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Le prix Nobel d’économie attribué notamment à la Française Esther Duflo

prix nobel economieLe prestigieux prix a été attribué à un trio : l’économiste franco-américaine, Abhijit Banerjee et Michael Kremer.

Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi à la Franco-Américaine Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee (par ailleurs mari d’Esther Duflo) et Michael Kremer pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde.

Récipiendaire en 2010 de la médaille John Bates Clark, Esther Duflo, 46 ans, est seulement la seconde femme a recevoir le prix Nobel d’économie. Cette distinction vient couronner un parcours exceptionnel. « Cela montre qu’il est possible pour une femme de réussir et d’être reconnue pour ses succès, ce qui, je l’espère, inspirera de nombreuses autres femmes à continuer à travailler et de nombreux autres hommes à leur accorder le respect qu’elles méritent », a-t-elle réagi lors d’une conférence de presse, selon l’institut Nobel.

Les travaux conduits par les lauréats « ont introduit une nouvelle approche (expérimentale) pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde », a indiqué l’Académie royale des sciences. « En deux décennies seulement, leur nouvelle approche basée sur l’expérience a transformé l’économie du développement, qui est maintenant un domaine de recherche florissant », poursuit-elle.

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Des recherches reposant sur l’expérimentation
Au milieu des années 90, Michael Kremer, 54 ans, a « démontré à quel point cette approche peut être puissante en utilisant des expériences de terrain pour tester diverses interventions susceptibles d’améliorer les résultats scolaires dans l’ouest du Kenya », explique l’Académie.

Mariés à la ville, Abhijit Banerjee et Esther Duflo ont ensuite réalisé des études similaires sur d’autres questions et dans d’autres pays. Leurs méthodes de recherche expérimentale dominent désormais l’économie du développement.

Esther Duflo et Abhijit Banerjee enseignent au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Michael Kremer est professeur à Harvard. Ils se partageront le prix de 9 millions de couronnes (environ 830.000 euros).

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Internet fera face à une pénurie d’adresses IP

pénurie d'adresses IPDès le début du mois de novembre, les réserves d’adresses IP « classiques » viendront à manquer. Un autre protocole, encore peu utilisé, devrait prendre le relais.

L’échéance se concrétise. À compter du 7 novembre, « Internet ne cessera pas de fonctionner mais cessera de grandir », relate l’Arcep. À cette date, toutes les combinaisons possibles d’adresses IP « classiques » (les IPv4), auront en effet été générées en Europe. Résultat : une pénurie de ces cartes d’identité du Web, qui permettent à chaque machine, de l’ordinateur domestique au serveur hébergé dans un data center, de disposer d’un identifiant unique.

Cette pénurie est loin de prendre Internet par surprise. À sa création, en 1983, le protocole IPv4 n’a pas été conçu pour embrasser l’ensemble des objets connectés aujourd’hui actifs. Toutes les adresses IPv4 sont en effet composées de 32 chiffres binaires, constitués de 0 ou 1. Le nombre de combinaisons à créer est donc limité et avoisine les 4 milliards. Une fois ce volume dépassé, début novembre, le RIPE, l’organisme européen qui alloue des adresses IP aux entreprises des télécoms, ne pourra plus en distribuer.

Petits arrangements et marché noir
Face à cette pénurie imminente, plusieurs acteurs ont pris les devants. Certains sites Internet se spécialisent d’ores et déjà dans la vente aux enchères d’adresses IP. Ainsi d’auctions.ipv4.global ou encore des bien nommés ipv4brokers et ipv4mall. L’Arcep, le gendarme des télécoms, estime que les prix de ces adresses devraient « s’envoler », pour « doubler d’ici à deux ans ». Le cap des 100 euros par adresse IP, contre 30 euros en moyenne actuellement, est lui aussi envisageable. De quoi susciter un fort appât du gain: mi-septembre, Heficed, une société spécialisée dans la gestion d’adresses IP et leur monétisation, révélait l’existence d’un détournement massif d’adresses IP, pour l’équivalent de 30 millions de dollars.

