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Bill Gates plaide en faveur d’une augmentation des impôts pour les plus fortunés

Bill GatesLe deuxième homme le plus riche du monde propose de renforcer la fiscalité pour les plus fortunés afin de réduire les inégalités aux États-Unis.

Il estime que « le gouvernement américain ne récolte simplement pas assez d’argent pour remplir ses obligations ».

Bill Gates persiste et signe. Après avoir exigé du gouvernement américain un renforcement de la fiscalité pour les plus riches en 2018, le deuxième homme le plus riche du monde réitère sa proposition. Dans une note publiée sur son blog le 30 décembre et repérée par Le Figaro, le fondateur de Microsoft dit vouloir se « concentrer sur un problème particulier qui est venu au premier plan en 2019 et qui sera au premier plan pour beaucoup en 2020 : le régime fiscal américain ».

Conscient « des inégalités flagrantes » qui « continuent de séparer les chanceux des malchanceux partout dans le monde », il reconnaît bénéficier « d’immenses privilèges du fait de ces inégalités ». Pour les réduire, il appelle à faire payer davantage d’impôts aux plus fortunés : « La vérité, c’est que je fais pression pour un système fiscal plus juste depuis des années », explique-t-il.

Selon lui, « le gouvernement américain ne récolte simplement pas assez d’argent pour remplir ses obligations ». Il estime en outre avoir « été récompensé de manière disproportionnée pour le travail qu’(il) a fait, tandis que beaucoup d’autres qui travaillent tout aussi dur ont du mal à s’en sortir ». « Je pense que les riches devraient payer plus qu’ils ne le font actuellement, et cela inclut Melinda et moi », poursuit Bill Gates.

« Rendre notre système plus équitable sans sacrifier l’incitation à innover »
Pour ce faire, il propose notamment d’augmenter les taxes sur le capital, au niveau de celles sur le travail, car il n’y a « aucune raison de privilégier la richesse sur le travail ». Il appelle également à renforcer les taxes sur les successions pour en finir avec un « système dynastique », estimant que « transmettre une grande richesse à vos enfants n’est bon pour personne ».

« La prochaine génération ne se retrouve pas avec la même incitation à travailler dur et à contribuer à l’économie », détaille Bill Gates avant d’expliquer qu’une large partie de sa richesse est et sera destinée à sa fondation plutôt qu’à ses enfants. Il propose enfin de supprimer plusieurs mécanismes permettant aux plus riches de payer moins d’impôt et encourage ces derniers à faire plus de dons.

« Le pays doit réfléchir à la manière dont les impôts devraient être augmentés », conseille encore le fondateur de Microsoft. « Je crois que nous pouvons rendre notre système plus équitable sans sacrifier l’incitation à innover. […] J’espère voir des progrès non seulement dans la manière dont les impôts sont collectés, mais aussi dans la façon dont ils sont dépensés pour construire un monde plus sain et équitable pour tous », conclut-il.

« J’ai payé davantage d’impôts […] que quiconque »
En 2018, Bill Gates avait déjà appelé à renforcer la fiscalité des plus riches. « J’ai payé davantage d’impôts, plus de dix milliards de dollars, que quiconque mais le gouvernement devrait exiger des personnes dans ma position de payer des impôts bien supérieurs », avait-il déclaré.

Fin 2019, il avait toutefois fixé ses limites : « Je veux bien payer 20 milliards. Mais si vous me dites que je dois payer 100 milliards de dollars, il faut que je calcule combien il va me rester », avait-il souligné en réaction à la proposition d’Elizabeth Warren, candidate aux élections présidentielles de 2020, d’augmenter les impôts sur les sociétés et sur les riches.

Cette dernière avait d’ailleurs tenu à le rassurer, promettant sur Twitter que la taxe sur les grandes fortunes ne serait pas de 100 milliards de dollars. Et de s’engager à rencontrer Bill Gates pour lui donner le montant exact de ses impôts si elle est élue.

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Smic, impôts, tabac, objets en plastique … tout ce qui change ce 1er janvier 2020

changement janvier 2020Baisse du gaz et de l’impôt sur le revenu, revalorisation du smic, soins optiques et dentaires pris en charge à 100 % font partie des bonnes nouvelles de ce début d’année. Côté environnement, de nouvelles normes entrent en application.

