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Netflix augmente le prix des abonnements en France

NetflixL’augmentation des tarifs sera effective dès ce jeudi 20 juin pour les nouveaux abonnés et sera appliquée aux 5 millions de Français déjà abonnés dans les prochaines semaines.

Cela fait des semaines que des rumeurs circulent sur des augmentations des tarifs d’abonnement à Netflix. Selon Le Figaro, ce sera chose faite dès aujourd’hui. Un vingtaine de pays (Europe et Moyen Orient) seraient concernés, dont la France qui compte 5 millions d’abonnés.

L’offre Standard (deux écrans et haute définition) va passer à 11,99 euros, soit une augmentation de 1 euro. L’abonnement Premium (quatre écrans simultanés et de très haute définition) grimpe de 2 euros pour passer de 13,99 à 15,99 euros. Seul le montant du forfait de base (Essentiel) reste au même prix (7,99 euros). Sur le site, les prix affichés n’ont pas encore été revu à la hausse comme nous l’avons constaté ce jeudi matin.
Netflix augmente le prix des abonnements en France

« Cette augmentation reflète les améliorations constantes que nous apportons à l’expérience utilisateurs et nos importants investissements dans les contenus de qualité », a expliqué un porte-parole du groupe américain.

Comme le rappelle Le Figaro, depuis l’ouverture de son service de streaming en France 2014, Netflix a fortement augmenté ses prix pour les forfaits Standard et Essentiel. En cinq ans, ils ont respectivement grimpé de 37,5% et 33%.

Ces hausses sont sans commune mesure avec celle que les Américains ont connu en janvier dernier. Netflix les a surpris en annonçant l’augmentation de tarif la plus importante de son histoire. La formule Standard à deux écrans avait alors subi la plus forte augmentation de prix, en passant de 10,99 à 12,99 dollars par mois (soit +18,2%).

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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
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Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.

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Les Français plus nombreux que jamais à souffrir de troubles de l’érection

troubles de l'érectionEn France, 61% des hommes ont déjà été victimes de troubles de l’érection, d’après une nouvelle étude de l’Ifop publiée ce mercredi. Un sujet encore majoritairement « tabou » chez la gente masculine, souligne l’étude.

Une étude de l’Ifop pour la plateforme de santé Charles.co, publiée ce mercredi, révèle que les Français n’ont jamais été aussi nombreux à souffrir de problèmes d’érection. Pas moins de 6 hommes sur 10 ont déjà rencontré des troubles érectiles au moins une fois au cours de leur vie : un chiffre en hausse continue ces 15 dernières années.

En 2005, ils n’étaient « que » 44% à en avoir déjà rencontré, contre 61% aujourd’hui. Et pour bon nombre de ces hommes, il ne s’agit pas d’un souvenir lointain ou d’une vague expérience de jeunesse, dans la mesure où ils sont plus d’un sur trois (38%) à admettre avoir connu une forme de troubles du désir ou de l’érection au cours des 12 derniers mois.

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Dépendance aux écrans et baisse de libido
Parmi les variables lourdes qui influent sur ce type de troubles, on trouve l’âge, le stress ainsi que le lieu de résidence. Les hommes habitants en agglomération parisienne (46%) y étant nettement plus sujets que les ruraux (36%).

Pour la toute première fois, cette étude montre aussi que la dépendance aux écrans peut avoir un impact sur la libido masculine. Chez les moins de 35 ans, le nombre d’individus victimes de troubles du désir est nettement supérieure à la moyenne chez les hommes visionnant quotidiennement « des vidéos pornographiques, les réseaux sociaux, les applis d’information ou les films et séries tels qu’en offrent des services comme Netflix ».

« Étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan », explique François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Un sujet encore tabou
Or, même en 2019, ces troubles génèrent des complexes chez les hommes, qui ont « une vision très phallocentrée du plaisir sexuel ». D’après l’étude, les hommes concernés ne sont pas toujours disposés à parler de ces troubles, que ce soit à leur partenaire ou à un professionnel de santé.

Près de deux tiers d’entre eux (63%) ont déjà eu des complexes sur leur capacité à avoir une érection, et 62% sur le fait de garder leur sexe en érection pendant tout un rapport. Par conséquent, le nombre d’hommes n’ayant jamais consulté de médecin à ce sujet s’élève à 72%, et seul un quart des hommes concernés en ont déjà parlé à quelqu’un.

Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant de loin l’argument le plus avancé. Par ailleurs, les chiffres montrent que les hommes ayant des troubles de l’érection sont deux fois plus nombreux à être complexés par la taille de leur sexe.

« Une conception pénétrative du plaisir sexuel »
Cette étude révèle que « la gent masculine a encore « une conception très pénétrative du plaisir sexuel masculin ». 56% des hommes, et 64% des hommes de moins de 30 ans, estiment qu' »un rapport sexuel doit impliquer une pénétration pour être pleinement satisfaisant ».

Pour retrouver du désir, la grande part des hommes concernés fait marcher la fabrique à fantasmes. 43% ont recours au porno, et 42% repensent à de précédents rapports sexuels. Mais dans l’ensemble, les Français restent réticents à recourir à des médicaments permettant d’améliorer les problèmes d’érection, même si 56% d’entre eux pourraient l’envisager.

Les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans se distinguent de leurs aînés du fait qu’ils recourent davantage aux produits psycho-actifs tels que le Viagra, la forte quantité d’alcool, ou encore la drogue et les produits aphrodisiaques.

Étude IFOP pour Charles.co réalisée en ligne du 19 au 24 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1957 personnes, de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, résident en France métropolitaine.

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Dans quels départements les consommateurs achètent-ils le plus de produits bio ?

conso bioLa proportion de produits labellisés AB dans les caddies est quatre fois plus importante à Paris que dans l’Aisne, le Pas-de-Calais ou les Ardennes. Et les différences de revenus n’expliquent pas tout.

Qui sont les plus gros consommateurs de bio en France ?   Si plus de deux tiers des Français assurent qu’ils consomment du bio au moins une fois par mois, où consomme-t-on le plus de produits bio ?   Il semblerait assez logiquement que ce soit dans les départements dont les habitants disposent du pouvoir d’achat le plus élevé.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisé par le spécialiste de la grande consommation Olivier Dauvers à partir de données de la société spécialisée IRI. Les départements où l’on consomme le plus de produits bio sont donc Paris (8% des achats en grande distribution), les Hauts-de-Seine (6,5%), les Hautes-Alpes (5,9%), la Haute-Savoie (5,8%) et les Alpes Maritimes (5,6%).
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Dans ce top 5, on retrouve quatre départements figurant parmi les plus riches de France mais aussi les Hautes-Alpes, département rural où les revenus sont nettement inférieurs à la moyenne française. Sauf que ses agriculteurs se sont massivement convertis au label AB. Dans les Hautes-Alpes, plus de 27% des terres cultivées sont dédiées à la production bio contre 6,5% pour la moyenne nationale. On peut penser que cette conversion massive des agriculteurs influence le reste de la population.

A l’inverse, les départements dans lesquels les consommateurs achètent le moins de produits bio sont dans l’ensemble plus pauvres que la moyenne. La part du bio n’est ainsi que de 1,8% dans l’Aisne et de 1,9% dans le Pas-de-Calais. Il s’agit surtout de départements qui ont fait face à une désindustrialisation particulièrement importante depuis un demi-siècle et où l’agriculture a moins de poids qu’ailleurs.

Mais de manière générale, plus les habitants d’un département dispose de revenus élevés plus la part de produits bio achetées est importante. En moyenne elle atteint près de 5% dans les départements « riches » contre à peine 3,4% dans les départements « pauvres ».
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Et surtout l’écart semble se creuser entre les gros et les petits consommateurs de bio. « Si la part de marché du bio est la plus forte dans les départements les plus aisés, c’est aussi là qu’elle progresse le plus, explique Olvier Dauvers. Le poids du bio dans les départements les plus modestes augmente également, mais de façon beaucoup plus faible. Autrement dit, la conso de bio n’est pas près de s’homogénéiser dans l’Hexagone, bien au contraire. »

Comment expliquer un tel écart ?   Il y a évidemment la question du prix. Consommer bio coûte plus cher (50 à 60% de plus en moyenne) que consommer du conventionnel. « Ça met à mal une pensée dominante selon laquelle le bio intéresse tout le monde, explique Oliviers Dauvers. Le bio reste une proposition chère et c’est loin d’être un marché de masse. »

Si la cherté du bio constitue probablement un frein à l’adoption du bio, ce n’est peut-être pas la seule explication. Le prix n’est pas le seul critère à influencer les choix des consommateurs. Un exemple avec la viande qui reste un aliment onéreux. Elle est malgré tout, selon le Credoc, davantage consommée par les ouvriers (151 g/jour) et les employés (136 g/jour) que par les cadres et les professions libérales (113 g/jour) qui disposent pourtant d’un pouvoir d’achat plus conséquent.

