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Une sculpture de sable de Theresa May guillotinée par le Brexit

Une sculpture de sable de Theresa May guillotinée par le BrexitAvec cette œuvre éphémère réalisée dans le cadre du festival de Weston-super-Mare, l’artiste Johannes Hogebrink souhaite sensibiliser l’opinion publique aux dégâts que va causer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Une sculpture de sable géante représentant la tête de la Première ministre britannique Theresa May au pied d’une guillotine nommée « Brexit » a été érigée mardi 14 mai au festival de Weston-super-Mare, dans le sud-ouest de l’Angleterre. L’œuvre est complétée par deux autres sculptures de sable, à l’effigie des présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine.

donald trump et vladimir poutine

« Ils applaudissent le fait que Theresa May essaie de couper le Royaume-Uni de l’Europe », a expliqué l’artiste néerlandais Johannes Hogebrink dans une vidéo publiée sur Facebook. « Mais en le faisant, elle coupe aussi sa propre tête », a-t-il poursuivi.

L’autorité de la Première ministre britannique a sérieusement pâti des atermoiements sur le Brexit, repoussé à deux reprises faute de consensus au Parlement sur l’accord de sortie qu’elle a négocié avec Bruxelles, et désormais programmé pour le 31 octobre au plus tard.

« J’espère que Theresa May viendra, verra (la statue) et arrêtera tout », a confié l’artiste. « Peut-être que des gens penseront aussi à changer d’avis » pour finalement rester dans l’UE », a déclaré le Néerlandais qui estime qu' »ensemble, on est plus forts ».

L’autorité locale North Somerset Council a salué « un art provoquant la réflexion », rappelant que la ville avait déjà été « choisie » par le célèbre artiste de street art Banksy pour « faire passer ses messages puissants ».

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Carrefour : jusqu’à 3000 départs « volontaires » dans ses hypermarchés

CarrefourCarrefour prévoit 3000 départs maximum dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective négocié depuis fin mars, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Le nombre de postes supprimés reste fixé à 1230, selon la direction.

Les syndicats du distributeur s’attendaient à 1500 suppressions de postes, c’est finalement un nombre plafond de 3000 départs « volontaires » que prévoit la direction de Carrefour pour ses hypermarchés en France dans le cadre de la rupture conventionnelle collective qu’elle négocie avec les partenaires sociaux depuis plusieurs semaines. La direction du géant de la grande distribution insiste sur le fait qu’il s’agissait d’un « plafond ». « Le nombre de postes supprimés reste bien fixé à 1.230 », a-t-elle ajouté.

Les suppressions de postes concernent à la fois les rayons bijouteries, multimédia, l’arrière-caisse, le service de la paie, l’encadrement, des fonctions administratives et les caisses de station-service. Sans surprise, ce sont les rayons non-alimentaires de ses grands magasins qui seront les premiers concernés car ils subissent de plein fouet la concurrence des enseignes spécialisées et du e-commerce.

Vers la réduction de 15% des effectifs dans 46 hypers
S’y ajoutent, selon les syndicats, l’objectif de réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins, ainsi qu’un dispositif de départs anticipés (congé de fin de carrière). Selon la direction, « entre 1.230 et 3.000, les départs pourront être remplacés », le congé de fin de carrière permettant ainsi « de favoriser le renouvellement générationnel dans le contexte de la transformation nécessaire du modèle de l’hypermarché. »

La rupture conventionnelle collective, modalité de rupture du contrat de travail, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l’une ou l’autre des parties (employeur ou salarié). Elle suppose la négociation avec les syndicats majoritaires dans l’entreprise qui doivent la signer pour qu’elle soit valide. Cet accord peut prévoir des aides aux projets personnels des salariés ou à la formation. Ensuite, la Dirrecte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) doit valider l’accord ainsi négocié.

Améliorer la rentabilité en modifiant l’offre des hypers
Cette procédure entre dans la logique du plan de transformation du distributeur, présenté par le PDG Alexandre Bompard en janvier 2018. Depuis, Carrefour a déjà réduit ses effectifs de 4400 postes, entre les départs volontaires dans plusieurs pays et la fermeture des magasins Dia en France.

