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Impôt sur la fortune immobilière: premier bilan pour le successeur de l’ISF

rapport parlementaireSelon un rapport parlementaire, l’IFI payé par 132.722 foyers fiscaux a rapporté 1,3 milliard d’euros en 2018 pour un montant moyen de 9730 euros.

Parmi les assujettis, les 10% les plus aisés ont vu leur impôt baisser de près de 20% par rapport à ce qu’ils payaient avec l’ISF.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), l’administration fiscale tire les premiers enseignements. Selon le rapport du député Joël Giraud sur l’application des mesures fiscales repéré par Les Echos, le remplaçant de l’impôt sur la fortune (ISF) a permis à l’État de récupérer 1,3 milliard d’euros en 2018 alors que Bercy avait initialement estimé les recettes à 850 millions d’euros.

Cela reste évidemment bien moins que l’ISF (5 milliards d’euros de recettes en 2017). Et pour cause, l’assiette de l’IFI, qui repose uniquement sur le patrimoine immobilier net taxable, est beaucoup plus restreinte, alors que le seuil de déclenchement n’a pas bougé (1,3 million d’euros). Résultat, 132.722 contribuables sont soumis à ce nouvel impôt, contre 358.000 avant la réforme (-63%).

Et il est évident que les plus de 200.000 foyers fiscaux sortis du champ d’application de l’IFI se composent essentiellement de « petits riches » qui déclaraient un patrimoine global légèrement supérieur à la limite des 1,3 million d’euros à l’époque de l’ISF, et qui ont depuis bénéficié de l’exclusion des autres actifs de l’assiette du patrimoine taxable. De fait, le revenu moyen déclaré par les redevables de l’IFI (234.000 euros) est supérieur à celui des contribuables soumis l’an passé à l’ISF (165.000 euros).

Un impôt en grande partie payé par les très riches
Autre constat intéressant, la valeur totale du patrimoine taxé au titre de l’IFI a considérablement été amputée par cette réforme. Elle se limite à 309,5 milliards d’euros contre 1028 milliards d’euros l’an passé. Ainsi, le patrimoine moyen des foyers assujettis à l’IFI est désormais de 2,33 millions d’euros pour un impôt moyen de 9730 euros.

À titre de comparaison, le patrimoine moyen des contribuables concernés par l’ISF était de 2,8 millions d’euros en 2016, selon la Cour des Comptes. Autrement dit, le montant des actifs financiers dont la détention n’est plus taxée représente en moyenne près de 500.000 euros par contribuable assujetti. Mais les disparités restent fortes entre les moins aisés et les plus aisés de ces Français fortunés.
repartition impot
Avec un impôt moyen de 43.697 euros, les 10% les plus riches paient 45% des recettes de l’IFI contre 48% avec l’ISF. Mais ce sont tout de même eux qui ont le plus profité de la réforme avec une baisse moyenne du montant versé au titre de cet impôt d’un peu plus de 20% entre 2016 et 2018, tandis que la baisse moyenne globale tous contribuables confondus est de 15% environ. Rien d’étonnant pour autant puisque le patrimoine des foyers fiscaux les plus fortunés est généralement plus diversifié et comporte davantage d’actifs financiers, lesquels sont désormais exonérés.

Économies sur le plafonnement et baisse des dons
Autre enseignement: les contribuables soumis à l’IFI ont beaucoup moins eu recours au mécanisme du plafonnement qui leur permet de limiter leur impôt total à 75% de leurs revenus. En effet, celui-ci coûtait 1,3 milliard d’euros à l’État à l’époque de l’impôt sur la fortune. Il ne représente aujourd’hui plus que 91 millions d’euros.

Enfin, si la niche fiscale existe toujours, les dons aux associations ont été beaucoup moins nombreux compte tenu de la baisse de l’impôt à payer au titre de l’IFI. L’an passé, 19.861 foyers ont déclaré des dons au titre de cet impôt, soit une baisse de 60%. Le montant, lui, a chuté de 30% à 137 millions d’euros.

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Bernard Arnault devient la troisième fortune mondiale

Bernard ArnaultLe PDG de LVMH profite des bons résultats du groupe en ce début d’année. Sa fortune est désormais estimée à 87,2 milliards de dollars, soit 77,2 milliards d’euros.

Bernard Arnault s’installe sur le podium. Selon le magazine Forbes, le PDG du géant mondial du luxe LVMH monte sur la troisième marche du classement des plus grandes fortunes mondiales et dépasse par la même occasion l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

La fortune de Bernard Arnault est désormais estimée à 87,2 milliards de dollars (77,2 milliards d’euros). C’est 11,2 milliards de dollars de plus que lors du dernier classement Forbes publié le 5 mars, lequel plaçait alors le Français à la quatrième place des hommes les plus riches du monde. Il reste toutefois loin de Jeff Bezos et de Bill Gates dont les fortunes respectives étaient estimées en mars à 131 milliards et 96,5 milliards de dollars.

