Publié dans Texte Poéme, Poésie

Le véritable langage

arc en ciel larmeMon langage n’est pas le langage, le véritable langage se vit. Il n’a pas besoin d’être aidé de paroles, il existe naturellement et répond toujours la vérité soumis à la réalité.

Même les belle paroles sur cette feuille n’arrivent pas à la cheville de la beauté et de la vérité du langage véritable. Mon crayon parle par-delà de ce qu’il écrit et son langage en dit plus long que tous les mots de ce monde.

Le véritable langage pénètre les tréfonds de l’esprit et ramène à la surface avec tout son amour les grandes vérités de ce monde. J’aime et c’est pour ça que les gens aiment, si je dis que j’aime, plusieurs seraient satisfaits, mais si j’aime, alors les larmes répondent.

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Publié dans Texte Actualité divers

Voici les mots qui ont marqué les médias en 2018

jeanne_bordeau_linguistiqueSi de nombreux mots nouveaux ont fait leur apparition dans le langage courant et parfois même dans le dictionnaire, une utilisation répétée dans les médias permet de dresser en filigrane un portrait de l’année écoulée.

Depuis maintenant 11 ans, la linguiste Jeanne Bordeau dresse le palmarès des mots des médias, caractérisant toutes les évolutions du langage et les tendances de la société de chaque année écoulée, entre ceux qui sont revenus le plus souvent et ceux qui ont fait leur apparition. « Fracture », « infox », « illectronisme » et même « héros », font partie des 1.000 mots de l’année 2018 de Jeanne Bordeau, dont le bureau d’étude, l’Institut de la qualité de l’expression, conseille de nombreux groupes dans leur communication.

Pour rassembler ces 1.000 mots, la linguiste réalise un travail de fourmi : « Nous ciblons dès le 1er mars les grands médias et nous regardons quels sont les mots les plus répétés tout au long de l’année et quels sont ceux qui font leur apparition ». Les mots sont ensuite répartis en 10 catégories, du développement durable à la culture, de la communication à la politique, de la société aux femmes en passant par l’économie. En découpant ces mots et en les classant, Jeanne Bordeau en tire des œuvres d’art.

« Illectronisme » et « infox »
Sans surprise, le mot ‘fracture’, est régulièrement revenu, notamment sous trois thèmes. Le premier est celui de la fracture sociale, « sous-jacent depuis 10 ans en raison des nombreuses grèves », nous précise Jeanne Bordeau, et marqué cette année par le mouvement des gilets jaunes. Mais il est également question de fracture sociale, en raison des changements du monde du travail, explique la linguiste, avec l’apparition des « slasheurs » par exemple, ces personnes « qui ont inventé une nouvelle manière de travailler en cumulant plusieurs missions et plusieurs métiers ».

La fracture territoriale est la seconde catégorie de fractures identifiées, en raison de la ‘rurbanisation’ notamment, l’introduction dans des petits villages de pratiques sociales et d’activités traditionnellement liées aux grandes villes. Enfin, il est question de « fracture numérique » et d' »illectronisme », un nouveau mot qui désigne les 23% de Français « illettrés du numérique et de l’électronique », explique Jeanne Bordeau. Si chaque année des mots disparaissent du dictionnaire ou du langage courant, d’autres y font leur entrée.

« Happycratie »
L »illectronisme » fait ainsi partie de ces mots qui ont fait leur arrivée en 2018, comme « happycratie », qui désigne les « fabriques de bonheur », ou le verbe ‘instagramiser’, lié à l’explosion d’Instagram.   « On ‘instragamise’ à tout bout de portable. Tout le monde s’y met, la preuve, un verbe se crée : ‘instragramiser' », assurait la linguiste dans un communiqué de presse.

L’utilisation répétée du terme « fake news » notamment par le président des États-Unis Donald Trump, a même poussé la commission d’enrichissement de la langue française à le franciser en créant le mot « infox », entré en 2018 dans le dictionnaire français. « Le mot ‘vérité’ a également été un des grands thèmes de débat », précise Jeanne Bordeau.

