Publié dans Texte Actualité divers

Prince : sa famille dévoile un clip inédit pour accompagner la sortie de son album posthume

princeUn clip inédit pour le tube Manic Monday, chanté par Prince, a été dévoilé ce dimanche par la famille de l’artiste.

Au milieu des années 1980, Prince est au sommet de sa gloire. Outre ses propres albums comme Purple Rain ou Sign o’ the Times, le chanteur écrit et produit plusieurs tubes pour d’autres artistes. C’est le cas avec Manic Monday de The Bangles, gros succès de l’année 1986.

La version de Prince est désormais disponible dans le disque Originals, sorti vendredi dernier. Pour accompagner cet album posthume, la famille du Kid de Minneapolis a dévoilé sur YouTube un clip inédit où Prince danse en rythme sur la chanson.

livre de princeOriginals propose quinze chansons, dont quatorze inédites de Prince : Nothing Compares 2 U (popularisée par Sinead O’Connor), The Glamorous Life, Sex Shooter, Wouldn’t You Love to Love Me? ou encore Jungle Love. Elles ont été choisies par Troy Carter au nom du Prince Estate et Jay-Z.

Les fans de Prince sont gâtés cette année : The Beautiful Ones, un livre comprenant les mémoires inachevées du chanteur, sera publié le 29 octobre.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Murielle Bolle mise en examen pour « diffamation aggravée » après une plainte de son cousin

murielle bolleDans son livre sur l’affaire Grégory, Murielle Bolle accuse son cousin de faux témoignage. Elle assure qu’il a inventé des violences infligées par sa famille pour qu’elle se rétracte en 1984.

Elle accuse son cousin de faux témoignage, dans un livre donnant sa version de l’affaire Grégory. Murielle Bolle a été mise en examen à Metz (Moselle), mercredi 18 juin, pour « diffamation aggravée » après une plainte déposée par son cousin, a appris l’AFP de source judiciaire, confirmant une information de Vosges Matin.

« Dans un dépôt de plainte pour diffamation avec constitution de partie civile, la mise en examen est automatique, le juge d’instruction a très peu d’appréciation », a expliqué à l’AFP l’avocat du plaignant, Thomas Hellenbrand. « Ce n’est pas une procédure qui me préoccupe beaucoup. Cette mise en examen est automatique dès l’instant où il y a une plainte pour diffamation », a réagi l’avocat de Murielle Bolle, Jean-Paul Teissonnière, dans Vosges Matin.

Dans un livre intitulé Briser le silence et paru en novembre, Murielle Bolle, âgée aujourd’hui de 49 ans, accuse son cousin d’avoir inventé des violences infligées par sa famille pour qu’elle se rétracte après son témoignage. En 1984, l’adolescente de 15 ans avait raconté aux gendarmes puis au juge d’instruction que son beau-frère, Bernard Laroche, avait enlevé en sa présence Grégory Villemin, l’après-midi du 16 octobre 1984. Le corps de l’enfant de 4 ans avait été retrouvé quelques heures plus tard, mains et pieds attachés, dans la rivière la Vologne. Murielle Bolle avait fait volte-face quelques jours plus tard, en assurant avoir subi des pressions des gendarmes.

Vers un procès cette année
Le cousin avait déposé plainte fin décembre contre Murielle Bolle pour « diffamation publique aggravée », auprès de la doyenne des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Metz. La plainte vise également la romancière Pauline Guéna, qui a écrit le livre avec Murielle Bolle, et la maison d’édition Michel Lafon. Selon Thomas Hellenbrand, un procès devant le tribunal correctionnel de Metz pourrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.

En juin 2017, Murielle Bolle, ainsi que Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, ont été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Au moment de cette mise en examen, ce cousin avait contacté les gendarmes, affirmant se souvenir que Murielle Bolle avait été à l’époque violentée par sa famille pour revenir sur son témoignage. Les trois mises en examen ont été annulées en avril 2018 pour des raisons de procédure.

En février, la Cour de cassation a reconnu que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 avait été effectuée en application de dispositions « inconstitutionnelles ». La cour d’appel de Paris doit désormais examiner la question de son annulation.

