Publié dans Texte Actualité divers

Alexandre Benalla est placé en détention provisoire après la révocation de son contrôle judiciaire

alexandre benallaL’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron a été entendu par les juges chargés du dossier des violences du 1er mai.

Il dormira en prison, Alexandre Benalla a été placé en détention provisoire, après la révocation de son contrôle judiciaire. L’avocate de l’ancien chargé de mission de l’Élysée l’a annoncé, mardi 19 février au soir. Une information confirmée par une source judiciaire à franceinfo.

L’ex-chargé de mission de l’Élysée et son ami, Vincent Crase, ex-employé de la République en marche et chef d’escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, ont été entendus mardi après-midi par les juges d’instruction chargés d’enquêter sur les violences du 1er mai.

Ils avaient interdiction d’entrer en contact
Le placement en détention provisoire avait été requis mardi matin par le parquet à l’encontre d’Alexandre Benalla et de son ami Vincent Crase pour n’avoir pas respecté leur contrôle judiciaire. Les juges leur reprochent d’avoir communiqué ensemble, alors que cela leur était interdit par leur contrôle judiciaire. Le cas de Vincent Crase n’a pas encore été tranché, selon les informations de franceinfo de source judiciaire.

Le 31 janvier, Mediapart a publié des enregistrements clandestins de conversations entre les deux hommes, datant du 26 juillet, alors qu’ils avaient pour interdiction d’entrer en contact. Quatre jours auparavant, ils avaient en effet été mis en examen pour des violences commises en marge du traditionnel défilé du 1er mai à Paris et placés sous contrôle judiciaire.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Ce qu’il faut retenir de l’audition de d’Alexandre Benalla au Sénat

alexandre benallaL’ex-chef de cabinet à l’Élysée a été réentendu une deuxième fois par les sénateurs ce lundi. Dans un climat tendu, il n’a pas répondu à toutes les questions ni levé toutes les interrogations.

Plus de deux heures d’audition, mais toujours des zones d’ombre. Alexandre Benalla a de nouveau été entendu ce lundi après-midi par la commission des lois du Sénat, chargée d’enquêter sur le rôle et le comportement de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, doublement mis en examen pour les événements du 1er mai dernier, à Paris, et pour son usage de passeports diplomatiques.

Accompagné de son avocate, l’air sûr de lui et adoptant un ton posé, comme lors de sa première audition du 19 septembre dernier, l’ancien conseiller de l’Élysée n’a pas levé tous les mystères pour autant. Et le climat s’est plusieurs fois tendu avec les sénateurs, Benalla refusant de répondre à de nombreuses questions, du fait de l’information judiciaire en cours.

Il n’a pas hésité non plus à s’en prendre au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. Auditionné par les mêmes sénateurs mercredi dernier, ce dernier avait révélé que Alexandre Benalla allait être prochainement entendu par des juges.

Ce qu’on a appris

Les passeports diplomatiques
Alexandre Benalla reconnaît s’être servi de ses passeports diplomatiques « début août », puis il assure les avoir rendus « dans le courant du mois d’août » (ou plutôt « fin août », a-t-il ensuite précisé), après avoir reçu deux courriers du ministère des Affaires étrangères. Le 19 septembre, face aux sénateurs, il avait assuré sous serment que ces passeports se trouvaient alors « dans (son) bureau, à l’Élysée ». Ce lundi, il a maintenu sa version, affirmant que ces passeports lui « ont été rendus à nouveau par un salarié de l’Élysée début octobre ». À l’en croire, il n’a donc pas menti lors de sa première audition.

23 utilisations depuis juillet 2018
L’Élysée avait révélé que Alexandre Benalla s’était servi « une vingtaine de fois » de ses passeports diplomatiques après son licenciement de l’Élysée. Alexandre Benalla a précisé s’en être servi « 23 fois », « uniquement pour donner mon identité ». « Ils ne m’ont fait bénéficier d’aucun avantage, sauf à deux reprises du fast-track (NDLR : un accès plus facile et plus rapide au moment de l’embarquement) », a-t-il aussi garanti.

L’utilisation du téléphone Teorem
En plus de ses passeports, Alexandre Benalla disposait également d’un téléphone chiffré Teorem, qu’il a conservé jusqu’à début janvier. « Je n’ai pas connaissance que je l’avais gardé. Je m’en suis rendu compte lors d’un nouveau déménagement le 20 novembre, en faisant un inventaire complet », s’est-il défendu. Il n’explique donc n’en avoir fait « aucun usage depuis juillet 2018 », car il « n’avait pas connaissance de l’avoir encore en (sa) possession ».

