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Les bons gestes pour éviter la gastro-entérite

gastro-entériteAlors que le virus gagne du terrain, notamment dans le Nord et dans l’Est, nous avons interrogé des spécialistes pour connaître les meilleures « mesures barrière » pour éviter diarrhées et vomissements.

Ce sont des règles toutes simples. Elles sont pourtant les plus efficaces pour combattre le virus de la gastro-entérite. Ces microbes tenaces peuvent rester vivants sur une surface inerte pendant 24 heures environ, parfois davantage.

Alors que maladie de saison commence à arriver doucement par le nord, l’est et le sud-est, pour la combattre, la priorité est donnée au lavage de mains, car nos doigts sont les premiers vecteurs de transmission des microbes. « Un lavage avec de l’eau et du savon, ou avec un solution hydroalcoolique, à renouveler aussi souvent que possible, surtout après être allé aux toilettes et avant la préparation d’un repas », nous conseille Marion Debin, épidémiologiste du réseau Sentinelles.

Il ne faut négliger aucune zone (paumes, ongles, dos de la main, jusqu’aux poignets) et frotter ses mains pendant trente secondes avant de les rincer et sécher avec un tissu propre. Ce conseil est « encore plus valable pour les parents qui changent leurs enfants en bas âge », rappelle la spécialiste.

« La plupart du temps, la gastro-entérite est virale, elle est plus rarement bactérienne. Dans les deux cas, c’est un germe qui se transmet par contact. Lorsque l’on va aux toilettes, les selles contiennent des microbes. Si l’on n’a pas une hygiène impeccable, on risque de les retrouver dans ses mains », nous explique le médecin Serge Smadja

Au moment du lavage de main, il ne faut négliger aucune zone (paumes, ongles, dos de la main, jusqu’aux poignets) et frotter ses mains pendant trente secondes avant de les rincer et sécher avec un tissu propre. « Le mieux est un savon liquide et une serviette jetable », estime le docteur Smadja.

Bien nettoyer son frigo
Dans les cuisines, et réfrigérateurs notamment, l’idéal est de bien nettoyer les surfaces où il pourrait y avoir un risque de transmission entre le virus et les aliments, comme les plans de travail. « Cette consigne est encore plus essentielle dans les hôpitaux », note Marion Debin.

Enfin, il faut penser à aérer régulièrement chaque pièce de son logement, dix minutes chaque jour a minima.Si, malgré toutes ces consignes, vous contractez ce virus, « l’important est de veiller à la réhydratation, surtout pour les nourrissons », rappelle le médecin.

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La contraception gratuite bientôt étendue aux mineures de moins de 15 ans

contraceptionCette mesure devrait permettre de réduire le recours à la contraception d’urgence ou à l’interruption volontaire de grossesse.

Le gouvernement veut étendre la prise en charge « intégrale » des frais liés à la contraception aux jeunes filles de moins de 15 ans, selon l’avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, dont l’AFP a obtenu une copie.

Cette mesure étend le dispositif créé en 2013 pour les mineures de 15 à 17 ans, qui « bénéficient de la gratuité de la contraception prescrite par un médecin ou une sage-femme et de la dispense d’avance de frais sur ces soins », ainsi que de « la confidentialité de ces actes lorsqu’elles le souhaitent », rappelle le gouvernement dans ce texte.

Actuellement, les jeunes filles de moins de 15 ans doivent « supporter financièrement » le coût des contraceptifs, des consultations médicales et des éventuels examens biologiques, « ce qui peut constituer un frein (…) pour des publics souvent en situation de fragilité ».

1000 jeunes filles de 12 à 14 ans enceintes par an
Cela se traduit par un recours fréquent à la contraception d’urgence, voire à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). De fait, « chaque année, près de 1000 jeunes filles de 12 à 14 ans sont enceintes en France » et « parmi ces grossesses, 770 se concluent par une IVG », est-il précisé dans l’avant-projet de loi.

Pour leurs aînées de 15 à 17 ans, le taux de recours à l’IVG a nettement baissé ces dernières années, passant de 9,5 à 6 pour 1000 entre 2012 et 2018, alors qu’il est resté stable pour l’ensemble des femmes de 15 à 49 ans, autour de 14,5 pour 1000, selon la Drees, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques des Ministères Sociaux

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Quels dangers pour vos médicaments pendant la canicule ?