Publié dans Texte Famille

Je n’aime pas les vacances

peur-angoisse.jpgCertaines personnes reconnaissent bien volontiers qu’elles n’aiment pas les vacances. Pour Rodolphe Oppenheimer, psychanalyste et auteur de « Peurs, angoisses, phobies, par ici la sortie », les raisons peuvent être multiples. Mais rassurez-vous, il y a aussi des solutions

Si pour beaucoup de Français, partir en vacances est un moment de plaisir, certains clament haut et fort ne pas aimer cette période.

Pour Rodolphe Oppenheimer, psychanalyste, cela repose surtout sur des peurs et il y a toujours une cause à ce désamour. « Il y a une multitude de possibilités quand on parle de vacances : on peut partir à dix heures d’avion de son domicile comme aller à une heure de chez soi.  Si l’on dit que l’on n’aime pas les vacances, malgré leur variété, c’est qu’il y a une raison derrière. Cela peut être du à une phobie sociale, par exemple. La personne craint alors de croiser des gens qu’elle ne connait pas et ne veut pas se sentir mal à l’aise à leur contact », explique le spécialiste.

L’envie de rester dans sa zone de confort
Pour beaucoup, il s’agit d’une peur de quitter son domicile, sa zone de confort, un proche qui ne peut pas partir ou son animal de compagnie. « Ce trouble s’accroit si la personne est hypocondriaque. Elle peut alors redouter de ne pas avoir un médecin de confiance, une pharmacie, un hôpital à proximité de son lieu de villégiature. Elle imagine ce qui pourrait lui arriver de pire », ajoute Rodolphe Oppenheimer.

Ainsi, les vacances supposent généralement de rompre avec des rituels quotidiens bien organisés et rassurants. Les congés estivaux amènent à mettre de côté ses repères et à devoir s’adapter à une situation nouvelle le temps des vacances. Certaines personnes se sentent alors perdues, désœuvrées, désemparées par cette période d’inactivité forcée. Elles attendent impatiemment la rentrée pour se sentir revivre.

trouble anxieuxLes vacances, un « rendez-vous avec la vérité »
Par ailleurs, les vacances (si elles se font en famille) conduisent souvent à passer du temps avec ses proches. « Au quotidien, on se croise mais là on vit 24h sur 24 ensemble. Si l’on a des relations fragiles avec son partenaire et ses enfants, on peut redouter de séjourner en vase clos avec eux. On ne peut pas s’échapper, c’est le rendez-vous de la vérité ». Dans ce cas, fuir les vacances, c’est ne pas subir ces tête-à-tête redoutés, ces conversations inexistantes ou houleuses, et surtout ne pas se heurter à ses différences.

Selon le psychanalyste, outre la peur de devoir davantage côtoyer son entourage, on peut également craindre « de se retrouver seul face à soi-même, surtout après une dépression ». Ces personnes remplacent le « je pense donc je suis » par « je m’arrête donc je pense ». « Or cela peut les amener à affronter des angoisses existentielles, à réfléchir au sens de leur vie. Elles ne le souhaitent pas car leur vie est probablement trop difficile pour eux ».

Des souvenirs douloureux
Les vacances peuvent également raviver des souvenirs douloureux que l’on préfère éviter prétextant l’excuse « je n’aime pas les vacances ». On peut, par exemple, avoir eu un accident en vacances, un traumatisme qui peut déclencher une certaine appréhension à chaque départ en vacances. « On peut refuser de partir sur un lieu où on allait depuis des années avec son compagnon, si celui-ci vient de décéder. Ou bien, suite à un divorce, on se retrouve seul pour les vacances.

Et sans ses enfants, cela n’a plus le même attrait », affirme le psychanalyste. Ces raisons multiples ont causé des blessures psychiques qui n’ont pas encore été pansées. Pourtant, les vacances restent salutaires pour se déconnecter du rythme « métro-boulot-dodo », se ressourcer et se reconnecter à soi-même.

