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Si la croissance résiste aux USA, c’est grâce aux consommateurs

croissanceGrâce aux nombreuses créations d’emplois, à l’augmentation des salaires, à la faible inflation, les Américains ont le moral et dépensent en masse.

Une vitalité qui permet de compenser la morosité du secteur industriel, frappé par l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et les tensions commerciales avec la Chine.

L’économie des États-Unis montre des signes ambivalents, mêlant inquiétude et vitalité vis-à-vis du ralentissement mondial. Les consommateurs américains ont dopé leurs dépenses en juillet, les ventes au détail ayant grimpé de 0,7%, bien au-dessus des attentes des analystes. Magasins et distributeurs en ligne d’appareils électroniques, d’habillement et d’ameublement ont vu leurs ventes gonfler le mois dernier. Walmart, numéro un mondial de la distribution, qui annonçait ses résultats jeudi, a battu les prévisions de bénéfice au 2e trimestre et se montre optimiste pour le reste de l’année.

Si les ventes au détail ne représentent environ qu’un gros quart de la consommation, car les Américains dépensent davantage dans les services; elles donnent une première idée de l’évolution des dépenses de consommation des ménages.

Une consommation soutenue attendue au 3e trimestre
La consommation est la locomotive de l’économie américaine, générant 75% de la croissance du PIB. Alors que la croissance du Produit intérieur brut a atteint 2,1% en rythme annuel au 2e trimestre, l’expansion du 3e trimestre devrait se tasser un peu mais rester soutenue autour de 1,9%, selon la dernière projection de la banque centrale régionale d’Atlanta.

« Nous pensons que la solide confiance des consommateurs, les fortes créations d’emplois, la faible inflation et la croissance des salaires vont continuer à soutenir les dépenses de consommation au 3e trimestre, ce qui va contrebalancer le ralentissement de la croissance », a estimé Gregory Daco, économiste en chef pour les États-Unis d’Oxford Economics.

Une faible progression de la production industrielle
Car si l’optimisme semble de rigueur chez le consommateur, les industriels sont plus inquiets face à l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et aux tensions commerciales. La production industrielle américaine s’est repliée en juillet (-0,2%) pour la seconde fois en quatre mois, plombée par un recul encore plus important (-0,4%) de la production manufacturière. Sur un an, de juillet 2018 à juillet 2019, la production industrielle, secteur cher à l’administration Trump qui veut « rendre à l’Amérique sa grandeur », n’a progressé que de 0,7%.

« Ce secteur manufacturier est en récession mais pas au point de menacer l’ensemble de l’économie », a commenté Ian Shepherdson, économiste en chef pour Pantheon Macroeconomics.

Pour Andrew Hunter, économiste pour Capital Economics, « la récession manufacturière s’est poursuivie au début du 3e trimestre. Mais les derniers chiffres donnent des raisons d’être optimiste, de même que les chiffres des ventes de détail ». « Il y a peu de signes que le malaise s’étende plus largement à l’économie », estime-t-il aussi.

Donald Trump lâche du lest dans son bras de fer avec la Chine
Consciente des signes d’affaiblissement de l’activité mais aussi de l’importance de la consommation pour la croissance, l’administration Trump a levé le pied dans l’escalade des tarifs douaniers avec la Chine. En début de semaine, le président américain a reporté à la mi-décembre l’imposition de taxes supplémentaires sur une partie des 300 milliards de dollars de marchandises chinoises importées qui devait entrer en vigueur dès le 1er septembre.

De son propre aveu, Donald Trump a admis ne pas vouloir mettre en danger la saison des achats de fin d’année. Une hausse des tarifs douaniers sur les produits de grande consommation, allant des téléphones aux jouets, tous fabriqués en Chine, risquerait en effet d’être répercutée sur les prix à la vente aux États-Unis.

