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Le président du Parlement européen accusé de « révisionnisme historique »

Le président du Parlement européen accusé de « révisionnisme historique »L’Italien Antonio Tajani a déclenché la colère de la Croatie et de la Slovénie en proclamant « vive l’Istrie italienne, vive la Dalmatie italienne » lors d’une commémoration.

Bras droit de Silvio Berlusconi à Rome et président du Parlement européen à Strasbourg, l’italien Antonio Tajani est coutumier des contorsions. D’ordinaire, il veille à ce que ses déclarations sur le terrain politique italien restent fidèles à la ligne de son parti (Forza Italia, droite), tout en étant suffisamment vagues pour ne pas être mal interprétées au niveau européen. Mais dimanche 10 février, à Basovizza, un quartier périphérique de Trieste tout proche de la frontière slovène, lors du « Jour du souvenir », cet équilibre a volé en éclats.

Lors d’une cérémonie organisée pour cette journée de la mémoire aux victimes des « massacres des Foibe », le président du Parlement européen a en effet conclu son allocution par un « Vive Trieste, vive l’Istrie italienne, vive la Dalmatie italienne, vive les exilés et vive les enfants de ces exilés » qui a aussitôt provoqué la colère de ses voisins croates et slovènes, réveillant le souvenir d’un épisode de la seconde guerre mondiale qui reste d’autant plus vif qu’il a longtemps été passé sous silence.

Un épisode occulté
Devenues italiennes au sortir de la première guerre mondiale, après l’éclatement de l’empire austro-hongrois, la région de Trieste, l’Istrie et la Dalmatie étaient peuplées d’Italiens (surtout dans les villes), mais aussi de Slaves, principalement des Croates et des Slovènes. A partir des années 1920, durant le fascisme, celles-ci ont été victimes d’une politique d’italianisation forcée, particulièrement violente, dont Croates et Slovènes gardent un souvenir très vif.

Puis avec l’avancée des partisans yougoslaves dans la région, à partir de l’automne 1943, les grottes naturelles (« foibe ») du secteur ont commencé à devenir le théâtre de représailles, dont le bilan réel reste l’objet de vives controverses. Après avoir été dans un premier temps purement politiques, visant des militaires ou des membres du Parti fasciste, les exécutions sommaires ont pris, en 1945, un caractère d’épuration ethnique.

Par la suite, le souvenir de ce drame a été refoulé pendant un demi-siècle, en raison de l’importance du Parti communiste italien, pour qui les victimes étaient toutes des fascistes, et de la volonté italienne de ne pas contrarier la Yougoslavie communiste voisine. Jusqu’aux années 1990, seuls les nostalgiques du ventennio fasciste évoquaient le drame des « foibe ». Et ce n’est qu’en 2004, sur décision du gouvernement Berlusconi (auquel participaient d’ailleurs les post-fascistes d’Alliance nationale), que le « Jour du souvenir » a été instauré.

Ainsi donc, en célébrant « l’Istrie italienne » et la « Dalmatie italienne », le président du Parlement européen reprenait un des chevaux de bataille de la droite berlusconienne : la lutte contre l’hégémonie culturelle des communistes dans l’Italie de l’après-guerre, dont l’occultation du drame des « foibe » est, selon lui, l’une des preuves les plus criantes.

Problème : de l’autre côté de la frontière, ces déclarations ne peuvent être ressenties autrement que comme des provocations. Ainsi, les gouvernements croate et slovène ont exprimé leur colère lundi. Le premier ministre conservateur croate, Andrej Plenkovic, pourtant allié de M. Tajani au Parlement européen, s’est ainsi dit « extrêmement mécontent » de ses propos et a immédiatement demandé des éclaircissements. Son homologue slovène a lui parlé « d’un révisionnisme historique sans précédent ».