Comment apprécier les vacances ?
Pour changer d’avis et trouver du plaisir à partir en vacances, « c’est avant tout une question de motivation. Et l’élément déclencheur peut venir du conjoint ou des enfants si l’on souhaite leur faire plaisir », déclare Rodolphe Oppenheimer.

Aussi, repérez tout ce qui vous déplaît dans les vacances (la foule, le fait de toujours partir avec le même groupe d’amis, le manque d’activités, le coût du séjour, le lieu des vacances … ) et efforcez-vous d’opter pour des vacances à l’opposé de celles qui vous déplaisent.

Vous détestez bronzer sur la plage ?   Pourquoi ne pas faire des randonnées en montagne ?   Regardez les activités proposées à proximité et qui vous tenteraient. Pour vous rassurer, relevez les coordonnées des lieux qui vous semblent importants (médecins, hôpitaux…). « Au final, la pire chose qui peut arriver, c’est l’angoisse. Il faut profiter de la vie, se focaliser sur ce qui fonctionne et être dans l’instant présent.

La méditation de pleine conscience peut y aider », conseille le psychanalyste. Changez donc vos habitudes et rassurez-vous autant que possible, qui sait, peut-être que d’ici peu vous serez le premier à attendre les vacances avec impatience.

Publié dans Texte Actualité divers

Décès du philosophe et académicien Michel Serres

Michel SerresAuteur de plus de 80 ouvrages, dont le best-seller Petite Poucette, Michel Serres est décédé « paisiblement » à l’âge de 88 ans.

Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé sa maison d’édition, Le Pommier.

« Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille », a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.  Mathématicien, sociologue, historien, académicien, analyste brillant, ce philosophe s’est intéressé à toutes les formes du savoir, scientifique comme littéraire, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Officier de marine
Né le 1er septembre 1930 à Agen, fils d’un marinier de la Garonne, il entre à l’École navale en 1949, puis à l’École normale supérieure en 1952. Agrégé de philosophie trois ans plus tard, ce spécialiste de Leibniz, bouleversé par le bombardement d’Hiroshima en 1945, entreprend pourtant une carrière d’officier de marine, sillonne l’Atlantique et la Méditerranée, et participe comme enseignant de vaisseau à la réouverture du canal de Suez.

Il quitte la marine en 1958 et se tourne vers l’enseignement. A Clermont-Ferrand, où il côtoie Michel Foucault, puis à la Sorbonne, où lui, le philosophe, enseigne l’histoire des sciences. À partir de 1984, il enseigne la philosophie à l’université californienne de Stanford, où il passe une partie de l’année.

Un optimiste des nouvelles technologies
Michel Serres place l’environnement au centre de sa réflexion, s’interroge sur « le passage du local au global » et porte un jugement résolument optimiste sur le développement des nouvelles technologies.

En 1990, il est élu à l’Académie française, où il est reçu sans la traditionnelle épée, « en signe de paix ». Il devient dès lors une figure intellectuelle familière et touche un plus large public.

petite poucetteEn 2012, Petite Poucette (clin d’œil à la maestria avec laquelle certains utilisent leurs pouces pour taper sur leurs portables) se vendit à plus de 270.000 exemplaires.

« Voyageur infatigable de la pensée »
« Voyageur infatigable de la pensée », comme le décrit sur son site internet Le Pommier, son éditeur de longue date, Michel Serres est l’auteur de quelque 80 ouvrages et continuait de publier régulièrement ces dernières années. Son dernier livre, Morales espiègles, était paru en février.

POM_MS-moralesespiegles_181125.indd

Invité de « Questions politiques » sur France inter dimanche dernier, il disait à propos de ce livre vouloir éviter de paraître « donneur de leçons ». « S’il y a une voie pour un signal moral, c’est le rire », ajoutait ce philosophe que le grand public a également pu écouter dans des chroniques dominicales à la radio pendant plusieurs années.

