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Le bébé royal d’Harry et Meghan peut déjà craindre le fisc américain

Announcement Of Prince Harry's Engagement To Meghan MarkleL’enfant à naître du duc et de la duchesse de Sussex bénéficiera par sa mère de la nationalité américaine. Un cadeau empoisonné, qui risque de le rendre redevable d’impôts et de taxes aux États-Unis.

Aucun doute sur le fait que le bébé royal d’Harry et de Meghan naîtra avec une cuillère d’argent dans la bouche. Mais le fisc américain voudra en prime en connaître la valeur. La raison de cet intérêt des services fiscaux des États-Unis pour ce bébé tient à sa double nationalité, britannique par son père Harry, et américaine par sa mère, la duchesse de Sussex.

« Lorsqu’un des deux parents d’un enfant est américain et qu’il a résidé aux États-Unis pendant cinq ans dont au moins deux après 14 ans, alors le bébé est américain », rappelle David Treitel, fondateur de l’American Tax Returns, une société de conseil pour les expatriés américains au Royaume-Uni. « C’est le cas de Meghan », ajoute-t-il, précisant qu’il s’agit d’une première dans la famille royale.

La nationalité américaine est toutefois assortie de conditions particulièrement restrictives: comme tout bon citoyen américain qui naît, grandit et meurt n’importe où sur le globe, ce bébé devra chaque année montrer patte blanche au fisc de son pays d’origine.

Des revenus et des cadeaux à déclarer dès sa naissance
À partir de sa naissance, les comptes en banque du bébé alimentés en argent frais par des parents soucieux de son avenir devront être déclarés. Tout comme les revenus qu’il pourrait générer si ses parents décidaient par exemple de lui faire suivre les traces de sa mère, ancienne actrice, en faisant de lui un bébé star du petit ou grand écran.

Au-delà de l’intimité de ce bébé bien né, « le fisc américain va obtenir beaucoup d’informations sur la richesse du couple » à travers ces déclarations et celles de sa mère, résume David Treitel. Car, l’IRS, le service des impôts des États-Unis, exige aussi que les cadeaux de valeur offerts par des non-Américains à cet enfant qui ne manquera pas d’être gâté  soient également déclarés.

« Imaginez que la reine offre au bébé un beau livre d’art de la collection royale. Il devra alors être déclaré au fisc s’il dépasse une valeur de 100.000 dollars », rappelle David Treitel.

En revanche, les cadeaux glanés lors de la coûteuse « baby-shower », la fête entre une future maman et ses amies, organisée récemment par Meghan à New York, n’auront sans doute pas à être déclarés par la femme d’Harry s’ils ont été offerts par des compatriotes, selon lui.

Pas forcément de lourds impôts à payer
Si le bébé et sa mère devront s’acquitter de déclarations qui seront sans doute chronophages pour leurs comptables, il n’est pas dit qu’ils paieront beaucoup d’impôts : ceux-ci « peuvent souvent être compensés par les impôts à payer en Grande-Bretagne », commente Laura Saunders, spécialiste des questions fiscales au Wall Street Journal.

Au-delà de la famille royale, la volonté des autorités américaines de contrôler ses administrés expatriés a parfois des conséquences plus graves, touchant des individus qui n’ont a priori aucun lien avec les États-Unis si ce n’est le fait d’y avoir respiré leurs premières bouffées d’oxygène.

C’est le cas des « Américains accidentels », plusieurs milliers de personnes en France qui ont acquis automatiquement la nationalité américaine parce qu’elles sont nées aux États-Unis, mais qui ont souvent quitté le pays très jeunes et n’y ont plus aucune attache.

Le blues des « Américains accidentels »
Depuis l’adoption en 2010 du Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), qui substitue le critère de la nationalité à celui du domicile fiscal, ces citoyens se voient obligés de déclarer leurs revenus aux États-Unis, et le cas échéant d’y payer des impôts. Or une grande partie, et pas seulement des Français, ont parfois quitté les États-Unis très tôt. L’Association des Américains accidentels (AAA) qui les regroupe a appelé en fin d’année dernière le président américain Donald Trump à « trouver une solution ».

