Publié dans Texte Kamasutra

La posture du nirvana

La posture du nirvanaVous : lascivement allongée sur le dos, les jambes tendues et les bras dirigés vers la tête du lit. Offerte à lui, vous semblez passive pour l’instant.

Lui : très traditionnellement, se positionne au-dessus de vous pour vous faire l’amour « à la papa ». Surprise,  alors qu’il est en train de faire ses petits mouvements de va et vient, vous bandez tous vos muscles.  Vous resserrez vos cuisses et vous tenez vos bras vers la tête de lit. Comme si vous vouliez repoussez le mur.

Pourquoi c’est si bon ?   Le fait de tendre tous vos muscles et de serrer très fort vos cuisses multiplie les effets de la pénétration et stimule naturellement votre clitoris. Étonné par cette résistance physique, monsieur redoublera d’efforts pour mieux vous posséder, le temps d’une étreinte.

Le bon moment pour l’essayer : Lorsque vous êtes éreintée par une journée de travail et que vous avez oublié de faire vos exercices quotidiens de stretching. Vous alliez ainsi détente, sport et plaisir. Que demander de plus ?

Bon à savoir : Vous pouvez ajouter une variante en tendant au maximum vos jambes vers le bas du lit, tout en les serrant.

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La posture de l’escalade du désir

La posture de l’escalade du désirLui : Debout, droit comme un I (au départ) et les pieds bien ancrés au sol, il attend que vous lui sautiez au cou.

Vous : Légère comme un papillon, enlacez ses épaules et laissez-le vous soulever. Vos jambes de chaque côté de son corps sont surélevées et vos pieds reposent sur un lit, un fauteuil, une machine à laver …

Histoire de soulager le dos de monsieur. Il peut alors jouer au monte-charge avec vous et vous faire monter et descendre comme bon lui semble.

Pourquoi c’est si bon ?  Parce que les sensations sont assez inédites. Vous aurez l’impression de voltiger et d’abriter un ascenseur montant et descendant à l’intérieur de votre vagin.  Le mouvement à la fois rapide et profond de haut vers le bas décuple le plaisir.

Le bon moment pour l’essayer : Lorsque vous avez envie de jouer aux rôles de « moi femme fragile et toi homme fort ».

Bon à savoir : N’hésitez pas à vous cambrer en arrière tout en vous accrochant à son cou afin de le faire entrer en vous plus profondément. Vous lui offrirez en plus une vue superbe sur votre anatomie.

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La posture de l’écrin à bijoux

La posture de l'écrin à bijouxLascivité et contemplation s’associent volontiers à la relation amoureuse. Dans la posture dite « L’écrin à bijoux » qu’on appelle aussi « A la paresseuse », point n’est besoin d’être sportif, seulement tendre et sensuel.

L’étreinte de « l’écrin à bijoux » est particulièrement rassurante, lors des premiers jours d’une relation, lorsque le sexe est source d’anxiété entre les deux amants.

Dans cette position, les deux partenaires sont étendus sur le flanc, face à face. Avant la pénétration, ils s’embrassent et explorent leurs corps,  leurs langues se cherchent, lèchent le ventre et le sexe de l’autre, taquinent ses bouts de seins, les mains se joignent ou partent à la découverte des recoins de peaux les plus tendres, les doigts stimulent le clitoris et le mont de Vénus, les testicules et la verge jusqu’à ce que les deux sexes, au paroxysme du désir, ne résistent plus à se mêler dans la pénétration.

L’homme, une jambe allongée sur la couche, replie l’autre jambe et la glisse sur la jambe d’appui de la femme, elle aussi allongée, ils sont ainsi cuisse contre cuisse. La femme soulève la deuxième jambe et la replie de façon à laisser reposer le pli de son genou sur la hanche de l’homme. Ainsi, les deux partenaires, jambes entremêlées dans une position quasi-symétrique, enferment leur sexe dans un « écrin » protecteur.

Quand l’homme pénètre la femme, il le fait doucement, parce que, dans cette position, la vulve est seulement entrouverte et l’entrée du vagin étroite. Il peut continuer de jouer avec son pénis, et exciter davantage le clitoris, en restant aux confins de la vulve, pendant que les bouches s’embrassent et que les bras s’enlacent. D’ailleurs, si l’homme se décale légèrement vers le haut du lit, le contact de sa verge avec le clitoris n’en sera que plus intime.

