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Leclerc et Lidl ont été les champions de la distribution en 2019

Année record pour Leclerc et Lidl qui sont les deux enseignes qui ont le plus progressé l’année dernière dans un climat peu propice à la consommation à la fin de l’année.

Les deux « L » de la distribution française volent toujours plus haut. Leclerc et Lidl ont été sans surprise en 2019 les deux grands vainqueurs du secteur de la distribution en France.

Selon Kantar, les deux enseignes sont celles qui ont le plus progressé l’année dernière. Selon Kantar Worldpanel, Leclerc et Lidl ont chacune gagné 0,4 point de part de marché sur l’ensemble de l’année. La première conserve sa place de leader du secteur avec 21,6% de part de marché. La seconde est évidemment loin derrière en termes de poids mais sa progression est constante depuis quelques années. « En 2019 Lidl représentait 5,9% de part de marché, 8,2% des articles achetés (+0,4 point) et 20,3% de part de voix médias », indique Kantar cité par LSA.

L’inquiétante crise de l’hypermarché
Une année qui a vu les groupes d’indépendants (Leclerc, Intermarché, Système U) s’imposer au détriment des enseignes intégrées (Carrefour, Auchan, Casino).

Intermarché a ainsi vu sa part progresser de 0,2 point en 2019 et Système U (10,8% de part de marché) a vu son trafic en magasin progresser de 2,6%. Le succès des ces enseignes s’expliquent par la taille plus réduite de leur magasin.

En 2019, le désamour des Français pour l’hypermarché, format fétiche des Carrefour et autres Auchan s’est prolongé. Et il inquiète de plus en plus le secteur qui échoue à enrayer son érosion. D’ailleurs, Kantar ne communique pas les poids de Carrefour, Auchan et Casino dans son étude.

Une année 2019 marqué enfin par un dernier mois difficile pour la consommation avec les grèves. Sur la période du 2 au 29 décembre, les dépenses des consommateurs dans la grande distribution ont baissé de 2,8% par rapport à l’année précédente qui n’avait déjà pas été très bonne avec la crise des gilets jaunes.

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Apprendre le français pour rêver d’un job

La langue françaiseLa langue française est souvent indispensable pour travailler dans les secteurs de la restauration ou même du nettoyage.

Partant du constat que des lacunes en français pouvaient fermer les portes du marché du travail, à de nombreux nouveaux arrivés dans le pays, l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI) a mis en place en janvier 2019 le projet «Connections4Work».

Il est ouvert aux personnes inscrites à l’Adem ou bénéficiant d’une mesure de stabilisation ou d’activation de l’Office national d’inclusion sociale. Par cycle de six mois, les inscrits participent à des cours de français intensifs orientés vers les métiers visés que peuvent être la restauration, le jardinage, le nettoyage. «Nous ciblons les domaines où il y a une forte pénurie de main- d’œuvre pour augmenter les chances d’intégrer le marché de l’emploi», explique Marc Piron, le responsable du projet.

Règles d’hygiène à respecter
En plus des cours de français s’ajoutent des séances d’informations pratiques sur la rédaction de CV par exemple, mais aussi techniques sur les règles d’hygiène à respecter dans la restauration, et un stage non rémunéré en entreprise. La plupart des quinze personnes inscrites à ce projet seront orientées vers des emplois non qualifiés. «Nous avons aussi des personnes qui ont des diplômes dans la restauration et de l’expérience, mais seule la maîtrise du français est un obstacle», ajoute-t-il.

À l’issue de la première session de janvier à juillet 2019, sur les quinze participants, quatre ont trouvé immédiatement un emploi, un a décidé de rejoindre le lycée hôtelier.

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Le défilé haute-couture de Jean-Paul Gaultier mercredi à Paris sera son « dernier »

Jean-Paul GaultierLe célèbre couturier a annoncé la nouvelle sur Twitter. Il assure que Gaultier Paris continuera et qu’il a déjà « un nouveau concept ».

Le couturier Jean-Paul Gaultier a annoncé vendredi dans un communiqué qu’il ferait son dernier défilé de haute-couture le 22 janvier après 50 ans de carrière et qu’il se lancerait dans un nouveau projet avec sa maison légendaire.

Dans une vidéo publiée sur Twitter ce vendredi, le couturier se met en scène au téléphone. Il y annonce vouloir célébrer ses cinquante ans de carrière avec un défilé au Théâtre du Châtelet, avant de dévoiler que celui-ci sera son dernier.

