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Charlotte Casiraghi a épousé le producteur Dimitri Rassam

Charlotte Casiraghi a épousé le producteur Dimitri RassamLa jeune mariée était vêtue d’une robe signée Saint Laurent

Charlotte Casiraghi et Dimitri Rassam se sont dit « oui ». Samedi, la fille de la princesse Caroline de Monaco a épousé le producteur de cinéma français, avec qui elle est en couple depuis deux ans.

La nouvelle a été officiellement annoncée par le Palais Princier, qui dévoile sur sa page Facebook une photo de l’événement. Pour l’occasion, Charlotte Casiraghi portait une mini-robe grise ornée de trois nœuds, signée Saint Laurent, dont elle est l’une des égéries.

La cérémonie civile du couple, parents d’un petit Balthazar né le 23 octobre 2018, s’est déroulée au palais princier, suivie d’un déjeuner dans les jardins du palais, rapporte Var-Matin. Les jeunes époux ont ensuite célébré leur union au Monte-Carlo Beach, un palace cinq étoiles situé à Roquebrune-Cap-Martin, selon France Bleu.

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Mark Zuckerberg peut-il être écarté de Facebook ?

Mark Zuckerberg peut-il être écarté de FacebookJugé trop puissant, trop isolé, trop autoritaire: Mark Zuckerberg est critiqué pour sa gouvernance de Facebook.

Sa position de force lui permet jusqu’à présent de balayer d’un revers de main les nombreux appels en faveur de sa démission. Jusqu’à quand ?

On l’imaginait encore il y a quelques mois concourir à la présidence des États-Unis. Mark Zuckerberg s’est vu forcé de renoncer à ses ambitions politiques. Le cofondateur de Facebook est désormais exhorté à renoncer à sa propre création. Ses actionnaires semblent bien décidés à le pousser vers la porte, sans que cela se concrétise jamais.

Le 30 mai, Mark Zuckerberg a une nouvelle fois échappé à sa destitution. Lors de la dernière réunion des actionnaires, quatre résolutions ont été défendues pour réduire la mainmise du jeune milliardaire sur le groupe, instaurer des contre-pouvoirs à sa gouvernance voire renoncer à son poste de président du conseil d’administration. Toutes ont été écartées.

Sur une façade de l’hôtel Nia à Menlo Park (Californie), où se tenait l’assemblée générale, une immense affiche appelant à « virer » Mark Zuckerberg a pour l’occasion été placardée. Le happening en question était organisé par l’association « Fight the Future ». En ligne de mire : l’excès de pouvoir conféré à l’un des patrons les plus influents du monde, qui vient apposer son sceau sur toutes les décisions stratégiques de l’entreprise. « Zuck » cumule en effet les casquettes de co-fondateur, PDG et président du conseil d’administration du plus gros réseau social au monde.

Un pouvoir « dictatorial »
Pourquoi tant de véhémence ?  Ces critiques viennent de loin. L’an passé, dans le sillage de l’affaire Cambridge Analytica  et de marquantes révélations sur l’exploitation abusive des données personnelles chez Facebook-, Wired avait mis les pieds dans le plat. « La démission de Zuckerberg ouvrirait un nouveau chapitre qui permettrait d’améliorer sa réputation, pas seulement pour lui mais aussi pour toute l’entreprise Facebook. Plus important, ces changements bénéficieraient clairement à la planète tout entière », arguait alors le magazine américain.

L’image de Facebook n’a fait qu’empirer par la suite. Pas une semaine ne passe sans que l’entreprise ne fasse l’objet de critiques cinglantes sur ses dérives en matière d’exploitation des données, de modération des contenus haineux, de la menace que le réseau représenterait pour les démocraties ou encore du manque de sécurité de ses différents services. Instagram a ainsi accidentellement laissé fuiter des mots de passe alors même que Facebook a stocké près de 200 millions d’identifiants sans protection. Mi-mai, l’existence d’une faille d’ampleur sur WhatsApp a ébranlé le milieu de la cybersécurité. Elle permettait d’espionner un smartphone par le biais d’un simple appel.

