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Les enfants boivent de moins en moins de lait

laitLa consommation de lait a reculé de 21% en 13 ans chez l’enfant et l’adolescent, principalement parce qu’ils prennent de moins en moins de petit déjeuner.

Le lait serait-il démodé chez les plus jeunes ?  A l’occasion d’un congrès de pédiatrie, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) est revenu ce jeudi sur l’évolution des comportements alimentaires chez les enfants et adolescents français. Il s’est pour cela appuyé sur les données du Crédoc, publiées tous les trois ans, sur les Comportements et Consommations Alimentaires en France (CCAF).

20% des 3-5 ans et 37% des 6-8 ans en deçà des besoins moyens en calcium
Premier enseignement : entre 2010 et 2016, la consommation de lait est passée de 237 à 202 millilitres par jour chez les 3 à 5 ans et de 211 à 181 millilitres par jour chez les 6-8 ans. Les apports en calcium ont donc diminué et le nombre d’enfants en dessous du BNM (besoin nutritionnel moyen) en calcium a mécaniquement progressé. En l’espace de 6 ans, il a bondi de 4% à 20% chez les 3 à 5 ans. Et de 20% à 37% chez les 6-8 ans.

Selon le CNIEL, la diminution de la consommation de lait n’est pas compensée par d’autres produits laitiers ou aliments consommés à un autre repas. « Pour les enfants que je suis régulièrement, la consommation en lait infantile est correcte jusqu’à 2 ans et demi ou 3 ans. Après l’âge de 3 ans, ils consomment plutôt des laitages ou des fromage », explique à BFMTV le docteur Sandra Brancato, pédiatre à Nîmes et chargée de nutrition à l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

« En revanche, si l’apport en calcium est correct avec ces produits dérivés du lait, ils peuvent conduire une surconsommation de protéines et des lipides, c’est-à-dire de gras », met en garde la spécialiste.

Une baisse « multifactorielle »
Pour expliquer cette baisse de la consommation de lait chez les plus jeunes, le CNIEL avance d’abord « l’augmentation du nombre de petits déjeuners sautés au cours de la semaine, la baisse de la quantité de lait prise au petit déjeuner pour ceux qui en prennent et un désengagement des parents, les enfants se préparant eux-mêmes le petit déjeuner ».

« C’est multifactoriel », assure Sandra Brancato. « Certains enfants n’aiment pas le lait. Certains parents n’aimant pas le lait eux-mêmes, et n’en donnent pas à leurs enfants. Il y a aussi des familles qui ne prennent pas de petit déjeuner. Il y a probablement autant d’explications que d’enfants! », ajoute le médecin.

« Risque de carence pour la croissance de l’enfant »
Selon le docteur Brancato, « le lait a pu souffrir d’une mauvaise réputation chez certaines catégories de la population, mais il n’y a aucun danger à consommer des produits laitiers ou du lait de vache. Le danger serait plutôt d’avoir des apports trop faibles en calcium, avec des risques de carence pour la croissance de l’enfant ».

Pour rappel, les besoins nutritionnels moyens en calcium sont de 385 milligrammes par jour pour les 1-3 ans, 539 milligrammes par jour pour les 4-6 ans et 693 milligrammes par jour pour les 7-9 ans. Sachant qu’un verre de lait équivaut à un apport en calcium de 170 mg, un yaourt à 160 mg et une part de 20 g de fromage à 126 mg.

La pédiatre nîmoise préconise à sa patientèle de consommer un produit laitier à chaque repas jusqu’à l’adolescence : « un enfant peut boire du lait tant qu’il le tolère et le digère bien. Chez les enfants qui souffrent d’une intolérance partielle au lactose, ils ne peuvent plus boire du lait pur mais peuvent recourir à des produits dérivés du lait comme les yaourts ou le fromage. »

Parallèlement à la diminution de la consommation du lait chez les enfants, les spécialistes notent globalement une baisse de la diversité des aliments consommés. Près d’un enfant de 3 à 17 ans sur deux (45%) consomme moins de deux portions de fruits et légumes par jour.

