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Smic : pas de coup de pouce supplémentaire au 1er janvier 2020

smicUn groupe d’experts recommande au gouvernement de s’en tenir à la revalorisation mécanique du salaire minimum à partir du 1er janvier, sans coup de pouce supplémentaire.

Pas de paillettes pour fêter l’an prochain les 50 ans du salaire minimum. Le groupe d’experts sur le Smic, consulté avant chaque revalorisation au 1er janvier, recommande au gouvernement de s’abstenir d’un « coup de pouce » et de s’en tenir à la revalorisation automatique.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif. Toutefois, les propositions de ce groupe d’économistes ont le plus souvent été suivies depuis 2008, sauf rares exceptions.

En principe, le Smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, calculée selon deux critères : d’une part, l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et d’autre part, la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Le salaire minimum «le plus élevé des pays de l’OCDE»
L’an passé, au 1er janvier 2019, cette revalorisation a été de 1,5 % pour situer cette rémunération à 10,03 euros brut à l’heure, ou 1 522, 22 euros brut par mois à temps plein.

evolution smic

Selon ces experts, le salaire minimum français « a la double caractéristique d’être le plus élevé des pays de l’OCDE en termes de revenu disponible », en tenant compte des prestations de soutien comme la prime d’activité, mais aussi « d’être dans la moyenne quand il s’agit du coût total du travail. »

Selon eux, la revalorisation exceptionnelle de la prime d’activité mise en œuvre en 2019 (90 euros) « a davantage contribué à réduire la pauvreté qu’un relèvement du Smic de la même valeur. » La prime d’activité a bénéficié au 30 juin à 4,17 millions de foyers, soit 1,44 million de plus que l’année précédente.

prime activité

Pour justifier leur position, les experts du Smic s’appuient sur le ralentissement de la conjoncture internationale. Si, en France, la croissance du PIB est attendue à 1,3 % cette année, cette situation qui permet encore de créer des emplois (plus de 215 000 attendus cette année) reste fragile. Par ailleurs, le taux de chômage est attendu à 8,3 % fin 2019 et demeure parmi les plus hauts de la zone euro.

Or, selon ces experts, une hausse du Smic aurait un impact sur la pyramide des salaires. Généralement, lorsque le salaire minimum augmente, les personnes dans les tranches de salaires supérieures négocient aussi des rémunérations plus élevées.

Reste que cette absence de coup de pouce risque une nouvelle fois de faire grincer des dents alors que le pays travers une crise sociale. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a demandé au gouvernement d’organiser « une conférence salariale » et d’augmenter le Smic de 10 % au 1er janvier, notant qu’au-delà du refus de la réforme des retraites, certaines professions réclament des hausses de salaires « depuis des mois. »

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La prime de Noël sera versée le 13 décembre à 2,3 millions de ménages

prime de noel2,3 millions de ménages aux revenus modestes recevront le 13 décembre la prime de Noël, a annoncé le ministère des Solidarités.

La prime de Noël, d’un montant inchangé depuis dix ans, sera versée le 13 décembre à « 2,3 millions de ménages aux revenus modestes », a annoncé vendredi le ministère des Solidarités.

Mise en place par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998, cette aide est accordée aux « bénéficiaires de certains minima sociaux », comme le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et l’allocation équivalent retraite (AER), a précisé le ministère dans un communiqué. Elle est distribuée par les caisses d’allocations familiales ou de Mutualité sociale agricole, ou par Pôle emploi.

152,45 euros pour une personne seule
« La prime de Noël, c’est un gain de pouvoir d’achat des foyers les plus fragiles, qu’il s’agisse d’une personne seule, d’un couple ou d’une famille », a souligné la secrétaire d’État Christelle Dubos.

Comme depuis 2009, le montant de cette prime exceptionnelle de fin d’année sera de 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

À partir de quatre personnes, le montant de la prime est plus élevé pour un foyer monoparental (335,39 euros) que pour un couple avec deux enfants (320,14 euros) et la prime est complétée de 60,98 euros par enfant supplémentaire.

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Le « Made in France » a-t-il redonné des couleurs à l’économie française ?

Made in FranceSi de plus en plus de marques surfent avec succès sur la tendance du « Made in France », le phénomène reste marginal à l’échelle de l’ensemble de l’économie. Les Français consomment en très grande majorité des produits importés.

Le « Made in France » a-t-il relancé l’économie française ?     Cinq après la campagne d’Arnaud Montebourg et alors que s’ouvre à Paris le Salon du « Made in France », l’impact du Made in France reste très difficile à mesurer à l’échelle de l’économie.

