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Cannabis, cocaïne, alcool

consommationL’Observatoire français des drogues et des toxicomanies s’inquiète particulièrement de la consommation des trentenaires et des quadragénaires.

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (ODFT) vient de publier son rapport annuel sur les drogues et addictions en France. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce ne sont pas les plus jeunes qui sont mis en avant, mais plutôt les personnes âgées de 26 à 54 ans.

Cette tranche d’âge a vu sa consommation de cannabis augmenter lors de la dernière décennie. Un constat qui s’explique par le « vieillissement des générations fortement expérimentatrices des années 1990 et 2000 » et le développement de l’auto-culture, selon l’OFDT.

infographie canabis

La cocaïne s’enracine chez les 26-34 ans
L’OFDT pointe également du doigt la consommation de cocaïne qui recule chez les plus jeunes mais « s’enracine chez les adultes », notamment ceux âgés de 26 à 34 ans.

Le marché se développe plus que jamais et le nombre de saisies en 2017 a atteint des records.

infographie cocaine

Les jeunes de moins en moins attirés par les drogues
Si l’adolescence reste la « principale période d’initiation aux produits psychoactifs », la consommation de drogue y recule nettement. Le constat vaut pour la France mais aussi pour le reste de l’Europe et les États-Unis.

En 15 ans, la part des adolescents de 17 ans qui n’ont jamais bu de leur vie a presque triplé, passant de 4 à 14%.

infographie consommation

Pour l’OFDT, « l’ensemble de ces évolutions montre que les politiques menées pour prévenir les conduites addictives et lutter contre les drogues produisent des effets ».

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Pauvreté : où se situent les Français par rapport à leurs voisins ?

pauvretéSelon l’Insee, la pauvreté monétaire touchait 13,6% de la population française en 2016. C’est le sixième taux le plus faible de l’Union européenne.

Il convient néanmoins d’analyser dans le même temps le taux de privation matérielle et sociale pour avoir une vision plus juste des inégalités de niveau de vie dans le continent.

Représentant 22% du PIB mondial, l’Union européenne s’affirme aujourd’hui comme la deuxième puissance économique du monde, derrière les États-Unis (24%). Cette performance ne saurait toutefois occulter les inégalités de niveau de vie persistantes entre les États-membres, avec d’un côté, les pays du Sud et de l’Est et de l’autre, les pays du Nord et de l’Ouest. Alors que certains n’hésitent pas à parler d’une Europe « en crise », ce tableau moins séduisant comptera sans doute parmi les principaux enjeux des élections européennes fin mai.

Pauvreté monétaire
En France, la pauvreté monétaire, qui mesure la proportion de personnes dont le niveau de vie est inférieur à 60% du revenu médian (20.624 euros en France), touchait en 2016 13,6% de la population, contre 17,3% au niveau de l’Union européenne (87 millions de personnes), selon l’Insee. L’Hexagone affiche ainsi le sixième taux de pauvreté monétaire le plus faible du bloc, en partie grâce à ses retraités qui sont relativement moins pauvres que chez nos voisins.

Dans l’UE, le taux de pauvreté monétaire oscille entre 10% de la population en République Tchèque et 25% en Roumanie. Mais les seuils de pauvreté pris en compte peuvent être très différents d’un pays à l’autre compte tenu des niveaux de vie médians particulièrement dispersés entre les États-membres. En effet, 60% du revenu médian en France n’est pas la même chose que 60% du revenu médian à Malte.

Le revenu médian français est par exemple quatre fois supérieur à celui de la Roumanie (4728 euros) et 25% inférieur à celui du Luxembourg (27.973 euros). Autrement dit, une personne considérée comme pauvre au Luxembourg pourrait potentiellement être très riche en Roumanie. C’est en ce sens que le taux de pauvreté monétaire manque de pertinence.

Privation matérielle et sociale
Pour comparer les niveaux de vie entre les pays de l’Union européenne, l’approche par le taux de pauvreté monétaire, qui n’est qu’une approche relative, se révèle donc limitée. Pour affiner son analyse, l’Insee s’appuie sur un outil complémentaire : le taux de privation matérielle et sociale.

Grâce à un questionnaire unifié fourni aux 28 États-membres, cet indicateur mesure la proportion de personnes se déclarant « incapables de couvrir les dépenses liées à au moins cinq éléments de la vie courante considérés comme souhaitables, voire nécessaires, pour avoir un niveau de vie acceptable ».