Leur situation est particulièrement problématique car en cas de refus de se plier aux obligations fiscales américaines, leurs établissements bancaires s’exposent à des sanctions, ce qui pousse ces banques à leur refuser l’accès à des services financiers tels que l’ouverture de comptes bancaires ou la souscription d’une hypothèque.

À une échelle moins dramatique, la famille royale britannique ne peut pas non plus se soustraire à ces obligations puisqu’une déclaration non conforme à la réalité est également assortie de risques d’amendes. Une solution existe tout de même pour éviter les maux de tête aux comptables du couple : que Meghan renonce à sa nationalité américaine. Mais si elle-même échapperait ainsi aux contraintes fiscales, le bébé serait, lui, toujours soumis au devoir de déclaration jusqu’à sa majorité.

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Parlement, Commission, Conseil européen …

union europenne europe drapeau europenSouvent perçues comme lointaines et absconses, les institutions européennes ont chacune un rôle spécifique et des ramifications diverses, qui se sont complexifiées avec le temps.

Tous les cinq ans, les projecteurs se tournent vers elles. Sans doute à tort, mais leur complexité en dissuade beaucoup d’y jeter un œil. Les institutions européennes, multiples, vont pour partie être renouvelées après mai 2019, à commencer par le Parlement.

BFMTV.com vous fait un rapide tour d’horizon des différents étages de cette fusée qui, depuis sa construction initiale dans les années 1950, s’est diversifiée et souvent,  c’est ce que lui reprochent de nombreux citoyens européens, complexifiée.

Commission européenne
C’est la branche exécutive de l’UE. Présidée depuis 2014 par l’ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, la Commission européenne est « chargée d’élaborer des propositions législatives et met en œuvre les décisions du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne ». Gardienne des traités (TUE et TFUE), elle s’appuie sur ces derniers pour établir les budgets annuels de l’UE, qui doivent être approuvés par le Parlement et le Conseil de l’UE.

Son président est proposé par les chefs d’État et de gouvernement réunis au sein du Conseil européen, en tenant compte des résultats des élections du Parlement européen. Pour être élu, le candidat doit être approuvé par la majorité des députés européens. Les commissaires et vice-présidents de la nouvelle équipe sont, eux, sélectionnés par le président élu, sur la base des propositions des États membres.

En coordination avec la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), la célèbre instance bruxelloise veille à l’application correcte de la législation européenne dans tous les États membres. Elle peut décider d’en sanctionner certains pour non-respect de principes « fondamentaux » de l’UE. Ce qu’elle a fait pour la première fois contre la Pologne, fin 2017, via une procédure de l’article 7.

La Commission européenne vérifie par ailleurs l’application correcte des traités et des décisions à l’échelle européenne, ainsi que l’attribution des subventions publiques. Elle peut saisir la CJUE dans le cas où un État membre manque à ses devoirs. Elle veille aussi à l’application,  cette fonction fait d’ailleurs l’objet de beaucoup de critiques au niveau des populations,  des règles de concurrence et sanctionne les entreprises ne les respectant pas.

Parlement européen
Il s’agit d’un des organes les plus visibles de l’UE et c’est par son truchement que l’Europe revient au cœur des actualités politiques nationales en 2019. Ses 751 membres, qui remettent leur siège en jeu lors des élections européennes (du 23 au 26 mai prochain), adoptent la législation de l’Union conjointement avec le Conseil de l’UE.

Le Parlement européen se prononce aussi sur les accords internationaux et sur les potentiels élargissements de la zone. Il établit le budget de l’UE, conjointement avec le Conseil, et approuve le « cadre financier pluriannuel », budget de long terme.

