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70 femmes députées adressent une lettre de soutien à Meghan Markle

Meghan_MarklePlus de 70 femmes députées de la Chambre des communes, issues de toutes les formations, ont adressé une lettre de soutien à la Duchesse de Sussex, ce mardi.

Attaquée et traquée par les tabloïds anglais, Meghan Markle, l’épouse du Prince Harry, a reconnu avoir eu « une année difficile » en raison de la pression des médias.

« En tant que femmes parlementaires issues de diverses tendances politiques, nous voulons exprimer notre solidarité envers vous en prenant position contre le caractère souvent déplaisant et trompeur des reportages publiés dans certains de nos journaux nationaux ciblant votre personne et votre famille ».

Dans une lettre ouverte publiée ce mardi, l’ensemble des femmes députés de la chambre des communes, le parlement britannique ont adressé leur soutien à Meghan Markle, l’épouse du Prince Harry, particulièrement critiquée ces derniers mois dans la presse.

« À certaines occasions, des articles et des titres de presse ont tenté de dénigrer votre personne, sans que cela ne soit justifié, selon les informations dont nous disposons », ont écrit les parlementaires dans leur lettre. « Plus inquiétant encore, ce sont les sous-entendus dépassés et coloniaux de certains de ces articles que nous dénonçons aujourd’hui. En tant que femmes députées de toutes les origines, nous rejoignons votre prise de position. Cela ne peut continuer impunément. »

Des moyens pour faire respecter la vie privée
Dans la lettre, les 72 femmes politiques signataires expliquent leur démarche: « Bien que nous évoluions dans des sphères publiques différentes, nous partageons votre ressenti sur les abus et les intimidations dont vous faites l’objet et qui sont si souvent utilisés pour dénigrer les femmes occupant des postes publics importants. »

Et de conclure ainsi, « gardant cela à l’esprit, nous souhaitons que les médias nationaux puissent à présent faire le tri entre les informations qui relèvent de l’intérêt national ou du caractère privé, quand ils cherchent à atteindre une femme. Ayez l’assurance que nous sommes solidaires avec vous à cet égard. Nous utiliserons les moyens dont nous disposons pour que la presse nationale britannique accepte votre droit à la vie privée et fasse preuve de respect, et qu’enfin leurs récits reflètent au mieux la vérité. »

La duchesse de Sussex maltraitée par les médias britanniques
Après avoir été traquée par les tabloïds anglais sur ses relations familiales et avoir essuyé une série de critiques sur son comportement à la suite de la démission d’une partie du personnel de la maison royale, Meghan Markle a été maltraitée dans les médias cet été, notamment pour avoir à deux occasions utilisé des jets privés pour des vacances.

Le duc et la duchesse de Sussex ont également été malmenés en raison du coût de la rénovation de leur logement, un cottage situé sur les terres du château de Windsor, 2,4 millions de livres (2,7 millions d’euros) aux frais du contribuable britannique.

Meghan Markle et le prince Harry ont porté plainte
Pour faire face aux nombreuses critiques, Meghan Markle a annoncé le 1er octobre qu’elle allait attaquer en justice l’éditeur du Mail on Sunday, un hebdomadaire britannique qui a publié dans ses colonnes une lettre manuscrite qu’elle avait envoyée à son père. Ce même jour, le prince Harrry a écrit un message sur le site officiel du comté de Sussex.

« Il y a un moment où la seule bonne chose à faire est de se révolter contre cette attitude, parce qu’elle détruit des gens et des vies. Il s’agit tout simplement de harcèlement qui effraie et réduit au silence. Nous savons tous que c’est inacceptable, à n’importe quel niveau. »

Selon plusieurs médias, qui évoquent des piratages de boîtes vocales, une plainte a également été déposée contre le Daily Mirror.

« Une année difficile » a reconnu Meghan Markle
Dans une interview diffusée dimanche 20 octobre, le prince Harry et Meghan Markle se sont confiés sans filtre à la chaîne britannique ITV. L’ancienne actrice américaine, qui a épousé Harry en 2018, a reconnu notamment que l’année écoulée avait été « difficile » en raison de la pression des médias.

