Publié dans Texte Réflexion

Le train de la vie

train

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. On croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls, continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : Amis(es), Enfants, Fraternité, même l’amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrètes, qu’on ne réalisera pas qu’elles ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoir et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de soi-même.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux /celles qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. Aussi, merci d’être un(e) des passagers(ères) de mon train. Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis contente d’avoir fait un bout de chemin avec vous.

Publicités
Publié dans Texte Lettre divers

Lettre à mes cellules

lettre celluleMes chères cellules,

Je vous ai réunies aujourd’hui pour vous dire que nous allons désormais changer de trajectoire. Car jusqu’ici, nous nous sommes laissé aller à suivre un programme désastreux. Il s’agissait de rester fidèle à la mémoire de nos ancêtres et de prendre un petit peu de leurs maladies, un petit peu de leurs faiblesses, un petit peu de leurs émotions, un petit peu de leurs souffrances, un petit peu de leurs limitations.

Il eût paru indigne de s’octroyer une vie sans limite et dans le bonheur absolu alors que tous ces gens grâce auxquels nous détenons la vie avaient souffert, transpiré, vécu tant de manques avant de nous transmettre ce bien si précieux « la vie ». Toutes ces vies antérieures dont nous avons ramené des programmes, des mémoires, de la culpabilité, des limitations, des handicaps, qu’il s’agisse d’une banale myopie ou de maladies bien plus graves physiques et psychiques, voire mentales.

Sans compter avec les entités qui partagent nos vies, nous faisons parfois un long bout de chemin avec elles avant de pouvoir nous en défaire, et nous faisons nôtres tous leurs fonctionnements négatifs. Il ne faut pas oublier les difficultés dans lesquelles nous avons baigné depuis la vie intra-utérine, les émotions irrémédiables vécues par notre maman avant et pendant la conception, soit nous concernant directement, soit concernant sa relation avec des tiers, les événements plus ou moins douloureux qui ont nourri cette période de sa vie.

Et que dire de la façon parfois désastreuse avec laquelle nous avons géré les émotions de cette vie et tout ce que nous avons accumulé personnellement de colères, haines, angoisses, chagrins, culpabilités, et peurs. Si je vous ai réunies aujourd’hui, mes chères cellules, c’est pour vous dire que nous avons les moyens de changer ces données. Nous allons mettre en route le programme annulation pour chacun des points précités.

A partir d’aujourd’hui, chaque cellule est investie du pouvoir d’annuler
tout programme négatif lui appartenant en propre ou appartenant aux générations précédentes. Chaque cellule a déjà aussi reçu les informations positives contraires aux programmes négatifs. Il est demandé à chacune de se repasser entièrement le film
contenu dans sa mémoire, d’annuler le programme négatif et de recréer un programme de santé absolue et de joie intégrale.

Chaque cellule crée maintenant le bien-être, vous en êtes toutes capables. Il suffit de vous faire confiance et de recréer le programme de base que toutes,  vous avez en mémoire, je vous le répète. Aucun échec n’est possible, chaque cellule recrée maintenant un programme de perfection et de jeunesse. Chacune de vous va retourner maintenant au moment où toute trace de dysfonctionnement ou de maladie était encore absente.

On y retourne maintenant, c’est très bien, on se réapproprie le message de perfection, c’est très bien. Ce schéma devient désormais la réalité de chaque cellule, chacune de vous va maintenant repartir avec ces nouvelles injonctions. Soit le travail est déjà fait, soit il est en route et va se concrétiser, devenir la réalité, dans les jours, les semaines ou les quelques mois qui suivent, pour celles des cellules qui ont besoin d’un temps d’intégration plus long.

Je vous remercie de votre écoute, mes chères cellules et de l’excellent travail que vous avez ou que vous allez fournir dans un très court délai.

Publié dans Texte Réflexion

L’âne et le puits

l_âne et le puitsUn jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits, l’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider, ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer l’âne dans le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis à la stupéfaction de chacun, il s’est tu. Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus. Chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter.

