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La France interdit certains implants mammaires liés à un risque de cancer rare

Prothèse macrotexturée (labo sebbin)

Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France. Les retraits vont concerner les prothèses avec surface rugueuse, et deux dont l’enveloppe extérieure est en polyuréthane.

L’Agence nationale des produits de santé (ANSM) a finalement tranché. Elle va interdire plusieurs modèles de prothèses mammaires, soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, selon un courrier de l’Agence nationale des produits de santé (ANSM) dévoilé mercredi par Le Monde et Radio France.

Prothèses avec une surface macro-texturée
Dans ce courrier, l’ANSM annonce que les prothèses concernées sont toutes celles dont la surface est « macro-texturée », c’est-à-dire rugueuse, et deux dont l’enveloppe extérieure est en polyuréthane. Leur retrait a été décidé « au vu du danger rare mais grave que leur implantation est susceptible de constituer », selon ce courrier.

Un comité d’expertes réuni début février avait conclu qu’une interdiction généralisée des implants mammaires texturés n’était pas justifiée. Ce comité se prononçait seulement pour l’interdiction des prothèses Biocell du fabricant américain Allergan, principal modèle mis en cause dans la survenue de LAGC. L’ANSM avait alors indiqué qu’elle prendrait sa décision « dans les prochaines semaines », « sur la base » de l’avis consultatif du comité.

Surveillance renforcée
Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France parmi les 500.000 femmes porteuses d’implants mammaires. Trois en sont décédées.

Ces signalements avaient poussé l’ANSM à placer ces dispositifs sous surveillance renforcée et à réunir en 2015 puis 2018 un comité scientifique indépendant. Fin novembre, l’ANSM avait recommandé aux chirurgiens de poser « de préférence » des prothèses lisses, dans l’attente de ses conclusions sur le dossier.

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SGOT : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

SGOTLe SGOT, qu’est-ce que c’est ?
Le dosage du SGOT est généralement préconisé par le médecin lorsqu’il suspecte une atteinte hépatique, cardiaque ou musculaire.

Mais, dans la majorité des cas, cet examen biologique est effectué dans le cadre d’un bilan plus complet, car sa seule mesure ne permet pas de conduire à un diagnostic précis.

Les transaminases ont pour mission principale de favoriser le transfert des acides aminés au cours des réactions métaboliques et chimiques qui se produisent au sein des cellules. Ainsi, l’augmentation de leur concentration représente un marqueur fort d’une atteinte organique affectant le foie, le cœur, les muscles ou le sang.

Le dosage du SGOT
Le taux de SGOT est déterminé par l’analyse d’un prélèvement sanguin réalisé simplement par prise de sang. Si cette analyse médicale ne fait pas partie des examens nécessitant un jeûne strict, de nombreux laboratoires préconisent souvent sa réalisation à plusieurs heures d’un repas pour éviter des fluctuations trop importantes.

En outre, il est important de savoir que les valeurs normales peuvent différer d’un établissement à un autre en fonction des techniques de mesure utilisées. Cependant, les normes indicatives sont les suivantes :
– Chez l’homme : entre 8 et 30 UI/l,
– Chez la femme : entre 6 et 25 UI/l.

Il faut savoir que le dosage du SGOT est pratiquement toujours associé à celui des ALAT. Un rapport ASAT/ALAT est d’ailleurs établi.

Taux de SGOT trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
La grossesse représente la principale explication d’une baisse du taux de SGOT en dessous des valeurs normales. Une carence en vitamine B6 peut également expliquer une diminution de la concentration enzymatique.

Taux de SGOT trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Les variations pathologiques à la hausse sont plus souvent observées que celles tendant à la baisse. Un taux de SGOT élevé révèle généralement une atteinte hépatique ou cardiaque. Lorsque les valeurs s’envolent et sont plus de 10 fois supérieures à la normale, le médecin va s’orienter vers le diagnostic d’une hépatite virale aigüe.

Des augmentations plus modérées, en revanche, peuvent avoir de multiples origines :
– Hépatite chronique,
– Stéatose,
– Hépatite alcoolique,
– Hépatite toxique,
– Infarctus du myocarde,
– Insuffisance rénale,
– Cancer hépatique,
– Hémochromatose,
– Myopathie,
– Cirrhose …

Il est également possible de voir le taux de SGOT augmenter après un effort physique intense.

