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Google propose de faire le ménage dans vos données personnelles

GoogleGoogle met en place une nouvelle option pour permettre aux utilisateurs de ses services de supprimer leurs données personnelles vieilles de plus de trois mois.

Google cède un peu de terrain aux millions d’utilisateurs de ses services. D’ici quelques semaines, un nouveau paramètre sera rendu disponible pour les aider à faire le tri dans les données personnelles collectées automatiquement à leur sujet, a fait savoir l’entreprise dans un billet de blog.

Qu’il s’agisse de l’activité sur le Web, des applications téléchargées sur Google Play, du suivi de la géolocalisation ou encore de l’historique des vidéos consultés sur YouTube, Google fait remonter de larges volumes de données, qui restaient jusqu’à présent stockées sur les serveurs de l’entreprise.

Il sera désormais possible de supprimer définitivement celles vieilles de plus de trois mois ou de plus de dix-huit mois. Il suffira de se rendre dans les préférences de son compte Google pour voir apparaître cette possibilité.

Cap sur la vie privée
Google ne collecte pas l’ensemble de ces données par hasard. Ces dernières constituent le cœur-même de son modèle économique et lui permettent par ailleurs de proposer des services gratuits. Ces mêmes informations sont notamment utilisées pour personnaliser ses services et les recommandations qu’ils comprennent. Ainsi des simples suggestions de vidéos sur YouTube.

Le groupe a néanmoins été pointé du doigt à plusieurs reprises pour son exploitation abusive des larges volumes d’informations à sa disposition. Fin janvier, et pour ne citer que cet exemple, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a ainsi infligé une amende record de 50 millions d’euros à Google pour « manque de transparence, information insatisfaisante et absence de consentement valable pour personnalisation de la publicité ». La CNIL avait alors soulevé la complexité du cheminement nécessaires aux utilisateurs des services de Google pour remettre la main sur leurs données et savoir lesquelles avaient été collectées.

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Google de nouveau attaqué pour abus de position dominante

GoogleIdealo, le comparateur de prix du géant Axel Springer, a décidé d’intenter un procès à Google en Allemagne. Il réclame un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts au géant américain pour abus de position dominante.

Une autre amende pourrait bientôt s’ajouter à celle de presque 3 milliards d’euros infligée par la Commission européenne à Google. Idealo, le comparateur de prix du groupe internet allemand Axel Springer, vient d’intenter une action en justice contre le géant américain du web. Avec exactement les mêmes griefs que Bruxelles envers Google : l’abus de position dominante.

Idéalo accuse en effet, le groupe américain de favoriser, dans son moteur de recherche, les résultats de son propre comparateur de prix, « Google Shopping ». Ce qui caractérise à ses yeux une violation des lois européennes et allemandes sur la concurrence.

« Depuis 2008, Google a donné un avantage illégal et anticoncurrentiel à son service de comparaison de prix en le plaçant éminemment en tête de ses résultats de recherche et en rétrogradant les offres concurrentes. De plus, le service de comparaison de produits et de prix de Google, en raison de sa faible qualité et de l’absence de contenu propre, n’aurait jusqu’à aujourd’hui légalement aucune possibilité d’obtenir le meilleur classement dans les résultats de recherche par pertinence de Google », écrit Idealo dans son communiqué.

Google et Axel Springer déjà en bisbilles
Le comparateur de prix allemand réclame ainsi un demi-milliard d’euros de dommages et intérêts à Google. Un montant qui pourrait augmenter au cours de la procédure, prévient Idealo qui s’attend par ailleurs « à ce que le différend juridique s’étende sur plusieurs années ».

En 2017, Google a été condamné à 2,74 milliards d’euros d’amende par Bruxelles pour la même raison : la Commission européenne a estimé que le groupe manipulait les résultats de son moteur de recherche pour systématiquement favoriser son service Google Shopping au détriment de la concurrence.

Au total, Google a été mis trois fois à l’amende en Europe pour abus de position dominante. Le géant américain s’est aussi vu réclamer 4,34 milliards pour avoir imposé son moteur de recherche aux smartphone qui utilisent son système d’exploitation mobile, Android, et 1,49 milliard pour les conditions anti-concurrentielles fixées à ses clients à travers sa régie publicitaire, AdSense.

De son côté Axel Springer, le propriétaire d’Idealo, n’en est pas à son premier bras-de-fer avec Google. Déjà en 2014, le géant allemand des médias avait volontairement déréférencé ses titres comme The Welt ou Computerbild, du moteur de recherche américain. Un moyen de dénoncer l’exploitation des contenus photos, extraits et résumé d’article dans « Google Actualités », sans aucune rétribution de ceux qui produisent ces contenus.