« Les consommateurs sont dans la meilleure forme de tous les temps, avec plein d’argent », a lancé Donald Trump dans un tweet jeudi. Devant la presse plus tard dans la journée, Donald Trump a par ailleurs assuré que la prochaine session de négociations commerciales entre Pékin et Washington programmée début septembre était « toujours prévue ». « Nous parlons au téléphone, nous avons des entretiens productifs », a-t-il affirmé. Il a répété que la Chine « voulait parvenir à un accord » commercial et qu’il allait « bientôt » parler au président chinois Xi Jinping.

Alors que sur le front international, la conjoncture s’affaiblit,  l’activité en Allemagne et en Grande-Bretagne s’étant contractée au 2e trimestre,  les investisseurs se sont rués sur les bons du Trésor américains, provoquant une forte volatilité boursière et une chute des rendements sur les obligations d’État.

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Une opération médicale pourrait retarder la ménopause de 20 ans

santé ménauposeDes spécialistes de la fécondation in-vitro en Grande-Bretagne ont mis au point une procédure médicale permettant aux femmes de retarder la ménopause de 20 ans.

Une procédure médicale permettant aux femmes de retarder la ménopause jusqu’à 20 ans a été dévoilée par des spécialistes de la fécondation in-vitro en Grande-Bretagne, explique The Guardian.

Les médecins affirment que l’opération pourrait aussi bénéficier à des milliers de femmes souffrant de problèmes cardiaques ou de l’ostéoporose qui affaiblit les os et qui est provoquée par la ménopause.

Mais la procédure vise en premier lieu à retarder l’apparition des symptômes les plus courants de la ménopause, qui vont de la déprime à l’anxiété et aux problèmes de sommeil en passant par les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et une libido réduite. Pour un coût allant de 7 000 à 11.000 £, l’opération peut être proposée aux femmes de moins de 40 ans.

Neuf femmes ont déjà été opérées
Les médecins prélèvent un petit morceau de tissu ovarien qui est ensuite congelé pour le garder intact. Pour l’instant, neuf femmes ont déjà fait l’opération. Par la suite, à l’arrivée de la ménopause, le tissu est greffé sur une partie du corps avec un bon apport sanguin comme l’aisselle. Si le tissu survit à la greffe, il permet d’augmenter le niveau d’hormones qui baisse à la ménopause.

« Il s’agit du premier projet au monde à fournir une cryopréservation du tissu ovarien à des femmes en bonne santé, uniquement pour retarder la ménopause », a déclaré le directeur médical du processus, Yousri Afifi, au Sunday Times.

Les médecins utilisent déjà un processus similaire pour protéger la fertilité des filles et des femmes qui ont un traitement contre le cancer. La mesure dans laquelle l’opération retardera la ménopause dépend de l’âge auquel le tissu est prélevé et à quel moment il est greffé. Les tissus prélevés chez une femme de 25 ans pourraient retarder la ménopause de 20 ans, tandis que ceux prélevés sur une femme de 40 ans ne pourraient retarder son apparition que de cinq ans.

Faire des économies et améliorer la fertilité
Les médecins estiment cela pourrait également permettre de réaliser des économies en réduisant les coûts de traitement de la ménopause. Mais cela pourrait aussi changer le traitement actuel de la fertilité. Contrairement à la fécondation in-vitro, la préservation du tissu ovarien ne nécessite pas de médicaments pour stimuler les ovaires et est susceptible de produire beaucoup plus d’ovules. Les femmes pourraient même se faire greffer une partie de leurs tissus pour rétablir leur fertilité avant de fonder une famille, et garder le reste pour retarder la ménopause plus tard.

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Pourquoi le monde entier s’arrache le miel cubain

mielAlors que partout dans le monde le nombre d’abeilles diminue, elles trouvent un environnement favorable à leur développement à Cuba.

Une situation qui ravit les apiculteurs locaux : 95% de la production est exportée, essentiellement vers l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, pour un chiffre d’affaires de 18 millions de dollars en 2017.

Dans les vallées de la province de Matanzas, à Cuba, les abeilles virevoltent au grand air sans la menace des pesticides qui déciment leur population dans le reste du monde.