Pas de « revendication territoriale »
« De telles déclarations ne facilitent pas la réconciliation, la coexistence et les valeurs de civilisation sur lesquelles l’Union européenne a été construite », a abondé la présidente croate, Kolinda Grabar-Kitarovic, elle aussi membre du Parti populaire européen comme M. Tajani.

De retour lundi à Strasbourg pour la session plénière du Parlement, M. Tajani a été forcé de s’expliquer. Sans s’excuser, l’allié de Silvio Berlusconi a dit être « désolé si [ses] paroles ont été mal comprises ».« J’ai fait référence à l’histoire et à la Dalmatie italienne mais cette référence n’est pas du tout une revendication territoriale. J’ai voulu rappeler les milliers de victimes italiennes qui ont été jetées dans les fosses communes », a-t-il affirmé.

Pas de quoi éteindre vraiment la colère des eurodéputés croates et des Slovènes présents dans l’hémicycle. « Vous savez que la Dalmatie et l’Istrie sont des régions croates qui ont beaucoup souffert de l’occupation italienne et du régime impérialiste. Il est scandaleux que le président du Parlement européen tienne des propos impérialistes », a notamment fustigé l’eurodéputée nationaliste Ruza Tomasic.

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France-Italie : « La crise la plus grave depuis 1945 »

Emmanuel Macron et Giuseppe ConteParis a rappelé son ambassadeur après une ultime « provocation » d’un ministre. Analyse d’une décision inédite depuis 1940.

Cette fois, le gouvernement italien a franchi une ligne rouge. La France a rappelé ce jeudi son ambassadeur en Italie pour « des consultations » après une série de « déclarations outrancières » et « d’attaques » sans « précédent » de responsables italiens, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles (antisystème), et Matteo Salvini, chef de file de la Ligue (extrême droite), tous deux vice-Premiers ministres italiens, multiplient les attaques frontales contre Emmanuel Macron et contre la France depuis plusieurs semaines. Dernière « provocation » en date pour Paris, mardi, Luigi Di Maio s’est rendu sur le sol français pour rencontrer des gilets jaunes et réitérer son soutien au mouvement.

Après avoir jugé les propos « excessif » et déclaré qu’il ne voulait pas lancer dans un « concours du plus bête », le gouvernement français a donc décidé de taper du poing sur la table en rappelant son ambassadeur. Une décision inédite depuis 1940 et qui, selon Marc Lazar, professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po, spécialiste de la vie politique italienne, constitue une crise « gravissime », « la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale ».

L’EXPRESS : La France a évoqué des attaques « sans précédent » de la part de l’Italie. Peut-on parler de crise inédite ?
Marc Lazar : Dans les relations franco-italiennes, et même entre les six pays fondateurs de l’Europe en 1957, oui, c’est totalement inédit depuis 1945. Nous avons connu d’autres crises, comme en 1945 quand le général de Gaulle avait voulu s’emparer du Val d’Aoste et envoyé des troupes dans l’Italie libérée, ou encore en 1995 lorsque la France avait repris ses essais nucléaires et que l’Italie avait voté une motion de condamnation à l’ONU.

Mais tout cela se résolvait assez vite, rappeler un ambassadeur de France, cela a été fait pour la dernière fois en 1940 lorsque Mussolini a déclaré la guerre à la France. Une étape très importante a été franchie ce jeudi. C’est totalement inédit depuis et c’est gravissime. C’est la crise politique la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale.

Comment expliquer que la France ait pris cette décision ?
Pour le Quai d’Orsay, l’Italie a manifestement franchi une ligne rouge. La crise couvait depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, en juin 2018. Les attaques sont d’abord venues de la France, dès juin 2018, quand Emmanuel Macron avait dénoncé les populistes en visant, notamment, Luigi Di Maio et Matteo Salvini. Plusieurs ministres français avaient aussi eu des déclarations assez rudes à l’égard de l’Italie, qui ne s’était d’ailleurs pas privée de répondre.

