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Instagram teste les «likes» masqués

InstagramAprès le Canada et six autres pays, une partie des utilisateurs américains ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres.

Instagram va masquer pour une petite partie de ses utilisateurs américains le nombre de «likes» recueillis par les contenus postés à partir de la semaine prochaine, dans la foulée de plusieurs tests similaires dans d’autres pays, pour diminuer la pression sociale sur le réseau.

«Nous avons testé la possibilité de rendre les likes privés dans plusieurs pays. Nous étendons ces tests à une petite portion des gens aux États-Unis la semaine prochaine. Nous avons hâte de voir les retours d’expérience», a tweeté vendredi Adam Mosseri, patron de la plateforme mobile propriété de Facebook, centrée sur le partage de photos et vidéos.

Instagram, très populaire chez les jeunes, avait commencé à masquer les «likes» en mai au Canada, puis dans six pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle-Zélande) en juillet, assurant vouloir diminuer le stress chez ses utilisateurs après des critiques sur les risques de l’application pour la santé mentale.

Pas une compétition
Les utilisateurs concernés ne pourront plus voir combien de «j’aime» reçoivent les posts des autres. Ils pourront toujours voir le nombre de «likes» sur leurs propres posts mais en cliquant sur une page différente. Pendant les tests, le réseau appartenant au géant américain Facebook avait précisé que les outils de mesure des entreprises utilisant la plateforme pour promouvoir leurs produits n’étaient pas affectés. Instagram compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde.

«Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de j’aime qu’ils recueillent», avait déclaré un porte-parole d’Instagram en juillet. «Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être une compétition.»

Une étude conduite en 2018 aux États-Unis par le Pew Research Center a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Instagram et que près de 40% d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de «likes» ou de commentaires. Facebook envisage également de ne plus afficher publiquement le nombre de mentions «likes» ou «j’aime» récoltés par les contenus.

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Carlos Ghosn contre-attaque et dénonce « de multiples actes illégaux » dans l’enquête

FRANCE-ECONOMY-TRANSPORT-INDUSTRY-AUTOMOBILEL’ex-PDG de l’alliance automobile a ainsi réclamé l’annulation des poursuites intentées contre lui au Japon, « politiquement motivées depuis le début, fondamentalement biaisées ».

Le magnat déchu de l’industrie automobile Carlos Ghosn a annoncé jeudi qu’il demandait l’annulation des poursuites intentées contre lui au Japon, accusant les procureurs « d’actes illégaux » et de collusion avec son ancien employeur Nissan pour le faire tomber.

Les avocats de l’ex-patron de Renault et Nissan, Hiroshi Kawatsu, Junichiro Hironaka et Takashi Takano, accompagnés de leur client, ont présenté leurs arguments jeudi lors d’une audience préliminaire au procès qui doit s’ouvrir en avril.

Les inculpations sont « politiquement motivées depuis le début, fondamentalement biaisées », et « cette affaire n’aurait jamais dû donner lieu à des poursuites pénales », ont-ils dénoncé dans un communiqué. L’enquête contre Carlos Ghosn est « totalement illégale et préjudiciable », a écrit Me Kawatsu dans un autre document obtenu par l’AFP.

Et de dénoncer « un abus de l’autorité publique chargée des poursuites pénales à des fins déloyales dans un contexte de discrimination à l’égard de la race, de la nationalité et du statut social de M. Carlos Ghosn ».

130 jours en détention provisoire
Les défenseurs du franco-libano-brésilien, qui fut le chef d’entreprise le mieux payé du Japon, exigent en conséquence « l’annulation des poursuites ». Ils ont transmis aux juges et à la presse les éléments qui, selon eux, démontrent que leur client est innocent et qu’il est victime d’une machination ourdie en dehors des règles.

Il existe, toujours selon eux, « de multiples actes illégaux d’investigation qui remettent fondamentalement en question l’intégrité et la viabilité » des accusations. Celui qui était salué comme « le sauveur de Nissan » après son arrivée dans le groupe en 1999 avait été arrêté le 19 novembre 2018 à son arrivée dans la capitale japonaise.

