afin de lui proposer des publicités en fonction des sites visités. D’après leur étude, publiée le 15 juillet dernier et repérée par le New York Times, les sites pornographiques sont particulièrement riches en mouchards en tous genres.

Autrement dit, eux aussi collectent des informations au sujet des pages visitées par les internautes (et donc des vidéos pour adultes qu’ils ont vues), avant de les renvoyer vers des partenaires.

Des informations “spécifiques et intimes”
Sur 22.484 sites pornographiques analysés par les chercheurs, 93% renvoient des données vers des entreprises tierces. Et dans le domaine, le principal acteur n’est autre que Google, dont les trackers sont présents sur 74% des sites étudiés. Suivent des entreprises spécialisées dans le ciblage publicitaire en ligne comme exoClick ou JuicyAds, mais également d’autres géants américains comme Oracle et Facebook, présent sur “seulement” 10% des sites. L’utilisation de la fonction de navigation privée ayant pour seul impact d’interrompre l’enregistrement de l’historique de navigation sur sa propre machine, n’empêche en rien ce partage de données.

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D’après les chercheurs, la multiplication de ces trackers publicitaires sur les sites pornographiques pose problème. “Le fait que le suivi en ligne sur les sites pour adultes soit similaire à celui des sites de commerce en ligne doit alerter. Il ne s’agit pas de regarder les photos d’un pull et de les voir réapparaître sur d’autres pages Web. Il s’agit là d’informations bien plus spécifiques et intimes”, s’alarme Elena Maris, chercheuse chez Microsoft, qui a dirigé les travaux aux côtés de chercheurs de l’université de Pennsylvanie et de l’université Carnegie-Mellon.

Des données anonymes, mais mal protégées
En plus du nombre de sites concernés, leur mauvaise sécurisation est pointée du doigt. Au total, seuls 17% prennent le soin de chiffrer les données échangées, laissant 83% d’entre eux vulnérables, face à d’éventuelles tentatives de piratage.

Comme le rappelle le New York Times, ces trackers publicitaires sont identiques à ceux que l’on retrouve sur des millions de sites Web (dont BFMTV.com). Qu’elles soient chiffrées ou non, les données transmises sont anonymes: en aucun cas le nom, le prénom ou le numéro de téléphone d’un internaute n’est collecté ou transmis. Le suivi se fait souvent grâce à l’adresse IP, qui prend la forme d’une suite de chiffres et qui permet d’identifier une machine.

Si Google et Facebook assurent ne pas se servir des informations collectées sur les sites pornos pour diffuser de la publicité ciblée aux internautes, rien ne dit que les autres acteurs n’en profitent pas, ou ne les revendent pas.

Bien que ces informations demeurent anonymes, elles sont associées aux adresses des pages consultées. Dans le cas des sites pornographiques, ces dernières peuvent contenir des termes très explicites. D’après l’étude, près de la moitié de ces adresses (URL) intègrent des mots donnant un indice sur la nature d’une vidéo consultée. En cas de piratage ou d’action malveillante, l’association d’une adresse IP et des termes recherchés par le visiteur d’un site pornographique pourrait, dans le pire cas, permettre de retrouver un individu et d’identifier ses goûts les plus intimes.

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Les boissons sucrées associées à un plus grand risque de cancer

boissons sucréesDans un article paru ce mercredi dans le British Medical Journal, une équipe de chercheurs français a observé un lien entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de cancer.

On connaissait l’impact des boissons sucrées sur le surpoids, l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires. En revanche, sur le cancer, peu d’études publiés. « Nous savons que l’obésité et le surpoids sont des facteurs de risque de cancer. Mais le lien entre consommation de boissons sucrées et risque de cancer n’a pas été établi. C’est ce que nous cherchons à faire », nous explique Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle à l’Inserm.

