Publié dans Texte Santé

Manque de sommeil : symptômes et conséquences

sommeilLe sommeil est particulièrement important pour votre corps et votre santé, aussi bien physiologique que psychologique.

Maxisciences vous en dit plus sur les conséquences du manque de sommeil sur votre bien-être et sur ses manifestations.

Diabète, surpoids et maladies cardiovasculaires
Souvent liés, ces trois problèmes de santé peuvent être rencontrés à cause du manque de sommeil. En effet, le développement du diabète est plus présent en cas de manque de sommeil car celui-ci diminuerait la sensibilité à l’insuline. Ainsi, les risques de développer un diabète de type 2 sont augmentés, de même que la dégradation du contrôle glycémique. C’est particulièrement le cas chez les personnes atteintes d’obésité.

Cette désensibilisation à l’insuline est également responsable de la prise de poids. Qui plus est, plusieurs études montrent que les personnes dormant moins ou ayant un sommeil de moins bonne qualité seraient conduites à manger jusqu’à 400 calories de plus, pour une dépense énergétique identique voire réduite. Le diabète, de même que l’obésité, joue ensuite un rôle important sur le système cardiovasculaire.

Dormir peu favoriserait largement l’augmentation du stress oxydant et irait jusqu’à l’altération de la réponse inflammatoire mais aussi des mécanismes menant aux maladies cardiovasculaires. Dormir peu est ainsi associé par plusieurs études aux maladies coronariennes, à l’hypertension ainsi qu’à l’arythmie. Cependant, dormir trop est un problème aussi, puisque cela favoriserait les AVC.

Manque de sommeil et troubles de l’humeur
Le manque de sommeil est directement lié à notre état mental, à notre façon de percevoir la vie et à la manière de nous adapter aux différentes situations que nous rencontrons. Mais cela peut être à double tranchant.

Le manque de sommeil peut mener à la dépression, augmenter les troubles de l’humeur. Cependant, les personnes dépressives dorment trop et il convient de les aider à dormir moins pour les soigner.

Néanmoins, les insomnies sont souvent les premiers symptômes d’une dépression, et elles ont tendance à aggraver l’ensemble des autres symptômes, favorisant ainsi l’installation de la maladie.

Les autres manifestations du manque de sommeil
Le manque de sommeil peut provoquer des troubles digestifs, à cause de la formation de molécules inflammatoires dérangeantes. Les reflux gastro-œsophagiens deviennent par exemple un problème pour le sommeil, entraînant souvent le dormeur dans un cercle vicieux dans lequel ce qui l’empêche de dormir est provoqué par son incapacité à dormir.

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Publié dans Texte Actualité divers

Gilets jaunes : Je te BFM, moi non plus

glilet jauneLors de l’«acte VII», le mouvement avait ciblé les médias traditionnels. Malgré une précarisation du métier, des journalistes sont accusés de subordination au pouvoir et ainsi de défendre les intérêts des classes supérieures.

Finalement, les gilets jaunes sont des Français comme les autres. Que détestent-ils le plus ?   Les partis politiques et les médias, les deux catégories qui apparaissent bonnes dernières du baromètre de la confiance dans les institutions du Cevipof. L’«acte VII» parisien des gilets jaunes, le 29 décembre, visait directement les médias. Rendez-vous avait été donné devant les locaux de BFM dans le XVe arrondissement (qui sont aussi ceux de Libération, tous deux étant propriété du groupe Altice). «Journalistes collabos», reprenait en chœur la foule. Quelques jours plus tôt, des gilets jaunes avaient bloqué en partie la diffusion du quotidien Ouest-France pour protester contre un éditorial du journal.

Comme toujours avec les gilets jaunes, l’erreur serait de se retrancher derrière la vulgarité du propos pour tenter d’esquiver le problème. Que reprochent exactement les gilets jaunes à la presse ?   On retrouve un bon résumé dans ce message posté sur un groupe Facebook du mouvement : «Si les journalistes faisaient leur travail objectivement en n’orientant pas l’information comme leur direction leur demande de le faire, on n’en serait pas là. On a tous compris que vous n’êtes pas indépendants mais aux bottes du pouvoir.»