Carlos Ghosn a passé au total 130 jours en détention provisoire. Relâché sous caution au printemps, il est actuellement assigné à résidence à Tokyo. Une audience préliminaire a lieu chaque mois. Celle de jeudi étant la première au cours de laquelle les avocats ont répondu point par point aux accusations portées par l’unité spéciale du bureau des procureurs envers leur client.

Failles de procédure
M. Ghosn est sous le coup de quatre inculpations: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux pour abus de confiance aggravé. Outre la négation de toute malversation avancée depuis toujours, la défense tente cette fois de démontrer que l’enquête en elle-même est truffée de failles de procédure.

« Les accusations portées contre M. Ghosn sont le fruit d’une collusion illicite entre les procureurs, des membres du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) et des dirigeants de Nissan, qui ont formé une task force secrète chargée de rechercher à imputer artificiellement des actes répréhensibles à Carlos Ghosn », assène le communiqué.

Prêt à combattre vigoureusement
Pour les avocats, l’objectif de cette manœuvre était clair : « écarter M. Ghosn pour l’empêcher de mener à bien une intégration renforcée entre Nissan et Renault, qui aurait menacé l’autonomie de l’un des fleurons de l’industrie japonaise, passé sous pavillon français ».

M. Ghosn a été éjecté de ses sièges de président de Nissan et de Mitsubishi Motors (3e membre de l’alliance) dans les jours suivant son interpellation. Il a ensuite démissionné de Renault, avant même que d’autres investigations ne soient menées en France à son encontre.

Lui et ses avocats accusent aussi les enquêteurs japonais d’avoir sous-traité une partie de leur travail à « des consultants et cadres de Nissan » afin d’obtenir des documents préjudiciables à M. Ghosn.

D’après la défense, le parquet a aussi procédé à des saisies illégales (par exemple les téléphones de l’épouse de Carlos Ghosn) et à d’autres irrégularités, dont celle de l’avoir « arrêté et inculpé arbitrairement », « tout en ignorant les conduites répréhensibles d’autres dirigeants de Nissan, de nationalité japonaise » et bénéficiant d’un accord de coopération avec les enquêteurs. « Si les accusations ne sont pas écartées, M. Ghosn est prêt à les combattre vigoureusement », ont promis les avocats.

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Au pays du Cognac, le whisky a gagné ses lettres de noblesse

cognac.jpegAvec 150 millions de bouteilles de whisky vendues par an, la France est l’un des marchés les plus importants au monde. Des distilleries se sont même installées dans l’Hexagone, et les grands chefs cuisinent avec.

Tombée amoureuse du whisky après la Libération, la France reste fidèle à cet alcool « viril et authentique », en le francisant un peu avec sa propre production ou un mode de consommation gastronomique. Le whisky et le rhum étaient l’an dernier les spiritueux les plus achetés en France (78% et 77%) contre 46% pour le cognac, selon une étude Ipsos réalisée pour la 16e édition de Whisky Live Paris, le plus important salon du whisky en Europe dont la fréquentation a été multipliée par dix depuis son lancement.

« Pendant la Seconde guerre mondiale, les Anglo-Saxons sont arrivés avec suffisamment de marketing et ont vraiment convaincu les Français de se mettre au whisky. On voit tout cet imaginaire s’épaissir ces dernières années », explique à l’AFP Nicolas Le Brun, le programmateur du salon.

« L’image du whisky, un alcool d’homme, s’est faite à travers le cinéma. Autour du cognac il y a des préjugés, on ne va pas parler de virilité, plutôt il faut être aisé pour le consommer », analyse Simon Cholet du Bar Symbiose à Bordeaux qui participe au volet cocktails du salon. Avec 150 millions de bouteilles de whisky par an, la France est l’un des marchés les plus importants au monde. « Cette passion n’est pas seulement celle du buveur, mais aussi celle du connaisseur », assure Nicolas Le Brun.

Du whisky breton exporté à travers le monde
Distillerie familiale en Bretagne depuis 120 ans qui produisait des liqueurs, Armorik s’est mise au whisky dans les années 1980 parce que « c’est un spiritueux celte par excellence », raconte David Roussier, représentant de la maison, l’un des pionniers du whisky made in France. « Le whisky est plus simple à appréhender : il y a un côté très pragmatique et authentique dans le whisky écossais », explique-t-il.

