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Les glaces Kinder, meilleur lancement de produit de grande consommation en 2018

glace kinderLes glaces Kinder ont généré un chiffre d’affaires de 16,9 millions d’euros, six mois après leur lancement en avril 2018. Il s’agit du quatrième meilleur lancement de produit des six dernières années.

L’annonce de leur arrivée aux rayons surgelés n’était pas passée inaperçue. Et le succès a été au rendez-vous. Selon une étude réalisée par l’institut Nielsen, les glaces Kinder se sont imposées comme le meilleur lancement de produit dans la grande distribution en France en 2018.

La nouvelle recette, résultat de la collaboration entre Ferrero et Unilever, a généré 16,9 millions d’euros de chiffre d’affaires six mois après son lancement en avril 2018. Le produit a été consommé par 9,3% des foyers et 27% d’entre eux l’ont acheté plus d’une fois.

Ces performances permettent aux glaces Kinder de réaliser le quatrième meilleur lancement de produit des six dernières années derrière une autre innovation de Ferrero : le Nutella B-Ready lancé en 2016 (33,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en six mois), la lessive Ariel Pods 3 en 1 (30 millions d’euros en 2013) et la lessive Dash 2 en 1 (19,9 millions d’euros en 2015).

7 boissons dans le top 20
Sur l’année 2018, le papier toilette Moltonel sans tube (mai 2018) et la lessive Skip ultimate trio (août 2018) complètent le podium. Les deux produits ont chacun généré 7,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en six mois. Par ailleurs, ils ont été respectivement achetés par 2,5 et 2,4% des foyers français.

Dans le top 10, viennent ensuite le balai WetJet de Swiffer, le Ricard Plantes Fraîches, le Pulco fines bulles, la Laitière Liégeois aux fruits, la Badoit Bulles de fruits, la mayonnaise Amora aux œufs français, le Perrier & Juice, le Tropicana.

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Consultant senior chez Nielsen, David Lecomte note que « le classement 2018 est intéressant à plus d’un titre ». « Si les boissons sont une nouvelle fois à l’honneur avec 7 produits classés dans le top 20, la présence de produits de rayons très différents souligne la richesse et la créativité des marques », explique-t-il.

Les Français de plus en plus enclins à consommer de nouveaux produits
Pour la première fois, une référence bio (le beurre de la marque C’est qui le patron) apparaît dans le classement. Une présence qui n’est « sûrement pas un hasard », assure David Lecomte.

Et d’ajouter : « Le bio se double en plus de la démarche sociétale de la marque: sa présence est emblématique des tendances des dernières années, et de l’aspiration à ‘mieux consommer’ chez les consommateurs français ».

Les Français semblent d’ailleurs de plus en plus disposés à se tourner vers l’innovation. Toujours selon l’institut Nielsen, ils sont 31% à affirmer qu’ils adorent essayer de nouveaux produits et de nouvelles marques, tandis qu’ils étaient 22% en 2014. Les produits lancés en 2018 ont représenté 2,5% du chiffre d’affaires total des produits de grande consommation l’an passé.

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L es consommateurs pas assez informés sur les allergènes « émergents »

allergie alimentaireL’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation recommande de rendre obligatoire l’information sur la présence de certains allergènes émergents dans les aliments.

Actuellement, seuls 14 allergènes doivent être signalés sur l’emballage des produits.

Moins connus que les allergènes « classiques », certains aliments comme le kiwi, le sarrasin ou le lait de chèvre sont à l’origine d’allergies graves chaque année en France, pointe l’Anses, hier vendredi. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation recommande de rendre obligatoire l’information sur leur présence dans les aliments.

Allergènes émergents
Actuellement, seuls 14 allergènes inscrits sur une liste établie par l’Union européenne doivent obligatoirement être signalés sur l’emballage des produits. C’est notamment le cas des fruits à coque comme les noisettes, les noix ou les amandes, mais aussi de l’arachide, des crustacés ou du lait et des œufs.

