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Nordahl Lelandais : « Les époux Noyer n’attendent plus rien » estime leur avocat, en prévision de la reconstitution des faits

parents arthur noyerUne reconstitution des faits est prévue, ce mercredi, dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Arthur Noyer, en avril 2017. Les parents du défunt décideront ce soir « s’ils se rendront ou non sur les lieux » a expliqué leur avocat sur franceinfo.

« Les époux Noyer descendront sur Chambéry dans la journée », a confié mercredi 20 mars, à franceinfo, maître Bernard Boulloud, conseil de six familles de disparus dont celle des parents du caporal Arthur Noyer. « Nous déciderons ce soir, sur place, s’ils se rendront ou non sur les lieux de la reconstitution. »

Dans cette affaire, Nordahl Lelandais est mis en examen. De son côté, l’avocat assistera quoi qu’il arrive à la reconstitution. Il a également fait savoir que les parents d’Arthur Noyer « n’attendent plus rien de Nordahl Lelandais. »

Trois zones et un dispositif de sécurité renforcé
Une reconstitution des faits en présence de Nordahl Lelandais est organisée ce mercredi à Chambéry (Savoie) dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Arthur Noyer en avril 2017, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

Elle est organisée de nuit et devrait conduire les magistrats, les enquêteurs, les experts, les avocats et l’assassin présumé, mis en examen dans le dossier, dans trois zones de Chambéry : le quartier Curial dans le centre-ville, le quartier militaire et résidentiel de Roc Noir et à Cruet, commune au pied du massif des Bauges, là où les ossements du caporal ont été découverts.

La reconstitution retracera en fait le chemin fait par les deux hommes ce soir-là, d’après ce qu’ont révélé leur téléphone portable. Lors de son audition, lundi, Nordahl Lelandais aurait maintenu sa version des faits. Celle d’une rencontre, d’un trajet en stop et d’une bagarre mortelle. Un important dispositif de sécurité devrait être déployé. Lors de la même procédure, dans l’affaire Maëlys en septembre 2018, 200 gendarmes et CRS avaient été mobilisés pendant plus de 7h en pleine nuit.

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Affaire Daval : l’ancienne maison du couple cambriolée

jonathan davalEn Haute-Saône, l’ancienne maison du couple Daval a été « cambriolée », ce dimanche, selon le procureur de la République de Vesoul.

L’ancienne maison du couple Daval en Haute-Saône, inoccupée depuis l’arrestation de Jonathann, soupçonné du meurtre de son épouse Alexia en octobre 2017, a été « cambriolée », a annoncé ce dimanche le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic.

Une voisine a donné l’alerte ce dimanche matin après avoir constaté que les scellés, posés sur la maison dans le cadre de l’enquête, étaient à terre. Des gendarmes ont, ensuite, minutieusement inspecté l’intérieur de la maison « où tout a été retourné » et ont écarté l’hypothèse d’un acte de malveillance, concluant à un cambriolage, une piste « qui ne fait aucun doute », a ajouté le magistrat.

Il s’agit d’un « vol d’opportunité » dans une maison inoccupée depuis l’interpellation de Jonathann Daval, le 29 janvier 2018, a encore insisté Emmanuel Dupic, rappelant qu’en 2018, « 624.000 ménages ont été victimes d’un cambriolage ou d’une tentative » de cambriolage. Difficile de savoir pour l’instant ce qui a été dérobé et « le préjudice est pour l’heure inconnu », a-t-il ajouté.

alexia davalJonathann Daval encourt la réclusion à perpétuité
Le corps d’Alexia Daval, une employée de banque de 29 ans, avait été découvert le 30 octobre 2017, en partie brûlé, dans un bois en Haute-Saône non loin de la maison du couple.

Après avoir avoué une première fois le meurtre, Jonathann Daval était revenu sur ses aveux en juin 2018 avant de reconnaître, le 7 décembre, l’avoir tuée. Il a livré des « aveux circonstanciés » le 30 janvier devant le nouveau juge d’instruction chargé du dossier, dans l’attente de la reconstitution du meurtre.

Détenu à la maison d’arrêt de Dijon, Jonathann Daval, mis en examen pour « meurtre sur conjoint », encourt la réclusion à perpétuité.

