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Au pays du Cognac, le whisky a gagné ses lettres de noblesse

cognac.jpegAvec 150 millions de bouteilles de whisky vendues par an, la France est l’un des marchés les plus importants au monde. Des distilleries se sont même installées dans l’Hexagone, et les grands chefs cuisinent avec.

Tombée amoureuse du whisky après la Libération, la France reste fidèle à cet alcool « viril et authentique », en le francisant un peu avec sa propre production ou un mode de consommation gastronomique. Le whisky et le rhum étaient l’an dernier les spiritueux les plus achetés en France (78% et 77%) contre 46% pour le cognac, selon une étude Ipsos réalisée pour la 16e édition de Whisky Live Paris, le plus important salon du whisky en Europe dont la fréquentation a été multipliée par dix depuis son lancement.

« Pendant la Seconde guerre mondiale, les Anglo-Saxons sont arrivés avec suffisamment de marketing et ont vraiment convaincu les Français de se mettre au whisky. On voit tout cet imaginaire s’épaissir ces dernières années », explique à l’AFP Nicolas Le Brun, le programmateur du salon.

« L’image du whisky, un alcool d’homme, s’est faite à travers le cinéma. Autour du cognac il y a des préjugés, on ne va pas parler de virilité, plutôt il faut être aisé pour le consommer », analyse Simon Cholet du Bar Symbiose à Bordeaux qui participe au volet cocktails du salon. Avec 150 millions de bouteilles de whisky par an, la France est l’un des marchés les plus importants au monde. « Cette passion n’est pas seulement celle du buveur, mais aussi celle du connaisseur », assure Nicolas Le Brun.

Du whisky breton exporté à travers le monde
Distillerie familiale en Bretagne depuis 120 ans qui produisait des liqueurs, Armorik s’est mise au whisky dans les années 1980 parce que « c’est un spiritueux celte par excellence », raconte David Roussier, représentant de la maison, l’un des pionniers du whisky made in France. « Le whisky est plus simple à appréhender : il y a un côté très pragmatique et authentique dans le whisky écossais », explique-t-il.

Il reconnaît que la maison a mis du temps à convaincre qu’on pouvait faire du whisky en France. Mais depuis quelques années « le whisky français surfe sur une vague plutôt positive » avec le désir de consommer écologique et local. Le premier intérêt pour Armorik « c’est le côté whisky français, breton », souligne David Roussier qui écoule 60% de sa production en Bretagne mais exporte aussi vers l’Allemagne, l’Amérique du Nord, le Japon ou l’Australie. Ensuite « on revient pour le goût ».

La distillerie urbaine est une autre façon de produire en France. Epicier, Nicolas Juhlès a décidé de lancer en 2015 La Distillerie de Paris pour être au coeur des mondes bouillonnants de la cuisine, de la parfumerie et du design. « Je me suis battu pendant plusieurs années pour servir le whisky avec du fromage, c’est magnifique », se réjouit-il.

Au Bar Symbiose, restaurant gastronomique à Bordeaux, Simon Cholet incorpore les boissons dans les plats. Un bouillon de volaille aux champignons et au thé Pu Erh sur du whisky accompagne ainsi son pigeon.

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Quels sont les pays où voyager seul ?

voyager seulIl arrive parfois que l’on ait juste envie de prendre son sac et de voyager seul à l’étranger.

Pour certains voyageurs, c’est même une condition essentielle pour mieux profiter d’un autre pays. Certains le font aussi pour se prouver qu’ils sont capables de s’en sortir par eux-mêmes, de pouvoir communiquer et aussi pour plus facilement faire des rencontres et entrer en interaction avec les locaux.

Cependant, lorsque l’on décide de partir seul, on aime savoir que l’on est en sécurité ou bien encore que l’on est bien accueilli. Aucun problème pour cela puisqu’il existe une multitude de destinations dans le monde qui correspondent très bien aux voyageurs seuls, à ceux qui ont une grande soif de liberté. Une fois que vous aurez choisi la destination de vos rêves parmi celles évoquées, il ne faut pas hésiter à réserver ses billets avec un comparateur de vols afin de trouver le meilleur prix.

Voyager dans les pays d’Europe du Nord
Les pays du nord de l’Europe sont réputés pour réserver un accueil chaleureux aux touristes. On dit aussi que les habitants de ces pays sont plus heureux, ce sont donc des destinations idéales pour à la fois garder le sourire et faire de belles rencontres. Sans parler de la variété et de la beauté des paysages offerts et de l’attractivité de nombreuses métropoles.

