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Affaire Gregory : «Nous sommes convaincus que Bernard Laroche l’a enlevé»

L’avocat des parents du petit Grégory, tué en octobre 1984 dans l’est de la France, lance un appel à témoins. «Il y a des gens qui savent la vérité», estime-t-il.

Un nouvel épisode est venu s’ajouter la semaine dernière à l’interminable affaire Grégory, cet enfant de 4 ans retrouvé mort dans la Vologne en octobre 1984. Jeudi dernier, la cour d’appel de Paris annulait la garde à vue de Murielle Bolle, qui avait été entendue alors qu’elle n’avait que 15 ans. Il était notamment reproché aux gendarmes de l’avoir interrogée sans la présence d’un avocat et de ne pas lui avoir notifié son droit au silence. La chambre de l’instruction de la cour d’appel n’a en revanche pas annulé les déclarations de l’adolescente.

murielle bolleLors de ce fameux interrogatoire, Murielle Bolle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir kidnappé le garçonnet en sa présence. Elle avait ensuite répété ses propos devant le juge d’instruction, avant de se rétracter en dénonçant la pression des gendarmes. La rumeur continue cependant d’affirmer qu’en réalité, la jeune fille avait été violentée par sa famille après ses aveux. Et que c’était par peur qu’elle aurait finalement décidé de se rétracter. Depuis ce spectaculaire revirement, Murielle Bolle ne cesse de clamer l’innocence de Bernard Laroche, abattu par le père de Grégory en 1985.

«Moralement monstrueux de se taire»
La décision de la cour d’appel de Paris n’a pas entamé la persévérance des époux Villemin, Jean-Marie et Christine, les parents du petit garçon. Au contraire, ils sont satisfaits que l’enquête ne soit pas bloquée et qu’elle puisse suivre son cours. Interrogé par RTL, leur avocat s’en remet aux personnes susceptibles de pouvoir les aider : «Je lance un appel à témoin. Je suis convaincu que dans cette région de Lépanges, il y a des gens qui savent la vérité et j’invite ces gens à briser le silence», indique Me Thierry Moser. L’avocat ajoute estime qu’il est «moralement monstrueux de se taire alors que peut-être on a des révélations à faire».

Le représentant des Villemin ne s’en cache pas : ses clients et lui-même sont persuadés que Murielle Bolle avait dit la vérité lors de sa garde à vue. «Nous sommes convaincus que Bernard Laroche a enlevé l’enfant et que Murielle Bolle se trouvait dans le véhicule au moment de l’enlèvement», affirme-t-il, évoquant un «crime collectif». L’avocat indique cependant qu’il ne compte pas insister pour que Murielle Bolle soit à nouveau mise en examen. «Nous pensons que (cette) gamine de 15 ans a pu ne pas réaliser que Laroche participait à la commission d’un crime», estime Me Moser.

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Décès de Thérèse Tanguay Dion

therese dionCelle que l’on surnommait Maman Dion souffrait depuis plusieurs mois de troubles de la mémoire.

Thérèse Tanguay Dion, la mère de Céline Dion, est morte ce vendredi matin à l’âge de 92 ans, rapporte Le Journal de Montréal. Celle que l’on surnommait Maman Dion souffrait depuis plusieurs mois de troubles de la mémoire, ainsi que de « problèmes d’audition et d’acuité visuelle », précise le quotidien.

Née en 1927 en Gaspésie, une péninsule du centre-est du Québec, Thérèse Tanguay Dion découvre à l’âge de 11 ans le violon. La musique devient sa passion et lui permet de rencontrer son mari, Adhémar Dion, un grand accordéoniste.

Ils se marient en 1945 et ont ensemble 14 enfants (puis 32 petits-enfants, 48 arrière-petits-enfants et six arrière-arrière-petits-enfants). La cadette, Céline, naît en 1968. Persuadée que sa fille possède un talent unique, Maman Dion lui écrit une chanson, Ce n’était qu’un rêve. Envoyé à René Angelil, le morceau devient un tube. Depuis, Céline Dion est devenue une des plus grandes stars mondiales.

