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Le gouvernement confirme la hausse de +2,4% des tarifs de l’électricité au 1er février

electricitéLe gouvernement a prévu d’appliquer au 1er février la hausse de 2,4% des tarifs réglementés de l’électricité (tarifs bleus résidentiels et ceux applicables aux petits professionnels). Deux hausses ont déjà eu lieu l’an passé en juin (+5,9%) et août 2019 (+1,23%).

« Compte tenu de l’évolution modérée du tarif, et afin d’éviter d’engendrer de nouveaux rattrapages, il est prévu que le nouveau tarif entre en vigueur au 1er février 2020 », a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Cette hausse reflète « notamment l’augmentation du coût de l’approvisionnement sur les marchés », mais aussi « la prise en compte du rattrapage sur deux ans de l’écart entre coûts et tarifs au cours de l’exercice 2019 » selon un avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)

Celle-ci a proposé cette hausse de 2,4% TTC pour les tarifs bleus résidentiels et ceux applicables aux petit professionnels. Le gouvernement a choisi de l’appliquer dès le 1er février plutôt que de faire jouer un délai de trois mois pour la mettre en œuvre.

La hausse de février 2020 en partie dûe au décalage de 2019
L’an dernier, en pleine crise des « gilets jaunes », le gouvernement avait ainsi temporisé et gelé les tarifs pendant l’hiver. La forte hausse de 5,9% proposée alors par la CRE n’avait ainsi été appliquée qu’au 1er juin. Une hausse supplémentaire de 1,23% était intervenue en août 2019.

« Ce décalage doit à présent être rattrapé pour couvrir les coûts de fourniture », souligne-t-on au ministère. La hausse de 2,4% au 1er février est ainsi « notamment composée d’un rattrapage de 1,5% lié au décalage de l’entrée en vigueur du tarif en 2019 », selon la même source.

La nouvelle hausse des tarifs réglementés de vente (TRV) commercialisés par EDF doit représenter une augmentation de l’ordre de 21 euros par an pour la facture moyenne d’un consommateur résidentiel, selon la CRE et le ministère.

« Les consommateurs résidentiels français bénéficient en moyenne d’une électricité beaucoup moins chère que la moyenne européenne et près de 60% moins chère que les consommateurs résidentiels allemands », avance le gouvernement pour justifier cette troisième hausse du tarif réglementé en huit mois.

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En Allemagne, l’épargne des ménages bat des records grâce à la Bourse

allemagneL’épargne financière des ménages allemands a atteint un niveau record en 2019 grâce à une année boursière euphorique, dans un pays où la baisse des taux d’intérêt est régulièrement déplorée, selon une étude de DZ Bank.

La somme des placements des particuliers allemands devrait avoir grimpé de 441 milliards d’euros l’an dernier pour totaliser 6.600 milliards d’euros, soit une progression annuelle de 7,1%, selon les calculs de la banque coopérative DZ Bank.

« L’accumulation d’actifs s’est fortement accélérée par rapport à 2018 », qui avait affiché une croissance de 2,2%, commente la banque, qui met cette évolution notamment sur le compte de la progression des cours des actions. A l’image de l’indice Dax de la Bourse de Francfort qui a gagné plus de 25% l’an dernier, après une chute de 18% en 2018, ce sont en tout 184 milliards d’euros de gains qui ont été enregistrés dans les portefeuilles, selon l’étude.

L’effort d’épargne des ménages a également joué un rôle essentiel, avec un taux de 11% du revenu disponible mis de côté, soit autant qu’en 2018.

27 milliards d’euros de pertes sur les comptes à vue
L’épargne en actions reste toutefois une pratique très minoritaire, avec 7% du revenu directement placé dans ce type d’épargne à risque, la grande partie de l’argent dormant elle sur des comptes à vue ou très peu rémunérés.