Internet fera face à une pénurie d'adresses IP

Les fournisseurs d’adresses IP se sont eux aussi préparés à leur façon. Orange, par exemple, possède 30 millions d’adresses en réserve, relate Challenges. Constat similaire pour les trois grands autres opérateurs, qui disposent de leurs propres stocks. « Les nouveaux entrants auront du mal à obtenir des adresses IPv4. Cela constituera une réelle barrière à l’entrée pour eux », analyse auprès de BFM Tech Pierre Beyssac, président de la société de stockage de fichiers Eriomem.

Une « nécessité vitale »
D’autres fournisseurs d’accès Internet ont, eux, depuis longtemps opté pour une parade: mutualiser ces maigres ressources, en ayant recours au Carrier-Grade NAT ou CGN, qui permet de fournir la même adresse IP à plusieurs internautes à la fois. La méthode n’est pas sans risques. Elle rime avec une connexion plus lente, l’impossibilité de jouer à certains jeux mais surtout à des problèmes de sécurité. Car comment être certain, dans le cadre d’une enquête, de mettre la main sur le bon suspect si l’adresse IP qu’il utilise est partagée par plusieurs personnes ?

Une fois toutes ces adresses allouées, tout ne sera néanmoins pas perdu. Un autre protocole, l’IPv6, qui existe depuis les années 90, devrait être amené à prendre le relais. Il repose sur un nouveau format d’adresses, quasi illimitées. Ce protocole viendrait en effet répondre aux besoins de 667 millions de milliards d’appareils connectés à Internet sur chaque millimètre de surface terrestre.

« La pénurie est anticipée depuis 1995 environ », rappelle Pierre Beyssac. « Elle a motivé le développement, dès cette époque, d’IPv6. Son adoption a été lente car son principal atout réside en l’approche de cette pénurie et beaucoup de sites et fournisseurs n’ont malheureusement pas jugé utile de s’y préparer tant qu’elle ne les frappait pas directement. » Le protocole est désormais vu d’un tout autre œil. L’Arcep voit en le fait de l’adopter au plus vite une « nécessité vitale ».

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Société de consommation : cette classe moyenne qui se sent exclue

course.jpgSelon une enquête Ifop, paru ce mardi, et que nous dévoilons, de moins en moins de Français déclarent appartenir à la classe moyenne et se mettent dans la catégorie «modeste».

L’angoisse des fins de mois, les familles modestes ne sont pas les seules à l’éprouver. L’étude de l’institut Ifop présentée ce mardi, et que nous dévoilons, met le doigt sur un phénomène inquiétant qui traverse la société française : celui des « décrocheurs ». Ces ménages de la classe moyenne  « ni les 30 % les plus riches ni les 30 % les plus pauvres », résume la sociologue Pascale Hébel, du Crédoc , qui souffrent d’un sentiment de déclassement social, assorti d’un stress face à l’avenir.

Les classes moyennes, précise cette enquête de l’Ifop, se caractérisent avant tout par la possibilité d’accéder aux loisirs et de participer à la société de consommation. Pendant des décennies, cette « moyennisation » de la société s’est traduite par l’équipement des foyers. Posséder une voiture et de l’électroménager constituait un facteur d’intégration sociale dans cette vaste classe moyenne, moteur du pays, qui aspire à s’élever toujours plus haut. L’hypermarché était alors le symbole de cette consommation homogénéisée.

Mais depuis dix ans, les lignes ont bougé. Entre 2008 et 2019, la proportion de Français déclarant appartenir à la classe moyenne est passée de 70 à 58% (Observatoire des Français de Sociovision 2019, échantillon représentatif de 2000 Français, âgés de 15 à 74 ans), tandis que ceux se déclarant « modestes » a bondi de 23 à 38 %. « Les dépenses contraintes, logement en tête, n’ayant cessé de progresser, le reste à vivre est de plus en plus restreint », décrypte Pascale Hébel.

mois difficiles

La course aux promotions
Et les signaux d’alerte se multiplient, souligne l’étude. En 2018, les fins de mois étaient plus difficiles pour 56 % des personnes interrogées (contre 48 % en 2014), les mêmes déclarant qu’il « leur arrive de réduire leurs dépenses alimentaires les derniers jours du mois ». Près de 9 millions de ces Français des classes moyennes, soit 17 % de la population, sont concernés.

