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Harry et Meghan rompent avec William et Kate pour créer leur fondation

Harry et Meghan rompent avec William et Kate pour créer leur fondationLe duc et la duchesse de Sussex vont créer leur propre fondation.

Le prince Harry et son épouse Meghan vont créer leur propre fondation après avoir rompu avec celle dans laquelle ils œuvraient aux côtés du frère de Harry, le prince William, et de son épouse Kate, a annoncé jeudi le Palais de Kensington.

Cette prise de distance a alimenté la spéculation des médias britanniques sur un éloignement des deux fils du prince Charles et de Lady Di, alimenté par une supposée mésentente de leurs épouses.

En annonçant dans un communiqué ces changements dans leurs engagements caritatifs, Kensington palace a expliqué que ceux-ci « visent à ce que le travail et les responsabilités de leurs altesses royales soient les plus complémentaires possibles alors qu’ils se préparent à leurs futures fonctions, et ce que leurs activités caritatives correspondent mieux à leurs nouveaux foyers ».

Bien-être des militaires et des anciens combattants
Concrètement, « dans les prochains mois, la Royal Foundation va devenir la principale organisation caritative et philanthropique du duc et de la duchesse de Cambridge (William et Kate) », a indiqué Kensington palace. Cette fondation s’intéresse en particulier au bien-être des militaires et des anciens combattants, aux enfants et adolescents, à la protection des espèces menacées et de l’environnement, et à la question de la santé mentale.

De leur côté, « le duc et la duchesse de Sussex (Harry et Meghan) établiront leur propre fondation caritative avec le soutien opérationnel, pour une période de transition, de la Royal Foundation ». Harry et son frère, et leurs épouses, continueront à travailler ensemble à l’avenir, sur des sujets comme la santé mentale, précise le palais.

Les deux couples s’étaient déjà éloignés géographiquement puisqu’il y a quelques mois, Harry et Meghan ont quitté le palais de Kensington, à Londres, où ils vivaient avec William et Kate, pour s’installer dans un cottage sur les terres du château de Windsor à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale, où il élèvent leur premier enfant, Archie, né le 6 mai.

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Le convoi du prince William et de Kate Middleton renverse une femme de 83 ans

Le convoi du prince William et de Kate Middleton renverse une femme de 83 ansLe couple princier se rendait à des commémorations lorsque leur convoi a renversé une femme âgée. Elle a été transférée à l’hôpital.

Le convoi du prince William, qui escortait le prince et son épouse Kate Middleton, a renversé une femme de 83 ans lundi.

Une enquête de police a été ouverte selon le Guardian. Le média britannique rapporte que l’accident a eu lieu tandis que le duc et la duchesse de Cambridge étaient conduits de Londres à Windsor, en marge des cérémonies de commémoration de l’Ordre de la Jarretière. Un policier à moto serait impliqué dans la collision.

La victime s’appelle Irene Mayor, elle a été transportée dans un hôpital de la capitale anglaise dans un état sérieux mais stable, toujours d’après la publication.

« Inquiets et attristés »
« Le duc et la duchesse de Cambridge ont été profondément inquiets et attristés en apprenant l’accident, lundi après-midi », a déclaré un porte-parole de Kensington. « Leurs Altesses royales ont envoyé leurs meilleurs vœux à Irene et sa famille et resteront en contact tout au long de son rétablissement. »

Comme le veulent les consignes de sécurité, le convoi a continué à avancer après la collision. Le Guardian rapporte les propos d’un voisin selon lequel lorsque les secouristes sont arrivés, « une moto de police était couchée sur la route. » Le couple princier n’a pas vu l’accident.

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Meghan et Harry dévoilent une nouvelle photo du petit Archie

Meghan et Harry dévoilent une nouvelle photo du petit ArchieÀ l’occasion de la Fête des pères ce dimanche, le duc et la duchesse de Sussex ont publié sur Instagram un nouveau cliché de leur fils de six semaines, sur lequel on aperçoit pour la première fois son visage.