Ses travaux s’articulent, de manière semblable au fonctionnement de l’Assemblée nationale française, autour de séances en commission (il y en a vingt, auxquelles s’ajoutent deux sous-commissions) à Bruxelles et de sessions plénières, où ont lieu les votes définitifs. Elles se déroulent normalement à Strasbourg quatre jours par mois, mais des sessions supplémentaires ont parfois lieu à Bruxelles.

Conseil européen
Il se tient plusieurs fois par an, souvent à Bruxelles, et est toujours agrémenté du même rituel: les chefs d’États membres de l’UE arrivent un à un, se succèdent devant les micros avant de retrouver Jean-Claude Juncker, lui serrer la main, prendre la pose pour les caméras, puis rentrer dans une enceinte. À la sortie, les participants prennent le temps de s’adresser aux médias pour faire leur bilan du sommet, entre « avancées », « délibérations » et « progrès ». C’est cela, un Conseil européen.

Réunissant l’ensemble des dirigeants des pays de l’UE afin de définir les priorités politiques de celle-ci, cette instance représente le plus haut niveau de coopération entre États membres. S’y côtoient Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May, Alexis Tsipras ou Viktor Orban, pour citer des exemples connus.

Le Conseil européen (à ne pas confondre avec le Conseil de l’UE, encore moins avec le Conseil de l’Europe) se réunit généralement de façon trimestrielle, sous la houlette d’un président permanent, en l’occurrence le Polonais Donald Tusk. Des réunions extraordinaires peuvent être convoquées, comme ce fut le cas tout au long de la crise grecque.

Du Conseil européen émanent les « grandes orientations » et priorités politiques de l’UE. Il n’adopte aucun acte législatif, mais s’occupe plutôt des questions complexes qui nécessite le plus élevé niveau de coopération intergouvernementale. Il définit la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE et désigne les candidats à certaines hautes fonctions européennes, comme la présidence de la BCE ou de la Commission. Sur chaque question, le Conseil européen peut demander à ladite Commission d’élaborer une proposition ou se tourner vers le Conseil de l’UE.

Conseil de l’Union européenne
En apparence, c’est le grade inférieur au Conseil européen. Mais c’est ici que beaucoup de politiques européennes se déterminent. Le Conseil de l’UE réunit régulièrement, une fois par mois selon les cas, les ministres nationaux de chaque pays dans des domaines spécifiques. Il se décline en dix « formations »: Agriculture & pêche,  Compétitivité, Affaires économiques & financières, Environnement,  Affaires étrangères,  Affaires générales, etc …

Habilités à engager l’action de leur gouvernement sur les points convenus lors des réunions, les ministres examinent, modifient, adoptent des lois et coordonnent ensemble les politiques européennes. Ils délibèrent, au même titre que le Parlement européen, en proposant des amendements à des textes soumis par la Commission. En cas de désaccord, une deuxième et une troisième lectures sont possibles.

En outre et plus fondamentalement, le Conseil de l’UE coordonne les politiques des États membres; développe la politique étrangère et de sécurité émanant du Conseil européen, conclut des accords entre l’UE et les pays extérieurs ou les organisations internationales et adopte le budget annuel de l’UE de concert avec le Parlement européen. À l’issue des débats, qui sont publics, les décisions sont généralement prises à la majorité qualifiée (soit 55% des pays, soit des pays qui, ensemble, représentent au moins 65% de la population totale de l’UE).

Cour de justice de l’Union européenne
La CJUE interprète la législation européenne afin d’en garantir l’application uniforme dans tous les pays de l’UE. Elle statue sur les différends juridiques opposant les gouvernements des États membres et les institutions européennes.

Elle peut également, dans certaines circonstances, être saisie par des particuliers, des entreprises ou des organisations souhaitant intenter une action contre une institution de l’UE lorsqu’ils estiment qu’elle a porté atteinte à leurs droits. Notamment ceux ayant trait à la concurrence libre et non faussée.

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Pourquoi l’accouchement de Meghan Markle restera un secret jusqu’au dernier moment

Announcement Of Prince Harry's Engagement To Meghan MarkleLe duc et la duchesse préfèrent accueillir leur enfant dans l’intimité avant de le présenter au monde.