Or, depuis 2002, le sarrasin et les laits de chèvre ou de brebis ont causé, à eux deux, au moins autant d’allergies graves que les mollusques et le soja, selon l’Anses, qui se fonde sur le recensement opéré par le Réseau d’allergo vigilance (RAV). Ceux-ci ont donné lieu à une soixantaine de signalements en seize ans.

Quant au kiwi, au pignon de pin et à l’alpha-galactose,  un glucide présent dans la viande de mammifères, ils sont tous à l’origine de plus d’1% des cas d’allergie graves recensés. Une fréquence plus importante que la moutarde et les sulfites, dont la déclaration est pourtant obligatoire.

« Mieux prévenir le risque d’allergie grave »
Ces chiffres restent partiels, car ils ne recensent que les cas les plus graves – anaphylaxie alimentaire sévère -, et leur déclaration n’est pas obligatoire.

Ils sont cependant suffisamment importants pour inciter l’agence sanitaire à recommander « la mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires qui doivent être signalés afin de mieux prévenir le risque d’allergie grave ».

L’Agence, mandatée par le ministère de la Santé en 2015 pour mettre à jour les connaissances sur les allergies alimentaires en France, souligne également le « manque de données » disponibles sur le sujet, « notamment en raison des limites méthodologiques et de la diversité des méthodes utilisées ».

Données insuffisantes
Résultat, impossible de mesurer la fréquence du phénomène et de dire si les allergies alimentaires sont plus fréquentes qu’il y a une vingtaine d’années ou pas.

« A partir de ce constat, l’Anses recommande aux pouvoirs publics d’améliorer les dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, ainsi que l’évaluation de l’incidence ou de la prévalence des allergies, afin de mieux orienter les études et recherches sur les allergies alimentaires ».

Elle préconise également d’évaluer l’efficacité des dispositifs mis en place pour informer les personnes allergiques dans la restauration collective et commerciale.

Dans une étude menée par l’agence en 2014 et 2015, 3,9% des adultes interrogés déclaraient souffrir d’intolérances ou d’allergies alimentaires. Celles-ci avaient été confirmées par un médecin dans un peu moins de la moitié des cas (45%).

Publié dans Texte Santé

Certaines bactéries dans l’intestin pourraient jouer un rôle dans la dépression

bacterieSi les chercheurs restent prudents, notamment sur la causalité, une étude de grande ampleur a révélé un lien statistique entre la dépression et un taux réduit de certaines bactéries dans l’intestin.

Des bactéries présentes dans notre intestin pourraient avoir un impact sur notre équilibre mental, et notamment sur la probabilité de souffrir de dépression, selon une étude de grande ampleur publiée ce lundi dans la revue Nature Microbiology.

Une équipe de chercheurs belges a analysé les échantillons de selles de plus de 1000 personnes volontaires et observé que deux familles de bactéries étaient systématiquement moins nombreuses chez les personnes dépressives, y compris celles sous traitement par antidépresseurs.

L’étude d’une population témoin de 1000 Néerlandais a validé ces conclusions d’un lien statistique entre le nombre de certaines bactéries et le niveau de bien-être et de santé mentale, explique l’article.

La causalité reste à prouver
L’étude ne démontre pas de lien de cause à effet, souligne toutefois Jeroen Raes, l’un des auteurs principaux, ajoutant que la compréhension des liens entre intestin et cerveau en est à ses balbutiements. Le lien pourrait être inverse, relève le Guardian : que la santé mentale ait un impact sur ces bactéries.

« Nous avons tenté de savoir si les bactéries dans les intestins avaient un moyen de communiquer avec le système nerveux, en étudiant leur ADN », a expliqué le chercheur au quotidien britannique. « Nous avons découvert que nombre d’entre elles peuvent produire des neuro-transmetteurs ou des précurseurs à des substances comme la dopamine et la sérotonine », a-t-il poursuivi.