Ce qui est sûr en tout cas c’est que la tendance continue à s’affirmer. Au Salon du « Made in France » qui vient d’ouvrir ses portes à Paris ce sont 570 exposants qui vont montrer leurs produits. Ils étaient 80 lors de la première édition en 2012.

Car de plus en plus de marques, notamment dans le textile surfent sur la tendance, comme Le Slip Français ou la marque de jeans 1083. Des entreprises qui survivaient difficilement il y a encore quelques années comme les marques de textile Armor Lux ou Saint James ont maintenant le vent en poupe et voient leurs ventes progresser chaque année. Et si vous vous baladez dans les rayons de supermarchés vous verrez de plus en plus de références à la production française sur les emballages de produits avec des hexagones ou des drapeaux bleu.blanc.rouge comme sur les chips Vico, le pain de mie Jacquet ou encore les soupes Liebig.

Seuls 15% des produits manufacturés « made in France »
Pourtant si de plus en plus de marques se convertissent au marketing patriotique, l’effet est difficilement mesurable mais semble relativement modéré. Car si l’Insee indique que 81% de la consommation française est « Made in France », il s’agit essentiellement de services et de loisirs comme les restaurants, les hôtels ou les commerces qui ne sont par nature pas délocalisables.

Mais lorsqu’il s’agit des produits, ce taux chute fortement. Seulement 36% des produits achetés par les Français sont originaires de l’Hexagone. Et encore ce taux inclus les produits alimentaires. Si on ne prend que les seuls produits manufacturés comme les vêtements, les jouets, les produits électroniques et d’équipement de la maison, on tombe là à 15% de consommation « Made in France ».

Et si les Français consomment pour l’essentiel des produits fabriqués à l’étranger -et notamment en Asie- c’est qu’ils sont moins chers. Un ménage qui se convertirait à 100% au « Made in France » paierait en moyenne entre 100 et 300 euros de plus par mois selon une étude du Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Et encore il y a plein de produits qu’il ne pourrait pas acheter comme les appareils électroniques et les jouets qui ne sont quasiment plus produits en France.

A l’échelle de l’économie, le « Made in France » reste donc un phénomène assez marginal. Entre 2014 et 2018 par exemple 98 entreprises qui avaient délocalisé ont réimplanté un site en France. Ces entreprises de retour dans l’Hexagone n’ont pas créé plus de 3000 emplois sur la période.

Mais si l’impact sur l’économie semble très modeste, le « Made in France » a retrouvé ces dernières années un lustre qu’il avait perdu. Le cycle industriel viendra peut-être dans un second temps. En tout cas, il y a des signaux qui paraissent plutôt encourageants. Un grand Pdg chinois a annoncé en début de semaine son intention d’investir 150 millions d’euros dans un site textile dans le Nord de la France car l’image « Made in France » est prestigieuse en Chine. Comme une délocalisation mais à l’envers.

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Privatisation de la Française des jeux : «Le prix de l’action sera entre 16,50 et 19,90 euros»

francaise des jeuxLe coup d’envoi est donné. Dès ce jeudi 7 novembre, les particuliers pourront acheter des parts dans la Française des jeux (FDJ). Voilà des mois que le gouvernement prépare cette privatisation historique.

Alors que l’Autorité des marchés financiers (AMF) va annoncer que l’action sera mise en vente entre 16,50 € et 19,90 €,  le prix définitif du titre sera établi le 21 novembre prochain, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire détaille en exclusivité au Parisien Aujourd’hui enFrance cette introduction en Bourse ouverte aux Français.

Pensez-vous que cette privatisation sera un succès populaire ?
Bruno Le Maire :  Je le souhaite. Pour les Français, c’est l’occasion de diversifier leurs placements, à un moment où les taux sont bas et où les livrets A et les comptes épargne rapportent peu. Placer son argent dans les entreprises françaises comme la FDJ est un bon moyen pour avoir un meilleur rendement.

L’État met en vente ses parts. Quelle proportion des actions sera réservée aux particuliers ?
Actuellement, l’État possède 72 % de la FDJ. Il va en garder 20 % car cela nous permettra de continuer à peser sur la gouvernance et les choix stratégiques. Nous allons donc céder 52 %. Sur cette cession, nous sommes prêts à en réserver jusqu’à un tiers aux particuliers (NDLR Soit environ 17 %). C’est une part très significative.