Tous ces « décrochés » sont contraints en permanence de faire des arbitrages, de chercher sans cesse de nouveaux bons plans, notamment dans le secteur de l’alimentation, alors même que jamais le souhait de manger sainement n’a été aussi prégnant. Ainsi, 78 % d’entre eux déclarent faire la course aux promotions, 70 % achètent des marques distributeurs, 57 % profitent du déstockage des dates courtes (« La France moyenne qui décroche : impact sur la consommation », échantillon représentatif de 2004 Français âgés de 18 ans et plus, interrogés du 26 août au 3 septembre 2019. Méthode des quotas). Bref, toutes les astuces sont bonnes, y compris de changer plus souvent d’enseigne, pour que leur budget serré réponde au mieux à leurs attentes. Les discounters à la mode Lidl en profitent, au détriment des hypermarchés traditionnels.

75% des classes moyennes «inférieures» renoncent aux vacances
L’heure est aussi aux économies en tous genres : le boom des vêtements d’occasion se traduit notamment par le succès de Vinted, la friperie en ligne, les ventes de voitures pas chères, comme les Dacia, se sont envolées de 45 % depuis 2015, rappelle l’Ifop.

Enfin, il y a ce qu’on appelle pudiquement la « déconsommation » : si les parents sanctuarisent les dépenses de chauffage, la santé ou les loisirs pour leurs enfants, ils sacrifient, en revanche, les cosmétiques, la décoration de la maison, les loisirs. Et, surtout, les vacances. 75 % des classes moyennes « inférieures » déclarent y renoncer souvent ou de temps en temps.

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Prélèvement à la source : les Français attribuent une bonne note à la réforme

impot sourceSelon une enquête de la société de conseil en ligne TacoTax, la réforme est plébiscitée par une grande majorité de contribuables. Seuls 14 % ont rencontré un problème, le plus souvent lié à une erreur de taux.

Le 1er janvier dernier, c’était le big bang fiscal : l’entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS). À Bercy, les fonctionnaires des impôts évoquent désormais une ère avant et après PAS. Quel est le bilan de la réforme neuf mois plus tard ?  Que pensent les contribuables français de cette révolution de l’impôt sur le revenu ?

TacoTax, une société de conseil en ligne pour déclarer ses revenus, a réalisé une enquête auprès de 1 050 des 300 000 contribuables inscrits sur sa plateforme. Le Parisien-Aujourd’hui en France en dévoile les résultats en exclusivité.

Près d’1 Français sur 2 met la note maximale
Cocorico, les Français donnent la note moyenne de 7,7 sur 10 au passage au prélèvement à la source. « Pour nos compatriotes, qui ont l’habitude d’être notés sur 20, c’est plus de 15 (15,4), c’est très bon », insiste Rodrigue Ménégaux, le directeur général de TacoTax.

Mieux : parmi les répondants, ils sont même 44 % à attribuer la note maximale de 10 (sur 10) à ce changement. Dans le détail, plus les contribuables sont jeunes, plus ils préfèrent ce système au précédent : ainsi, c’est le cas 72 % des 30-49 ans, contre 66 % des 65 ans et plus.

infographie impot a la source

Les Français applaudissent, et Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, se frotte les mains. L’impôt sur le revenu, désormais prélevé à la source par l’employeur, est plus simple à collecter. Dès la première année, le taux de recouvrement a ainsi atteint 98,5 % contre 97 % dans l’ancien système.