Voix discordante
Les journalistes sont vus comme des relais d’Emmanuel Macron, qui «collaborent» avec le pouvoir pour le défendre et maintenir le système. Pour les gilets jaunes, il n’existe pas d’autonomie des journalistes, qui travailleraient directement pour leurs patrons et se feraient censurer s’ils ont une voix discordante (à titre personnel, l’actionnaire de Libé, Patrick Drahi, ne m’a jamais contacté, pas plus qu’aucun journaliste du journal). La concentration des médias en France, dans les mains de grandes fortunes, donne inévitablement des arguments aux gilets jaunes.

La haine des gilets jaunes s’est cristallisée autour de BFM TV. C’est bien là leur seul point commun avec Emmanuel Macron, persuadé de son côté que la chaîne d’info en continu a été «le principal organisateur des manifestations» en leur consacrant des longs directs tous les samedis. Pourquoi haïr une chaîne qui leur a effectivement donné autant de temps d’antenne ?  Le principal reproche qui est fait à BFM est de mentir sur les chiffres de la mobilisation. Tous les samedis, le chiffre donné par le ministère de l’Intérieur apparaît sur le fameux bandeau : 12 000 manifestants, pour l’acte VII par exemple. Ce chiffre est toujours reçu par les gilets jaunes comme une insulte, comme une négation de ce qu’ils sont en train de vivre.

Univers conforme
Trouver que le chiffre de la police est ridiculement bas est une constante des mouvements sociaux. Cela est normalement tempéré par le chiffre donné par les organisations syndicales qui permet de se réconforter dans une réalité alternative. Les médias donnent les deux et tout le monde est content. Faute d’organisation structurée, les gilets jaunes ne fournissent pas de chiffres aux médias, ce qui donne cette impression d’un chiffre de la police tombé du ciel uniquement pour les discréditer.

Avec les gilets jaunes, les médias font face à la concurrence d’un nouvel espace médiatique : Facebook. Céline Pigalle, directrice de la rédaction de BFM TV, le déplorait au micro de France Culture : «Les manifestants nous disent : « Vous ne dites pas la même chose que ce qui est sur les réseaux sociaux. » Les uns et les autres sont désormais enfermés dans une bulle médiatique sur ces réseaux, ils se sont construit un univers conforme à ce qu’ils ont envie de savoir et d’entendre.» Les médias sociaux créent par contraste les médias menteurs.

Facebook forme pour les gilets jaunes un espace médiatique cohérent, qui remplace en grande partie les médias traditionnels. Les jours de manif, les live Facebook de Rémy Buisine sur Brut ou les directs filmés par les gilets jaunes eux-mêmes remplacent les éditions spéciales de BFM TV, qui multiplie dans le même temps les records d’audiences. La semaine, la discussion sur les groupes Facebook et les live des deux leaders Eric Drouet et Maxime Nicolle se substituent aux débats d’éditorialistes sur les plateaux.

Espaces médiatiques
Le gouffre entre ces deux espaces médiatiques est si grand qu’il ne fait que renforcer l’impression que tout le système est contre eux. Depuis quelques semaines, Facebook est inondé de vidéos de violences policières, pas ou peu vues à la télé. Les photos des nombreuses «gueules cassées» au lanceur de balle de défense sont là encore bien plus visibles sur les réseaux qu’à la télé, alimentant l’idée d’une «censure».

Les journalistes objectent parfois aux gilets jaunes qu’ils ne gagnent pas forcément beaucoup plus qu’eux, tant le métier se précarise. Pour autant, on entend très peu d’appels de gilets jaunes à «retourner» les journalistes, comme on peut le voir avec les forces de l’ordre lorsque des manifestants scandent : «La police avec nous» Les journalistes ne sont pas du tout perçus comme faisant partie de la même classe sociale, au contraire des policiers que les gilets jaunes imaginent proches d’eux idéologiquement.

En fait, les médias sont haïs pour les mêmes raisons que les politiques. C’est une crise de la représentativité. Les journalistes sont vus comme lointains et défendant les intérêts d’une autre classe sociale. Les gilets jaunes rejettent toute forme de médiation et ne font plus confiance à aucun corps intermédiaire. Ils réclament que les médias disent la vérité (ou plutôt leur vérité) de la même manière qu’ils revendiquent le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Pour avoir la parole directement, sans aucun filtre, sans un intermédiaire qui prétende faussement les représenter.

Dorothée, 42 ans, gilet jaune de Marmande, l’a bien résumé dans un article du Monde : «Ça faisait des années que je bouillais devant ma télé, à me dire : « Personne ne pense comme moi, ou quoi ?  » Quand j’ai entendu parler des gilets jaunes, j’ai dit à mon mari : « C’est pour moi.« »