Quels dangers pour vos médicaments pendant la caniculeS’hydrater, chercher l’ombre et le frais, éviter tout effort sportif… et faire attention à ses médicaments. BFMTV.com vous explique comment et pourquoi la canicule peut nuire à votre traitement médical.

L’Hexagone est frappé par une seconde canicule depuis lundi, qui devrait durer jusqu’à vendredi. Plusieurs recommandations concernant la santé sont diffusées par le gouvernement : s’hydrater, ne pas être exposé au soleil pendant les heures les plus chaudes, essayer d’éviter les efforts physiques … Mais aussi : « en cas de maladies chroniques ou de traitement médicamenteux régulier, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou votre pharmacien ».

Outre la plus grande attention portée aux personnes malades en cas de chaleurs extrêmes, l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament) recommande de prendre aussi garde aux médicaments en eux-mêmes.

« L’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation des médicaments, particulièrement ceux nécessitant des précautions particulières de stockage et de conservation », explique l’ANSM sur son site.

Il existe différentes températures auxquelles conserver ses médicaments, comme l’explique l’ANSM : ceux à garder entre +2 et +8°C, ceux à conserver à une température inférieure à 25 ou 30°C et les médicaments à conserver à température ambiante.

Attention à la chaîne du froid
Le premier type de traitement est particulièrement sensible aux changements de températures, et « plus il fait chaud, plus la moindre défaillance peut-être fatale dans la chaîne du froid », explique Yohann Caboni, directeur général et cofondateur de Koovea, entreprise de suivi de températures en temps réel de produits, notamment de garantie de la chaîne du froid.

Le potentiel immunogène des vaccins ou les anti-venins, qui doivent être conservés entre 2 et 8°C, peut par exemple être altéré en cas d’exposition trop longue à la chaleur. En cas de transport, il faut donc les conserver dans un sac isotherme réfrigéré.

Ces produits étant habituellement « conservés dans des réfrigérateurs ou des chambres froides, les températures élevées devraient être sans conséquence sur leur stabilité », écrit l’ANSM, précisant toutefois : « s’ils sont utilisés assez rapidement une fois sortis du réfrigérateur ».

Chez Koovea, qui s’occupe du suivi de la chaîne du froid pour le transport des médicament du laboratoire à la pharmacie, il faut être particulièrement vigilant. « C’est pendant cette période de canicule extrême que l’on se rend compte de la défaillance de certaines chaînes », explique Yohann Caboni à BFMTV.com

Ne pas consommer les produits à l’apparence changée
Les médicaments devant être conservés entre 25 et 30°C peuvent être exposés pendant « plusieurs semaines à une température constante de 40°C », sans être dégradés, assure l’ANSM. Ceux devant être gardé à température ambiante ont, eux, « montré l’absence de dégradation après exposition pendant 6 mois à une température de 40°C ».

L’Agence du médicament précise cependant que les médicaments biologiques tels que l’insuline, « se conservent hors du réfrigérateur après ouverture à des températures ne dépassant pas 25°C ou 30°C ».

Ces règles de températures des médicaments sont précisées sur leur notice, « à défaut, évitez de les exposer à des températures supérieures à 25°C », explicite le site de l’Assurance Santé Ameli. Il ajoute que les produits ayant fondu sous la chaleur  comme les ovules, les pommades ou encore les suppositoires ne doivent pas être utilisés. Il en va de même pour « tout produit dont l’apparence extérieure est visiblement modifiée. En effet, cette altération de son aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés. »

Des médicaments à éviter par grosses chaleurs
Certains médicaments sont à éviter parce qu’ils peuvent accentuer les risques liés à la canicule, et nécessitent donc une vigilance accrue. En cas de doute ou de ressenti étrange après avoir pris votre médicament, il faut immédiatement en parler à son médecin.

Les diurétiques peuvent par exemple aggraver la déshydratation, « les médicaments contre la tension et l’angine de poitrine peuvent aggraver une hypotension », « des médicaments pour traiter une épilepsie peuvent devenir toxiques en cas de déshydratation » ou encore « certains médicaments soignant la maladie de Parkinson, l’incontinence urinaire ou l’allergie peuvent gêner la transpiration » prévient l’ANSM.

