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Animal ou intelligence artificielle, qui est le plus futé ?

Animal ou intelligence artificielleLe mois prochain se tiendront les Animal-AI Olympics,  une compétition inédite qui verra s’affronter la machine et l’animal.

Des algorithmes d’intelligence artificielle auront en effet la lourde tâche de défier l’intelligence des bêtes. À la clé : une récompense de 10.000 dollars, mais aussi et surtout des pistes pour améliorer les capacités de l’IA.

On la savait déjà capable de composer de la musique, de prédire l’avenir, et même d’incarner un présentateur télé. Mais l’intelligence artificielle pourra-t-elle un jour dépasser l’animal ?  C’est tout l’enjeu des « Animal-AI Olympics »,  une compétition organisée conjointement par l’Imperial College de Londres, l’Université de Cambridge et l’Université de Valence, en Espagne,  en collaboration avec l’institut de recherche GoodAi, basé à Prague, en République tchèque.

L’IA encore limitée
« L’idée a germé après avoir discuté avec des chercheurs en intelligence animale. On peut prendre un animal, le placer dans un environnement qu’il n’a jamais vu auparavant, et lui donner un problème à résoudre, comme traverser quelque chose. Souvent, l’animal parvient bien à résoudre le problème.

Au contraire, si l’on entraîne une intelligence artificielle à être bonne dans une tâche spécifique, cela n’a aucun sens de la placer dans un nouvel environnement. Elle ne va même pas essayer de résoudre le problème. Elle ne parvient tout simplement pas à réagir », explique dans une interview accordée au site IEEE Spectrum Matthew Crosby, chercheur à l’Imperial College et membre du comité d’organisation de la compétition.

IA VS animal
Le principe de ces olympiades de l’intelligence artificielle qui se tiendront le mois prochain sera donc de confronter divers algorithmes d’intelligence artificielle, à l’intelligence animale. Objectifs principaux : classer ces algorithmes, et déterminer quelles approches sont les plus pertinentes pour permettre à la machine de réussir à effectuer des tâches dans lesquelles les animaux excellent.

« Remporter la compétition demandera un système d’intelligence artificielle capable de se comporter de manière robuste et de généraliser à des cas jamais vus. Un score parfait nécessitera un net progrès de l’IA, bien au-delà des capacités actuelles. Cependant, même des réussites modestes montreront que c’est possible, non seulement de trouver des modèles utiles dans les données, mais d’extrapoler à partir d’eux vers une compréhension de la façon dont fonctionne le monde », précise le site internet mis en ligne tout spécialement pour l’évènement.

En attendant le début de la compétition, les équipes de programmeurs ne manquent sans doute pas de s’échauffer.   À la clé en effet : une récompense de 10.000 dollars. De quoi motiver les troupes afin de rendre l’intelligence artificielle tout simplement intelligente

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Microsoft ne considère plus que Cortana est un rival d’Alexa ou de Google Assistant

microsoft ne considère plus que cortana est un rival d_alexa ou de google assistantLe patron de Microsoft veut faire de son assistant vocal une simple application disponible sur d’autres plates-formes comme Alexa d’Amazon. Il entend procéder à la même stratégie avec Google Assistant.

Microsoft sort-il le drapeau blanc comme l’affirme la presse américaine ?   Son patron Satya Nadella a en tous cas déclaré qu’il n’entendait plus rivaliser dans le domaine des assistants vocaux, à l’occasion d’une rencontre avec quelques journalistes triés sur le volet dont ceux de Business Insider.

En 2017, on avait appris avec surprise que Microsoft et Amazon s’alliaient pour rendre Cortana et Alexa interopérables. Et il est effectivement possible de lancer Cortana sur Alexa et inversement depuis quelques mois. Mais la donne a changé. Alexa n’a cessé de renforcer sa position sur le hardware, équipant presque de façon hégémonique l’ensemble de l’industrie high-tech, l’électroménager et l’automobile. Dans le même temps, la seule tentative de Microsoft pour s’imposer au cœur d’une enceinte, avec Invoke d’Harman Kardon, s’est soldée par un échec.

Vers un partenariat avec Google ?
Microsoft abandonne donc la bataille des assistants vocaux et transforme Cortana en simple skill d’Alexa. Nadella souhaite maintenant adopter la même stratégie vis-à-vis de Google Assistant. Pour le moment, aucun partenariat n’a pourtant été annoncé entre Microsoft et Google. Mais voilà un rapprochement qui ne manquerait pas de sel, après des années de rivalité souvent tendue. Rappelons aussi que Cortana est déjà disponible sur iOS et Android.