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TCK : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

tck.jpgQu’est-ce que le TCK  ?
Le dosage du TCK est principalement préconisé chez les patients sous traitement anticoagulant (héparine, antivitamine K), mais il constitue également un outil d’exploration des différents troubles de la coagulation : déficit des facteurs utilisés par la coagulation, présence de l’anticoagulant lupique, syndrome hémorragique, maladie de Willbrand.

En effet, le TCK fait partie, avec le dosage de prothrombine et la numération des plaquettes sanguines, des principaux tests de dépistage d’une anomalie de l’hémostase.

Le dosage du TCK
Le temps de céphaline kaolin est obtenu à partir d’un prélèvement sanguin réalisé par ponction veineuse dans le pli du coude. S’il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour pratiquer cet examen en laboratoire, il est néanmoins conseillé de ne pas manger de repas trop riche les heures précédentes.

L’échantillon de sang est mis en présence de céphaline, qui est un substitut plaquettaire, ainsi que d’un activateur particulaire (kaolin, silice, acide éllagique …). Ces manipulations permettent ainsi d’explorer les différents facteurs de coagulation, que sont les facteurs I, II, V, VIII, IX, X, XI, XII.

Pour information, les facteurs IX et VIII sont à l’origine, respectivement, de l’hémophilie B et A. Le TCK est toujours comparé avec celui d’un témoin qui est obtenu en faisant la moyenne d’environ 50 patients « normaux ». Sa valeur normale est généralement comprise entre 30 et 39 secondes. À terme, le résultat obtenu est celui du rapport entre le temps du patient et le temps du témoin. La norme indicative fait état d’un rapport inférieur à 1,2.

TCK trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
Une diminution du TCK du patient par rapport à celui du témoin n’a généralement aucune signification clinique.

TCK trop élevé : qu’est-ce que cela signifie ?
Le TCK du patient est allongé lorsqu’il excède de 8 à 10 secondes celui du témoin, et ce, à deux reprises. Cette condition révèle un trouble de la coagulation dont il va falloir déterminer la nature.

Il est ainsi possible d’observer un allongement du TCK en cas de déficits congénitaux d’un ou de plusieurs facteurs de coagulation, du facteur Fitzgerald (déficit en kininogène de haut poids moléculaire) ou encore des facteurs II, V, X. Il peut également résulter d’un déficit acquis secondaire à une pathologie hépatique, à une fibrinolyse, à une coagulopathie de consommation, à un traitement anticoagulant ou à un traitement par les inhibiteurs de la thrombine.

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Lactate : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

lactaseLe lactate, qu’est-ce que c’est ?
En temps normal, le sang humain contient une faible concentration d’acide lactique et, par conséquent, de lactate.

Il faut savoir que le lactate est produit au cours d’un effort musculaire intense lorsque les cellules ne sont pas suffisamment ou sont totalement privées d’oxygène. C’est ce que l’on appelle la glycolyse anaérobie. La sécrétion excessive de lactate survient lorsque les besoins des muscles en glucose sont supérieurs à l’apport en oxygène dont ils bénéficient. C’est le pyruvate qui est alors transformé en lactate.

Le dosage de la molécule est souvent pratiqué en milieu hospitalier face à des patients présentant les signes caractéristiques de l’hypoxie : douleurs abdominales, dyspnée, sueurs… Mais, l’examen peut également représenter un outil d’exploration pour certaines autres pathologies à l’image du diabète, de l’infarctus du myocarde ou de l’insuffisance rénale.

Le dosage du lactate
L’examen nécessite un prélèvement sanguin réalisé, dans la majorité des cas, par ponction veineuse dans le pli du coude. Mais, il arrive parfois que le dosage du lactate s’inscrive dans le cadre d’un bilan plus complet requérant la réalisation des gaz du sang. Dans ce cas précis, une ponction artérielle est privilégiée. Généralement, le patient devra être à jeun et avoir observé une période de repos avant que le prélèvement soit pratiqué.

Plus rarement, la concentration du lactate peut être mesurée dans le liquide céphalorachidien. Pour cela, il est nécessaire d’effectuer une ponction lombaire. Cette pratique n’est indiquée que dans le cadre du diagnostic d’une méningite et permet, entre autres, de déterminer l’origine de la pathologie (virale ou bactérienne). Le taux de lactate veineux est considéré comme normal lorsqu’il est inférieur à 2 mmol/l chez l’adulte.

Taux de lactate trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
Il n’existe pas de seuil de référence inférieur en dessous duquel le taux de lactate présente un caractère pathologique.

