Publié dans Texte Actualité divers

Le potentiel émotionnel de la couleur de vos vêtements

Couleur vetementLes coloris de nos habits peuvent avoir un effet sur nos émotions, une réaction cérébrale.

Il fait gris, le ciel est couvert, les rayons du soleil ne filtrent que très peu derrière la masse nuageuse. Et, de toute façon, la luminosité n’est jamais de longue durée : le soleil se couche en fin d’après-midi, c’est l’hiver, ça vous déprime.

Alors, parfois, pour contrer cette morosité ambiante, vous décidez d’enfiler une écharpe vert prairie, un manteau jaune d’or, un pull rouge cerise ou un T-shirt bleu électrique. Comme si la coloration de votre garde-robe avait le pouvoir de vous remonter le moral, c’est en tout cas l’objectif. Une stratégie vestimentaire qui peut s’avérer opérationnelle. Sauf que ce ne sont pas vraiment les couleurs qui vont jouer sur votre psychisme en berne, et ce, même si votre cerveau est aux commandes.

Comme l’explique John Maule, chercheur post-doctorant qui travaille sur la perception et le discernement des couleurs, «il n’y a pas vraiment de preuve scientifique appuyant l’hypothèse que la couleur a un effet direct sur l’humeur». Lui qui est pourtant membre du Sussex Colour Group n’a pas même connaissance de confrère ni de consœur travaillant sur cette question (ce qui est, remarque-t-il, étonnant au vu de cette conviction partagée que porter des couleurs vives a quelque chose de dynamisant et influerait positivement notre psyché).

«Bien sûr, les gens peuvent associer certains vêtements avec un sentiment de mieux-être. Mais ça ne veut pas dire que c’est la couleur en tant que telle qui en est à l’origine ni qu’un habit d’une autre couleur ne pourrait pas être associé aussi fortement avec ce sentiment», précise-t-il. C’est bien pour cela qu’«il n’existe pas de prescription médicale d’une couleur de vêtement pour aller mieux», comme le constatait le psychiatre Michel Lejoyeux dans un article de Madame Figaro publié en octobre 2018. Pas de réaction physiologique automatique: de la même façon que l’on ne s’arrête pas par réflexe face au rouge ni n’avance au vert, on ne se déride pas en endossant une couleur dite gaie. C’est culturel.

Personnage en costume
La psychologue et psychanalyste Ludivine Beillard-Robert, qui a mené une thèse sur la psychopathologie du corps féminin habillé, convoque l’exemple d’une patiente qui avait revêtu une jupe jaune vif au travail. «Tout le monde lui avait fait la remarque qu’elle était lumineuse, qu’elle amenait un rayon de soleil. Elle était assez étonnée que ce vêtement ait égayé la journée de ses collègues. Pour elle, sa jupe était jaune, point.» C’est en fait cette association symbolique, laquelle varie suivant les cultures, qui peut amener à s’attifer avec des couleurs chaudes ou éclatantes pour booster son moral. C’est à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice

une-couleur-ne-vient-jamais-seule.jpgCe n’est pas tant que l’on croit profondément que le tissu va rendre notre journée ou notre vie plus éclatante, c’est davantage que l’on endosse un costume, celui d’un personnage chatoyant. Parce que les couleurs sont symboliques, comme le rappelait l’historien spécialiste des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, notamment dans ses ouvrages Une couleur ne vient jamais seule (éd. du Seuil, 2017) et Les couleurs de nos souvenirs (Seuil, 2010). Les siècles passés les ont chargées de sens et nous n’en percevons pas seulement les longueurs d’ondes. Elles sont devenues des indices sociaux, des signes d’appartenance.

Les couleurs de nos souvenirsLa couleur des vêtements, par l’imaginaire qu’elle convoque, peut aider à catégoriser les gens, le noir aux gothiques par exemple. Le mécanisme est le suivant, détaille Ludivine Beillard-Robert : «On ne s’habille pas que pour soi mais aussi pour l’autre social. On s’imagine que tel groupe de personne est représenté par tel habit et on veut le porter pour s’y inclure. C’est un peu comme si c’était le dossard d’une équipe.» C’est donc à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice.

Déshabillez-moi«L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres», pointait la psychiatre Catherine Joubert, co-autrice de l’ouvrage Déshabillez-moi, Psychanalyse des comportements vestimentaires (Fayard, 2011), dans une interview à Psychologies de 2015. «On a tendance à voir le vêtement comme porteur, en soi, d’une histoire. [Le mettre] devient une façon de s’approprier une autre image», ajoutait sa co-autrice et consœur Sarah Stern.