Peut-être que la femme traduira son impatience de jouir, en accentuant ses coups de reins, l’homme, alors, la pénètrera plus profondément, en ondulant des fesses et du ventre. Dans cette posture, ni l’un ni l’autre n’est très mobile, l’expression du désir puis du plaisir n’en est que plus subtile. Du fait de l’étroitesse du vagin, la forte friction du pénis, durant le coït, offre à l’homme des sensations immédiatement intenses qui entraînent l’éjaculation,  la femme, elle, ressent voluptueusement les va-et-vient contre la face inté­rieure des lèvres et accède parfois, de ce fait, avec facilité à l’orgasme.

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La posture de l’homme debout

La posture de l'homme deboutLes gravures présentant les positions sexuelles multiplient les variations où les partenaires sont couchés, à genoux, à quatre pattes, assis, à califourchon, mais montrent rarement les positions debout. Pourtant le cinéma, les gravures et la statuaire hindoues sont friands de cette position.

Une position peu pratique
Bien sûr, être debout ne permet pas d’être aussi détendu que d’être couché ou assis. De plus, la femme est en général plus petite que l’homme, ce qui ne met pas en bonne position de face à face les organes génitaux : l’homme doit prendre des attitudes inconfortables afin de corriger la différence  ou bien, il doit soulever la femme et la porter, ce qui peut s’avérer difficile pour certains, fatiguant, donc peu compatible avec le plaisir. Et même si les tailles des partenaires sont en harmonie, la station debout maintient les corps à une distance telle que la pénétration est difficilement assez profonde.

Mais une position très fantasmée
Pourtant, quand le cinéma veut nous montrer un couple saisi d’un désir irrépressible, entraîné par la force de son émotion, il met à l’écran une femme qui s’agrippe à un homme debout, bras accrochés à son cou, cuisses relevées enserrant sa taille, et un homme qui la soutient par les fesses, ou qui l’appuie contre un mur pour s’aider à la porter. Et c’est dans cette position que le rapport a lieu, sans attendre un déshabillage très poussé.

Pour en arriver là, et pour que la position amène la jouissance, une jouissance tellement vive qu’on n’a pas voulu la retarder si peu que ce soit, il faut que le contexte s’y prête. Il ne peut s’agir d’une relation tendre, où tout se joue dans la nuance des regards et des gestes, ni d’une relation entre débutants, tâtonnants, hésitants, pleins d’appréhension devant des actes et des sensations inconnus.

Il y faut de l’emportement, une vague de désir qui submerge la raison, qui bouscule la réflexion et même la prudence. Il faut notamment que la femme ait atteint un haut niveau d’excitation et qu’elle sache déclencher son orgasme grâce à la pénétration vaginale. En effet, si elle, a les mains libres pour caresser, la tête, le cou, les épaules de l’homme, celui-ci est trop occupé à la soutenir pour lui offrir le luxe de caresses douces et délicates.

Mais si ces conditions sont réunies, alors l’orgasme est à la mesure de la tension, et le feu d’artifice peut éclater, comblant les corps qui ont su se porter à un tel degré d’émotion.

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La posture du grand écart

La posture du grand écartQuand la géométrie se mêle d’amour, c’est bien sûr pour y apporter plaisir et fantaisie. Dans la posture du grand écart, les angles et les mesures déterminent l’intensité du coït.

Amusez-vous donc, gymnastes amoureux, et accouplez-vous selon une chorégraphie excitante qui libèrera votre imagination sexuelle.

Le grand écart, c’est la position que prend une danseuse, lorsque buste vertical, fesses en contact avec le sol, ses deux jambes forment un angle de 180 degrés : en amour, la posture du grand écart requiert de la souplesse, mais pas d’entraînement particulier.  Et si elle nécessite un échauffement préalable de la femme, celui-ci a pour but non de détendre ses ligaments, mais de la préparer au plaisir du coït.

La femme monte debout sur deux chaises, un pied sur chaque siège. Évidemment, il faut prendre soin de choisir des chaises stables et solides, qui ne risquent pas de se renverser en plein exercice amoureux. La femme, face aux dossiers, y pose ses mains. Son amant, auquel elle tourne le dos, écarte lentement les deux chaises l’une de l’autre, de sorte que les jambes de sa maîtresse s’écartent doucement, elles aussi, et forment le plus grand angle possible : plus grand est l’écart, plus accessible se trouve la vulve, à la fois par sa hauteur, par rapport à la hauteur du sexe de l’homme, et par sa position et son ouverture. Car, le sexe ainsi écartelé, la dame offre un passage facile au pénis de son amant.