Une année marquée par les héros des Français
Parmi les mots de la langue française qui ont été fréquemment utilisés, revient aussi le terme ‘héros’. D’abord avec la mort du gendarme Arnaud Beltrame, qui en mars dernier s’était substitué à une otage avant d’être tué lors de l’attentat de Trèbes, dans l’Aude.

Ensuite avec Mamadou Gassama, un Malien sans papiers qui avait été filmé escaladant la façade d’un immeuble à Paris pour sauver un enfant suspendu dans le vide. Enfin, grâce à la victoire de l’Equipe de France de Football à la Coupe du monde en Russie cet été. « La population a besoin d’avoir des histoires qui transcendent », estime Jeanne Bordeau.

Publié dans Texte Sexualité

L’objet de tous les mystères

mystere femme hommePourquoi les femmes ont-elles caché si longtemps  et cachent encore  ce que les hommes désirent plus que tout chez elles : leur sexe.

Enfoui sous de nombreuses couches de tissus, robes, jutons, culottes, le sexe de la femme ne s’expose jamais. Aujourd’hui encore, même vêtue d’un pantalon, une femme ne se laissera jamais aller à s’asseoir les jambes écartées, comme le font si souvent les hommes. Habillée d’une jupe, elle croisera les jambes, pour qu’aucun regard ne puisse se perdre en elle.

D’où vient ce regard que l’on porte sur la vulve, puisque c’est son nom ?  Un regard empreint de répugnance autant que d’attirance. On parle de la moule, de la craquouse (L. F. Céline, « Mort à crédit »), plus souvent que de l’abricot ou de l’amande. Et les chansons grivoises ne manquent pas pour faire du sexe de la femme un synonyme de l’obscénité.

La femme face à elle même
La femme découvrira à l’adolescence que son sexe se couvre de poils, coule et que du sang s’en échappe. Toute sa vie, il lui faudra pratiquer une gymnastique compliquée pour tenter d’observer cette partie cachée de son corps qui, seule, la différencie des hommes. Combien de femmes n’ont jamais pris une petite glace pour regarder leur sexe (elles ne peuvent le faire autrement) ?   Le sexe de la femme est-il à ce point tabou ?   Combien de femmes vivent ainsi sans se connaître ?   Celle que la mère n’aura pas rassurée se posera de nombreuses questions sur la perte de sa virginité et la douleur qu’on y associe généralement.

Le sexe des femmes est une affaire de femmes. Les conseils seront chuchotés loin des oreilles des hommes, comme si en parler ouvertement pouvait attirer de quelconques malédictions. Les règles, même à l’âge adulte, sont soigneusement dissimulées et si une tache de sang vient souiller un pantalon, c’est un sentiment de honte qui envahira l’imprévoyante.

Lorsque la femme découvre que son sexe ne rebute pas son partenaire, elle se réconcilie alors pour de bon avec lui. Il pourra s’exposer librement sous le regard de l’homme, se laisser observer, admirer, caresser, aimer de la main et de la bouche. Pour son plus grand plaisir.

L’homme face à son sexe
Alors qu’il l’affuble de toutes les grossièretés dans de nombreuses histoires, le sexe de la femme, si caché, si mystérieux, est, pour l’homme, l’objet de toutes les convoitises. Sa main, adolescent, cherchera à percer le secret enfoui entre les cuisses serrées de sa conquête. Ses doigts, peu à peu plus sûrs d’eux, caresseront les poils, découvriront le clitoris qui se durcira sous leur pression, se perdront ensuite entre les lèvres avant d’atteindre l’entrée du vagin. L’homme se perdra dans sa douceur et sa moiteur, en savourera le goût laissé au creux de sa main. Il y posera enfin sa tête, y laissera aller son regard, puis sa bouche s’en délectera. Le mystère deviendra familier. Source de jouissance.

« Roses aux pétales délicats »,
« Blessures d’où je viens »
que de métaphores suggestives
pour cette parcelle d’anatomie féminine