Il reconnaît que la maison a mis du temps à convaincre qu’on pouvait faire du whisky en France. Mais depuis quelques années « le whisky français surfe sur une vague plutôt positive » avec le désir de consommer écologique et local. Le premier intérêt pour Armorik « c’est le côté whisky français, breton », souligne David Roussier qui écoule 60% de sa production en Bretagne mais exporte aussi vers l’Allemagne, l’Amérique du Nord, le Japon ou l’Australie. Ensuite « on revient pour le goût ».

La distillerie urbaine est une autre façon de produire en France. Epicier, Nicolas Juhlès a décidé de lancer en 2015 La Distillerie de Paris pour être au coeur des mondes bouillonnants de la cuisine, de la parfumerie et du design. « Je me suis battu pendant plusieurs années pour servir le whisky avec du fromage, c’est magnifique », se réjouit-il.

Au Bar Symbiose, restaurant gastronomique à Bordeaux, Simon Cholet incorpore les boissons dans les plats. Un bouillon de volaille aux champignons et au thé Pu Erh sur du whisky accompagne ainsi son pigeon.

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Quels sont les pays où voyager seul ?

voyager seulIl arrive parfois que l’on ait juste envie de prendre son sac et de voyager seul à l’étranger.

Pour certains voyageurs, c’est même une condition essentielle pour mieux profiter d’un autre pays. Certains le font aussi pour se prouver qu’ils sont capables de s’en sortir par eux-mêmes, de pouvoir communiquer et aussi pour plus facilement faire des rencontres et entrer en interaction avec les locaux.

Cependant, lorsque l’on décide de partir seul, on aime savoir que l’on est en sécurité ou bien encore que l’on est bien accueilli. Aucun problème pour cela puisqu’il existe une multitude de destinations dans le monde qui correspondent très bien aux voyageurs seuls, à ceux qui ont une grande soif de liberté. Une fois que vous aurez choisi la destination de vos rêves parmi celles évoquées, il ne faut pas hésiter à réserver ses billets avec un comparateur de vols afin de trouver le meilleur prix.

Voyager dans les pays d’Europe du Nord
Les pays du nord de l’Europe sont réputés pour réserver un accueil chaleureux aux touristes. On dit aussi que les habitants de ces pays sont plus heureux, ce sont donc des destinations idéales pour à la fois garder le sourire et faire de belles rencontres. Sans parler de la variété et de la beauté des paysages offerts et de l’attractivité de nombreuses métropoles.

Citons tout d’abord le Danemark, il faut sans hésiter se rendre à Copenhague pour flâner le long des canaux tout en observant les maisons aux façades colorées et pousser jusqu’au port pour y voir la petite sirène. Le Danemark est réputé comme étant le pays où les gens sont les plus heureux au monde, alors il apparaît comme évident que l’on ne pourra que se sentir bien et apprécier de communiquer avec la population, souriante. Et puis il y aussi de nombreux autres endroits où bien profiter en solo dans le pays, comme l’Île de Møn où l’on trouve de très belles églises médiévales, des forêts à parcourir à vélo et de splendides plages dominées par d’impressionnantes falaises de craie.

Mentionnons maintenant la Norvège. Après avoir parcouru les nombreux musées et galeries de la capitale Oslo, le pays offre de nombreuses possibilités d’expéditions en solo dans des coins de nature à la beauté exceptionnelle. Il faut aller découvrir les fjords et s’offrir une randonnée dans les plus beaux coins montagneux, en passant par des refuges, l’occasion de croiser du monde. Trolltunga et la falaise de Preikestolen offrent des panoramas époustouflants.

Enfin, il est temps de parler de la Suède, c’est une destination parfaite pour ceux qui voyagent seuls. Tout d’abord, les Suédois parlent quasiment tous l’anglais, ce qui est très pratique. Ensuite, Stockholm est une capitale branchée, décontractée, où l’on trouve une multitude de lieux où sortir et boire un verre. Et puis il y a l’archipel de Stockholm et ses milliers d’îles à découvrir. En dehors des grandes cités, il y aussi les lacs et, pour les aventuriers, le Grand Nord à parcourir. En hiver, c’est l’occasion d’assister au formidable spectacle des aurores boréales.