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« Arretmaladie.fr » : ce qui se cache derrière ce site promettant un arrêt de travail en quelques clics

arret-maladie.jpgUn site allemand met la télémédecine au coeur d’une polémique éthique et médicale. « arretmaladie.fr » promet de fournir un arrêt de travail en quelques clics.

Polémique dans la télémédecine avec l’arrivée d’un nouveau site. « arretmaladie.fr » propose d’obtenir un arrêt de travail de trois jours maximum sans rencontrer physiquement de médecin. Cette plateforme, éditée depuis l’Allemagne, explique le processus en trois étapes : « remplissez le questionnaire », « faites un appel vidéo avec notre médecin », puis « recevez votre arrêt maladie ». L’arrêt de travail de trois jours maximum ne concerne que des « pathologies simples et courantes » précise le site.

Le malade ne s’occupe de rien, la plateforme s’occupe de lui faire parvenir une ordonnance et d’envoyer des PDF de l’arrêt de travail à son employeur et à la caisse primaire d’assurance maladie. Tout cela sans avoir à attendre un rendez-vous dans un cabinet, ni passer la nuit aux urgences des hôpitaux. Rien à redire ? Pas vraiment.

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En effet, la pilule ne passe pas vraiment dans le corps médical. La promesse d’un arrêt de travail a mis hors d’eux de nombreux médecins qui ont découvert « arretmaladie.fr » par le bouche-à-oreille. Au départ, certains ont cru à une blague, mais rapidement, le dossier a été pris très au sérieux par des représentants du ministère de la Santé, des syndicats de médecins ou du Conseil de l’Ordre.

« Ce site est une honte »
Sur Twitter, le Pr Jérôme Salomon estime que le sujet est « idéologique et donc ordinal ». Pour Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, « Ce site est une honte, c’est la caricature du soin ». « C’est de la marchandisation du système de soin qui fait passer le patient pour un client et le médecin comme un prestataire de service », réplique le Dr Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), à BFMTV.

Sa colère est même montée d’un cran en découvrant que le partenaire du site allemand est « Docteursecu.fr, » une plateforme française de téléconsultation créée en octobre dernier. En effet, c’est sur ce site que le questionnaire est rempli avant de mettre le patient en relation à distance avec un médecin.  « C’est ni plus ni moins qu’une escroquerie pour faire croire aux patients qu’il s’agit de plateformes officielles et non commerciales », affirme le Dr Marty.

Mais, chose étonnante, contacté par BFMTV, Loïc Petitprez, dirigeant fondateur de « Docteursecu.fr », s’est également dit choqué par la méthode du site allemand. Dans un communiqué envoyé en hâte ce dimanche, il réfute toute relation commerciale ou juridique avec « Arretmaladie.fr » contrairement à ce que laisse entendre le site allemand qui doit officiellement annoncer son lancement ce mardi. Reste que « Docteursecu.fr » est le seul site vers lequel les patients sont renvoyés alors qu’il existe déjà de nombreuses plateformes.

« Ce service existe en Allemagne, ils nous ont contacté pour du conseil, nous leur avons expliqué la réglementation française très différente de celle de l’Allemagne en la matière », se défend Loïc Petitprez qui affirme avoir exigé de la plateforme allemande que toutes références à son site soit retirées. « Nous ne sommes pas leur partenaire », affirme le dirigeant français.

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« Ils ont même modifié le message en page d’accueil », signale le patron de « Docteursecu.fr ». En effet, depuis ce lundi matin, « arrêt maladie sans rendez-vous chez le médecin » a été remplacé par « Arrêt maladie sans se déplacer ». Même la mention « Vous payez 25 euros (remboursable) » a été remplacée par « Remboursable (sous condition) ».

Un modèle commercial
« Ils avaient traduit le site allemand à la va-vite entre Noël et le Jour de l’an, c’est n’importe quoi », s’étrangle Loïc Petitprez dont le site, en mode expérimental, « se focalise uniquement sur les épidémies de grippe et de gastro-entérites qui ravagent actuellement notre pays ». « En aucun cas nous ne vendons des arrêts de travail et rien assure d’en obtenir via notre plateforme, les médecins sont seuls juges », poursuit le dirigeant.