Ces couacs en série viennent légitimer les arguments des pro-démission. Parmi eux, s’affichent de très grands noms de la Silicon Valley. Ainsi de Chris Hughes, cofondateur de Facebook qui appelait récemment à son démantèlement, tout en s’alarmant du pouvoir de Mark Zuckerberg, ou d’Alex Stamos. L’ex patron star de la sécurité chez Facebook a récemment estimé que Mark Zuckerberg gagnerait à lâcher du lest, pour le bien de l’entreprise. « Si j’étais lui, j’engagerais un nouveau PDG », avait-il par ailleurs fait savoir auprès de CNBC.

Mark Zuckerberg est ainsi devenu l’homme à faire tomber dans l’entreprise. Mais est-ce seulement possible ?   L’ancien étudiant de Harvard garde une solide corde à son arc : alors qu’il détient 13% du capital de Facebook, il bénéficie encore de près de 60% des droits de vote. Or, le départ d’un membre du conseil d’administration nécessite plus de 50% des votes. Un actionnaire n’a ainsi pas manqué de dénoncer une gouvernance « dictatoriale » de l’entreprise, lors de l’assemblée du 30 mai.

La seule possibilité pour que Mark Zuckerberg ne fasse plus partie de Facebook reste ainsi qu’il s’en aille de lui-même. Ses chances d’abdiquer restent néanmoins très minces. Face aux interrogations sur sa position de force, le PDG se contente pour le moment d’éluder le sujet en appelant à une « régulation extérieure ». En 2017, à la suite de scandales de harcèlement sexuel chez Uber, Travis Kalanick, alors PDG du service de transport, avait été poussé vers la sortie. Ses 20% de droits de vote n’avaient pas été suffisants pour faire barrage à sa démission.

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Facebook fournit aussi des données personnelles aux opérateurs téléphoniques

facebookFacebook partage avec les fabricants de smartphones et opérateurs télécom des données sur les utilisateurs de son application, ainsi que de Messenger et Instagram.

Les pratiques de Facebook en matière d’exploitation des données personnelles constituent un large champ d’exploration. Un document confidentiel, examiné par The Intercept, souligne le partage d’un large panel de données entre l’entreprise, les fabricants de smartphones sur lesquels l’application est installée et les opérateurs téléphoniques, soit une centaine de sociétés différentes, dans cinquante pays.

Parmi les informations transmises par Facebook, les réseaux Wi-Fi choisis sur les smartphones concernés, leurs caractéristiques techniques, la localisation des utilisateurs de son application, leurs centres d’intérêt et les groupes d’amis auxquels ils appartiennent. Autant de données qui proviennent non seulement des versions iOS et Android de l’application Facebook, mais aussi d’Instagram et Messenger, également détenues par l’entreprise américaine.

D’après The Intercept, ces informations servent de socle aux entreprises clientes de la firme californienne pour évaluer leur réputation face à leurs concurrents, notamment dans le cas où un utilisateur de Facebook aurait basculé d’un opérateur téléphonique vers un autre. Le site spécialisé rapporte également la mise à profit de ces données pour évaluer les ressources d’un individu, et lui proposer, ou non, des offres promotionnelles sur certains smartphones.

Le partage de ces données s’inscrit dans le cadre d’un programme lancé en août dernier, sous le nom d' »Actionable Insights », et destiné à aider les opérateurs télécom à améliorer la connectivité dans le monde. Facebook maintient auprès de The Intercept que l’ensemble de ces informations est anonymisé et n’a pas été mis à profit pour établir le niveau de solvabilité des membres de son réseau.

En juin 2018 déjà, le New York Times révélait l’existence d’accords passés entre Facebook et une soixantaine de fabricants de téléphones, l’entreprise ayant ainsi ouvert son accès aux données personnelles de ses utilsateurs à au moins quatre constructeurs chinois de smartphones. L’article, contesté en partie par Facebook, mettait en lumière des partenariats de longue date avec Samsung, Apple, Microsoft ou encore BlackBerry, qui permettaient à ces entreprises d’en savoir plus sur les penchants religieux, politiques ou encore la situation matrimoniale des utilisateurs Facebook ayant acheté l’un de leurs téléphones. Pour rappel, Facebook se prépare à verser une amende de 3 à 5 milliards de dollars aux États-Unis, en raison de sa gestion largement controversée des données personnelles.