«Cintre à humeurs»
Une image marquée qui tient aussi à nos comportements. «Lorsque l’on est maussade, on va avoir tendance à se cacher et, plutôt que de s’habiller en jaune pétant, se vêtir le plus communément possible afin de se fondre dans la masse», détaille Ludivine Beillard-Robert. On associe donc les tons grisâtres à la petite déprime et les teintes pétillantes à un état d’esprit joyeux ou un caractère expansif. Pour bien montrer aux autres (et s’en convaincre par la même occasion) que l’on est gai, on se fringuera de manière colorée. Un peu comme si l’on se faisait remarquer par un grand éclat de rire.

«Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”» Ludivine Beillard-Robert, psychanalyste.  Car la couleur a aussi ceci de notable qu’elle permet de sortir du lot. «Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”», complète la psychanalyste. Certes, ce n’est plus le cas mais, à tous enfiler des jeans, les frusques aux couleurs pétulantes ne sont pas nombreuses.

rester beau«On met de la couleur pour orienter et provoquer le regard, en espérant que cela va produire un effet. Et, de fait, cela produit un effet par contraste», qui plus est par un hiver sans soleil, expose le philosophe du corps Bernard Andrieu, entre autres auteur de l’article «Sentir sa couleur de la santé par les teintes ?  Quel détournement du modèle oriental» (Communications, 2010) et de l’ouvrage Rester beau (éd. Le Murmure, 2017). «On parle bien de couleurs pétantes, comme si c’était quelque chose qui allait exploser à l’œil et au regard», souligne Ludivine Beillard-Robert.

Derrière ce message codifié, il y a aussi l’idée que d’«une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur», indiquait Catherine Joubert à Psychologies. «On se sert de la couleur comme d’un cintre à humeurs, pour exprimer et manifester la sienne dans un cadre codé», abonde Bernard Andrieu. De la même manière que l’on cherche à créer une harmonie entre la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et ses vêtements et à présenter une «cohérence chromatique», indique le philosophe, on croit confusément que l’«on exprime ses sentiments internes en les projetant sur ses vêtements» et que ces bouts de tissu servent à relier «corps intérieur et extérieur, surface et profondeur». Un moyen d’exprimer son identité et d’en revêtir une nouvelle au fil de son humeur. Pas étonnant que l’idée que les couleurs vives contribuent au bien-être ne dépérisse pas.

Publicités
Publié dans Texte Santé

Sept signes qui doivent vous alerter sur le burn out parental

Burn-outD’après une étude menée par l’UCLouvain, 5 à 8 % des parents belges seraient en situation de burn out parental. C’est la première étude sur la prise en charge de cet épuisement, encore trop méconnu.

Les trajets maison-école, les repas à préparer, la bataille du coucher, les lessives et le ménage, les activités périscolaires … La routine d’une vie de famille peut vite se transformer en machine infernale. À tel point que certains parents n’arrivent plus à supporter leurs enfants, épuisés rien qu’à l’idée de passer une journée avec eux.

Un phénomène qui porte un nom : le burn out parental. Ce syndrome, qui touche les parents exposés à un stress chronique, sans parvenir à en compenser les effets, a fait l’objet d’une étude menée par la Mutualité chrétienne et l’UCLouvain. Environ 20 % des parents seraient « en difficulté dans leur parentalité » à un moment de leur vie de parents. Franceinfo a listé sept signes qui peuvent précéder un burn out parental et qui doivent vous alerter.

1) L’épuisement physique
L’arrivée d’un enfant apporte évidemment de la fatigue, liée aux nuits raccourcies et à la multiplication des tâches. En juin dernier, une étude britannique (en anglais) pour une marque de literie, a relevé que les jeunes parents dorment en moyenne 4h44 par nuit, pendant l’année qui suit l’arrivée de l’enfant. Soit 59 % de temps de sommeil en moins que les 8 heures préconisées par les spécialistes.