En Allemagne, cette startup basée à Hambourg propose ce service pour 14 euros ou 8 euros en plus pour l’envoi d’en document papier. Et lors de son lancement, la presse allemande avait déjà relevé comme une incitation à prendre un arrêt maladie sans motif réel. Pour le Spiegel, s’il ressemble à un jeu vidéo, le site « AU-Schein.de » est en fait un modèle commercial. (…) en quelques clics vous pouvez décrire un rhume et obtenir un véritable certificat d’incapacité de travail le lendemain à présenter à l’employeur ».

Le lancement de « Arretmaladie.fr » va-t-il finalement porter atteinte à la télémédecine qui se présente comme une solution incontournable pour faire face à la désertification médicale et pour désengorger les urgences sur des pathologies de premiers recours ?

« Leur manière de présenter la télémédecine est désastreuse », se désole Loïc Petitprez en rappelant que son site respecte la législation à la lettre. « Nous sommes conforme au RGPD et aux législations qui encadrent les données de santé », nous a-t-il précisé.

« Marquer les esprits »
Quant au nom de son site, qui peut créer une confusion avec un site officiel, il l’explique comme un « moyen de marquer les esprits, mais certainement pas pour tromper les patients en se faisant passer pour un service d’État afin de fournir des arrêts maladie à la demande ».

En attendant, pour Jérôme Marty, il est hors de question de laisser la télémédecine se lancer avec des méthodes commerciales. Le site « Arretmaladie.fr » va-t-il et peut-il être interdit? A ce sujet, ni la direction de la sécurité sociale, ni la Direction générale de l’offre des soins (DGOS), ni le conseil de l’Ordre des médecins ne nous ont répondu.

Le lancement de « arrêtmaladie.fr » aura tout de même permis de soulever le débat, que certains accueillent avec pragmatisme.  « Ben en même temps ça ne fait que prouver ce qu’on dit tous depuis des années : les arrêts pour symptômes banaux (rhume, gastro, …) ne nécessitent pas une consultation, sont une blague et ne devraient pas exister c’est juste la preuve par A + B « , estime un médecin s’exprimant sur Twitter sous le pseudonyme de @cryptococcose.

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Tempesta (Italien/ Français)

marcellocomitini

uccello-sooto-la-pioggiaweb

Soffoca l’azzurro
spande in tutto il cielo
le sue ali grigie e nere.
Tra le braccia del vento
in ansiosa corsa tra i palazzi
la nuvola immobile fugge
nella sua infinita vastità.
Della solitudine la ricompensano
le voci esili dei passeri
che tremano nel poco chiaro
del giorno che si arrende.
Sotto di lei
nella tempesta aizzata dal vento
tra colpi obliqui di pioggia
erro
in compagnia della mia anima.
Tra parole tronche e lampi di memorie
la ferocia dell’assedio
s’intreccia
con la mia storia di uomo
non ancora assolto non ancora
cancellato.

Tempête

Elle étouffe le bleu
elle étale dans tout le ciel
ses ailes grises et noires.
Dans les bras du vent
le nuage court anxieuse parmi les bâtiments
fuit immobile
dans son immensité infinie.
De sa solitude elle est récompensée
par les voix fluettes des moineaux
qui tremblent dans le flou
du jour qui s’abandonne.
En dessous…

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Et le pire mot de passe de 2019 est …

mot de passeComme chaque année, le site Splashdata livre son classement des pires mots de passe, c’est-à-dire les plus faciles à pirater. Et comme chaque année, le Top 10 est trusté par les combinaisons les plus faciles à deviner…

Boîte mail, codes de session, identifiants de sites marchands, de services, de banques, de sécurité …

L’internaute français doit gérer en moyenne plus de 150 comptes divers et variés. Comment être original et retenir ses mots de passe ?  Certains ont trouvé la solution en utilisant  le même mot de passe pour plusieurs sites (à ne pas faire ), ou en optant pour des mots de passe simplissimes (encore moins ). Et là, ce sont les pirates qui s’en donnent à cœur joie.

Comme chaque année, le site spécialisé en cybersécurité SplashData (cliquez ici) a publié la liste des pires mots de passe des utilisateurs, ceux qui sont les plus faciles à trouver pour vous dérober vos informations. Et pour la 7e année consécutive, le grand vainqueur est « 123456 », qui a fini par avoir raison de « azerty » et surtout « password » (mot de passe en anglais), longtemps leader du classement.