Penchée en avant pour maintenir son équilibre, en appui sur le dossier des chaises, la femme présente son postérieur à son partenaire, vision excitante qui ne manquera pas de le faire bander, si ce n’était déjà le cas. Dans cette posture, la femme est passive, ne pouvant que modifier sa cambrure pour aider son partenaire à mieux la pénétrer.

C’est à l’homme d’agir et d’inventer les recettes du plaisir : il peut commencer, par exemple, par se glisser dans l’espace créé entre les deux chaises,  debout, face à sa maîtresse, il l’embrasse, la couvre de caresses, des épaules aux seins et jusqu’au nombril. Puis il s’accroupit et plonge sa tête dans la masse ombreuse de sa vulve. A lui de se repérer dans les replis délicats.  Il peut stimuler alternativement chaque côté du clitoris, en partant du bas et en remontant la langue jusqu’au sommet. Il peut aussi embrasser le mont de Vénus, le lécher, promener sa langue sur les grandes lèvres, avant de la faire pénétrer par mouvements de haut en bas et d’avant en arrière dans le vagin.

A nouveau debout derrière la femme, l’homme, la verge en érection, pénètre aisément sa partenaire. Il enlace la taille de sa maîtresse d’un bras, tout en ui agaçant le clitoris de sa main libre. Peut-être la femme doit-elle fléchir les jambes, redresser la croupe : tout dépend de la taille de chacun, mais aussi des sensations recherchées.

Avec la posture du grand écart, la femme est livrée à la volonté de son amant dont elle subit les caprices sans échange de regards : certaines femmes raffolent de cette soumission obligée qui fait d’elles un objet au service du plaisir masculin. Dans cette posture, l’homme savoure particulièrement de transformer sa maîtresse en une sculpture vivante, qu’il modèle à son goût, et à laquelle il donne des ordres,  se cambrer, redresser les fesses, fléchir les jambes … Excité de pouvoir la prendre debout, une position attractive, mais pas forcé­ment facile à réaliser, il éjacule après un coït bref mais enflammé.

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La posture des chimpanzés

La posture des chimpanzésLa position des chimpanzés est sûrement, avec celle de la brouette, l’une des positions sexuelles les plus difficiles du Kamasutra.

Mais elle permet aussi de tester la dextérité des amants et leur courage. La technique du retour à l’état primal n’est pas donnée à tout le monde; Pas plus que le fabuleux plaisir que l’on éprouve dans cette union sexuelle.

Si le Kamasutra est aussi célèbre dans le monde entier, c’est aussi et surtout grâce à son inventivité. C’est le cas de cette position des macaques, dont l’extrême difficulté n’a d’égal que l’extrême plaisir qu’elle peut apporter aux amants.

Difficile d’abord, de s’imaginer comment l’on se retrouve dans une telle position. L’homme se couche sur le dos et relève les jambes en les écartant. Son sexe pointe vers le haut, mais ce n’est pas la bonne direction. Le sexe doit être tendu vers le ciel. En même temps qu’il le maintient bien droit, il tient la femme par la taille pour la guider. Celle-ci, dos à l’homme, sans ne rien voir, doit néanmoins réussir à s’empaler sur le sexe de l’homme.

Pour maintenir l’équilibre, la femme doit avant tout rester bien droite tout en étant agenouillée, telle un petit singe. Le premier essai ne sera sûrement pas le meilleur et les amants devront s’y réessayer à plusieurs fois avant de réussir parfaitement. L’homme, en tenant sa partenaire, rythme la pénétration et choisit la cadence. Il peut également donner des petits coups de bassin pour approfondir la pénétration. La femme, elle, a le choix de monter plus ou moins haut à chaque coup pour rester maîtresse de l’intensité du coït. Elle peut enfin caresser le bas des testicules de son partenaire, zone hautement érogène chez l’homme, et s’aventurer à pénétrer un doigt dans son anus.

On peut alors varier le plaisir, non sans difficultés. Le femme peut aller de bas en haut tandis que son partenaire la dirige d’avant en arrière, ce qui suppose une parfaite coordination, mais sera aussi le meilleur moyen d’éprouver un plaisir partagé. Surtout, la position des chimpanzés est idéale pour rompre la monotonie du quotidien et de l’éternel missionnaire.

Malheureusement, la position des chimpanzés ne s’adresse pas aux novices. L’homme peut vite fatiguer sous le poids de sa partenaire, si elle n’apprend pas à lui faire confiance en se laissant totalement aller au contrôle de ses mains. Et malgré une position où l’orgasme est facilement atteignable, les mouvements restent limités et le champ de vision des amants est presque nul. Difficile, alors, de susciter le désir en regardant son ou sa partenaire. Mais le prix à payer vaut bien une jolie récompense pour nos petits singes en herbe.