Ces placements sans risque ont eux rapporté en 2019 un rendement négatif de -0,6%, si l’on soustrait du taux moyen nominal de 0,7% le taux d’inflation de 1,3% en Allemagne. La perte nette sur les dépôts, obligations, et autres contrats d’assurances-vie a ainsi représenté 27 milliards d’euros, selon l’étude.

Protéger les épargnants des taux bas
Avec les taux d’intérêt fixés par la BCE pour la zone euro à des niveaux de plus bas historique, les placements en produits d’intérêts, choyés par les Allemands pour préparer leur retraite, ont largement perdu de leur attrait.

Dans ce contexte appelé à durer, la CSU bavaroise, parti allié des conservateurs d’Angela Merkel, va proposer la semaine prochaine des mesures de protection des épargnants contre des pertes sur leurs actifs financiers, rapporte jeudi l’agence DPA.

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Le mauvis trip du secteur du cannabis en Bourse en 2019

cannabis.jpgLes entreprises nord-américaines spécialisées dans le cannabis avaient suscité l’euphorie en 2018 à Wall Street,  mais le marché canadien n’a pas grossi aussi vite que prévu tandis qu’aux États-Unis la réglementation reste indécise.

Résultat, les principaux producteurs cotés ont connu une sévère correction l’an dernier.

Les plus principaux représentants cotés de l’industrie du cannabis (pour la plupart des producteurs canadiens de marijuana cotés à la Bourse de New York) ont déchanté en 2019. Canopy Growth Corporation a baissé de 21,5%, Tilray s’est effondré de 75,7%, Cronos de 26,2% tandis que l’action Aurora Cannabis a décroché de 56,5%.

Les actionnaires ayant misé sur les fonds indiciels (ETF) pour tenter de diversifier leur risques via ces produits permettant d’investir en une fois sur diverses entreprises du secteur, n’ont pas échappé à la baisse, à l’image de l’ETFMG Alternative Harvest (-31,4%). À comparer à une hausse de 28,8% du S&P 500, considéré comme le meilleur baromètre du marché d’actions américain.

Des investisseurs avaient massivement spéculé sur l’engouement croissant pour la plante alors que plusieurs États américains en autorisaient l’usage à visée médicale, et pour quelques uns récréatif, et qu’Ottawa se préparait à légaliser, en octobre 2018, l’usage récréatif du cannabis dans l’ensemble du pays.

Un marché noir qui résiste au Canada
Mais au Canada, « la première année a pâti de la lente ouverture des magasins, des difficultés à concurrencer le marché noir, d’un manque d’approvisionnement, de réglementations différentes en fonction des provinces et de restrictions sur le type de produits pouvant être légalement vendus », remarque Jessica Rabe du cabinet DataTrek dans une récente note.  Par la suite, les opérateurs canadiens ont fait face à « une demande décevante et une offre trop abondante », observe Bobby Burleson de Canaccord Genuity.

Parallèlement aux États-Unis, l’espoir d’une envolée des ventes de la plante -à fumer, à vapoter, à manger sous forme de bonbons ou à appliquer en crème- a déçu. « Les ventes de marijuana récréative continuent à croître fortement au Colorado », le premier Etat américain à l’avoir autorisé en 2014, relève Jessica Rabe de DataTrek. Et cette progression robuste du secteur au Colorado plus de cinq ans après ses débuts « explique pourquoi l’enthousiasme des investisseurs était initialement aussi enjoué. »

« Le problème est qu’ils se sont un peu emballés, ne comprenant par vraiment tous les enjeux réglementaires entre le patchwork des lois au niveau de chaque État (ayant déjà autorisé le cannabis) et une légalisation plus lente qu’anticipé » dans le pays, ajoute la spécialiste.

Des banques toujours frileuses
La loi fédérale considère par ailleurs toujours le cannabis comme une drogue dure, au même titre que la cocaïne, et les grandes banques, par crainte de poursuites pour blanchiment d’argent, rechignent à financer le secteur.