Pour la Fête des mères il y a quelques semaines, les followers Instagram du duc et de la duchesse de Sussex avaient eu droit à une photo des pieds du jeune Archie. Mais à l’occasion de la Fête des pères ce dimanche, les jeunes parents publient pour la première fois un cliché sur lequel on voit en partie le visage de leur fils, aujourd’hui âgé de six semaines.

« Joyeuse Fêtes des pères. Et nous souhaitons une première Fête des pères très spéciale au duc de Sussex », peut-on lire en légende de la photographie sépia, sur laquelle on peut voir le petit Archie agrippé au doigt de son père.

Il s’agit du premier cliché montrant Archie Harrison, né le 6 mai dernier, les yeux ouverts. La dernière fois que le duc et la duchesse de Sussex étaient apparus devant les caméras et les photographes avec leur fils, le 8 mai, ce dernier était en effet profondément endormi.

À moitié caché derrière la main de son père, difficile pour l’instant de dire si le tout jeune bébé royal ressemble plus au prince Harry ou à Meghan Markle.

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Brexit : l’économie britannique en zone de turbulences

Brexit l'économie britannique en zone de turbulencesPlongée dans l’incertitude, l’économie britannique montre de sérieux signes d’essoufflement à quatre mois et demi du Brexit. Les entreprises espèrent toujours une sortie de l’Union européenne avec accord pour limiter la casse.

Le roseau plie mais ne rompt pas, du moins pas encore. À quelques mois du Brexit, les derniers signaux envoyés par l’économie britannique ne sont pas vraiment rassurants. Il faut dire que le Royaume-Uni vit depuis le référendum de 2016 avec son lot d’incertitudes, les députés étant incapables de s’accorder sur les modalités de sortie. Or c’est bien connu : incertitudes et prospérité économique vont rarement de pair.

Certes l’annonce du Brexit n’a pas conduit au désastre annoncé. L’économie britannique s’est même montrée plutôt résistante au lendemain des résultats du référendum. Mais sa capacité de résilience n’est pas infinie alors que la dégradation entamée dès 2018 se poursuit à un rythme lent et progressif. Il faut surtout rappeler que le Brexit n’a pas encore lieu, celui-ci étant programmé au 31 octobre. Autrement dit, les effets les plus dévastateurs qui pourraient survenir, surtout en cas de no deal, ne se sont pas encore manifestés.

Une croissance qui ralentit
Les derniers indicateurs témoignent en tout cas d’un essoufflement. Après une baisse de 0,1% en mars, l’activité économique du Royaume s’est contractée de 0,4% en avril, a annoncé lundi l’Office des statistiques nationales (ONS). Une baisse plus sévère que celle anticipée par le consensus d’analystes établi par Bloomberg qui tablaient sur -0,1%. Si l’on ne peut pas parler de récession -laquelle correspond à deux trimestres consécutifs de baisse du PIB- difficile de dire que ce recul relève d’un simple accident.

Pas de quoi se montrer trop alarmiste pour autant. Grâce à une consommation toujours aussi solide, la Trésor britannique prévoit une croissance du PIB de 1,4% sur 2019, soit 0,1 point de plus que les prévisions de la Banque de France pour la croissance de l’Hexagone. « Nous sommes rétifs à conclure que l’économie a fondamentalement perdu de l’élan, compte tenu des perspectives encore solides pour le revenu des ménages », souligne auprès de l’AFP Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics.

En effet, le Royaume-Uni, malgré le Brexit, est paradoxalement en situation de quasi plein emploi avec un chômage de 3,8%, au plus bas depuis les années 1970. En tension, le marché du travail encourage les hausses de salaires qui augmentent plus vite l’inflation et stimulent donc la consommation des ménages. Autre point rassurant : le pays, et notamment sa capitale, continue d’attirer les investissements étrangers à quatre mois et demi du Brexit.

Le problème, c’est que le Royaume-Uni affichait la croissance la plus forte des pays du G7 avant le référendum et qu’il se retrouve désormais plutôt dans la deuxième partie du classement des économies européennes. Le Figaro rappelle à ce titre que la Banque d’Angleterre estime à 1,5% la perte de PIB depuis 2016. Goldman Sachs parle même d’une perte de 2,5%.