Dès 2013, une enquête du réseau de mères actives soulignait que 63 % d’entre elles se disaient « épuisées ». Un épuisement qui survient quand les parents ne parviennent plus à se libérer du temps pour récupérer : « Tous les parents vivent des périodes de grande fatigue, comme lorsqu’un enfant tombe malade pendant 15 jours », estime Stéphanie Allenou, maman de quatre enfants qui a raconté son burn out parental dans Mère épuisée.

mere epuiséeLa différence avec l’épuisement parental, c’est que ça dure des mois ou des années. Stéphanie Allenou, auteure de « Mère épuisée »

Quand la fatigue cloue au lit dès le réveil, qu’elle limite l’attention accordée à ses enfants, ce sont les premiers symptômes de l’épuisement parental. Ce vide émotionnel et physique empêche de réfléchir. « Si on se sent très fatigué depuis deux semaines et qu’on commence à être fortement irritable, c’est un signal d’alarme », alerte la docteure Moïra Mikolajczak, professeure et directrice de recherche sur le burn out parental à l’UCLouvain.

2) Le désir de vouloir tout contrôler
Les experts interrogés par franceinfo sont unanimes : les parents touchés par l’épuisement parental sont souvent ceux qui se sont faits une haute estime de leur rôle, avant la naissance de leur enfant. En clair, ils veulent être parfaits et se mettent la pression : « C’est ce qui les épuise en fait, pointe la docteure Mikolajczak. Et c’est ce qui est paradoxal : car en voulant être parfaits, ils se retournent contre leurs enfants. »

Burn-out parentaleMême au bord de l’épuisement, les mères continuent de s’agiter et de vouloir tout gérer comme des chefs d’entreprise du CAC40 mais un jour, le corps dit ‘stop’ et elles ne peuvent plus se lever, elles ne peuvent plus rien faire.  « Depuis les années 1980-1990, la place de l’enfant a profondément changé, elle est devenue primordiale », estime la docteure Liliane Holstein, psychanalyste et auteure de Burn out parental.

Il est au centre de toutes les préoccupations de la famille : il ne doit manquer de rien pour bien grandir et le parent doit être aimant, disponible, attentif à tous les instants. « Les parents sont dans une course à la perfection pour être aimés par leurs enfants, souligne Liliane Holstein. Ce qui fait qu’il n’y a jamais de détente du matin jusqu’au soir, que les parents sont épuisés. »

3) Une tendance à l’isolement
Cette volonté de toujours faire mieux peut également entraîner un repli sur soi jusqu’à l’isolement. Les parents en proie à l’épuisement ont l’impression que leurs amis et leur famille font mieux qu’eux. Que leur enfant est le plus difficile, qu’ils sont les plus débordés, les plus en retard.  La docteure Moïra Mikolajczak donne l’exemple de l’attente à la sortie de l’école quand les parents s’observent : « On est tous des mini-juges, on se juge les uns les autres en permanence ».

Face aux autres parents qui leur semblent parfaits, les parents en burn out ont l’impression de ne plus savoir gérer le quotidien et souffrent de la comparaison, ce qui est un autre facteur de stress. « Quand on arrive à dire qu’on leur donne des fessées, qu’on ne les supporte plus, soit on nous juge, soit on nous dit ‘c’est pas grave, toutes les mères passent par là et ça ira mieux ensuite' », raconte Stéphanie Allenou.

Claire, maman à 39 ans d’une petite fille d’un an, a pourtant essayé d’en parler avec ses collègues : « Tous les matins, on arrive à la machine à café avec des cernes, en n’ayant pas dormi de la nuit, tout le monde nous dit ‘ça ira mieux’, ‘c’est normal’ et nous taquine, mais non, ça n’a ira pas mieux demain. » L’incompréhension que les parents en burn out ressentent les pousse ainsi à ne plus parler de leur mal-être et à s’enfermer.

4) Le sentiment de culpabilité
Les parents épuisés ont souvent l’impression de ne plus contrôler leur vie, qui ne ressemble en rien à ce qu’ils avaient imaginé, avant la naissance de leur enfant. Un contraste qui peut donner le sentiment d’être de « mauvais » parents et/ou d’avoir de « mauvais » enfants.

Selon Stéphanie Allenou, désormais à la tête d’une association de soutien à la parentalité, l’Îlôt Familles, et d’un lieu d’accueil parents-enfants à Nantes, c’est « une histoire de reconnaissance qui est le troisième pilier de l’épuisement. » Les mères actives qu’elle rencontre lui font part de leur culpabilité permanente : elles culpabilisent devant leurs collègues quand elles quittent le travail trop tôt et font de même quand elles viennent chercher leur enfant trop tard à la crèche. De quoi faire naître une « impression qu’ils n’en font jamais assez », ou jamais assez bien, qui entraîne une dévalorisation personnelle et une perte de confiance en soi.