L’agence chargée des médicaments aux États-Unis, la FDA, a par ailleurs encore souligné en novembre qu’elle ne pouvait pas garantir que la consommation du cannabidiol ou CBD, le principe non psychoactif du cannabis censé avoir des effets relaxants et anti-douleurs, était sans danger.

Divers scrutins en 2020, des référendums sur la légalisation du cannabis dans divers États et l’élection présidentielle en novembre, devraient influencer l’avenir du secteur.

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En Allemagne, le prix des billets de train en baisse de 10% pour lutter contre le réchauffement climatique

train allemagne.JPGDans le cadre d’un plan pour le climat, le gouvernement allemand vient d’abaisser la TVA sur les billets de train de 19 à 7%.

Pour la première fois depuis 17 ans, le prix des billets de train longues distances ont baissé en Allemagne. Dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le réchauffement climatique, le gouvernement d’Angela Merkel a en effet décidé de diminuer la TVA sur le trafic ferroviaire de 19 à 7% depuis le 1er janvier. En France, la TVA appliquée sur les billets de train est passée de 5,5 à 7% en 2012, puis à 10% en 2014.

Désormais, les voyages réalisés sur des trajets de plus de 50 km dans les trains Intercity Express de la Deutsche Bahn, l’équivalent de la SNCF, coûtent en moyenne 10% moins cher, rapporte le Guardian. L’entreprise ferroviaire a également baissé les prix de certains services comme le transport de vélos. Grâce à ces tarifs plus attractifs, elle espère attirer 5 millions de voyageurs supplémentaires par an.

Un plan de 100 milliards d’euros
En revanche, tous les trajets ne sont pas concernés puisque les prix des trains régionaux dans la région de Bonn devraient augmenter de 2,5% tandis que les habitants de Berlin et de Brandebourg voient les tarifs des transports en commun (bus, tramway et métro) bondir de 3,3%.

Le plan allemand en faveur du climat vise à réduire les émission polluantes en encourageant notamment les transports propres. Le gouvernement prévoit de dépenser 54 milliards d’euros pour les quatre premières années du plan, d’ici 2023 et d’investir 100 milliards d’euros d’ici 2030.

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Smic, impôts, tabac, objets en plastique … tout ce qui change ce 1er janvier 2020

changement janvier 2020Baisse du gaz et de l’impôt sur le revenu, revalorisation du smic, soins optiques et dentaires pris en charge à 100 % font partie des bonnes nouvelles de ce début d’année. Côté environnement, de nouvelles normes entrent en application.

Comme à chaque nouvelle année, de nombreuses réformes et mesures entrent en vigueur au 1er janvier. Voici les changements qui impacteront le quotidien des Français.

Baisse du prix du gaz : Les tarifs réglementés du gaz baissent de 0,9 % à compter du 1 er janvier après un recul de près de 12 % en 2019. 4,2 millions de clients, soit 39 % des foyers équipés, sont concernés mais de manière variable selon les usages. La baisse sera plus perceptible pour ceux se chauffant au gaz (-1 %) que pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson (-0,2 %). Pour ceux qui l’utilisent dans les deux cas, son tarif diminuera de 0,5 %. Quant aux tarifs réglementés d’électricité, ils restent inchangés en janvier mais pourraient bien augmenter ces prochains mois.

Hausse du smic de 15 € par mois : 2,3 millions de Français vont bénéficier d’une revalorisation du smic de 1,2 % (contre + 1,5 % en 2019), ce qui correspond à un gain de 15 € par mois (+173 € sur l’année). Il atteint 10,15 euros brut par heure, soit par mois 1 539,42 € brut (1 219 € nets) sur la base des 35 heures. Pas de coup de pouce du gouvernement cette année mais une augmentation liée à l’indice des prix.

Côté retraités : les pensions de base n’excédant pas 2 000 € brut par mois sont revalorisées à hauteur de 1 % en janvier. Pour les pensions de plus de 2 000 € par mois, la hausse reste cantonnée à 0,3 %.