Et si la baisse de la consommation de produits carnés est globale, elle est plus forte parmi les foyers aisés. Cette catégorie de la population est peut-être plus sensible aux nouvelles tendances de consommation. Diminuer sa consommation de viande ou manger davantage de produits sans pesticide sont des nouveautés plus vite adoptées par les classes aisées. « Il y a peut-être effectivement une question d’éveil et d’ouverture d’esprit par rapport à ces questions-là, estime Olivier Dauvers. Mais c’est difficile à mesurer. »

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10 mai : le jour du dépassement pour les Européens en 2019

10 mai le jour du dépassement pour les Européens en 2019A partir de ce 10 mai, les 512 millions d’habitants de l’Union européenne vivent à crédit. Ils ont en effet absorbé la totalité de ce que peut produire la Terre en nourriture, fibres et matériaux.

Pour la première fois, le WWF et l’organisme Global Footprint Network ont calculé le poids écologique des 28 États de l’Union européenne et l’ont traduit dans un « jour de dépassement », date à partir de laquelle la consommation des hommes excède la capacité de la Terre à fournir durablement de quoi se nourrir (agriculture et élevage), se vêtir (laine, coton, lin), se protéger dans un habitat sûr (ciment, acier, verre, bois). Ce 10 mai 2019, la production annuelle a donc été consommée. L’homme tape dans le capital.

Concrètement, les prélèvements de la pêche excèdent les capacités de reproduction des poissons, les besoins en viande animale et en plantes provoquent la destruction de forêts et de milieux naturels, l’activité économique génère du carbone en excès dans l’atmosphère ce qui signifie que ce 10 mai, pour éviter de faire grimper les températures mondiales, les 28 Etats membres devraient cesser toute utilisation de pétrole, de gaz et de charbon jusqu’à la fin de l’année. Le  » jour du dépassement  » de la planète entière interviendra début août.

Le mode de vie des habitants des pays développés excède les capacités de la planète
La démarche de Global Footprint consiste à traduire également cette surconsommation non durable en une surface de la planète nécessaire pour répondre aux besoins humains. Ainsi, le mode de vie des Européens nécessite actuellement les capacités de production de 2,8 Terres. Traduit en surface, cela représente 2,3 milliards d’hectares alors qu’on ne devrait pas dépasser le milliard d’hectares. Les Européens usent 20% de la production biologique de la planète alors qu’ils ne représentent que 7% de la population mondiale. L’Union est ainsi le troisième « occupant de surface » derrière la Chine et les États-Unis, un classement qu’il faut corriger par le nombre d’habitants. Avec 1,4 milliard de ressortissants, la Chine a ainsi l’empreinte écologique la plus forte mais son « jour de dépassement » est prévu pour le 14 juin. Les 330 millions d’États-uniens vivent, eux, à crédit depuis le 15 mars.

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Les jours de dépassement dans le monde. Les disparités sont immenses entre le Luxembourg et son jour de dépassement le 15 février et le Niger qui l’atteindra le 25 décembre. © Global Footprint Network

Au sein de l’Union européenne, les situations sont très diverses. Plus gros pollueur du continent, le Luxembourg est largement en tête du classement, notamment, estime le WWF, du fait des subventions qui font du Duché l’endroit d’Europe où l’essence est la moins chère (ce qui incite les habitants des régions voisines à venir y faire le plein) et les cylindrées des automobiles les plus grosses. L’Estonie est seconde du fait de l’exploitation de ses forêts. La France, en situation médiane, bénéficie à ce jour d’une électricité plus décarbonée du fait du parc nucléaire et d’un vaste massif forestier sous-exploité. Sans surprise, on trouve en queue de classement les États membres les plus pauvres, Bulgarie et Roumanie.