5) Des troubles du sommeil, de l’appétit et du désir
Des heures à tourner dans le lit, à compter les moutons et à regarder les minutes défiler sur le réveil. Pourtant épuisés, les parents à bout parviennent difficilement, voire pas du tout, à trouver le sommeil, le soir venu.

Enfin au lit, ils égrènent dans leur tête la liste des tâches qu’ils vont devoir accomplir dès le réveil et angoissent d’avance. L’accumulation d’autres symptômes peut être un signal d’alarme comme un amaigrissement ou une prise de poids importante et l’éloignement avec le conjoint.

6) Un épuisement émotionnel intense
L’épuisement s’accumule face à la répétition quotidienne des mêmes crises : pour se laver, pour manger, pour s’habiller …  Pour que la colère n’éclate pas à la moindre bêtise, les parents prennent sur eux et refoulent leurs propres émotions. « J’essaie de faire des activités avec les enfants, qu’ils soient propres et bien habillés, que la maison soit tenue correctement, le frigo rempli, souffle une mère qui préfère rester anonyme. Mais dans tout ça, je me suis abandonnée. »

Cet épuisement émotionnel doit être un signal d’alarme avant le burn out parental. Les parents qui en sont victimes ne sont plus en mesure de réguler leurs émotions. « Ils peuvent dire qu’ils adorent leurs enfants et en même temps, dire juste après, pourquoi je les ai faits ?   Si je pouvais les tuer, je le ferais », assure la docteure Liliane Holstein. Ils gèrent les tâches de la vie quotidienne de manière automatique, presque robotisée.

7) Une distanciation affective avec les enfants
Les parents contactés décrivent une absence d’émotions qui génère une véritable distance avec leurs enfants. Marie, 27 ans et maman d’un petit garçon d’un an et demi, a vécu cette situation au moins d’août. « J’ai expliqué à mon médecin que je ne supportais plus mon fils, que j’avais envie de le taper. Des fois, je le regardais et je n’avais pas envie de le prendre dans mes bras. Je le regrette, c’est quelque chose d’horrible. »

Selon la docteure Mikolajczak, cette distanciation affective, synonyme de burn out parental, multiplie par vingt le risque de violenter ses enfants : « Dès qu’on a une parole ou un geste qui tranche totalement avec ce qu’on fait habituellement, c’est un signe qu’il faut aller consulter : si je suis une personne attentive et que d’un coup, je dis à mon enfant : ‘ma vie était tellement plus belle quand tu n’étais pas là’, je dois absolument aller consulter. » C’est l’accumulation de ces symptômes au quotidien qui doit vous alerter.

Publié dans Texte Kamasutra

La posture du grand écart

La posture du grand écartQuand la géométrie se mêle d’amour, c’est bien sûr pour y apporter plaisir et fantaisie. Dans la posture du grand écart, les angles et les mesures déterminent l’intensité du coït.

Amusez-vous donc, gymnastes amoureux, et accouplez-vous selon une chorégraphie excitante qui libèrera votre imagination sexuelle.

Le grand écart, c’est la position que prend une danseuse, lorsque buste vertical, fesses en contact avec le sol, ses deux jambes forment un angle de 180 degrés : en amour, la posture du grand écart requiert de la souplesse, mais pas d’entraînement particulier.  Et si elle nécessite un échauffement préalable de la femme, celui-ci a pour but non de détendre ses ligaments, mais de la préparer au plaisir du coït.

La femme monte debout sur deux chaises, un pied sur chaque siège. Évidemment, il faut prendre soin de choisir des chaises stables et solides, qui ne risquent pas de se renverser en plein exercice amoureux. La femme, face aux dossiers, y pose ses mains. Son amant, auquel elle tourne le dos, écarte lentement les deux chaises l’une de l’autre, de sorte que les jambes de sa maîtresse s’écartent doucement, elles aussi, et forment le plus grand angle possible : plus grand est l’écart, plus accessible se trouve la vulve, à la fois par sa hauteur, par rapport à la hauteur du sexe de l’homme, et par sa position et son ouverture. Car, le sexe ainsi écartelé, la dame offre un passage facile au pénis de son amant.

Penchée en avant pour maintenir son équilibre, en appui sur le dossier des chaises, la femme présente son postérieur à son partenaire, vision excitante qui ne manquera pas de le faire bander, si ce n’était déjà le cas. Dans cette posture, la femme est passive, ne pouvant que modifier sa cambrure pour aider son partenaire à mieux la pénétrer.