Les zones de flou qui demeurent

Qui lui a rendu les passeports diplomatiques ?
Relancé à de très nombreuses reprises par plusieurs sénateurs, Alexandre Benalla a refusé de dire qui, précisément, à l’Élysée, lui a rendu ses deux passeports diplomatiques en octobre. Le mystère reste donc entier sur ce point. Alexandre Benalla reconnaît en tout cas « une connerie » et une « bêtise » : s’être servi de ses passeports en novembre et décembre. Il savait en effet très bien qu’il n’était pas censé en avoir le droit.

Qui a été prévenu de ses voyages au Tchad ?
Concernant son voyage au Tchad début décembre, quelques jours avant la venue d’Emmanuel Macron dans le pays africain, Alexandre Benalla explique en avoir informé, « par courtoisie », des membres de la présidence de la République. Mais seulement « a posteriori » de son voyage, a-t-il concédé, soucieux qu’il n’y ait « pas de confusions » et que l’Élysée soit « un minimum au courant » de ses nouvelles activités. Mais il refuse d’en dire davantage, notamment sur les personnes qu’il a informées.

Comment a-t-il obtenu un passeport de service ?
Dans « des conditions d’obtention normales », a assuré Alexandre Benalla. Entendu par cette même commission des lois mercredi dernier, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, l’avait pourtant accusé de « faux » pour se le procurer. La commission n’a toutefois pas pu insister sur ce sujet, empiétant sur le travail de la justice.

Saisie de la commission de déontologie
En tant qu’ancien conseiller à l’Élysée, Alexandre Benalla avait l’obligation de saisir la commission de déontologie avant de retourner travailler dans le privé, ce qu’il a fait depuis cet automne. Il reconnaît pourtant ne pas avoir effectué une telle démarche, plaidant le fait que ce n’était pas l’usage pour des membres de la chefferie de cabinet de l’Élysée. À l’en croire, son avocate est en train de s’en occuper.

Publié dans Texte Actualité divers

La justice française interdit le Roundup Pro 360 de Monsanto

roundup pro 360 de monsantoLe tribunal administratif de Lyon a annulé ce mardi l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un désherbant contenant du glyphosate commercialisé par Monsanto.

Le Roundup Pro 360 doit « être considéré comme une substance dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé ». Autrement dit, il peut causer le cancer. Pour arriver à cette conclusion, les juges du tribunal administratif de Lyon se sont appuyés sur les études du Centre international de recherche sur le cancer.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait pourtant autorisé ce produit en mars 2017. Mais les juges estiment qu’elle avait commis une erreur d’appréciation au regard du principe de précaution.

C’est le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) qui avait saisi en mai 2017 la justice pour réclamer le retrait de ce désherbant. Pour son avocate, Maître Corinne Lepage, la décision des juges est « absolument majeure », puisque « elle devrait concerner tous les Roundup ». Le tribunal considère en effet que tous les produits contenant du glyphosate sont probablement cancérogènes.

Publié dans Texte Actualité divers

Des ONG attaquent l’État français pour inaction climatique

ongDes ONG françaises veulent attaquer l’État pour ne pas avoir suffisamment agi contre le réchauffement climatique. Une procédure similaire a déjà porté ses fruits aux Pays-Bas.

L’État français fait l’objet d’un recours juridique pour action insuffisante contre le réchauffement climatique. Le recours a été introduit par plusieurs ONG françaises et l’État a deux mois pour répondre. Ce n’est pas une première comme l’explique le journaliste Valéry Lerouge en direct de Bruxelles en Belgique. « Les Pays-Bas ont déjà été condamnés par un tribunal néerlandais pour laxisme en matière environnementale, explique-t-il. La plainte a été déposée en 2013 par une ONG avec 880 citoyens qui reprochaient au gouvernement de ne pas en faire assez pour réduire les gaz à effet de serre, compte tenu de ce que les scientifiques préconisaient. »

Condamné à réduire ses gaz à effet de serre
Il poursuit : « L’ONG a gagné en première instance, en 2015, et en appel il y a deux mois. » Les juges s’appuient sur la Convention européenne des droits de l’homme qui stipule qu’un État doit veiller à ce que la vie des familles et des citoyens soit protégée à long terme. « Pas de pénalité en tant que telle, mais l’État néerlandais va devoir réduire de 25% ses gaz à effet de serre d’ici à 2020 », conclut-il.

Publié dans Texte Actualité divers

carlos ghosnOn l’a appris ce vendredi 11 janvier au matin : Carlos Ghosn a été accusé d’abus de confiance. Depuis Tokyo, au Japon, Arnauld Miguet fait le point.

