Publié dans Texte Actualité divers

Apprendre le français pour rêver d’un job

La langue françaiseLa langue française est souvent indispensable pour travailler dans les secteurs de la restauration ou même du nettoyage.

Partant du constat que des lacunes en français pouvaient fermer les portes du marché du travail, à de nombreux nouveaux arrivés dans le pays, l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI) a mis en place en janvier 2019 le projet «Connections4Work».

Il est ouvert aux personnes inscrites à l’Adem ou bénéficiant d’une mesure de stabilisation ou d’activation de l’Office national d’inclusion sociale. Par cycle de six mois, les inscrits participent à des cours de français intensifs orientés vers les métiers visés que peuvent être la restauration, le jardinage, le nettoyage. «Nous ciblons les domaines où il y a une forte pénurie de main- d’œuvre pour augmenter les chances d’intégrer le marché de l’emploi», explique Marc Piron, le responsable du projet.

Règles d’hygiène à respecter
En plus des cours de français s’ajoutent des séances d’informations pratiques sur la rédaction de CV par exemple, mais aussi techniques sur les règles d’hygiène à respecter dans la restauration, et un stage non rémunéré en entreprise. La plupart des quinze personnes inscrites à ce projet seront orientées vers des emplois non qualifiés. «Nous avons aussi des personnes qui ont des diplômes dans la restauration et de l’expérience, mais seule la maîtrise du français est un obstacle», ajoute-t-il.

À l’issue de la première session de janvier à juillet 2019, sur les quinze participants, quatre ont trouvé immédiatement un emploi, un a décidé de rejoindre le lycée hôtelier.

Publié dans Texte Actualité divers

L’industrie et le bâtiment, métiers les plus à risque

L'industrie et le bâtiment, métiers les plus à risqueDe 2011 à 2018, les secteurs de l’industrie et le bâtiment ont été les plus touchés par les maladies professionnelles, selon des chiffres publiés ce lundi matin.

De 2011 à 2018, seules 35,9% des maladies professionnelles déclarées ont été reconnues, soit 1 332 cas reconnus sur 3 711 déclarés, selon des chiffres fournis ce lundi matin par le ministre LSAP de la Sécurité sociale, Romain Schneider, en réponse à une question parlementaire du député socialiste Mars Di Bartolomeo.

Et, si le nombre de maladies déclarées fluctue de manière irrégulière entre 399 et 570 sur la période, le nombre de maladies reconnues diminue, lui, régulièrement, passant de 203 en 2014 à 115 en 2018. Ce qui donne une proportion de maladies reconnues qui s’effondre de 41,7% en 2014 à 26,38% en 2018, avec une baisse plus marquée pour cette dernière année, selon le ministre, qui ne donne pas d’explications sur ce phénomène.

En revanche, il détaille les secteurs les plus touchés par les maladies reconnues et, sans surprise, les activités professionnelles nécessitant un important effort physique arrivent largement en tête de ce triste palmarès. Ainsi, les activités industrielles sont les plus touchées, avec 268 cas reconnus de 2011 à 2018.

Juste derrière arrivent des secteurs liés au bâtiment, avec d’abord les salariés de «l’aménagement et le parachèvement, équipements techniques du bâtiment», avec 267 cas, puis le secteur «bâtiment, gros œuvre, travaux de toiture, industries extractives» avec 206 cas. Les salariés travaillant les métaux, le bois et faisant de la maintenance de machines et de voitures suivent avec 136 cas, devant ceux de la production alimentaire (115) et du commerce (72).

Quant aux maladies impliquées, elles répondent à une liste bien précise validée par la Sécurité sociale (le burn out n’en fait toujours pas partie, aucune maladie n’ayant été ajoutée depuis 2016). Le problème de santé le plus fréquent concerne une paralysie des nerfs, avec 353 cas de 2011 à 2018.

Les maladies des tendons suivent, avec 290 cas, devant les affections provoquées par les vibrations des outils pneumatiques (148) et les lésions du genou (98). La poussière d’amiante est, elle, à l’origine de 96 infections de la plèvre. En outre, 68 maladies du dos ont été reconnues comme des cas de maladies professionnelles, ainsi que 30 cancers du poumon, du larynx ou encore de la peau.

Publié dans Texte Actualité divers

Acheter son carburant au Luxembourg ne vaudra plus autant le coup en 2020

carburant au LuxembourgLe Grand-Duché a annoncé ce lundi que les prix des carburants allaient augmenter en 2020. De quoi décourager le « tourisme à la pompe », qui représente près de 80% des ventes d’essence et diesel du pays.