Les familles de bactéries concernées, Coprococcus et Dialister  sont connues pour avoir des propriétés anti-inflammatoires. Or « on sait par ailleurs que l’inflammation des tissus nerveux joue un rôle important dans la dépression. Donc notre hypothèse c’est que les deux sont liés d’une façon ou d’une autre », a expliqué à l’AFP le professeur de microbiologie à l’université KU de Louvain.

« Jusqu’à présent, les résultats étaient mitigés et contradictoires »
« L’idée que des substances issues du métabolisme de microbes puissent interagir avec notre cerveau et donc avec notre comportement et nos sentiments  est intrigante », reconnaît Jeroen Raes.

« Jusqu’à présent, la plupart des études portaient sur les souris ou sur un petit nombre de personnes, et les résultats étaient mitigés et contradictoires », a-t-il expliqué à l’AFP.

Plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Parfois qualifiée d' »épidémie silencieuse », cette pathologie est l’une des principales causes des quelques 800.000 suicides recensés chaque année.

Les antidépresseurs font actuellement partie des médicaments les plus prescrits dans de nombreux pays, même si « moins de la moitié des personnes affectées dans le monde bénéficient de tels traitements », estime l’OMS, faute de ressources, de soignants qualifiés ou à cause de la stigmatisation sociale liées aux troubles mentaux ou à leur traitement.

Ces recherches pourraient ouvrir la voie à de nouveaux types de traitements pour cette maladie, soulève Jeroen Raes. « Je pense vraiment que c’est une voie d’avenir: utiliser des mélanges issus de bactéries en guise de traitement ».

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80 km/h : ces incohérences qui décrédibilisent le gouvernement

vitesse 80Voulu indépendant, le comité d’experts formé pour évaluer l’efficacité des 80 km/h soulève des incohérences graves dans la communication du gouvernement. Après la bataille des chiffres, celle des méthodes statistiques.

Le premier Ministre Édouard Philippe l’a affirmé le 28 janvier, chiffres à l’appui : abaisser la limitation de vitesse sauve effectivement des vies. Ce n’est plus une affirmation en l’air, puisque des données officielles viennent étayer cette conviction.

Certains automobilistes attendaient des preuves pour le croire, d’autres n’en avaient jamais douté. Après tout, rouler moins vite est la garantie de freiner plus court (à conditions d’adhérences et à voiture égales). Et lorsque le choc s’avère inévitable, ses conséquences s’en trouvent amoindries.

D’ailleurs, depuis que la délégation à la Sécurité routière a fait savoir que l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h avait officiellement épargné cent seize vies en six mois (de juillet à décembre), les opposants à cette mesure trouvent chez leurs proches une oreille moins attentive à leurs récriminations.

Selon le CIE, le gouvernement se décrédibilise avec son interprétation des chiffres de la mortalité routière
Ce serait aller un peu vite en besogne, à en croire le président du “Comité indépendant d’Évaluation des 80 km/h” (CIE), dont les membres se rassemblèrent pour la première fois en septembre 2018. Jean-Luc Michaud ne conteste pas l’existence de ce chiffre. C’est son interprétation qui le chagrine, nuance.

“Nous touchons là au cœur du message que souhaite faire passer le CIE”, explique ce haut fonctionnaire en retraite. “La délégation à la Sécurité routière (DSR) prétend pouvoir affirmer “avec précision” qu’une baisse de 116 tués a été enregistrée, alors qu’elle ne dispose que des “remontées provisoires” des baromètres mensuels tenus par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Au moment de cette déclaration, faite le 28 janvier, le décompte ne pouvait être que partiel, au mieux, car il doit s’écouler 30 jours après la fin du mois considéré pour obtenir le baromètre mensuel de l’ONSIR.”

Le CIE reproche par conséquent à la délégation à la Sécurité routière d’avoir conclu un peu vite à l’efficacité des 80 km/h, sans attendre de connaître le décompte des victimes de la route pour le mois de décembre 2018.