Baisse de l’impôt sur le revenu et exonération de la taxe d’habitation : Avec la nouvelle année entre en vigueur un nouveau barème pour l’impôt sur le revenu. Le taux de la première tranche (revenus entre 9 964 et 25 405 €) passe de 14 % à 11 %, soit un gain de 350 € pour près de 12 millions de ménages selon Bercy. Les 4,7 millions de foyers situés dans la tranche à 30 % (soit des revenus de 25 405 € à 72 643 €) profiteront d’une ristourne de 125 € par an en moyenne. Un effort fiscal estimé à 5 Mds€ par le gouvernement.

En ce qui concerne la taxe d’habitation : 80 % des Français en seront exonérés cette année. Pour les autres, la suppression sera étalée jusqu’en 2023.

La réforme du « 100 % santé » se poursuit :  Tous les opticiens sont désormais tenus de proposer une gamme de montures avec verres correcteurs avec zéro reste à charge pour le patient. Même chose pour les soins dentaires : un certain nombre de couronnes sont prises en charge intégralement sous réserve de respecter certaines règles. Enfin, les audioprothèses sont mieux remboursées, en attendant 2021 ou sera créée une offre avec zéro reste à charge.

Condition pour bénéficier de la réforme : avoir souscrit un contrat de complémentaire santé dit responsable ou le nouveau contrat complémentaire santé solidaire (CSS).

Coup d’envoi du prélèvement à la source pour les particuliers employeurs : Jardiniers, nourrices ou employés de ménage, les salariés à domicile vont être prélevés de leur impôt directement sur leur salaire. Il revient donc au particulier qui les emploie de déduire lui-même le montant de l’impôt de son salarié à retenir à la source. Ce montant lui sera fourni lors de sa déclaration en ligne Cesu ou Pajemploi à chaque fin de mois et automatiquement prélevé. Attention, ce nouveau dispositif ne permet plus de verser le salaire de façon anticipée.

Assurances auto et habitation en légère hausse : Les automobilistes devraient voir leur cotisation d’assurance grimper de 0,5 % en 2020 tandis que les primes d’assurance habitation devraient, elles, augmenter de 1 % en moyenne selon les grilles de tarifaires publiées par les professionnels.

La prime Macron reconduite : 400 000 entreprises l’ont attribuée en 2019. La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat dite « prime Macron » est reconduite en 2020. Exonérée (dans la limite de 1 000 €) d’impôt sur le revenu, de cotisations et de contributions sociales, elle est désormais conditionnée à la mise en place d’un accord sur l’intéressement avant le 30 juin 2020.

L’homéopathie moins bien remboursée :  Jusqu’ici remboursés à 30 % par la Sécurité Sociale, les granulés homéopathiques ne le seront plus qu’à hauteur de 15 % à partir de demain, avant d’être totalement déremboursés au 1er janvier 2021.

Le prix du tabac grimpe encore :  Le prix de certains paquets de cigarettes, du tabac à rouler et de cigarillos vont être revus à la hausse. Les Winfield rouge vont par exemple passer à 9,10 € et les Lucky Strike Original rouge 100 % Tabac Selec à 9,20 €. Les marques phares comme les Marlboro ne sont pas touchées cette fois-ci. Mais deux autres augmentations du tabac sont déjà prévues en mars (+ 50 centimes) et en novembre (+ 40 centimes) pour que le prix moyen d’un paquet atteigne les 10 € avant la fin de l’année.

Les timbres plus chers :  Après s’être déjà envolé de près de 10 % au début de l’année 2019, le tarif du timbre va à nouveau bondir de 10 % dès le 1er janvier. Le timbre vert, distribué sous 48 heures en France métropolitaine, va passer de 0,88 à 0,97 €. Celui de la lettre prioritaire sous 24 heures (timbre rouge) augmentera de 11 centimes à 1,16 €.