« L’abeille n’est faite ni pour les zones urbaines ni pour les zones rurales, elle est faite pour la montagne », affirme l’ingénieur en mécanique Rogelio Marcelo Fundora, 51 ans, propriétaire avec son frère Santiago Esteban,  un enseignant de 54 ans,  de 600 ruches où s’activent des milliers d’ouvrières ailées. Dans cette atmosphère idyllique, « l’an dernier nous avons obtenu 80 tonnes de miel », se félicite Santiago.

Quasiment pas de produits chimiques
Partout dans le monde, scientifiques et défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme sur la diminution du nombre d’abeilles sous l’effet de l’agriculture intensive, des maladies et des pesticides. Mais pas à Cuba, où les abeilles semblent particulièrement en forme.

Leur environnement est devenu pur avec la crise économique des années 1990 provoquée par l’effondrement de l’Union soviétique  : celle-ci fournissait à l’île des milliers de tonnes de pesticides, fertilisants et herbicides,  quand cet apport a subitement cessé, Cuba n’a pas eu d’autre choix que de développer des alternatives naturelles, ce qui a réduit à quasiment zéro le recours aux produits chimiques, si néfastes aux populations d’abeilles et à la qualité du miel.

Jusqu’à 160 kilos de miel par ruche
A Cuba, la production moyenne est de 51 kilos de miel par ruche, un niveau considéré comme élevé. Les frères Fundora, rois de l’apiculture sur l’île, affichent des rendements jusqu’à trois fois supérieurs, allant jusqu’à 160 kilos de miel par ruche. De leurs 21 ruchers, à flanc de colline près du village de Navajas (140 km à l’est de La Havane), les deux frères extraient un miel qu’ils assurent « propre », libre de tout produit chimique.

Malgré ses 8.834 tonnes de miel produites en 2018,  soit 1.300 de plus que l’objectif visé par l’Entreprise apicole cubaine (Apicuba, public).  Cuba reste bien loin derrière l’Argentine, premier producteur d’Amérique latine avec 76.000 tonnes de miel en 2018, selon les chiffres de 2017 de l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Sur le total cubain, « environ 1.900 tonnes » ont été certifiées comme miel biologique, un « record » national, se félicite auprès de l’AFP le directeur de la technique et du développement d’Apicuba, Dayron Alvarez.

Presque toute la production de miel cubain est exportée (95%), essentiellement vers l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, pour un chiffre d’affaires de 18 millions de dollars en 2017. Et « nous essayons d’entrer sur le marché chinois et celui de l’Arabie saoudite », indique Dayron Alvarez.

Plus de 2600 dollars la tonne
Apicuba a le monopole sur l’exportation : les apiculteurs ayant plus de cinq ruches doivent lui vendre leur miel. En échange, l’organisme leur fournit à prix réduits carburant et matériel. Il paie jusqu’à 1.000 dollars par tonne aux apiculteurs (l’île en compte 1.660) et vend son miel à des prix différents selon les pays, qui ne sont pas rendus publics. A partir des chiffres de 2017, on peut en déduire un prix moyen de 2655 dollars la tonne.

Avec une qualité excellente grâce à « la tendance à peu utiliser les produits chimiques », explique le biologiste Adolfo Pérez, directeur du Centre d’investigations apicoles. Dans la campagne cubaine, les abeilles ne sont exposées à aucun grand risque naturel ni menace humaine et profitent d’une température estivale toute l’année et d’une humidité qui leur assure des fleurs en permanence, affirme Santiago. « Nous n’utilisons aucun produit chimique lors de la fumigation des ruchers ou du désherbage », ni « aucun antibiotique », ajoute-t-il, des produits de toute façon difficiles à obtenir en raison de l’embargo américain en vigueur depuis 1962.

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Acheter en vrac pour préserver la planète : les Français s’y mettent

acheter en vracDe plus en plus de Français, qui souhaitent réduire les emballages, privilégier les produits locaux tout en maîtrisant leur budget, se sont tournées vers la vente en vrac. Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise.