Comme à chaque nouvelle année, de nombreuses réformes et mesures entrent en vigueur au 1er janvier. Voici les changements qui impacteront le quotidien des Français.

Baisse du prix du gaz : Les tarifs réglementés du gaz baissent de 0,9 % à compter du 1 er janvier après un recul de près de 12 % en 2019. 4,2 millions de clients, soit 39 % des foyers équipés, sont concernés mais de manière variable selon les usages. La baisse sera plus perceptible pour ceux se chauffant au gaz (-1 %) que pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson (-0,2 %). Pour ceux qui l’utilisent dans les deux cas, son tarif diminuera de 0,5 %. Quant aux tarifs réglementés d’électricité, ils restent inchangés en janvier mais pourraient bien augmenter ces prochains mois.

Hausse du smic de 15 € par mois : 2,3 millions de Français vont bénéficier d’une revalorisation du smic de 1,2 % (contre + 1,5 % en 2019), ce qui correspond à un gain de 15 € par mois (+173 € sur l’année). Il atteint 10,15 euros brut par heure, soit par mois 1 539,42 € brut (1 219 € nets) sur la base des 35 heures. Pas de coup de pouce du gouvernement cette année mais une augmentation liée à l’indice des prix.

Côté retraités : les pensions de base n’excédant pas 2 000 € brut par mois sont revalorisées à hauteur de 1 % en janvier. Pour les pensions de plus de 2 000 € par mois, la hausse reste cantonnée à 0,3 %.

Baisse de l’impôt sur le revenu et exonération de la taxe d’habitation : Avec la nouvelle année entre en vigueur un nouveau barème pour l’impôt sur le revenu. Le taux de la première tranche (revenus entre 9 964 et 25 405 €) passe de 14 % à 11 %, soit un gain de 350 € pour près de 12 millions de ménages selon Bercy. Les 4,7 millions de foyers situés dans la tranche à 30 % (soit des revenus de 25 405 € à 72 643 €) profiteront d’une ristourne de 125 € par an en moyenne. Un effort fiscal estimé à 5 Mds€ par le gouvernement.

En ce qui concerne la taxe d’habitation : 80 % des Français en seront exonérés cette année. Pour les autres, la suppression sera étalée jusqu’en 2023.

La réforme du « 100 % santé » se poursuit :  Tous les opticiens sont désormais tenus de proposer une gamme de montures avec verres correcteurs avec zéro reste à charge pour le patient. Même chose pour les soins dentaires : un certain nombre de couronnes sont prises en charge intégralement sous réserve de respecter certaines règles. Enfin, les audioprothèses sont mieux remboursées, en attendant 2021 ou sera créée une offre avec zéro reste à charge.

Condition pour bénéficier de la réforme : avoir souscrit un contrat de complémentaire santé dit responsable ou le nouveau contrat complémentaire santé solidaire (CSS).

Coup d’envoi du prélèvement à la source pour les particuliers employeurs : Jardiniers, nourrices ou employés de ménage, les salariés à domicile vont être prélevés de leur impôt directement sur leur salaire. Il revient donc au particulier qui les emploie de déduire lui-même le montant de l’impôt de son salarié à retenir à la source. Ce montant lui sera fourni lors de sa déclaration en ligne Cesu ou Pajemploi à chaque fin de mois et automatiquement prélevé. Attention, ce nouveau dispositif ne permet plus de verser le salaire de façon anticipée.

Assurances auto et habitation en légère hausse : Les automobilistes devraient voir leur cotisation d’assurance grimper de 0,5 % en 2020 tandis que les primes d’assurance habitation devraient, elles, augmenter de 1 % en moyenne selon les grilles de tarifaires publiées par les professionnels.

La prime Macron reconduite : 400 000 entreprises l’ont attribuée en 2019. La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat dite « prime Macron » est reconduite en 2020. Exonérée (dans la limite de 1 000 €) d’impôt sur le revenu, de cotisations et de contributions sociales, elle est désormais conditionnée à la mise en place d’un accord sur l’intéressement avant le 30 juin 2020.

L’homéopathie moins bien remboursée :  Jusqu’ici remboursés à 30 % par la Sécurité Sociale, les granulés homéopathiques ne le seront plus qu’à hauteur de 15 % à partir de demain, avant d’être totalement déremboursés au 1er janvier 2021.