Quelle est la marche à suivre pour les particuliers qui souhaitent acheter des actions FDJ ?
La souscription est ouverte à compter du jeudi 7 novembre et jusqu’au mardi 19 novembre à 20 heures, pour les particuliers. Pour pouvoir acheter des actions FDJ, vous devez avoir un compte titre ou un plan d’épargne en actions (PEA). Enfin, les particuliers bénéficieront de conditions préférentielles.

Lesquelles ?
Nous avons prévu des conditions très incitatives pour les particuliers : une décote de 2 % pour toute action achetée et une action gratuite pour dix actions achetées dès lors que l’on s’engage à les garder 18 mois. Nous avons fixé un seuil minimum de souscription à 200 €, soit un peu plus d’une dizaine d’actions achetées puisque la fourchette de prix de l’action sera de 16,50 € à 19,90 € avant décote. Les actions gratuites sont toutefois plafonnées à 5 000 € d’actions achetées.

Les salariés de la FDJ bénéficieront-ils d’avantages supplémentaires ?
Oui, les salariés peuvent profiter de plusieurs formules de souscription, proposées par la société. Il y a aussi des avantages spécifiques pour les détaillants  qu’il s’agisse des bars tabac, des maisons de la presse mais aussi des commerces de proximité qui participent à la distribution de la FDJ. Ils ont les mêmes avantages que les particuliers avec un plafond, non pas de 5 000 €, mais de 7 500 €, et une priorité dans l’attribution des titres.

Y a-t-il un risque à miser sur la FDJ pour le petit épargnant ?
Il y a toujours un risque quand on investit dans le capital d’une entreprise. Mais il reste mesuré car la FDJ a une croissance dynamique et les chiffres de la consommation de jeux en France sont en augmentation régulière.

Par le passé, des privatisations d’entreprises publiques, comme EDF ou Renault, ont donné des sueurs froides aux épargnants …
Les marchés ne sont pas comparables. Ceux de l’énergie et de l’industrie automobile peuvent varier davantage, notamment en fonction de facteurs mondiaux. Et il y a des exemples de progression considérables comme Airbus ou Safran.

La privatisation de la FDJ risque-t-elle d’affaiblir les garde-fous existants en termes d’addiction ou de lutte contre le blanchiment ?
Il y a davantage de garanties après la privatisation qu’avant. Nous mettons en place une Autorité nationale des Jeux indépendante (ANJ) qui n’existait pas jusqu’ici, avec des pouvoirs considérables pour lutter contre l’addiction aux jeux. C’est elle, par exemple, qui autorisera les jeux en s’assurant que le taux de retour aux joueurs (NDLR Le pourcentage des mises qui doit obligatoirement revenir aux joueurs) ne dépasse jamais les 75 % pour les jeux de loterie afin de limiter les risques d’addiction.

Le taux de retour aux joueurs pour les paris sportifs en ligne sera pourtant de 85 % à partir de 2020. N’y a-t-il pas un danger réel d’addiction ?
C’est depuis 2010 que le taux concernant les paris sportifs en ligne est de 85 % maximum pour tous les acteurs du secteur, donc rien à voir avec la privatisation.  S’il est nécessaire de baisser ce taux à cause de l’addiction, nous pourrons toujours le faire comme avant.

Et quelle sera la latitude de l’État pour faire entendre sa voix ?
L’État reste le premier actionnaire avec 20 % du capital. Il disposera de trois représentants au Conseil d’administration. Enfin, au cas où un autre actionnaire souhaiterait acquérir plus de 10 % de l’entreprise, il devra obtenir l’agrément de l’État. Il n’est pas question que la FDJ passe sous contrôle étranger.

Justement, beaucoup d’investisseurs privés ont-ils manifesté leur intérêt ?
Oui, ils sont nombreux. C’est la preuve que la FDJ suscite l’intérêt du marché. Mais tant que l’opération n’est pas faite, je ne peux donner aucun nom.

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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

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Ce qui change au 1er novembre

ChangementNovembre, c’est le mois pour arrêter de fumer, se laisser pousser la moustache, et jeter un oeil aux nouvelles règles du chômage.