Publié dans Texte Recette Cuisine

Mini-délices aux pépites de chocolat noir

mini-dc3a9lices-aux-pc3a9pites-de-chocolat-noir.jpgIngrédients pour 2 personnes
– 55 g de farine + un peu de farine pour étaler la pâte
– 50 g de tofu soyeux
– 13 g de beurre allégé à 60% de matières grasses
– 10 g de pépites de chocolat noir à 52% de cacao pur beurre de cacao

chocolat minceurPréparation
1) Préchauffez le four à 210°C (thermostat 7).
2) Faites fondre le beurre à feu doux.
3) Dans une terrine, mélangez le Tofu et la farine. Ajoutez le beurre fondu. Mélangez bien (la pâte doit être souple).
4) Coupez la pâte en 4 morceaux. Étalez les morceaux de pâte en disques sur une feuille de papier sulfurisé.
5) Mettez au centre de chaque cercle 5g de pépites de chocolat.
6) Remontez 2 bords par 2 bords et pincez la pâte pour former des petits paniers.
7) Enfournez pour 20mn.
8) Servez tiède ou froid le jour même.

Publié dans Texte Actualité divers

Marvel fête ses 80 ans avec un album spécial

Marvel fête ses 80 ans avec un album spécialLa maison d’édition fête ses 80 ans et publie Marvel Comics No. 1000, un album spécial qui racontera l’histoire de tous ses héros depuis sa création en 1939.

Marvel Comics fêtera son quatre-vingtième anniversaire cette année en août. La maison d’édition, qui depuis une dizaine d’années bat des records au cinéma, sortira à cette occasion Marvel Comics No. 1000, un album spécial qui racontera l’évolution de tous ses héros depuis sa création en 1939.

Comme le révèle le New York Times, chaque page du comic racontera une année de l’histoire de Marvel. Les lecteurs pourront revenir le temps de 80 pages sur la création de héros aussi iconiques que Captain America, Spider-Man et les Quatre Fantastiques. Et en découvrir d’autres moins connus, comme Blue Marvel ou Night Thrasher.

Marvel fête ses 80 ans avec un album spécial suite80 pages, 80 équipes
« C’est de loin le plus livre le plus complexe et difficile que j’ai eu à concevoir », a déclaré Tom Brevoort, éditeur de Marvel. Si la majorité des bandes dessinées sont conçues par un scénariste et une équipe de dessinateurs, Marvel Comics No. 1000 a été imaginé par 80 équipes différentes, chacune se chargeant d’une page.

Parmi les contributeurs figurent des vétérans de Marvel, mais aussi des nouveaux venus, comme le rappeur Taboo, des Black Eyed Peas, et les réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller, scénaristes et producteurs de Spider-Man : New Generation.

La couverture de l’album, qui réunit notamment Thanos, Wolverine et Black Panther, a été réalisée par le maître Alex Ross, connu pour ses peintures hyperréalistes des héros et héroïnes de Marvel.

Publié dans Texte Actualité divers

Boule et Bill fête ses 60 ans

Boule et Bill fête ses 60 ansLe célèbre petit garçon et son cocker fêtent leur soixante ans cette année. Retour sur leur histoire et celle de leur créateur, Jean Roba.

Avec Le Petit Nicolas et Astérix, Boule et Bill est une des créations majeures de l’année 1959. Imaginées par Jean Roba (1930-2006), les aventures de Boule et Bill ont connu un succès mondial. Traduits dans une quinzaine de langues, les recueils des gags du garçon et de son cocker se sont vendus à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde.

Tout commence le 24 décembre 1959 dans les pages du Spirou. Sous l’impulsion du scénariste Maurice Rosy, « donneur d’idées » du journal, Roba publie Boule et Bill contre les mini-requins, dont les personnages lui ont été inspirés par son fils et son cocker. Bienveillante, drôle et offrant une vision idyllique de la réalité, l’histoire plaît d’emblée aux lecteurs. La machine est lancée.

Destiné à la jeunesse, Boule et Bill met en scène un héros irréprochable. Le cocker hérite, contrairement à son maître, d’un prénom humain et devient le réceptacle de toutes les pulsions que Boule ne peut pas exprimer. Bill incarnera ainsi la paresse, la vanité, la gourmandise, etc. Dans une histoire publiée à la fin de sa vie, Roba imagine la rencontre entre le chien et un cambrioleur. L’animal le laissera pénétrer chez lui avant de le convaincre de dérober ses produits de nettoyage pour échapper à son bain hebdomadaire.