Les autres destinations plus lointaines
Si l’Europe offre de nombreuses idées de destinations pour les voyageurs en solo, il ne faut pas oublier de mentionner des pays beaucoup plus lointains, voire du bout du monde, et qui sont des terres d’accueil parfaites pour ceux qui souhaitent se retrouver face à eux-mêmes.

Commençons par le Japon. Une fois que l’on a découvert Tokyo et ses quartiers bouillonnants de vie, il faut s’offrir une vue sur le Mont Fudji et rejoindre plus tard Kyoto. Le pays offre des zones aux paysages variés et de nombreuses structures sont conçues pour l’accueil des voyageurs seuls. Il y a des bains de source d’eau chaude, des jardins zen où l’on profite de la tranquillité pour méditer et puis les restaurants permettent de manger au comptoir.

Cap à présent sur la Nouvelle-Zélande, un pays loin, très loin, mais qui est un lieu idéal où partir seul. Tout d’abord car le peuple néo-zélandais est très accueillant. On a de fortes chances dans le pays de très facilement entamer une discussion avec les personnes que l’on croise, et c’est très appréciable. Il y a également une ouverture d’esprit comme il en existe rarement ailleurs.

Et puis après avoir passé du temps dans la charmante ville d’Auckland, il faut partir à la découverte des nombreux paysages qui composent l’archipel. On a en effet la possibilité d’aller observer le reflet des montagnes enneigées dans les lacs, et de se balader au milieu des glaciers, autour de volcans et au cœur des fjords. De quoi prendre de formidables clichés.

Le Costa Rica est aussi un pays où l’indice de bonheur est l’un des plus élevés au monde. La population est des plus accueillantes et il y a tant à faire et à découvrir qu’un voyageur seul ne peut pas s’ennuyer. La faune et la flore y sont exceptionnelles et le gouvernement s’investit très largement dans le développement d’un tourisme écoresponsable afin de préserver ce riche patrimoine naturel. Il est agréable de flâner dans les villes et de s’arrêter devant un groupe de musique devant lequel les passants n’hésitent pas à danser.

Il faut aller faire un tour dans quelques-uns des 32 parcs nationaux, qui offrent une nature luxuriante et où l’on croise tous types d’animaux, avec notamment une immense variété d’oiseaux. C’est aussi une terre très volcanique où l’on apprécie de se baigner dans les sources d’eau chaude, citons celle de la Fortuna, sur les pentes du volcan Arenal. Les côtes du pays présentent de magnifiques plages où il fait bon se ressourcer et exercer des activités nautiques. La côte pacifique est idéale pour cela. Et pour ceux qui souhaitent pousser la tranquillité jusqu’au bout, il faut rejoindre la côte caraïbe, moins touristique, pour un dépaysement total et la possibilité de baignades dans des eaux cristallines.

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Une limace accusée d’avoir causé un chaos ferroviaire au Japon

limaceUne mystérieuse panne avait entraîné l’annulation de dizaines de trains fin mai, semant la pagaille pour près de 12.000 passagers dans un pays réputé pour la fiabilité et la ponctualité de son réseau ferré.

Une limace a été mise en cause, ce dimanche, par un opérateur ferroviaire japonais pour une panne de courant qui avait stoppé le mois dernier des dizaines de trains et provoqué des retards pour 12.000 passagers.

L’électricité avait été coupée le 30 mai sur plusieurs lignes du sud de l’archipel opérées par Kyushu Railway Company, également appelée JR Kyushu.

Une pagaille rarissime
La société avait été contrainte d’annuler 26 trains et d’autres avaient été affectés par des retards qui avaient semé le chaos sur un réseau ferré célèbre pour son efficacité et sa ponctualité.

JR Kyushu a affirmé avoir trouvé le coupable, en l’occurrence une limace qui s’était introduite dans un boîtier électrique près de rails.