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La posture des nageurs

La posture des nageursDans l’eau, les corps s’alanguissent, l’apesanteur leur offre davantage de grâce. La femme devenue sirène est une séduisante enchanteresse et les fantasmes des amants s’accordent volontiers aux caresses dans l’eau.

Que le lieu de vos amours liquides soit une piscine ou la mer, mieux vaut, pour s’unir, une eau tiède et calme et un minimum d’intimité.  Tout peut commencer par des soins mutuels : en cultivant la complicité des corps, les gestes anodins font parfois naître un désir qui n’attendra pas le lit pour être assouvi.

Les amoureux aiment pratiquer des massages corporels : qu’ils soient effectués à sec ou à l’aide d’un lait solaire ou d’une huile, ils ont généralement un effet à la fois excitant et relaxant sur le corps des deux partenaires. Les contacts de la peau avec les mains de l’autre sont électriques. Un geste simple comme celui de tracer une ligne de façon répétitive sur le ventre, dans le dos, ou en travers de la poitrine, produit des effets magiques.

Après ce préambule fait de caresses à caractère non sexuel, il arrive que les amants ne puissent plus patienter : comme si l’eau allait calmer leurs ardeurs, ils plongent dans la mer ou la piscine et s’amusent à se poursuivre,  les ventres puis les sexes se frôlent, les mains cherchent les zones les plus sensibles. Après s’être écarté d’éventuels spectateurs, l’homme et la femme se libèrent de leur maillot  à moins qu’ils ne soient déjà nus.

S’allongeant dans l’eau, la femme fait la planche,  l’homme, soit debout, s’il a pied, soit nageant la brasse, glisse un bras sous son dos à la fois pour la retenir près de lui et la soutenir ; il mordille son sexe, l’embrasse ou le caresse. De même il peut s’allonger sur le dos et c’est au tour de la femme de flatter sa verge dressée hors de l’eau.

Pour s’accoupler, bien-sûr, c’est plus facile d’avoir pied, les préservatifs résistant à l’eau salée ou javellisée, vous veillerez cependant, en le mettant en place, à ce que le pénis soit hors de l’eau, sinon l’eau rentrerait à l’intérieur. L’homme debout hisse dans ses bras la femme devenue légère par la vertu de l’eau et l’assoit sur son sexe bandé, doigts croisés, ses mains forment un siège pour les fesses de sa compagne.

La femme passe ses mains autour du cou de son amant ou les pose sur ses épaules, croise ses jambes derrière son dos,  ses cuisses enserrent le bassin de l’homme. Celui-ci, avec l’aide de l’eau qui allège le corps de sa maîtresse et des vagues qui la soulèvent régulièrement, la fait onduler sur sa verge, provoquant un va-et-vient lent et tendre.

La pénétration est profonde, progressivement elle devient plus vigoureuse et s’affranchit de l’élément liquide, car l’excitation de l’homme est favorisée par le lieu et la posture. Son éjaculation survient de façon explosive,  l’intensité de l’orgasme est parfois moindre chez la femme, les frottements du pénis contre les petites lèvres n’étant pas aussi doux dans l’eau que dans l’air, et la lubrification interne, du coup, pouvant être moins importante. Elle apprécie surtout le contact très intime avec le corps de son amant ainsi que la légèreté de son propre corps s’unissant à l’autre dans ce lieu original pour faire l’amour.

Pendant le coït, la femme peut préférer se laisser partir en arrière, les bras relâchés de part et d’autre de la tête, le dos allongé à plat sur l’eau, les jambes toujours accrochées à son partenaire. Celui-ci se maintient en elle, en agrippant ses mains aux hanches de sa maîtresse. L’angle de pénétration du pénis dans le vagin varie, ce qui modifie les sensations, mais l’avantage, c’est d’abord le joli spectacle que la femme offre à son amant : elle flotte gracieusement devant lui, tout en restant soudée à lu,  une façon inédite pour lui de contempler l’être qu’il aime.

S’il le souhaite, à son tour de se coucher sur l’eau, en cambrant son dos vers l’arrière, tout en gardant les jambes verticales et, si possible, les pieds en appui au fond : plus question alors de bouger le pénis à l’intérieur du vagin, de peur qu’il n’en sorte brutalement, mais une sensation de complétude se substitue momentanément à l’excitation sexuelle, puisque l’homme et la femme, devenus siamois, ne font plus qu’un.