« Beaucoup de [ses] amis » seront présents à ce défilé. « Nous allons nous amuser jusqu’à très, très tard [dans la nuit] », prévient-il, avant d’ajouter : « Gaultier Paris continuera. La haute-couture continuera. J’ai un nouveau concept. »

Une figure incontournable dans le monde de la couture
Cette annonce intervient en pleine Semaine de la mode, juste avant l’ouverture des défilés à partir de lundi.

Le styliste français de 67 ans, qui avait fait ses débuts notamment auprès de Pierre Cardin, est une figure incontournable dans le monde de la couture depuis qu’il a bousculé les codes vestimentaires dans les années 80. Il est l’auteur de créations iconiques comme le bustier à bonnets coniques porté par Madonna.

Depuis ses premières collections, Gaultier a l’art de mélanger les genres, les sexes, les époques, la gouaille des rues populaires et la distinction des beaux quartiers.

Ce fils de comptable, qui a grandi à Arcueil (Val-de-Marne), près de Paris, et qui a été initié tout petit à la couture par sa grand-mère esthéticienne, crée ainsi des jupes pour les hommes en 1984 car pour lui, « un homme ne porte pas sa masculinité sur ses vêtements, sa virilité est dans sa tête ».

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Bac 2020 : comment vont se dérouler les épreuves communes de contrôle continu organisées dès la première

bac 2020L’histoire-géographie, les deux langues vivantes et les mathématiques pour la filière technologique : c’est l’heure des premières épreuves du bac pour les élèves de première.

Dans quelques jours, les élèves de première vont plancher. Alors que l’année dernière, seul le français et pour certaines les sciences, selon les anciennes filières S, L et ES  figuraient parmi les épreuves anticipées du baccalauréat, cette année, ces lycéens seront convoqués à plusieurs reprises. Et vont, d’ici le mois de juin, passer deux sessions d’épreuves communes de contrôle continu (E3C)  l’une des grandes nouveautés de la réforme du lycée  en plus du français, des sciences et de l’enseignement de spécialité.

30% de la note du bac
Dans les prochains jours ou semaines, selon les établissements, se tiendra donc la première salve d’épreuves. Au menu : l’histoire-géographie, les deux langues vivantes et, pour la filière technologique, les mathématiques. Avec la réforme du baccalauréat, les résultats obtenus aux E3C représenteront 30% de la note finale du précieux sésame. Le bulletin scolaire comptera également, à hauteur de 10%. Le reste, soit les épreuves finales, comptera pour 60%.

Pour cette première session, les épreuves doivent en principe se dérouler entre ce début janvier et mi-mars. Il s’agit d’examens officiels au même titre que les anciennes épreuves du bac: les élèves recevront donc une convocation individuelle, au moins une semaine avant le jour J. Elles peuvent se dérouler dans le lycée d’origine ou dans un établissement proche si leur organisation est mutualisée.

Une banque nationale de sujets
Concrètement, les sujets de ces épreuves sont choisis par le chef d’établissement mais forcément tirés d’une banque nationale de sujets. Et ne peuvent aucunement être modifiés, précise l’Éducation nationale.

En histoire-géographie et mathématiques, cette dernière discipline concerne uniquement les élèves de filière technologique, l’épreuve dure deux heures, contre une heure pour chacune des langues. Le ministère assure par ailleurs que les épreuves ne porteront que sur les parties du programme qui ont été abordées en classe.

Des copies anonymes
Une certaine liberté est laissée quant à leur organisation. Les chefs d’établissement peuvent convoquer « l’ensemble des classes d’une même voie (générale ou technologique) sur un même sujet, à la même date et à la même heure » ou choisir des sujets par classe si les élèvent composent durant plusieurs jours.

Quant aux correcteurs, s’il s’agit des professeurs de l’établissement, ils n’ont pas le droit de corriger les copies de leurs élèves. De manière générale, ces copies anonymes sont corrigées en ligne puis harmonisées dans un second temps en commission académique. Le ministère précise toutefois que « les notes ne seront définitives qu’une fois présentées devant le jury du baccalauréat, qui se réunit après l’ensemble des épreuves, début juillet en fin de terminale ».

La seconde session d’E3C se tiendra entre avril et mi-juin avec les mêmes disciplines, auxquelles s’ajouteront le troisième enseignement de spécialité qui ne sera pas conservé en terminale, le français à l’écrit et à l’oral et l’enseignement scientifique pour les élèves de filière générale.