Bon début d’année pour LVMH
Le patron de LVMH a donc vu sa fortune progresser de 14% en un mois à la faveur des bons résultats de son entreprise qui a annoncé mercredi un chiffre d’affaires de 12,5 milliards d’euros au premier trimestre, permettant à l’action du groupe de gagner 3% tout au long de la journée.

« Cette croissance s’explique principalement par le fait que le choix des acheteurs haut de gamme à travers le monde se dirige toujours plus vers les produits luxe et les spiritueux, en dépit d’une crainte du ralentissement de la demande, notamment en Chine », détaille Forbes.

Dans un communiqué, LVMH souligne que la maison « continue sa remarquable progression, dans tous les domaines ». Le groupe de luxe a également annoncé que « pour répondre à la demande croissante et limiter les ruptures de stocks, un nouvel atelier de maroquinerie a été ouvert en France sur un site pouvant accueillir 500 personnes ».

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Bernard Arnault conserve sa place de 4e fortune mondiale

Bernard ArnaultSelon le dernier classement publié par le magazine Forbes, le PDG de LVMH reste première fortune française et quatrième mondiale.

Le fondateur d’Iliad-Free, Xavier Niel, perd en revanche dix places par rapport au palmarès 2018. De son côté, Françoise Bettencourt Meyers reprend le titre de « femme la plus riche du monde ».

Pour la deuxième année consécutive, le PDG du géant mondial du luxe LVMH, Bernard Arnault, reste la quatrième fortune planétaire et le plus riche de l’Hexagone avec une fortune estimée à 66,9 milliards d’euros (76 milliards de dollars), selon le palmarès Forbes publié ce mardi.

Dans le classement français, il devance, comme l’an dernier, l’héritière de L’Oréal, Françoise Bettencourt Meyers, qui reprend « le titre honorifique de femme la plus riche du monde » avec une fortune de 43,4 milliards d’euros (49,3 milliards de dollars, 15e au rang mondial).

Elle figure parmi les cinq femmes, toutes héritières, (Marie Besnier-Beauvalot, Carrie Perrodo, Anne Beaufour et Marie-Hélène Dassault), membres de la caste des milliardaires français. Sur la troisième marche du podium, François Pinault, à la tête de Kering, rival de LVMH, a vu sa fortune estimée croître de près de 12% en un an à 26,1 milliards d’euros (29,7 milliards de dollars).

Les 5 premières fortunes françaises pèsent plus de 170 milliards d’euros
Suivent, toujours dans le secteur à forte croissance du luxe, les propriétaires de Chanel, les deux frères Wertheimer, avec une fortune estimée pour chacun d’eux à 12,8 milliards d’euros (14,6 milliards de dollars). La fortune de la famille Dassault est estimée à 24 milliards de dollars, scindée en quatre parts égales représentant les quatre enfants de Serge Dassault, décédé en 2018.

Les cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 193,6 milliards de dollars (environ 170,8 milliards d’euros), soit 24,5 milliards de dollars (21,6 milliards d’euros) de plus qu’en 2018.

Xavier Niel perd dix places
Bernard Arnault, au plan mondial, est surclassé par Jeff Bezos (131 milliards de dollars), Bill Gates (96,5 milliards de dollars) et Warren Buffet (82,5 milliards de dollars).

« Le cru 2019 des milliardaires hexagonaux voit se dessiner deux nouvelles tendances: le club des ultra-riches s’étoffe et leur fortune a continué de croître », détaille le magazine économique américain dans son édition française. « La chute la plus remarquée concerne Xavier Niel, le fondateur d’Iliad-Free, qui perd dix places, après une année noire en Bourse », souligne Forbes. Il se retrouve ainsi 18e du classement avec une fortune estimée à 4,1 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros).

De manière générale, les patrons des sociétés de technologie appliquée à la finance « sont redescendus de leur piédestal, après de mauvaises fortunes en Bourse ». Le classement des milliardaires Forbes est fondé sur l’estimation de leur fortune en février.

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Mark Zuckerberg a gagné 6,2 milliards de dollars en une journée

mark zuckerbergAvec 65,6 milliards de dollars, le patron de Facebook est devenu la 5ème fortune mondiale cette semaine grâce à un bond de 11% de l’action de Facebook qui continue d’enregistrer des résultats exceptionnels malgré les polémiques.

La crise chez Facebook, quelle crise ?   Le réseau social a beau être dans la tourmente des multiples affaires au sujet des données personnelles, Mark Zuckerberg lui peut garder le sourire.

Le patron et fondateur du site qui va fêter ses 15 ans dans quelques jours vient de devenir la cinquième fortune du monde. Avec désormais un patrimoine estimé à 65,6 milliards de dollars, il vient de dépasser au classement mondial des plus grandes fortunes de Bloomberg, l’Espagnol Amancio Ortega et le Mexicain Carlos Slim.