« N’importe quelle femme, quand elle est enceinte, est vulnérable. C’est un grand défi. Et surtout quand vous êtes une femme, ça fait beaucoup. Et ajoutez à ça le fait d’être une jeune mère et une jeune mariée », a-t-elle expliqué dans ce documentaire tourné durant le séjour du couple princier en Afrique.

Des images rares, en rupture avec la devise de la famille royale : « Ne jamais se justifier, ne jamais se plaindre ». Cette exposition médiatique inédite n’a pas plu à la reine et au Prince Charles. Selon les correspondants royaux, le prince Harry et sa femme seraient plus isolés que jamais.

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Boris Johnson appelle à des élections générales le 12 décembre

Boris JohnsonLe Premier ministre avait menacé les parlementaires britanniques de demander des élections s’ils rejetaient son calendrier sur l’accord sur le Brexit, obtenu à Bruxelles le 17 octobre.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé jeudi à la tenue d’élections générales le 12 décembre, un scrutin qui doit encore recevoir le soutien de l’opposition travailliste, dans un entretien à la BBC.

Si le Parlement « veut plus de temps pour étudier » l’accord de Brexit qu’il a conclu avec Bruxelles, « ils (les députés, ndlr) peuvent l’avoir mais ils doivent approuver des élections générales le 12 décembre », a-t-il déclaré à une semaine de la date prévue pour la sortie de l’UE, le 31 octobre prochain.

Une lettre écrite à Jeremy Corbyn
Pour que ces élections puissent avoir lieu, Boris Johnson doit obtenir l’accord des deux tiers des députés britanniques. Or, le parti travailliste et son leader, Jeremy Corbyn, se sont dits opposés à leur tenue tant qu’une sortie de l’Union européenne avec un accord n’est pas garantie.

Le Premier ministre a ainsi tweeté ce jeudi soir une lettre écrite à Jeremy Corbyn, dans laquelle il demande au leader de l’opposition de soutenir la tenue de ces élections générales le 12 décembre.

« Si vous vous engagez à voter en faveur d’une élection la semaine prochaine (…) alors nous rendrons possibles des discussions et un vote sur le Withdrawal Agreement Bill (l’accord sur le Brexit obtenu à Bruxelles le 17 octobre, NDLR) », écrit Boris Johnson, qui ajoute que cela donner une chance au « Brexit d’être acté avant les élections ».

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Les députés reportent leur décision sur l’accord de Brexit

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Les députés britanniques ont adopté un amendement controversé qui impose à Boris Johnson de réclamer à l’Europe un nouveau délai pour le Brexit. Le Premier ministre va repousser son vote à la semaine prochaine.

Nouveau rebondissement dans le dossier du Brexit. Alors qu’une majorité favorable à Boris Johnson semblait se dessiner à la chambre des députés britannique, ce samedi, le vote de l’accord négocié entre Londres et Bruxelles a subi un nouveau coup dur.

Ce n’est pas le choix du gouvernement mais bien celui des députés qui ont adopté, à une faible majorité (332 voix contre 306), un amendement du conservateur Oliver Letwin. Celui-ci contraint le Parlement à ne pas adopter l’accord, tant que les procédures législatives complexes qui doivent aboutir à une sortie ordonnée n’ont pas abouti.

Vers un report à la semaine prochaine
Concrètement, il s’agissait de combler une faille juridique de la loi Benn, celle qui oblige Boris Johnson à réclamer un nouveau délai à l’Europe si aucun accord n’est voté. Or, une adoption de l’accord, ce samedi, aurait rendu cette loi caduque et Oliver Letwin craignait que la procédure puisse finalement dérailler la semaine prochaine, lors des procédures législatives. Et aboutir finalement à un « no deal » au 31 octobre.

Une subtilité juridique et technique qui impose donc, en théorie, à Boris Johnson de demander un nouveau délai, faute de temps pour faire adopter l’accord d’ici le 31 janvier. Ce dernier, qui subit un revers sévère, a néanmoins rappelé qu’il refuserait de demander un nouveau délai, juste après le vote de l’amendement.