15,7% de la population de l’UE, soit 78 millions de personnes, indique ainsi éprouver des difficultés dans au moins cinq postes de dépenses (logement, habillement, de loisirs, etc.) sur 13 et est donc considérée en situation de privation matérielle et sociale. Là encore, des écarts importants subsistent. La pauvreté matérielle et sociale touche notamment 3% de la population en Suède, contre 50% en Roumanie. Elle est de 9% en Allemagne et de 13% au Royaume-Uni.

Contrairement au taux de pauvreté monétaire, cet outil se base davantage sur un ressenti mais a le mérite d’être plus juste pour analyser la pauvreté en Europe en écartant de son champ d’application les écarts de niveaux de vie entre pays.

infographie pauvrete 1Le taux de privation matérielle est en outre généralement plus fortement corrélé au niveau de vie médian. De fait, six des sept pays dont le niveau de vie médian est inférieur à 10.000 SPA (standard pouvoir d’achat) ont un taux de privation supérieur à 24% quand tous les pays (à l’exception de l’Irlande) dont le niveau de vie médian est supérieur à 17.000 SPA, soit 12 pays sur 28, ont un taux de privation inférieur à 15%.

Quid de la France ?
En France, 12,7% de la population se dit en situation de privation matérielle et sociale. L’Hexagone se situe seulement au niveau de la médiane européenne. Au sein de l’Europe du Nord et de l’Ouest, il affiche le quatrième taux de privation le plus élevé.

Parmi les plus grandes difficultés financières éprouvées par les Français, 32,8% des individus (31,9% en Europe du Nord et de l’Ouest) en situation de privation matérielle et sociale disent ne pas pouvoir faire face à des dépenses inattendues, 24% (23,4% en Europe du Nord et de l’Ouest) ne pas pouvoir s’offrir une semaine de vacances hors de son domicile et 23,7% (20,4% en Europe du Nord et de l’Ouest) ne pas pouvoir remplacer des meubles hors d’usage.

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Paradoxalement, si les retraités français enregistrent le taux de pauvreté monétaire le plus faible de l’Union européenne, ils affichent le taux de privation matérielle et sociale le plus élevé des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest (9%).

Évolution de la pauvreté
Au total, un Français sur cinq est concerné par une des deux formes de pauvreté, contre moins de 15% de la population en Finlande et près de la moitié en Bulgarie et en Roumanie. 5,5% des Français cumulent par ailleurs pauvreté monétaire et pauvreté matérielle et sociale.

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Étonnamment, les deux taux de pauvreté n’évoluent pas toujours dans le même sens. En France, le taux de privation matérielle a baissé de manière continue entre 2009 et 2016 alors que le taux de pauvreté monétaire a augmenté en 2009, avant de se stabiliser. Les raisons de cette évolution contrastée « sont mal connues », souligne l’Insee, ajoutant que « cela pourrait s’expliquer entre autres, par la part subjective de l’autoévaluation des conditions de vie et le fait que les ménages auraient tendance à adapter leurs appréciations en temps de difficulté ».

Au niveau européen, cette même divergence a été observée à partir de 2013. Celle-ci pourrait s’expliquer « par le redressement du niveau de vie médian dans plusieurs pays améliorant les conditions de vie mais relevant mécaniquement le seuil de pauvreté monétaire », précise l’Institut de la statistique.

Les chômeurs et les familles monoparentales sont les plus touchés
Sans surprise, les chômeurs sont environ quatre fois plus touchés par les deux types de pauvreté que les actifs occupés. Sur ce point, la France fait partie des mauvais élèves avec un taux de chômage au sens du BIT de 9,4% en 2017, soit le sixième taux le plus élevé de l’Union européenne.

Plus largement, c’est la main-d’œuvre sous-utilisée regroupant à la fois les individus sans emploi mais souhaitant travailler et les individus en emploi à temps partiel souhaitant accroître leur temps de travail qui est concernée par la pauvreté. Cette sous-utilisation de la main d’œuvre, plus fréquente chez les femmes et les non-diplômés, représente 15% de la population de l’Union européenne et 17,7% en France. Enfin, les familles monoparentales sont trois fois plus touchées que les couples sans enfants par la pauvreté dans l’Union européenne.

Insatisfaction
À noter que la part des personnes insatisfaites dans leur vie est la plus forte dans les pays où les taux de pauvreté monétaire et de privation matérielle et sociale sont les plus élevés. Mais la corrélation est encore plus prononcée avec ce dernier indicateur. Cela signifie que les européens déterminent davantage leur satisfaction par leurs conditions d’existence que par leur propre niveau de vie.

En France, près de 19% de la population déclarent avoir une faible satisfaction de leur vie, contre 21% dans l’Union européenne. Les Pays-Bas affichent le taux le plus faible (6%), à l’inverse de la Bulgarie (60%).

