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Vivre en France et avoir un compte au Luxembourg

Vivre en France et avoir un compte au LuxembourgTout Européen peut ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE, et effectuer des opérations sans qu’elles soient refusées.

Les consommateurs français peuvent effectuer des virements ou prélèvements en euros «sans que le créancier ne puisse exiger que le compte bancaire utilisé à cet effet soit domicilié en France», rappellent mardi la Répression des fraudes et un réseau européen d’assistance aux consommateurs.

La mise en place d’un espace unique de paiement en euros, appelé «SEPA» pour «single euro payments area», est effective depuis le 5 août 2014, explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui cosigne un communiqué avec le Centre Européen des Consommateurs (CEC) France.

Le SEPA couvre l’ensemble des 28 pays de l’Union européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse, Monaco et Saint-Marin, indique le centre de documentation du ministère de l’Économie et des Finances sur son site Internet. En outre, tout Européen peut ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE, depuis le 23 juillet 2014, et l’Union européenne «interdit toute discrimination fondée sur la domiciliation bancaire».

Obligation de déclarer les comptes à l’étranger
Les deux organisations expliquent pourtant recevoir régulièrement des plaintes de consommateurs concernant le non-respect de ces obligations par certains professionnels, qui avancent des arguments divers : «Système informatique ne permettant pas l’enregistrement de coordonnées bancaires étrangères» ou «conditions générales de vente exigeant une domiciliation bancaire en France» par exemple. Or, «toutes ces raisons sont irrecevables», explique Bianca Schulz, du CEC France, citée dans le communiqué.

La DGCCRF a mené des contrôles pour s’assurer du respect des règles et en réalisera de nouveaux, «afin de s’assurer de l’effectivité des mesures de mise en conformité prises», précise le communiqué. Les particuliers restent tenus de déclarer leurs comptes à l’étranger, ouverts, utilisés et clos au cours de l’année, une obligation visant à lutter contre la fraude fiscale.

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Les jeunes voyagent plus près que les seniors

voyageUne étude publiée mercredi décrypte les habitudes des résidents du Luxembourg pendant leurs vacances, en fonction de leur âge.

Les plus jeunes et leurs grands-parents passent leurs vacances de manière bien différente. C’est ce qu’a montré une étude menée au Luxembourg et en Belgique par Mastercard et publiée mercredi. Elle détaille les habitudes des baby-boomers (nés dans les années 1950) et des millennials (nés dans les années 1990).

La différence la plus notable concerne logiquement le budget, les jeunes du Luxembourg consacrant en moyenne 1 410 euros pour leurs vacances, quasiment moitié moins que leurs aînés (2 765 euros). Les millennials sont 22% à avoir opté pour un séjour en dehors de l’Europe, contre 34% pour les baby-boomers, même si ces derniers sont également nombreux (38%) à partir en voiture dans un pays limitrophe. Les plus jeunes partent en moyenne moins longtemps, 28% privilégiant même les visites sur un week-end prolongé.

Comme attendu, les vacanciers nés dans les années 1990 sont plus enclins à réserver via un site ou une application, les grands-parents restant fidèles aux agences de voyage. Pour les deux catégories, les plateformes Booking et Airbnb sont les plus populaires. Mais de manière plus surprenante, ce sont ces mêmes seniors qui utilisent le plus la carte bancaire pour régler leur logement (79% contre 63%). L’hébergement représente, pour les seniors comme pour les jeunes, autour de 40% des dépenses globales, à chaque fois devant le transport, la nourriture et le shopping.

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La nouvelle génération attend plus des sociétés

jobs luxembourgLe rapport de force des générations Y et Z (nées après 1980) avec les entreprises est en train de changer. Elles sont priées de sauver la planète.

Le groupe Deloitte vient de publier cette semaine la 8e édition de son «Millenial Survey» (à traduire par enquête sur les générations millenial). Elle concerne les attentes des dernières générations Y et Z nées après 1980 par rapport au monde de l’entreprise et au marché du travail.

41% des étudiants interrogés se disent attirés par le secteur des nouvelles technologies. Un domaine qui séduit aussi bien les ingénieurs que les profils universitaires classiques. Le luxe (32%), les activités de conseil (26%), l’énergie (25%) et l’industrie (23%) sont les autres secteurs d’activités les plus plébiscités.

Petits boulots, oui mais bien payés
Les entreprises sont jugées sur leur capacité à générer un impact sociétal positif à travers la nature des produits et des services qu’elles conçoivent. Cette recherche de sens passe également par les emplois alternatifs. 80% des générations Z envisagent de rejoindre la «gig economy», l’économie des petits boulots en français.

Petits boulots, certes, mais encore faut-il être bien payé. 82% des jeunes Y et Z sondés l’érigent comme une condition sine qua non devant «travailler sur des sujets intéressants».

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Bernard Tapie veut saisir la Cour de justice de l’Union européenne

Bernard TapieL’homme d’affaires considère que le droit européen de la concurrence a été bafoué dans l’affaire du Crédit lyonnais, pour laquelle il a été relaxé.