Rien ne fuitera avant la naissance du Baby Sussex, l’enfant de Meghan Markle et du prince Harry. Dans un communiqué officiel, publié ce jeudi, le duc et la duchesse de Sussex témoignent leur reconnaissance envers leurs fans, mais préfèrent accueillir dans l’intimité leur bébé.

« Les altesses royales ont décidé de garder secret leur projet pour l’arrivée de leur enfant. Le duc et la duchesse ont hâte de partager cette excitante nouvelle avec le monde une fois qu’ils auront eu l’opportunité de la célébrer dans l’intimité avec leur nouvelle famille. »

Un record de paris
Attendue ce mois-ci, la naissance du Baby Sussex suscite l’engouement des bookmakers. Ceux-ci parient notamment sur le sexe et le prénom. Beaucoup espèrent une fille du nom de Diana, pour rendre hommage à la mère du prince Harry.

S’appuyant sur le site Bookmakers.tv, The Mirror a révélé en février que plus de huit millions de livres de paris ont été pariées sur l’enfant du duc et la duchesse de Sussex. Un record historique, surpassant de très loin les 3 millions de livres mis en jeu pour les trois enfants de Kate Middleton réunis (George, Charlotte et Louis).

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L’UE et le Royaume-Uni s’accordent sur un nouveau délai de six mois

brexitLa Première ministre britannique et les 27 dirigeants européens se sont mis d’accord sur un report du Brexit au 31 octobre au plus tard.

Objectif : éviter les dégâts d’un divorce brutal, sans accord. Les dirigeants européens ont proposé un report de la date du Brexit au 31 octobre, avec un point d’étape « en juin » après plusieurs heures de difficiles tractations. La Première ministre britannique a accepté cette proposition, même si elle avait plaidé plus tôt pour un report jusqu’au 30 juin seulement. La dirigeante conservatrice a annoncé qu’elle allait s’adresser aux députés britanniques jeudi et la poursuite des discussions avec l’opposition travailliste pour tenter de trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire.

La date du 31 octobre se situe juste avant la prise de fonction en novembre de la nouvelle Commission européenne. Le point d’étape en juin interviendrait, lui, au cours d’un sommet européen régulier déjà programmé les 20 et 21 juin, a indiqué une source européenne.

Un Brexit au 31 octobre impliquerait que les Britanniques aient participé aux élections européennes fin mai. Mais l’offre d’une longue extension n’empêchera pas le Royaume-Uni de quitter l’UE avant cette date, et donc d’éviter d’avoir à organiser ce scrutin.

« Si nous arrivons à trouver un accord maintenant (…) nous pouvons encore sortir le 22 mai », a déclaré Theresa May, qui veut croire à un miracle au sein du parlement britannique, qui jusqu’ici a rejeté à trois reprises l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles sans se mettre d’accord sur une proposition alternative.

Malgré leur lassitude face aux tergiversations de Londres, les responsables européens s’étaient tous montrés disposés à donner plus de temps aux Britanniques. Mais Paris menait le camp des pays exigeant des conditions « strictes ». « Pour moi, rien n’est acquis », avait averti Emmanuel Macron à son arrivée, jugeant « indispensable que rien ne compromette le projet européen ». « Rien n’est acquis, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue », avait-il insisté, faisant allusion au scénario considéré comme le plus probable.

Mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord
« Je veux que nous puissions partir d’une façon ordonnée et sans heurts le plus tôt possible », avait de son côté déclaré Theresa May, toujours sans majorité parlementaire pour soutenir son traité de retrait et engagée depuis peu dans des discussions avec l’opposition travailliste pour sortir de l’impasse.

Les dirigeants des pays européens ont cherché le meilleur moyen de mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord de retrait, tout en évitant que cela ne finisse par conduire à un « no deal » redouté de part et d’autre. Une rencontre entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron a eu lieu juste avant le début du sommet pour « accorder » les positions des deux poids lourds du Conseil européen.