Avant de ce résoudre à ce plan de départ, Carrefour a d’abord cédé ses ex-magasins Dia puis lancé un processus de mise en location-gérance de supermarchés, supérettes et hypermarchés. Le patron du groupe veut désormais rétablir au plus vite la rentabilité des hypers en réduisant leur surface et en modifiant l’offre, ce qui passe par une réduction d’effectifs.

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Bientôt un numéro de téléphone fixe attribué à vie

téléphone fixeLe régulateur des télécoms veut mettre en œuvre la portabilité des numéros fixes, comme c’est déjà le cas avec les téléphones mobiles.

Cet assouplissement des règles se ferait en deux temps, avec dès 2020 la possibilité de conserver son numéro lors d’un déménagement au sein d’une même région, et étendue à toute la France en 2023.

Un déménagement sur deux donne lieu à un changement de numéro d’appel fixe, selon les chiffres de l’Autorité de Régulation des Telecoms (Arcep). Soit 3,6 millions de personnes qui chaque année doivent informer leurs contacts du changement de coordonnées, voire imprimer de nouvelles cartes de visite et faire un petit effort pour mémoriser ces nouveaux chiffres.

Mais bientôt, il sera possible de conserver son numéro de téléphone fixe, quel que soit le département où l’on déménage. Car actuellement ces numéros sont dits « géographiques », les préfixes varient en fonction de la zone de résidence. Avec « 01 » pour les abonnés résidant en Ile-de-France, « 02 » pour la région Nord-Ouest, « 03 » pour le Nord-Est … et les chiffres suivant sont définis selon 412 zones de numérotation élémentaire. Un déménagement dans une autre ville entraine donc la perte du numéro de téléphone fixe et l’attribution d’un nouveau correspondant à la nouvelle zone de rattachement.

Les entreprises en profiteront aussi
L’Arcep vient d’ouvrir une consultation publique, repérée par le Parisien, afin de remettre à plat les règles d’attribution. Il s’agit de mettre en place la portabilité, comme c’est déjà le cas pour les numéros de mobiles. Une fois un numéro attribué, l’abonné peut choisir de le garder, quel que soit son opérateur et son lieu de résidence.

Le régulateur des télécoms veut mettre à exécution ce chantier en deux temps. Au 1er janvier 2020, les opérateurs pourront proposer à leurs abonnés de conserver leur numéro lorsqu’ils déménagent au sein de la zone correspondant au préfixe. Par exemple, un client ayant un numéro en 01 aura la possibilité de le garder quelle que soit la ville où il emménage en Ile-de-France.

Trois ans plus tard, soit le 1er janvier 2023, les contraintes géographiques disparaissent totalement. Un client résidant en Normandie obtiendra son premier numéro en « 02 ». Et qu’il déménage par la suite à Marseille ou à Bordeaux, il le conservera. Cette souplesse concernera également les entreprises, qui peuvent être très pénalisées par ces changements de coordonnées.

L’Arcep veut profiter de cette remise à plat pour expérimenter un mécanisme d’authentification des numéros, qui doit protéger les abonnés contre l’usurpation de leurs coordonnées dont les entreprises de démarchage téléphonique à domicile sont coutumières.

Cette portabilité des numéros fixes risque cependant de créer des points de frictions supplémentaires pour les couples qui se séparent. Après les négociations autour de qui garde le chien ou la console de jeux, il va aussi falloir s’accorder sur qui conserve le numéro de téléphone.

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L’UE donne son feu vert pour négocier un accord commercial avec les USA

Brussels - EU USA flagsLes discussions, qui ont pour objectif d’éviter une guerre commerciale, commenceront dès que possible. Ce futur accord doit être limité aux biens industriels, et n’inclure ni l’agriculture, ni les services ou les marchés publics.

En dépit de l’opposition de la France, les États membres de l’Union européenne ont approuvé lundi l’ouverture de négociations commerciales avec les États-Unis, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources européennes. Elles commenceront « dès que possible », a précisé Cecilia Malmström, Commissaire au commerce, lors d’une conférence de presse. Elle estime que cet accord était « une étape cruciale ».