En temps ordinaire, l’absence de cette donnée ne pèserait pas bien lourd dans le bilan annuel, même si, ainsi que le fait remarquer Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’Automobilistes, “c’est traditionnellement en décembre et durant les deux mois d’été que l’on déplore le plus de morts sur les routes”. Sauf que l’année 2018 sort de l’ordinaire, à deux égards. Non seulement, les 80 km/h sont entrés en vigueur au 1er juillet,  mais les radars sont tombés victimes d’une vague de destructions sans précédent. Les chiffres de la mortalité en décembre sont donc essentiels pour confirmer ou pour infirmer l’influence sur la mortalité de l’augmentation constatée des dépassements de vitesse.

Les causes de tous les accidents en 2018 ne sont pas encore connues
Là, n’est pas le seul reproche que formule le CIE à l’encontre de la DSR. Non seulement cette dernière ne dispose pas du baromètre de l’ONSIR pour le mois de décembre mais elle ne peut consulter le fichier des Bulletins d’accidents corporels de la circulation (BAAC). Or, ces documents remplis par les forces de l’ordre chaque fois qu’elles constatent un accident corporel sont indispensables pour examiner la mortalité sur la partie du réseau concerné par la limitation à 80 km/h.

“La base de données des BAAC est administrée par l’ONISR. Elle se compose de quatre fichiers, correspondant aux caractéristiques des accidents, aux lieux, aux véhicules et aux usagers”, précise Aurélie Trégouet, chargée d’études pour l’association 40 Millions d’Automobilistes qui milite pour le retour aux 90 km/h et soutient le CIE au risque d’alimenter les doutes quant à l’impartialité de ses membres. “Ces fichiers BAAC sont consultables en ligne, sur le portail du Ministère de l’Intérieur. Or, les délais de l’enquête retardent leur divulgation de ces fichiers.” Voilà pourquoi, à l’heure où nous écrivons, les fichiers BAAC de l’année 2018 ne sont pas encore disponibles sur le site internet data.gouv.fr.

Le CIE voit là un motif de douter de l’interprétation des chiffres que fait la DSR. “Le CIE voit mal comment la délégation à la Sécurité routière a pu affirmer le 28 janvier que 116 personnes en moins ont trouvé la mort au cours du second semestre 2018 par rapport à l’année 2017, puisque personne, pas même le Ministère de l’Intérieur ne connaît à ce jour le nombre de tués enregistrés au deuxième semestre sur les routes limitées à 80 km/h maxi”, martèle Jean-Luc Michaud.

L’économie de vies ne fait pas de doute, au contraire de son décompte précis
Le CIE relève d’autres incohérences dans le bilan d’étape présenté le 28 janvier par les pouvoirs publics. Son président Jean-Luc Michaud s’étonne ainsi de constater que le périmètre de l’étude ne s’est pas circonscrit aux seules routes passées sous l’empire de la règle des 80 km/h. Plus grave, le chiffre de 116 vies épargnées est obtenu en comparant la mortalité du second semestre 2018 aux douze mois des cinq années précédentes, et non pas au second semestre seulement. Voilà qui est contraire aux principes de la statistique.

“Une comparaison exacte des chiffres aurait montré qu’il y a une diminution du nombre de tués plus faible depuis l’entrée en vigueur des 80 km/h que sur la période précédant l’entrée en vigueur de la mesure”, estime Jean-Luc Michaud, qui déplore “l’approximation” dans laquelle se situe la communication du gouvernement. “On est passé de 6,6 % de baisse au premier semestre 2018 à une baisse de 4,5 % au second semestre, par rapport à la même période en 2017.” Et le président du CIE d’en conclure : “Ce ne sont pas les chiffres qui sont en cause, mais bien l’interprétation qui en est faite”.

Le CIE déplore l’approximation dans la mesure de la vitesse moyenne effective
Encore que le CIE remette parfois en cause la véracité même des chiffres. Son président souligne ainsi que le le nombre officiel de 116 vies sauvées sur le seul réseau secondaire est supérieur au total officiel des 81 vies épargnées sur l’ensemble des réseaux routiers. Ce qui fait dire à Jean-Luc Michaud, non sans malice : “Si la DSR conclue qu’une partie fait plus que le tout, il est permis de s’interroger sur sa maîtrise des règles de la mathématique.”

