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Des taux d’intérêt négatifs pour l’État, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Des taux d'intérêt négatifs pour l’ÉtatLe taux d’emprunt à 10 ans de l’État français est devenu négatif durant un court instant mardi. Déjà bas, celui-ci n’a cessé de diminuer en 2019. Une bonne nouvelle pour les emprunteurs, mais pas pour les épargnants.

Imaginez : vous faites un prêt et ce n’est pas vous, mais votre banquier qui vous verse des intérêts. Cette situation rêvée, l’État français l’a connue, indirectement, pour la première fois mardi.

Le taux d’intérêt de ses emprunts à dix ans, l’OAT (Obligation assimilable du Trésor), est devenu négatif à -0,002%. Autrement dit, si un investisseur a avait prêté 10.000 euros à la France, celle-ci lui aurait remboursé sur dix ans 9999,80 euros. Le taux est rapidement remonté au-dessus de zéro. Il en reste néanmoins très proche et surtout à un niveau bien inférieur de celui de 2018 (0,8% en moyenne).

Comment est-on arrivé dans cette situation ?
Les incertitudes sur l’économie mondiale, alimentées principalement par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, augmentent les risques de pertes sur les actions et les emprunts des entreprises. Les investisseurs se tournent donc vers les dettes souveraines des pays développés, car elles sont plus sûres et permettent ainsi de compenser de possibles pertes. Deuxième économie de la zone euro, la France est un placement idéal car l’Allemagne emprunte de moins en moins et la dette italienne est de plus en plus risquée.

L’autre explication est purement réglementaire. Les professionnels ont l’obligation de proposer à leurs clients des placements financiers composés en partie de dettes d’États. À cela s’ajoute la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Ses dirigeants ont fait savoir cette semaine qu’elle allait continuer à soutenir l’économie plus longtemps que prévu, certains même ont évoqué la possibilité de remettre l’économie sous perfusion monétaire.

L’État gagnant, les emprunteurs aussi
Bien évidemment, des taux si bas sont une bonne nouvelle pour les comptes publics. Cela signifie que l’État consacrera moins d’argent à rembourser ses dettes. Mais pas seulement.

Le taux auquel emprunte l’État sert de référence pour les taux des crédits aux particuliers. Les banques n’iront pas jusqu’à prêter à des taux d’intérêt négatifs. En France, elles n’y sont pas autorisées. En revanche elles peuvent en proposer des plus avantageux, alors qu’ils sont déjà historiquement bas.

Pour les crédits à la consommation de 15.000 euros sur douze mois, le taux moyen du crédit auto est déjà de seulement 1,90% et de 1,24% pour un prêt personnel, selon le courtier MeilleurTaux.com. Pour les meilleurs dossiers, les taux peuvent tomber respectivement à 0,8% et 0,4% selon Empruntis. Quant aux taux de crédit immobilier, ils atteignent en moyenne 1,45 % sur vingt ans. Et pour les meilleurs dossier, de 0,5% à 1,1% selon la durée du prêt, d’après Vousfinancer.

Dans un environnement de taux souverains très bas, « le crédit immobilier est plus que jamais stratégique pour les banques, car c’est un moyen rentable et peu risqué de placer » leur argent frais, analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.

Les banques vont continuer à baisser leurs taux, notamment pour attirer les meilleurs dossiers. « Les écarts de taux entre les profils se creusent à nouveau … », constate Sandrine Allonier porte-parole de Vousfinancer. « Les banques ciblent toutes les clients haut-de-gamme, quitte à dégager une plus faible rentabilité au départ sur le crédit en raison des taux très faibles, mais avec un risque proche de zéro et un remboursement plus rapide ». Ainsi, elles récupèrent de l’argent frais plus rapidement et peuvent le placer à nouveau dans 10 à 15 ans.

Par ailleurs, attirer des clients avec des taux bas permet ensuite aux établissements de leur vendre des services bancaires, puisque ceux-ci doivent ouvrir un compte dans la banque où ils ont contracté leur prêt.