« Plus la période (de la prolongation) sera longue, plus les garanties devront être sérieuses » afin de « ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’UE », avait souligné la présidence française, notamment appuyée par la Belgique et le Luxembourg. Ces pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée.

« Tout n’est pas préférable à un ‘no deal’, a fait valoir la présidence française, jugeant qu’il « n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique » à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord. D’autant que les prochains mois seront délicats, avec l’installation d’une nouvelle Commission européenne début novembre et des discussions difficiles sur le futur budget à long terme de l’UE.

« Il peut y avoir des engagements sur la façon dont le Royaume-Uni se comporte », a observé un diplomate européen, suggérant notamment que Londres puisse renoncer à son droit de veto ou à la possibilité d’avoir un membre au sein de la prochaine Commission.

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De plus en plus de Britanniques souffrent de « strexit »

brexit.jpgLe stress lié au Brexit, cette nouvelle pathologie dont souffrent les Britanniques et appelée « strexit », est principalement due à l’insécurité de l’emploi et au manque de visibilité sur l’avenir liés à la sortie du marché unique.

Plusieurs études récentes ont mis en lumière le stress généré par le Brexit.  Plusieurs études récentes ont mis en lumière le stress généré par le Brexit.

Amis anglais, si depuis quelques semaines, voire plusieurs mois, l’angoisse vous gagne, les migraines sont de plus en plus fréquentes ou encore, si vous souffrez d’insomnies, vous êtes peut-être atteint d’un nouveau syndrome : le strexit. Comprenez : le stress lié au Brexit.

Plusieurs études récentes ont mis en lumière ce mal de société qui touche le Royaume-Uni. Depuis juin 2016 sur le Brexit, date du référendum, le nombre de prescriptions d’antidépresseurs est en nette hausse (+13,4 %), attestent des travaux de chercheurs de Harvard et du King’s college de Londres publiés dans le British medical journal.

Un autre rapport publié fin 2018 révèle également que 57 % de l’absentéisme au travail est dû au stress, à l’anxiété et à la dépression, « alors que pendant des années, les problèmes de dos figuraient en tête de liste », précise le professeur de psychologie et de santé organisationnelle à l’université de Manchester, Cary Cooper, contacté par France 24.

Insécurité de l’emploi
S’il est difficile de mesurer l’effet du Brexit sur la santé de nos voisins, que ce soit en terme de lien de cause à effet ou de proportion, l’insécurité de l’emploi suscitée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aurait un impact particulièrement néfaste sur eux. « Les salariés ont peur de perdre leur travail, notamment dans le secteur automobile où les fermetures d’usines se multiplient”, assure le professeur qui co-écrit un livre sur l’impact psychologique du Brexit sur la population outre-Manche. Pour le constructeur Ford, un Brexit sans accord coûterait plus de 700 millions d’euros en 2019. La City résiste mais n’exclut pas des délocalisations à Paris, Francfort ou Amsterdam.

Conséquence : le temps de présence sur le lieu de travail a fortement augmenté ces derniers temps, révèlent les études. « Les gens, même malades de la grippe, viennent travailler de peur d’être sanctionnés ou licenciés en cas de crise économique post-Brexit ”, commente Cary Cooper.

Manque de contrôle
Au-delà de l’insécurité professionnelle, les Britanniques vivent mal la gestion du processus politique autour du Brexit sur laquelle ils n’ont pas la main. « Ce manque de contrôle est très pesant sur le moral des gens », note le chercheur.

Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes,  toutes les classes de la société sont concernées car elles craignent l’impact au quotidien de la sortie du marché unique, que ce soit leur travail, leur pension de retraite ou encore leur système national de santé (NHS).