« Nous recherchions l’appareil responsable de la panne de courant », a déclaré à un porte-parole de la compagnie. « Nous pensions initialement qu’il s’agissait d’un bug mais c’était en fait une limace morte. »

Un incident « rare », selon lui : « Nous avons souvent des problèmes de collision entre des trains et des biches, mais jamais des incidents liés à des limaces. » Après avoir vérifié tous les boîtiers électriques de la zone, JR Kyushu a écarté toute autre intrusion de limace.

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Que pèse vraiment le « made in France » dans les achats des Français ?

Que pèse vraiment le made in France dans les achats des FrançaisSelon l’Insee, 81% de la consommation des ménages est « made in France ». Un taux qui masque d’importantes disparités entre les types de produits.

Le « made in France » est toujours en vogue. En 2015, la consommation de produits intégralement fabriqués dans l’Hexagone représentait 81% de la consommation totale des ménages, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Soit plus de 1295 milliards d’euros sur un total de 1576 milliards. Dit autrement, seuls 19% des biens et services consommés par les Français étaient importés ou produits à partir de composants étrangers.

Mais ce taux masque de fortes différences entre les différents types de produits. Par exemple, la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure est importé à hauteur de 87%. À l’inverse, la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac est « made in France » à 60% (et donc importée à 40%).

Étant consommés en même temps qu’ils sont produits, les services « émanent souvent d’une chaîne d’activités située sur le territoire français » et sont donc mis en œuvre localement (restauration, santé, éducation, etc.), rappelle l’Insee. Résultat, leur consommation affiche logiquement le taux de « made in France » le plus élevé : 90,6%. Les 9,4% restants représentent les composants étrangers qui peuvent être importés pour satisfaire la production du service. Par exemple, un restaurateur qui servirait du steak argentin, du jambon de Parme ou des mangues andalouses.
infographie conso

Plus étonnant, les biens et services achetés par les ménages sont davantage « made in France » que ceux exportés par les entreprises françaises. La France est en effet un pays de transit important de biens qui seront directement réexportés (7%) chez nos voisins ainsi que de biens produits sur son sol mais avec des composants étrangers (27%).

Les retraités et les cadres consomment plus « made in France »
Certains ménages ont plus tendance à consommer du « made in France » que d’autres. C’est le cas des retraités mais également des cadres qui achètent généralement plus de produits « made in France » qu’un consommateur moyen. Il faut dire que les retraités ont des dépenses en logement plus élevées tandis que les cadres consomment davantage de services (culture, loisirs, hôtels, restaurants, etc …). Des postes de dépenses essentiellement « made in France ».

À l’inverse, les ouvriers et les agriculteurs consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons, et donc à des produits qui relèvent globalement moins du « made in France ». Même chose pour les familles nombreuses qui dépensent davantage dans l’habillement et dont la part du budget alloué au logement est plus faible.

Moins de 8% du contenu des produits consommés par les Français vient de Chine
Pour satisfaire intégralement la consommation des ménages, la France compte sur son principal partenaire commercial, à savoir l’Allemagne, qui fournit directement ou indirectement 13% des produits consommés dans l’Hexagone. Les États-Unis sont deuxièmes (8%) devant la Chine (7,7%) et le Royaume-Uni (6,7%), l’Espagne (6,5%), l’Italie (6,2%) et la Belgique (5,4%).

Les importations en provenance d’Allemagne sont particulièrement variées alors que celles d’autres pays sont davantage ciblées sur des produits spécifiques tels que les produits informatiques et le textile pour la Chine, les véhicules automobiles pour l’Espagne, les équipements électroniques et optiques pour la Suisse …

Et ailleurs ?
Avec une méthode de calcul quelque peu différente de celle l’Insee, l’OCDE fixe le taux de « made in » à 80% en France. Un niveau intermédiaire proche de celui du Royaume-Uni (79,8%), de l’Espagne (80,9%) voire de l’Italie (81,4%),

L’Irlande (56%), Malte (59%) et le Luxembourg (61%) ont les plus faibles taux de « made in ». À l’inverse, le Brésil (89%), les États-Unis (89%) et le Japon (87%) enregistrent la proportion la plus élevée de produits consommés fabriqués entièrement sur leur sol.

En moyenne, les pays dont la consommation intérieure est supérieure à 500 milliards de dollars ont un taux de « made in » plus fort que les autres (85,5% contre 75,5%). « Cela s’explique par un effet taille, c’est-à-dire la capacité du marché intérieur à satisfaire la demande finale intérieure », explique l’Insee.