Les épargnants font triste mine
Si l’avenir semble plutôt radieux pour les emprunteurs, les choses sont bien différentes pour les épargnants. En France, l’assurance-vie est largement plébiscitée avec un encours dépassant les 1700 milliards d’euros. Une partie est investie dans les fonds « sans risque », composés en majorité de titres de dettes d’État. La baisse des taux est donc une mauvaise nouvelle, la France n’étant pas la seule à bénéficier de taux proche ou en-dessous de zéro, à l’instar de l’Allemagne et des Pays-Bas par exemple.

En revanche, les détenteurs d’un livret A n’ont rien à craindre. Son taux étant réglementé, il restera à 0,75% jusqu’au 1er février 2020, date à laquelle le nouveau mode de calcul entrera en vigueur. Et quoi qu’il en soit, la réglementation prévoit un taux plancher de 0,5%.

Dans ce contexte, les épargnants qui recherchent un placement plus rentable se tourneront, soit vers l’immobilier étant donné le faible coût de l’emprunt, soit vers l’or. L’once vaut plus de 1340 dollars, soit 4,85% de plus qu’en fin d’année dernière.

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Sondage BFMTV : 75% des Français ont une mauvaise image de Donald Trump

Donald TrumpSelon un nouveau sondage, réalisé par l’institut Elabe et diffusé ce mercredi, trois Français sur quatre ont une mauvaise opinion du président américain.

Heureusement que pour la campagne qu’il vient de lancer en vue de sa réélection, Donald Trump n’aura à convaincre que les électeurs américains. Car les Français se sont fait une idée sur son personnage, et elle lui est très défavorable. L’institut Elabe a piloté un sondage, que nous publions ce mercredi, explorant la perception que les Français ont de Donald Trump, comparant même sa cote à celles d’autres dirigeants internationaux.

Il apparaît que le président des États-Unis a une mauvaise image auprès de 75% des sondés, tandis que Vladimir Poutine ne récolte « que » 63% de retours négatifs, l’Italien Matteo Salvini 50% et Viktor Orban, le Hongrois, 40%. La chancelière allemande Angela Merkel s’en sort mieux, et même bien, car 63% des Français s’accordent pour dire qu’elle bénéficie d’une bonne image auprès d’eux. 22% des Français nourrissent en revanche une image négative à son endroit.

Si on considère l’électorat de la dernière présidentielle, c’est auprès des partisans de Marine Le Pen et de François Fillon que Donald Trump limite le mieux la casse, avec respectivement 34% et 28% de bonne image. Mais ce n’est pas la panacée pour autant : 52% des soutiens de Marine Le Pen, comme 66% de ceux de François Fillon en tirent un portrait défavorable. Donald Trump a encore mauvaise presse auprès de plus de 80% des partisans de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, ainsi que d’Emmanuel Macron. L’approche socioprofessionnelle nous apprend enfin que si le président américain obtient 25% d’image favorable auprès des cadres, ce score tombe à 16% auprès des classes moyennes et populaires.

Le bilan divise
Il faut dire que son bilan (au rang duquel on peut ranger le retrait de son pays de l’accord de Paris sur le climat, le durcissement de sa politique migratoire, l’intransigeance envers l’Iran) est reçu de manière contrastée. 43% des Français le jugent négativement, contre 32% qui l’approuvent. 25% ne se prononcent pas. En revanche, son bilan est appuyé par 56% des électeurs de Marine Le Pen et 45% de ceux de François Fillon (quand seulement 27% des soutiens de ce dernier le dénoncent).

En revanche, 75% des anciens électeurs de Benoît Hamon le rejettent, 59% des partisans du chef de l’État en font autant et 50% des sympathisants de Jean-Luc Mélenchon leur emboîtent le pas (27% d’entre eux seulement la soutiennent). 44% des cadres, là encore, louent toutefois son bilan.

Emmanuel Macron « pas assez ferme »
C’est le volet protectionniste de sa politique, essentiel au mandat de Donald Trump, qui divise le plus. 49% de nos concitoyens s’y opposent, mais 36% l’approuvent. C’est chez les cadres et les classes modestes que son protectionnisme atteint son niveau de popularité le plus haut socialement, avec 42% et 41% de supporteurs. 58% des électeurs de Marine Le Pen, renforcés par 47% des anciens « fillonistes », l’endossent également. En revanche, 74% des citoyens ayant voté pour Emmanuel Macron et 67% de ceux qui avaient choisi Benoît Hamon condamnent cette option économique du président américain. L’électorat de Jean-Luc Mélenchon ne sait pas sur quel pied danser : 37% déclarent qu’ils sont favorables à ce protectionnisme quand 51% s’y disent opposés.