Finalement, Axel Springer dont les titres de presse avaient pâti d’une baisse de trafic de 40%, est revenu sur Google. Mais il a intenté avec d’autres médias allemands une action groupée, toujours pour abus de position dominante. L’Allemand a par ailleurs acheté 20% du capital de Qwant, un moteur de recherche français concurrent de Google dont il veut se différencier en restant respectueux de la vie privée de ses utilisateurs.

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Le nom du successeur de Google+ est connu

currentsC’est sous l’appellation Currents que les utilisateurs de la suite bureautique payante G Suite vont retrouver le réseau social.

L’appellation restante Google+ a été remplacée par Currents qui aspire à devenir le réseau social interne pour les utilisateurs de la suite bureautique G Suite. Google espère ainsi concurrencer les solutions de Slack, de Yammer (Microsoft) et Facebook Workplace.

Google venait de fermer la version grand public de son réseau social Google+. Des fuites successives d’informations personnelles concernant plus de 50 millions de comptes avaient définitivement sonné le glas du réseau social. Lancé en 2011, Google+ s’était attaqué à l’hégémonie de Facebook.

Instauré d’office par Google, le réseau social s’est fait remarquer seulement pour son inactivité. La fermeture de Google+ n’a eu aucun impact sur les autres services grand public Gmail comme Google Drive.

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Le mobile fait à présent office de clé de sécurité

Le mobile fait à présent office de clé de sécuritéUn smartphone sous Android 7.0 minimum peut désormais servir de clé physique de validation en deux étapes pour s’authentifier aux services de Google.

Plus besoin d’utiliser une clé de sécurité physique pour s’identifier aux services en ligne de Google avec le système, recommandé, de double authentification.

Le géant du web a annoncé mercredi qu’un mobile Android (à partir de la version 7.0) suffisait désormais à remplacer ces accessoires, qui prennent la forme d’une clé USB et servent de protection accrue d’un compte en ligne pour éviter d’en perdre le contrôle si une personne malveillante découvre le bon mot de passe.

La nouvelle méthode d’authentification en deux étapes, qui s’appuie sur les standards de sécurité FIDO et WebAuthn, fonctionne en connectant le smartphone en bluetooth à un navigateur web Chrome sur un ordinateur (portable ou fixe) équipé de cette connectivité sans fil.

Marche à suivre
Pour configurer le système, il suffit de se connecter à son compte Google sur un mobile Android (7.0 minimum) et d’activer le bluetooth. Puis, sur la page myaccount.google.com/security ouverte sur un navigateur web Chrome (que ce soit sous Chrome OS, macOS ou Windows 10), sélectionner «Validation en deux étapes» et choisir le smartphone qui servira de clé de sécurité en deux étapes.

Pour l’activer, les possesseurs d’un smartphone Pixel 3, qui intègre la puce de sécurité Titan M, peuvent appuyer sur le bouton de diminution du volume. Les autres doivent utiliser la manière traditionnelle pour s’identifier.

Codes aléatoires
Google recommande à tout le monde d’utiliser son smartphone comme clé de sécurité, mais particulièrement aux «journalistes, activistes, chefs d’entreprise et équipes de campagne politiques qui sont à risque d’attaques ciblées en ligne».

Cette nouvelle méthode d’authentification à deux facteurs s’ajoute aux autres solutions déjà proposées par Google, comme l’envoi d’un code SMS sur un numéro de téléphone, les codes aléatoires temporaires affichés dans l’app Google Authenticator ou le service Google Prompt, qui met en relation un smartphone Android avec un service Google sur l’ordinateur. La nouvelle méthode rappelle ce dernier, à la différence qu’elle requiert que le téléphone portable se trouve à proximité de l’ordinateur utilisé.

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Facebook condamné à 30.000 euros d’amende par un tribunal parisien

facebookLe tribunal de grande instance de Paris a condamné Facebook à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs jugeait « abusives » des clauses des conditions générales d’utilisation que Facebook s’est engagé à modifier d’ici la fin juin.

Dans son jugement du 9 avril 2019, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris condamne Facebook à payer à l’association UFC-Que Choisir, la somme de 30.000 euros « en réparation du préjudice moral ayant été occasionné à l’intérêt collectif des consommateurs ». L’ensemble des clauses visées, sauf sept, « sont réputées non-écrites en raison de leur caractère abusif ou illicite dans tous les contrats proposés par la société Facebook, y compris ceux qui ne sont plus proposés », ajoute-t-il.

