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Que reste-t-il de l’affaire Dreyfus, 120 ans après son procès en révision ?

affaire DreyfusLa capitale bretonne avait été choisie pour rejuger le capitaine juif, accusé d’espionnage pour l’empire allemand. Une exposition s’ouvre ce lundi

C’était il y a 120 ans, le capitaine Alfred Dreyfus, condamné quatre ans plus tôt pour des faits prétendus d’espionnage, quitte son bagne de Cayenne pour assister à son procès en révision. Alors que l’affaire secoue et divise la France, notamment depuis la publication de la tribune « J’accuse », d’Emile Zola, le conseil de guerre de Rennes est choisi pour abriter ce procès hors-norme.

Réputée « tranquille », la capitale bretonne et son aristocratie catholique réservent un accueil très hostile au capitaine de confession juive. Pendant quelques semaines, Rennes sera la ville la plus scrutée de France. « Les autorités pensaient sans doute qu’en organisant le procès ici en plein été, cela passerait inaperçu », sourit Gilles Brohan, animateur du patrimoine à Destination Rennes.

Le 9 septembre 1899, Alfred Dreyfus est de nouveau jugé coupable de trahison et condamné à dix ans de réclusion. Avant d’être gracié quelques semaines plus tard, comme un aveu de l’erreur commise par la juridiction militaire.

Plus de 300 journalistes
Cent vingt ans plus tard, la capitale bretonne n’a pas oublié. Une exposition photos consacrée au procès habille les grilles du lycée Zola. C’est là que le procès s’était tenu, sous les yeux de 300 journalistes venus du monde entier. « La salle du conseil de guerre située dans la prison militaire était trop petite. On a alors choisi la salle des fêtes du lycée situé de l’autre côté de la rue », détaille le spécialiste de l’histoire rennaise.

La salle des fêtes a été transformée en gymnase et le lycée a depuis pris le nom d’Emile Zola. Le procès attire tellement les regards que le propriétaire d’un terrain situé en face du lycée installe une estrade et fait payer la place aux curieux qui veulent voir le capitaine arriver ou partir du tribunal improvisé.

Le Café de la Paix, rendez-vous prisé
Un peu plus loin, le Café de la Paix est également un témoin privilégié de ce scandale judiciaire. C’est dans cette aile du palais du commerce tout juste construit que les journalistes venaient échanger après avoir envoyé leur compte rendu d’audience par télégramme à la Poste installée juste à côté. Moins nombreux, les dreyfusards, qui croyaient en l’innocence du capitaine, aimaient se retrouver à l’auberge des Trois Pas, devenue Lecoq Gadby.

Pendant toute la durée du procès, la tension sera palpable dans les rues de la capitale bretonne. L’un des avocats d’Alfred Dreyfus sera même victime d’une tentative d’assassinat à deux pas de la salle d’audience. « Il faut se remettre dans le contexte de cette France coloniale qui subit la montée de l’antisémitisme », rappelle Gilles Brohan.

L’histoire se souviendra que des membres des renseignements généraux français ont été jusqu’à se déguiser en curé pour tenter d’en savoir plus sur la teneur des débats. Alfred Dreyfus ne sera réhabilité qu’en 1906. Il décédera en 1935 dans l’indifférence la plus totale. Mais son nom marquera à jamais l’histoire de Rennes et de la France.

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Larme de femme

xeaixt5fUn petit garçon demande à sa mère « Pourquoi pleures-tu ? » « Parce que je suis une femme » lui répond-elle. « Je ne comprends pas » dit-il. Sa mère l’étreint et lui dit « Et jamais tu ne réussiras »

Plus tard le petit garçon demanda à son père « Pourquoi maman pleure-t’elle sans raison ? » Toutes les femmes pleurent sans raison » fut tout ce que son père pu lui dire.

Le petit garçon grandit et devint un homme, toujours se demandant pourquoi les femmes pleurent aussi facilement. Finalement il demanda à Dieu, « Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ? »

Dieu répondit « Quand j’ai fait la femme, elle devait être spéciale. J’ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde, mais quand même assez douces pour être confortables »

« Je lui ai donné une force intérieure pour endurer les naissances et le rejet qui vient souvent des enfants. »

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne et prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue, sans se plaindre. »

« Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants dans n’importe quelle circonstance, même quand ces derniers l’ont blessée très durement. »

« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et je l’ai faite d’une de ses cotes pour protéger son cœur. »

« Je lui ai donné la sagesse de savoir qu’un bon époux ne blesse jamais sa femme, mais quelquefois teste sa force et sa détermination à demeurer à ses côtés sans faiblir. »

« Et finalement, je lui ai donné une larme à verser. Cela est exclusivement à son usage personnel quand elle le juge bon. »

« Tu vois : La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, ni dans le visage qu’elle montre, ou dans la façon de se peigner les cheveux. »

« La beauté d’une femme doit être dans ses yeux, parce que c’est la porte d’entrée de son cœur, la place où l’amour réside. »

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L’homme aux sept masques

L'homme aux sept masquesIl était une fois un homme qui avait sept masques. Un pour chaque jour de la semaine.