Lors du vote organisé pour approuver le lancement de ces négociations, la France a voté contre et la Belgique s’est abstenue ont précisé ces sources. L’objectif est d’éviter une guerre commerciale avec les États-Unis.

L’opposition de Paris a été sans effet, car les décisions en matière commerciale se prennent dans l’UE à la majorité qualifiée. La voix française n’était donc pas indispensable. La France était sous la pression des autres États membres, en particulier de l’Allemagne. Ces discussions commerciales ont pour objectif de mettre fin aux tensions avec le président américain Donald Trump, qui menace de taxer les automobiles européennes, un secteur ultra sensible pour Berlin.

Un accord espéré avant le 31 octobre
Le futur accord UE/USA doit être limité aux biens industriels, c’est-à-dire qu’il n’inclura pas l’agriculture, les services ou les marchés publics. Washington veut cependant intégrer l’agriculture dans la négociation.

La Commission européenne compte commencer à discuter avec Washington dès que les États-Unis auront adopté leur mandat de négociation, dans l’espoir d’arriver à un accord avant la fin de son mandat, c’est-à-dire le 31 octobre.

Si les négociations vont à leur terme, Bruxelles anticipe une augmentation des échanges transatlantiques d’un peu moins de 10% d’ici à 2033 dans les secteurs concernés, ce qui correspond à 53 milliards d’euros.

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L’UE et le Royaume-Uni s’accordent sur un nouveau délai de six mois

brexitLa Première ministre britannique et les 27 dirigeants européens se sont mis d’accord sur un report du Brexit au 31 octobre au plus tard.

Objectif : éviter les dégâts d’un divorce brutal, sans accord. Les dirigeants européens ont proposé un report de la date du Brexit au 31 octobre, avec un point d’étape « en juin » après plusieurs heures de difficiles tractations. La Première ministre britannique a accepté cette proposition, même si elle avait plaidé plus tôt pour un report jusqu’au 30 juin seulement. La dirigeante conservatrice a annoncé qu’elle allait s’adresser aux députés britanniques jeudi et la poursuite des discussions avec l’opposition travailliste pour tenter de trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire.

La date du 31 octobre se situe juste avant la prise de fonction en novembre de la nouvelle Commission européenne. Le point d’étape en juin interviendrait, lui, au cours d’un sommet européen régulier déjà programmé les 20 et 21 juin, a indiqué une source européenne.

Un Brexit au 31 octobre impliquerait que les Britanniques aient participé aux élections européennes fin mai. Mais l’offre d’une longue extension n’empêchera pas le Royaume-Uni de quitter l’UE avant cette date, et donc d’éviter d’avoir à organiser ce scrutin.

« Si nous arrivons à trouver un accord maintenant (…) nous pouvons encore sortir le 22 mai », a déclaré Theresa May, qui veut croire à un miracle au sein du parlement britannique, qui jusqu’ici a rejeté à trois reprises l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles sans se mettre d’accord sur une proposition alternative.

Malgré leur lassitude face aux tergiversations de Londres, les responsables européens s’étaient tous montrés disposés à donner plus de temps aux Britanniques. Mais Paris menait le camp des pays exigeant des conditions « strictes ». « Pour moi, rien n’est acquis », avait averti Emmanuel Macron à son arrivée, jugeant « indispensable que rien ne compromette le projet européen ». « Rien n’est acquis, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue », avait-il insisté, faisant allusion au scénario considéré comme le plus probable.

Mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord
« Je veux que nous puissions partir d’une façon ordonnée et sans heurts le plus tôt possible », avait de son côté déclaré Theresa May, toujours sans majorité parlementaire pour soutenir son traité de retrait et engagée depuis peu dans des discussions avec l’opposition travailliste pour sortir de l’impasse.