Citons tout d’abord le Danemark, il faut sans hésiter se rendre à Copenhague pour flâner le long des canaux tout en observant les maisons aux façades colorées et pousser jusqu’au port pour y voir la petite sirène. Le Danemark est réputé comme étant le pays où les gens sont les plus heureux au monde, alors il apparaît comme évident que l’on ne pourra que se sentir bien et apprécier de communiquer avec la population, souriante. Et puis il y aussi de nombreux autres endroits où bien profiter en solo dans le pays, comme l’Île de Møn où l’on trouve de très belles églises médiévales, des forêts à parcourir à vélo et de splendides plages dominées par d’impressionnantes falaises de craie.

Mentionnons maintenant la Norvège. Après avoir parcouru les nombreux musées et galeries de la capitale Oslo, le pays offre de nombreuses possibilités d’expéditions en solo dans des coins de nature à la beauté exceptionnelle. Il faut aller découvrir les fjords et s’offrir une randonnée dans les plus beaux coins montagneux, en passant par des refuges, l’occasion de croiser du monde. Trolltunga et la falaise de Preikestolen offrent des panoramas époustouflants.

Enfin, il est temps de parler de la Suède, c’est une destination parfaite pour ceux qui voyagent seuls. Tout d’abord, les Suédois parlent quasiment tous l’anglais, ce qui est très pratique. Ensuite, Stockholm est une capitale branchée, décontractée, où l’on trouve une multitude de lieux où sortir et boire un verre. Et puis il y a l’archipel de Stockholm et ses milliers d’îles à découvrir. En dehors des grandes cités, il y aussi les lacs et, pour les aventuriers, le Grand Nord à parcourir. En hiver, c’est l’occasion d’assister au formidable spectacle des aurores boréales.

Les autres destinations plus lointaines
Si l’Europe offre de nombreuses idées de destinations pour les voyageurs en solo, il ne faut pas oublier de mentionner des pays beaucoup plus lointains, voire du bout du monde, et qui sont des terres d’accueil parfaites pour ceux qui souhaitent se retrouver face à eux-mêmes.

Commençons par le Japon. Une fois que l’on a découvert Tokyo et ses quartiers bouillonnants de vie, il faut s’offrir une vue sur le Mont Fudji et rejoindre plus tard Kyoto. Le pays offre des zones aux paysages variés et de nombreuses structures sont conçues pour l’accueil des voyageurs seuls. Il y a des bains de source d’eau chaude, des jardins zen où l’on profite de la tranquillité pour méditer et puis les restaurants permettent de manger au comptoir.

Cap à présent sur la Nouvelle-Zélande, un pays loin, très loin, mais qui est un lieu idéal où partir seul. Tout d’abord car le peuple néo-zélandais est très accueillant. On a de fortes chances dans le pays de très facilement entamer une discussion avec les personnes que l’on croise, et c’est très appréciable. Il y a également une ouverture d’esprit comme il en existe rarement ailleurs.

Et puis après avoir passé du temps dans la charmante ville d’Auckland, il faut partir à la découverte des nombreux paysages qui composent l’archipel. On a en effet la possibilité d’aller observer le reflet des montagnes enneigées dans les lacs, et de se balader au milieu des glaciers, autour de volcans et au cœur des fjords. De quoi prendre de formidables clichés.

Le Costa Rica est aussi un pays où l’indice de bonheur est l’un des plus élevés au monde. La population est des plus accueillantes et il y a tant à faire et à découvrir qu’un voyageur seul ne peut pas s’ennuyer. La faune et la flore y sont exceptionnelles et le gouvernement s’investit très largement dans le développement d’un tourisme écoresponsable afin de préserver ce riche patrimoine naturel. Il est agréable de flâner dans les villes et de s’arrêter devant un groupe de musique devant lequel les passants n’hésitent pas à danser.

Il faut aller faire un tour dans quelques-uns des 32 parcs nationaux, qui offrent une nature luxuriante et où l’on croise tous types d’animaux, avec notamment une immense variété d’oiseaux. C’est aussi une terre très volcanique où l’on apprécie de se baigner dans les sources d’eau chaude, citons celle de la Fortuna, sur les pentes du volcan Arenal. Les côtes du pays présentent de magnifiques plages où il fait bon se ressourcer et exercer des activités nautiques. La côte pacifique est idéale pour cela. Et pour ceux qui souhaitent pousser la tranquillité jusqu’au bout, il faut rejoindre la côte caraïbe, moins touristique, pour un dépaysement total et la possibilité de baignades dans des eaux cristallines.