L’ancien ministre et homme d’affaires Bernard Tapie demande, mercredi 7 août, à chaque juridiction européenne qui a eu à connaître l’affaire du Crédit lyonnais, dans laquelle il a été relaxé le 9 juillet dernier, de saisir la Cour de justice de l’Union européenne.

Les six prévenus, dont faisait également partie Stéphane Richard, le PDG d’Orange, étaient initialement jugés pour « escroquerie, détournement de fonds publics et complicité de ces deux infractions ». Mais le tribunal n’a retenu finalement que la qualification « d’escroquerie et de complicité d’escroquerie », pour décider en fin de compte que l’accusation n’avait pas apporté la preuve de la culpabilité des prévenus.

L’homme d’affaires affirme, dans une tribune publiée par Le Figaro (article payant), avoir déposé trois mémoires à la Cour de cassation. Il a effectué cette démarche dans le cadre des recours qu’il avait introduits afin d’obtenir que des questions préjudicielles soient adressées à la Cour européenne, mécanisme par lequel les juridictions nationales demandent aux juges de Luxembourg d’interpréter le droit de l’Union pour les éclairer.

Il doit encore rembourser 403 millions d’euros
Bernard Tapie y dénonçait ce qu’il considère comme « les multiples violations du droit européen de la concurrence commises par le Crédit lyonnais, ses filiales, ses offshores, acheteurs d’Adidas ». S’estimant floué par le Crédit lyonnais lors de la vente du fabricant d’équipements sportifs Adidas en 1993, Bernard Tapie avait obtenu, quinze ans plus tard, 403 millions d’euros lors d’un arbitrage contesté.

Mais il était accusé, avec son avocat Maurice Lantourne, d’avoir obtenu frauduleusement cet arbitrage en collusion avec un des arbitres, Pierre Estoup, et avec l’aide de Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde.

Malgré la relaxe dont il a bénéficié, l’homme d’affaires reste condamné à rembourser les 403 millions d’euros. Il ne dit pas dans sa tribune s’il espère que la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne lui permettra de remettre en cause ce remboursement. Il présente simplement sa démarche comme une défense des valeurs européennes.

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Des risques de pénurie d’eau au Luxembourg ?

Des risques de pénurie d'eau au LuxembourgPrès d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’Institut World resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales. «L’agriculture, l’industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, a écrit l’institut.

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Risque «moyennement» élevé au Luxembourg
«La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d’instabilité financière», a indiqué le PDG de l’institut, Andrew Steer.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse qui vont augmenter avec le changement climatique  peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises au Cap, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut.

Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une «pénurie hydrique élevée». Parmi eux figurent plusieurs pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, mais aussi la Belgique.

Quant au Luxembourg, il figure dans la catégorie juste en dessous avec un risque «moyennement élevé». Pas de quoi être totalement à l’abri non-plus.

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Les frontaliers, une manne pour le Luxembourg

Les frontaliers, une manne pour le LuxembourgL’État luxembourgeois a encaissé un bénéfice net de 211 millions d’euros grâce aux frontaliers, qui cotisent plus qu’ils ne «coûtent».

11,5 milliards d’euros, c’est la somme versée en salaires par le Luxembourg aux frontaliers français, allemands et belges en 2018. En Europe, seuls la Suisse (avec 24 milliards d’euros) et l’Allemagne (15 milliards d’euros) ont connu des dépenses en salaires versés aux frontaliers supérieurs en chiffre absolu, comme le rapporte le Statec, dans un récent rapport.

L’année dernière, les frontaliers ont également rapporté plus d’argent à l’État luxembourgeois qu’ils ne lui en ont coûté. En 2018, le montant des cotisations sociales versées s’élevait à 2,172 milliards d’euros, alors que les frontaliers n’ont «coûté» que 1,961 milliard d’euros, soit un bénéfice de 211 millions pour l’État. D’après le rapport du Statec, ce solde a toujours été en faveur du Grand-Duché au cours des quinze dernières années.

Peu de résidents travaillent dans les pays voisins
Le nombre de travailleurs frontaliers au Luxembourg a progressé de manière significative, ces dernières années. On est passé de 118 000 travailleurs frontaliers en 2005 à 192 000 en 2018, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 3,7%. Plus de la moitié des frontaliers sont Français (52%), suivis par les Allemands (24%) et les Belges (24%). Le salaire annuel moyen des frontaliers allemands en 2018 s’élevait à 57 000 euros. Fin mai, on recensait près de 206 000 frontaliers actifs au Grand-Duché, selon des chiffres en possession de L’essentiel.

Avec un chiffre qui ne dépasse pas les 12 800, le nombre de résidents travaillant en dehors du Luxembourg est bien inférieur. Parmi eux, seuls 1 500 franchissent effectivement la frontière pour aller travailler en France, en Belgique ou en Allemagne, contre 88% qui travaillent du Luxembourg pour le compte d’organisations européennes ou internationales, d’après le rapport.

Selon le Statec, plus de 14 600 personnes travaillaient pour des organisations internationales au Luxembourg, en 2018. 11 300 d’entre elles étaient résidentes au Grand-Duché, alors que les autres avaient élu domicile dans un pays voisin. Parmi les institutions européennes présentes au Luxembourg, on compte notamment la Commission européenne, la Cour de justice de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement.