Publié dans Texte Actualité divers

Décès du créateur des emballages Tetra Pak

L’industriel suédois Hans Rausing s’est éteint à 93 ans. «Hans Rausing avait une force exceptionnelle et jusqu’au bout un engagement pour l’entrepreneuriat en Suède et dans le monde», a indiqué sa famille dans un communiqué.

En 1929, son père, Ruben Rausing, avait fondé dans le sud de la Suède une usine spécialisée dans le conditionnement. Il y développe le premier emballage en carton de forme de tétraèdre, un berlingot, pour les produits laitiers, ce qui va révolutionner le conditionnement des boissons.

Né en 1926, Hans Rausing fait grandir l’entreprise, baptisée en 1951 Tetra Pak, en référence à la forme des emballages. Directeur-général puis président du groupe, il multiplie les innovations qui le font connaître au-delà des frontières du royaume scandinave.

Machines à lait UHT
«Quand j’ai commencé comme DG en 1954, Tetra Pak avait sept employé et en 1993 quand j’ai quitté mes fonctions de président, nous étions 36 000», avait-il expliqué en 2008, dans une rare interview au quotidien suédois Sydsvenskan. Sous son impulsion, et celle de son frère à qui il revendra ses parts en 1995, Tetra Pak améliore ses emballages avec des matériaux aseptisés et de nouvelles formes, c’est la création des briques, mais aussi le conditionnement du lait en développant les machines à lait UHT.

En 1991, Tetra Pak acquiert Alfa Laval, l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements et d’usines pour les industries agroalimentaires et le secteur de l’agriculture. Le groupe devient ensuite Tetra Laval.

Réputation entachée
La fortune de Hans Rausing, qui avait quitté la Suède pour le Royaume-Uni pour des raisons fiscales dans les années 1980, est estimée à 12 milliards de dollars (10,9 milliards d’euros) selon le magazine Forbes.

La réputation de la famille avait été entachée en 2012 quand son fils, toxicomane, avait été condamné à la prison avec sursis pour ne pas avoir fait enterrer sa femme, dont le corps décomposé avait été retrouvé à leur domicile. Le cadavre d’Eva Rausing, qu’il avait rencontrée à la fin des années 1980 dans une clinique de désintoxication, était alors dans un état de décomposition avancé.

Publié dans Texte Actualité divers

La nanocellulose aiguise les appétits de l’industrie

nanocelluloseExtraite de plantes ou de papier, la nanocellulose est biodégradable, renouvelable, compostable et très résistante.

Elle s’impose comme un matériau d’avenir en application de surface ou dans des mélanges pour fabriquer papiers, carton, panneaux de bois, cosmétiques …

La nanocellulose constitue un matériau prometteur aux applications industrielles variées, même si les recherches se poursuivent pour préciser ses débouchés et améliorer sa rentabilité, selon des spécialistes du secteur. « Un énorme potentiel : c’est le futur de l’emballage et de la cosmétique (…) Vous en aurez partout d’ici moins de dix ans », affirme Karim Missoum, PDG d’Inofib, une start-up issue du pôle de recherche Grenoble INP étudiant les applications possibles.

En avril, une étude du cabinet de conseil EY pour le ministère de l’Économie, menée avec les fédérations industrielles du papier et de la chimie, plaçait la nanocellulose parmi les solutions les plus encourageantes pour l’avenir de ces filières. Son atout clé : « La nanofibre de cellulose est cinq fois plus légère que l’acier et cinq fois plus résistante », indiquait ce rapport, publié par le pôle de prospective du ministère, vantant « l’ouverture vers de nouveaux marchés » pour les industriels du secteur. De fait, les recherches s’intensifient depuis plusieurs années sur ce matériau de taille nanométrique (milliardième de mètre).

Pour renforcer l’imperméabilité du carton
Ainsi, à Grenoble, le Centre technique du papier (CTP) et l’institut technologique FCBA travaillent depuis 2006 sur la production, puis sur les applications, en testant différentes matières de base (pâte à papier, poussières de découpe, résidus de l’industrie papetière), explique Michel Petit-Conil, qui dirige une équipe sur le sujet. Le processus consiste à libérer des fibrilles de cellulose de la paroi de la fibre papetière, qui s’agglomèrent sous forme de gel. « La nanocellulose, c’est de la cellulose pure, c’est biodégradable, renouvelable, compostable, durable », souligne Michel Petit-Conil.