C’est à l’homme d’agir et d’inventer les recettes du plaisir : il peut commencer, par exemple, par se glisser dans l’espace créé entre les deux chaises,  debout, face à sa maîtresse, il l’embrasse, la couvre de caresses, des épaules aux seins et jusqu’au nombril. Puis il s’accroupit et plonge sa tête dans la masse ombreuse de sa vulve. A lui de se repérer dans les replis délicats.  Il peut stimuler alternativement chaque côté du clitoris, en partant du bas et en remontant la langue jusqu’au sommet. Il peut aussi embrasser le mont de Vénus, le lécher, promener sa langue sur les grandes lèvres, avant de la faire pénétrer par mouvements de haut en bas et d’avant en arrière dans le vagin.

A nouveau debout derrière la femme, l’homme, la verge en érection, pénètre aisément sa partenaire. Il enlace la taille de sa maîtresse d’un bras, tout en ui agaçant le clitoris de sa main libre. Peut-être la femme doit-elle fléchir les jambes, redresser la croupe : tout dépend de la taille de chacun, mais aussi des sensations recherchées.

Avec la posture du grand écart, la femme est livrée à la volonté de son amant dont elle subit les caprices sans échange de regards : certaines femmes raffolent de cette soumission obligée qui fait d’elles un objet au service du plaisir masculin. Dans cette posture, l’homme savoure particulièrement de transformer sa maîtresse en une sculpture vivante, qu’il modèle à son goût, et à laquelle il donne des ordres,  se cambrer, redresser les fesses, fléchir les jambes … Excité de pouvoir la prendre debout, une position attractive, mais pas forcé­ment facile à réaliser, il éjacule après un coït bref mais enflammé.

Publié dans Texte Humour

Avant et après le mariage

Avant le mariage

coupleElle : Salut
Lui : Ah, depuis le temps que j’attends ça
Elle : Tu veux que je parte ?
Lui : Non, je n’ose même pas y penser
Elle : Tu m’aimes ?
Lui : Bien sûr, énormément
Elle : Tu m’as déjà trompée ?
Lui : Non, pourquoi demandes-tu ça ?
Elle : Tu veux m’embrasser ?
Lui : Chaque fois que j’en aurai l’occasion
Elle : Tu me battras un jour ?
Lui : Tu est folle, je ne suis pas comme ça
Elle : Je peut te faire confiance ?
Lui : Oui
Elle : Chéri

Après le mariage

Lire de bas en haut

Publié dans Texte Kamasutra

La posture de l’arbre défendu

La posture de l'arbre défenduQui n’a jamais rêvé de manger le fruit de l’arbre défendu ?   Si l’un des membres du couple sait faire le poirier, il peut offrir à son partenaire une position inédite pour goûter à ce fruit secret.

Par exemple, l’homme fait le poirier, appuyé sur la tête et sur les mains, les jambes en l’air. La femme s’agenouille face à lui, et son visage est juste à la bonne hauteur. Avec ses mains, ou en enlaçant le corps de l’homme, elle l’aide à se maintenir en équilibre.

Bien sûr, la position est parfaitement réversible, la femme faisant le poirier, l’homme agenouillé  et beaucoup d’hommes adorent que l’offrande leur soit faite dans ce sens, afin de pouvoir plonger la tête dans ce qu’ils vont goûter ou dévorer comme on plonge la tête dans son plat favori.

Avec cette position, les adeptes de la jouissance alternée seront aisément comblés. Quant aux fanatiques du plaisir simultané, ils peuvent introduire une variante afin de ne pas être frustrés. Il suffit que l’homme, placé la tête en bas, s’appuie des fesses et des pieds contre un mur de la pièce, et repose sur le sol par les épaules et le haut du dos. La tête est alors suffisamment avancée pour être sous le sexe de la femme accroupie : et l’étreinte plaquera l’homme contre le mur.

Cette position n’a pas comme seul intérêt de faire plus compliqué alors qu’on peut réaliser un 69 plus simplement : les tensions musculaires qu’elle entraîne, ainsi que le caractère provocant des situations et des béances créées, augmentent notablement l’excitation et la jouissance obtenues.

Dans ces conditions, dévorer n’est plus un défaut, mais la qualité des vrais gourmets.

Publié dans Texte Kamasutra

La posture des chimpanzés

La posture des chimpanzésLa position des chimpanzés est sûrement, avec celle de la brouette, l’une des positions sexuelles les plus difficiles du Kamasutra.

Mais elle permet aussi de tester la dextérité des amants et leur courage. La technique du retour à l’état primal n’est pas donnée à tout le monde; Pas plus que le fabuleux plaisir que l’on éprouve dans cette union sexuelle.