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Les produits « brûle-graisse » sont-ils vraiment efficaces pour perdre du poids ?

Les produits brûle-graisse sont-ils vraiment efficaces pour perdre du poidsEn quelques cachets, des kilos et plusieurs tailles en moins ? Les brûleurs de graisse, qui promettent à leurs adeptes de perdre du poids, sont-ils vraiment efficaces ?

L’été arrivant, les injonctions à maigrir vont, comme chaque année, se propager peu à peu dans le paysage. Pour accélérer le processus, certains choisissent d’ingérer des brûleurs de graisse. Ces pilules qui vous promettent des kilos en moins rien qu’en les ingérant sont-elles efficaces ?

« Pas un produit miracle »
Les brûleurs de graisse sont composés principalement de vitamines et de plantes, avec des ingrédients tels que la caféine, le thé vert ou le curcuma. Ils permettent d’améliorer les capacités du métabolisme, c’est à dire d’augmenter le nombre de calories qu’il brûle au repos. La marque Anaca3 explique sur son site que ses pilules sont composées de « plantes, de vitamines et de minéraux ». Algues, acerola ou encore cranberry sont présents dans celles de Superdiet.

« Ça fonctionne, mais il ne faut pas attendre non plus que ce soit un produit miracle », explique Géraldine Martin, pharmacienne, à BFMTV. « C’est toujours associé à une hygiène de vie et ça va permettre de perdre quand même deux, trois kilos sur trois semaines, un mois … »

Sur son site, la marque XLS présente d’ailleurs ses traitements comme des moyens de perte de poids en complément d’un régime : mieux manger et faire du sport.

« Pas d’études cliniques sérieuses »
Mais ces brûle-graisse soulèvent un scepticisme important au sein de la communauté médicale. « Il faudrait probablement des quantités assez importantes et des dosages assez importants de ces produits pour obtenir une vraie efficacité clinique », explique à BFMTV Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin-nutritionniste. « Il n’y a pas d’étude clinique sérieuse, solide, avec une méthodologie bien établie qui permet de démontrer une efficacité » des brûle-graisse.

La course à la minceur peut également entraîner l’achat de produits dangereux. En février, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé une alerte concernant les brûle-graisse Clenox et Stanox-10 de la marque Malay Tiger, « utilisés par les sportifs mais aussi pour la perte de poids ». Ils contenaient du clenbutérol, « une substance dangereuse qui présente des risques cardiaques graves », et est interdite en France depuis 2012.

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Des médecins alertent sur une pénurie de corticoïdes

pénurie de corticoïdesSelon l’Agence nationale de sécurité du médicament, les fabricants de corticoïdes ont pris du retard dans leur production. En attendant, certains patients sont obligés d’écumer les pharmacies pour se fournir en médicament.

Attention à la pénurie de médicaments. Le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR) alerte sur la pénurie de corticoïdes faute de stock, après l’annonce du retrait de plusieurs produits des étals des pharmacies.

« Le 31 juillet 2019, avec l’accord de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, le laboratoire BMS retirera le Kénacort 40 mg et 80 mg du commerce. Cette nouvelle consternante survient alors que le Diprostène, commercialisé par le laboratoire MSD, est en rupture de stock et ‘serait’ au mieux à nouveau distribué en juillet, voire en début d’année 2020 », a assuré le SNMR dans un communiqué.

L’ANSM pointe du doigt les industriels
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait pourtant tenté d’anticiper la pénurie. Le 14 mai dernier, l’ANSM assurait dans un communiqué avoir rencontré les fabricants de médicaments qui avaient à leur tour promis d’approvisionner la France en puisant dans les stocks des pays voisins non touchés par la pénurie.

L’agence a également expliqué que l’origine de la pénurie incombait aux industriels, accusant des retards dans la production des corticoïdes manquants, en particulier à l’étape de leur fabrication. « Les corticoïdes, ce sont des médicaments qui ne coûtent rien. Les laboratoires qui les commercialisent n’ont pas un grand intérêt à investir pour qu’il y ait un suivi et un réapprovisionnement rapide de ces spécialités », avance de son côté à France Info le Professeur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris.