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L’artiste Alain Mila obtient gain de cause sur sa sculpture repeinte en bleu à Hayange

Affaire de la sculpture d’Hayange, repeinte sans le consentement de l’artiste: Alain Mila obtient gain de cause

En 2001, réalisation de l’oeuvre.
L’artiste Alain Mila, aujourd’hui installé à Léojac (82), vivait dans les années 2000 à Hayange, en Moselle. La ville souhaite installer une sculpture dans le cadre d’un réaménagement du centre ville. Alain Mila propose de réaliser une fontaine qui reflète à la fois l’identité industrielle de la commune (la métallurgie, les mines) et ses espoirs d’avenir qui repose en partie sur une eau de source de qualité.

L’artiste réalise l’œuvre, la Source de vie qui comprend une partie faite d’acier et de pierre grise et foncée. La partie métallique puise l’eau, la canalise et la projette hors de terre, où elle se déverse sur un œuf pour le féconder.

En 2014, la mairie FN repeint l’oeuvre
Alors que l’artiste est à présent installé en Tarn-et-Garonne, la nouvelle municipalité Front National fait repeindre l’œuvre en bleu sans en parler à l’artiste. Le maire se justifie en affirmant que cette action entre dans le cadre d’une opération générale visant à égayer la commune (plus de couleurs, des fleurs, etc).

« Avec mon avocat, on a simplement demandé qu’il remette cette sculpture en son état originel. Face à son refus, nous avons porté plainte », explique Alain Mila qui saisit le tribunal administratif et lance une pétition en ligne qui reçoit très vite plusieurs milliers de signatures.

2019 : le TGI de Nancy donne raison à l’artiste
Il faut encore attendre cinq ans : le 6 décembre 2019, la procédure juridique est enfin arrivée à une délibération sur le fond de l’affaire. Le Tribunal de Grande Instance de Nancy reconnait le droit moral et intellectuel de l’artiste. La commune d’Hayange et son maire FN (RN) a été condamné pour l’atteinte à ce droit moral ainsi qu’aux entiers dépens.

La suite?
« Mon œuvre, explique Alain Mila, suite à leur décision de déclassement, ‘réside’ encore et toujours dans un container des ateliers municipaux. En défendant cette œuvre, j’ai défendu l’art en général. Je ne comprends pas qu’une sculpture puisse ainsi être dévalorisée. L’article de loi L2112-1 permettrait peut-être de rappeler qu’une œuvre d’art ne peut être déclassée aussi facilement de bien public en bien privé ?  Mais à ma connaissance aucune jurisprudence n’existe à ce sujet. ?!«

« Mon souhait est évidemment que cette œuvre redevienne au plus vite un bien public visible de tous », précise l’artiste.

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L’armée française veut tester des dirigeables pour faire de la surveillance à haute altitude

larmc3a9e-franc3a7aise-veut-tester-des-dirigeables-pour-faire-de-la-surveillance-c3a0-haute-altitude.jpgLe projet de Stratobus, lancé en 2016, se présente comme un ballon dirigeable stratosphérique de 140 mètres de long, gonflé à l’hélium et propulsé par quatre moteurs électriques. Une démonstration en vol devrait avoir lieu en 2023.

Le ministère français de la Défense a confié à Thales et Thales Alenia Space (TAS) un « contrat d’étude de concept » pour développer des moyens de surveillance depuis un ballon volant dans la haute atmosphère, le Stratobus, ont annoncé cette semaine les deux sociétés.

Ce contrat passé par la Direction générale de l’armement (DGA), dont le montant n’a pas été précisé, porte sur l” »étude d’un concept opérationnel d’une mission ISR » (intelligence, surveillance, reconnaissance) ainsi que sur « l’étude d’un concept de démonstrateur échelle 1 capable de voler dans la stratosphère », affirment Thales et TAS, coentreprise entre le français Thales (67%) et l’Italien Leonardo (33%), dans un communiqué commun.

Des moteurs alimentés le jour par des panneaux solaires
Il a « pour objet d’évaluer la pertinence des solutions stratosphériques persistantes de type Stratobus pour les besoins de défense et marque une étape clé vers la définition d’une éventuelle solution opérationnelle en lien avec les utilisateurs », affirme Jean-Philippe Chessel, directeur de la ligne de produits Stratobus, cité dans le communiqué. L’objectif est, selon lui, d’aboutir à une démonstration en vol en 2023.