Sortie encore possible au 31 octobre ?
Selon les médias britanniques, l’exécutif va reporter le vote à mardi prochain. Il aurait pu le maintenir à samedi soir mais son adoption n’aurait été que relative et le contenu aurait pu être largement amendé lors des prochaines séances. En reportant le vote, le Premier ministre espère ainsi faire monter la pression autour des indécis, et notamment des députés travaillistes, élus dans des circonscriptions où le Brexit est populaire.

Cette décision n’enterre pas forcément la possibilité d’une sortie au 31 octobre mais la rend très compliquée car le temps risque de manquer pour y aboutir.

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Brexit : ce que contient le nouvel accord conclu entre Européens et Britanniques

FILES-BRITAIN-EU-POLITICS-BREXITLondres et Bruxelles sont parvenus à trouver un nouvel accord sur le Brexit. Il prévoit un statut particulier pour l’Irlande du Nord qui devra respecter certaines règles du marché unique tout en appartenant à une union douanière avec la Grande-Bretagne.

Soulagement à Bruxelles. Après cinq jours d’intenses négociations et à deux semaines de la date butoir du 31 octobre, Européens et Britanniques sont parvenus à s’entendre ce jeudi sur un nouvel accord de Brexit.

Alors que les bases de ce traité de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne étaient « prêtes » depuis au moins mercredi, comme l’avait fait savoir le président du Conseil européen Donald Tusk, les dernières discussions techniques ont permis de trouver un compromis sur le principal point d’achoppement entre les deux camps depuis trois ans : le statut de l’Irlande du Nord.

Le nouveau traité conclu ce jeudi modifie en effet le protocole sur la République d’Irlande (qui restera dans l’UE) et l’Irlande du Nord (qui appartient au Royaume-Uni) inclus dans l’accord de retrait négocié précédemment. Une partie du texte que l’UE était pourtant réticente à changer. Toujours est-il que l’objectif principal restait le même : éviter le retour d’une frontière dure entre les deux pays (pour ne pas menacer la paix obtenue grâce à l’accord du Vendredi saint de 1998) sans pour autant créer une « brèche » dans le marché unique.

L’Irlande du Nord alignée sur les règles du marché unique
Pour résoudre cette équation, le nouvel accord prévoit que l’Irlande du Nord reste alignée « sur un ensemble limité de règles du marché unique » (législation sur les marchandises, règles sanitaires, contrôles vétérinaires, règles de production et de commercialisation agricoles, TVA …) tout en faisant partie du territoire douanier du Royaume-Uni, et non plus celui de l’Union européenne.

Cela signifie concrètement que les produits en provenance du Royaume-Uni entrant en Irlande du Nord devront faire l’objet de contrôles (sanitaires, vétérinaires…) pour respecter les règles du marché unique et protéger ce dernier. Toutes ces vérifications seront effectuées par les autorités britanniques à la frontière entre la Grande-Bretagne et l’île d’Irlande.

Distinguer la destination finale des produits
Parallèlement, l’Irlande du Nord restera dans le territoire douanier du Royaume-Uni, ce qui lui permettra de profiter des futurs accords de libre-échange conclus par Londres avec des pays tiers. Pour autant, elle continuera d’appliquer les droits de douane de l’UE pour les produits amenés à entrer sur le marché unique, ce qui doit permettre, là-encore, d’éviter le retour d’une frontière douanière sur l’île d’Irlande. À l’inverse, aucun droit de douane ne sera évidemment perçu si les marchandises en provenance du Royaume-Uni qui entrent en Irlande du Nord ne risquent pas de pénétrer sur le marché unique.

Il s’agira donc de distinguer chaque produit en fonction de sa destination finale (Irlande du Nord ou UE) pour que les autorités britanniques puissent appliquer les taxes qui conviennent. Un nouveau dispositif particulièrement complexe à mettre en œuvre qui nécessitera la mise en place d’un comité mixte chargé d’en fixer les règles.