Les entreprises fragilisées
Si elles ne viennent pas de la demande, les raisons de la perte de vitesse de l’économie britannique sont donc plutôt à chercher du côté l’offre. Rien d’étonnant puisque les entreprises sont les plus exposées aux incertitudes qui règnent outre-Manche. Il suffit de voir l’évolution de la production industrielle qui a accusé un repli de 2,7% en avril. Ou encore du puissant secteur des services qui, lui, a stagné.

La baisse de la production industrielle s’explique par la décision des entreprises de faire une pause dans la constitution de stocks en prévision du Brexit qui était initialement prévu fin mars. C’est d’ailleurs cette augmentation des stocks qui avait en partie soutenu la croissance en début d’année, mais ce coup de pouce n’a été que temporaire. « Le soutien des commandes passées en anticipation de la date initiale de sortie de l’UE s’est estompé », relève Rob Kent-Smith, responsable du PIB pour l’ONS.

Le secteur automobile dégringole
C’est surtout le secteur automobile qui a le plus souffert en raison de fermetures temporaires d’usines, là-encore pour faire face aux incertitudes du Brexit. Selon les chiffres de l’Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT), la production a dégringolé de 24% sur un mois en avril et de 44,5% sur un an pour tomber à 70.971 unités. Déjà en 2018, les investissements dans ce même secteur avaient chuté de 46%.

Cette dégringolade reflète la décision prise par de nombreux constructeurs implantés au Royaume-Uni d’avancer à avril leur pause annuelle dans la production, traditionnellement prise pendant l’été. Il s’agissait pour eux de se préparer à toute perturbation liée au Brexit. Si la date de sortie de l’UE a finalement été repoussée à fin octobre compte tenu du blocage politique au Royaume-Uni, la décision a été prise trop tard pour que les industriels changent leur plan.

Ces fermetures d’usines interviennent une fois par an et ne pourront pas se répéter le 31 octobre, prévient la SMMT, observant qu’elles s’ajoutent à toute une série de mesures coûteuses, comme la constitution de stocks et la préparation à de nouvelles procédures douanières.

« Un no deal doit être écarté »
« Les chiffres du jour sont une preuve du coût énorme et du bouleversement liés aux incertitudes du Brexit qui affectent les entreprises et les travailleurs de l’industrie automobile britannique », a prévenu Mike Hawes, directeur général de la SMMT. « C’est la raison pour laquelle un ‘no deal’ doit être écarté immédiatement et de manière permanente », selon lui. La SMMT prévoit un recul de 10,5% de la production pour l’ensemble de 2019 mais estime que la baisse devrait être moindre en fin d’année si jamais le Royaume-Uni parvient à valider l’accord de Brexit.

Et le Royaume-Uni n’est pas épargné par les turbulences du commerce international. En avril, ses importations ont baissé de 14,4% sur un mois, le plus fort recul jamais enregistré depuis la création de cette statistique en 1998. De leur côté, les exportations ont chuté de 10,9%. Du jamais vu depuis 2006.

Reste à connaître les conditions dans lesquelles les Britanniques quitteront l’Union européenne. Une sortie avec accord permettra sûrement de limiter la casse tandis qu’un « no deal » risque fort de faire plonger un peu plus l’économie du Royaume-Uni.

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Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animale

Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour des nouveaux billets en partie composés de graisse animaleLa Banque d’Angleterre vient d’annoncer que le « papier » des nouveaux billets de 50 livres seront composés de polymère et d’un peu de suif.

De quoi provoquer l’indignation des adepte du vegan et de certaines communautés religieuses.

Comme la zone euro, le Royaume-Uni s’attelle depuis 2016 au lifting de ses billets. Après les coupures de 5, 10 et 20 livres sterling, c’est au tour de celles de 50 livres d’être renouvelées. Une opération anodine à première vue, sauf qu’elle est loin de faire l’unanimité outre-Manche.

En effet, la Banque d’Angleterre a confirmé que, comme les précédentes coupures, les billets de 50 livres seront fabriqués en polymère pour les rendre plus résistants, contrairement aux billets en euros produits, eux, en pure fibre de coton, rappelle Ouest-France qui relaye une information de The Independent.