Le dernier point étudié par l’institut Elabe dans son enquête d’opinion concerne l’attitude d’Emmanuel Macron devant son homologue. 52% des Français ne le trouvent pas « assez ferme » avec l’Américain, tandis que 38% d’entre eux posent au contraire que son comportement est le bon.

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L’Italie teste une monnaie parallèle, un premier pas vers une sortie de la zone euro ?

italie teste monnaieLe parlement italien a autorisé le test d’une monnaie parallèle. Si, sur le principe, le système peut paraître astucieux, son inventeur l’a en réalité pensé pour préparer l’Italie en cas de sortie de la zone euro.

Le gouvernement italien joue-t-il avec le feu ?   Fin mai, le parlement a voté à l’unanimité une motion sur le paiement des arriérés de l’État aux entreprises. Jusque-là rien de surprenant. Sauf que l’exécutif avait inclus un paragraphe, passé sous les radars de l’opposition selon les dires d’élus du Parti démocrate notamment (la formation de l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, ndlr). Celui-ci autorise le test de certains instruments, comme les petits bons du Trésor, ces dettes émises par les pouvoirs publics.

Concrètement, au lieu de régulariser des factures impayées ou de verser des crédits d’impôt, l’État italien pourrait remettre à ses fournisseurs ou aux contribuables une reconnaissance de dette, sous la forme de petites coupures. Ces derniers pourraient ensuite s’en servir pour payer leurs impôts. Ce système donnerait plus de souplesse à l’administration dans la gestion de la trésorerie. Mais pas seulement. Puisque l’État est garant de ces petites coupures, les détenteurs pourraient aussi les utiliser comme moyen de paiement, elles deviendraient alors une monnaie parallèle à l’euro.

À première vue, le système peut sembler plutôt astucieux. Pourtant, il inquiète les dirigeants européens et les marchés. Car celui qui a inventé ces petites coupures, baptisées « mini-BOT » (pour « mini bon ordinaire du Trésor »), est l’économiste Claudio Borghi. Membre de la Ligue, le parti d’extrême-droite du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, il a été élu député en mars 2018. Il fait partie d’un courant eurosceptique, pour qui « l’euro, tel qu’il est réalisé et géré, est à l’origine de la plupart des maux économiques de l’Italie », résume Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG.

« Il craint que si l’Italie se retrouve sur le point de quitter l’euro, elle ne puisse pas le faire parce qu’elle risque d’être asphyxiée financièrement et contrainte de capituler comme les Grecs en 2015 », explique Éric Dor. Dans la tête de Claudio Borghi, « émettre une monnaie parallèle permettrait d’avoir assez de liquidités pendant la transition. »

Un levier de négociation ?
Les mini-BOTs pourraient ainsi, aux yeux des marchés, crédibiliser la menace par l’Italie de quitter la zone euro. C’est en tout cas ce qu’a affirmé l’agence de notation Moody’s début juin : « Nous estimons que l’émission de ces titres est très improbable, mais le fait que la proposition ait refait surface est noté négativement », a-t-elle déclaré selon Reuters. « Nous considérerions l’émission de mini-BOTs comme la première étape vers l’établissement d’une monnaie parallèle préparant l’Italie à une sortie de la zone euro. »

Le gouvernement italien, composé d’une coalition fragile de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, compte-t-il réellement quitter l’euro ?   Les Italiens sont majoritairement pour garder la monnaie commune, surtout les petits patrons du nord, qui forment une partie importante de l’électorat du parti de Matteo Salvini qui, pour mémoire, est arrivé largement en tête des élections européennes.

Hasard du calendrier ou non, le vote du parlement autorisant le test des mini-BOTs a eu lieu la même semaine où Rome a été informé que la Commission européenne proposait l’ouverture d’une procédure disciplinaire à son encontre, la fameuse procédure pour déficit excessif. Pour le gouvernement italien, cette monnaie parallèle pourrait surtout servir de levier pour mener ce nouveau bras de fer avec Bruxelles. Mais à ses risques et périls.