Ces contradictions font douter le CIE de la validité des méthodes employées par le gouvernement. Le rapporteur du CIE, l’économiste et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE Rémy Prud’Homme ne peut s’empêcher de rappeler cette autre incohérence : “Dans sa communication, le gouvernement dit avoir constaté une baisse de la vitesse moyenne de 87 km/h à 83 km/h. Pourtant, l’observatoire de la vitesse moyenne la fixait à 82 km/h du temps de la limitation à 90 km/h (avec des variations de quelques kilomètres par heure). Et Jean-Luc Michaud d’enchaîner : “Le CIE ne conteste pas que le passage aux 80 km/h a probablement fait baisser la vitesse moyenne, mais le gouvernement ne peut pas nous dire que la vitesse moyenne est passée de 82 km/h avant le 1er juillet à 87 km/h après.” Il y a fort à parier, au contraire, que ce chiffre est à la baisse.

Le CIE fait de cette incohérence un point clé du courrier qu’il a adressé au gouvernement. Car ce dernier prétend que c’est bien la baisse de la vitesse moyenne des véhicules qui sauve des vies.

Le CIE réclame que soient pris en compte tous les facteurs de la mortalité routière
La dernière critique n’a rien de propre à ce bilan d’étape présenté le 28 janvier. Comme d’autres avant lui, le CIE reproche à la DSR de vouloir expliquer l’économie de vies par la seule action des radars. Ainsi que le rappelle Didier Renoux, chargé de communication à la Fédération française des Motards en Colère (FFMC) et membre du CIE, “c’est passer sous silence et méconnaître l’influence sur la baisse de la mortalité des progrès accomplis par les véhicules et par les pneumatiques  de la dégradation de l’état des routes ou, au contraire, de la suppression de certains points dangereux  de la généralisation du port de la ceinture ou, au contraire, du fléau que constitue l’usage du téléphone au volant.”

Il reste à voir combien de temps il faudra à la délégation à la Sécurité routière pour réagir à la liste des dix questions et incohérences soulevées par le CIE. Les membres de ce dernier répètent à qui veut bien les entendre qu’ils ne demandent rien mieux que de laisser de côté les questions de politique, pour se consacrer à établir des faits incontestables. Un premier geste de bonne volonté de la part du gouvernement consisterait à accorder au CIE (comme à tous ceux qui le réclament) l’accès plein et entier à la totalité des chiffres de la mortalité routière. Le CIE en a fait la demande officielle en septembre.

Publié dans Texte Animaux

Dix choses que vous ne savez peut-être pas sur les bonobos

bonobosLe 14 février, c’est la Saint-Valentin. Mais c’est aussi le jour où l’on célèbre mondialement les bonobos. Un évènement bien mérité pour ce primate qui fait partie de nos cousins les plus proches et qui reste pourtant relativement méconnu comparé au chimpanzé.

Le bonobo montre un mode de vie et un caractère qui continuent encore et toujours de fasciner les scientifiques. Petit tour de ces choses que vous ne savez peut-être pas sur ce grand singe.

Et si vous désirez en apprendre davantage sur eux, vous pouvez vous rendre sur le site de Lola Ya Bonobo. Situé en République démocratique du Congo, cet endroit est le seul sanctuaire pour bonobos au monde. Il recueille et sauve notamment de jeunes bonobos victimes du braconnage. Le bonobo qui vit en République démocratique du Congo est en danger d’extinction selon l’UICN (L’Union internationale pour la conservation de la nature).