Boule et Bill 1

« Je suppose que Boule et Bill sont arrivés au bon moment »
L’humour de Roba, « qui trouve son subtil équilibre entre une véritable gentillesse et une intelligence malicieuse », est selon le Dictionnaire de la BD de Larousse la clef du succès d’une série qui « témoigne d’un sens aigu de l’observation, décrivant avec humour et tendresse les mille et une péripéties de la vie quotidienne. » La publication loue aussi le graphisme « tout en rondeur et en harmonie, d’une lisibilité totale » comme Les Schtroumpfs ou Tintin.

Interrogé sur le succès de la série, Roba confiait quelques mois avant sa mort : « Je n’en sais rien. J’imagine ou je suppose [que Boule et Bill] sont arrivés au bon moment. A l’époque il n’y avait pas tellement d’histoire d’un petit garçon et de son chien, il n’y avait pas d’histoire où l’on voyait le papa, la maman. Il y avait un côté gentil, frais, familial […] J’ai besoin d’un monde gai comme celui-là »

Le monde de Boule et Bill ne connaît en effet ni la guerre ni la maladie, ni la mort. Boule se rend rarement à l’école et passe la majorité de ses journées à jouer dans son jardin ou à se promener en forêt avec son meilleur ami Pouf ou Caroline la tortue. Dessinateur de l’insouciance et la joie de vivre, Roba met en scène des balades, des vacances. Même les voleurs sont gentils. « Je rêve parfois d’un gag avec une feuille morte qui tombe. C’est tout. Une feuille morte qui tombe dans un jardin, c’est le prototype de l’événement familial. Un instant d’émotion, de rêverie », disait-il en 1978.

Toute sa vie, Roba s’est amusé avec cet univers destiné aux enfants et à leurs parents: « Boule et Bill s’adresse d’abord à moi, puis aux enfants. En général, les adolescents décrochent, mais je les attends au tournant : ils reviennent quand ils sont mariés, avec des enfants et un cocker », s’est-il amusé en 1999 dans le quotidien belge Le Soir. Fidèle aux enfants qui ont assuré son succès, il a toujours poursuivi dans cette voie: « J’ai envie de faire sourire, de permettre l’oubli des tracas, d’offrir un peu de bonheur. Pourquoi devrais-je parler des malheurs de l’existence ? »

Boule et Bill

« Je ne voulais pas que Boule et Bill soient enterrés avec moi »
Cette version idyllique n’est pas exempte de défauts. Il a reçu quelques critiques pour sa vision de la femme dans le couple : « Cette notion de la famille est de mon époque », s’était-il justifié en 2001. « Il m’est arrivé, assez rarement d’ailleurs, notamment dans un article du Ligueur [journal bimensuel belge de la Ligue des familles, NDLR] écrit par une sociologue assez vindicative, d’avoir certaines remarques sur ma vision de la famille. Mais dans l’ensemble, le public ne s’y trompe pas et, souvent, c’est le public qui prend ma défense, face à ces journalistes. »

Contrairement à son autre série, La Ribambelle, dont il n’écrivait pas le scénario, Roba signait chaque gag de Boule et Bill. Accaparé par le succès de la série, il s’est fait aider pendant trois ans à l’encrage par le dessinateur Laurent Verron. Après 28 albums de Boule et Bill, Roba lui a cédé la main en 2003. Roba ne pouvait plus suivre le rythme de publication en raison d’un problème à la main.

Boule et Bill fête ses 60 ansIl était ravi de voir ses personnages poursuivre leur vie sans lui : « J’ai toujours dit que je ne voulais pas que Boule et Bill soient enterrés avec moi », avait-il indiqué dans une interview accordée en 2003 à BD Zoom. Depuis le départ de Laurent Verron en 2014, le dessinateur Jean Bastide et le scénariste Christophe Cazenove ont pris le relais.

Un livre réunit les meilleurs gags de la série (Boule et Bill, Bon anniversaire, Dargaud, 48 pages, 10,95 euros.)