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Facebook investit dans la blockchain à Genève

Facebook investit dans la blockchain à GenèveFacebook installe à Genève une société spécialisée dans la blockchain. Son projet : développer la crypto-monnaie du réseau social.

Top départ pour la crypto-monnaie de Facebook. Le réseau social a créé une société spécialisée dans les règlements financiers associés à la blockchain, selon HandelsZeitung, le principal journal financier en Suisse,

Site à Genève et baptisée Libra Networks, la société existe depuis le début du mois de mai. Le recrutement d’une dizaine de postes, avec des profils d’ingénieurs, est d’ores et déjà lancé.

Sa création fait écho aux révélation du New York Times sur un projet de création d’un Facebook Coin, une crypto-monnaie qui pourrait être exploitée par les applications du réseau social (WhatsApp, Facebook, Instagram).  Le projet (qui porte le nom de code … Libra) est piloté par David Marcus, ex patron PayPal qui dirige l’activité Blockchain de Facebook.

Libra Networks va développer le Facebook coin
Pour limiter les variations importantes de la valeur de sa crypto-monnaie, Facebook compter l’adosser aux monnaies traditionnelles.

En plus des paiements et échanges de fonds entre utilisateurs, cette monnaie virtuelle pourrait aussi servir à rémunérer les utilisateurs de Facebook pour leurs interactions avec des contenus publiés par la régie du réseau social.

Le projet devait aboutir à l’été 2019.
Les status déposés au registre du commerce de Genève mentionnent que Libra Networks peut créer des succursales et filiales en Suisse et à l’étranger. Son objet est « la prestation de services dans les domaines de la finance et de la technologie, ainsi que le développement et la production de logiciels et d’infrastructure (….) notamment en lien avec l’opération de paiements, l’analyse de données, le big data, la blockchain et d’autres technologies ».

Selon Le Temps, Libra Networks est hébergée dans un espace de co-working au centre de Genève et dirigée par la présidente de Facebook Switzerland qui commercialise la publicité pour l’audience suisse.

Le quotidien helvétique précise que deux cadres du cabinet d’audit et de conseils financiers BDO, qui héberge l’activité de Facebook en Suisse, sont gérants de Libra Networks.

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Une sculpture de sable de Theresa May guillotinée par le Brexit

Une sculpture de sable de Theresa May guillotinée par le BrexitAvec cette œuvre éphémère réalisée dans le cadre du festival de Weston-super-Mare, l’artiste Johannes Hogebrink souhaite sensibiliser l’opinion publique aux dégâts que va causer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Une sculpture de sable géante représentant la tête de la Première ministre britannique Theresa May au pied d’une guillotine nommée « Brexit » a été érigée mardi 14 mai au festival de Weston-super-Mare, dans le sud-ouest de l’Angleterre. L’œuvre est complétée par deux autres sculptures de sable, à l’effigie des présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine.

donald trump et vladimir poutine

« Ils applaudissent le fait que Theresa May essaie de couper le Royaume-Uni de l’Europe », a expliqué l’artiste néerlandais Johannes Hogebrink dans une vidéo publiée sur Facebook. « Mais en le faisant, elle coupe aussi sa propre tête », a-t-il poursuivi.

L’autorité de la Première ministre britannique a sérieusement pâti des atermoiements sur le Brexit, repoussé à deux reprises faute de consensus au Parlement sur l’accord de sortie qu’elle a négocié avec Bruxelles, et désormais programmé pour le 31 octobre au plus tard.

« J’espère que Theresa May viendra, verra (la statue) et arrêtera tout », a confié l’artiste. « Peut-être que des gens penseront aussi à changer d’avis » pour finalement rester dans l’UE », a déclaré le Néerlandais qui estime qu' »ensemble, on est plus forts ».