1) Une espèce à part Les bonobos ont longtemps été confondus avec des chimpanzés. D’où leur surnom de « chimpanzé pygmée ». Mais il s’agit d’une espèce bien distincte.
2) L’origine du nom Le mot « bonobo » ne veut rien dire. Il découlerait d’une déformation du nom de la ville de Bolobo en République démocratique du Congo. Cela n’a pas empêché un célèbre artiste anglais de prendre ce nom comme nom de scène.
3) Une matriarchie A l’inverse des autres hominidés et de nombreux autres animaux, les groupes de bonobos sont toujours dominés par une femelle. Même si elles sont 20% plus petites que les mâles, elles sont les chefs. Comme quoi, la taille n’a vraiment pas d’importance.
4) Du sexe à gogo Les bonobos s’adonnent très régulièrement à des relations sexuelles, feintes ou réelles. Et la jalousie n’est pas de mise chez eux. Il n’y a aucune notion de possessivité ni d’exclusivité. Les rapports sexuels sont d’ailleurs perçus comme un moyen de régler les éventuels conflits.
5) Kamasutra chez les primates, le bonobo est l’un des seuls mammifères à pratiquer des accouplements face à face. Une position finalement assez commune chez nous mais qui devient originale chez nos cousins.
6) Toutes les orientations sexuelles La majorité de ces relations n’ont pas de fin reproductive et se produisent d’ailleurs fréquemment entre individus du même sexe.
7) Le sexe, une solution à tout C’est ce que les chercheurs appellent le sexe convivial. Ces relations serviraient à renforcer les liens, la coopération, maintenir la paix et réduire le stress. Et c’est valable aussi pour la sexualité des humains ?
8) Peace and bonobo Contrairement au chimpanzé, le bonobo est extraordinairement pacifique, altruiste et montre très peu de violence. D’où le surnom qu’on lui donne parfois  « hippie de le forêt ».
9) Un cousin éloigné Le bonobo fait partie avec le chimpanzé des primates les plus proches de l’homme, avec une proximité génétique supérieure à 98 %.
10) Le bonobo est très intelligent De nombreuses études ont démontré les remarquables capacités intellectuelles des bonobos. Ce célèbre mâle nommé Kanzi a notamment appris à communiquer avec un clavier affichant des symboles.

Publié dans Texte Santé

Certains compléments alimentaires sont dangereux et devraient être interdits

complémént alimentaireL’Académie de pharmacie alerte sur les dangers de produits à base de plantes laxatives. Leur utilisation devrait être réservée à un usage pharmaceutique.

Des allergies, ou des lésions au foie, des interactions avec des médicaments pris pour des pathologies graves. Des contre-indications mal connues. Des erreurs d’identification, ou la présence de contaminants dangereux.  Les compléments alimentaires à base de plantes ont beau être vus comme des produits «naturels», ils sont loin d’être sans danger.

Et pourtant, ils sont soumis à une réglementation bien plus légère que les médicaments, et qui a «étonné et interpellé l’Académie nationale de pharmacie», explique-t-elle dans un rapport rendu public ce jeudi. Dans le collimateur des sages : un arrêté du 20 juin 2014, qui transpose une réglementation européenne en listant un demi-millier de plantes (autres que les champignons) autorisés dans les compléments alimentaires. Il y a là des risques pour la santé publique, estiment les académiciens, et des incohérences tant juridiques que scientifiques.

Alerte sur des plantes laxatives
Les sages alertent sur une catégorie de plantes particulières, qui n’ont selon eux rien à faire au rayon des compléments alimentaires : il s’agit des plantes contenant des «hétérosides hydroxyanthracéniques» (suc d’aloès, écorce de bourdaine et cascara, racines de rhubarbe de Chine, séné, cassier, nerprun), et qui ont des propriétés laxatives stimulantes très puissantes. Elles irritent le tube digestif et sont responsables d’une perte de sels minéraux.

Ces plantes ont «jusqu’alors été utilisées comme médicaments compte tenu de leur activité pharmacologique marquée», note le rapport, et n’ont (et pour cause) jamais fait partie de l’alimentation. «L’approche des principales agences de santé au niveau international est unanime», notent les académiciens : ces plantes sont des médicaments, et doivent être réglementées comme telles.