Le malus auto renforcé : Le malus pour l’achat d’une voiture émettant plus de 184 g de CO2 au kilomètre atteindra 20 000 € contre 12 500 € jusqu’ici ( lire en page Argent ). La mesure doit rapporter 50 M€ et financer deux fonds pour les sous-traitants de la filière automobile. Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique est par ailleurs réduit de moitié (3 000 €) pour les modèles coûtant plus de 45 000 € et est supprimé au-dessus de 60 000 €.

Moins d’objets polluants en 2020
Cotons-tiges en bambou, bonbons sans colorants … beaucoup de nouvelles normes environnementales entrent en application au 1er janvier. Les polluants devraient reculer dans différents points de notre vie quotidienne, à la suite de modifications de la réglementation.

Des bonbons sans dioxyde de titane : On ne trouvera plus de dioxyde de titane dans nos produits alimentaires à partir du 1er janvier. Ce composé, présent sous forme de nanoparticules, communément appelé E171, permet de rehausser les goûts et la couleur de certaines confiseries, entre autres. Seulement, il n’est pas le meilleur atout santé puisqu’il aurait un effet potentiellement cancérigène, ce qui a poussé le gouvernement à l’interdire. Largement utilisé par les confiseurs, ces derniers ont anticipé sa proscription depuis 2017 : aujourd’hui, 90 % des membres du syndicat des Confiseurs de France indiquent avoir déjà éliminé le E171 de leurs produits. Premier pas positif mais jugé « insuffisant » par Stéphen Kerckhove, délégué général de l’ONG Agir pour l’environnement. Il regrette que l’interdiction ne s’applique qu’au secteur alimentaire, alors que le dioxyde de titane est pourtant utilisé dans les cosmétiques, les médicaments ou encore la peinture. « Si on considère que l’ingestion du dioxyde de titane est dangereuse pour la santé dans le domaine alimentaire, elle l’est aussi pour les autres domaines ».

Les cotons-tiges en bambou à la rescousse :  Il est désormais de plus en plus difficile de mettre la main sur les traditionnels cotons-tiges en plastique dans les commerces. Suivant les dispositions de la loi Egalim de 2018, ils sont en effet interdits de vente à compter du 1er janvier, avec toutefois six mois de délai le temps d’écouler les stocks, dans l’objectif de se débarrasser définitivement du plastique à usage unique en 2040. Pouvant apparaître comme inoffensifs à premier abord, de par leur petite taille, les tiges en plastique qui composent ces derniers sont en fait un désastre écologique. Nouvelle qui devrait soulager la planète, mais comment s’en passer ?  Il existe différentes alternatives à ces derniers comme les cotons-tiges en bambou ou encore l’oriculi japonais. Biodégradables et réutilisables, ils sont tout aussi efficaces que les cotons-tiges en plastique tout en étant inoffensifs pour l’environnement.

Fini, les gobelets en plastique :  Exit les gobelets, assiettes, verres entièrement en plastique à partir de 2020. Toujours dans le cadre de la loi Egalim, le gouvernement interdit officiellement la mise à disposition de ces contenants utilisés quotidiennement par de nombreuses chaînes de fast-food, toujours avec six mois de délai pour écouler les stocks. Selon Esther Kalonji déléguée générale du SNARR (Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide), les enseignes « travaillent déjà depuis plusieurs années sur un plan zéro plastique ». Des initiatives concrètes ont été prises par certaines chaînes pour anticiper cette interdiction dès le deuxième semestre de 2019 avec « la suppression des pailles, gobelets et couvercles en plastique ainsi que l’introduction de couverts en bois ». Antidia Citores, porte-parole de l’ONG Surfrider se réjouit de cette mesure : « on va enfin passer de l’ère du jetable à l’ère du réutilisable, c’est une avancée dans l’offre qui va être proposée au consommateur ». Il faudra cependant attendre 2021 pour l’interdiction des pailles en plastique.