L’UFC-Que Choisir s’est félicitée, sur son site internet, d’une « victoire d’ampleur » face à « 430 clauses jugées abusives et illicites ».  Saisi en 2014 par l’association de défense des consommateurs au sujet de ces clauses abusives, le TGI de Paris avait déjà condamné Twitter et Google à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir respectivement en août 2018 et en février.

Les nouvelles conditions d’utilisation dévoilées fin juin
Cette annonce intervient le même jour qu’une communication de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) selon laquelle la Commission européenne et elle « ont obtenu que Facebook modifie profondément ses conditions d’utilisation ». La DGCCRF précise que le travail qu’elle a mené « fait écho » aux décisions du TGI de Paris.

« Les conditions d’utilisation de Facebook préciseront désormais, dans un langage clair et compréhensible pour les utilisateurs, comment Facebook rémunère ses activités en permettant un ciblage publicitaire basé sur le contenu de leurs profils », explique l’instance. Les nouvelles conditions d’utilisation doivent entrer en vigueur avant fin juin 2019, « selon l’engagement pris par le média social », ajoute la DGCCRF.

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Les géants d’internet font leur rapport à l’UE au compte-goutte

fake newAlors qu’approchent les élections européennes, Bruxelles a déploré jeudi que Facebook, Twitter et Google n’aient pas fourni de données dans la lutte contre la désinformation en ligne.

Bruxelles a déploré jeudi le manque de données fournies par les géants de l’internet dans la lutte contre la désinformation en ligne, en particulier la politique de Facebook et Twitter en matière de transparence des publicités politiques.

La Commission européenne a beau avoir haussé le ton en début d’année, Facebook, Twitter et Google sont encore loin de donner satisfaction à l’Union européenne (UE), à trois mois des élections européennes. « Les plateformes n’ont pas fourni assez de détails montrant que les nouvelles politiques et les nouveaux outils étaient déployés en temps utile et avec des ressources suffisantes dans tous les États membres de l’UE », déplorent les commissaires européens en charge du suivi du dossier, dans un communiqué. « Les rapports fournissent trop peu d’informations sur les résultats réels des mesures déjà prises », ajoutent-ils.

Un « code de pratiques contre la désinformation ». Entre janvier et mai 2019, date des élections, la Commission a demandé aux trois géants américains, qui se sont engagés dans un « code de pratiques contre la désinformation » en ligne, de fournir un bilan mensuel des efforts réalisés. Dans ce deuxième rapport, la Commission déplore que Facebook n’ait pas fourni les résultats sur son activité en janvier en matière de placements publicitaires, et ne donne pas d’éléments sur la suppression de faux comptes.

Facebook, Twitter et Google, de mauvais élèves ?   Facebook avait annoncé fin janvier à Bruxelles le lancement de « nouveaux outils » pour lutter contre les ingérences lors des européennes, mais pas avant fin mars. Selon la Commission, Twitter lui n’a pas fourni les données attendues en matière de transparence des publicités politiques. De son côté Google a transmis des données, même si selon la Commission elles ne sont « pas assez spécifiques » et « ne clarifient pas dans quelle mesure les actions lancées s’attaquent à la désinformation ».

La Commission invite les mastodontes d’internet à « accélérer leurs efforts ». En conséquence, la Commission, « inquiète de la situation » appelle une nouvelle fois les trois sociétés à « accélérer leurs efforts », rappelant que la campagne électorale pour les européennes doit véritablement commencer en mars. L’exécutif européen prévoit une « évaluation globale » de l’application du code de pratiques d’ici la fin de l’année.

« Notre approche privilégiée est de ne pas réguler, c’est pourquoi nous faisons ce code. Nous avons juste commencé cet exercice », a noté une porte-parole de la Commission, Mina Andreeva, lors du point presse quotidien de l’institution. « Il faut lui donner un chance, avant d’envisager toute mesure régulatoire de suivi », a-t-elle ajouté.

La publicité des rapports mensuels permet par ailleurs de « mettre une certaine pression » sur les trois groupes, afin de les pousser « à prendre leurs responsabilités », a encore estimé Mina Andreeva.

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Le parlement britannique publie un rapport au vitriol sur Facebook, «un gangster numérique»

facebookLes députés estiment que Facebook outrepasse allègrement la loi. Ils recommandent l’instauration d’un code de déontologie contraignant qui serait supervisé par une régulateur indépendant.