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Légalisation du cannabis : qu’en disent les médecins ?

cannabisSi la question de la légalisation du cannabis divise sur le plan politique, les avis de spécialistes de la santé divergent tout autant. Quand certains appellent au « pragmatisme », d’autres tirent la sonnette d’alarme sur les limites d’un éventuel encadrement.

La question de la légalisation du cannabis est de nouveau sur la table. Ce jeudi les députés doivent déposer une proposition de loi pour une légalisation régulée du cannabis récréatif. L’objectif selon eux, sortir d’une posture « répressive, hypocrite et immorale » alors que 5 millions de Français consommeraient du cannabis. Surtout, ils souhaitent aligner la fiscalité du cannabis sur celle du tabac, ce qui rapporterait 1,8 milliards d’euros à l’État pour des actions de prévention ou de sensibilisation.

Mieux accompagner les fumeurs
C’est députés ne sont pas les seuls à faire cette proposition. Dans un rapport publié ce jeudi, le Conseil d’analyse économique (CAE), un groupement d’économistes rattaché à Matignon, se positionne clairement en faveur de sa pénalisation et appelle à créer un « monopole public de production et de distribution du cannabis », avec producteurs agréés et boutiques spécialisées. De même que les 70 personnalités qui ont signé une tribune à ce sujet publiée mercredi dans l’Obs, appellent les pouvoirs publics « à agir vite » pour légaliser le cannabis au nom du « pragmatisme ».

Mais outre le point de vue économique, les spécialistes de la santé,eux, n’ont pas tous le même son de cloche. Pour certains médecins, la légalisation du cannabis permettrait de mieux l’encadrer. C’est ce que pense William Lowenstein, médecin et président de SOS Addiction. Selon lui – alors que les adolescents français sont les plus grands consommateurs de cannabis en Europe, sa légalisation serait un moyen de dire « stop à l’hypocrisie », pour accompagner au mieux ces fumeurs : « Il ne faut pas envoyer le message que légaliser signifie favoriser l’accès mais plutôt le réguler et prévenir des méfaits des consommations », explique-t-il, tout en insistant sur le fait que le cannabis reste très dangereux pour les adolescents.

Les limites de l’encadrement
Pour le chef du service de toxicologie du CHU de Garches, Jean-Claude Alvarez, invité de BFMTV, il en est autrement. En effet légaliser le cannabis ne permettrait pas de résoudre totalement les problèmes liés à cette drogue selon lui, et aurait sans doute d’autres conséquences : « Aujourd’hui on essaie de faire diminuer la consommation d’alcool chez les jeunes, la consommation de tabac, et là subitement on se dit qu’on va autoriser la consommation de cannabis par un système légalisé (…) Je me pose des questions d’un point de vue santé publique », explique-t-il.

Récemment, le Canada ainsi que plusieurs États américains ont suivi l’exemple de l’Uruguay, premier pays du monde à avoir légalisé le cannabis récréatif en 2013. Mais pour Jean-Claude Alvarez, cet encadrement a des limites : « Aux États-Unis c’est interdit aux mineurs, et pourtant le marché parallèle existe toujours pour ces mineurs. Il ne faut pas l’oublier. »

Un volet préventif
Si le cannabis était légalisé, les produits mis en vente dans des boutiques spécialisées contiendraient moins de THC (Tetrahydrocannabidol) que le cannabis classique avec 0,2% maximum contre 15 à 30% pour les produits vendus de façon illicite. Mais pour certains, cette vente de produits « de meilleure qualité » sur le degré de THC ne servirait donc pas aux mineurs qui pourraient continuer à se procurer de la drogue, et encore plus nocive.

« Il faut communiquer sur la dangerosité du cannabis et dire à nos jeunes que c’est interdit. On n’entend jamais de campagnes expliquant que le cannabis c’est dangereux », regrette encore Jean-Claude Alvarez.