Puis, depuis quelques mois, la France avait décidé de faire le dos rond, de ne pas répondre aux polémiques. Plusieurs ministres, et Emmanuel Macron lui-même, ont récemment déclaré qu’ils laissaient passer les provocations des ministres italiens.

Mais là, c’était difficile pour le gouvernement français de laisser passer ce qu’a fait Luigi Di Maio mardi. Un ministre d’un gouvernement de l’Union européenne, vice-Premier ministre de son gouvernement, est venu sur le sol français sans même prévenir les autorités françaises, ce qui est contraire à toutes les traditions, et s’est affiché sur les réseaux sociaux avec des gilets jaunes qui appellent à se soulever contre Emmanuel Macron. C’était un acte diplomatique particulièrement violent.

Pourquoi Luigi Di Maio et Matteo Salvini ciblent-ils autant la France dans leurs déclarations ?
Il y a bien sûr le contexte des élections européennes qui joue. Pour Di Maio et Salvini, les gilets jaunes sont un levier pour accentuer la pression du peuple contre l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Les dissensions au sein du gouvernement italien jouent aussi : le gouvernement de coalition se heurte à plusieurs motifs de discordes internes, et rien n’est plus facile que de désigner un adversaire commun, qu’Emmanuel Macron incarne parfaitement.

Les motifs de discorde entre la France et l’Italie sont également nombreux, comme la situation en Libye  considérée comme une zone d’influence italienne depuis l’intervention de la France en 2011, ou encore la crise des migrants. Les ministres italiens n’ont de cesse de dénoncer l’intrusion des gendarmes français sur le territoire italien pour contrôler les papiers dans les trains.

Sans oublier, et c’est un fait relativement nouveau, que le sentiment anti-Français grandit considérablement en Italie. Historiquement, l’Italie a un rapport d’affection, d’empathie, voire d’admiration à l’égard de la France, mais aussi d’exaspération, d’énervement, et d’arrogance. Toutes les enquêtes d’opinion montrent aujourd’hui que la personnalité étrangère la plus rejetée par les Italiens, c’est Emmanuel Macron. Les Italiens ont beaucoup l’impression que la France « fait son marché » en Italie, et fait preuve d’impérialisme économique. Di Maio et Salvini soufflent sur ce sentiment anti-Français, là encore dans la perspective des européennes.

Que peut-il se passer après le rappel de l’ambassadeur français ? Quelle forme peut prendre cette crise ?
Rappeler l’ambassadeur est à la fois, pour le gouvernement français, un moyen de se montrer comme un rempart aux populistes, et un moyen d’envoyer un message au président du conseil italien, Giuseppe Conte, silencieux jusqu’ici, pour lui demander de jouer les intermédiaires et de faire prendre conscience à Luigi Di Maio et Matteo Salvini qu’il faut baisser le ton.

La balle est dans le camp de l’Italie mais, quelle que soit sa réaction, il ne faudra pas que les responsables politiques oublient que la relation franco-italienne n’est pas que politique et diplomatique. Ils sont aussi le 2e partenaire économique et commercial l’un de l’autre et il existe d’énormes collaborations culturelles, éducatives, etc … entre Rome et Paris. Il ne faudrait pas que cette crise diplomatique ait des répercussions sur cette relation.

La marge de manœuvre du gouvernement français sera assez limitée désormais. Il voudra sans doute éviter de durcir encore sa position et risquer de créer une solidarité entre la Hongrie, la Pologne et l’Italie. Ces pays ont des désaccords très importants qui bloquent pour l’instant la consolidation d’un mouvement populiste européen. Le sentiment anti-Français pourrait bien devenir un ciment entre ces gouvernements, ce qui rend la manœuvre diplomatique très risquée pour Emmanuel Macron.

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L’incroyable offre d’Airbnb pour profiter de trois mois de vacances gratuites en Italie

vacance italieLa société Airbnb a lancé un appel à candidatures insolite : elle recherche quatre volontaires pour passer trois mois tous frais payés à Grottole, un petit village dans le sud de l’Italie.