Le prix du tabac grimpe encore :  Le prix de certains paquets de cigarettes, du tabac à rouler et de cigarillos vont être revus à la hausse. Les Winfield rouge vont par exemple passer à 9,10 € et les Lucky Strike Original rouge 100 % Tabac Selec à 9,20 €. Les marques phares comme les Marlboro ne sont pas touchées cette fois-ci. Mais deux autres augmentations du tabac sont déjà prévues en mars (+ 50 centimes) et en novembre (+ 40 centimes) pour que le prix moyen d’un paquet atteigne les 10 € avant la fin de l’année.

Les timbres plus chers :  Après s’être déjà envolé de près de 10 % au début de l’année 2019, le tarif du timbre va à nouveau bondir de 10 % dès le 1er janvier. Le timbre vert, distribué sous 48 heures en France métropolitaine, va passer de 0,88 à 0,97 €. Celui de la lettre prioritaire sous 24 heures (timbre rouge) augmentera de 11 centimes à 1,16 €.

Le malus auto renforcé : Le malus pour l’achat d’une voiture émettant plus de 184 g de CO2 au kilomètre atteindra 20 000 € contre 12 500 € jusqu’ici ( lire en page Argent ). La mesure doit rapporter 50 M€ et financer deux fonds pour les sous-traitants de la filière automobile. Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique est par ailleurs réduit de moitié (3 000 €) pour les modèles coûtant plus de 45 000 € et est supprimé au-dessus de 60 000 €.

Moins d’objets polluants en 2020
Cotons-tiges en bambou, bonbons sans colorants … beaucoup de nouvelles normes environnementales entrent en application au 1er janvier. Les polluants devraient reculer dans différents points de notre vie quotidienne, à la suite de modifications de la réglementation.

Des bonbons sans dioxyde de titane : On ne trouvera plus de dioxyde de titane dans nos produits alimentaires à partir du 1er janvier. Ce composé, présent sous forme de nanoparticules, communément appelé E171, permet de rehausser les goûts et la couleur de certaines confiseries, entre autres. Seulement, il n’est pas le meilleur atout santé puisqu’il aurait un effet potentiellement cancérigène, ce qui a poussé le gouvernement à l’interdire. Largement utilisé par les confiseurs, ces derniers ont anticipé sa proscription depuis 2017 : aujourd’hui, 90 % des membres du syndicat des Confiseurs de France indiquent avoir déjà éliminé le E171 de leurs produits. Premier pas positif mais jugé « insuffisant » par Stéphen Kerckhove, délégué général de l’ONG Agir pour l’environnement. Il regrette que l’interdiction ne s’applique qu’au secteur alimentaire, alors que le dioxyde de titane est pourtant utilisé dans les cosmétiques, les médicaments ou encore la peinture. « Si on considère que l’ingestion du dioxyde de titane est dangereuse pour la santé dans le domaine alimentaire, elle l’est aussi pour les autres domaines ».

Les cotons-tiges en bambou à la rescousse :  Il est désormais de plus en plus difficile de mettre la main sur les traditionnels cotons-tiges en plastique dans les commerces. Suivant les dispositions de la loi Egalim de 2018, ils sont en effet interdits de vente à compter du 1er janvier, avec toutefois six mois de délai le temps d’écouler les stocks, dans l’objectif de se débarrasser définitivement du plastique à usage unique en 2040. Pouvant apparaître comme inoffensifs à premier abord, de par leur petite taille, les tiges en plastique qui composent ces derniers sont en fait un désastre écologique. Nouvelle qui devrait soulager la planète, mais comment s’en passer ?  Il existe différentes alternatives à ces derniers comme les cotons-tiges en bambou ou encore l’oriculi japonais. Biodégradables et réutilisables, ils sont tout aussi efficaces que les cotons-tiges en plastique tout en étant inoffensifs pour l’environnement.

Fini, les gobelets en plastique :  Exit les gobelets, assiettes, verres entièrement en plastique à partir de 2020. Toujours dans le cadre de la loi Egalim, le gouvernement interdit officiellement la mise à disposition de ces contenants utilisés quotidiennement par de nombreuses chaînes de fast-food, toujours avec six mois de délai pour écouler les stocks. Selon Esther Kalonji déléguée générale du SNARR (Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide), les enseignes « travaillent déjà depuis plusieurs années sur un plan zéro plastique ». Des initiatives concrètes ont été prises par certaines chaînes pour anticiper cette interdiction dès le deuxième semestre de 2019 avec « la suppression des pailles, gobelets et couvercles en plastique ainsi que l’introduction de couverts en bois ». Antidia Citores, porte-parole de l’ONG Surfrider se réjouit de cette mesure : « on va enfin passer de l’ère du jetable à l’ère du réutilisable, c’est une avancée dans l’offre qui va être proposée au consommateur ». Il faudra cependant attendre 2021 pour l’interdiction des pailles en plastique.