Ces nouvelles règles permettent de contourner le backstop (filet de sécurité) inscrit dans l’accord conclu entre Theresa May et l’Union européenne mais dont Boris Johnson ne voulait pas entendre parler. Ce dispositif prévoyait initialement d’éviter le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande en maintenant l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière jusqu’à ce qu’un nouvel accord de libre-échange soit conclu entre les deux camps. Inacceptable pour les Brexiters qui craignaient de rester arrimer indéfiniment à l’Union européenne.

Les mêmes règles de TVA qu’en UE
C’était le dernier point qui bloquait la conclusion d’un accord. Il concernait le taux à appliquer aux produits de première nécessité afin qu’il n’y ait pas de différences entre les taux appliqués dans la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, a expliqué Michel Barnier. « Nous avons trouvé un mécanisme » pour permettre une cohérence des taux, a ajouté le négociateur de l’UE.

Pour éviter une frontière dure entre les deux Irlandes et protéger l’intégrité du marché unique européen, les règles de l’UE concernant la TVA sur les marchandises continueront de s’appliquer en Irlande du Nord. Le service des douanes britanniques sera chargé de l’application et de la collecte de cette TVA.

Période de transition et accord de libre-échange
Le nouvel accord de Brexit conclu ce jeudi fixe une période de transition. Elle durera jusque fin 2020, le temps de définir les relations commerciales futures entre les deux parties, et pourra être prolongée d’un ou deux ans si Bruxelles et Londres le désirent.

Le traité de sortie s’accompagne justement d’une déclaration politique qui tente de décrire ces futures relations commerciales. Il s’agira tout simplement d’un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sans droits de douane ni quotas.

En contrepartie, Bruxelles exige des « garanties » de la part de Londres en vue de conditions de concurrence équitables. Le but est d’empêcher le Royaume-Uni de créer une sorte de « Singapour » aux portes de l’Union qui ne respecteraient pas les normes de l’UE en matière sociale, fiscale et environnementale.

Mécanisme de consentement
Le compromis trouvé ce jeudi établit enfin un mécanisme de « consentement » des autorités nord-irlandaises. À cet égard, l’assemblée d’Irlande du Nord pourra se prononcer quatre ans après la fin de la période de transition sur la poursuite de l’application de certaines règles de l’UE dans la province britannique.

Rien n’est joué pour autant. Si la signature de l’accord par le Conseil européen ne devrait pas poser de problème ce jeudi, une incertitude demeure quant à sa ratification par le Parlement britannique samedi. D’autant que les travaillistes comme le parti nord-irlandais DUP, soutien du Parti conservateur de Boris Jonhson, ont déjà indiqué qu’ils ne soutiendraient pas ce nouveau traité. De quoi s’attendre à de nouveaux rebondissements dans l’interminable feuilleton du Brexit.

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Londres et Bruxelles s’appellent à des compromis sur le Brexit

FILES-BRITAIN-EU-POLITICS-BREXITBoris Johnson a invité les européens à « la table des négociations dans un esprit de compromis et de coopération ».

De son côté, Bruxelles demande au gouvernement britannique de revenir avec de nouvelles propositions.

Londres et Bruxelles se sont mutuellement exhortés au « compromis » avant le début de négociations sur le Brexit lundi, le gouvernement britannique laissant entendre qu’il pourrait assouplir sa position sur les points « problématiques » du plan de Boris Johnson.

Le projet du Premier ministre, présenté mercredi, vise à mettre fin au casse-tête de la frontière irlandaise, en évitant le retour de contrôles après le Brexit entre la république d’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique d’Irlande du Nord, qui quittera l’UE comme le reste du Royaume-Uni. Mais les Européens ont accueilli ce projet avec scepticisme, estimant qu’il comportait des points « problématiques » et devait être retravaillé. Boris Johnson a de son côté estimé avoir fait sa part du chemin.

« un Brexit qui fonctionne pour les deux parties »
Dans une lettre publiée par le Sunday Express et le Sun on Sunday, deux journaux pro Brexit, le dirigeant conservateur affirme avoir fait des « compromis » et appelle l’UE à faire de même. « Je dis à nos amis européens : saisissez l’opportunité offerte par nos nouvelles propositions. Rejoignez nous à la table des négociations dans un esprit de compromis et de coopération. Et réalisons un Brexit qui fonctionne pour les deux parties » écrit Boris Johnson.