En décembre 2017, l’Académie nationale de médecine s’était dite inquiète de la progression de la consommation de cannabis dans un communiqué de presse. Elle y expliquait que la teneur en THC proposée à l’achat n’a cessé de croître, ce qui constitue selon les médecins un facteur aggravant des effets sur la santé physique et psychique. Elle recommandait même au contraire la totale banalisation de cette drogue.

Pour l’heure le gouvernement s’est dit quant à lui totalement opposé à une légalisation du cannabis récréatif, concédant simplement qu’il pourrait y avoir des « réflexions » sur un usage thérapeutique.

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Alerte rouge aux pollens de graminées

allergieUne grande partie de l’Hexagone présente un risque « élevé » à « très élevé » d’allergie aux pollens de graminées. Un cauchemar pour les allergiques.

Gare aux pollens de graminées, pour certains, profiter des beaux jours dans les parcs relève du parcours du combattant. La période est en effet redoutée des allergiques, assaillis par les pollens. Depuis quelques jours, le risque d’allergie associé aux graminées « reste majoritairement élevé à très élevé », prévient le Réseau national de surveillance aérobiologique.

Vingt-six départements sont en alerte rouge. Seuls cinq départements de l’Hexagone présentent un risque « moyen »: le Finistère, l’Orne, la Mayenne, la Sarthe et les Alpes-Maritimes.

Les consultations s’enchaînent chez les allergologues. Deux fois par an, Clarisse vient faire des tests pour suivre l’évolution de ses allergies. Être sensible aux pollens de graminées peut se révéler très handicapant.

« Aérez très tôt le matin, lavez-vous les cheveux »
« Il y a des jours, c’est 50, 60, 70 éternuements dans la journée. La boîte de mouchoirs qui y passe, le nez comme ça … Il y a des jours, c’est compliqué », se plaint-elle à notre micro.

Hormis les traitements symptomatiques, des gestes simples peuvent simplifier le quotidien des allergiques. « Aérez très tôt le matin avant que la chaleur monte, ou très tard le soir après que la chaleur a baissé. Lavez-vous les cheveux pour enlever les pollens qui se seront accumulés dedans à cause de l’électricité statique », conseille le Dr Hervé Masson.

En France, les allergies aux pollens concernent plus de 20% de la population, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique.

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Trachéite : traitement, symptômes, contagion, qu’est ce que c’est ?

TrachéiteDéfinition : qu’est ce que la trachéite ?
La trachéite est une inflammation des muqueuses de la trachée. Il s’agit du conduit de transit qui achemine l’air des voies aériennes supérieures (gorge, nez, oreilles) jusqu’au voies aériennes inférieures (poumons).

On distingue deux types de trachéites. La trachéite aiguë est passagère et se guérit au bout de quelques jours. La trachéite chronique est en revanche plus dure à traiter car l’inflammation dure plus longtemps.

Bien que provoquant une gêne, la trachéite est le plus souvent bénigne et n’entraîne aucune complication sérieuse. Elle est le plus souvent diagnostiquée en automne et au printemps.

Symptômes : comment reconnaître une trachéite ?
La trachéite se manifeste par une sensation d’irritation à la base du cou qui va provoquer une toux sèche et spasmodique. Ces quintes de toux font surtout leur apparition la nuit lors des changements de positions entraînant des troubles du sommeil. La contraction répétée du thorax peut entraîner des douleurs thoraciques.

En cas d’infection virale, une fièvre importante peut se déclarer. La trachéite peut parfois être associée à une laryngite, et s’accompagne alors d’une voix enrouée.

Causes de la trachéite
La trachéite est le plus souvent d’origine virale, provoquée par une infection ORL comme une bronchite, une rhinopharyngite ou une pharyngite. Dans certains cas, plus rares, c’est une bactérie qui en est la cause.

La trachéite n’est contagieuse que lorsqu’elle est d’origine infectieuse. Les particules sont expulsées lors de la toux et se propagent dans l’air.

Parmi les autres facteurs, on retrouve l’inhalation de tabac, de pollution ou autres substances néfastes pour le système respiratoire ainsi que des allergies, au pollen par exemple.