Taux de lactate trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Le taux sanguin de lactate est généralement augmenté dans les cas d’hypoxie tissulaire que l’on retrouve, notamment, en cas d’ischémie, d’état de choc, d’insuffisance hépatique sévère, d’hyperthermie maligne, de sepsis ou encore de convulsions. On parlera d’acidose lactique lorsque le taux de lactate est supérieur à 5 mmol/l et qu’il est associé à une acidose métabolique, soit un déséquilibre acido-basique caractérisé par une baisse du pH. Généralement, plus la pathologie est sévère, plus le taux de lactate est élevé.

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ASAT : définition, rôle, taux, dosage, comment analyser les résultats ?

asatLes ASAT, qu’est-ce que c’est ?
Autrefois appelées Glutamate Oxaloacétique Transaminase (GOT), les ASAT sont généralement évaluées dans le cadre d’un bilan hépatique ou cardiaque. En effet, les cellules du foie ou du myocarde ont tendance à libérer des ASAT lorsqu’elles sont lésées.

Leur dosage est souvent associé à l’analyse des phosphatases alcalines (PAL) et des alanines Aminotransférases (ALAT). Il est préconisé par le médecin lorsque son patient présente des signes cliniques de lésions hépatiques : ictère, urines foncées, douleurs abdominales, troubles gastro-intestinaux …

L’examen peut également être réalisé lorsqu’une personne a été exposée à l’un des virus de l’hépatite, affiche une consommation excessive d’alcool, suit un traitement médicamenteux susceptible d’impacter la fonction hépatique ou présente des antécédents familiaux ou personnels de pathologie du foie ou d’infarctus du myocarde.

Le dosage des ASAT
La mesure de cette enzyme est réalisée par analyse d’un échantillon sanguin prélevé par ponction veineuse au niveau du pli du coude. Si le jeûne n’est pas impératif pour réaliser cet examen au sein d’un laboratoire d’analyses médicales, il est toutefois préférable d’effectuer le prélèvement plusieurs heures après un repas.

Les valeurs normales des ASAT peuvent varier en fonction des laboratoires, mais également du sexe du patient. Généralement, les résultats sont considérés comme normaux lorsqu’ils sont compris entre 8 et 30 Unités Internationale (UI)/l chez l’homme et 6 et 25 UI/l chez la femme.

Toutefois, il est important de préciser que le taux de transaminase est susceptible d’augmenter naturellement avec l’âge. Certains médicaments tels que les antiépileptiques et les contraceptifs oraux peuvent également le faire fluctuer. Lorsque les valeurs obtenues sont anormales, un second prélèvement est effectué pour confirmation.

Taux d’ASAT trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
La baisse du taux d’ASAT sanguin peut être observée en cas de grossesse ou de carences en vitamines B6.

Taux d’ASAT trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Lorsque les transaminases (ASAT et ALAT) présentent des concentrations anormalement élevées, une atteinte hépatique est suspectée, ce qui va conduire le médecin à préconiser des examens complémentaires. Une augmentation modérée du taux peut être provoquée par une hépatite virale, une stéatose ou une consommation excessive d’alcool.

Les taux largement supérieurs à la normale peuvent être le signe d’une hépatite virale aigüe, d’un infarctus du myocarde, d’un cancer hépatique, d’une atteinte des voies biliaires ou d’une ischémie hépatique.

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Télémédecine : près de 8 000 téléconsultations remboursées en 6 mois

telemedecineLes actes de télémédecine sont remboursés depuis le 15 septembre, après un accord conclu entre l’Assurance maladie et trois syndicats de médecins libéraux.

Un bon levier pour lutter contre les déserts médicaux ?  Six mois après l’entrée en vigueur du remboursement par la Sécurité sociale, 7 939 téléconsultations ont été prises en charge a annoncé, l’Assurance maladie dans un communiqué de presse ce mardi 26 mars.

Depuis le 15 septembre 2018, tout médecin peut recourir à la téléconsultation, quels que soient sa spécialité, son secteur et son lieu d’exercice. Et cela, pour n’importe quel patient, en ville ou en établissement de santé.

700 actes hebdomadaires depuis la mi-février
Arrêté au 17 mars et « effectué à partir des facturations des téléconsultations », le bilan « reflète une montée en charge progressive », a affirmé l’Assurance maladie, évoquant également un déploiement « qui tend à s’accélérer ». Le nombre hebdomadaire moyen de téléconsultations est ainsi passé de 200 à la fin 2018, à plus de 700 depuis la mi-février.

