Publié dans Texte Sexualité

Un sextoy connecté pour femmes banni d’un grand salon high-tech

sextoyLes responsables du Consumer Electronics Show (CES) ont retiré la récompense qu’avait reçue une entrepreneure pour son sextoy féminin, qualifiant ce dernier « d’obscène ».

Dans une lettre ouverte, elle dénonce le sexisme du salon et plus généralement du milieu des nouvelles technologies.

Scandale au CES, le grand salon high-tech qui se tient en ce moment à Las Vegas. Cette année, l’entrepreneure Lora Haddock, fondatrice et PDG de l’entreprise Lora DiCarlo, était venue présenter un sextoy connecté baptisé Osé. Un produit « mains libres » censé recréer « toutes les sensations de la bouche, de la langue et des doigts » pour entraîner des orgasmes féminins. Mais elle a été empêchée de présenter le produit sur son stand.

Retrait de son prix de l’innovation
Il y a un mois environ, un jury indépendant lui avait pourtant décerné le prix CES de l’innovation, dans la catégorie robots et drones. Mais cette récompense lui a été retirée par la Consumer Technology Association (CTA), qui organise le CES, au motif que son produit serait « immoral, obscène, indécent, profane et non-conforme à l’image de la CTA ». Les responsables de l’organisation américaine se sont par la suite contentés d’indiquer qu’Osé n’était pas admissible dans la catégorie « robotique et drone ».

La jeune entreprise a réagi à cette décision dans une lettre ouverte, rédigée par Lora Haddock. Pour la fondatrice, le produit a toute sa place dans la catégorie robotique, ayant été conçu par le laboratoire de l’université d’Oregon, spécialiste dans le domaine.

Le CES accusé de sexisme
Par ailleurs, elle rappelle que d’autres entreprises ont présenté des produits liés à la SexTech pendant le CES, sans que cela ne pose problème. Elle fait notamment référence au sextoy connecté OhMiBod, lauréat de la catégorie « Digital Health and Fitness Product » en 2016. Mais également au premier robot sexuel prenant l’apparence d’une femme, présenté l’année dernière.

Lora Haddock accuse le CES et la CTA de sexisme et de misogynie. « Tout comme l’industrie des technologies dans son ensemble ».  « Vous ne pouvez pas faire semblant d’être impartial si vous autorisez un robot sexuel pour les hommes, mais pas un masseur robotique axé sur le vagin », conclut l’entrepreneure.

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Publié dans Texte Histoire, Légende

Tactique d’approche

On raconte qu’au début des temps, les hommes et les femmes ne savaient rien les uns des autres. Les femmes, sortes d’amazones étaient aussi féroces et guerrières que les hommes. Leur premier contact se fit donc sur un champ de bataille.

Les femmes combattirent vaillamment, mais les hommes de constitution plus solide l’emportèrent. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque revenus au campement , ils ne reconnurent ni la langue, ni la race, ni le corps, ni l’habit de leur agresseur. Ils avaient cru qu’ils se battaient contre des hommes, mais il n’en était rien.

Vaguement attirés par l’autre sexe, les hommes tinrent conseil et résolurent de ne plus tuer aucun de ces ennemis, mais d’envoyer auprès des femmes leurs jeunes gens en nombre égal. Les jeunes gens devraient camper à côté des femmes et imiter en tous points leur conduite.

Quand elles voudraient attaquer, ils se replieraient en refusant le combat, les jeunes gens obéirent aux ordres, ils laissèrent les femmes tranquilles et celles-ci finirent par comprendre qu’ils ne leur voulaient aucun mal.

Peu à peu, les hommes rapprochèrent les limites de leur camp de celui des femmes. Au milieu du jour, les femmes avaient pour habitude de partir 2 par 2 en ballade. Les hommes s’en aperçurent et firent de même.

Un jour, l’un d’eux s’approcha d’une femme qui se trouvait seule et celle-ci le caressa, le serra contre elle jusqu’à ce qu’ils fassent l’amour sans résistance de l’un ou de l’autre. Elle ne pouvait pas parler car ils ne se comprenaient pas, mais elle lui fit comprendre qu’il la trouverait au même endroit le lendemain.

De retour au camp, le jeune homme raconta son aventure et bientôt tous ses camarades partirent à la conquête des femmes. Depuis ce jour, les hommes vivent en bonne entente avec leurs compagnes même si quelques problèmes de langage les empêchent parfois de communiquer pleinement.

Homme ou femme,
vous avez certainement éprouvé des difficultés à comprendre
ce qui se tramait dans l’esprit de votre compagne(-on).
C’est vrai , nous sommes tellement distincts que nos mots
semblent parfois désigner des réalités différentes.
Mais, ne battez pas en retraite et prenez exemple
sur les jeunes soldats de cette légende,
observez longuement la manière de vivre de l’autre,
approchez-le avec précaution et vous verrez,
l’amour fera le reste.barre separation coeur

Publié dans Texte Actualité divers

Un bracelet connecté pour les femmes victimes de violences conjugales

bracelet connecté violence femmeCe bracelet connecté à une application permet d’envoyer une alerte immédiate à ses proches en cas d’agression ou de violences domestiques.

Endroit « le plus dangereux pour les femmes » selon l’ONU, le domicile est un lieu de violences qui nécessitent une réponse rapide et discrète. L’application française App’Elles, présentée au CES, le grand salon de l’électronique qui se tient cette semaine à Las Vegas, permet aux victimes de telles agressions d’appeler à l’aide sans crainte d’être repérées.

Elle dispose pour cela d’un bouton à activer sur son smartphone en cas de danger, pour envoyer immédiatement un message à trois personnes de confiance. Un bracelet connecté en Bluetooth, à porter sur soi en permanence, est venu s’ajouter en octobre dernier à ce dispositif, lauréat d’un CES Innovation Award.

« Dès l’activation de ce bouton, l’application envoie la position GPS du bracelet et active le micro du smartphone de la victime, pour enregistrer l’ambiance sonore de l’agression », explique Diariata N’Diaye, la créatrice de l’application et fondatrice de l’association Resonantes. « Les proches avertis ont dès lors le choix d’intervenir eux-mêmes ou de contacter les forces de l’ordre ». Les conversations enregistrées peuvent par ailleurs être mises à profit pour déposer plainte.

8000 téléchargements
L’application revendique 8000 téléchargements depuis son lancement, il y a trois ans. « Nous en sommes pour le moment à 800 utilisations actives par mois », complète Diariata N’Diaye. App’Elles comporte par ailleurs des ressources utiles aux victimes ou témoins de violences, dont des numéros de secours ou de structures d’aide. Le bracelet, vendu une trentaine d’euros sur le site, devrait être commercialisé dans un réseau physique cette année.

L’application rappelle le dispositif « Téléphone grave danger », déployé depuis 2014 pour prévenir les récidives de violences conjugales. Ce dernier prend la forme d’un smartphone équipé d’un bouton spécial et assorti d’un système de géolocalisation, pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir le cas échéant en moins de dix minutes. En 2017, 543 femmes étaient équipées d’un tel boîtier en France.