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Le Nutella arrive en tête du classement des bons élèves de l’huile de palme du WWF

nuttellaEn ce qui concerne sa manière de gérer son approvisionnement en huile de palme, le fabricant du Nutella est le plus éthique parmi près de 200 entreprises qui en utilisent, selon un classement de WWF paru ce lundi.

Une entreprise qui utilise de l’huile de palme ne nuit pas forcément à l’environnement si elle l’exploite de manière durable. Afin de faire le tri entre les bons et les mauvais élèves, l’ONG WWF a dressé un classement de l’engagement des entreprises pour une huile de palme plus durable, paru ce lundi. Il en ressort que Ferrero, le groupe italien qui fabrique le Nutella, est le plus vertueux en la matière.

« Avec un score de 21,5 sur 22, Ferrero est considéré par la WWF comme le leader des grands distributeurs mondiaux, des entreprises de petite et grande consommation et de l’industrie alimentaire », écrit WWF. L’ONG a accordé ces bons points à l’Italien pour ses efforts en matière de lutte contre la déforestation dans les zones tropicales et pour la transparence de sa chaîne d’approvisionnement.

Concrètement, Ferrero n’utilise que de l’huile de palme certifiée durable, selon une chaîne d’approvisionnement traçable. En outre, le groupe investit dans des actions de développement durable dans les pays qui produisent son huile de palme. Les trois actions qui font un bon élève aux yeux de WWF.

Des ventes de Nutella pénalisées
Et non content d’être le meilleur élève des 173 entreprises étudiées, Ferrero est également aussi la seule à utiliser de l’huile de palme sans contribuer à la déforestation. Ce qui correspond à un score d’au-moins 20 sur 22, que le fabricant du Nutella est le seul à atteindre. WWF y voit « un signal encourageant au reste du secteur: une huile de palme durable qui ne participe pas à la déforestation est un objectif atteignable. »

Reste à voir si ces bonnes notes aideront Ferrero à dépasser les polémiques sur l’huile de palme dans le Nutella, liée à son empreinte environnementale mais aussi à son potentiel cancérigène, pointé par l’Anses en 2017. Ces polémiques semblent bien avoir un effet sur les ventes de Nutella : ces cinq dernières années, la part de marché du champion italien, désormais de 75% du marché des pâtes à tartiner, a reculé de 10 points.

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Venise livre ses secrets grâce à la découverte d’un dessin du XIVe siècle

Il s’agit d’un dessin à la plume de la cité lacustre où l’on reconnaît des églises, des gondoles et des canaux dessinés.

Venise livre ses secrets grâce à la découverte d'un dessin du XIVe siècle

La récente découverte d’une vue de Venise remontant au XIVe siècle, un dessin considéré comme la plus ancienne représentation de la ville connue à ce jour, montre l’intérêt qu’a exercée très tôt la Cité des Doges sur ses contemporains.

Le dessin, découvert par l’historienne Sandra Toffolo, de l’université écossaise de St Andrews, fait partie d’un manuscrit racontant le voyage de Niccolò da Poggibonsi, un pèlerin italien qui s’est rendu à Jérusalem au cours de la période 1346-1350.

“La découverte de cette vue de la ville a de grandes conséquences pour notre connaissance des représentations de Venise, car elle montre que la ville exerçait déjà très tôt une grande fascination sur ses contemporains”, a expliqué Sandra Toffolo dans un communiqué, annonçant la découverte, publié sur le site de St Andrews début janvier.

Outre Venise, le pèlerinage de Niccolò da Poggibonsi l’a conduit en Terre Sainte, à Damas ainsi qu’au Caire et Alexandrie en Egypte. Sa description écrite de Venise est accompagnée d’un dessin à la plume de la cité lacustre où l’on reconnaît des églises, des gondoles et des canaux dessinés.

Le manuscrit, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de Florence, a probablement été réalisé peu après son retour en Italie en 1350. Spécialisée dans l’histoire de Venise à la Renaissance, SandraToffolo a découvert l’image en mai 2019 au cours de recherches à la bibliothèque florentine dans le but de réaliser une monographie sur la cité lacustre à cette époque, à paraître en 2020, a précisé l’université écossaise de St Andrews.

En découvrant l’image, l’historienne a réalisé que cette vue de Venise était antérieure à toutes celles de la ville connues auparavant, même si des cartes et portulans (cartes de navigation utilisée du XIIIe au XVIIIe siècle) de la ville avaient pu être réalisées antérieurement. La plus ancienne carte de Venise a été réalisée par Fra Paolino, un frère franciscain de Venise, et date d’environ 1330, selon St Andrews.