Le projet de Stratobus, lancé en 2016, se présente comme un ballon dirigeable stratosphérique de 140 mètres de long, gonflé à l’hélium et propulsé par quatre moteurs électriques eux-mêmes alimentés le jour par des panneaux solaires et la nuit par des batteries

Sept appareils suffiraient à surveiller en permanence la Méditerranée
Son développement, estimé à une centaine de millions d’euros, a bénéficié lors de son lancement d’un financement de 17 millions d’euros dans le cadre du plan d’investissement d’avenir du gouvernement et de 3 millions d’euros de financements régionaux, notamment de la part de la région Paca.

Positionné à 20 kilomètres d’altitude, hors de portée de la plupart des systèmes de défense anti-aérienne et au-dessus des couloirs de circulation aérienne, il est conçu pour pouvoir rester un an en vol. Sept appareils de type Stratobus suffiraient à surveiller en permanence la Méditerranée, selon Thales Alenia Space.

Les applications de ces pseudo-satellites à haute altitude (HAPS) vont de la surveillance ou l’observation de zone à la création de bulles de télécommunications dans un rayon de 100 à 500 kilomètres quand les réseaux ont été détruits par une catastrophe naturelle par exemple.

Airbus s’est également placé sur le créneau des HAPS avec le Zéphyr, un drone doté d’ailes équipées de panneaux solaires volant à 20 kilomètres d’altitude et qui a volé 26 jours d’affilée en 2018, l’objectif étant de pouvoir effectuer des vols de 100 jours.

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Des associations alertent sur la baisse du nombre de dons en 2019

resto du coeurSi les associations de lutte contre la pauvreté ont vu leurs dons diminuer, ceux à destination des associations environnementales ont augmenté.

C’est une tendance qui avait pu être observée en 2018 et qui s’est malheureusement confirmée en 2019. Les associations françaises de lutte contre la pauvreté ont vu leur nombre de dons baisser l’année passée. Mi-décembre 2019, il manquait par exemple entre 3 et 4 millions d’euros aux Restos du Cœur pour boucler leur budget annuel.

Un euro correspondant à un repas, « cela représente trois millions de repas », a expliqué à BFMTV Benoit Alain, responsable de la collecte des fonds de l’association. Une baisse qui intervient alors que les Restos du Cœur servent deux fois plus de repas qu’il y a 15 ans aux plus démunis.

« Heureusement, on a pu constater, dans les tous derniers jours de l’année, un sursaut de la générosité. Malgré tout, il nous reste encore plusieurs semaines de campagne à faire », a ajouté Benoit Alain, dont l’association a perdu entre 5% et 7% de ses donateurs en 2019.

Le constat est le même pour de nombreuses autres associations. En moyenne, les dons ont baissé de 4,2% par rapport à 2018. Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS), a ainsi expliqué à franceinfo que les dons avaient diminué d’environ « 150 millions d’euros » en 2018, une tendance qui s’est confirmée en 2019.

Les Français ont de moins en moins les moyens de donner
Cette baisse n’est pas étonnante pour Nolwenn Poupon, responsable des études de la communication chez France générosités. Selon elle, les difficultés que connaissent actuellement les associations de lutte contre la pauvreté sont directement liées aux récentes modifications fiscales.

« La hausse de la CSG pour les personnes âgées, qui a entraîné une baisse de leur pouvoir d’achat, la transformation de l’ISF en IFI, qui a fait que les contribuables assujettis à l’impôt étaient moins nombreux et avaient un niveau d’impôt moins important à payer, et la mise en place du prélèvement à la source, qui a créé un moment de flottement sur la possibilité d’avoir la réduction fiscale associée aux dons » ont contribué à diminuer le nombre de donateurs, assure Nolwenn Poupon.

Les dons aux associations environnementales en hausse
Reflet de la pré-occupation grandissante des Français pour les questions écologiques, les associations de protection de l’environnement ont, à l’inverse, vu leur nombre de dons augmenter en 2019. Pour Greenpeace France, cette hausse a été de l’ordre de 10% l’année passée.

« La population française prend conscience de l’urgence climatique et de l’urgence environnementale. On a eu, au cours des derniers mois beaucoup d’alertes lancées par les scientifiques, qui rappelaient l’urgence d’agir contre le dérèglement climatique », note Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France.

L’environnement fait en effet désormais partie des principales préoccupations des Français, derrière la santé publique, l’emploi et l’éducation nationale.