Depuis Tokyo, au Japon, où Carlos Ghosn est visé par deux nouvelles inculpations, le journaliste Arnauld Miguet explique que « cela fait trois mises en examen pour Carlos Ghosn, soupçonné d’abus de confiance aggravé et soupçonné d’avoir minoré ses revenus pendant plusieurs années. L’ex-patron de Nissan, qui en est à son 53e jour à l’isolement, dans une cellule au centre de détention de Tokyo, risque de rester en détention provisoire encore longtemps ».

Nouvelle demande de libération sous caution
Arnauld Miguet ajoute que le procès de Carlos Ghosn « ne pourrait avoir lieu que dans six mois, au mieux, selon ses avocats. Ces derniers viennent de déposer une nouvelle demande de libération sous caution.

Le juge ne se prononcera que mardi prochain (15 janvier), mais il y a peu de chances qu’elle aboutisse. Ici, au Japon, ce sont plus des exceptions que des règles. Carlos Ghosn clame toujours son innocence, mais s’il est reconnu coupable, il encourt quinze ans de prison ».

Publié dans Texte Actualité divers

Soupçons d’emplois fictifs: le PNF réclame un procès pour les époux Fillon

époux fillonDeux ans après l’ouverture d’une enquête fatale à la campagne présidentielle de François Fillon, le parquet national financier a requis un procès en correctionnelle pour l’ex-candidat de la droite et son épouse, soupçonnés d’emplois fictifs.

Il revient désormais aux juges d’instruction de décider de renvoyer, ou non, sur le banc des prévenus l’ancien Premier ministre et son épouse Penelope, ainsi que son ancien suppléant parlementaire Marc Joulaud.

Dans son réquisitoire signé mercredi et révélé par le Monde, le PNF demande de juger François Fillon pour « détournement de fonds publics », « recel et complicité d’abus de biens sociaux », et « manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

En ce qui concerne sa femme, le ministère public requiert un procès pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « recel d’escroquerie aggravée », a ajouté cette source.

Si les magistrats suivaient ces réquisitions, un procès ne devrait toutefois pas se tenir avant plusieurs mois. « Ce n’est pas une surprise, c’est la suite sans surprise de la procédure », a réagi auprès de l’AFP un membre de l’entourage de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je ne souhaite pas réagir sur un document dont je n’ai pas encore eu connaissance à cette heure », a déclaré de son côté à l’AFP Me Antonin Lévy, avocat de François Fillon.

Le PNF avait ouvert une enquête après les révélations du Canard enchaîné, le 25 janvier 2017, qui ont décrédibilisé la candidature de M. Fillon, éliminé dès le premier tour du scrutin. Au cœur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires.

Face aux juges, M. Fillon avait défendu la réalité des emplois de sa femme à l’Assemblée nationale entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, et de ses enfants quand il siégeait au Sénat entre 2005 et 2007. Contre ces derniers, les juges n’ont finalement pas engagé de poursuites. « A l’issue de l’information, aucun élément tangible ne permet de confirmer la réalité de l’activité de Penelope Fillon », estime le PNF dans son réquisitoire cité par Le Monde.

Bataille au procès
Au-delà du couple Fillon, deux autres personnes avaient été mises en examen dans cette enquête : l’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud, maire LR de Sablé-sur-Sarthe et député européen, pour lequel le PNF demande le renvoi pour « détournement de fonds publics » et l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière.

Mais ce dernier a opté pour une alternative au procès, en acceptant une procédure de « plaider coupable ». Il a été condamné le 11 décembre à huit mois de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende pour abus de biens sociaux, pour avoir accordé un emploi fictif à Penelope Fillon à La Revue des deux mondes.

Selon l’enquête, Mme Fillon aurait touché un total de 135.000 euros de mai 2012 à décembre 2013 alors qu’elle n’a publié que deux notes de lecture dans la revue, propriété du milliardaire, auprès de qui elle dit avoir assumé un rôle de conseiller.

Après avoir contesté avec virulence la légitimité de l’enquête en pleine campagne présidentielle, le couple Fillon a ensuite choisi une stratégie de passivité lors de l’instruction secrète, se réservant pour mener la bataille lors d’un éventuel procès public.

Ainsi, lors de sa mise en examen en mars 2017, le candidat s’était borné à lire une brève déclaration devant les juges.  Politiquement, le coup de grâce était venu des révélations de Robert Bourgi, une figure des réseaux de la « Françafrique », qui s’était vanté d’avoir offert deux costumes d’une valeur de 13.000 euros à l’ancien Premier ministre. L’enquête avait alors été élargie à des soupçons de « trafic d’influence » qui n’ont finalement pas été retenus par les juges.

Désormais retiré de la vie politique, l’ancien Premier ministre, 64 ans, a rejoint il y a un an la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital, mais il reste très discret. « Il vit heureux caché », résumait récemment un de ses anciens soutiens.