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Une limace accusée d’avoir causé un chaos ferroviaire au Japon

limaceUne mystérieuse panne avait entraîné l’annulation de dizaines de trains fin mai, semant la pagaille pour près de 12.000 passagers dans un pays réputé pour la fiabilité et la ponctualité de son réseau ferré.

Une limace a été mise en cause, ce dimanche, par un opérateur ferroviaire japonais pour une panne de courant qui avait stoppé le mois dernier des dizaines de trains et provoqué des retards pour 12.000 passagers.

L’électricité avait été coupée le 30 mai sur plusieurs lignes du sud de l’archipel opérées par Kyushu Railway Company, également appelée JR Kyushu.

Une pagaille rarissime
La société avait été contrainte d’annuler 26 trains et d’autres avaient été affectés par des retards qui avaient semé le chaos sur un réseau ferré célèbre pour son efficacité et sa ponctualité.

JR Kyushu a affirmé avoir trouvé le coupable, en l’occurrence une limace qui s’était introduite dans un boîtier électrique près de rails.

« Nous recherchions l’appareil responsable de la panne de courant », a déclaré à un porte-parole de la compagnie. « Nous pensions initialement qu’il s’agissait d’un bug mais c’était en fait une limace morte. »

Un incident « rare », selon lui : « Nous avons souvent des problèmes de collision entre des trains et des biches, mais jamais des incidents liés à des limaces. » Après avoir vérifié tous les boîtiers électriques de la zone, JR Kyushu a écarté toute autre intrusion de limace.

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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.

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Les Européens sont toujours les plus grands consommateurs d’alcool dans le monde

alcoolD’après une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, même si celle-ci est en baisse. À l’inverse, elle augmente dans les pays émergents.

Si la consommation d’alcool diminue ou stagne dans les pays riches, elle tend à augmenter dans les pays dont le niveau de vie s’élève, comme l’Inde et la Chine, compromettant la lutte contre ses méfaits pour la santé, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Risque de maladie, blessures et accidents
Ce « changement de paysage » doit inciter les pays concernés à adopter les mesures qui ont prouvé leur efficacité ailleurs, comme « la hausse des taxes, une restriction de la disponibilité et l’interdiction du marketing et de la publicité pour l’alcool », plaident les auteurs de l’étude. L’alcool représente « un facteur de risque majeur » dans l’apparition de nombreuses maladies ainsi que dans la survenue de blessures et d’accidents, rappellent-ils.

En moyenne, chaque adulte dans le monde a consommé 6,5 litres d’alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990, et cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d’ici 2030, selon des estimations établies à partir des données de 189 pays.

En Europe, 9,8 litres d’alcool par habitant
Aujourd’hui c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, mais celle-ci est en baisse (-20% en 27 ans, à 9,8 litres par habitant), en raison notamment d’un net recul dans certaines anciennes républiques soviétiques et certains pays d’Europe de l’Est.

À l’inverse, on observe un phénomène de rattrapage dans des pays à revenu intermédiaire tels que la Chine, soutenu par « les transitions économiques et l’accroissement de la richesse ». Ce pays a désormais des niveaux de consommation supérieurs à certains pays européens » avec 7,4 litre, souligne l’article.

Dans l’ensemble de l’Asie du sud-est, la consommation moyenne a doublé entre 1990 et 2017 pour atteindre 4,7 litres par habitant et dans la région « Pacifique occidental », qui inclut notamment la Chine, le Japon et l’Australie, elle s’est accrue de 54%. Le niveau de consommation enregistré reste en revanche stable et très limité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (moins d’un litre par adulte et par an).

Les hommes consomment plus que les femmes
Les habitudes sont également très différentes selon le sexe : les hommes consommaient en moyenne 9,8 litres d’alcool pur en 2017, contre seulement 2,7 litres pour les femmes. Cet écart « devrait diminuer légèrement » d’ici 2030, estiment les chercheurs.

Alors qu’une majorité de la population mondiale (53%) ne boit pas régulièrement d’alcool aujourd’hui, « les estimations indiquent que d’ici 2030 la moitié des adultes boira de l’alcool » au moins une fois par an. Par ailleurs, près d’un quart (23%) connaîtra une alcoolisation massive (au moins six verres standards en une occasion, soit au moins 60g d’alcool pur) au moins une fois par mois, alors qu’ils n’étaient que 18,5% en 1990.

Fardeau sanitaire
Cette tendance met à mal l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de réduire de 10% d’ici à 2025 la « consommation nocive d’alcool », avertit Jakob Manthey, chercheur en psychologie clinique à l’Université technique de Dresde, auteur principal de l’étude. Le fardeau sanitaire lié à l’alcool va même « probablement augmenter en comparaison avec d’autres facteurs de risque », ajoute-t-il.