La dette italienne est notée BBB, mais si elle descend de deux crans, elle sera considérée comme risquée. Ainsi, elle ne profitera plus de la politique de la Banque centrale européenne et les banques italiennes risquent d’être chahutées.

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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.

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Où préférez-vous faire l’amour ?

coupleDe nombreux couples aiment faire l’amour dans des lieux plutôt insolites. Les Français par exemple se dévergondent en pleine nature ou carrément au bureau. Les Italiens eux préfèrent le sexe dans leur voiture ou sur la machine à laver.

Faire l’amour en pleine nature ou dans un ascenseur, vous l’avez sûrement envisagé ou même déjà fait. Vous n’êtes pas seuls à chercher de nouveaux horizons, mais quel sont les lieux les plus en vogue ?

Les Italiens et l’électroménager
Selon une enquête réalisée par une radio italienne auprès de 2000 couples, la machine à laver arriverait en tête des lieux préférés pour faire l’amour. Selon les utilisateurs, c’est lors de l’essorage que la chose prendrait tout son intérêt.  Malheureusement pour ces couples, les fabricants font des machines de plus en plus stables. Dans quelques années, les vieux lave-linge risquent d’être très recherchés. Toujours selon cette étude, le garage arriverait en seconde place, suivi par un grand classique : la voiture. L’enquête ne précise d’ailleurs pas si la voiture est dans le garage.   Bien placés également, on remarque : la cabine de douche, les escaliers d’immeubles ou encore les vestiaires de clubs de gym.

Les Français plutôt nature
Côté français, les lieux favoris sont différents. En effet, selon un sondage de la Sofres, réalisé auprès de 480 hommes, faire l’amour en pleine nature arrive en numéro un  des fantasmes. L’enquête ne s’attachait qu’aux désirs et ne précisait pas s’ils avaient déjà été réalisés. En deuxième position, on trouve faire l’amour au bureau. Les Français mélangeraient ainsi sans complexe travail et plaisir. Faire l’amour dans un avion est également très bien placé. Le succès du film Emmanuelle n’y est sûrement pas étranger, mais tous ceux qui ont pris l’avion savent que cela reste un fantasme difficilement réalisable. Enfin, les Français plébiscitent un grand classique : atteindre le septième ciel dans l’ascenseur.

Home sweet home
Certes, dans ce sondage, il s’agit de fantasmes. Entre les désirs et la réalité, il y a un pas difficile à franchir. Les Français osent-ils mettre en scène ce qu’ils ont en tête ?

Apparemment ils ne le font pas souvent. Dans une analyse du comportement sexuel dans l’hexagone, réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) en 1992, le problème du lieu était évoqué. La question posée à plus de 20 000 personnes portait sur l’endroit ayant hébergé leur dernier rapport sexuel. Résultat : 95 % des gens avaient fait l’amour chez eux !!! Pour les autres, environ 2 % avaient préféré l’hôtel (l’enquête ne précise pas s’il s’agissait là de relations extraconjugales). Enfin, un peu moins de 2 % avaient opté pour la voiture. Remarquez que cette enquête avait été réalisée en hiver.

Goût du risque
Comment expliquer cet engouement pour des lieux insolites chez les couples ?   Car il est clair qu’un lit est certainement plus confortable qu’un ascenseur ou un avion.  La recherche d’aventure, l’excitation provoquée par le risque, la volonté de briser la monotonie ou encore une dose d’exhibitionnisme peuvent certainement être évoquées. Sans oublier ceux qui n’ont pas forcément d’alternative, notamment les jeunes encore chez leurs parents. Si l’envie de faire l’amour en pleine nature ou dans un lieu public vous taraude, assurez-vous tout de même de ne pas vous faire surprendre : cela peut vous coûter jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 €uros d’amende.

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Lancement d’une campagne contre les violences éducatives

stop-veo.jpgL’association Stop Veo lance une campagne afin de sensibiliser les parents à la non-violence éducative. 3 parents sur 4 reconnaissent pratiquer la gifle dans l’éducation de leurs enfants.

Une campagne d’information est lancée ce lundi dans tous les cabinets médicaux, à l’initiative de l’association Stop Veo pour sensibiliser les parents à la non-violence éducative, alors que près de neuf parents sur dix pratiquent la violence ordinaire avec leurs enfants.