Moralité : La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures, le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser, nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais. Il ne faut jamais abandonner, secoue-toi et fonce, rappelle-toi, les cinq règles simples à ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres pour être heureux / heureuse : Libère ton cœur de la haine, libère ton esprit des inquiétudes, vis simplement, donne plus et attends moins.

Publié dans Texte Histoire, Légende

Invitation de la folie

cache-cacheLa Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent.

Après le café la Folie proposa : On joue à cache-cache ?
– Cache-cache ?
C’est quoi, ça ?  demanda la Curiosité.
– Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3, … la Folie commença à compter. L’Empressement se cacha le premier, n’importe où. La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher. L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher. La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

– CENT  cria la Folie, je vais commencer à chercher. La première a être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité …

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : Où est l’Amour ?  Personne ne l’avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l’Amour. Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : c’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil. La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours. L’Amour accepta les excuses. Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours.

Auteur : Jean de la Fontaine

Publié dans Texte Poéme, Poésie

Un si précieux confident

ecritQuand on ne peut rien dire, parce qu’on a trop de peine, quand on ne sait plus rire, il faut vivre quand même.

Il faut pouvoir se confier, je le fait dans mes poèmes , mes cahiers. Petits poèmes, petits cahiers, mes confidents, vous êtes toujours présents et aussi, vous me comprenez, vous ne pouvez faire autrement , vous gardez mes secrets, pour ça , vous êtes parfaits.

Quand j’ai le cœur à la joie , vous en profitez parfois, je vous parles de mon amour , qui doivent durer toujours. Je compose des poèmes pour dire des « je t’aime », je fais des brouillons pour mes lettres d’amours, je crois pour de bon qu’elles partiront un jour, qu’elles se rendront tout de même jusqu’à celui que j’aime.

Petits poèmes et petits cahiers restaient toujours discret, j’ai grand besoin de vous , j’y déverse mon moi au gré de mes émois , vous m’êtes si précieux.

Publié dans Texte Réflexion

Le quotidien de notre vie

pofult3gL’avez-vous déjà remarqué, nous sommes toujours en attente du résultat d’un acte, d’un événement, projetés vers l’avenir, les yeux rivés sur l’aboutissement, sur l’arrivée, en attente d’autre chose, de quelqu’un d’autre, de mieux, d’ailleurs.  J’escalade la montagne en ne songeant qu’à ce que je verrai du sommet.

Je me dépêche de lire le livre pour en savoir plus, pour connaître la suite, toujours la suite, toujours plus avant. Je pose la question : « Comment est-ce que ça se termine ? »

J’attends le train, je ne vis pas. Je suis tendue vers l’arrivée du train, le cou tendu vers le tournant où il va apparaître. « Il arrive ?  Il arrive ? » Et bien sûr, une fois dans le train, je n’ai qu’une hâte : arriver.

Au travail, j’attends la pause, la fin de la journée, le week-end, les vacances, la retraite … « Quand j’aurai rencontré l’âme-soeur… », « Quand les enfants seront grands », « Ah, si j’étais libre », « Quand j’aurai de l’argent », « Quand j’aurai déménagé », « Quand j’habiterai à la campagne », « Quand j’aurai le temps … », ou alors, c’est « Ah, si j’avais su … », « Avant c’était mieux  », « Ah, quand il/elle était là  ».

Et finalement, je ne vis pas et les années passent. Le compte à rebours a commencé et je ne savoure toujours pas la vie précieuse qui m’est offerte à chaque seconde, la douceur de l’air dans mes poumons, sur mon visage, les yeux de l’inconnu(e) qui me croise, la colline si vivante devant moi, la danse des nuages, un après-midi de repos, la chaleur de ma couverture, un toit sur ma tête, les clins d’œil du soleil …

Hier en faisant le ménage, j’ai pris conscience pour la première fois que j’aimais faire le ménage.  Et chaque acte est devenu un véritable plaisir : laver les vitres, jeter de vieux journaux, de vieux livres, faire le vide …  Chaque geste de notre vie est / peut/ va devenir un bonheur, chaque instant, chaque seconde (ou presque ), ne serait-ce que respirer l’air pur.