« Notre enquête démontre que le passage au prélèvement à la source a déjoué certains pronostics les plus sombres : complexité, impact sur le pouvoir d’achat, résume Aldric Émié, cofondateur et président de la société autoproclamée coach en ligne des particuliers pour déclarer leurs impôts. Pour autant, la réforme a également généré quelques difficultés pour une partie des contribuables. »

Tous les contribuables ne mettent pas à jour leurs revenus
En effet, 14 % des personnes interrogées ont rencontré un problème. L’erreur la plus souvent déplorée concerne le taux de prélèvement (61 %) et les contribuables concernés ont tiré le score général de la réforme vers le bas. En effet, ils donnent la note globale, très faible, de 2,7 sur 10 au PAS.

Dans les faits, pourtant, « l’erreur en question était souvent liée à une évolution à la hausse ou à la baisse des revenus, et il leur suffit de mettre à jour leurs informations sur le site des impôts », souligne Rodrigue Ménégaux. Dit autrement, il ne s’agit pas toujours d’une erreur réelle, plutôt « d’un sentiment d’erreur » …

Un besoin d’information renforcé
Tout irait bien dans le meilleur des mondes, alors, grâce au prélèvement à la source ?   Les syndicats de la Direction générale des finances publiques, eux, ne sont pas de cet avis. Car la révolution de l’impôt est aussi synonyme de suppressions de postes. Lundi dernier, les fonctionnaires du fisc étaient en grève, partout en France, pour exprimer leur « ras-le-bol ».

« Le PAS a peut-être simplifié la vie des Français, mais pas des agents, insiste Anne Guyot-Welke, la secrétaire générale de Solidaires Finances publiques. Par exemple, les durées d’explication sont beaucoup plus longues avec les contribuables que nous recevons ou que nous avons au téléphone. Le PAS ne doit pas donc s’accompagner d’une diminution des effectifs ».

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Retraite complémentaire Agirc-Arrco : ce régime à points qui applique déjà un âge d’équilibre

Agirc-ArrcoDepuis le 1er janvier 2019, le régime de retraite complémentaire à points Agirc-Arrco, applique un bonus-malus.

Le but : inciter les salariés à travailler au-delà de 62 ans, âge légal de départ à la retraite. CFDT, CFE-CGC et CFTC ont validé cet accord en 2015, mais certains syndicats souhaitent revenir sur ce dispositif.

Alors que plusieurs syndicats (CGT, FO, Sud-Rail) appellent à protester les 21 et 24 septembre contre le projet gouvernemental de régime universel de retraite par points assorti d’un âge d’équilibre ou âge-pivot à 64 ans, un système cumule déjà ces deux caractéristiques. Il s’agit du régime des retraites complémentaires Agirc-Arrco qui concerne tous les salariés du secteur privé.

Depuis le 1er janvier 2019, ce régime de retraite à points applique un système de bonus-malus, afin d’inciter les salariés à travailler au-delà de 62 ans, l’âge légal de départ à la retraite. Si un(e) assuré(e) né(e) à partir de 1957 et remplissant les conditions d’âge (62 ans) et de durée (166 trimestres) décide de liquider sa pension à la date à laquelle il bénéficie de retraite de base à taux plein, le montant de sa retraite complémentaire est minoré de 10%. Ce malus s’applique pendant trois ans et au plus tard jusqu’à 67 ans, âge automatique du taux plein.

Décote de 10% durant 3 années pour le nouveau retraité
Au terme de ces trois années de décote (appelée coefficient de minoration ou « de solidarité »), l’assuré récupérera 100% de ses droits au titre de sa retraite complémentaire. L’accord exonère de ce système de malus les assurés ayant liquidé leur pension de retraite de base au taux plein et qui sont exonérés de CSG sur leur pension de retraite complémentaire.

Comme l’âge d’équilibre de 64 ans prévu par le rapport de Jean-Paul Delevoye, ce système (cf infographie ci-dessous) a pour but de modifier les comportements des salariés proches de la retraite. Avec la réforme adoptée, s’ils souhaitent échapper à la décote, ceux-ci doivent se maintenir en activité après 62 ans (jusqu’à un âge qui varie selon les cas).

retraite

Dans ce cas, le système prévoit des bonus pour les salariés qui retardent leur retraite d’au moins deux ans (à partir du moment où ils remplissent les conditions du taux plein, toujours). Ceux-ci verront leur pension complémentaire bonifiée de 10% durant un an, coefficient de majoration qui passe à 20% pour trois ans de report et 30% pour quatre ans ou plus de décalage dans la date du départ à la retraite.