Un pas de côté pour les pesticides :  Une nouvelle réglementation sur les pesticides va entrer en vigueur. Les agriculteurs ne pourront plus épandre de pesticides à moins de 20 m des habitations, pour les produits « les plus dangereux », contre 10 ou 5 m pour les autres « produits phytopharmaceutiques », selon l’arrêté. Avancée certaine en termes de protection de la santé des riverains pour certains, elle est jugée encore insuffisante par les associations de défense de l’environnement, qui militaient pour que des distances de 100 voire de 150 m soient instaurées, en témoigne la déclaration de François Veillerette directeur de l’ONG Générations Futures qui dénonce « le manque total d’ambition de ces textes qui ne changeront rien sur le terrain et ne protégeront nullement les riverains des zones d’utilisation de pesticides ».

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Certains contribuables doivent réactualiser leur taux avant le 7 décembre

impot a la sourceLes contribuables ayant modifié leur taux en 2019 pour signaler une variation de revenus par rapport à 2018 doivent confirmer ce changement au fisc avant le 7 décembre.

Au printemps dernier, les contribuables français ont rempli leur déclaration sur les revenus de l’année 2018. C’est grâce à ces informations que l’administration fiscale a pu actualiser leur taux de prélèvement à la source en septembre. Ce nouveau taux sera appliqué jusqu’en août 2020. Il sera toutefois légèrement adouci par le fisc en janvier pour tenir compte de la baisse de l’impôt sur le revenu prévue par le gouvernement.

Néanmoins, contemporanéité de l’impôt oblige, certains contribuables ont pu actualiser eux-mêmes leur taux de prélèvement à la source au début de l’année 2019 pour signaler une baisse ou une hausse de revenus par rapport à 2018. Dans ce cas, le fisc leur a calculé un nouveau taux de manière anticipée en s’appuyant sur une estimation des revenus qui auront été perçus cette année. Ce taux ne s’applique cependant que jusqu’au 31 décembre.

Renouvellement du taux avant le 7 décembre
Autrement dit, les contribuables qui ont modifié eux-mêmes leur taux au cours de l’année pour signaler une variation de revenus et qui souhaitent le conserver en 2020 doivent en informer l’administration fiscale s’ils pensent que leurs revenus ne vont pas être à nouveau modifiés. Sinon, c’est le taux calculé en septembre à partir de la déclaration des revenus 2018 qui s’appliquera en janvier.

Ils ont jusqu’au samedi 7 décembre pour faire la démarche afin que le taux puisse être communiqué à temps aux collecteurs, qu’il s’agisse de l’employeur, de la caisse de retraite ou encore de Pôle emploi. Pour ce faire, rendez-vous sur impôts.gouv.fr  (cliquez ici) dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » puis dans « Actualiser suite à une hausse ou une baisse de vos revenus ». Il vous sera alors demandé d’indiquer vos revenus estimés pour l’année 2020. Si le délai est respecté, le nouveau taux sera appliqué dès janvier, tout en prenant automatiquement en compte la baisse de l’impôt sur le revenu qui doit entrer en vigueur.

Le cas d’un changement de situation
S’agissant d’un changement de situation qui aurait été déclaré au fisc en 2019 (mariage, pacs, naissance d’un enfant), « le taux calculé suite à cette demande continue de s’appliquer en janvier et jusqu’à fin août 2020. Vous n’avez rien à faire », explique la direction générale des finances publiques (DGFIP).

Au printemps 2020, rebelote, les contribuables devront à nouveau remplir leur déclaration de revenus de l’année 2019 cette fois, bien que certains n’auront plus besoin de le faire. Elle permettra à nouveau de réactualiser le taux de prélèvement à la source qui sera appliqué au mois de septembre suivant.