De son côté, Bruxelles renvoie la balle à Londres, l’appelant à de nouvelles propositions. Le négociateur en chef du Brexit pour l’UE Michel Barnier a déclaré au Monde qu’un accord était « très difficile » mais restait « possible ». Il a souligné que si le gouvernement britannique ne « revient pas avec de nouvelles propositions sur deux problèmes graves que nous leur avons signalés, je ne vois pas comment nous pourrions avancer ».

Ces problèmes sont le retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, et le droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais. Le ministre chargé du Brexit Steve Barclay s’est montré dimanche ouvert au compromis sur la question du consentement requis de l’Irlande du Nord : « nous pouvons regarder cela et discuter cela », a-t-il déclaré.

Trouver une solution d’ici une semaine
Quant au deuxième problème identifié par les Européens, la complexité des propositions britanniques pour éviter le rétablissement d’une frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, « nous pouvons bien sûr entrer dans les détails de leur fonctionnement opérationnel », a affirmé M. Barclay, mais il a appelé l’UE à montrer de son côté « flexibilité » et « créativité ».

La conclusion d’un accord de Brexit « dépend entièrement de la volonté de Mr Johnson car du côté européen, nous sommes toujours ouverts », a déclaré dimanche le Premier ministre letton Krisjanis Karins à la BBC.

A 25 jours de la date prévue du Brexit, Boris Johnson a répété qu’il n’y aura « plus de report » du Brexit, déjà retardé deux fois. Une loi récemment adoptée par le Parlement britannique le contraint pourtant à repousser la date de divorce faute d’accord lors du prochain sommet européen les 17 et 18 octobre, afin d’éviter un « no deal » aux conséquences économiques et sociales potentiellement désastreuses. Mais, déterminé à faire sortir son pays « coûte que coûte » de l’UE le 31 octobre, Boris Johnson pourrait ignorer cette loi et s’accrocher à son poste, mettant alors la reine Elizabeth au défi de le limoger, affirme le Sunday Times, citant des sources au sein du gouvernement.

Autre carte qu’il pourrait jouer: le véto d’un pays de l’UE à la demande de délai. Un report doit en effet être approuvé à l’unanimité des États membres, et une seule défection suffirait à bloquer cette demande.

Le Telegraph a évoqué samedi la possibilité que la Hongrie de Viktor Orban vienne au secours de Boris Johnson. « Jusqu’à présent, il n’y a pas de demande de report, aussi il n’y pas matière à spéculations », a déclaré à l’AFP une source au ministère hongrois des Affaires étrangères.

S’il était finalement forcé de demander un nouveau délai, Boris Johnson pourrait se montrer le plus difficile possible, en « sabotant » les projets de l’Union européenne, par exemple en mettant son véto au budget de l’UE, selon le Sunday Telegraph, qui s’appuie sur des sources gouvernementales.

En attendant la reprise des négociations lundi, Boris Johnson s’entretient avec des dirigeants européens. L’un de ses interlocuteurs, le Premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, a déclaré avoir dit à M. Johnson qu’il était « important de trouver une solution d’ici une semaine ». « Johnson a dit qu’il était d’accord avec ce calendrier », a-t-il ajouté.

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WC en or massif : l’artiste dit espérer un vol à la « Robin des bois »

WC en or massifSelon le directeur général du palais de Blenheim, les toilettes sont estimées entre 5 et 6 millions de dollars (4,5 à 5,4 millions d’euros). Il n’a pas exclu qu’elles puissent être fondues.

L’artiste italien Maurizio Cattelan, dont un WC en or massif a été dérobé samedi dans le cadre d’une exposition de ses œuvres en Angleterre, a dit espérer que ce vol soit inspiré par une bonne cause, comme « Robin des bois ».

Baptisée « America », l’œuvre en or 18 carats d’une valeur de plusieurs millions d’euros comprend siège, cuvette et chasse d’eau opérationnels. Elle restait introuvable ce dimanche après son vol tôt la veille au palais de Blenheim (sud de l’Angleterre).