Un risque accru de cancer du sein
Au total, 101.257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé, suivis entre 2009 et 2018, ont été inclus dans cette étude. « Ils ont rempli des questionnaires sur leur alimentation, leur mode de vie, leur consommation de tabac ou d’alcool par exemple  et bien sûr de consommation de boissons sucrées. On a suivi et on suit encore en permanence l’apparition de nouveaux cas de maladies, notamment de cancer », ajoute la chercheuse.

Une augmentation d’environ 18% du risque de cancer
Principale conclusion: la consommation de boissons sucrées est associée à un risque plus élevé de cancer (2193 cas sur 101.257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas).

Concrètement, une augmentation de 100 millilitres de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées, soit un petit verre, est associée à une augmentation d’environ 18% du risque de cancer. Pas de différence entre un jus de fruits 100% pur jus et un soda. « Cet enseignement est en cohérence avec ce que recommande Santé publique France, à savoir de consommer moins d’un verre de boissons sucrées par jour », ajoute Mathilde Touvier.

Pas de lien de cause à effet
Si elle observe une association entre consommation de boissons sucrées et risque accru de cancer, cette étude n’établit pas formellement un lien de cause à effet : « Il faut que cette étude soit reproduite par des confrères à l’étranger pour étudier d’autres populations. Lorsque nous aurons une accumulation d’études, ce sera un argument supplémentaire en vue du lien de cause à effet ». Un argument de plus, aussi, dans le débat national autour de la « taxe soda ».

Publié dans Texte Santé

Misophonie : quand les bruits rendent fou

MisophonieBruits de bouche, tapotement de clavier ou tic-tac d’une horloge, la misophonie se traduit par la haine de certains sons. Des techniques existent pour lutter contre ce trouble.

C’est un trouble dont souffriraient 3 à 5% des Français. La « misophonie » se traduit par la haine de certains sons. Bruits de respiration, de mastication ou encore tic-tac d’une horloge, ces sons sont vécus comme un agacement, voire une souffrance pour certains.

Misophonie« Je bloque dessus »
L’acteur Bruno Salomone souffre de ce trouble. Celui qui a récemment publié le livre Les Misophones, explique sur notre antenne l’irritabilité liée à certains sons : « C’est le principe de la goutte d’eau, qui revient tout le temps. A priori c’est un bruit joli mais si ça dure un certain temps, je ne peux pas, je bloque dessus et je vais chercher où est cette goutte d’eau. C’est plein de petits bruits qui sont anodins pour la plupart des gens mais qui sont sournois », confie l’acteur.

Stratégies d’exclusion
La misophonie n’est pas reconnue comme une maladie mais comme un trouble psychique pouvant entraîner des comportements asociaux : agacement, agressivité verbale, ou isolement, dans les cas les plus extrêmes, explique à BFMTV, Philippe Metzger, audioprothésiste : « Si la misophonie n’est pas très accentuée, la personne vivra très bien. Elle sera simplement un peu gênée par certains bruits qui vont lui paraître pénibles. Pour d’autres qui sont vraiment gênés, cela va aller jusqu’à des stratégies dites d’exclusion. Ils vont fuir tous les lieux où il pourrait y avoir ce bruit, par exemple, les repas entre amis ou en famille ».

Une étude publiée en 2017 des chercheurs de l’université de Newcastle avait fait remarquer que l’imagerie cérébrale des personnes atteintes de misophonie présente une anomalie dans le mécanisme de contrôle émotionnel, ce qui amène leur cerveau à réagir excessivement à l’écoute de ces sons.

Solutions thérapeutiques
Cette activité cérébrale serait liée à des connexions neurologiques différentes à partir du lobe frontal, ce qui entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et de la sudation.

Pour vivre avec ce trouble, cette même étude proposait des solutions thérapeutiques qui consistent à identifier la signature cérébrale de ces sons déclencheurs puis tenter un traitement tel que le neuro-feedback. Cette technique consiste à utiliser un processus d’apprentissage pour entraîner le cerveau à modifier et à réguler son activité cérébrale.