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Taxe d’habitation : le fisc va rembourser un trop-perçu à 6,3 millions de contribuables

taxe habitationAvec la nouvelle baisse de la taxe d’habitation en 2019, les provisions versées au cours de l’année par certains contribuables n’ayant pas suffisamment modulé leurs mensualités seront plus élevées que le montant total à payer. Le fisc devra donc leur rembourser le trop-perçu.

Bonne nouvelle pour une majorité de Français. Alors que les avis de taxe d’habitation arrivent dans les boîtes aux lettres et boîtes mails, 80% des contribuables vont constater une nouvelle baisse du montant à régler au fisc, conformément à la réforme qui prévoit la suppression totale de cet impôt en 2020, puis en 2023 pour les 20% restants.

6,3 millions d’entre eux éligibles à la réforme en 2020 et ayant opté pour le paiement mensualisé vont même être remboursés par l’administration fiscale pour un montant total de 1,14 milliard d’euros.

Remboursement automatique
En effet, le dégrèvement de la taxe d’habitation était de 30% l’an passé et de 65% cette année. Si les contribuables mensualisés n’ont pas suffisamment modulé à la baisse leurs versements, alors le fisc -qui se base sur le montant de la taxe d’habitation de l’an passé pour fixer les mensualités- aura reçu un trop-perçu qu’il devra rembourser pour régulariser la situation de ces contribuables.

Les remboursements se font de manière automatique, sans avoir besoin de prévenir l’administration fiscale. Ils interviennent systématiquement par virement sur le compte bancaire ayant servi aux prélèvements mensuels.

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Prélèvement à la source : les Français attribuent une bonne note à la réforme

impot sourceSelon une enquête de la société de conseil en ligne TacoTax, la réforme est plébiscitée par une grande majorité de contribuables. Seuls 14 % ont rencontré un problème, le plus souvent lié à une erreur de taux.

Le 1er janvier dernier, c’était le big bang fiscal : l’entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS). À Bercy, les fonctionnaires des impôts évoquent désormais une ère avant et après PAS. Quel est le bilan de la réforme neuf mois plus tard ?  Que pensent les contribuables français de cette révolution de l’impôt sur le revenu ?

TacoTax, une société de conseil en ligne pour déclarer ses revenus, a réalisé une enquête auprès de 1 050 des 300 000 contribuables inscrits sur sa plateforme. Le Parisien-Aujourd’hui en France en dévoile les résultats en exclusivité.

Près d’1 Français sur 2 met la note maximale
Cocorico, les Français donnent la note moyenne de 7,7 sur 10 au passage au prélèvement à la source. « Pour nos compatriotes, qui ont l’habitude d’être notés sur 20, c’est plus de 15 (15,4), c’est très bon », insiste Rodrigue Ménégaux, le directeur général de TacoTax.

Mieux : parmi les répondants, ils sont même 44 % à attribuer la note maximale de 10 (sur 10) à ce changement. Dans le détail, plus les contribuables sont jeunes, plus ils préfèrent ce système au précédent : ainsi, c’est le cas 72 % des 30-49 ans, contre 66 % des 65 ans et plus.

infographie impot a la source

Les Français applaudissent, et Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, se frotte les mains. L’impôt sur le revenu, désormais prélevé à la source par l’employeur, est plus simple à collecter. Dès la première année, le taux de recouvrement a ainsi atteint 98,5 % contre 97 % dans l’ancien système.

« Notre enquête démontre que le passage au prélèvement à la source a déjoué certains pronostics les plus sombres : complexité, impact sur le pouvoir d’achat, résume Aldric Émié, cofondateur et président de la société autoproclamée coach en ligne des particuliers pour déclarer leurs impôts. Pour autant, la réforme a également généré quelques difficultés pour une partie des contribuables. »

Tous les contribuables ne mettent pas à jour leurs revenus
En effet, 14 % des personnes interrogées ont rencontré un problème. L’erreur la plus souvent déplorée concerne le taux de prélèvement (61 %) et les contribuables concernés ont tiré le score général de la réforme vers le bas. En effet, ils donnent la note globale, très faible, de 2,7 sur 10 au PAS.