Au total, un Top 100 où l’on retrouve les séquences de chiffres ou de lettres du clavier, des prénoms (la palme à « Michael », 29e, qui devance Donald 34e et Charlie 37e), des références aux séries (« Dragon » pointe en 23e position), des années de naissance (félicitations aux gens nés en 1989 – 84e -, qui ont de plus un mot de passe trop court).

Pour mémoire, un bon mot de passe doit compter au moins 12 caractères, mélange de minuscules, majuscules, chiffres et caractères spéciaux.

– Pour savoir si votre mot de passe est sécurisé, vous pouvez le tester sur https://howsecureismypassword.net/

– Pour savoir si votre mail et votre mot de passe ont déjà été piratés, vous pouvez renseigner votre mail sur https://haveibeenpwned.com/

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Entre modération et polémiques, le « Dry january » débute ce mercredi en France

dry januaryInitialement porté par l’État, ce défi, qui consiste à réduire sa consommation d’alcool, est désormais organisé par une trentaine d’associations.

Lancée en 2013 en Angleterre, l’opération « Dry january », (comprendre « Janvier sec »), est sur le point d’être lancée en France, alors qu’approche la nouvelle année. À partir de ce mercredi, une trentaine d’associations proposent en effet d’arrêter, ou du moins réduire, sa consommation d’alcool pour le mois à venir.

« C’est une campagne mobilisatrice, ludique, pour s’essayer individuellement et collectivement à une pause pendant un mois, après la période des fêtes », expliquait Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, l’une des associations organisatrices.

Initialement, le projet, inédit en France, aurait dû être porté par l’État. Mais, selon les associations organisatrices, elles l’accusent d’avoir renoncé mi-novembre après une rencontre entre Emmanuel Macron et les producteurs de champagne.

De virulents opposants
De fait, l’idée même du « Dry january » rencontre de nombreux opposants. Début décembre, une tribune publiée dans Le Figaro, et signée par plusieurs célébrités dont Cyril Lignac, Guy Savoy ou Pierre Arditi demandait d’arrêter « de culpabiliser les amateurs de vin ».

« Cette initiative me (Philippe Claudel, auteur de la tribune, NDLR) consterne. Et je ne sais si la placer de plus en janvier, mois de Saint-Vincent, patron des vignerons, relève de la simple bêtise ou de la provocation », peut-on par exemple lire.

Bernard Farges, président de la CNAOC (Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées) y voit quant à lui une volonté « d’arriver à l’interdiction de consommation, c’est ça qui est derrière ».

Une accusation balayée par Nathalie Latour, qui de son côté assure qu’il n’existe « aucune volonté de prohibition ni d’abstinence totale, ce n’est pas du tout une campagne moralisatrice ni hygiéniste ».

« Ces produits ont une place importante dans la culture française. Mais il faut équilibrer les enjeux économiques, sociaux et de santé », explique-t-elle encore.

Des bienfaits réels
Reste que, selon le site de l’événement, les bénéfices d’une telle pause sont réels. En vrac, 71% des participants dormiraient mieux, 86% réaliseraient des économies d’argent, et 67% ont amélioré leur capacité de concentration.

« Les résultats sont intéressants, à court et moyen/long terme : les personnes qui ont participé arrivent ensuite à mieux réguler leur consommation d’alcool », assure Nathalie Latour.

Afin de leur venir en aide, le « Défi de janvier » s’appuie sur un site détaillé, où l’on peut s’inscrire et trouver des dépliants et des posters. « Les restaurants, les collectivités qui le souhaitent peuvent les imprimer et les afficher », complète-t-elle.

On peut également y télécharger une application en anglais baptisée Try Dry. Créée par l’association Alcohol Change, à l’origine du « Dry january » anglais, elle permet d’aider à atteindre ses objectifs lorsqu’on diminue ou arrête sa consommation d’alcool.

La consommation d’alcool est à l’origine de nombreuses maladies (cancers, maladies vasculaires, etc.) et est responsable dans l’Hexagone de 41.000 morts par an, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac (75.000), selon l’agence sanitaire Santé publique France.

En outre, selon les addictologues, 80% de l’alcool vendu en France est consommé par seulement 20% de la population.