Les débouchés potentiels sont nombreux, en application de surface ou dans des mélanges (papiers et carton, panneaux de bois, vernis, encres, cosmétiques). Le laboratoire du CTP a ainsi développé une application de « lamination humide » pour les emballages, avec « un film 100% nanocellulose qu’on dépose à la surface d’un papier ou d’un carton » pour en renforcer l’imperméabilité, explique Michel Petit-Conil.

Réduire la consommation énergétique lors de la fabrication
Mais l’objectif est maintenant de produire des nanocelluloses à très haute concentration, et de réduire la consommation énergétique liée à la fabrication, qui reste un enjeu majeur même si elle été « réduite de façon drastique », ajoute-t-il. La nanocellulose existe aussi sous une deuxième forme, les nanocristaux de cellulose, qui ont des propriétés différentes des fibrilles et se dispersent bien dans l’eau sans former de gel.

« Il y a des propriétés optiques qui ne sont possibles qu’avec les nanocristaux, qui forment des cristaux liquides » ou permettent d’obtenir « une couleur sans aucun colorant », explique Isabelle Capron, qui anime une équipe de recherche sur les nanostructures à l’Inra de Nantes.

Un marché estimé à 661 millions de dollars en 2023
Reste la difficulté liée aux autorisations pour les nanomatériaux, notamment en France. « Mais pour tous les pays asiatiques, qui n’ont jamais eu de réglementation sur les nanocelluloses (…) ça se fait très bien », observe Isabelle Capron. « Il y a un vrai boom, tant au niveau des brevets que des articles et de la production », ajoute-t-elle.

Le marché mondial de la nanocellulose est estimé à 285 millions de dollars et devrait plus que doubler pour atteindre 661 millions de dollars en 2023, selon le groupe canadien CelluForce, en pointe dans la production de cristaux de nanocellulose, qui se réfère à une étude indépendante.

« Le produit est vraiment encore récent », mais « il y a un vrai engouement », confirme Karim Missoum, le PDG d’Inofib. « En 2012, on était trois à vouloir essayer d’industrialiser ce produit. Fin 2018, ils étaient 63 producteurs à travers le monde, ça a pris un vrai essor », note-t-il. Pour lui, « il y a vraiment une filière à créer, à industrialiser, et les acteurs français ont encore leur place sur le marché s’ils se motivent. Il y a encore du marché à prendre ».

Publié dans Texte Actualité divers

Si la croissance résiste aux USA, c’est grâce aux consommateurs

croissanceGrâce aux nombreuses créations d’emplois, à l’augmentation des salaires, à la faible inflation, les Américains ont le moral et dépensent en masse.

Une vitalité qui permet de compenser la morosité du secteur industriel, frappé par l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et les tensions commerciales avec la Chine.

L’économie des États-Unis montre des signes ambivalents, mêlant inquiétude et vitalité vis-à-vis du ralentissement mondial. Les consommateurs américains ont dopé leurs dépenses en juillet, les ventes au détail ayant grimpé de 0,7%, bien au-dessus des attentes des analystes. Magasins et distributeurs en ligne d’appareils électroniques, d’habillement et d’ameublement ont vu leurs ventes gonfler le mois dernier. Walmart, numéro un mondial de la distribution, qui annonçait ses résultats jeudi, a battu les prévisions de bénéfice au 2e trimestre et se montre optimiste pour le reste de l’année.

Si les ventes au détail ne représentent environ qu’un gros quart de la consommation, car les Américains dépensent davantage dans les services; elles donnent une première idée de l’évolution des dépenses de consommation des ménages.

Une consommation soutenue attendue au 3e trimestre
La consommation est la locomotive de l’économie américaine, générant 75% de la croissance du PIB. Alors que la croissance du Produit intérieur brut a atteint 2,1% en rythme annuel au 2e trimestre, l’expansion du 3e trimestre devrait se tasser un peu mais rester soutenue autour de 1,9%, selon la dernière projection de la banque centrale régionale d’Atlanta.

« Nous pensons que la solide confiance des consommateurs, les fortes créations d’emplois, la faible inflation et la croissance des salaires vont continuer à soutenir les dépenses de consommation au 3e trimestre, ce qui va contrebalancer le ralentissement de la croissance », a estimé Gregory Daco, économiste en chef pour les États-Unis d’Oxford Economics.

Une faible progression de la production industrielle
Car si l’optimisme semble de rigueur chez le consommateur, les industriels sont plus inquiets face à l’affaiblissement de l’économie à l’étranger et aux tensions commerciales. La production industrielle américaine s’est repliée en juillet (-0,2%) pour la seconde fois en quatre mois, plombée par un recul encore plus important (-0,4%) de la production manufacturière. Sur un an, de juillet 2018 à juillet 2019, la production industrielle, secteur cher à l’administration Trump qui veut « rendre à l’Amérique sa grandeur », n’a progressé que de 0,7%.