L’autorité locale North Somerset Council a salué « un art provoquant la réflexion », rappelant que la ville avait déjà été « choisie » par le célèbre artiste de street art Banksy pour « faire passer ses messages puissants ».

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Le gouvernement s’en remet à la bonne volonté de Facebook

facebook fondateurUn rapport sur « la responsabilisation des réseaux sociaux », préparé par des fonctionnaires français, a été dévoilé ce 10 mai. Il vient corroborer des propositions déjà formulées par le gouvernement pour « reciviliser Internet ».

Gourmand en données personnelles, Facebook reste beaucoup plus réservé dès lors qu’il s’agit d’accéder à ses arcanes. Les cadres gouvernementaux envoyés en mission depuis cinq mois pour observer ses règles de modération semblent en avoir fait les frais. Les résultats de leurs observations ont été dévoilés ce 10 mai sous la forme d’un rapport, à l’occasion d’une rencontre entre Mark Zuckerberg et Emmanuel Macron.

Pour réaliser ce travail, une dizaine d’experts  dont des représentants du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de l’Arcep, le régulateur des télécoms  ont été envoyés en éclaireurs chez Facebook. En ressort un plaidoyer de la France pour une « responsabilisation » des réseaux sociaux et une plus grande transparence de leur part sur les moyens mis en œuvre pour lutter contre les contenus haineux, sous peine de sanctions financières.

Peu de grain à moudre
Deux passages clés du rapport de 34 pages retiennent l’attention. Ses rédacteurs reconnaissent que Facebook leur a donné peu de grain à moudre. Leurs conclusions, qui ont été remises au secrétaire d’État au numérique Cédric O, auraient pu être écrites sans ce partenariat, qui prend une tournure d’opération de communication bilatérale. Le texte souligne ainsi « l’accueil ouvert » de Facebook, tout en regrettant l’impossibilité d’accéder « à une information détaillée, ni à des éléments confidentiels en raison des délais très courts, de l’absence de cadre juridique formel, et des limites de la politique de transparence de la société Facebook ».

Par ailleurs, les rédacteurs du rapport restent lucides quant à l’impossibilité de vérifier les engagements de Facebook. « Ni les pouvoirs publics, ni la société civile ne savent quelle valeur accorder aux déclarations des réseaux sociaux. Ils partagent, à quelques exceptions près, le même niveau d’information qu’un utilisateur », est-il ainsi mentionné. « L’ensemble des informations rendues publiques par la plateforme concernant son action d’autorégulation ne peut être corroborée par aucun fait observable », tranchent également les auteurs.
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Une régulation plus souple
A partir des observations qu’ils ont pu réaliser, les rédacteurs du rapport avancent la nécessité d’une régulation fine, loin du tout-répressif parfois envisagé par certains responsables politiques. Une régulation qu’ils souhaitent voir confiée à une autorité administrative indépendante, dont la nature reste à déterminer.

Pour le reste, le texte rejoint des propositions déjà formulées par le passé. En septembre dernier, un rapport de vingt propositions sur la lutte contre la haine sur internet, commandé par Matignon, a été remis par la députée Laetitia Avia (LaREM). Il a depuis été traduit en proposition de loi contre la cyberhaine. Cette dernière, qui ambitionne de mieux faire le ménage dans les images, vidéos ou commentaires dégradants diffusés sur les réseaux sociaux, devrait être votée avant l’été.

Le rapport remis ce 10 mai se distingue néanmoins de la proposition de loi sur un point crucial. Cette dernière, en imposant aux réseaux sociaux de retirer les contenus haineux signalés sous 24 heures, sous peine d’amendes allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial, s’avère plus répressive et plus proche de la loi allemande. Beaucoup y voient le risque que les réseaux sociaux abusent de la censure pour ne pas avoir à verser de telles sommes, y compris en supprimant des contenus légaux.

A l’arrivée, l’initiative entreprise par le gouvernement s’apparente à un exercice d’équilibriste : modérer les réseaux sociaux sans basculer dans la censure ni tuer leur capacité d’innovation. La perspective de la solution miracle s’est définitivement envolée.