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Les Européens sont toujours les plus grands consommateurs d’alcool dans le monde

alcoolD’après une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, même si celle-ci est en baisse. À l’inverse, elle augmente dans les pays émergents.

Si la consommation d’alcool diminue ou stagne dans les pays riches, elle tend à augmenter dans les pays dont le niveau de vie s’élève, comme l’Inde et la Chine, compromettant la lutte contre ses méfaits pour la santé, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Risque de maladie, blessures et accidents
Ce « changement de paysage » doit inciter les pays concernés à adopter les mesures qui ont prouvé leur efficacité ailleurs, comme « la hausse des taxes, une restriction de la disponibilité et l’interdiction du marketing et de la publicité pour l’alcool », plaident les auteurs de l’étude. L’alcool représente « un facteur de risque majeur » dans l’apparition de nombreuses maladies ainsi que dans la survenue de blessures et d’accidents, rappellent-ils.

En moyenne, chaque adulte dans le monde a consommé 6,5 litres d’alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990, et cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d’ici 2030, selon des estimations établies à partir des données de 189 pays.

En Europe, 9,8 litres d’alcool par habitant
Aujourd’hui c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, mais celle-ci est en baisse (-20% en 27 ans, à 9,8 litres par habitant), en raison notamment d’un net recul dans certaines anciennes républiques soviétiques et certains pays d’Europe de l’Est.

À l’inverse, on observe un phénomène de rattrapage dans des pays à revenu intermédiaire tels que la Chine, soutenu par « les transitions économiques et l’accroissement de la richesse ». Ce pays a désormais des niveaux de consommation supérieurs à certains pays européens » avec 7,4 litre, souligne l’article.

Dans l’ensemble de l’Asie du sud-est, la consommation moyenne a doublé entre 1990 et 2017 pour atteindre 4,7 litres par habitant et dans la région « Pacifique occidental », qui inclut notamment la Chine, le Japon et l’Australie, elle s’est accrue de 54%. Le niveau de consommation enregistré reste en revanche stable et très limité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (moins d’un litre par adulte et par an).

Les hommes consomment plus que les femmes
Les habitudes sont également très différentes selon le sexe : les hommes consommaient en moyenne 9,8 litres d’alcool pur en 2017, contre seulement 2,7 litres pour les femmes. Cet écart « devrait diminuer légèrement » d’ici 2030, estiment les chercheurs.

Alors qu’une majorité de la population mondiale (53%) ne boit pas régulièrement d’alcool aujourd’hui, « les estimations indiquent que d’ici 2030 la moitié des adultes boira de l’alcool » au moins une fois par an. Par ailleurs, près d’un quart (23%) connaîtra une alcoolisation massive (au moins six verres standards en une occasion, soit au moins 60g d’alcool pur) au moins une fois par mois, alors qu’ils n’étaient que 18,5% en 1990.

Fardeau sanitaire
Cette tendance met à mal l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de réduire de 10% d’ici à 2025 la « consommation nocive d’alcool », avertit Jakob Manthey, chercheur en psychologie clinique à l’Université technique de Dresde, auteur principal de l’étude. Le fardeau sanitaire lié à l’alcool va même « probablement augmenter en comparaison avec d’autres facteurs de risque », ajoute-t-il.

Les mesures de hausse des prix de vente et de contrôle de la distribution, qui ont fait leurs preuves dans les pays riches, pourraient toutefois être moins efficaces dans des pays où une grande partie de la consommation échappe aux circuits officiels, avertit Sarah Callinan, du Centre for Alcohol Policy Research de l’Université La Trobe à Melbourne (Australie).

41.000 décès par an en France
Aussi recommande-t-elle de mettre l’accent sur « de strictes restrictions à la publicité et autres activités promotionnelles » ainsi qu’à des « mesures rigoureuses contre l’alcool au volant ».

La consommation nocive d’alcool entraîne 3 millions de morts par an, des hommes pour plus des trois quarts, selon l’OMS. En France, l’alcool est responsable de 41.000 décès chaque année, soit la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.