Les tarifs réglementés de vente du gaz augmentent de 3%
Appliqués par Engie à environ quatre millions de foyers français, ces tarifs réglementés vont augmenter de 3% au 1er novembre. L’augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Cigarettes
Voilà un changement qui motivera plus d’une personne à participer à l’action « Mois sans tabac ». Dès le 1er novembre, le prix du paquet de cigarettes augmentera d’environ 50 centimes, du fait d’une hausse des taxes prévue par le gouvernement. Par exemple, les Marlboro Red passent de 8,80 euros à 9,30 euros. C’est la deuxième fois que le gouvernement augmente les prix des paquets cette année. Son objectif est d’atteindre 10 euros pour 20 cigarettes d’ici à novembre 2020 pour réduire la consommation.

Chômage
Plusieurs mesures de la réforme de l’assurance chômage prennent effet à compter du 1er novembre.

Droit aux indemnisations :  Pour avoir accès au chômage, il faudra désormais avoir travaillé 130 jours, soit 6 mois, sur les 24 derniers mois. Auparavant, la durée minimale s’élevait à 4 mois sur les 28 derniers mois. Le seuil minimum pour le rechargement des droits est aussi porté à 6 mois, contre seulement 1 mois avant la réforme.

Réduction des indemnités :  Cette réforme touche seulement les salariés aux revenus supérieurs à 4500 euros bruts. Leurs indemnités seront réduites de 30 % à partir du 7ème mois de chômage, avec un plancher fixé à 2261 euros nets par mois.

Indépendants : En cas de liquidation judiciaire, les travailleurs indépendants pourront toucher une somme de 800 euros par mois pendant six mois. L’activité doit avoir généré des revenus d’au moins 10 000 € par an sur les deux années précédentes.

Démission :  Les salariés ayant au moins 5 ans d’ancienneté dans leur entreprise pourront bénéficier de l’assurance chômage en cas de démission pour réaliser un projet professionnel. Une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) devra attester du caractère « réel et sérieux » du projet.

Test du suivi numérique :  Les deux régions Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire vont expérimenter la mise en place du « journal de la recherche d’emploi ». Ce « journal de bord » numérique est destiné à mieux suivre les personnes en recherche d’emploi qui devront renseigner chaque mois les démarches effectuées pour retrouver un travail.

Allocations aux adultes handicapés
Les AAH seront désormais attribuées à hauteur maximale de 900 euros par mois sans limitation de durée. Avant le 1er novembre, l’indemnisé pouvait percevoir jusqu’à 860 euros sur une durée maximale de 20 ans. Pour les recevoir, il faut présenter un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80 % dont les limitations d’activités « ne sont pas susceptibles d’évolution favorable », selon les termes du gouvernement. Pour les autres situations, la durée d’attribution peut aller jusqu’à 10 ans au lieu de 5 ans. Les ressources perçues pendant l’année de référence (soit l’année 2017 pour l’AAH versée en 2019), ne doivent pas dépasser un plafond annuel fixé à 10 320 euros pour une personne seule et 19 504,80 euros pour un couple.

Complémentaire santé
La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide pour une complémentaire santé (ACS) fusionnent pour laisser place à la « complémentaire santé solidaire ». Rien ne change pour les assurés de l’ancienne CMU-C. En revanche, pour la population éligible à l’ACS (moins de 1007 euros pour un célibataire, 1813 euros pour un couple avec enfant), cette mesure est présentée comme une « simplification »: les garanties seront alignées sur celles de la CMU-C, moyennant une « participation financière » croissante avec l’âge.

Selon le gouvernement, 200 000 personnes supplémentaires bénéficieront de la nouvelle complémentaire. Selon leurs ressources, elle pourra être gratuite ou coûter moins de 1€ part jour.

Retraite du privé
La pension des retraites complémentaires du privé Agirc-Arrco seront revalorisées de 1 % au premier du mois. « La valeur de service du point de retraite a été définie à 1,2714 € et celle d’achat du point à 17,3982 € », détaille l’État.

Trêve hivernale
A partir du 1er novembre, il ne sera plus possible d’expulser les locataires qui n’auraient pas payé leurs loyers. Cet interdit est valable jusqu’au 31 mars. La trêve concerne aussi les fournisseurs d’énergie et de gaz qui ne peuvent pas couper leurs services pendant cette période. Toutefois, l’expulsion reste possible si le locataire bénéficie d’une solution de relogement adaptée, si l’habitation est reconnue comme dangereuse ou si des squatteurs sont entrés illégalement dans le lieu.

Au moins un menu végétarien par semaine
Une des mesures de la loi EGalim du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation sera mise en application ce mois-ci pour les élèves. Les cantines scolaires devront servir au moins un menu végétarien par semaine. La mesure concerne un menu unique (ou un menu alternatif dans le cas ou plusieurs menus sont proposés) sans viande ni poisson, crustacés et fruits de mer. Il pourra néanmoins comporter des œufs ou des produits laitiers. Cette expérimentation aura lieu pendant deux ans au sein d’un secteur qui sert 3,5 milliards de repas par an.