Le Grand-Duché de Luxembourg a annoncé lundi une augmentation des tarifs de ses carburants l’an prochain afin d’atteindre ses objectifs en matière de réduction de CO2, une hausse qui pourrait porter un coup au « tourisme à la pompe » des frontaliers.

« Le Grand-Duché du Luxembourg atteindra ses objectifs en matière de climat et d’énergie uniquement par des mesures ciblées dans le domaine de la vente des carburants routiers », indique un communiqué des trois ministères impliqués dans la mesure.

La hausse des accises est prévue « entre février et avril 2020 ». L’essence coûtera entre 1 et 3 centimes de plus et le diesel sera plus lourdement impacté avec une augmentation comprise entre 3 et 5 centimes.

Le diesel 42% moins cher qu’en France
« Les prix du diesel et de l’essence au Luxembourg se situant bien en-dessous de ceux des pays limitrophes, il est essentiel de diminuer progressivement les écarts de prix avec les pays voisins, afin de réduire les exportations de carburant », argumente le gouvernement luxembourgeois.

Le « tourisme à la pompe » représente en moyenne 80% des ventes de carburants dans le Grand-Duché depuis le début du siècle, selon l’institut de statistiques Statec. Mais depuis 2015 et la hausse de la TVA, le ratio est tombé à 77%.

Ce petit pays de 610.000 habitants compte 234 stations-services dont 60% à ses frontières. Actuellement, le prix de l’essence est 37% plus avantageux au Luxembourg et même 42% pour le diesel par rapport à la France. Selon le Groupement Pétrolier Luxembourgeois, le secteur pétrolier génère des revenus fiscaux d’environ 2 milliards d’euros par an au Luxembourg soit environ 3% de son PIB.

Le gouvernement estime que le Luxembourg devrait rejeter cette année 9,3 millions de tonnes de CO2 alors qu’il est supposé atteindre 8,1 millions de tonnes l’an prochain. D’autres mesures sont aussi annoncées pour réduire l’empreinte carbone du pays comme la gratuité de tous les transports publics, prévue dès le 1er mars 2020.

Publié dans Texte Actualité divers

Vinted pèse désormais plus d’un milliard d’euros

vintedLe spécialiste de la revente en ligne de vêtements de seconde main accueille un nouvel investisseur et entend notamment renforcer son service client.

Vinted rejoint le club très fermé des licornes, ces entreprises valorisées plus d’un milliard de dollars. La plateforme lituanienne dédiée à la revente de vêtements de seconde main entre particuliers vient en effet de réaliser une nouvelle levée de fonds d’un montant de 128 millions d’euros. De quoi lui permettre de dépasser le milliard d’euros de valorisation (soit 1,1 milliard de dollars) .

Ce tour de table a été effectué auprès de ses actionnaires historiques (Sprints Capital, Insight Venture Partners, Accel et Burda Principal Investments) mais aussi auprès d’un nouvel investisseur, Lightspeed Venture Partners.

Les fonds levés seront principalement affectés au service client (recrutements, technologies, sécurité) et au développement technique. L’objectif est de doper une base de clients qui compte 25 millions de membres à travers une présence dans 11 pays d’Europe.

« Nous prévoyons de doubler le nombre des employés d’ici un an ou un an et demi à environ 600. Il s’agit d’embaucher 300 experts hautement qualifiés à des postes tels que que programmeurs, analystes de données, chefs de produits. Ils nous aideront à accélérer l’expansion du produit », a précisé Mantas Mikucka, directeur exécutif de Vinted dans un entretien publié jeudi par le quotidien lituanien Verslo Zinios.

Un marché de 13 milliards d’euros rien qu’en Europe
Dans sa communication, Vinted rappelle son succès fulgurant : « Depuis sa dernière levée de fonds en août 2018, l’entreprise a connu une hausse significative de la notoriété de sa marque et ses recettes ont quadruplé au cours des 17 derniers mois. Simultanément, Vinted a lancé une plateforme internationale en connectant les utilisateurs de plusieurs marchés (France, Belgique, Luxembourg, Espagne et Pays-Bas) notamment grâce à la mise en place de circuits de livraison transnationaux ». De quoi quadrupler ses recettes en 17 mois.

Mais cette accélération s’est parfois faite au détriment du service client qui est donc au coeur des prochains investissements. « Pour soutenir cette croissance et continuer d’optimiser l’expérience client, Vinted prévoit d’élargir les effectifs de ses équipes européennes, qui comptent actuellement plus de 300 collaborateurs », peut-on lire.