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Le classement des pays européens. Le Luxembourg est largement en tête. La France est 19ème sur 28. © Global Footprint network

Les solutions existent, il suffit de les appliquer
En moyenne, chaque Européen a besoin de 1,6 hectare pour satisfaire son actuel niveau de vie. Le continent a commencé à voir son empreinte globale devenir négative au début des années 1960. Elle a fortement augmenté jusqu’au milieu des années 2000 avec un record en 2007 avec jour du dépassement au 23 avril. La crise économique de 2008-2009 ainsi que plus marginalement l’essor des politiques de lutte contre le réchauffement climatique, ont permis de réduire l’impact de l’activité humaine sur la nature. Mais il existe aussi des contingences climatiques qui peuvent expliquer de fortes variations. Ainsi le jour du dépassement de la France qui interviendra le 15 mai prochain s’est amélioré de 10 jours par rapport aux années précédentes. Mais l’explication n’est pas à mettre au crédit des politiques de transition énergétique. Il s’agit plutôt d’un rattrapage après des années 2016 et 2017 très mauvaises pour l’agriculture et l’élevage où inondations et météo défavorable ont alourdi l’empreinte de ces secteurs.

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L’évolution des jours du dépassement depuis 1961 en Europe. © Global Footprint Network

Le WWF n’a évidemment pas perdu de vue que ce jour de dépassement européen intervient deux semaines avant les élections européennes du 26 mai. L’ONG rappelle en effet que toutes les solutions techniques, politiques et sociales sont disponibles et qu’il revient aux gouvernants de les mettre en œuvre. « Les élections européennes sont une occasion unique pour faire savoir à nos représentants élus que nous leur faisons confiance pour qu’ils montrent la voie de notre protection et de celle de la planète en renforçant les politiques environnementales et en appliquant les engagements de l’accord de Paris », conclut ainsi Ester Asin, directrice du bureau des politiques européennes du WWF.

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Ce site internet allemand qui rachète et vend les livres d’occasion aux Français

monox siteMomox, vendeur de livres (et d’autres produits comme les CD/DVD ou jeu vidéo) rachetés aux particuliers sur Internet, compte un tiers de ses clients en France avec 2,5 millions d’acheteurs en ligne.

Originaire d’Allemagne, ce site a réalisé en 2018, 40 millions d’euros de ventes d’occasion en France, devenue son deuxième marché.

Le livre d’occasion séduit les grands lecteurs français comme en témoigne le dernier baromètre 2019 du centre national du livre : ils sont 53% à déclarer recourir à l’occasion (+ 13% depuis 2015). Sur ce marché du bouquin de seconde main en essor, les sites internet qui rachètent et vendent aux particuliers se font une place grandissante.

Aux côtés de ses rivaux français que sont gibert.com (site de l’éditeur éponyme) et vendre-livre.fr (Kiwibook), Momox, plateforme internet d’origine allemande, revendique désormais 7,5 millions d’acheteurs, dont un tiers de clients français, ce qui en ferait le deuxième marché du groupe après l’Allemagne, son marché domestique. Le site revendique avoir vendu 3,5 millions de livres en 2018 auprès de 1,2 millions de lecteurs français.

Momox vend jusqu’à 500.000 livres d’occasion certains mois
En chiffre d’affaires, Momox a enregistré 40 millions d’euros de ventes dans l’Hexagone avec des ventes en hausse de 25% l’an dernier, sachant que le site, qui revend des livres, son principal marché, mais aussi des CD, DVD et jeux vidéo, a affiché un chiffre d’affaires global de 200 millions d’euros en 2018. Ses ventes de livres d’occasion en France peuvent représenter jusqu’à 500.000 ouvrages mensuels sur les mois de pointe (septembre, novembre et décembre), le site proposant la gratuité des frais de livraison à partir de 15 euros de commande.

Pour l’activité de rachat de livres aux particuliers, le « modèle » commercial est classique : le site traite directement avec celui qui veut vendre ses livres. Via le site internet ou via une application mobile, le particulier vendeur scanne le code-barre de son livre, et si l’algorithme du site l’accepte, celui-ci lui suggère un prix de rachat. Le site mettra ensuite en vente l’ouvrage d’occasion à prix réduit par rapport au neuf. L’expédition des livres acceptés à la revente se fait alors aux frais du site, sans coût pour le vendeur, lequel sera payé quelques semaines plus tard.