« C’est comme un divorce, cela peut laisser des traces »
« Les gens sont en mesure de gérer ce genre d’instabilité six mois, voire un an. Mais cela dure depuis trois ans. Et cela n’est pas prêt de s’arrêter », poursuit-il. Pas étonnant donc, pour Cary Cooper, que six millions de Britanniques aient récemment signé une pétition anti-Brexit et que près de deux millions soient descendus dans la rue pour appeler à un nouveau référendum. « C’est une façon pour eux de reprendre le contrôle sur leur avenir », décrypte-t-il. Sauf que l’option d’un nouveau vote a été rejetée par la Chambre des communes et par la Première ministre Theresa May.

Pour sortir de cette bulle de stress, Cary Cooper préconise de reprendre le contrôle sur sa vie professionnelle en s’enquérant auprès de son employeur sur ses intentions. « Obtenir des informations sur un éventuel déménagement de son entreprise est un très bon moyen de reprendre le dessus », estime-t-il. Idem dans sa vie personnelle : « Il faut trouver des activités où l’on redevient acteur et maître du jeu ».

L’issue de l’accord sera aussi déterminante pour tourner la page du strexit. « S’il n’y a pas d’accord, la population active aura beaucoup de mal à relever la tête, analyse-t-il. C’est comme un divorce, cela peut laisser des traces. »

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Les députés britanniques votent contre toutes les solutions alternatives au plan de Theresa May

brexitLes élus ont rejeté aux quatre nouvelles options de sortie de l’Union européenne qui leur avaient été présentées par Theresa May afin de conserver une coopération étendue avec l’UE.

Les députés britanniques ont voté ce lundi soir contre les quatre options alternatives à l’accord de Brexit conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles.

Après avoir rejeté trois fois déjà l’accord de Theresa May, avoir voté la semaine dernière contre huit propositions parlementaires pour tenter de sortir de l’impasse, les élus ont rejeté les nouvelles options, d’initiative parlementaire, qui leur étaient présentées.

4 propositions refusées
Parmi les solutions proposées figuraient les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l’organisation d’un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d’une union douanière avec l’UE. Une troisième option proposait d’arrêter le processus de Brexit en cas d’absence d’accord à deux jours de la date de sortie, qui a été reportée au 12 avril.

Enfin, la proposition d’un modèle « Norvège + », également connue sous le nom de « Common Market 2.0 », préconisait le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège, ainsi qu’une union douanière spécifique avec l’UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.

Un no-deal devenu « presque inévitable »
Le parlement « a une nouvelle fois échoué à trouver une majorité claire pour chacune des options » présentées, a réagi le secrétaire d’État au Brexit Stephen Barclay.  « La position légale par défaut est que le Royaume-Uni va quitter l’UE dans onze jours » sans accord, a-t-il ajouté.

L’auteur de la proposition « Norvège + », le conservateur Nick Boles a immédiatement annoncé qu’il quittait le Parti conservateur.  « J’ai tout donné pour tenter de trouver un compromis qui pourrait mener le pays hors de l’UE tout en maintenant notre puissance économique et notre cohésion politique », a-t-il dit visiblement très ému. « J’accepte que j’ai échoué. J’ai échoué surtout parce que mon parti refuse le compromis », a-t-il accusé.

Theresa May n’a de son côté pas exclu de présenter une quatrième fois au vote son accord de divorce. Quant au référent Brexit du parlement européen Guy Verhofstadt, il a affirmé sur Twitter qu’une sortie du Royaume-Uni de l’UE « sans accord » était devenue « presque inévitable », juste après les votes des parlementaires britanniques.

« Mercredi, c’est la dernière chance pour le Royaume-Uni de sortir de l’impasse ou faire face à l’abyme », a déclaré l’eurodéputé belge libéral Verhofstadt.

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Theresa May envisage de soumettre une 4ème fois l’accord de Brexit aux députés

Theresa MayLa Première ministre britannique Theresa May envisageait samedi de soumettre une quatrième fois aux députés l’accord de retrait de l’Union européenne, pour éviter une sortie brutale, sans accord, de l’UE le 12 avril.

Le texte a été rejeté vendredi par les députés par 344 voix contre 286, une marge cependant plus faible que les deux fois précédentes.  « La position du gouvernement est que nous pensons que la meilleure façon de respecter le référendum est de mettre en œuvre l’accord », a déclaré samedi à la BBC le président du Parti conservateur, Brandon Lewis.