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Salaire minimum : le grand écart européen

salaireNathalie Loiseau souhaite que les pays européens les plus pauvres augmentent leur salaire minimum. En 2017, le « smic » était six fois plus élevé au Luxembourg qu’en Roumanie selon l’OCDE.

La tête de liste LREM pour les élections européennes, Nathalie Loiseau, souhaite que le salaire minimum augmente dans l’Union Européenne, notamment dans les pays les plus pauvres.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait déjà que le principe du salaire minimum soit appliqué dans les 28 États membres. Or ce n’est pas le cas actuellement pour six d’entre eux : Italie, Autriche, Danemark, Finlande, Suède et Chypre. Nous avons donc analysé l’écart entre les pays européens qui en possèdent un.

Selon l’OCDE, dans deux États sur trois, le salaire minimum était inférieur à 850 euros en 2017. Sur la carte ci-dessous, on remarque immédiatement un véritable clivage entre l’Europe du nord-ouest et le reste du continent.

salaire minimun ue

L’objectif de Nathalie Loiseau n’est cependant pas d’instaurer un Smic commun à tous les pays de l’UE. La tête de liste LREM pour les élections souhaite plutôt que le salaire minimum atteigne au moins la moitié du salaire médian dans tous les États membres. Et sur ce plan, les Français sont champions d’Europe.

Le salaire médian français très inférieur au belge
D’après l’OCDE, le salaire minimum équivalait à 62% du revenu médian national en 2017. Un score bien supérieur à celui affiché par nos voisins allemands (48%) ou belges (47%) mais qui n’est en fait pas très flatteur pour la France car il illustre avant tout la part importante des salariés français qui touchent de bas salaires.

En Belgique, plus de la moitié des salariés gagnent plus de 3276 euros par mois. En France, le salaire médian est seulement de 2396 euros,  un chiffre bien inférieur à nos voisins, mais trois fois plus important que celui des Hongrois (784 €).

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Dans ses données les plus récentes (2017), l’OCDE disposait d’informations sur uniquement 19 des 22 pays de l’UE ayant mis en place un salaire minimum.

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Origine du changement d’heure

changemen heureLa France s’apprête à basculer dès cette nuit à l’heure d’été. A 2h du matin vous devrez avancer vos montres et réveils d’une heure si vous ne voulez pas démarrer votre dimanche en retard. La fin de ce changement d’heure, votée récemment par le parlement européen, devrait intervenir à partir de 2021.

Lorsque la France bascule à l’heure d’hiver, nombreux sont les dormeurs et les fêtards à se réjouir de l’heure supplémentaire gagnée. Dès ce soir ce sera l’inverse. Votre nuit, à moins de la prolonger plus longtemps que d’habitude, sera amputée d’une heure.

Cette mécanique instaurée en France en 1976 suite au choc pétrolier de 1973, s’effectue toujours le dernier week-end de mars, dans la nuit du samedi au dimanche (à 2h du matin, il est 3h). Le passage à l’heure d’hiver intervient lui le dernier dimanche d’octobre (à 3h du matin, il est 2h). Cette tradition, dont l’impact sur notre horloge biologique n’est pas anodin, date en réalité de bien avant son instauration de 1976.

Changement d’heure : origines
Le changement d’heure initial date de l’occupation allemande en 1940 : à cette époque, l’Allemagne, située plus à l’est que la France, était déjà en décalage horaire de 2 heures, c’est-à-dire à « l’heure d’été ». Au fur et à mesure de la progression allemande vers la France, le régime nazi a imposé le changement d’heure afin que le Reich soit uniforme. Ainsi, la France fut coupée en deux pendant l’occupation : l’heure de Vichy et l’heure de la « France libre ».

Cette « heure allemande » fut abandonnée après la victoire des Alliès, mais l’idée a été reprise plus tard et fut à nouveau instaurée en France en 1976 suite au choc pétrolier de 1973.

Vers la fin du changement d’heure
Changer d’heure, que ce soit en hiver ou en été, permettrait de réaliser des économies d’énergie. Avec l’heure d’hiver, nous gagnons plus de lumière le matin ce qui évite d’utiliser l’électricité de manière trop massive. Le but est de privilégier l’utilisation de la lumière naturelle plutôt que celle produite par nos ampoules. Cependant, la tendance actuelle des européens est plutôt de vivre davantage en soirée, que tôt le matin : les économies réalisées ne sont donc que très limitées, voire nulles, et l’intérêt d’un tel changement est remis en cause.