Traitement : comment soigner une trachéite ?
En cas de trachéite aiguë, la maladie tend d’elle-même vers la guérison au bout de quelques semaines. Le traitement vise donc à atténuer la toux et les douleurs thoraciques à l’aide de sirop et d’antitussif.

Un traitement naturel à base de boissons chaude, de miel, de thym ou de citron peut être également être mis en place. Certaines mesures simples comme humidifier la chambre ou rehausser les oreillers peuvent aider à trouver le sommeil.

Si la trachéite est chronique, il est impératif de trouver sa cause (syphilis, tuberculose …) pour pouvoir la traiter.

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Les principales allergies alimentaires

allergie.jpgLes aliments sont responsables d’un grand nombre d’allergies. Parmi eux, certains sont particulièrement propices à entraîner des réactions. Lait de vache, œufs de poule, arachides.

Les aliments qui peuvent entraîner des allergies alimentaires sont légion. Le point sur ces grands accusés de l’assiette.

L’allergie au lait de vache
C’est l’allergie du nourrisson la plus fréquente mais elle peut s’observer à tout âge. Elle débute en général au troisième  mois, lors de l’arrêt de l’allaitement maternel. Elle peut provoquer de simples troubles digestifs, mais aussi de l’eczéma, de l’urticaire chronique, voir un grand choc anaphylactique. Certaines morts subites inexpliquées du nourrisson pourraient lui être liées.

L’allergène majeur du lait de vache est la bêta-lactoglobuline mais la caséine et l’albumine sont aussi des protéines lactées potentiellement allergisantes. Enfin, l’allergène peut être un contaminant comme le nickel (cuves) ou la pénicilline (injectée à la vache laitière). Le diagnostic allergologique est établi par l’anamnèse, les tests cutanés et sanguins. Une polyallergie alimentaire est fréquente (arachide, œuf, soja).

En cas d’allergie, toute protéine lactée bovine doit être exclue de l’alimentation. En raison des allergies croisées, on supprime également les aliments à base de soja. Le régime exclut donc tous les laits, tous les produits laitiers et dérivés (yaourts, fromages blancs, petits suisses, fromages, beurre, crème fraîche), les substituts de lait à base de soja, tous les aliments contenant du lait même à l’état de traces et un grand nombre de produits infantiles (farines, petits pots, etc …). Le lactose additionné aux aliments ou à des médicaments peut être contaminé par les protéines de lait.

Une alimentation hypoallergénique avec des hydrolysats protéiques (Alfaré, Galliagène TCM, Nutramigen, Peptijunior, Pregestimil, etc …) permet l’arrêt des symptômes et favorise une auto-guérison spontanée dans 90 % des cas entre 9 et 12 mois.

L’allergie à l’œuf de poule
Les allergènes majeurs de l’œuf sont l’albumine (protéine thermolabile détruite par la chaleur) et l’ovomucoïde (protéine thermostable résistante à la chaleur). Dans ce dernier cas, la cuisson de l’œuf ne protège pas contre l’allergie.

L’allergie aux protéines d’œuf de poule est une allergie fréquente qui concerne 5 % des enfants atopiques. L’allergie à l’œuf peut être aussi brutale et aussi grave que l’allergie au lait. Certaines personnes très sensibles sont mêmes mortes de choc anaphylactique ou d’oedème du larynx, pour avoir seulement ingéré des particules résiduelles, provenant d’une minime trace d’œuf cuit, encore présente sur un ustensile de cuisine insuffisamment lavé.

L’allergie à l’œuf n’est heureusement pas toujours aussi grave. Elle se contente de provoquer en général de l’urticaire ou de l’eczéma. Certains enfants allergiques à l’œuf ne peuvent pas être vaccinés avec des vaccins en contenant des traces.

Le diagnostic de l’allergie à l’œuf est comparable à celui de l’allergie au lait. L’éviction prolongée de l’œuf permet dans 50 % des cas la réinstallation d’une tolérance à l’œuf, à vérifier en milieu médicalisé.