La vente en vrac a capté l’air du temps et conquiert les consommateurs en France, même s’il s’agit encore d’un marché de niche. S’approvisionner dans une épicerie vrac est « une de mes résolutions de la nouvelle année » : « je suis devenue végétalienne l’année dernière et je me suis rendue compte que c’était dans la logique des choses de faire du zéro déchet », confie à l’AFP Nolween Delage, graphiste de 25 ans et cliente de La Recharge à Bordeaux.

Cette épicerie a réintroduit le système de consigne avec l’objectif de travailler en circuit court avec des producteurs locaux, explique à l’AFP son cogérant, Jules Rivet, dont la clientèle a quadruplé en quatre ans.

La France est en avance
Un chiffre qui n’étonne pas Célia Rennesson, directrice générale de Réseau Vrac, l’organisation qui fédère 600 acteurs de la filière: « dans les faits et dans les chiffres, la France est en avance sur ses homologues européens », souligne-t-elle à l’AFP.

De 15 épiceries spécialisées dans le vrac il y a quelques années, la France en compte désormais 200, loin devant la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Et selon le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 47% des Français ont acheté au moins une fois en 2018 des produits alimentaires en vrac, contre 32% en 1998.

Pour Célia Rennesson, plusieurs raisons expliquent ce succès : « le commerce de bouche, de proximité, est clairement inscrit dans l’ADN français; on a pris depuis très longtemps des habitudes de vrac dans les magasins bio comme Biocoop et enfin le mouvement zéro déchet est très ancré en France ».

Franprix a équipé 150 de ses magasins
Littéralement, « le vrac est la vente de produits à la pesée, donc au poids, et non pré-emballés », sachant que l’alimentaire compte pour 80% de l’offre, le reste étant de l’hygiène/beauté, souligne Célia Rennesson. Si le vrac connaît un tel développement, c’est que les clients « sont précautionneux sur ce qu’ils consomment, qu’ils veulent plus de transparence, de sain et de bio, et qu’ils sont attachés à l’origine et la traçabilité des produits qu’ils achètent », selon elle.

Le succès est tel que la grande distribution s’y est mise : Franprix (groupe Casino) a ainsi équipé, en seulement six mois, au moins 150 de ses magasins de rayons vrac. Et dans l’idée de réduire les emballages, Carrefour vient de lancer son opération « apporte ton contenant », autorisant ses clients à emmener leurs boîtes ou bocaux pour qu’y soient servis « les produits des stands en vente assistée »: poissonnerie, boucherie, charcuterie, fromagerie et pâtisserie.

Elargir le nombre de produits distribués en vrac
Pour Didier Onraita, président de « Day by day », le premier réseau du secteur avec ses cinquante points de vente, « il n’y pas vraiment de portrait-type du consommateur de vrac ». « Il y a les +engagés-pragmatiques+, très concernés par les impacts environnementaux et qui cherchent à maîtriser quantités et tarifs, puis les curieux, à la recherche d’un bénéfice personnel, et enfin les pressés, qui viennent chercher des produits de grignotage », détaille-t-il à l’AFP. « Quand on a commencé en 2013, c’était une habitude de consommation en voie de disparition et qui n’avait pas trouvé son modèle économique », relève ce connaisseur du secteur.

Aujourd’hui, « en apportant une réponse complète, on a recréé une dynamique de marché, présente sur tous les circuits de distribution », se réjouit-il. Pourtant, malgré le développement du réseau des épiceries, seule une minorité (moins de 1% de la population), s’est pour l’instant engagée de manière régulière dans ce mouvement.

Pour Célia Rennesson, « si on veut changer les choses, si on veut que ça ait un impact en termes de réduction du gaspillage alimentaire et des emballages, il faut augmenter le nombre de produits vendus en vrac et proposer une offre à moins de 10 minutes de chez soi ».

Mais attention, prévient Jules Rivet, « il faut que ce soit cohérent: faire du vrac industriel ou qui vienne du bout du monde, à quoi ça rime? ».

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Une nouvelle complication pour l’accord de Theresa May

thérésa mayTheresa May, la Première ministre britannique veut représenter, d’ici mercredi, le même accord de retrait que les députés ont déjà rejeté le 12 mars dernier, à une large majorité.

A onze jours de la date théorique de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le président de la Chambre des communes, John Bercow, a écarté, ce lundi, un nouveau vote sur l’accord de Brexit si le gouvernement britannique le représente inchangé.

Theresa May, la Première ministre britannique a déjà annoncé qu’elle allait représenter, d’ici mercredi, le même accord de retrait que les députés ont déjà rejeté le 12 mars dernier, à une large majorité.

« Le gouvernement n’a plus aucune marge pour modifier les termes de l’accord »
Arguant d’une convention parlementaire remontant au XVIIe siècle et qui n’avait plus été utilisée depuis 1912, John Bercow a annoncé que le gouvernement ne pouvait pas représenter un texte déjà rejeté lors de la même session parlementaire. « Si le gouvernement veut présenter une nouvelle proposition qui n’est pas la même ou substantiellement la même, alors tout est en ordre », a-t-il ajouté. Le Traité de retrait, destiné à mettre en œuvre un Brexit en douceur, avait été recalé une première fois le 15 janvier, avant son réexamen par les députés le 12 mars.

Mais « c’était une proposition différente », a justifié John Bercow, soulignant qu’« elle contenait un certain nombre de changements légaux » et était accompagnée de la publication de trois nouveaux documents, que Theresa May avait obtenus de l’UE. Pour être soumis de nouveau, le texte ne devra pas être différent « dans sa formulation » mais « dans sa substance », a insisté John Bercow. « Le problème est que le gouvernement n’a plus aucune marge pour modifier les termes de l’accord », Bruxelles ayant déjà exclu à maintes reprises une renégociation, a relevé Danielle Haralambous, analyste chez The Economist Intelligence Unit.

Des discussions avec les Brexiters
Pour obtenir les votes qui lui manquent, le gouvernement a lancé des discussions avec les Brexiters purs et durs, comme le parti nord-irlandais DUP, son allié au Parlement. Evoquant ces discussions, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a affirmé depuis Bruxelles avoir vu des « signes prudemment encourageants » dans les déclarations de plusieurs conservateurs. Pour les convaincre, Theresa May brandit la menace qu’un troisième rejet de l’accord pourrait entraîner un report significatif du Brexit, voire signer son arrêt de mort.

Le DUP et l’ERG, un groupe de députés conservateurs pro-Brexit, qui pourraient faire basculer le vote, s’opposent notamment au « filet de sécurité », une disposition de l’accord censée éviter le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord et qui prévoit que le Royaume-Uni demeure dans un « territoire douanier unique » avec l’UE. « J’attends de voir ce que va faire le DUP », a déclaré le président de l’ERG Jacob Rees-Mogg, sur la radio LBC. « Il y a une hiérarchie. Un « no deal » (sortie sans accord) est mieux que l’accord de Theresa May, mais l’accord de Mme May est mieux que de ne pas quitter » l’UE.

Un report jusqu’au dernier moment
L’intention de Theresa May en cas d’adoption cette semaine de l’accord était de demander lors du sommet européen jeudi et vendredi, un court report, d’ordre technique, de la date du divorce, jusqu’au 30 juin. En cas de rejet, elle voulait proposer un report plus long, qui exigerait du Royaume-Uni qu’il prenne part aux élections européennes des 23 au 26 mai. Les exigences de John Bercow « se mettent en travers d’un court report » du Brexit, selon une source gouvernementale.

Selon elle, cela laisse penser qu’il soutient le scénario d’une « plus longue prolongation, durant laquelle le Parlement prendrait le contrôle du processus et pousserait vers un Brexit plus doux ». Avant la déclaration de John Bercow, un haut responsable européen avait affirmé que Londres pourrait demander en théorie un report du Brexit jusqu’au tout dernier moment, même « dans l’heure précédant » le divorce programmé à 23 heures le 29 mars.

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Le «Momo Challenge» n’aurait en fait jamais existé

momo challengeCe jeu dangereux, accusé d’être responsable de la mort de plusieurs adolescents dans le monde, ne serait qu’une légende urbaine

« Salut, je suis Momo »… Depuis l’été dernier, les parents du monde entier s’inquiètent du « Momo Challenge », un défi effrayant sur WhatsApp qui pousserait leurs enfants à se suicider. C’est en Argentine que la première victime de ce jeu dangereux aurait été recensée l’été dernier.

Depuis, de nombreux autres cas ont été signalés au Mexique, aux États-Unis, en Belgique, en Allemagne.  Et en novembre dernier en France, où un père de famille a accusé le jeu d’être responsable du suicide de son fils de 14 ans.

Seulement voilà, aucune enquête n’a permis jusqu’à aujourd’hui d’établir que le « Momo Challenge » existait réellement. En Argentine, d’où est partie toute l’affaire, les investigations ont révélé que le suicide de la jeune fille n’avait rien à voir avec un quelconque challenge. Aucune association de protection de l’enfance n’a également recensé de cas avérés pouvant accréditer l’existence de ce défi. Pour beaucoup, ce serait tout simplement la psychose médiatique qui aurait popularisé le « Momo Challenge » dans le monde entier.

Une pure invention médiatique ?
Cette poupée effrayante, aux yeux exorbités, au visage émacié et aux cheveux filandreux, a récemment fait les gros titres des journaux en Grande-Bretagne. YouTube a été accusé outre-Manche de laisser passer des messages incitant au « Momo Challenge » dans des vidéos du dessin animé pour enfants Peppa Pig. La police d’Irlande du Nord a même diffusé en février un avertissement, incitant « les parents à faire preuve de vigilance ».

La National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC), une association de protection de l’enfance, a assuré avoir reçu plus d’appels à ce sujet de la part des médias que des familles, expliquant ainsi n’avoir aucune preuve que le « Momo Challenge » existait vraiment. Le UK Safer Internet Center (Centre pour un Internet plus sûr) a même qualifié le phénomène de « fake news ».

Selon le Guardian, cette médiatisation a fait exploser le nombre de requêtes Google, créant ainsi une véritable psychose outre-Manche. « Le « Momo Challenge » n’existe pas. Plusieurs articles faisant état de cette « rumeur » ont poussé les institutions à communiquer sur ses dangers potentiels, donnant ainsi lieu à encore plus d’articles sur le sujet », explique le quotidien britannique.

« Pas de suicide, ni de blessé en France »
En France aussi, ce sont aussi les médias et la publication de plusieurs articles qui ont « popularisé » le « Momo Challenge ». « Entre le 15 et le 20 août 2018, période à laquelle ce jeu dangereux a été médiatisé en France, on a reçu une dizaine d’appels sur notre ligne d’écoute, principalement des parents d’ados fragiles, mais aussi des jeunes, qui se disaient effrayés par le personnage », indique à 20 Minutes Samuel Comblez, directeur des opérations de l’association e-Enfance.

« On a très vite coordonné nos actions avec nos différents partenaires, Facebook, Twitter, Snapchat et bien sûr la plateforme Pharos. Après une période d’observation, on en a tout simplement conclu que cette histoire était un non-phénomène, une simple légende urbaine », ajoute Samuel Comblez qui précise qu’« il n’y a pas eu de cas de suicide ni de blessé lié au «Momo Challenge» en France ». En Bretagne, un père de famille a pourtant porté plainte en novembre dernier contre YouTube, Whatsapp et l’État pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Il a accusé le jeu d’être responsable du suicide de son fils de 14 ans. « Nous restons très prudents », avait alors indiqué à l’époque le procureur de la République de Rennes à 20 Minutes.