Vivre la dolce vita sans débourser un euro, c’est le cadeau que vous offre Airbnb. Selon le site 7sur7.be, la plateforme communautaire de location de logements entre particuliers propose de vous payer vos vacances en Italie. La seule condition ?  Vivre comme un habitant local dans le petit village italien de Grottole. Le site a créé un partenariat avec l’ONG Wonder Grottole pour son projet « The Italian Sabbatical », comprenez « congé sabbatique italien ».

Son objectif est de revitaliser le centre historique de la petite commune du sud du pays qui s’est peu à peu vidée de ses habitants, en choisissant quatre personnes logées gratuitement durant trois mois. En pratique, pendant ce trimestre de farniente et de découverte sous le soleil de l’Italie, les quatre heureux touristes doivent à leur tour faire partager leur connaissance de la ville à de nouveaux arrivés.

« En tant que co-hôtes sur Airbnb, ils accueilleront les invités dans une belle chambre à coucher au centre communautaire local ou dans une maison traditionnelle au centre du village […] Ils montreront également aux visiteurs les savoir-faire traditionnels comme la culture maraîchère, la récolte du miel, la fabrication de pâtes et la production d’huile d’olive », détaille Airbnb, parrain du projet, dans un communiqué. Les quatre nouveaux chanceux aux vacances sponsorisées Airbnb vont devoir apprendre les us et coutumes de leur nouveau lieu de villégiature.

Plus que 300 habitants pour 600 maisons vides
Le village situé dans la province de Matera, en Italie méridionale, ne compte plus que 300 habitants pour 600 maisons vides. « Notre rêve est de repeupler le centre historique. Dans dix ans, nous aimerions voir un village plein de gens de cultures différentes parfaitement intégrés à la communauté locale », ajoute Silvio Donadio, fondateur de Wonder Grottole. Il espère que les vacanciers tomberont amoureux de la qualité de vie du village et finiront par s’y installer.

« Il n’y a pas de circulation, pas de chaos, pas de pollution, de la bonne nourriture, et surtout, des gens accueillants », assure un producteur local. Pour attirer les vacanciers et les inviter à postuler, Airbnb a confectionné une petite vidéo les invitant à apprendre à parler et à cuisiner italien et à faire du bénévolat pour la communauté dans le potager en tant qu’hôte d’Airbnb. Pour tenter de faire partie des heureux élus, un formulaire en ligne est à remplir, en détaillant vos motivations pour profiter du « congé sabbatique italien » et peut-être aider à terme la communauté locale à insuffler une nouvelle vie dans son centre historique.

L’escapade des quatre volontaires aura lieu entre juin et août 2019
L’escapade des quatre volontaires aura lieu entre juin et août 2019.  Geo.fr précise que le projet « The Italian Sabbatical » s’inscrit dans un partenariat plus large établi entre Airbnb et la fondation Matera Basilicata 2019 pour promouvoir l’engagement des voyageurs qui visitent Matera reconnue capitale européenne de la culture pour cette année.

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Le fisc italien pourrait réclamer 1,4 milliard d’euros au groupe de luxe Kering

fisc italie.JPGLe fisc italien soupçonne le groupe de luxe d’avoir facturé pour le compte d’une de ses filiales en Suisse des activités réalisées en Italie pour bénéficier d’une fiscalité plus favorable.

Le groupe français de luxe Kering, avec son fleuron italien Gucci, risque un redressement fiscal d’environ 1,4 milliard d’euros en Italie.

Depuis fin 2017, le groupe de François-Henri Pinault fait l’objet d’une enquête fiscale du parquet de Milan. Le parquet de Milan soupçonne Kering d’avoir facturé pour le compte de LGI, sa plateforme logistique située en Suisse, des activités en fait réalisées en Italie pour bénéficier d’une fiscalité plus favorable.