Les réseaux sociaux, en particulier Facebook, doivent être davantage régulés afin de les empêcher d’agir comme des « gangsters numériques » et de publier des infox, ont conclu des parlementaires britanniques dans un rapport très critique publié lundi. « Les entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des gangsters numériques dans le monde en ligne, en se considérant au-dessus des lois », souligne la Commission sur le numérique, la culture, les médias et le sport de la Chambre des communes (DCMS) dans ce document.

Durant plus d’un an, cette commission a enquêté sur le phénomène des « fake news » et son impact sur les récents scrutins au Royaume-Uni, dont le référendum sur le Brexit en juin 2016, s’attardant principalement sur les pratiques de Facebook. Le géant américain est empêtré dans plusieurs affaires, comme les accusations d’ingérence russe sur sa plateforme dans l’élection présidentielle américaine de 2016 mais aussi le scandale de l’exploitation par la firme Cambridge Analytica de données d’utilisateurs à leur insu à des fins politiques, de même qu’une faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes.

Poursuites judiciaires et lourdes amendes
Pour lutter contre les « contenus préjudiciables » ou « illégaux » et protéger les données personnelles des utilisateurs, le rapport d’une centaine de pages recommande l’instauration d’un « code de déontologie contraignant », dont le respect serait assuré par un régulateur indépendant, habilité à déclencher des poursuites judiciaires et à infliger de lourdes amendes.

Le président de la commission, Damian Collins, a dit à l’AFP espérer que « d’ici la fin de l’année, il y ait une solide proposition de législation » établissant le fonctionnement de ce régulateur. « Ces entreprises ne sont pas juste des plateformes », « ne sont pas neutres » et ont une « responsabilité limitée pour le contenu posté » a souligné M. Collins.

Se disant « ouvert à une réglementation significative », Facebook a assuré ne pas avoir attendu la publication du rapport pour agir. « Nous avons déjà opéré des changements substantiels pour que toute annonce politique sur Facebook soit autorisée, mentionne son financement et soit ensuite classée dans des archives consultables durant sept ans », a détaillé Karim Palant, responsable de la politique publique de Facebook au Royaume-Uni, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Facebook ne fait pas assez d’efforts
Il a affirmé que l’entreprise avait « triplé la taille de l’équipe œuvrant à détecter et protéger les utilisateurs de mauvais contenus (en la portant) à 30.000 personnes et investi massivement dans l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle et la technologie de vision par ordinateur pour aider à empêcher ce type d’abus ».

Mais les membres de la Commission britannique estiment que « Facebook ne fait pas assez pour lutter contre la désinformation et d’autres formes de contenu nuisibles, ni pour protéger la confidentialité des données et agit de manière agressive contre d’autres entreprises qui pourraient représenter une menace commerciale pour Facebook », a dit M. Collins à l’AFP.

Le rapport appelle également le gouvernement britannique à mener une « enquête indépendante » sur l’« influence étrangère », russe notamment, et la désinformation lors du référendum sur le Brexit, mais aussi les élections législatives anticipées de 2017 et le référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014.

Mark Zuckerberg s’est montré méprisant
Le ministre de la Culture, Jeremy Wright, s’entretiendra cette semaine aux États-Unis avec des représentants des géants Google, Facebook, Twitter et Apple, a indiqué un porte-parole du gouvernement. L’exécutif devrait aussi publier un « livre blanc » dans le courant de cette année, énonçant des propositions pour sécuriser davantage les réseaux sociaux. Le patron du géant américain, Mark Zuckerberg, est également mis sur la sellette par les députés pour s’être dérobé à leurs convocations et avoir envoyé à sa place un de ses adjoints. « En choisissant de ne pas comparaître devant le Comité et en choisissant de ne répondre personnellement à aucune de nos invitations, Mark Zuckerberg a manifesté son mépris », souligne le rapport. Damian Collins l’a accusé d’avoir « manqué de leadership ».

Avant le Royaume-Uni, Facebook était déjà dans le viseur de la France et de l’Allemagne. Début février, le gendarme allemand de la concurrence a restreint l’exploitation par le groupe des données de ses utilisateurs en lui interdisant de piocher d’autorité dans les informations collectées par des sites tiers ou des filiales, comme Instagram et WhatsApp. En novembre, le Parlement français avait adopté deux propositions de loi pour lutter contre « la manipulation de l’information » en période électorale.