La gifle pratiquée par 3 parents sur 4
Selon une enquête réalisée par l’Union des Familles en Europe en 2006-2007, 85% des parents reconnaissent pratiquer la violence ordinaire. Comme Isabelle, qui nous explique : « J’ai dû donner une ou deux gifles dans des moments de grandes colères où je ne pouvais pas me contrôler », concède cette mère de quatre enfants à notre antenne.

L’enquête estime que 71,5% ont recours à la gifle, la plupart du temps occasionnellement. Une pratique, qui ne pose pas de problème pour de nombreux parents : « Une petite tacle sur la main ou une légère fessée, moi ça ne m’a jamais fait de mal. Je suis certain que quand c’est fait avec parcimonie et justice, il y a aucun problème », estime de son côté Xavier, père de trois enfants.

Un effet sur le QI de l’enfant ?
Pourtant, l’association Stop Veo estime que ces violences ordinaires peuvent avoir un effet sur le développement de l’enfant : « Même une petite claque, c’est un coup, c’est une violence, cela va induire une sidération, du stress. L’enfant ne va pas comprendre et va arrêter de penser. On a un grand nombre d’études qui montrent que si on utilise ces moyens, l’enfant va moins bien apprendre et il aura un QI qui peut baisser », nous explique Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne d’information.

À partir de ce lundi, un kit « C’est grave docteur ? » est donc proposé par l’association aux pédiatres, médecins généralistes et médecins de PMI. Il comporte une affiche et des brochures, avec au recto, un cœur et au verso un bonnet d’âne.  « Choisir l’amour et la tendresse, plutôt que l’humiliation et la peur », est-il écrit sur l’une des affiches.

Seuls 6 pays européens n’interdisent pas la fessée
Cette campagne est lancée à l’approche de la Journée de la non-violence éducative qui a lieu le 30 avril et alors que les fessées et autres punitions devraient bientôt bannies par la loi. Le texte voté par l’Assemblée qui vise à ce que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques » doit bientôt être validé par le Sénat.

La France fait partie des six pays de l’Union européenne n’ayant pas encore voté de loi bannissant toute forme de violence vis-à-vis des enfants, avec la Belgique, l’Italie, la République Tchèque et le Royaume-Uni.

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Salaire minimum : le grand écart européen

salaireNathalie Loiseau souhaite que les pays européens les plus pauvres augmentent leur salaire minimum. En 2017, le « smic » était six fois plus élevé au Luxembourg qu’en Roumanie selon l’OCDE.

La tête de liste LREM pour les élections européennes, Nathalie Loiseau, souhaite que le salaire minimum augmente dans l’Union Européenne, notamment dans les pays les plus pauvres.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait déjà que le principe du salaire minimum soit appliqué dans les 28 États membres. Or ce n’est pas le cas actuellement pour six d’entre eux : Italie, Autriche, Danemark, Finlande, Suède et Chypre. Nous avons donc analysé l’écart entre les pays européens qui en possèdent un.

Selon l’OCDE, dans deux États sur trois, le salaire minimum était inférieur à 850 euros en 2017. Sur la carte ci-dessous, on remarque immédiatement un véritable clivage entre l’Europe du nord-ouest et le reste du continent.

salaire minimun ue

L’objectif de Nathalie Loiseau n’est cependant pas d’instaurer un Smic commun à tous les pays de l’UE. La tête de liste LREM pour les élections souhaite plutôt que le salaire minimum atteigne au moins la moitié du salaire médian dans tous les États membres. Et sur ce plan, les Français sont champions d’Europe.

Le salaire médian français très inférieur au belge
D’après l’OCDE, le salaire minimum équivalait à 62% du revenu médian national en 2017. Un score bien supérieur à celui affiché par nos voisins allemands (48%) ou belges (47%) mais qui n’est en fait pas très flatteur pour la France car il illustre avant tout la part importante des salariés français qui touchent de bas salaires.

En Belgique, plus de la moitié des salariés gagnent plus de 3276 euros par mois. En France, le salaire médian est seulement de 2396 euros,  un chiffre bien inférieur à nos voisins, mais trois fois plus important que celui des Hongrois (784 €).

salaire médian ue

Dans ses données les plus récentes (2017), l’OCDE disposait d’informations sur uniquement 19 des 22 pays de l’UE ayant mis en place un salaire minimum.