La France est un marché de choix pour ces produits faciles d’accès et pas toujours accompagnés des conseils et informations nécessaires, notamment parce que vendus en grande surface avec un étiquetage aux exigences limitées. Or, alertent les académiciens, «les accidents les plus sévères sont liés au mésusage», d’autant plus fréquent que ces produits «sont considérés comme des produits “naturels”, passant aux yeux des utilisateurs, mais également de certains dispensateurs, pour moins dangereux que des médicaments.» Depuis 2010, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) dispose d’un «dispositif de nutri-vigilance sur les nouveaux aliments, les aliments enrichis, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière».

Plus de 2600 effets indésirables ont été notifiés jusqu’à fin 2016, note l’Académie de pharmacie, avec chaque année 37 à 52% des cas jugés «graves».

En France, 1 adulte sur 5 et 1 enfant sur 10 prendraient des compléments alimentaires, dont respectivement 23 et 12% le font tout au long de l’année. Les malades en usent volontiers, sans toujours prévenir leur médecin : en 2015, une étude française auprès de 1081 survivants du cancer membres de la cohorte Nutrinet-Santé montrait que 62% des femmes et 29% des hommes consommaient ce type de produits, un tiers d’entre eux n’en ayant pas avisé leur médecin. Or, 18% des utilisateurs avaient une consommation potentiellement à risques.

Les Académiciens demandent donc que la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires soit plus restreinte, en excluant celles présentant un danger pour les utilisateurs, mais aussi celles n’ayant pas d’effet nutritionnel connu, ou pour la sécurité desquelles la littérature scientifique manque de données. Les sages exigent, aussi, un renforcement des contrôles et de l’information des consommateurs, et un meilleur enseignement en faculté de pharmacie.

Publié dans Texte Réflexion

Votre façon de rire est un révélateur de votre personnalité

rireSi le rire est le propre de l’homme, la façon de rire est surtout propre à chaque individu.

Rire d’ogre, de père Noël ou cristallin, votre façon d’exprimer votre joie serait un puissant révélateur de votre personnalité. Les chercheurs se plaisent à observer tous nos gestes et actes du quotidien pour en tirer une esquisse de notre personnalité.

Si notre façon d’éternuer pourrait trahir notre caractère et notre position dans l’ascenseur définir notre statut social, notre façon de rire serait elle aussi une fenêtre ouverte sur notre âme. La marque Lambrini nous donne un aperçu de son étude sur le rire. Vous reconnaîtrez-vous dans une de ses descriptions ?

Vous avez un rire unique et contagieux : Votre rire est reconnaissable entre tous et fait immédiatement partir les membres de votre entourage dans un grand éclat de rire ? Cette démarcation peut être perçue comme un désir de se faire remarquer et comme un signe de vanité. Toutefois, si le rire est franc et naturel, vous passerez probablement pour une personne amusante, sociable et terre-à-terre.

Vous émettez un gloussement léger et contrôlé : Main devant la bouche, yeux qui se plissent, léger tressautement d’épaules et mignons gloussements, ce rire de petite fille trahit quelqu’un de timide ou qui veut sembler bien élevé en respectant les règles de bienséance.

Vous partez dans un rire d’ogre à gorge déployée : A l’inverse, si vous riez à gorge déployée, d’un son tonitruant et en vous tapant sur les cuisses, vous êtes sans doute dans la démonstration et avez besoin de vous faire remarquer car cette attitude témoigne d’un besoin d’être écouté et admiré.

Votre rire ressemble à un sifflement : Lorsque vous riez vous émettez un sifflement au lieu d’un gros éclat de rire, comme si vous reteniez votre rire dans votre gorge. Ceci résulte d’une habitude à la discrétion et à une déformation du monde professionnel qui nous impose d’être silencieux.

Vous vous forcez à rire : Le son et le mouvement de la bouche sont là, mais le haut du visage lui, reste impassible et neutre. « Cela suggère que le rire est une forme d’obligation, soit de politesse, soit pour attirer l’attention, soit pour entraîner le public à rire », expliquent les chercheurs responsables de l’étude. Un stratagème bien utile pour rire à la blague limite de votre patron.