Quand il se levait le matin, il se couvrait immédiatement le visage d’un de ses masques. Ensuite, il s’habillait et sortait. Il vivait ainsi sa vie sans jamais montrer son vrai visage.

Or, un soir, pendant qu’il dormait à poings fermés, un voleur cambriola sa maison et déborda ses sept masques. A son réveil, l’homme se mit à pousser des hurlements. Il cria : « Au voleur, au voleur » et courut dans les rues de la ville à la recherche de ses masques.

Les gens le voyaient gesticuler, jurer et menacer la terre entière des plus grandes catastrophes s’il ne retrouvait pas son bien. Il passa des jours entiers à essayer de découvrir la cachette de son voleur, mais en vain.

Alors, découragé, il s’effondra et pleura à chaudes larmes. Il pleura comme un enfant, car sa peine semblait inconsolable. Les gens tentaient de le réconforter, mais ils n’arrivaient pas à trouver les mots qui auraient pu l’apaiser.

Une femme qui passait par là, s’arrêta et lui demanda :
– Qu’as-tu ami ?   Pourquoi pleures-tu ainsi,
Il leva la tête et répondit d’une voix étouffée:
– On m’a volé tous mes masques et je suis maintenant vulnérable, mon visage est découvert.
– Ce n’est rien, lui dit-elle avec ardeur, regarde-moi, je garde mon visage nu depuis que je suis née.

Alors, il la regarda longuement, et il vit qu’elle était très belle. La femme se pencha, lui sourit, et avec sa main essuya ses larmes. Et pour la première fois de sa vie, l’homme sentit la douceur d’une caresse sur son visage.

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La boîte à baisers

La boîte à baisersIl y a de cela plusieurs années, un père punit sa fillette de 3 ans pour avoir inutilement dépensé un rouleau de papier doré. L’argent se faisait rare et il ne put supporter que la fillette utilisa le papier pour décorer une boîte à cadeau pour occuper le dessous de l’arbre de Noël.

Le lendemain matin, la petite enfant apporta le cadeau à son père en lui disant : « C’est pour toi Papa » Embarrassé, son père regretta sa trop vive réaction. Toutefois, elle se raviva et ne fit qu’empirer quand il découvrit que la boîte était vide.

Il cria alors à sa fille : « Ne sais-tu pas qu’en offrant un paquet-cadeau, il doit toujours y avoir quelque chose dans la boîte ? »

La fillette regarda son père les yeux pleins d’eau et lui dit : « Mais Papa, la boîte n’est pas vide, je l’ai remplie de baisers, juste pour toi, Papa »

Le père était chaviré, il enlaça sa fille, la priant de lui pardonner sa réaction.

Peu de temps après, un accident vint faucher la fillette. Le père garda longtemps la boîte, tout près de son lit. À chaque fois que le découragement l’assaillait, il prenait la boîte, en tirait un baiser imaginaire et se rappelait l’amour que l’enfant y avait mis.

Au fond, cette fable nous rappelle qu’il est donné à chacun de nous, comme humain, de disposer d’une telle boîte dorée, remplie d’amour inconditionnel et des baisers de nos enfants, de nos amis ou de notre famille.

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Le conte d’un sage hindou

Le conte d'un sage hindouUn jour, un sage hindou qui se rendait au Gange pour s’y baigner, aperçut sur la rive, des gens d’une même famille en train de crier l’un sur l’autre, emportés par la colère.

Voyant cela, il sourit, se tourna vers ses disciples et leur posa cette question :  « Savez-vous pourquoi les gens en colère crient l’un sur l’autre ? »

Les disciples réfléchirent un petit moment, puis l’un dit :  « C’est parce qu’on perd son calme, que l’on crie ».

– « Mais » dit le saint homme  « il n’est pas besoin de crier, puisque l’autre est juste à côté de nous,  on peut parfaitement lui dire ce qu’on a à dire, d’un ton doux ».

Les disciples se creusèrent encore la tête, et trouvèrent plusieurs réponses, mais aucune n’était satisfaisante.

À la fin, le saint homme leur expliqua : « Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs deux cœurs s’éloignent énormément l’un de l’autre. Pour couvrir la distance, ils doivent crier pour pouvoir se faire entendre. Et plus ils sont fâchés, plus ils doivent crier fort car plus la distance est grande ».

« Prenez les gens amoureux » continua-t-il  « ils se parlent bas, ils murmurent, car leurs cœurs sont très proches l’un de l’autre, et la distance est minime. Il arrive même que souvent ils ne soient plus obligé de se parler, se regarder suffit ».