Un pas de côté pour les pesticides :  Une nouvelle réglementation sur les pesticides va entrer en vigueur. Les agriculteurs ne pourront plus épandre de pesticides à moins de 20 m des habitations, pour les produits « les plus dangereux », contre 10 ou 5 m pour les autres « produits phytopharmaceutiques », selon l’arrêté. Avancée certaine en termes de protection de la santé des riverains pour certains, elle est jugée encore insuffisante par les associations de défense de l’environnement, qui militaient pour que des distances de 100 voire de 150 m soient instaurées, en témoigne la déclaration de François Veillerette directeur de l’ONG Générations Futures qui dénonce « le manque total d’ambition de ces textes qui ne changeront rien sur le terrain et ne protégeront nullement les riverains des zones d’utilisation de pesticides ».

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A Hayange, le maire rattrapé par le rapport de la Cour des comptes

HAYANGE (Moselle) est gérée depuis 2014 par un maire Rassemblement National (plus connu sous FN)

mairie hayange

Le passage de la Cour des comptes lui a notifié certains problèmes que Engelmann s’est efforcé de cacher à la population

Parmi les nombreuses anomalies constatées dans la gestion de la commune par F. ENGELMANN, un certain nombre d’éléments qui justifient que derrière les illusions et les affirmations en tous genres, se cachent des réalités, montrant, si besoin était, qu’il y a parfois un fossé entre ce que les gens voient et ce que le Maire fait ou dit.

Les magistrats ont mis en évidence

1) De nombreuses lacunes et anomalies dans le suivi et la tenue des états financiers.
2) Une situation financière qui demeure fragile et un endettement sensible en raison de ressources diminuées.
3) Le non-respect des règles afférentes au temps de travail des agents territoriaux.
4) Le non-respect des règles relatives au régime indemnitaire et aux avantages en nature de certains agents municipaux.
5) En suite de ces constatations, les magistrats de la Cour des comptes ont émis 19 recommandations et procédé à 9 rappels à la loi.

Parmi les nombreuses alertes et anomalies émises par les magistrats,
nous vous en proposons quelques-unes

Sur les indemnités de fonction
Lors de la campagne municipale de 2014, M. ENGELMANN avait promis que les indemnités du Maire et des adjoints seraient diminuées de 20 %.

Les magistrats de la chambre régionale de la Cour des comptes ont révélé qu’en réalité, non seulement les indemnités du maire et de la 1ère adjointe ont été maintenues au maximum que la loi autorise sans réduction des 20 % promis et, de surcroit, validés dans la délibération du Conseil municipal d’avril 2014, mais qu’en outre, leurs indemnités respectives ont été augmentées de 15 % supplémentaires sans en informer par une délibération les membres du Conseil, et, in fine, les citoyens de notre ville.

Pourquoi l’avoir caché aux Hayangeois ?

Sur la fourrière municipale
– Pendant plusieurs années, M. ENGELMANN a menti sur les coûts réels de la fourrière municipale
– Le Maire a toujours maintenu que les coûts annuels de la fourrière étaient équivalents (aux environs de 16 000 €) à la contribution que versait l’ancienne municipalité au syndicat intercommunal de Moineville, et ce, pour un meilleur service rendu.
– Les magistrats ont pourtant révélé que les coûts réels étaient équivalents à près de 50 000 € sur une année auxquels s’ajoute la contribution annuelle de 16 000 € que doit verser la ville de Hayange au syndicat intercommunal auquel la commune est encore adhérente.

Pourquoi l’avoir caché aux Hayangeois ?

Sur les frais de justice
Les magistrats ont relevé que les nombreux contentieux et le montant des frais de justice acquittés par la commune apparaissaient « singulièrement » élevés avec un pic à 82 000 € en 2016, pour un total 230.000 € à ce jour (rappelant que le maire a été condamné pour dénonciation calomnieuse, pour harcèlement(S) moral envers des employés communaux qui exerçaient en outre un mandat syndical, etc.)