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Meurtre d’Alexia : les « aveux circonstanciés » de Jonathann Daval

jonathan daval« Mais le seul point sur lequel Jonathann Daval ne s’est pas exprimé et qu’il ne reconnaît pas, c’est la crémation du corps d’Alexia », explique une source judiciaire.

Jonathann Daval, meurtrier présumé de son épouse Alexia, a livré des « aveux circonstanciés » le 30 janvier devant le nouveau juge d’instruction chargé du dossier, dans l’attente de la reconstitution du meurtre, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Entendu dans la plus grande discrétion au tribunal de grande instance de Besançon, l’informaticien de 35 ans, entouré de ses avocats, a confirmé devant le magistrat, Marjolaine Poinsard, sa version des faits.

alexia davalAprès avoir avoué une première fois le meurtre commis fin octobre 2017, Jonathann Daval était revenu sur ses aveux en juin pour accuser son beau-frère d’en être l’auteur et sa belle-famille d’avoir conclu un « pacte secret » visant à lui faire porter le chapeau.

Mais il avait de nouveau reconnu début décembre être le meurtrier d’Alexia le 7 décembre, craquant lors d’une confrontation avec la mère de la victime au tribunal de grande instance de Besançon.

« Il s’est expliqué très précisément »
« Pour la première fois, il a fait, par déclaration devant le juge d’instruction, des aveux circonstanciés sur les conditions de la mort d’Alexia », a-t-on indiqué de source proche du dossier à propos de son audition du 30 janvier.

« Il s’est expliqué très précisément sur le déroulé des faits mais le seul point sur lequel Jonathann Daval ne s’est pas exprimé et qu’il ne reconnaît pas, c’est la crémation du corps d’Alexia », a-t-on précisé de même source.

« La date de la reconstitution du meurtre d’Alexia n’est pas encore fixée », a ajouté cette source. Le corps de l’employée de banque de 29 ans avait été découvert le 30 octobre 2017, en partie brûlé, dans un bois, non loin de leur maison de Gray-la-Ville (Haute-Saône).

Jonathann Daval, mis en examen en janvier pour « meurtre sur conjoint » et qui encourt la prison à perpétuité, est détenu à la maison d’arrêt de Dijon. En 2017, 130 femmes sont mortes en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou petit ami, contre 123 en 2016, selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur.

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Affaire Benalla : la rédaction de Mediapart avait-elle le droit de s’opposer à une perquisition ?

mediapartDeux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner lundi matin les locaux de Mediapart.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » après la diffusion d’enregistrements d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart, condamne un « acte violent » et « rarissime ». La rédaction du site d’information en ligne s’est opposée, lundi 4 février, vers 11h10, à une perquisition dans ses locaux. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée », après la diffusion par Mediapart d’enregistrements d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase. Deux magistrats du parquet, accompagnés de trois policiers, se sont présentés pour saisir les fameux enregistrements diffusés par Mediapart.

alexandre benalla« Comme le droit nous y autorise, dans le cadre d’une enquête préliminaire, pas d’une instruction judiciaire, la personne visée, peut s’opposer à la perquisition. C’est un droit », a assuré Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, lors d’une conférence de presse, lundi après-midi.

Une interprétation validée par le site de l’administration française. On y lit que l’accord de l’occupant des locaux visés par une perquisition est obligatoire dans le cadre d’une enquête préliminaire. Mais que cet accord n’est plus nécessaire lorsqu’il y a eu flagrant délit ou dans le cadre d’une information judiciaire.

« Le procureur adjoint de Paris nous a manifesté la possibilité de revenir avec un mandat du juge des libertés et de la détention pour que la perquisition devienne, cette fois, coercitive », a ajouté Fabrice Arfi. Et d’insister : « Il n’a pas dit qu’il allait le faire, il a dit que c’était possible, il ne l’a pas exclu. »

Atteinte au secret des sources ?
Pour Fabrice Arfi, cette perquisition est « une attaque au secret des sources. Sans sources, nous ne sommes rien ». Pourtant, « la perquisition ne peut pas avoir pour but l’identification d’une source », précise le site de l’administration française.