« Ce secteur manufacturier est en récession mais pas au point de menacer l’ensemble de l’économie », a commenté Ian Shepherdson, économiste en chef pour Pantheon Macroeconomics.

Pour Andrew Hunter, économiste pour Capital Economics, « la récession manufacturière s’est poursuivie au début du 3e trimestre. Mais les derniers chiffres donnent des raisons d’être optimiste, de même que les chiffres des ventes de détail ». « Il y a peu de signes que le malaise s’étende plus largement à l’économie », estime-t-il aussi.

Donald Trump lâche du lest dans son bras de fer avec la Chine
Consciente des signes d’affaiblissement de l’activité mais aussi de l’importance de la consommation pour la croissance, l’administration Trump a levé le pied dans l’escalade des tarifs douaniers avec la Chine. En début de semaine, le président américain a reporté à la mi-décembre l’imposition de taxes supplémentaires sur une partie des 300 milliards de dollars de marchandises chinoises importées qui devait entrer en vigueur dès le 1er septembre.

De son propre aveu, Donald Trump a admis ne pas vouloir mettre en danger la saison des achats de fin d’année. Une hausse des tarifs douaniers sur les produits de grande consommation, allant des téléphones aux jouets, tous fabriqués en Chine, risquerait en effet d’être répercutée sur les prix à la vente aux États-Unis.

« Les consommateurs sont dans la meilleure forme de tous les temps, avec plein d’argent », a lancé Donald Trump dans un tweet jeudi. Devant la presse plus tard dans la journée, Donald Trump a par ailleurs assuré que la prochaine session de négociations commerciales entre Pékin et Washington programmée début septembre était « toujours prévue ». « Nous parlons au téléphone, nous avons des entretiens productifs », a-t-il affirmé. Il a répété que la Chine « voulait parvenir à un accord » commercial et qu’il allait « bientôt » parler au président chinois Xi Jinping.

Alors que sur le front international, la conjoncture s’affaiblit,  l’activité en Allemagne et en Grande-Bretagne s’étant contractée au 2e trimestre,  les investisseurs se sont rués sur les bons du Trésor américains, provoquant une forte volatilité boursière et une chute des rendements sur les obligations d’État.

Publié dans Texte Actualité divers

Des risques de pénurie d’eau au Luxembourg ?

Des risques de pénurie d'eau au LuxembourgPrès d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’Institut World resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales. «L’agriculture, l’industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, a écrit l’institut.

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Risque «moyennement» élevé au Luxembourg
«La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d’instabilité financière», a indiqué le PDG de l’institut, Andrew Steer.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse qui vont augmenter avec le changement climatique  peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises au Cap, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut.

Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une «pénurie hydrique élevée». Parmi eux figurent plusieurs pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, mais aussi la Belgique.

Quant au Luxembourg, il figure dans la catégorie juste en dessous avec un risque «moyennement élevé». Pas de quoi être totalement à l’abri non-plus.

Publié dans Texte Actualité divers

Les fabricants et distributeurs de boissons veulent une mise en place de consignes

plastiqueDans une tribune, les industriels de la boisson prônent la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », affirment-ils.

Les représentants des fabricants et distributeurs de boissons se déclarent favorables à la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes aux fins de recyclage, dans une tribune parue samedi 6 juillet sur le jdd.

Le projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire doit être présenté mercredi au conseil des ministres par la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson, qui soutient un système de consigne. « La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire », estiment les signataires de la tribune.

« Le dispositif actuel ne permet pas de faire progresser assez vite le tri et le recyclage de nos déchets ménagers. Il ne permet pas d’atteindre les objectifs nationaux et européens de 90% de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique et de 30% d’intégration de matière recyclée », écrivent-ils.

Les signataires représentent Boissons énergisantes France (BEF), Boissons rafraîchissantes de France (BRF), la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la Fédération nationale des boissons (FNB), la Confédération nationale du commerce de gros et international (CGI), le Syndicat des eaux de sources (SES), le Syndicat national du lait de consommation, l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruit, et enfin Citeo.

« Seuls les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent, voire dépassent, l’objectif de 90% de collecte. En Finlande, 91% des bouteilles en plastique PET consignées sont retournées , 90% au Danemark et 97% en Allemagne. Cette réalité oblige à étudier sérieusement cette solution pour la France », expliquent-ils.