Microsoft renonce au marché des enceintes vocales
Toujours selon Business Insider, le patron de Microsoft penserait qu’il n’a pas besoin d’entrer sur le marché des enceintes vocales en plein essor pour en tirer parti. “Pour moi, le défi consistait à savoir exactement ce que nous pourrions faire d’unique dans cette catégorie des enceintes vocales”, a-t-il déclaré. Visiblement, Microsoft n’a pas trouvé. En outre, Nadella considère qu’à long terme, le choix de l’assistant vocal n’aura plus d’importance. Il deviendrait une simple porte d’entrée pour lancer des logiciels de toutes sortes.

Microsoft a aussi annoncé cette semaine qu’il allait séparer Cortana de la recherche sur Windows 10 et le désactiver par défaut lors de l’installation. A la fin de l’année dernière, il a aussi transféré Cortana de sa division de recherche sur l’intelligence artificielle à son équipe Expériences et appareils. C’est à ce moment-là que le directeur de Cortana, Javier Soltero, a quitté l’entreprise.

Des signaux qui pourraient laisser croire à un abandon progressif. Mais n’enterrons pas trop vite l’assistant vocal. Microsoft entend se recentrer sur ce qu’il peut apporter à la suite Office 365, l’un de ses produits majeurs. Or, Cortana est capable d’aider les utilisateurs à contrôler leur messagerie électronique et leur calendrier plus facilement que Alexa ou Google Assistant. Il a donc encore une carte à jouer, même si elle apparaît plus modeste.

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L’automatisation bouleverse le travail et les modes de production des entreprises

automatisation ia et robotL’automatisation bouleverse le travail et les modes de production des entreprises. Mais, la Banque Mondiale écarte à son tour l’hypothèse d’un remplacement systématique d’emplois par des robots ou des applications d’intelligence artificielle.

L’impact de l’automatisation sur l’emploi et l’activité des entreprises est au centre d’un rapport de la Banque Mondiale sur le développement global. Comme d’autres organismes avant elle, l’institution financière internationale écarte l’hypothèse d’un remplacement systématique d’emplois par des robots ou des applications d’intelligence artificielle (IA).

La Banque Mondiale reconnaît, en revanche, que des millions d’emplois dans le monde évoluent ou périclitent sous l’effet combiné de l’automatisation et de la numérisation. L’industrie et les services administratifs sont les premiers impactés.

Malgré tout, les auteurs du rapport affichent leur optimisme. « Certes, les emplois manufacturiers sont de plus en plus automatisés […] Les travailleurs chargés de tâches routinières ‘codifiables’ étant les plus faciles à remplacer. Mais les technologies offrent la possibilité de créer de nouveaux emplois, d’accroître la productivité et de fournir des services publics efficaces », a souligné la Banque Mondiale.

D’autres postes sont moins exposés (services de proximité, santé, éducation, technologies …). D’autres encore sont positionnés pour profiter des créations nettes d’emplois liées à l’automatisation (ingénierie, data science …).

4e révolution industrielle
Les entreprises, de leur côté, ont la possibilité « d’accroître ou de réduire rapidement leur activité ». Et ce grâce au « numérique » qui « bouleverse les modes de production traditionnels », les structures et les modèles d’affaires des sociétés.

« Les technologies leur permettent de pousser leur avantage comparatif en rendant leurs opérations plus efficaces et en les aidant à innover dans la manière de mener des affaires », insiste le rapport. Les grandes entreprises et les plateformes sont les grandes gagnantes de ce mouvement.

On l’aura compris, pour la Banque Mondiale, la quatrième révolution industrielle (4RI), celle de l’intelligence artificielle, des objets connectés, de la blockchain ou encore de l’impression 3D  crée plus d’opportunités qu’elle n’en détruit.

C’est en tout cas le point de vue exprimé par Pinelopi Koujianou Goldberg, économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale, dans les colonnes de Bloomberg. « Nous vivons la quatrième révolution industrielle et nous avons survécu aux trois autres. Les machines n’ont pas éliminé les humains », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « nous nous adapterons ».

Pour ce faire, la Banque Mondiale recommande aux parties prenantes, les pouvoirs publics en particulier, d’investir dans l’humain et les compétences, « soft skills » inclus.