Les mesures de hausse des prix de vente et de contrôle de la distribution, qui ont fait leurs preuves dans les pays riches, pourraient toutefois être moins efficaces dans des pays où une grande partie de la consommation échappe aux circuits officiels, avertit Sarah Callinan, du Centre for Alcohol Policy Research de l’Université La Trobe à Melbourne (Australie).

41.000 décès par an en France
Aussi recommande-t-elle de mettre l’accent sur « de strictes restrictions à la publicité et autres activités promotionnelles » ainsi qu’à des « mesures rigoureuses contre l’alcool au volant ».

La consommation nocive d’alcool entraîne 3 millions de morts par an, des hommes pour plus des trois quarts, selon l’OMS. En France, l’alcool est responsable de 41.000 décès chaque année, soit la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.

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Thé : les alternatives sans théine

théConnaissez-vous le rooibos, le chai, ou encore le sobacha ?

Ces boissons sont couramment assimilées à des thés. Et pourtant, il ne s’agit pas de « thés » à proprement parlé. Ce sont des boissons sans théine et originaires des quatre coins du monde.

« Thé rouge », « thé de sarrasin », « thé chai »… Ils ont l’apparence du thé et en portent même parfois le nom. Comme le thé, ils se consomment sous forme d’infusion, peuvent être cueillis et transformés selon les mêmes procédés et leur goût en est parfois proche. Et pourtant, il ne s’agit pas de « thés » à proprement dit.

Les thés, qu’ils soient verts, blancs ou noirs, sont issus des feuilles d’une même plante, le Camellia Sinensis, couramment appelée le théier. Une plante qui contient naturellement de la théine, un alcaloïde aux vertus dynamisantes et stimulantes. Théine ou caféine, il s’agit en réalité de la même molécule.

De plus en plus de consommateurs sont à la recherche de boissons alternatives, dépourvues de théine ou caféine. Il existe bien évidemment les tisanes que l’on consomme le plus souvent après diner, mais quelles sont les autres alternatives ?

En Afrique du Sud, au Japon ou en Inde, les populations locales ont adopté des boissons chaudes qu’elles assimilent volontiers à des thés, mais sans théine. On prête à ces boissons des vertus dynamisantes, antioxydantes et même diurétiques, comme le thé.

En Afrique du Sud avec le rooibos
Le rooibos est surnommé le « thé rouge ». Mais ne vous fiez pas à cette appellation : il ne contient pas de théine. Il est élaboré à partir de feuilles et fleurs d’un arbuste sud-africain séchées, fermentées puis infusées. « Rooibos » signifie « buisson rougeâtre » en afrikaans. Vous le remarquerez au cours de son infusion, le rooibos dégagera une légère couleur rouge, brune.  À la clé : une boisson au goût épicé, proche du thé noir.

Quelles sont ses vertus ?  Le rooibos est riche en flavonoïdes qui facilitent la digestion. Il contient également de nombreux minéraux : cuivre, fer, potassium, calcium, fluorure, zinc …  Riche en zinc, le rooibos aiderait également à traiter les maladies de peau comme l’eczéma.

Comment le consommer ?   Le rooibos peut être consommé tout au long de la journée, chaud, froid ou même glacé. Vous pouvez y ajouter de fines rondelles de gingembre frais ou encore une rondelle de citron. Aromatisé ou nature.

Où le trouver ?  Dans les boutiques spécialisées, dans les magasins bio ou dans les épiceries fines.

Au Japon avec le sobacha
Le sobacha est une boisson traditionnelle japonaise. En japonais « soba » signifie « sarrasin », et « cha » signifie « thé ». Un « thé de sarrasin », pourtant, cette boisson ne contient pas de théine. Le sobacha est obtenu à partir de graines de sarrasin, aussi appelées graines de kasha, torréfiées puis infusées dans de l’eau chaude.

Quelles sont ses vertus ?  Le sarrasin est une céréale sans gluten et très digeste, riche en protéines végétales et en nutriments. C’est une excellente source de magnésium et de cuivre.

Comment le consommer ?  Le sobacha peut être bu chaud ou froid.
Où le trouver ?   Certaines boutiques et sites spécialisés proposent à la vente des grains de sarrasin concassés grillés, prêts à être infusées directement dans de l’eau chaude. Vous pouvez également faire torréfier à la poêle des graines de sarrasin décortiquées.