En mars, le site d’information Mediapart avait affirmé que le géant français aurait soustrait environ 2,5 milliards d’euros d’impôts depuis 2002, « pour l’essentiel au préjudice du fisc italien, mais aussi de la France et du Royaume-Uni. »

Mediapart affirmait aussi qu’à la suite du rachat de Gucci en 2000, Kering avait « étendu le système conçu par le groupe italien à toutes ses marques de luxe (hors joaillerie), dont les françaises Balenciaga et Yves Saint Laurent. La maison Saint Laurent a éludé à elle seule le paiement d’environ 180 millions d’euros d’impôts en France », poursuivait le site.

Kering conteste
Vendredi, Kering a annoncé qu’« une équipe d’audit des autorités fiscales italiennes a finalisé un audit fiscal » selon lequel Luxury Goods International (LGI), une de ses filiales suisses, « aurait exercé en Italie des activités qui auraient dû donner lieu au paiement d’impôts sur les sociétés en Italie, ce que Kering conteste », affirme le groupe dans un communiqué.

L’audit porte sur les résultats des années 2011 à 2017,  celui-ci va désormais être examiné au sein du fisc italien « par le service chargé d’évaluer les conclusions du rapport, qui prendra alors sa décision finale » et notifiera un éventuel redressement.

Kering s’est dit « confiant quant à l’issue de la procédure en cours et continuera de collaborer pleinement, en toute transparence, avec l’administration fiscale pour faire valoir tous ses droits ».

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La France n’est pas le plus gros producteur de fromage en Europe

plateau fromageContrairement à ce qu’on pourrait penser, la France n’est pas le plus gros producteur de fromage dans l’Union Européenne. C’est un pays voisin qui trône en tête du classement depuis plusieurs années.

La France n’est pas le plus gros producteur de fromage d’Europe. Et cela n’est pas nouveau : ça fait cinq ans que ça dure selon Eurostat, l’office de statistiques de l’Union Européenne. Malgré l’importance des fromages dans la gastronomie française, nous ne sommes que le deuxième plus important producteur du vieux continent derrière l’Allemagne, qui produisait presque un quart du fromage européen (22%) en 2017.

L’hexagone (18%) se trouve tout de même largement devant l’Italie (12%) et les Pays-Bas (8%).
infographie union europenne

Selon Les Echos, qui s’étaient intéressés à la question dès 2013, de nombreux causes peuvent expliquer cette première place a priori surprenante :

L’Allemagne favorise davantage les grandes exploitations que la France grâce à sa législation, assure le quotidien économique : « les normes pesant sur les installations deviennent très lourdes et donc coûteuses dès que la ferme compte plus de 100 vaches en France, contre 300 en Allemagne ».

La France est dans une logique de la demande, expliquent aussi Les Echos. Elle propose des « petites séries de fromages certes à haute valeur ajoutée mais qui poussent à la hausse les coûts de production et de marketing ».

Contrairement à l’Allemagne, dont l’offre est très peu diversifiée, peu de références, peu de valeur ajoutée mais des bas prix, ce qui faciliterait les exportations. En clair, l’Allemagne privilégie la quantité à la qualité. Une stratégie payante pour vendre plus de produits, à moindre prix.
pays union europenneProduction ne rime pas forcément avec exportation. A ce jeu-là, ce sont toujours nos voisins d’Outre-Rhin qui sont en tête. Selon Eurostat, l’Allemagne exporte presque deux fois plus (1,2 million de tonnes par an) que la France (0,7 million de t.)

Les Pays-Bas dépassent également la France, d’une courte tête (0,9 million de t.). Les Hollandais, célèbres pour leur gouda ou leur édam, sont spécialisés dans les fromages à pâte mi-dure.

L’Italie, quatrième producteur européen, est elle en tête des fromages à pâte dure, comme le parmesan. Mais le pays est également connue pour la mozzarella et le mascarpone.