Sur la seule journée de ce jeudi 31 janvier, le patron de Facebook a engrangé pas moins de 6,18 milliards de dollars. Les actions du groupe de Menlo Park en Californie ont en effet fait un bond de 11% en une seule journée, une performance qu’il n’avait plus réalisé depuis trois ans. La capitalisation boursière de la société atteint maintenant 479 milliards de dollars.

C’est que malgré les crises et les nombreuses critiques, Facebook continue d’enregistrer des résultats exceptionnels. Le bénéfice net du quatrième trimestre a fait un bond de 61% à 6,88 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 30% à 16,9 milliards de dollars. Sur toute l’année 2018, le bénéfice net augmente de 39% à 22,1 milliards de dollars et le chiffre d’affaires (55,83 milliards, +37%) est aussi meilleur qu’anticipé. Et à 2,32 milliards, le nombre d’usagers mensuels actifs est d’ailleurs légèrement supérieur aux prévisions. Le nombre d’abonnés actifs quotidiens est, quant à lui pile conforme aux attentes, à 1,52 milliard.

Alors que les investisseurs s’inquiètent d’une crise de croissance de Facebook et de l’impact des crises à répétition, ces rythmes de croissance sont plus élevés qu’au trimestre précédent, signe que les annonceurs et les usagers n’ont pas massivement quitté le réseau.

Un écosystème à 2,7 milliards d’utilisateurs par jour
Des résultats exceptionnels qui ont de quoi surprendre. Facebook tente désespérément de surmonter l’impact de scandales à répétition, de la diffusion de données à l’insu des usagers, à la sous-estimation des manipulations politiques sur la plateforme par la Russie lors de la présidentielle américaine 2016, en passant par les attaques en règle contre ses critiques. Mercredi encore, il s’est vu accusé par Apple d’avoir violé les termes d’usage de ses applications, avec un programme de collecte de données personnelles sur smartphone en échange d’une petite rémunération mensuelle.

Le site spécialisé TechCrunch a révélé cette semaine que Facebook avait enrôlé y compris des ados de 13 ans pour mieux connaître leurs habitudes. Le groupe a affirmé avoir agi en toute transparence avec les volontaires. Mais Apple a vivement réagi en bloquant sur iPhone des applications internes à Facebook utilisées par les employés.

La plateforme semblait aussi pâtir d’un effet de saturation dans les pays occidentaux. Plus grave, les jeunes paraissent de plus en plus bouder la plateforme. Seul 51% des 13-17 ans affirment utiliser Facebook, contre 85% pour YouTube, 72% pour Instagram et 69% pour Snapchat. Mais Facebook détient dans son portefeuille deux pépites qui continuent à tirer le groupe: Instagram et WhatsApp.

Le premier continue de faire un carton avec 500 millions de stories (les petites vidéos postées par les utilisateurs) vues par jour (contre 400 millions en juin dernier). Et WhatsApp a doublé son nombre d’utilisateurs depuis son rachat par Facebook et le groupe compte accélérer la monétisation de la messagerie en déployant le service de paiement. Avec 2,7 milliards de personnes qui utilisent quotidiennement les services de Facebook (le réseau social, Instagram, WhatsApp et Messenger), Mark Zuckerberg peut être serein pour l’avenir de son cours de Bourse.

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Plus des deux tiers des Français favorables au rétablissement de l’ISF

impot sur la fortuneD’après un sondage Ifop publié ce dimanche dans le JDD, plus de 60% des partisans de La République en marche souhaitent le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Plus des deux tiers (77%) des Français sont favorables au rétablissement de l’impôt de la Solidarité sur la fortune (ISF) à l’issue du « grand débat national » voulu par Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Dans cette étude, les sondés étaient invités à donner leur avis sur cinq mesures qu’ils souhaiteraient voir adoptées ou non à l’issue de cette grande concertation censée répondre à la crise des gilets jaunes.

Ils sont 82% à se dire favorables à la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires, 80% à vouloir la prise en compte du vote blanc dans les résultats des élections et 80% pour l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), l’une des principales revendications des gilets jaunes.

Une évaluation de l’impôt sur la fortune immobilière attendue
Concernant le rétablissement de l’ISF, également réclamé dans toutes les manifestations, 77% des sondés disent y être favorables. Ce souhait est partagé même par les partisans de La République en marche puisque 61% de ceux qui se disent proches du parti présidentiel sont en faveur d’un retour de l’ISF.

Depuis janvier 2018, l’ISF a été supprimé et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière, qui frappe les particuliers ayant des biens et droits immobiliers dépassant 1,3 million d’euros après abattement. Si le président Emmanuel Macron a fermé la porte début décembre à un rétablissement de l’ISF, l’exécutif a maintenu sa promesse d’évaluer les effets de cette réforme, en disant ne pas « craindre le débat » sur ce sujet.

Enquête réalisée en ligne par téléphone les 4 et 5 janvier auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.