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Mais ce « modèle » suppose que les livres expédiés soient aussi retenus par le site qui va les revendre, c’est à dire qu’ils soient jugés suffisamment en bon état selon les critères du site revendeur. Selon Momox, 90% des marchandises envoyées par les clients seraient conformes à ses standards en matière d’état des livres.

Mais, si le livre expédié est ensuite rejeté par le site de revente, le client devra régler 4 euros pour le récupérer et ce autant de fois qu’il aura de livres à récupérer. « Ces coûts résultent des coûts d’expédition normaux pour un retour et des coûts de traitement des articles par nos employés dans la logistique. Même les articles rejetés passent par les processus logistiques habituels » justifie le site allemand.

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Dans le cas où le livre est retenu, le particulier vendeur ne devra pas s’attendre à des miracles car le prix d’achat est déterminé par le site acquéreur à l’aide d’un algorithme. Celui-ci calcule le prix d’un article susceptible d’être revendu, selon le stock actuel de l’article, la demande et selon une estimation de la rapidité avec laquelle le site internet juge pouvoir revendre l’article, tirée de sa propre expérience. Le degré de nouveauté ou d’ancienneté du livre joue aussi un rôle dans la fixation du prix d’achat.

« Si le prix proposé se situe entre 0,15 et 0,25 euro, nous supposons un risque de revente élevé, car les facteurs décrits ci-dessus sont plutôt négatifs. En général, le prix d’achat d’un article est en moyenne d’environ 2 euros » explique t-on chez Momox.

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Le déclin du non-alimentaire au cœur de la « crise » des hypermarchés

grande surfaceAlors que Carrefour, Casino et Auchan restructurent drastiquement leur offre en matière d’hypermarchés, ceux-ci ont subi 30% de chiffre d’affaires en moins en 8 ans sur le non-alimentaire (textile, équipement de la maison, loisirs). Un univers qui a chuté, soit 20% de leur activité en 2018 contre 28% en 2010, selon Nielsen.

En annonçant hier vendredi 3 mai jusqu’à 3000 suppressions de postes concernant au premier chef ses rayons bijouteries et multimédia, Carrefour n’a fait que confirmer le déclin de l’hypermarché « à la française », offrant (presque) tout sous le même toit.

Sans surprise, les rayons non-alimentaires sont les premières victimes de cette vaste remise en cause de l’offre des hypers qui subissent, chez presque tous les acteurs de la grande distribution (Auchan, Casino, Carrefour), la vive concurrence, soit des enseignes spécialisées, soit des sites d’e-commerce.

Le cabinet d’études Nielsen fournit quelques statistiques mettant en lumière ce bouleversement qui conduit la plupart des géants français de la distribution à revoir le « modèle » économique de leurs hypermarchés, à coup de cessions de magasins notamment et de plans sévères de réduction d’effectifs.

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Selon des chiffres récents calculés à partir de l’historique du chiffre d’affaires des hypermarchés et supermarchés, sur 8 années d’évolution des univers alimentaire et non-alimentaire au sein des magasins, le non-alimentaire (loisirs, équipement de la maison et textiles) qui représentait 21 milliards d’euros en 2010, ne génère plus que 14,7 milliards d’euros en 2018, soit une chute spectaculaire de 30% en 8 ans ! Résultat, le non-alimentaire est passé de 28% à 20% du chiffre d’affaires total des hypermarchés (ch infographie ci-dessus).

Dans le détail, les loisirs ont le plus baissé (-35% sur la période), subissant le
dynamisme des enseignes spécialisées, dans le sport par exemple. Le textile et l’équipement de la maison ont perdu respectivement 23 et 27% de leur chiffre d’affaires.

Dans le même temps, selon Nielsen, « l’alimentaire (au sens produits de grande consommation: tous les produits alimentaires, mais aussi entretien et hygiène beauté) a gagné 7% de chiffre d’affaires ». Mais cette progression n’est pas suffisante pour compenser le fort recul du non-alimentaire : au total le chiffre d’affaires tous produits (ou CATP) a baissé de 3,3% entre 2010 et 2018, fait remarquer le cabinet d’études.

Le contraste est flagrant avec les supermarchés, pour lesquels « le non-alimentaire est moins développé mais a réussi à se maintenir entre 2010 et 2018, passant même de 5,4 à 5,6 milliards d’euros » faisant ressortir le problème spécifique rencontré par les hypers et leur conception du « tout sous le même toit » .