Les États-Unis : le plus grand amateur de fromages européens
Près de 13% des exportations ont été réalisées en dehors de l’Union Européenne. Les principaux clients sont les États-Unis (17% des exportations), le Japon (11%), la Suisse (7%), la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite (5%).

importateur union europenne

On notera que la Suisse exporte quasiment autant de fromage dans l’UE (52.000 tonnes par an) qu’elle en importe (60.000 t.). Gruyère, fromage à raclette, Tête de Moine : les Helvètes offrent une variété que peu de pays sont capables de proposer.

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Nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde

taux de démocratieLe magazine britannique, qui a dévoilé son nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde, place toujours la France à la 29e position et la classe dans le groupe des démocraties « imparfaites ».

Bonne nouvelle pour le monde : le taux de démocratie se stabilise en 2018, alors qu’il ne faisait que régresser ces dernières années. Toutefois, l’Europe voit son niveau de démocratie reculer peu à peu, malgré le leadership avéré des pays scandinaves. Ce constat est dressé par la 11e édition du classement des démocraties, réalisé annuellement par le magazine britannique The Economist.

Pour ce faire, The Economist Intelligence Unit attribue à chaque pays une note, dite indice de démocratie, allant jusqu’à 10. Elle est calculée à partir de cinq catégories comprenant les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique des pays. À partir de ces indices, les pays sont classés en 4 systèmes : les «vraies» démocraties, les démocraties «imparfaites», les régimes hybrides puis les régimes autoritaires. Cette année, seulement 20 territoires sur 167 sont considérés comme des démocraties totales, qui ne concentrent que 4,5% de la population mondiale. Sans surprise, les pays nordiques domptent le classement. À sa tête figurent la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Le rapport du magazine semble affirmer que la démocratie en Europe de l’Ouest diminue et parle même de «malaise démocratique». Avec une baisse de quelques centièmes, l’Europe occidentale obtient une note de 8,35 alors qu’en 2017, elle s’élevait à 8,38. Cette légère régression peut paraître insignifiante. Cependant, les pays d’Europe, à l’exception des pays nordiques, ne s’en sortent pas si bien. Trois États ont chuté : l’Italie, l’Autriche (de la 15e à la 16e place), et la Turquie (de la 100 à la 110e), que The Economist intègre à l’Europe dans son classement. L’Italie, gouvernée par une coalition populiste, passe de la 21e place à la 33e place. Selon les experts du rapport, toutes les mesures prises par la Ligue, parti d’extrême droite de Matteo Salvini, et sa «rhétorique anti-étrangers» contribuent «au risque de détérioration des libertés civiles». L’Autriche perd en grade pour des raisons similaires: son parti extrémiste et anti-immigrés, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), en serait l’origine selon le rapport. La Turquie d’Erdogan demeure associée aux régimes hybrides et ne cesse de décroître depuis 6 ans. Alors que la France séjourne à la 29e position, elle demeure toujours dans le groupe des démocraties «imparfaites», avec une note assez basse pour la catégorie «culture politique». Un groupe dont il est difficile de se détacher pour plusieurs pays européens à l’image du Portugal, de la Belgique, de la Grèce ou encore de Chypre.

La Corée du Nord, lanterne rouge du classement
Les États-Unis, mieux positionnés que la France avec la 25e place, sont eux aussi bloqués au statut de démocratie «imparfaite». Malgré son retard sur le continent nord-américain, l’Asie enregistre la meilleure progression depuis 2006. La Chine a par exemple gagné 9 places et se positionne maintenant au 130e rang. Du côté de l’Amérique latine, deux pays ont vu leur réputation d’état possiblement démocratique s’écrouler: le Nicaragua et le Venezuela. En perdant 17 places chacun, le Nicaragua atterrit à la 122e place et rejoint le Venezuela dans le groupe des régimes autoritaires. Le rapport explique cette descente par la crise politique «la plus déstabilisante» traversée par le pays de Daniel Ortega. Ce classement est bouclé par des régimes dictatoriaux dont le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Syrie et la lanterne rouge du classement : le régime autoritaire de Corée du Nord qui finit 167e.