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Cofondateur de Facebook, il appelle à démanteler le réseau social

Chris HughesChris Hughes, qui a contribué aux débuts de Facebook, estime que le réseau social à succès constitue aujourd’hui une « menace pour la démocratie ».

Le colosse Facebook suscite une méfiance grandissante, même chez ceux qui ont contribué à le façonner. Dans une tribune accordée au New York Times, Chris Hughes, l’un des cofondateurs de l’entreprise, en vient à souhaiter le démantèlement de la plateforme.

Au fil de son long réquisitoire, celui qui se présente comme un ami intime de Mark Zuckerberg estime que le réseau constitue une « menace » sur le plan économique  par sa capacité à étouffer l’apparition de concurrents, mais aussi pour la démocratie. La plateforme est en effet régulièrement critiquée pour sa propension à renforcer la viralité des « fake news », bien souvent favorables aux extrêmes.

« Cela fait quinze ans que j’ai cofondé Facebook à Harvard, et je n’ai pas travaillé pour l’entreprise depuis une dizaine d’années. Mais j’ai un sentiment de haine et de responsabilité », écrit ainsi Chris Hughes. « Le fait que l’obsession de Mark pour la croissance l’ait conduit à sacrifier les questions de sécurité pour le clic me met assez en colère », complète-t-il. En mars 2018, la fuite d’un ancien mémo interne de l’entreprise avait dévoilé un aspect cynique du réseau social et son appétit pour la croissance à tout prix, quitte à balayer d’un revers de main la protection des données des utilisateurs.

L’énervement, la déception puis la résignation
En somme, Chris Hughes appelle trois choses de ses vœux. Scinder Facebook en trois entreprises distinctes pour donner moins de poids à l’alliance Facebook, Instagram, WhatsApp, interdire toute nouvelle acquisition, Facebook ayant tendance à tuer ses concurrents dans l’œuf,  enfin, créer une agence fédérale de régulation des géants du Web, à la manière de ce qui existe pour le secteur de l’aviation aux États-Unis. Chris Hughes donne un exemple marquant pour justifier la position dominante du groupe : sur chaque dollar dépensé pour des publicités sur les réseaux sociaux, près de 84 cents reviennent à Facebook ou aux réseaux qu’il détient.

L’une des raisons aux dérives de Facebook tient selon Chris Hughes à la toute-puissance de Mark Zuckerberg. A lui seul, l’ancien élève de Harvard détient 60% des droits de vote de l’entreprise. Le conseil d’administration de Facebook est ainsi, selon son cofondateur, « plus proche d’un panel de conseillers que d’un contre-pouvoir ». « Le pouvoir de Mark est incroyable, et dépasse de loin celui de n’importe qui au gouvernement ou dans le secteur privé », complète Chris Hughes, en qualifiant ce même pouvoir de « sans précédent et antiaméricain ». Tout en tempérant que « Mark est quelqu’un de bien, quelqu’un de gentil ».

Ces reproches sont d’autant plus acerbes qu’ils viennent d’une personne ayant suivi le projet depuis son éclosion. Ils sont néanmoins loin d’être nouveaux. Depuis le dévoilement de l’affaire Cambridge Analytica, et de l’exploitation abusive de données de millions d’utilisateurs à des fins politiques, le réseau ne cesse d’être sous le feu des critiques. Une enquête pénale autour des pratiques de Facebook en matière de partage des données a été lancée mi-mars aux États-Unis. Quelques jours plus tard, le réseau annonçait avoir par erreur laissé au moins 200 millions de mots de passe accessibles « en clair » aux employés du groupe.

Cela n’empêche pas Facebook de bénéficier d’une excellente santé financière, comme l’ont une nouvelle fois prouvé ses résultats trimestriels, fin avril. Le jour de leur publication, Facebook s’ajugeait plus de 7% à Wall Street. Par ailleurs, aussi nombreuses soient les critiques, elles portent rarement leurs fruits. »A chaque fois que Facebook commet une erreur, nous répétons cette routine épuisante : l’énervement, la déception, et, pour finir, la résignation », analyse ainsi Chris Hughes. Son appel pourrait lui aussi tomber dans ce schéma.