Sur l’augmentation de 20 % des charges de fonctionnement à caractère général
Lors de sa présentation, le Maire a fait valoir que cette augmentation de 20 % concernait l’entretien des bâtiments publics que l’ancienne majorité aurait « délaissés »

Faux :
Le compte budgétaire relatif à l’entretien des bâtiments publics montre que :

– Entre 2008 et 2013 (ancienne majorité) : 550 000 € – (soit 92 000 € /an)
– Entre 2014 et 2018 (majorité actuelle) :   490 000 € – (soit 98 000 € / an)

Un coût supplémentaire tenant compte du vieillissement inévitable des infrastructures

Où sont les 20 % faussement annoncés ?

Sur la politique d’investissement
Les magistrats de la Cour relèvent que les investissements en équipement de la ville ont fortement baissé depuis 2015 ajoutant que depuis cette date, ils représentent moins de la moitié des investissements réalisés sous l’ancien mandat.

Sur la dette
Lors de la présentation, M. ENGELMANN indique que les magistrats ont relevé que la dette est passée de 18 M€ (en 2012, donc sous le mandat précédent) à 13 M€ en 2017, soit une baisse de 5 M€.

Faux :
Excédé par tant de mauvaise foi, Jean-Marc MARICHY s’est alors emporté indiquant que ces chiffres n’apparaissent à aucun moment dans le rapport de la Cour des comptes, mais uniquement dans le discours exclusivement politique de M. ENGELMANN.

Et poursuivant, révèle que, en page 33 du rapport, les magistrats confirment que la dette est passée de : 12 852 000 € au 31/12/2013 (dernière année du mandat de l’ancienne majorité) à 12 812 000 € au 31/12/2017 (dernière année contrôlée par les magistrats)

Soit une différence de 40 000 €
Où sont les 5 M€ faussement annoncés ?!

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Le budget de l’ONU en hausse pour l’an prochain

onuL’Assemblée générale de l’ONU a adopté vendredi un budget de fonctionnement pour 2020 de 3,07 milliards de dollars, la Russie était contre.

Le budget de fonctionnement de l’ONU (désormais annuel après avoir été longtemps sur deux ans) pour l’an prochain représente une légère hausse par rapport à celui de 2019 qui était de 2,9 milliards.

L’augmentation est due à des missions supplémentaires attribuées au secrétariat de l’ONU, à l’inflation et à l’ajustement des taux de change, selon des diplomates. Il inclut pour la première fois, malgré l’opposition de la Russie, des crédits communs pour le Mécanisme d’enquête sur les crimes commis en Syrie.

Grande première
Il s’agit notamment de la mission d’observation au Yémen, de la mission politique créée à l’automne en Haïti, et de la poursuite du travail des Mécanismes d’enquête sur les crimes commis en Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011 et en Birmanie dans le cadre de la répression contre la minorité musulmane Rohingya depuis 2017.

Pour la première fois, les budgets de ces Mécanismes, financés jusqu’alors par des contributions volontaires, passeront en 2020 dans le budget du Secrétariat de l’Organisation et donc par les contributions obligatoires des 193 pays membres.

La Russie s’oppose en vain
Lors des négociations au sein de la 5e commission de l’ONU chargée des questions budgétaires comme en séance plénière de l’Assemblée générale de l’ONU, la Russie a multiplié les amendements et procédures pour s’opposer à un financement obligatoire.

À chaque vote, la Russie, la Syrie, la Birmanie et leurs soutiens (Corée du Nord, Iran, Nicaragua, Venezuela, Birmanie …) ont été mis en minorité. Tous ont affirmé qu’ils se dissociaient des mentions relatives aux mécanismes d’enquête dans les résolutions adoptées. La Russie a précisé qu’elle examinerait à cette aune ses futurs versements obligatoires, et prédit une augmentation des arriérés qui plombent aujourd’hui la trésorerie de l’Organisation à cause de pays mauvais payeurs.

«Ce mécanisme est illégitime», a lancé vendredi lors des débats Moscou tandis que Damas soulignait qu’il «ne disposait pas de mandat» du Conseil de sécurité. Le budget de fonctionnement de l’ONU est séparé du budget annuel des opérations de paix (quelque 6 milliards de dollars) adopté chaque année en juin.