Ce classement annuel est également l’occasion d’étudier la participation politique des populations. Une hausse des votes a été ressentie mondialement. Très forte dans les continents africain et asiatique, elle a contribué à la fine amélioration des deux régions au niveau démocratique.

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Contrôle des chômeurs : comment font-ils ailleurs ?

pole emploiLe durcissement du contrôle des chômeurs, dont les nouvelles règles ont été dévoilées par un récent décret, passe mal auprès des syndicats.

Ces derniers dénoncent en effet « un signal de défiance » envoyé aux demandeurs d’emploi. Mais qu’en est-il chez nos voisins européens ?   Tour d’horizon

Le Royaume-Uni se montre particulièrement sévère avec ses demandeurs d’emploi
Au Jobcenter plus, sorte de Pôle emploi local, les rendez-vous avec les conseillers sont fréquents et obligatoires. Les chômeurs doivent également passer 35 heures par semaine au minimum sur un site de recherche d’emploi : cette démarche est contrôlée et sanctionnée si elle n’est pas effectuée. Ils ont également l’obligation d’accepter le premier emploi qui leur est proposé, à défaut de quoi leur allocation est suspendue, voire supprimée. Son montant est d’ailleurs bien inférieur à ce que perçoivent les chômeurs français ayant droit à des indemnités : au maximum 400 euros par mois, sur une durée limitée à six mois. Last but not least, les fraudeurs encourent une amende pouvant aller jusqu’à 7000 euros. Outre-Manche, le taux de chômage est particulièrement bas : 4,1%.

Trois mois de vacances pour les chômeurs allemands
En Allemagne, le contrôle des chômeurs est également plus dur qu’en France. Les bénéficiaires d’allocations doivent pouvoir prouver qu’ils cherchent un travail. A défaut, celles-ci peuvent être provisoirement réduites. Ce principe vaut même pour les chômeurs de longue durée. Ceux qui ne se présenteraient pas à un rendez-vous sans motif valable voient leurs indemnités amputées de 10% pendant trois mois. Et s’ils refusent un emploi jugé acceptable, leurs allocations sont réduites de 30% pendant trois mois.

Petite particularité allemandes : les demandeurs d’emploi ont droit chaque année à trois semaines de vacances. Ils ne peuvent en revanche partir loin de leur domicile qu’avec l’accord de leur conseiller.

En Italie, les contrôles sont pour ainsi dire inexistants
Le Figaro nous apprend que les chômeurs n’ont pas besoin de pointer pour toucher leurs allocations.

En Espagne, il n’existe pas de contrôle à proprement parler
Mais les chômeurs doivent renouveler leur inscription sur les listes tous les trois mois, se rendre obligatoirement aux convocations, la participation à des travaux d’intérêt général ou à des formations. A défaut, des sanctions peuvent intervenir, pouvant aller de la suspension à la suppression des allocations.

Et puis il y a le modèle danois, particulièrement strict
La liste des obligations est longue : se rendre aux convocations, postuler à au moins deux offres d’emploi par semaine, et accepter la première offre d’emploi proposée dans un délai de 24 heures, sous peine de perdre le bénéfice des allocations. Les demandeurs d’emploi doivent également se connecter sur un compte dédié tous les jours, à défaut de quoi un avertissement leur est adressé. Au bout de trois avertissements, les allocations sont carrément supprimées.

En revanche, le modèle danois st relativement généreux, puisqu’il accorde à un chômeur 90% de son salaire pendant deux ans. L’indemnité est néanmoins plafonnée à 2500 euros par mois. Là encore, une condition doit être remplie : avoir cotisé à une caisse d’assurance chômage.