« D’abord, quand on m’a réveillé (…) avec la nouvelle, j’ai cru que c’était une farce : qui est assez stupide pour voler des toilettes ?  J’avais oublié l’espace d’une seconde qu’elles étaient en or », a réagi Maurizio Cattelan dans un email adressé au New York Times.

Possibilité que les toilettes soient fondues
L’œuvre est présentée comme égalitariste par l’artiste iconoclaste de 58 ans : « de l’art du 1% (comprenant les personnes les plus riches de la planète) pour les 99 autres pour cents ».

« J’espère que c’est toujours le cas. Je veux être positif et penser que ce vol est une sorte d’action inspirée par Robin des bois », personnage fictif qui volait les riches au profit des pauvres, a-t-il commenté.

Selon le directeur général du palais de Blenheim, Dominic Hare, les toilettes sont estimées entre 5 et 6 millions de dollars (4,5 à 5,4 millions d’euros), et non un million de livres comme indiqué précédemment dans la presse britannique. Il n’a pas exclu qu’elles puissent être fondues.

« Nous suivons un certain nombre de pistes »
Dominic Hare a assuré sur la BBC que le palais, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et lieu de naissance de Winston Churchill, était équipé d’un « système de sécurité sophistiqué ». Mais « clairement, nous devons nous remettre en cause », a-t-il admis.

La police britannique a dit dimanche faire « tout son possible » pour localiser le WC, qui était une pièce phare de l’exposition consacrée depuis jeudi et jusqu’au 27 octobre à Maurizio Cattelan.

« Nous suivons un certain nombre de pistes », a précisé l’inspectrice Jess Milne dans un communiqué. Un homme de 66 ans a été arrêté samedi et place en garde à vue.

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Brexit : la France veut accélérer les préparatifs à un retrait sans accord

Edouard PhilippeEn octobre, une plateforme d’enregistrement pour les ressortissants britanniques vivant en France doit être lancée.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a demandé lundi aux ministères « le renforcement des actions afin d’inciter les opérateurs économiques et les particuliers à intensifier leur préparation » à un Brexit sans accord, a annoncé Matignon à l’issue d’une réunion de préparation. Dimanche, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a exclu tout nouveau report du Brexit, prévu pour le 31 octobre, alors que la situation politique britannique demeure incertaine.

« Une sortie sans accord entraînerait nécessairement un certain niveau de perturbation dans les relations actuelles avec le Royaume-Uni », a fait valoir Matignon dans un communiqué. « Le Premier ministre a demandé aux ministères le renforcement des actions de communication et d’information à destination des citoyens et des entreprises, afin d’inciter les opérateurs économiques et les particuliers à intensifier leur préparation à un retrait sans accord », a indiqué Matignon.

Concernant les contrôles aux frontières, « le dispositif est donc désormais en place » et que « des tests en conditions réelles » seront organisés dans les prochaines semaines, ajoute Matignon, rappelant que des effectifs supplémentaires ont été affectés pour réaliser aux frontières les contrôles douaniers (600 douaniers), sanitaires et phytosanitaires (200 experts vétérinaires).

Ressortissants britanniques
Édouard Philippe a rappelé que le site brexit.gouv.fr,  (cliquez ici) opérationnel depuis le 1er décembre 2018, permettait de « répondre aux interrogations des citoyens français installés au Royaume-Uni, des ressortissants britanniques installés en France et des entreprises qui commercent avec le Royaume-Uni ».

« Le Premier ministre souhaite que les ministères se mettent en situation de répondre rapidement à toutes les questions posées par les entreprises et les particuliers », a ajouté Matignon, en précisant que « le ministère de l’Intérieur lancera dans le courant du mois d’octobre une plateforme d’enregistrement en ligne des demandes de titres pour les ressortissants britanniques vivant en France ».

Édouard Philippe a, en outre, demandé aux ministres concernés et aux services de l’État « d’assurer une concertation permanente et étroite avec les élus locaux et les acteurs économiques sur le terrain », et nommé le préfet des Hauts-de-France, Michel Lalande, coordonnateur national pour la préparation locale à la sortie du Royaume-Uni.