Des réserves quant aux consignes
« La mise en place de la consigne pour recyclage s’inscrirait dans un contexte plus large d’évolutions du modèle de collecte sélective et de tri », disent-ils, évoquant la généralisation de la collecte des biodéchets d’ici à 2025, « l’harmonisation nationale des couleurs des bacs ou la généralisation d’un tri séparé du papier-carton ». Ce « saut de performance » cependant « ne sera possible que si tous les acteurs engagent des discussions ».

Des fédérations professionnelles du recyclage ont de fait exprimé des réserves sur la consigne. La Fnade, la fédération des entreprises du recyclage et du traitement des déchets, se préoccupe du « coût associé » à sa mise en place. La fédération Federec préconise plutôt un nouveau mode de tri « clarifié et simplifié ». À propos de la consigne, « je ne crois pas à une solution à la va-vite », a déclaré Mme Poirson au JDD. « Le principe est arrêté car c’est le seul qui garantit des niveaux de collecte très élevés, mais il reste à déterminer le comment. Est-ce qu’il faut une consigne pour le recyclage, pour le réemploi, uniquement pour les emballages plastiques ou aussi pour le verre ?« .

Pour elle, « cette loi marquera un vrai tournant écologique » et constituera « une réponse au débat stérile entre croissance et décroissance ». Le projet de loi veut notamment renforcer le principe du pollueur-payeur. « Des pans entiers de notre économie ne prennent pas en charge le traitement de leurs déchets, supporté par les collectivités, donc par les impôts locaux : les articles de bricolage, de jardinage, de sport, les jouets, les mégots… Ça va changer », dit-elle. « On produit l’équivalent de 5 T de déchets par an et par personne (…) Un des secteurs qui doivent réagir, c’est la construction », ajoute-t-elle, relevant que « 600 kilos sont des déchets ménagers, 700 kilos des déchets d’entreprise. Tout le reste vient du BTP. »

Publié dans Texte Actualité divers

L’automatisation bouleverse le travail et les modes de production des entreprises

automatisation ia et robotL’automatisation bouleverse le travail et les modes de production des entreprises. Mais, la Banque Mondiale écarte à son tour l’hypothèse d’un remplacement systématique d’emplois par des robots ou des applications d’intelligence artificielle.

L’impact de l’automatisation sur l’emploi et l’activité des entreprises est au centre d’un rapport de la Banque Mondiale sur le développement global. Comme d’autres organismes avant elle, l’institution financière internationale écarte l’hypothèse d’un remplacement systématique d’emplois par des robots ou des applications d’intelligence artificielle (IA).

La Banque Mondiale reconnaît, en revanche, que des millions d’emplois dans le monde évoluent ou périclitent sous l’effet combiné de l’automatisation et de la numérisation. L’industrie et les services administratifs sont les premiers impactés.

Malgré tout, les auteurs du rapport affichent leur optimisme. « Certes, les emplois manufacturiers sont de plus en plus automatisés […] Les travailleurs chargés de tâches routinières ‘codifiables’ étant les plus faciles à remplacer. Mais les technologies offrent la possibilité de créer de nouveaux emplois, d’accroître la productivité et de fournir des services publics efficaces », a souligné la Banque Mondiale.

D’autres postes sont moins exposés (services de proximité, santé, éducation, technologies …). D’autres encore sont positionnés pour profiter des créations nettes d’emplois liées à l’automatisation (ingénierie, data science …).

4e révolution industrielle
Les entreprises, de leur côté, ont la possibilité « d’accroître ou de réduire rapidement leur activité ». Et ce grâce au « numérique » qui « bouleverse les modes de production traditionnels », les structures et les modèles d’affaires des sociétés.

« Les technologies leur permettent de pousser leur avantage comparatif en rendant leurs opérations plus efficaces et en les aidant à innover dans la manière de mener des affaires », insiste le rapport. Les grandes entreprises et les plateformes sont les grandes gagnantes de ce mouvement.

On l’aura compris, pour la Banque Mondiale, la quatrième révolution industrielle (4RI), celle de l’intelligence artificielle, des objets connectés, de la blockchain ou encore de l’impression 3D  crée plus d’opportunités qu’elle n’en détruit.

C’est en tout cas le point de vue exprimé par Pinelopi Koujianou Goldberg, économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale, dans les colonnes de Bloomberg. « Nous vivons la quatrième révolution industrielle et nous avons survécu aux trois autres. Les machines n’ont pas éliminé les humains », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « nous nous adapterons ».

Pour ce faire, la Banque Mondiale recommande aux parties prenantes, les pouvoirs publics en particulier, d’investir dans l’humain et les compétences, « soft skills » inclus.