Dans les faits, pourtant, « l’erreur en question était souvent liée à une évolution à la hausse ou à la baisse des revenus, et il leur suffit de mettre à jour leurs informations sur le site des impôts », souligne Rodrigue Ménégaux. Dit autrement, il ne s’agit pas toujours d’une erreur réelle, plutôt « d’un sentiment d’erreur » …

Un besoin d’information renforcé
Tout irait bien dans le meilleur des mondes, alors, grâce au prélèvement à la source ?   Les syndicats de la Direction générale des finances publiques, eux, ne sont pas de cet avis. Car la révolution de l’impôt est aussi synonyme de suppressions de postes. Lundi dernier, les fonctionnaires du fisc étaient en grève, partout en France, pour exprimer leur « ras-le-bol ».

« Le PAS a peut-être simplifié la vie des Français, mais pas des agents, insiste Anne Guyot-Welke, la secrétaire générale de Solidaires Finances publiques. Par exemple, les durées d’explication sont beaucoup plus longues avec les contribuables que nous recevons ou que nous avons au téléphone. Le PAS ne doit pas donc s’accompagner d’une diminution des effectifs ».

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En 2020, la redevance télé baissera de 1 euro

ezdevance-tv.jpgIl s’agirait de la première diminution en quinze ans.

La redevance télé, principale source de financement de l’audiovisuel public, va baisser de 1 euro l’an prochain, a-t-on appris auprès du ministère des Comptes publics. Selon Le Figaro, qui rapporte cette information, il s’agit de la première baisse de cet impôt en vingt ans. Elle s’élèvera donc à 138 euros en 2020, contre 139 cette année, et après une stagnation entre 2018 et 2019.

Cette mesure sera actée dans le projet de loi de finances pour 2020 que le gouvernement doit présenter vendredi prochain. Elle intervient alors que le gouvernement a demandé de fortes économies à l’audiovisuel public d’ici à 2022.

Gerald Darmanin veut la supprimer
La perception de la redevance télé, de son nom officiel « contribution à l’audiovisuel public », qui devrait rapporter plus de 3 milliards d’euros cette année, est aussi amenée à évoluer avec la suppression progressive de la taxe d’habitation à laquelle elle est rattachée.

En mars dernier, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, avait expliqué vouloir supprimer cet impôt qu’il estimait « assez injuste ».

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Prélèvement à la source : ce qui va changer dès 2020

preleveùent a ma sourceEn 2020, les Français pourront refuser l’avance de réduction d’impôt touchée en début d’année et 12 millions d’entre eux pourront se passer de faire une déclaration. Bercy note également que la mise en place du prélèvement à la source a amélioré le recouvrement de l’impôt.

Le gouvernement est satisfait du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Mis en place en place en début d’année, ce nouveau mode de prélèvement a été approprié par les Français puisque 2 millions d’entre eux ont modulé le taux que cela leur était permis. Le gouvernement se félicite par ailleurs de l’efficacité du dispositif avec un taux de recouvrement supérieur aux attentes. Il a ainsi atteint 98,5%, soit 1,5 point de plus que ce que Bercy avait anticipé, soit aux alentours d’un milliard d’euros de plus dans les caisses de L’État.

Un dispositif qui a n’a pas pour autant été exempt de critiques. Comme sur le remboursement des crédit d’impôt par exemple. Cette année les personnes qui avaient droit à des réductions et crédits d’impôts récurrents (dons, cotisations syndicales, service à la personne, frais de garde des jeunes enfants…) ont reçu 60% de la somme en janvier. Le problème c’est que les personnes qui ne bénéficiaient plus du crédit cette année devaient rembourser la somme huit mois plus tard. Ce système va changer pour les impôts de 2020. À compter de novembre 2019, il sera donné la possibilité aux usagers de renoncer à cette avance ou d’en diminuer le montant.

Autre évolution pour 2020 : la déclaration de revenu deviendra tacite pour les foyers fiscaux qui n’ont rien modifié à leur dernière déclaration pré-remplie. Cela devrait concerner 12 millions de foyers en France l’année prochaine.

Enfin sur les baisses d’impôt prévues pour 2020, les nouveaux entreront directement en application en janvier 2020 lors du premier prélèvement annuel. L’administration fiscale recalculera les taux de prélèvement de l’ensemble des foyers fiscaux et les transmettra aux collecteurs d’ici fin 2019 en vue d’une prise en compte par ces derniers dès janvier 2020. Mais Bercy précise que selon la célérité des collecteurs qui recevront les nouveaux taux de l’administration fiscale, certains pourront en bénéficier dès décembre 2019, d’autres peut-être plus tardivement en février 2020.