Alors, qui est en tête de liste ?  Les médecins généralistes, ou les spécialistes ?  Eh bien, ce sont les premiers, les médecins généralistes avec 40,2% d’actes facturés, contre 32,2% pour les spécialistes. En troisième position, les centres de santé (19,9%), suivis par les établissements de santé (7,7%), dont les actes sont « le plus souvent facturés dans le cadre de consultations externes ».

D’un point de vue géographique, « il est prématuré d’indiquer, à ce stade, les territoires les plus moteurs en la matière », déclare l’Assurance maladie.

Un ordinateur, une caméra, un lien
La téléconsultation permet de consulter un médecin à distance, par exemple depuis son domicile, via un ordinateur ou une tablette équipée d’une caméra. Le praticien « décide des conditions dans lesquelles doit se réaliser cette consultation à distance » et doit envoyer à son patient « un lien l’invitant à se connecter sur un site ou une application sécurisés », explique l’Assurance maladie.

L’acte est facturé « au même tarif » qu’une consultation classique, c’est-à-dire en présentiel, soit entre 23 et 58,50 euros selon la spécialité (hors dépassements d’honoraires), pris en charge par la Sécu à hauteur de 70% et par les complémentaires santés pour les 30% restants.

Selon l’Assurance maladie, « le développement de la téléconsultation devrait s’amplifier dans les prochains mois », avec notamment la signature d’accords de remboursement des facturations émises par de nouveaux acteurs comme les infirmiers libéraux ou les pharmaciens.

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Hypotension artérielle : symptômes, causes et traitement de la baisse de tension

Hypotension artérielleQu’est ce que l’hypotension artérielle ?
L’hypotension artérielle est un trouble cardiovasculaire qui se caractérise par une baisse significative de la tension artérielle. La pression exercée par le sang sur la paroi des artères est plus faible que la normale.

On distingue deux types d’hypotension artérielle. L’hypotension orthostatique correspond à une chute de tension après un lever trop rapide. Il s’agit de la forme la plus fréquente. L’hypotension postprandiale survient après chaque repas lorsque que le sang afflue vers le système digestif pour aider à la digestion des aliments. Elle concerne principalement les personnes âgées.

Contrairement à l’hypertension artérielle (HTA), l’hypotension ne présente pas de complications graves. Elle peut cependant entraîner un malaise vagal.

Symptômes de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle ne présente le plus souvent pas de symptômes. Elle peut néanmoins, dans certains cas, s’accompagner de plusieurs signes cliniques :
– grande fatigue
– vertiges
– troubles de la vision
– bouffées de chaleurs
– troubles de la concentration
– tachycardie
– évanouissement dans les cas sérieux

Causes et facteurs de risque de l’hypotension artérielle
La cause la plus fréquente d’hypotension est la perte de sang à suite d’une hémorragie. C’est pour cette raison que les personnes anémiques perdent souvent connaissance.

Mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une baisse de tension, comme la déshydratation, la prise de certains médicaments (notamment ceux contre l’hypertension), des varices, la consommation d’alcool et de cannabis ainsi qu’une maladie du système nerveux (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, syndrome de Guillain-Barré).

Certaines personnes sont plus à risque de subir une chute passagère de la tension artérielle : les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes diabétiques ou souffrant de troubles cardiaques.

Diagnostic de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle est très souvent sous-diagnostiquée. En effet, les mesures de tension par tensiomètre sont le plus souvent effectuées en position assise alors que la position debout est la plus efficace en cas de baisse de tension. L’anxiété générée par un examen chez le médecin peut également faire monter temporairement la tension et fausser le résultat.

Pour établir un meilleur diagnostic, le patient peut porter pendant 24h un appareil qui enregistre automatiquement la tension toutes les 15 minutes de jours et 30 minutes de nuit. Cette technique s’appelle mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA).

On considère qu’un personne souffre d’hypotension artérielle lorsque que sa pression systolique (pression du sang lorsque que le cœur se contracte) se situe aux environs de 90 mmHg (millimètres de mercure).

Traitement de l’hypotension artérielle
La plupart du temps, l’hypotension ne nécessite pas la consultation d’un médecin. Le traitement se réduit le plus souvent à résoudre la cause sous-jacente par une modification de l’hygiène vie (arrêt de la consommation d’alcool ou de cannabis, boire de l’eau régulièrement, éviter de se lever trop vite, porter des bas de contentions …).

Dans le cadre d’une hypotension orthostatique chronique qui impacte sur la qualité de vie, une prise en charge médicamenteuse à base de fludrocortisone peut être proposée. Son but est d’augmenter le flux sanguin.