Des billets composés de graisses animales
Problème, ces coupures composées de polymère contiennent, à hauteur de 0,05% du suif, un composant obtenu par la fonte de la graisse animale. De quoi déclencher la colère de la communauté vegane et religieuse. « C’est problématique que dans notre société, nous continuons de croire que nous pouvons utiliser les animaux comme bon nous semble », a expliqué Dominika Piasecka, porte-parole du groupe « The Vegan Society ».

La décision de la Banque d’Angleterre de remplacer le coton par le polymère pour produire ses nouveaux billets avait déjà suscité la polémique en 2016, année de mise en circulation des nouvelles coupures de 5 livres. Une pétition contre l’utilisation du suif avait recueilli 138.000 signatures.

« Les nouveaux billets de cinq livres contiennent de la graisse animale sous forme de suif. C’est inacceptable pour les millions de vegans, végétariens, hindous, sikhs, jaïns et autres au Royaume-Uni. Nous demandons que vous (la banque d’Angleterre, ndlr) cessiez d’utiliser des produits animaux dans la production de la monnaie que nous utilisons », pouvait-on lire sur la pétition.

L’huile de palme comme seule alternative
Malgré les nouvelles réactions hostiles, la Banque d’Angleterre ne modifiera pas son procédé de fabrication et le billet de 50 livres sera comme ses prédécesseurs à base de polymère.

Selon elle, la seule alternative à l’utilisation de graisses animales serait l’huile de palme qu’elle refuse toutefois d’utiliser pour des raisons environnementales. D’autant que le remplacement des composants qui entrent actuellement dans la fabrication des billets coûterait quelque 16,5 millions de livres sur les dix prochaines années.

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Donald Trump accueilli à Buckingham Palace

Donald Trump accueilli à Buckingham PalaceCe lundi, Donald Trump a initié une visite d’État de trois jours au Royaume-Uni. Il y a été accueilli par la famille royale à Buckingham Palace, en préambule d’un calendrier très chargé.

Donald Trump a enfin posé le pied sur le sol anglais. Ce lundi, il a débuté sa visite d’État de trois jours au Royaume-Uni par une étape à Buckingham Palace. Sur place, le président américain, flanqué de son épouse Melania, a d’abord été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla Parker-Bowles.

Revue des Horse Guards
Il a ensuite rejoint la reine Elizabeth II dans son château pour y converser autour d’un déjeuner. En marge de cette rencontre, le chef d’État, qu’on sait amateur de défilés militaires depuis qu’il a été subjugué par notre 14-juillet, a eu l’occasion de descendre du perron vers le parc pour y passer en revue les Horse Guards, aux côtés d’un officier. Ce rendez-vous avec la dynastie des Windsor doit se prolonger tout l’après-midi à travers la découverte de l’abbaye de Westminster, distante de quelques pas seulement de la résidence royale, en compagnie du prince Andrew, troisième enfant de la souveraine, puis un thé partagé à Clarence House avec le maître des lieux, le prince de Galles.

S’il est d’usage en principe pour les chefs d’État ou de gouvernement reçus par la royauté britannique d’être hébergés à Buckingham Palace, ce ne sera pas le cas cette fois-ci en raison de travaux effectués dans le château. Le chantier en question n’empêchera pas en revanche la tenue d’un dîner officiel entre les prestigieux murs de la salle de bal.

Donald et Melania Trump iront donc passer leurs deux nuits anglaises à Winfield House, résidence de l’ambassadeur américain. Les époux s’y sont d’ailleurs rendus ce lundi matin en préambule de leur visite. Ironie à l’endroit d’un homme politique souvent critiqué pour avoir voulu instituer une mesure restrictive, surnommée le « muslim ban », concernant les conditions d’entrée sur le territoire américain de ressortissants de certains pays islamiques: on peut voir depuis Winfield House le minaret de la grande mosquée de Londres.