Ile-de-France : le carnet de 10 tickets de métro et bus augmente de 2 euros
Que vous soyez Francilien ou de passage à Paris, sachez que le carnet de 10 tickets augmente de 2 euros le 1er novembre. Il sera vendu 16,90 euros au lieu de 14,90 euros à partir de vendredi. La région veut inciter les voyageurs à utiliser des cartes Navigo ou son smartphone: sur ces supports dématérialisés le prix du ticket ne changera pas.

Un geste contre le cancer
Novembre, c’est aussi l’occasion de se laisser pousser la moustache. Depuis 2003, l’association Movember se bat contre le cancer de la prostate et pour la santé masculine. Elle fait de la moustache un symbole de la mobilisation : « utilisez votre moustache comme un prétexte pour engager des conversations et récolter des fonds pour la santé masculine », encourage Movember.

Les pneus hiver ne seront pas obligatoires cette année
Contrairement à ce que pouvaient annoncer les réseaux sociaux, le décret d’application qui doit imposer la pose d’équipements hiver sur les voitures n’a pas encore été signé. Le décret d’application semble cependant bien en cours de rédaction. France 3 Auvergne Rhône-Alpes renvoie vers le site du député des Deux-Alpes Joël Giraud. Il y publie une lettre envoyée aux préfets, dans le cadre de l’écriture du futur décret. Les préfets devront en effet définir les communes concernées par la future obligation dans chaque département, comme ces modalités. Et dans ce projet, ce ne sont pas forcément toujours les pneus hiver qui sont rendus obligatoires. Les chaînes à neige sont proposées comme alternative. Cependant, les délais sont désormais trop courts pour appliquer la réglementation cet hiver.

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L’Assemblée nationale adopte le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale

secuUne majorité LREM-MoDem a soutenu le nouveau budget 2020 de la Sécurité sociale. Les opposants dénoncent un projet rejeté par le secteur.

L’Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale, troisième du quinquennat d’Emmanuel Macron, par 339 voix contre 188 et 23 abstentions.

Les députés de la majorité LREM-MoDem ont apporté leur soutien, à l’exception de quatre « marcheurs » et deux députés MoDem qui se sont abstenus, tandis que les autres groupes politiques ont très majoritairement voté contre, formulant des inquiétudes sur la situation des hôpitaux et jugeant le budget « pas à la hauteur » de la crise.

Stéphanie Rist (LREM) a défendu « un projet de responsabilité et de promesses », Nathalie Elimas (MoDem) estimant qu’il s’inscrit dans la volonté de « plus de justice sociale ». Si Paul Christophe (UDI-Agir) a salué « des intentions positives », soulignant que son groupe était partagé, les autres groupes ont voté contre quasi-unanimement, comme les élus RN non-inscrits.

Désaccord sur certaines mesures
Jean-Pierre Door (LR) a notamment dénoncé un « projet de loi massivement rejeté » par le secteur avec une « dotation insuffisante » pour l’hôpital pour permettre « une sortie de crise ». Il a surtout fustigé une « rupture avec l’autonomie de la Sécurité sociale telle qu’elle avait été édifiée en 1945 », avec la non-compensation par l’État des mesures d’urgence en réponse à la crise des « gilets jaunes ».

De ce budget, « on ne retiendra finalement pas les quelques bonnes mesures » comme le congé indemnisé pour les aidants, mais « l’unanimité qu’il fait contre lui en raison de ses manquements », a jugé Gisèle Biémouret (PS). Elle a dénoncé une demande d’économies « toujours croissante à l’hôpital public », Pierre Dharréville (PCF), jugeant le secteur pas en mesure « d’absorber un nouveau choc », tandis que Jean-Luc Mélenchon (LFI) notait que « la France est inflammable ».

Philippe Vigier (Libertés et Territoires) a aussi critiqué un texte dont le gouvernement « reconnaît de lui même qu’il n’apporte pas les réponses espérées ». Lors des questions au gouvernement, peu avant le vote, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait insisté sur sa volonté de « rendre à l’hôpital public ses lettres de noblesse ». Elle a annoncé la semaine dernière un « plan de soutien » pour l’hôpital avec « des moyens associés » présenté « dans le courant du mois de novembre ».