Sur la question de l’atteinte à la vie privée, Edwy Plenel s’est montré ferme : « Mediapart n’atteint à la vie privée de personne, Mediapart publie des informations d’intérêt public. Et c’est exactement ce que nous avons défendu, par exemple, dans une histoire qui a occupé longtemps la justice : l’affaire Bettencourt, où des enregistrements ont été diffusés par notre journal. »

Fabrice Arfi s’est dit « surpris par le contraste vertigineux entre la gravité des faits que nous avons révélés la semaine dernière (…) et la diligence du parquet à effectuer cette perquisition ». Sur France Inter, Edwy Plenel a affirmé que « cette perquisition est un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris, dont on connaît les conditions de nomination sur pression du pouvoir exécutif ».  Le parquet de Paris a confirmé à franceinfo avoir ouvert cette enquête « sur le fondement d’éléments transmis », sans plainte d’Alexandre Benalla ou de Vincent Crase.

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Soupçons d’emplois fictifs: le PNF réclame un procès pour les époux Fillon

époux fillonDeux ans après l’ouverture d’une enquête fatale à la campagne présidentielle de François Fillon, le parquet national financier a requis un procès en correctionnelle pour l’ex-candidat de la droite et son épouse, soupçonnés d’emplois fictifs.

Il revient désormais aux juges d’instruction de décider de renvoyer, ou non, sur le banc des prévenus l’ancien Premier ministre et son épouse Penelope, ainsi que son ancien suppléant parlementaire Marc Joulaud.

Dans son réquisitoire signé mercredi et révélé par le Monde, le PNF demande de juger François Fillon pour « détournement de fonds publics », « recel et complicité d’abus de biens sociaux », et « manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

En ce qui concerne sa femme, le ministère public requiert un procès pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « recel d’escroquerie aggravée », a ajouté cette source.

Si les magistrats suivaient ces réquisitions, un procès ne devrait toutefois pas se tenir avant plusieurs mois. « Ce n’est pas une surprise, c’est la suite sans surprise de la procédure », a réagi auprès de l’AFP un membre de l’entourage de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je ne souhaite pas réagir sur un document dont je n’ai pas encore eu connaissance à cette heure », a déclaré de son côté à l’AFP Me Antonin Lévy, avocat de François Fillon.

Le PNF avait ouvert une enquête après les révélations du Canard enchaîné, le 25 janvier 2017, qui ont décrédibilisé la candidature de M. Fillon, éliminé dès le premier tour du scrutin. Au cœur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires.

Face aux juges, M. Fillon avait défendu la réalité des emplois de sa femme à l’Assemblée nationale entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, et de ses enfants quand il siégeait au Sénat entre 2005 et 2007. Contre ces derniers, les juges n’ont finalement pas engagé de poursuites. « A l’issue de l’information, aucun élément tangible ne permet de confirmer la réalité de l’activité de Penelope Fillon », estime le PNF dans son réquisitoire cité par Le Monde.

Bataille au procès
Au-delà du couple Fillon, deux autres personnes avaient été mises en examen dans cette enquête : l’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud, maire LR de Sablé-sur-Sarthe et député européen, pour lequel le PNF demande le renvoi pour « détournement de fonds publics » et l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière.

Mais ce dernier a opté pour une alternative au procès, en acceptant une procédure de « plaider coupable ». Il a été condamné le 11 décembre à huit mois de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende pour abus de biens sociaux, pour avoir accordé un emploi fictif à Penelope Fillon à La Revue des deux mondes.

Selon l’enquête, Mme Fillon aurait touché un total de 135.000 euros de mai 2012 à décembre 2013 alors qu’elle n’a publié que deux notes de lecture dans la revue, propriété du milliardaire, auprès de qui elle dit avoir assumé un rôle de conseiller.

Après avoir contesté avec virulence la légitimité de l’enquête en pleine campagne présidentielle, le couple Fillon a ensuite choisi une stratégie de passivité lors de l’instruction secrète, se réservant pour mener la bataille lors d’un éventuel procès public.

Ainsi, lors de sa mise en examen en mars 2017, le candidat s’était borné à lire une brève déclaration devant les juges.  Politiquement, le coup de grâce était venu des révélations de Robert Bourgi, une figure des réseaux de la « Françafrique », qui s’était vanté d’avoir offert deux costumes d’une valeur de 13.000 euros à l’ancien Premier ministre. L’enquête avait alors été élargie à des soupçons de « trafic d’influence » qui n’ont finalement pas été retenus par les juges.

Désormais retiré de la vie politique, l’ancien Premier ministre, 64 ans, a rejoint il y a un an la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital, mais il reste très discret. « Il vit heureux caché », résumait récemment un de ses anciens soutiens.