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Baisse des naissances en Italie

NaissanceEn Italie, un tiers des habitants vivent en célibataires.

Le phénomène s’est amplifié de 10 points au cours des vingt dernières années. Et les familles d’au moins quatre personnes ne représentent que 20,4% du total des familles italiennes.

L’Italie a connu en 2018 un nouveau plus bas historique des naissances depuis l’unité italienne (au XIXème siècle), avec quelque 440.000 nouveaux-nés, environ 20.000 de moins que l’année précédente, a annoncé ce lundi l’institut statistique italien Istat.

Le taux de natalité chute ainsi à 7,3 bébés pour mille habitants en 2018, contre 7,6 en 2017. Les mères ont en moyenne 1,3 enfant (en 2017-2018), autre indice du vieillissement de la population. Elles se trouvent ainsi dans le bas du panier de la fécondité des pays de l’UE, au même rang que Chypre, et juste devant Malte (1,26 enfant) et derrière l’Espagne (1,31 enfants), la France (1,9 enfant) restant le plus prolifique.

Un tiers des Italiens vivent en célibataires
En Italie, un tiers des habitants vivent en célibataires. Le phénomène s’est amplifié de 10 points au cours des vingt dernières années. Et les familles d’au moins quatre personnes ne représentent que 20,4% du total des familles italiennes.

Dans le même temps, l’espérance de vie est en augmentation en Italie : 80,8 ans pour les hommes et 85,2 ans pour les femmes en 2018.

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En Sicile, un village offre des maisons en espérant se repeupler

En Sicile, un village offre des maisons en espérant se repeuplerLa municipalité italienne de Cammarata, confrontée à une désertification massive, espère ainsi voir ses rues redevenir peu à peu animées.

Lutter contre la désertification, notamment dans les petits villages ruraux, peut s’avérer compliqué. Comment redonner envie à des citoyens de s’installer loin des grands axes et de l’attractivité des villes pour repeupler des contrées esseulées depuis des décennies ?  Comme en France, l’Italie cherche des solutions.

La municipalité sicilienne de Cammarata pense avoir trouvé un dénouement à sa crise de l’abandon : offrir certaines de ses maisons désertées à de futurs habitants. C’est la chaîne américaine CNN qui a révélé cet audacieux projet, dans un reportage repéré par Le Figaro.

Douze maisons à saisir en échange d’un projet de vie
Ce village, érigé à plus de 1500 m d’altitude dans les montagnes et éloigné par 60 km d’une route sinueuse de Palerme, la capitale de l’île italienne, avait dans un premier temps espéré offrir ces bâtisses en pierre pour la modique somme d’un euro. Mais les candidats ne s’étaient pas bousculés au portillon.

Le maire, Vincenzo Giambrone, espère que la gratuité pourra faire changer d’avis les plus hésitants. Et donner un coup de projecteur à son initiative. C’est ainsi qu’il met pour le moment 12 maisons sur le marché et espère en rajouter une centaine d’autres, si l’initiative porte ses fruits.

« Je ne supporte pas voir ce magnifique vieux centre historique se vider »
D’autres villages italiens, tels que Zungoli, près de Naples, et Sambuca, en Sicile, ont effectué des démarches similaires, souligne la chaîne.

« Je ne supporte pas de voir ce magnifique vieux centre historique se vider et se transformer en ruine », s’attriste l’édile de Cammarata auprès de CNN. Inquiet des risques d’effondrement, il fustige la fuite de propriétaires « inconscients », qui « ne se rendent pas compte des dommages qu’ils causent en abandonnant leurs habitations et en refusant de restaurer leurs vieilles maisons. »

Les nouveaux arrivants privilégiés
Certaines conditions entourent ce don. Il faudra tout d’abord investir quand même un peu : lors de la transaction, les intéressés doivent s’engager à rénover la maison tout entière dans les trois ans. Cet engagement sera assuré par le versement de 5000 euros, en guise de dépôt de garantie, que les investisseurs pourront récupérer une fois les travaux terminés.

Une prime de 1000 euros en cas de naissance
La mairie possède par ailleurs un droit de regard sur le projet de réfection et le validera, ou non. Mais tous type de projet, commerces, hôtel, habitation, lieu de spectacle, salle d’exposition … est encouragé. Les nouveaux arrivants et les jeunes couples seront favorisés parmi les porteurs de projet. Si un enfant naît dans la bâtisse, la famille pourra même se voir offrir une prime de 1000 euros.

Jose Augusto Manetta Ramos, un homme d’affaires italo-brésilien établi au Royaume-Uni se dit déjà intéressé par une maison, dans laquelle il se verrait passer le week-end, assure la CNN.

« Du gagnant-gagnant entre la mairie et les nouveaux habitants »
« Qu’est-ce que l’on a à perdre, puisque ces maisons sont abandonnées et tombent en ruine ?  C’est du gagnant-gagnant entre la mairie et les nouveaux habitants », commente auprès du Figaro Éric Allouche, directeur exécutif du réseau d’agences immobilières Era France. Mais il met en avant « la question de l’aménagement du territoire » : « C’est déjà méritant d’essayer d’attirer du monde en étant créatif, mais il faut que cela crée un tissu local pour pérenniser cette nouvelle dynamique territoriale ».

Les villages ruraux ne sont pas les seuls à souffrir de la désertification. En France, à Roubaix (Nord), c’est l’insalubrité des logements qui a suscité de nombreux départs.

Des maisons à 1 euro à Roubaix
En 2018, la municipalité, qui s’est inspirée de projets similaires entrepris à Liverpool, a proposé d’offrir certains de ces bâtiments pour un euro symbolique à ceux qui s’engageraient à les réhabiliter. L’opération n’avait eu qu’un succès relatif. Seuls 9 % de ceux qui avaient retiré un dossier à la mairie se sont portés candidats.

Ce dispositif pourrait néanmoins essaimer : la ville dit avoir été contactée par plusieurs municipalités intéressées.

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Instagram teste les «likes» masqués

InstagramAprès le Canada et six autres pays, une partie des utilisateurs américains ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres.

Instagram va masquer pour une petite partie de ses utilisateurs américains le nombre de «likes» recueillis par les contenus postés à partir de la semaine prochaine, dans la foulée de plusieurs tests similaires dans d’autres pays, pour diminuer la pression sociale sur le réseau.

«Nous avons testé la possibilité de rendre les likes privés dans plusieurs pays. Nous étendons ces tests à une petite portion des gens aux États-Unis la semaine prochaine. Nous avons hâte de voir les retours d’expérience», a tweeté vendredi Adam Mosseri, patron de la plateforme mobile propriété de Facebook, centrée sur le partage de photos et vidéos.

Instagram, très populaire chez les jeunes, avait commencé à masquer les «likes» en mai au Canada, puis dans six pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle-Zélande) en juillet, assurant vouloir diminuer le stress chez ses utilisateurs après des critiques sur les risques de l’application pour la santé mentale.

Pas une compétition
Les utilisateurs concernés ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres. Ils pourront toujours voir le nombre de «likes» sur leurs propres posts mais en cliquant sur une page différente. Pendant les tests, le réseau appartenant au géant américain Facebook avait précisé que les outils de mesure des entreprises utilisant la plateforme pour promouvoir leurs produits n’étaient pas affectés. Instagram compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde.

«Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de j’aime qu’ils recueillent», avait déclaré un porte-parole d’Instagram en juillet. «Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être une compétition.»

Une étude conduite en 2018 aux États-Unis par le Pew Research Center a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Instagram et que près de 40% d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de «likes» ou de commentaires. Facebook envisage également de ne plus afficher publiquement le nombre de mentions «likes» ou «j’aime» récoltés par les contenus.

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Paris, Rome et Berlin préparent une riposte pour interdire la cryptomonnaie de Facebook

cryptomonnaie de FacebookEn marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington, Bruno Le Maire a déclaré qu’un ensemble de mesures était à l’étude pour interdire le déploiement du Libra, la cryptomonnaie de Facebook, sur le sol européen.

Après les paroles, les actes. La France, l’Italie et l’Allemagne préparent ensemble des mesures pour interdire la cryptomonnaie de Facebook, la Libra, sur le sol européen, a annoncé ce vendredi Bruno Le Maire en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

Mi-septembre, le ministre français de l’Économie avait déclarée que cette cryptomonnaie ne serait pas la bienvenue en Europe, en raison des menaces qu’elle représente pour la souveraineté numérique des pays de l’UE.

Dans une interview parue dans La Croix le 6 septembre, et avant de prendre position pleinement contre le projet de Facebook, Bruno Le Maire avait esquissé une première riposte au Libra. Il avançait alors la possibilité de lancer une cryptomonnaie « publique », émise par les banques centrales.

« La Libra n’est pas la bienvenue sur le territoire européen », a cette fois-ci renchéri Bruno Le Maire. « Nous prendrons des mesures avec les Italiens et les Allemands parce que c’est notre souveraineté qui est en jeu », a-t-il poursuivi, sans toutefois détailler ces mesures.

Pour rappel, Facebook envisage de lancer son Libra dès 2020. Le projet est néanmoins de plus en plus décrié. Tout récemment, plusieurs partenaires majeurs de l’entreprise, dont Visa, Mastercard et PayPal ont annoncé quitter le navire. Ils étaient pourtant gage de grande crédibilité pour Libra.

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La France est la championne du monde des lancements de nouveaux produits bio

alimentation bioPlus d’un nouveau produit alimentaire sur cinq lancé en France est un produit bio. Le pays est champion en la matière.

La France est-elle en train de devenir le pays du bio en Europe et dans le monde ?  Une étude réalisée par le cabinet Mintel révèle que c’est en France que la part du bio est la plus importante dans les lancements de nouveautés de produits alimentaires. Entre août 2018 et juillet 2019, ce sont 22% des nouveaux produits étaient étiquetés bio dans l’Hexagone. Ce qui fait de la France le principal innovateur en la matière, devant l’Allemagne (20%) et loin devant l’Espagne (9%).

La France est ainsi au-dessus de la moyenne européenne (17% de produits bio lancés sur la période) et largement au-dessus de la moyenne mondiale (10%). L’Europe étant par ailleurs à la pointe au niveau global puis qu’avec 17% de nouveautés en bio, elle fait mieux que les États-Unis qui sont à 15%. Dans les autres régions du monde comme l’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, l’Amérique latine ou l’Afrique, le bio ne représente pas plus de 4% des nouveautés alimentaires mises sur le marché.

Jusqu’où peut aller le bio en France ?
Très sensibles aux questions de l’alimentation, les Français se convertissent massivement au bio depuis quelques années. Même si son poids reste en retrait par rapport à ce qu’il représente en Allemagne. En France, le bio représente 4% des achats en grande distribution contre 5,7% en Allemagne.

Le bio va donc continuer à progresser en France même si selon Nielsen il n’a pas vocation à devenir la norme. Le panéliste estime son potentiel à 11% du marché au global dans le pays, soit tout de même près du triple de ce qu’il représente aujourd’hui.

« Les catégories où le bio est fort sont avant tout des catégories de matières premières, produits non transformés, oeufs, lait, farine, miel, jus de fruit, indique Isabelle Kaiffer, directrice consumer chez Nielsen. Et même sur ces catégories fortes en bio, le niveau de part de marché du bio dépasse rarement 12%. Sachant que le bio atteindra plus rarement le même niveau sur des produits transformés, la moyenne de toutes les catégories des produits de grande consommation dépassera difficilement 11%. »

Au-delà du bio, l’étude montre aussi une montée en puissance de l’ensemble des produits responsables ou meilleurs pour la santé. « Les allégations relatives aux produits biologiques font de plus en plus partie d’un positionnement plus large sur les produits éthiques et de santé, relève Katya Witham, analyste des marchés alimentaires chez Mintel. Le végétarisme est l’une des tendances les plus en vogue actuellement dans les aliments et les boissons. Il semble donc naturel que les producteurs biologiques lient les deux. »

Les nouveautés produits qui ont des allégations santé (« sans sucre », « sans gluten », « moins de sels »…) ou environnementaux et éthiques sont passées de 20% en 2009 à plus de 40% aujourd’hui. S’il y a une attente de « moralisation » de la part des consommateurs, l’industrie de l’agroalimentaire a bien saisi l’intérêt marketing de telles démarches.

Les jeunes plus sensibles au bio
Surtout auprès des plus jeunes consommateurs plus sensibles à ces questions-là. Selon Mintel, les millenials (25-34 ans) ainsi que la génération Z (16-24 ans) sont les plus susceptibles d’acheter des produits biologiques. 81% des jeunes Français sont susceptibles d’acheter de tels produits et même 85% des Espagnols, 86% des Allemands et 87% des Italiens. « La génération Z a grandi à une époque où la santé et le bien-être occupent une place de choix, conclut Katya Witham. Pour les jeunes générations, l’impact social et environnemental de la consommation revêt une grande importance, ce qui devrait contribuer à alimenter la croissance future du secteur des produits biologiques. »