« Quand j’étais petit, c’était la Dame blanche, aujourd’hui c’est Momo »
Le personnage fictif de Momo a surtout été alimenté par de nombreuses vidéos YouTube très populaires, totalisant des millions de vues, sans qu’il ne soit jamais question de challenge ni de suicide. « Momo, c’est d’abord une histoire pour faire peur. Les ados adorent les histoires effrayantes. Ce n’est qu’une légende urbaine parmi d’autres. Quand j’étais petit, c’était la Dame blanche, qui dans son genre était toute aussi effrayante. Aujourd’hui c’est Momo », ajoute Samuel Comblez.

Le « Momo Challenge » semble aujourd’hui être « passé de mode » en France. La plateforme téléphonique de l’association e-Enfance indique n’avoir reçu aucun signalement depuis novembre dernier. « Les jeunes sont rodés. Après le «Blue Whale Challenge» [défi mortel également lancé sur les réseaux sociaux], ils font preuve de plus de prudence ». L’artiste japonais, qui a créé la poupée effrayante, a également indiqué début mars l’avoir détruite. « Elle était censée faire peur aux gens, oui, mais pas de faire du mal à quiconque », a-t-il expliqué. Une manière de tirer un trait définitif sur cette histoire.

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Des prévisions toujours plus pessimistes pour la zone euro

Zone eurosPénalisée par le contexte international, la croissance dans la zone euro devrait fortement ralentir cette année, selon les dernières projections de la BCE et de l’OCDE. Le risque de récession reste en revanche très faible.

C’est de pire en pire. Après l’OCDE mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) a, elle aussi, abaissé une nouvelle fois sa prévision de croissance pour la zone euro en 2019. Et la chute est assez vertigineuse. Après avoir prévu 1,8% dans ses projection de septembre puis 1,7% dans celles de décembre, l’institution basée à Francfort ne table désormais plus que sur 1,1% de croissance. L’OCDE est un petit peu plus pessimiste. L’Organisation prévoit 1% contre 1,8% auparavant.

Les indicateurs économiques demeurent à des niveaux faibles, notamment dans la production de biens industriels. La faute à une demande mondiale moins forte, qui réduit les débouchées des entreprises européennes à l’export, et à des problèmes intrinsèques à certains secteurs, notamment l’automobile. L’effet sur l’économie s’avère plus « durable » que prévu, soulignent les banquiers centraux européens. En conséquence, les prévisions pour les années suivantes ont également été revues à la baisse par la BCE : 1,6% de croissance en 2020 et 1,5% en 2021.

La zone euro est surtout pénalisée par l’incertitude pesant sur la confiance des acteurs économiques. Cette incertitude est nourrie par des facteurs géopolitiques, principalement l’issue toujours floue du Brexit, la menace protectionniste avec la guerre commerciale menée par les États-Unis et la vulnérabilités des marchés émergents (Chine, Inde, Brésil, Turquie…).

« La probabilité d’une récession est très faible »
Ces projections économiques sont calculées en fonction de la situation présente. L’équipe de statisticiens et d’économistes de la BCE n’ont pas pris en compte la possibilité que la Chine et les États-Unis, en guerre commerciale, trouvent finalement un compromis, pas plus qu’il n’ont envisagé un report du Brexit ou une sortie du Royaume-Uni sans accord avec l’Union européenne. Les prévisions pourraient donc changer au fur et à mesure que l’horizon s’éclaircit, pour le meilleur ou pour le pire, sur ces dossiers.

Enfin, à ce stade, les risques économiques et financiers ne sont toujours pas revus à la hausse. Autrement dit, « la probabilité d’une récession est très faible », estime le président de la BCE Mario Draghi. La zone euro est pénalisée par son environnement international mais, à l’intérieur les fondamentaux de l’économie (niveau de consommation, conditions financement, …) sont toujours à de bons niveaux.

La BCE invite néanmoins les pays de la zone euro à augmenter d’un cran la mise en œuvre des réformes structurelles, pour continuer à faire baisser le chômage et augmenter la productivité. Des éléments nécessaires pour augmenter la capacité de résistance des pays partageant l’euro, s’ils devaient être confrontés à d’éventuelles turbulences.