La Commission Européenne a demandé aux pays européens d’arrêter de changer d’heure. A l’issue de la consultation publique des français par internet (qui ont opté en majorité pour l’heure d’été) il y a quelques semaines, le gouvernement devra trancher. Rappelons que le passage permanent à l’heure d’été, permettant de profiter du jour plus tardivement en soirée, aurait l’effet inverse en hiver avec un lever du jour beaucoup plus tardif, surtout dans l’ouest de la France.

changemen heure

Les députés européens se sont prononcés ce mardi 26 mars pour une suppression du changement d’heure en 2021, soit au printemps et à l’automne. Adopté à 410 voix contre 192 par le Parlement européen à Strasbourg, cette décision laisse le choix à chaque pays de rester à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été.

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Des facteurs qui déterminent si on est un gros ronfleur

ronflementLes habitudes de sommeil, l’activité sportive, le lieu où on vit : voilà autant de facteurs qui influent sur nos ronflements, selon une étude réalisée par une entreprise spécialisée dans ce secteur.

Vendredi 22 mars est la journée nationale du sommeil. L’occasion de s’intéresser à un bruit qui empêche de nombreux français de bien dormir : les ronflements.

L’entreprise Withing, filiale de Nokia spécialisée dans les « objets santé connectés », a analysé les données enregistrées par ses capteurs de sommeil en 2018 sur 25.500 utilisateurs. Et selon elle, certaines personnes sont davantage susceptibles de devenir des ronfleurs ou des ronfleuses.

Le sexe est en effet un critère primordial : les hommes ronflent nettement plus que les femmes. Cette tendance s’inverse cependant au fil du temps, comme l’illustre l’infographie ci-dessous.

infographie ronflement

L’âge semble encore plus déterminant. La plupart des femmes commencent par exemple à ronfler à partir de 30/35 ans.

Une bonne hygiène de vie aide à moins ronfler
Il est cependant possible de changer son mode de vie afin de moins ronfler :
1) Avoir une activité physique régulière : 40% de ronflements en moins par heure pour ceux qui font 12.000 pas par jour contre ceux qui n’en font que 2000.
2) Ne pas être en surpoids : entre 2,5 et 3 fois plus de chances de devenir un gros ronfleur si son IMC est supérieur à 25.
3) Ne pas dormir avec des horaires décalées : environ 30% de chances de devenir un gros ronfleur* si on dort l’après-midi.

Une bonne hygiène de vie ne garantit pas de ne jamais ronfler, mais pourra aider à moins ronfler, indique l’étude.

Le lieu où on vit influence aussi nos nuits
Contrairement à une idée reçue, les gros ronfleurs seraient moins nombreux dans les grandes villes. D’après Withing, « la probabilité d’être un gros ronfleur augmente de 17% lorsque l’on vit dans une zone de moins de 200.000 habitants ».

L’entreprise a cependant dressé un classement des profils de ronfleurs dans les plus grandes villes du monde. Résultat : les Romains et les Tokyoïtes sont les plus gros ronfleurs au monde. Les Parisiens sont quant à eux « relativement peu touchés par le ronflement par rapport aux habitants des autres grandes villes étrangères », d’après l’étude.

Les « gros ronfleurs » sont les personnes qui ont plus de 10 minutes de ronflement par heure et ce au moins 4 jours par semaine.

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A quel âge les Européens partent-ils en retraite ?

retraiteDepuis quelques jours, la question de l’âge de départ en retraite est de nouveau au centre du débat politique, suite à des propos tenus par la ministre Agnès Buzyn. L’occasion de comparer la France à ses voisins européens.

Le 17 mars, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn expliquait ne « pas » être « hostile » à l’idée de retarder l’âge de départ en retraite, n’excluant pas de « proposer un allongement de la durée de travail ». Elle a été, entre temps, démentie par le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

Et a elle-même retropédalé affirmant qu' »aucune modification de l’âge minimal de départ à la retraite n’est envisagée ». Au final, cette cacophonie aura probablement conduit les Français à en conclure que la future réforme, même si elle maintient l’âge légal du départ à la retraite à 62 ans, visera à les faire travailler au-delà en rendant financièrement attractif leur maintien dans la vie active.