Cette réforme découle d’un accord signé le 30 octobre 2015 (cf document ci-dessous) par les organisations patronales et par trois confédérations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CFTC). À l’époque, le contexte était celui de comptes lourdement déficitaires mettant en péril l’équilibre financier des caisses de retraites complémentaires Agirc-Arrco. À l’époque, la CGT et FO avaient refuser de signer l’accord, jugeant qu’il remettait en cause l’âge légal de départ à la retraite.

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Depuis, les résultats d’Agirc-Arrco pour l’exercice 2018, ont été, selon ce régime complémentaire, « en amélioration constante et en avance par rapport à la trajectoire prévue lors de la signature de l’accord de 2015 » ajoutant que « le régime prévoit un retour à l’équilibre en 2020 ».

Geoffroy Roux de Bézieux veut s’inspirer de la réforme Agirc-Arrco
Devant l’amélioration effective de ces comptes, les positions de plusieurs syndicats ayant signé la réforme ont un peu changé. Lors de la nouvelle négociation ouverte, fin janvier 2019, autour des orientations stratégiques de l’Agirc-Arrco de 2019 à 2022, la CFDT a souhaité remettre en cause le malus qui s’appliquait depuis le début de l’année.

En mai 2019, la CFDT a obtenu des concessions du Medef (inflexible sur le principe de bonus-malus). Les deux parties ont signé un nouvel accord Agirc-Arrco ajoutant de nouveaux cas d’exonération de la décote appliquée au titre de la solidarité. Les bénéficiaires sont les chômeurs ayant bénéficié, à la veille de leur retraite à taux plein, de l’allocation de solidarité spécifique de solidarité (ASS) ou les personnes qui se se sont vues reconnaître une incapacité permanente partielle de 20% ou plus à la suite d’un accident du travail (ou de trajet) ou d’une maladie professionnelle.

De son côté, Geoffroy Roux de Bézieux, bien décidé à soutenir l’instauration d’un âge-pivot dans le cadre du futur système universel de retraites à points, associé à un bonus-malus, a évoqué récemment une possible décote pendant seulement trois ans, en prenant l’exemple de la réforme de l’Agirc-Arrco. Cette suggestion pourrait-elle être une arme de négociation dans la discussion qui s’ouvre cet automne, les syndicats de salariés étant farouchement opposés à toute décote définitive sur la pension de retraite ?

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Gérald Darmanin rectifie son annonce de suppression en 2022 de la taxe habitation

Gérald DarmaninAlors qu’il avait annoncé dans un premier temps sur RTL la suppression de la taxe d’habitation pour tous les Français en 2022, Gérald Darmanin a finalement rectifié l’information dans un tweet : la suppression aura bien lieu en 2023.

« Tous les Français auront leur taxe d’habitation supprimée pour 2022. » Le ministre de l’Action et des Comptes public l’a affirmé hier matin sur RTL. avant de rectifier quelques heures plus tard dans un tweet. « 2022 sera la dernière année au cours de laquelle 20% des Français les plus aisés paieront le dernier tiers de leur taxe d’habitation. En 2023 elle aura disparu pour tous » a tweeté à la mi-journée Gérald Darmanin.

Dans son discours de politique générale de juin dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait en effet rappelé que la taxe d’habitation sur les résidences principales serait supprimée pour l’ensemble des Français, mais avec un nouveau calendrier. Pour 80% des « Français les plus modestes (…) leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20% restants, la suppression se déploiera sur trois années », a indiqué le Premier ministre. Soit une suppression totale en 2023.