L’adoption du texte est censée permettre au Royaume-Uni de quitter le giron de l’UE avec une période de transition jusqu’à fin 2020, afin d’éviter une rupture trop brutale de liens tissés pendant 46 ans.

Plusieurs députés très eurosceptiques comme Boris Johnson, Jacob Rees-Mogg ou Dominic Raab ont finalement soutenu l’accord, changeant leur fusil d’épaule.  « Au moins nous nous dirigeons dans la bonne direction », a déclaré à des journalistes un porte-parole de Theresa May vendredi.

Les députés doivent étudier lundi des scénarios alternatifs de sortie de l’Union européenne, après avoir échoué mercredi à rassembler une majorité sur huit options qui leur étaient présentées.

Le leader du Labour appelle Theresa May à la démission
Devant les députés, Theresa May a assuré vendredi qu’elle continuerait à « plaider en faveur d’un Brexit ordonné », mais elle a reconnu aussi la nécessité de se mettre d’accord sur une « autre voie ».

Selon plusieurs quotidiens britanniques, Downing Street envisage de mettre les députés face à un choix: soit ils votent l’accord de Theresa May, soit un projet alternatif qui recueillerait le soutien de nombreux députés lundi et pencherait pour un Brexit plus doux que le texte actuel.

La cheffe du gouvernement espèrerait ainsi convaincre les eurosceptiques de son parti conservateur de voter pour son accord de retrait, qu’ils rejettent jusqu’à présent car ils considèrent qu’il ne coupe pas suffisamment les liens avec l’UE.

Près de trois ans après le référendum de juin 2016, qui avait vu le camp du « Leave » l’emporter à 52%, le Parlement reste très divisé et le sentiment de frustration domine dans la population.

Pour sortir de l’impasse, la députée conservatrice et ancienne ministre, Nicky Morgan, a évoqué l’idée d’un « gouvernement d’union nationale », une hypothèse rejetée par Brandon Lewis qui estime que cela « ne change pas l’arithmétique parlementaire », les députés ayant été jusqu’à présent incapables de s’accorder sur le Brexit.

Le leader du Labour, principal parti d’opposition, a lui appelé Theresa May à démissionner. De leur côté, les eurosceptiques font pression pour que le Royaume-Uni se détache de l’UE, quitte à partir sans accord. Des milliers de manifestants pro-Brexit, drapeaux britanniques en main, se sont rassemblés à Londres vendredi, jour où le pays était censé quitter l’UE.

Un sommet européen spécial convoqué le 10 avril
Faute d’accord approuvé par le Parlement, un « no deal » (sortie sans accord) le 12 avril, hypothèse qui affole les milieux économiques, reste le scénario « par défaut », a averti vendredi Theresa May.

Le « no deal » est une « possibilité croissante », a déclaré le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Le rejet de l’accord « accroît très fortement les risques d’une sortie sans accord », a aussi réagi la présidence française, appelant les Britanniques à « présenter dans les tous prochains jours un plan alternatif (élections législatives, référendum, union douanière …) ».

Pour éviter cette sortie brutale, Theresa May pourrait se résigner à demander un nouveau report, de plus longue durée, mais qui l’obligerait à organiser des élections européennes fin mai. Un sommet européen spécial a été convoqué le 10 avril.

Selon le tabloïd The Sun, 170 députés conservateurs, dont une dizaine de ministres, ont écrit à la cheffe de gouvernement pour exiger que le Royaume-Uni quitte l’UE rapidement et ne participe pas aux élections européennes.

Brandon Lewis a confirmé avoir connaissance de cette lettre, qu’il n’a lui-même « pas signée ». « Nous devrions faire tout ce que l’on peut pour quitter l’UE de manière ordonnée le plus rapidement possible », a-t-il déclaré à la BBC, ajoutant :  « l’accord est la bonne façon de le faire ».