L’allergie à l’arachide
L’arachide ou cacahuète est une légumineuse très consommée aux Usa et de plus en plus utilisée en Europe. Son usage s’est répandu dans l’industrie agroalimentaire. Elle fut introduite involontairement dans les laits maternisés, comme contaminant de l’huile d’arachide. L’huile d’arachide, pourtant pure à 99 %, peut en effet contenir des traces suffisantes de protéines pour sensibiliser et provoquer une réaction allergique. La sensibilisation à l’arachide peut être aussi grave que l’allergie au lait ou à l’œuf.

L’arachide et le beurre de cacahuète sont également les plus fréquents des allergènes « masqués », présents dans de très nombreux aliments, comme les bouillies de céréales, les pâtisseries, les sauces, etc. Le diagnostic de l’allergie à l’arachide est comparable à celui des autres allergies. Sa guérison est exceptionnelle. En général, ce type d’allergie à l’arachide persiste toute la vie.

Les allergies alimentaires croisées avec l’allergie au latex
Le latex est une substance issue de l’hévéa (Hevea brasiliensis) et contenue dans les gants, tétines, ballons, préservatifs, matériel d’anesthésie, sondes urinaires, etc. Pour des raisons encore mal comprises, l’allergie au latex est de plus en plus fréquente dans tous les pays. Elle est croisée avec certains aliments : avocats, bananes, kiwis, noix de cajou, châtaignes, fruits de la passion etc …

Le talc, qui est fréquemment additionné aux gants de latex, entraîne en se volatilisant des microparticules antigéniques de latex qui peuvent provoquer une allergie respiratoire ou cutanée à distance du gant. La première cause des chocs allergiques au cours d’une intervention chirurgicale chez l’enfant est l’allergie aux protéines de latex.

Le choc a lieu au moment du contact avec le latex contenu dans les gants du chirurgien. Des gants en néoprène (garantis sans latex) sont disponibles dans tous les blocs opératoires pour assurer les soins aux enfants sensibilisés détectés lors de l’interrogatoire pré-opératoire effectué par l’anesthésiste.

Publié dans Texte Sexualité

Les Français plus nombreux que jamais à souffrir de troubles de l’érection

troubles de l'érectionEn France, 61% des hommes ont déjà été victimes de troubles de l’érection, d’après une nouvelle étude de l’Ifop publiée ce mercredi. Un sujet encore majoritairement « tabou » chez la gente masculine, souligne l’étude.

Une étude de l’Ifop pour la plateforme de santé Charles.co, publiée ce mercredi, révèle que les Français n’ont jamais été aussi nombreux à souffrir de problèmes d’érection. Pas moins de 6 hommes sur 10 ont déjà rencontré des troubles érectiles au moins une fois au cours de leur vie : un chiffre en hausse continue ces 15 dernières années.

En 2005, ils n’étaient « que » 44% à en avoir déjà rencontré, contre 61% aujourd’hui. Et pour bon nombre de ces hommes, il ne s’agit pas d’un souvenir lointain ou d’une vague expérience de jeunesse, dans la mesure où ils sont plus d’un sur trois (38%) à admettre avoir connu une forme de troubles du désir ou de l’érection au cours des 12 derniers mois.

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Dépendance aux écrans et baisse de libido
Parmi les variables lourdes qui influent sur ce type de troubles, on trouve l’âge, le stress ainsi que le lieu de résidence. Les hommes habitants en agglomération parisienne (46%) y étant nettement plus sujets que les ruraux (36%).

Pour la toute première fois, cette étude montre aussi que la dépendance aux écrans peut avoir un impact sur la libido masculine. Chez les moins de 35 ans, le nombre d’individus victimes de troubles du désir est nettement supérieure à la moyenne chez les hommes visionnant quotidiennement « des vidéos pornographiques, les réseaux sociaux, les applis d’information ou les films et séries tels qu’en offrent des services comme Netflix ».

« Étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan », explique François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Un sujet encore tabou
Or, même en 2019, ces troubles génèrent des complexes chez les hommes, qui ont « une vision très phallocentrée du plaisir sexuel ». D’après l’étude, les hommes concernés ne sont pas toujours disposés à parler de ces troubles, que ce soit à leur partenaire ou à un professionnel de santé.

Près de deux tiers d’entre eux (63%) ont déjà eu des complexes sur leur capacité à avoir une érection, et 62% sur le fait de garder leur sexe en érection pendant tout un rapport. Par conséquent, le nombre d’hommes n’ayant jamais consulté de médecin à ce sujet s’élève à 72%, et seul un quart des hommes concernés en ont déjà parlé à quelqu’un.

Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant de loin l’argument le plus avancé. Par ailleurs, les chiffres montrent que les hommes ayant des troubles de l’érection sont deux fois plus nombreux à être complexés par la taille de leur sexe.

« Une conception pénétrative du plaisir sexuel »
Cette étude révèle que « la gent masculine a encore « une conception très pénétrative du plaisir sexuel masculin ». 56% des hommes, et 64% des hommes de moins de 30 ans, estiment qu' »un rapport sexuel doit impliquer une pénétration pour être pleinement satisfaisant ».

Pour retrouver du désir, la grande part des hommes concernés fait marcher la fabrique à fantasmes. 43% ont recours au porno, et 42% repensent à de précédents rapports sexuels. Mais dans l’ensemble, les Français restent réticents à recourir à des médicaments permettant d’améliorer les problèmes d’érection, même si 56% d’entre eux pourraient l’envisager.

Les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans se distinguent de leurs aînés du fait qu’ils recourent davantage aux produits psycho-actifs tels que le Viagra, la forte quantité d’alcool, ou encore la drogue et les produits aphrodisiaques.

Étude IFOP pour Charles.co réalisée en ligne du 19 au 24 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1957 personnes, de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, résident en France métropolitaine.

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La gonorrhée peut être transmise par un simple baiser avec la langue, selon une étude

La gonorrhéeContrairement à l’idée répandue, cette infection ne se transmet pas uniquement lors de rapports sexuels, ont constaté des chercheurs australiens.

Un simple baiser avec la langue peut suffire pour contracter la gonorrhée, ont révélé des chercheurs australiens dans une étude parue le 9 mai 2019 dans la revue Sexually Transmitted Infections. Cette annonce va à l’encontre de l’idée largement répandue, selon laquelle cette infection, aussi connue sous le nom de blennorragie ou « chaude-pisse », se transmet exclusivement lors de rapports sexuels.

Causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, cette infection sexuellement transmissible peut infecter les organes génitaux, le rectum et la gorge. Les chercheurs australiens ont étudié les questionnaires remplis par 3000 hommes gays ou bisexuels, dont 6% ont été testés positif pour cette infection. Ils ont constaté que les hommes qui ont embrassé un nombre élevé de partenaires, en ayant ou non un rapport sexuel, ont plus de risques de contracter une blennorragie au niveau de la gorge.

Un bain de bouche en prévention
« Ces données remettent en cause les modes de transmission de la gonorrhée connus depuis 100 ans, où le pénis d’un partenaire est considéré comme la source de l’infection de la gorge », a écrit Eric Chow, l’auteur principal de l’étude, dans un courrier électronique au Washington Post.

Cette nouvelle étude pourrait permettre de mieux comprendre la propagation de cette maladie, et donc d’améliorer les moyens de lutte contre sa transmission. Un enjeu capital alors que le nombre d’antibiotiques efficaces pour guérir de cette maladie est de plus en plus réduit, s’inquiète le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis.

« Nous savons qu’il est peu probable que les gens arrêtent de s’embrasser et notre équipe effectue déjà un essai clinique pour déterminer si l’utilisation quotidienne d’un bain de bouche pourrait prévenir la blennorragie. Si cela fonctionne, ce pourrait être une intervention simple et peu coûteuse pour tout le monde », espère Eric Chow, l’auteur de l’étude.