Promesse d’Emmanuel Macron, la suppression de la taxe d’habitation qui ne devait concerner initialement que 80% des Français les plus modestes a finalement été étendue à l’ensemble des contribuables. Le gouvernement, après avoir un temps promis de supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des Français « au plus tard d’ici 2021 », évoquait depuis plusieurs semaine 2023 comme date butoir. Un report liée notamment des mesures de relance du pouvoir d’achat décidée en réponse au mouvement des gilets jaunes qui ont obligé l’exécutif à revoir sa copie, pour éviter une envolée du déficit public.

Permettre aux enfants d’hériter plus tôt
Par ailleurs, Gérald Darmanin a évoqué sur RTL ses ambitions en matière de fiscalité. Le ministre dit ainsi avoir proposé au président de la République « la suppression de la redevance audiovisuelle, qui n’a pas été retenue, il faudra y réfléchir pour les années prochaines. » Le ministre de l’Action et des Comptes public entend aussi réformer la fiscalité en ce qui concerne les donations afin de permettre aux parents de donner plus facilement du capital à leurs enfants.

« Aujourd’hui, on hérite à 50 ans, a expliqué Gérald Darmanin sur RTL. Dans 10 ans, on va hériter à 60 ans. Est-ce qu’à 60 ans, on a besoin de l’héritage de ses parents ?  Je pense que c’est plutôt à 25, 30 ou 35 ans. Donc il faut allier l’espérance de vie et notre fiscalité moderne. »

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Les hôtels 1 et 2 étoiles font de moins en moins le plein

hôtelsLes établissements classés 1 ou 2 étoiles représentent à peine une nuitée sur quatre en France. Une part qui diminue chaque année au profit des hôtels 4 et 5 étoiles.

Le temps des hôtel 1 et 2 étoiles est-il révolu ? En France, ces établissements séduisent de moins en moins. Entre 2015 et 2018, le nombre de nuitées dans ces hôtels réputés bon marché a, selon l’Insee, baissé de 14%. Or, sur cette même période, le nombre global de réservations dans les hôtels a, lui, augmenté. Et les clients des 4 et 5 étoiles sont, eux, de plus en plus nombreux.

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« Les hôtels 1 et 2 étoiles ne répondent plus à une vraie demande »
Selon Jean-Marc Banquet d’Orx, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) d’Île-de-France, « le créneau 1 et 2 étoiles ne répond plus à une vraie demande ».

Principalement situés en milieu rural, ces établissements font désormais face à la concurrence des gîtes, des chambres d’hôtes ou encore d’Airbnb – « qui n’ont pas les même contraintes que les hôtels » rappelle le président francilien de l’UMIH.

Jean-Marc Banquet d’Orx souligne également que passer une nuit au moindre coût n’est plus forcément la priorité du consommateur qui « pour un prix équivalent ou un peu plus cher peut trouver une chambre bien plus confortable ».

Les hôtels 4 et 5 étoiles séduisent une clientèle plus large
Les exigences des consommateurs d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ou quinze ans. Et cela explique l’autre tendance de ces dernières années : le succès grandissant des hôtels 4 et 5 étoiles.

Ces établissements ont eux réussi s’adapter au marché selon le président régional de l’UMIH. En baissant leurs prix, ils sont parvenus à attirer une nouvelle clientèle plus jeune, « autour de 30/40 ans alors qu’elle était plutôt âgée de 50 ans et plus auparavant ».

Le consommateur tenant désormais beaucoup compte des avis en ligne, il se dirige aussi plus facilement vers les établissements proposant beaucoup de services, souvent mieux notés sur Internet.

Les 3 étoiles restent les leaders du marché hôtelier
Des bonnes notes et des avis positifs qui rassurent les consommateurs internationaux, « pour qui il est désormais difficile de s’orienter même vers du 3 étoiles » estime Jean-Marc Banquet d’Orx.

Bien qu’ils n’attirent pas les clients étrangers selon le président régional de l’UMIH, le nombre de réservations dans les 3 étoiles reste stable en France. En 2018, ils cumulaient à eux seuls près de 80 millions de nuitées.