Il est vrai que, sur le seul plan de l’âge légal, la France fait partie des pays les plus généreux de l’Union Européenne. Elle fait quasiment jeu égal avec Malte (entre 62 et 63 ans) et la Slovaquie (62 ans et 4 mois). Et n’est devancée que par la Suède, où l’âge légal a été maintenu à 61 ans.

ue retraite

Sauf que le cas de la Suède illustre bien la façon dont l’incitation à travailler plus longtemps peut conduire les salariés à faire valoir leurs droits à la retraite bien après l’âge légal. Quand on regarde l’âge effectif moyen de départ à la retraite des hommes (qui représentent la majorité des travailleurs) au sein de l’Union Européenne, les Suédois apparaissent comme ceux qui jouent le plus les prolongations. En moyenne, ils prennent leur retraite à 66 ans, cinq années donc après l’âge légal. Ce qui les classent aussi parmi les trois pays européens où les salariés prennent leur retraite le plus tard. Ils arrivent juste derrière les Roumains (68 ans) et les Portugais (69 ans).

La France, l’un des pays où l’on part le plus tôt en retraite ?
Même si l’âge légal de départ à la retraite est à 62 ans, la France n’est pas le pays où les salariés terminent le plus tôt leur carrière professionnelle. En 2018, selon les données de la CNAV, l’âge moyen de départ effectif est passé à 62 et 8 mois. Plus tardivement donc qu’en Espagne (62 ans) ou qu’en Grèce (61 ans). Le record étant détenu par le Luxembourg (un peu moins de 60 ans).

europe retraite

A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite..

La Corée du Sud, championne des retraites tardives
Voici le top 5 des pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde :
– Corée du Sud : 72,9 ans
– Colombie : 72,5 ans
– Mexique : 71,8 ans
– Japon : 70,6 ans
– Chili : 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes : elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

Ces données se basent sur celles fournies par le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS), datant de juillet 2018.

Ces données se basent sur celles de l’OCDE, datant de 2017 et portant sur la moyenne observée depuis 2011.

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Dans quels pays du monde est-on en meilleure santé ?

santéCette année, l’Espagne se place en tête du classement Bloomberg des pays où l’on est en meilleure santé. Derrière les pays méditerranéens et scandinaves, la France se hisse péniblement en 12e position.

L’Espagne détrône désormais l’Italie au rang de pays où la population est en meilleure santé au monde, selon l’édition 2019 de l’index de Bloomberg. Outre la première place, six pays européens se trouvent parmi le top 10.

Le groupe financier américain Bloomberg a passé au crible 169 pays du monde grâce aux données recueillies par les Nations Unies. Ce classement, publié ce dimanche, se base sur l’espérance de vie, les causes de décès, l’accès à une eau de qualité ou encore la pratique d’une activité physique par les habitants de chaque pays. Elle prend également en considération le tabagisme, l’obésité ou les services de santé publique.

La France, 12e au classement
L’Italie est donc cette année en deuxième position derrière l’Espagne qui s’est hissée à la tête du classement, en gagnant pas moins de 5 places par rapport au précédent classement, de 2017. Vient ensuite l’Islande en troisième position, juste avant la Suisse et le Japon. La France, elle, n’arrive qu’en 12e position, bien qu’elle gagne deux places par rapport à 2017.

La Suède se place elle en 6e position du classement, après l’Australie (7e), qui est suivie de Singapour (8e), de la Norvège (9e) et enfin en dixième position, d’Israël. Le Royaume-Uni est pour sa part 19e de la liste, le Portugal 22e et l’Allemagne en 23e position.

bloomberg

De l’autre côté de l’Atlantique, le Canada (16e place) se situe bien avant les États-Unis et le Mexique, qui eux, ont dégringolé aux 35e et la 53e place du classement. Aux États-Unis, l’espérance de vie est réduite notamment en raison du nombre élevé d’overdoses de drogue et de suicides.

En bas du classement, parmi les 30 pays du classement les moins bien notés, se trouvent 27 pays d’Afrique subsaharienne. Les trois autres sont Haïti, l’Afghanistan et le Yémen.

Comment expliquer ces résultats ?
L’Espagne détient le record d’espérance de vie de l’Union européenne et la longévité devrait atteindre les 86 ans d’ici 2040, juste devant Singapour et la Suisse, selon l’Institut d’études de la Santé de l’université de Washington.

Les chercheurs américains expliquent que les habitudes alimentaires peuvent aider à comprendre l’état de santé des populations. Le régime méditerranéen des Espagnols et des Italiens, riche en fruits et légumes, fruits secs, herbes aromatiques et huile d’olive, pourrait ainsi expliquer leur longévité. Ce régime est connu pour diminuer les risques d’accidents cardiovasculaires et de maladies d’Alzheimer et Parkinson.

L’Observatoire européen des systèmes et politiques de santé, quant à lui, a noté une nette baisse du nombre de personnes atteintes de maladies cardiovasculaires et de morts des suites de cancers, ces dix dernières années en Espagne.