Un choix confirmé par Thomas Plantenga, PDG de Vinted : « Nous nous approchons d’un point d’inflexion sur le marché de la mode de seconde main, les consommateurs du monde entier sont de plus en plus conscients de l’impact de leur choix en matière d’achat. (…) Cet investissement est un appui majeur pour répondre aux futures opportunités du marché et pour optimiser au maximum la qualité de la plateforme pour nos membres. (…) Ce financement profitera donc directement à nos membres, en permettant toujours plus d’améliorations de la plateforme et d’avancées dans les solutions de sécurité apportées et les technologies utilisées ».

Le marché de la la mode de seconde main représenterait 13 milliards d’euros uniquement en Europe, avance l’entreprise. Le site fondé en 2008 assure qu’il traitera en 2019 un volume de transactions qui devrait atteindre 1,3 milliard d’euros.

Publié dans Texte Actualité divers

À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

Publié dans Texte Actualité divers

Vivre en France et avoir un compte au Luxembourg

Vivre en France et avoir un compte au LuxembourgTout Européen peut ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE, et effectuer des opérations sans qu’elles soient refusées.

Les consommateurs français peuvent effectuer des virements ou prélèvements en euros «sans que le créancier ne puisse exiger que le compte bancaire utilisé à cet effet soit domicilié en France», rappellent mardi la Répression des fraudes et un réseau européen d’assistance aux consommateurs.

La mise en place d’un espace unique de paiement en euros, appelé «SEPA» pour «single euro payments area», est effective depuis le 5 août 2014, explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui cosigne un communiqué avec le Centre Européen des Consommateurs (CEC) France.

Le SEPA couvre l’ensemble des 28 pays de l’Union européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse, Monaco et Saint-Marin, indique le centre de documentation du ministère de l’Économie et des Finances sur son site Internet. En outre, tout Européen peut ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE, depuis le 23 juillet 2014, et l’Union européenne «interdit toute discrimination fondée sur la domiciliation bancaire».

Obligation de déclarer les comptes à l’étranger
Les deux organisations expliquent pourtant recevoir régulièrement des plaintes de consommateurs concernant le non-respect de ces obligations par certains professionnels, qui avancent des arguments divers : «Système informatique ne permettant pas l’enregistrement de coordonnées bancaires étrangères» ou «conditions générales de vente exigeant une domiciliation bancaire en France» par exemple. Or, «toutes ces raisons sont irrecevables», explique Bianca Schulz, du CEC France, citée dans le communiqué.

La DGCCRF a mené des contrôles pour s’assurer du respect des règles et en réalisera de nouveaux, «afin de s’assurer de l’effectivité des mesures de mise en conformité prises», précise le communiqué. Les particuliers restent tenus de déclarer leurs comptes à l’étranger, ouverts, utilisés et clos au cours de l’année, une obligation visant à lutter contre la fraude fiscale.

Publié dans Texte Actualité divers

Les jeunes voyagent plus près que les seniors

voyageUne étude publiée mercredi décrypte les habitudes des résidents du Luxembourg pendant leurs vacances, en fonction de leur âge.

Les plus jeunes et leurs grands-parents passent leurs vacances de manière bien différente. C’est ce qu’a montré une étude menée au Luxembourg et en Belgique par Mastercard et publiée mercredi. Elle détaille les habitudes des baby-boomers (nés dans les années 1950) et des millennials (nés dans les années 1990).

La différence la plus notable concerne logiquement le budget, les jeunes du Luxembourg consacrant en moyenne 1 410 euros pour leurs vacances, quasiment moitié moins que leurs aînés (2 765 euros). Les millennials sont 22% à avoir opté pour un séjour en dehors de l’Europe, contre 34% pour les baby-boomers, même si ces derniers sont également nombreux (38%) à partir en voiture dans un pays limitrophe. Les plus jeunes partent en moyenne moins longtemps, 28% privilégiant même les visites sur un week-end prolongé.

Comme attendu, les vacanciers nés dans les années 1990 sont plus enclins à réserver via un site ou une application, les grands-parents restant fidèles aux agences de voyage. Pour les deux catégories, les plateformes Booking et Airbnb sont les plus populaires. Mais de manière plus surprenante, ce sont ces mêmes seniors qui utilisent le plus la carte bancaire pour régler leur logement (79% contre 63%). L’hébergement représente, pour les seniors comme pour les jeunes, autour de 40% des dépenses globales, à chaque fois devant le transport, la nourriture et le shopping.