Si le Kamasutra est aussi célèbre dans le monde entier, c’est aussi et surtout grâce à son inventivité. C’est le cas de cette position des macaques, dont l’extrême difficulté n’a d’égal que l’extrême plaisir qu’elle peut apporter aux amants.

Difficile d’abord, de s’imaginer comment l’on se retrouve dans une telle position. L’homme se couche sur le dos et relève les jambes en les écartant. Son sexe pointe vers le haut, mais ce n’est pas la bonne direction. Le sexe doit être tendu vers le ciel. En même temps qu’il le maintient bien droit, il tient la femme par la taille pour la guider. Celle-ci, dos à l’homme, sans ne rien voir, doit néanmoins réussir à s’empaler sur le sexe de l’homme.

Pour maintenir l’équilibre, la femme doit avant tout rester bien droite tout en étant agenouillée, telle un petit singe. Le premier essai ne sera sûrement pas le meilleur et les amants devront s’y réessayer à plusieurs fois avant de réussir parfaitement. L’homme, en tenant sa partenaire, rythme la pénétration et choisit la cadence. Il peut également donner des petits coups de bassin pour approfondir la pénétration. La femme, elle, a le choix de monter plus ou moins haut à chaque coup pour rester maîtresse de l’intensité du coït. Elle peut enfin caresser le bas des testicules de son partenaire, zone hautement érogène chez l’homme, et s’aventurer à pénétrer un doigt dans son anus.

On peut alors varier le plaisir, non sans difficultés. Le femme peut aller de bas en haut tandis que son partenaire la dirige d’avant en arrière, ce qui suppose une parfaite coordination, mais sera aussi le meilleur moyen d’éprouver un plaisir partagé. Surtout, la position des chimpanzés est idéale pour rompre la monotonie du quotidien et de l’éternel missionnaire.

Malheureusement, la position des chimpanzés ne s’adresse pas aux novices. L’homme peut vite fatiguer sous le poids de sa partenaire, si elle n’apprend pas à lui faire confiance en se laissant totalement aller au contrôle de ses mains. Et malgré une position où l’orgasme est facilement atteignable, les mouvements restent limités et le champ de vision des amants est presque nul. Difficile, alors, de susciter le désir en regardant son ou sa partenaire. Mais le prix à payer vaut bien une jolie récompense pour nos petits singes en herbe.

Publié dans Texte Kamasutra

La posture de l’éléphant

La posture de l’éléphantLa posture de l’éléphant est une variante du Kamasutra très excitante dos à dos. Essayez cette position sexuelle proche de la levrette, qui augmente les sensations de plaisir.

La bien-aimée se met à quatre pattes, docile, en position de levrette. Là, le bien-aimé la possède par derrière, tandis qu’elle se laisse glisser au sol, ventre à terre : lui la maintenant par les épaules. Elle peut adopter une position plus confortable en s’appuyant sur ses avant- bras, ses jambes sont plus ou moins ouvertes, pour accueillir le sexe de son partenaire, selon son bon plaisir.

Les bénéfices pour elle
Attention, position hautement inflammable, les parois frontales du vagin, ultra sensibles, et le point G sont parfaitement accessibles au pénis de son partenaire, qui peut alors les stimuler vigoureusement. Vous laissant pantelante de désir. Un coussinet judicieusement placé sous le ventre, augmente la cambrure et offre une pénétration profonde.

Les bénéfices pour lui
La position dominante est totalement torride pour lui, d’autant plus si l’ouverture des jambes de sa partenaire favorise une pénétration plus en profondeur. Par ailleurs, ses mains sont libres de voleter librement et d’empaumer seins et fesses, pour augmenter ses sensations de plaisir. Orgasme assuré.

Les plus de la posture de l’éléphant
Cette position est so exiting du fait que les deux partenaires ne se regardent pas : libérant bien des tabous. S’y ajoute la possibilité de la pénétration en profondeur et un contact peau à peau, super « chaud ».

Les moins de la posture de l’éléphant
La sensation d’écrasement pour la femme. Prenez soin de soutenir votre poids messieurs, comme si vous faisiez « des pompes », afin de ne pas « aplatir » votre partenaire. Le plaisir se joue en duo.

Astuce
Pour maintenir le pénis bien en place dans cette posture, le mieux est de s’emboîter d’abord, en position de levrette, avant de glisser au sol pour des réjouissances en mode spécial X, en route pour le 7ème ciel .