De nombreuses maladies soignées à base de corticoïdes
Les mesures d’urgence prises par l’ANSM et les industriels n’ont toujours pas eu l’effet escompté : « Certains patients sont obligés de faire dix pharmacies pour trouver leurs comprimés », raconte le Professeur Francis Berenbaum

Utilisés pour traiter certains cancers et leucémies, les corticoïdes et la cortisone sont également employés pour soigner les asthmes sévères, les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, les problèmes rénaux et les maladies articulaires et tendineuses notamment.

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La gonorrhée peut être transmise par un simple baiser avec la langue, selon une étude

La gonorrhéeContrairement à l’idée répandue, cette infection ne se transmet pas uniquement lors de rapports sexuels, ont constaté des chercheurs australiens.

Un simple baiser avec la langue peut suffire pour contracter la gonorrhée, ont révélé des chercheurs australiens dans une étude parue le 9 mai 2019 dans la revue Sexually Transmitted Infections. Cette annonce va à l’encontre de l’idée largement répandue, selon laquelle cette infection, aussi connue sous le nom de blennorragie ou « chaude-pisse », se transmet exclusivement lors de rapports sexuels.

Causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, cette infection sexuellement transmissible peut infecter les organes génitaux, le rectum et la gorge. Les chercheurs australiens ont étudié les questionnaires remplis par 3000 hommes gays ou bisexuels, dont 6% ont été testés positif pour cette infection. Ils ont constaté que les hommes qui ont embrassé un nombre élevé de partenaires, en ayant ou non un rapport sexuel, ont plus de risques de contracter une blennorragie au niveau de la gorge.

Un bain de bouche en prévention
« Ces données remettent en cause les modes de transmission de la gonorrhée connus depuis 100 ans, où le pénis d’un partenaire est considéré comme la source de l’infection de la gorge », a écrit Eric Chow, l’auteur principal de l’étude, dans un courrier électronique au Washington Post.

Cette nouvelle étude pourrait permettre de mieux comprendre la propagation de cette maladie, et donc d’améliorer les moyens de lutte contre sa transmission. Un enjeu capital alors que le nombre d’antibiotiques efficaces pour guérir de cette maladie est de plus en plus réduit, s’inquiète le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis.

« Nous savons qu’il est peu probable que les gens arrêtent de s’embrasser et notre équipe effectue déjà un essai clinique pour déterminer si l’utilisation quotidienne d’un bain de bouche pourrait prévenir la blennorragie. Si cela fonctionne, ce pourrait être une intervention simple et peu coûteuse pour tout le monde », espère Eric Chow, l’auteur de l’étude.

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L’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants

motiliumL’AFMPS n’autorise plus l’utilisation du Motilium chez les enfants, pas assez efficace

L’utilisation de dompéridone, qui compose notamment le médicament Motilium et qui soulage les symptômes de type nausées et vomissements, n’est plus approuvée au niveau européen chez les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants (moins de 12 ans) et les adolescents pesant moins de 35 kilos, avertit l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) sur son site. Une nouvelle étude clinique a démontré un manque d’efficacité du médicament, explique-t-elle.

La dompéridone, un antagoniste de la dopamine, a fait l’objet, en 2013 et 2014, d’une procédure européenne d’arbitrage au sujet du risque cardiaque associé à son utilisation, rappelle l’AFMPS.

Il en est notamment ressorti la réduction de la dose recommandée pour les nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents pesant moins de 35 kilos pour limiter le risque cardiaque : 0,25 mg/kg maximum trois fois par jour, contre de 0,25 à 0,5 mg/kg trois à quatre fois par jour auparavant.

Une étude clinique chez les enfants a également été demandée pour évaluer l’efficacité du médicament. Cette étude a été arrêtée prématurément, indique l’AFMPS: les résultats n’ont pas démontré un « bénéfice significatif par rapport à un traitement par placebo ».

Motilium, médicament de référence et titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, a dès lors proposé de supprimer l’indication de dompéridone chez ce public juvénile. Ce qu’a accepté l’AFMPS et les autres États membres européens concernés. En conséquence, à partir du 15 septembre prochain, le « Motilium 1 mg/ml suspension buvable ‘pédiatrie’ avec pipette doseuse, la seule spécialité qui ciblait la population pédiatrique de moins de 12 ans, est retirée du marché », précise l’Agence.

Pour les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans pesant 35 kilos ou plus), la dose est de 10 mg jusqu’à trois fois par jour, avec 30 mg comme dose quotidienne maximale.