Un homme de sorties
Conformément à son habitude, une odeur de soufre a précédé le président américain chez son principal allié. Ce dimanche, il a dû démentir, en dépit de l’existence d’un enregistrement, avoir qualifié de « méchante » Meghan Markle, la femme du prince Harry. Et dans la matinée, après qu’Air Force One s’est posé sur le tarmac, il s’est permis de traiter Sadiq Khan, le maire de Londres, de « perdant », avant de le comparer au « très bête », selon lui, maire de New York.

Ce n’est cependant pas la première incursion de Donald Trump, en tant que président des Etats-Unis, au Royaume-Uni. A la mi-juillet 2018, il s’était déjà entretenu avec la reine. Lors d’un meeting ultérieur, dont s’est souvenu ici CNN, il avait pavoisé : « On devait se voir un petit quart d’heure et ça a duré une heure. Pourquoi ?  Parce qu’on s’est bien entendu, on s’est bien entendu »

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Theresa May propose un nouvel accord aux députés et la possibilité d’un nouveau référendum

Theresa May Visits Northern IrelandLa Première ministre britannique propose aux parlementaires un nouveau projet d’accord pour tenter de sortir de l’impasse. Les élus pourront aussi décider de la mise en place d’un nouveau référendum pour confirmer le texte, s’il est voté.

La Première ministre britannique a annoncé mardi une série de compromis, dont la possibilité de voter sur un second référendum et le maintien dans une union douanière temporaire avec l’Union européenne, afin de tenter de rallier à son plan de Brexit la majorité des députés.

Theresa May les a enjoints de la soutenir, assurant qu’il s’agissait de la « dernière chance de trouver un moyen » de répondre à la volonté des Britanniques, qui ont voté à 52% pour la sortie de leur pays de l’Union européenne en juin 2016.

Les élus ont rejeté à deux reprises l’accord de Brexit conclu en novembre par la dirigeante avec Bruxelles, l’obligeant à repousser à deux reprises la date de la sortie britannique, désormais programmée pour le 31 octobre au plus tard. Cela a aussi contraint le gouvernement à organiser en catastrophe des élections européennes qui se tiennent jeudi près de trois ans après le référendum en faveur du Brexit.

La possibilité d’un référendum si l’accord est voté
Si les députés approuvent le projet de loi, qui leur sera présenté début juin, elle entend les faire voter sur la tenue d’un nouveau référendum pour confirmer l’accord, ainsi que sur le maintien temporaire du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE.

Au sujet de ce possible nouveau référendum, Theresa May a rappelé sa position: « Je ne crois pas que ce soit la route que nous devrions prendre, parce que je pense que nous devrions être en train de mettre en œuvre le résultat du premier référendum et non pas demander au peuple britannique de voter pour un second. »

« Mais je reconnais la véritable et sincère force de conviction à travers la Chambre sur ce sujet important. C’est pourquoi le gouvernement inclura dans l’accord de sortie en introduction la condition de voter sur la tenue ou non d’un second référendum […] pour confirmer l’accord. »

La dirigeante conservatrice a affirmé que son projet de loi donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l’opposition travailliste.

Ces annonces interviennent quatre jours après la rupture par le Labour des discussions avec Theresa May destinées à trouver une solution pour mettre en œuvre le Brexit.

Arrangements alternatifs au backstop
La Première ministre, qui avait promis de faire une « offre audacieuse » sur le Brexit a déclaré mardi avoir aussi écouté les inquiétudes des unionistes du petit parti nord-irlandais DUP à propos du filet de sécurité (« backstop » en anglais) une solution incluse dans le Traité de retrait de l’UE et destinée à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande, après le Brexit afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen.

Il s’agit d’une solution de dernier recours qui n’entrerait en vigueur qu’après la période de transition si aucune autre solution n’est trouvée d’ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles. Theresa May a précisé que le gouvernement aura l’obligation de chercher des arrangements alternatifs au backstop d’ici décembre 2020.

Qu’ils adoptent ou rejettent ce projet de loi, Theresa May devra se préparer à céder sa place. Jeudi, elle a été sommée au cours d’une réunion avec le « comité 1922 », responsable de l’organisation des Tories, de « convenir » dès juin « d’un calendrier pour l’élection d’un nouveau chef du parti conservateur », selon le président du comité Graham Brady.