Il regarda alors ses disciples et leur dit : « Donc, quand vous discutez avec quelqu’un, ne laissez pas vos cœurs s’éloigner l’un de l’autre, sinon, un jour viendra où la distance sera si grande que vous ne retrouverez plus le chemin du retour ».

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Les couleurs du Monde

Les couleurs du MondeUn jour, les couleurs du monde ont commencé à se quereller, chacune disait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la favorite.

Vert dit : Je suis définitivement la plus importante, je suis le signe de la vie et de l’espoir. J’ai été choisie par les champs, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux ne vivraient pas, regardez un pré de montagne et vous constaterez que je suis majoritaire.

Bleu l’interrompt : Tu ne penses qu’en fonction de la terre, mais considère le ciel et la mer. C’est l’eau qui est la base de la vie, le ciel offre l’espace, la paix et la sérénité.

Jaune riait sous sa cape : Vous êtes tellement sérieuses, vous autres. Moi, j’apporte le rire, la gaieté, la chaleur dans le monde, le soleil est jaune, et plusieurs étoiles aussi. Chaque fois que vous regardez un tournesol, le monde entier se met à rire, sans moi, il n’y aurait pas de plaisir.

Orange n’est pas d’accord : Je suis la santé et la force, je suis précieuse parce que j’apporte de la vie à l’humanité. Je transporte les plus importantes vitamines, pensez aux carottes, citrouilles, oranges, mangues et papayes. Je ne suis pas toujours là à l’année, mais, quand j’éclaire le ciel à mon lever et à mon coucher, ma beauté est telle que personne ne pense à aucun d’entre vous.

Rouge ne peut s’empêcher de crier : Je suis la vie de chacun de vous, je suis le sang, le sang de votre vie. Je suis la couleur du danger ou de la bravoure. Je suis toujours prête à me battre pour une bonne cause, je suis la couleur de la passion et de l’amour.

Violet se lève de toute sa grandeur : Elle est très grande, et dit avec grande pompe,  je suis la couleur royale, la couleur du pouvoir. Les rois, les chefs et les archevêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et du pouvoir. Les gens ne me questionnent jamais, ils écoutent et obéissent.

Indigo se lève à son tour : Pensez à moi. Je suis la couleur du silence. Vous ne me remarquez pas mais sans moi, vous deviendrez superficielles. Je représente la pensée et la réflexion, la nuit et les eaux profondes. Vous avez besoin de moi pour votre équilibre.

Et toutes ces couleurs sont parties, chacune convaincue de leur unique supériorité. Leur querelle est devenue de plus en plus importante avec les jours. Soudainement, un éclair apparut et un bruit de roulement tonnerre se fit entendre. La pluie se mit à tomber. Les couleurs ayant très peur se sont toutes rapprochées les unes des autres pour se réconforter.

Au milieu de la clameur, Pluie est apparue : Vous autres, stupides couleurs, vous disputant, chacune essayant de dominer l’autre ne savez-vous donc pas que vous êtes toutes faites pour un besoin unique et spécial ?  Joignez-vous et venez à moi.

Faisant ce qu’on leur demandait, les couleurs se sont réunies. Pluie a continué à parler : À partir de maintenant, quand il pleuvra, chacune de vous s’étirera dans le ciel en une demi-boucle pour vous rappeler que vous pouvez vivre dans la paix.

arc en cielCet arc-en-ciel sera un signe d’espoir pour demain. Et, quand une grosse pluie lavera le monde, et qu’ensuite l’arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, souvenez-vous de vous apprécier l’une et l’autre.

Rouge est comme une pomme, tendre jusqu’au noyau
Orange, comme une flamme qui ne s’éteint pas
Jaune, comme le soleil qui éclaire votre journée
Vert, comme les plantes qui ne cessent de grandir
Bleu, comme l’eau si pure
Violet, comme une fleur prête à éclore
Indigo, comme un rêve qui meuble votre cœur

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La vraie richesse

La vraie richesseUn jour, le père d’une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment vivent les pauvres. Ils passent quelques jours dans la ferme d’une famille qui n’a pas beaucoup à leur offrir.

Au retour, le père demande à son fils : As-tu aimé ton séjour ? »
– C’était fantastique papa »
– As-tu vu comment vivent les gens pauvres ? » Demande encore le père.
– Ah oui  » Répond le fils.
– Alors qu’a-tu appris ? »

Le fils lui répond : J’ai vu que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre.
– Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils vont dans une grande crique sur la mer.
– Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel.
– Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon.
– Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue.
– Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres.
– Nous achetons nos denrées et eux les cultivent.
– Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger, eux ont des amis qui les protègent. »

Le père en resta muet.

Le fils rajouta : « Merci Papa de m’avoir montré tout ce que nous n’avons pas ».