En Inde avec le chai
Le chai est une véritable boisson nationale en Inde. En hindi, « chai » signifie « thé ». Ce thé indien est traditionnellement élaboré à partir d’un mélange de thé noir, de lait et d’épices : de la cannelle, de la cardamome, du gingembre, des clous de girofle, du poivre noir… Mais il se décline également sans thé, donc sans théine.

Quelles sont ses vertus ?   Sa forte teneur en épices en fait une boisson riche en antioxydants, qui boostera votre énergie ainsi que votre système immunitaire.

Où le trouver ?   Dans les boutiques spécialisées, dans les magasins bio ou dans les épiceries fines.

Comment le consommer ?  Avec ou sans thé, avec ou sans lait, à chacun sa recette de « chai ».

Des infusions dynamisantes
Certaines plantes ou racines ont des vertus dynamisantes. Misez sur l’ortie, le romarin, le thym, le gingembre fraichement râpé, la menthe poivrée, ou encore les racines de pissenlit ou de réglisse. Pour une combinaison réussie, associez-les à du citron ou à des épices.  Faites infuser dans de l’eau chaude. Vous obtiendrez une boisson réconfortante qui boostera votre énergie.

Où les trouver ?  Vous pouvez également acheter dans le grand commerce et dans les boutiques bio des synergies de plantes aux vertus dynamisantes, en sachet ou en vrac, et de préférence bio.

Un thé « déthéiné »?
Petite astuce : vous pouvez facilement « déthéiner » votre thé traditionnel. Il suffit de le laisser infuser environ 30 secondes, de jeter cette eau puis de le faire infuser de nouveau. En effet, plus l’infusion est longue plus le thé sera riche en théine. Ce procédé devrait ainsi éliminer plus de la moitié de la théine, tout en conservant les saveurs de votre thé.

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A quel âge les Européens partent-ils en retraite ?

retraiteDepuis quelques jours, la question de l’âge de départ en retraite est de nouveau au centre du débat politique, suite à des propos tenus par la ministre Agnès Buzyn. L’occasion de comparer la France à ses voisins européens.

Le 17 mars, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn expliquait ne « pas » être « hostile » à l’idée de retarder l’âge de départ en retraite, n’excluant pas de « proposer un allongement de la durée de travail ». Elle a été, entre temps, démentie par le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

Et a elle-même retropédalé affirmant qu' »aucune modification de l’âge minimal de départ à la retraite n’est envisagée ». Au final, cette cacophonie aura probablement conduit les Français à en conclure que la future réforme, même si elle maintient l’âge légal du départ à la retraite à 62 ans, visera à les faire travailler au-delà en rendant financièrement attractif leur maintien dans la vie active.

Il est vrai que, sur le seul plan de l’âge légal, la France fait partie des pays les plus généreux de l’Union Européenne. Elle fait quasiment jeu égal avec Malte (entre 62 et 63 ans) et la Slovaquie (62 ans et 4 mois). Et n’est devancée que par la Suède, où l’âge légal a été maintenu à 61 ans.

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Sauf que le cas de la Suède illustre bien la façon dont l’incitation à travailler plus longtemps peut conduire les salariés à faire valoir leurs droits à la retraite bien après l’âge légal. Quand on regarde l’âge effectif moyen de départ à la retraite des hommes (qui représentent la majorité des travailleurs) au sein de l’Union Européenne, les Suédois apparaissent comme ceux qui jouent le plus les prolongations. En moyenne, ils prennent leur retraite à 66 ans, cinq années donc après l’âge légal. Ce qui les classent aussi parmi les trois pays européens où les salariés prennent leur retraite le plus tard. Ils arrivent juste derrière les Roumains (68 ans) et les Portugais (69 ans).

La France, l’un des pays où l’on part le plus tôt en retraite ?
Même si l’âge légal de départ à la retraite est à 62 ans, la France n’est pas le pays où les salariés terminent le plus tôt leur carrière professionnelle. En 2018, selon les données de la CNAV, l’âge moyen de départ effectif est passé à 62 et 8 mois. Plus tardivement donc qu’en Espagne (62 ans) ou qu’en Grèce (61 ans). Le record étant détenu par le Luxembourg (un peu moins de 60 ans).

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A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite..

La Corée du Sud, championne des retraites tardives
Voici le top 5 des pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde :
– Corée du Sud : 72,9 ans
– Colombie : 72,5 ans
– Mexique : 71,8 ans
– Japon : 70,6 ans
– Chili : 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes : elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

Ces données se basent sur celles fournies par le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS), datant de juillet 2018.

Ces données se basent sur celles de l’OCDE, datant de 2017 et portant sur la moyenne observée depuis 2011.