Les dirigeants des pays européens ont cherché le meilleur moyen de mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils approuvent enfin l’accord de retrait, tout en évitant que cela ne finisse par conduire à un « no deal » redouté de part et d’autre. Une rencontre entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron a eu lieu juste avant le début du sommet pour « accorder » les positions des deux poids lourds du Conseil européen.

« Plus la période (de la prolongation) sera longue, plus les garanties devront être sérieuses » afin de « ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’UE », avait souligné la présidence française, notamment appuyée par la Belgique et le Luxembourg. Ces pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée.

« Tout n’est pas préférable à un ‘no deal’, a fait valoir la présidence française, jugeant qu’il « n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique » à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord. D’autant que les prochains mois seront délicats, avec l’installation d’une nouvelle Commission européenne début novembre et des discussions difficiles sur le futur budget à long terme de l’UE.

« Il peut y avoir des engagements sur la façon dont le Royaume-Uni se comporte », a observé un diplomate européen, suggérant notamment que Londres puisse renoncer à son droit de veto ou à la possibilité d’avoir un membre au sein de la prochaine Commission.

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Theresa May tente de sauver son accord

thérésa mayAprès s’être entretenue au téléphone avec Jean-Claude Juncker en début d’après-midi, la Première ministre britannique se rend à Strasbourg ce lundi soir pour tenter une dernière fois d’obtenir des concessions de l’Union Européenne.

Pour Theresa May, c’est la semaine de la dernière chance. À la veille d’un vote décisif au Parlement britannique, la Première ministre se rend à Strasbourg ce lundi soir afin d’essayer de finaliser un compromis sur le Brexit, dans une ultime tentative pour sauver l’accord de divorce d’un nouveau rejet par les députés.

Plus tôt dans la journée, Theresa May s’est entretenue par téléphone avec le président de la Commissoin européenne, Jean-Claude Juncker. « Je confirme un entretien téléphonique en début d’après-midi. Nous continuons à nous parler et à travailler », a déclaré le porte-parole de la Commission Margaritas Schinas.

Theresa May et Jean-Claude Juncker avaient déjà eu une conversation téléphonique dimanche, après un week-end de contacts entre les deux équipes de négociation, qui n’a pas permis de sortir de l’impasse actuelle des discussions sur le Brexit.

Ultime rencontre à Strasbourg
Il faut dire que le temps presse pour la dirigeante conservatrice qui n’a jusqu’ici pas réussi à obtenir de concessions suffisantes pour convaincre son Parlement d’approuver ce traité de retrait, destiné à mettre en oeuvre un Brexit ordonné, mais recalé en janvier une première fois, massivement, par les députés.

Alors que les chances de parvenir à une solution semblaient s’amenuiser au fil des heures, le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney a affirmé que la dirigeante conservatrice se rendrait à Strasbourg dans la soirée pour « tenter de finaliser un accord ». Un déplacement confirmé quelques heures plus tard par le porte-parole de Downing Street. En effet, la capitale alsacienne accueille cette semaine de nombreux responsables européens dans le cadre d’une session plénière du Parlement européen.

« Les négociations sont en cours. Beaucoup avaient espéré que nous aurions des éclaircissements à ce stade, en particulier avant le vote de demain. Mais ce n’est pas encore le cas », a ajouté Simon Coveney, évoquant des « obstacles ».

Le backstop au centre des débats
Le principal point d’achoppement des discussions réside dans le « filet de sécurité » (backstop), un dispositif de dernier recours visant à éviter le retour d’une frontière physique en Irlande du Nord, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen, mais dont les Brexiters ne veulent pas.

Alors que les dirigeants européens ont refusé de rouvrir les négociations sur le texte de l’accord, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit Michel Barnier a redit être prêt à « donner une force juridique » contraignante à l’engagement maintes fois répété de tout faire pour que le « backstop » ne s’éternise pas, signifiant ainsi qu’il n’irait pas plus loin.

« Nous avons fait des propositions constructives que j’ai rappelées vendredi », a-t-il déclaré ce lundi matin. Désormais, a-t-il insisté, « les négociations, sont entre le gouvernement à Londres et le Parlement à Londres ». En écho, la chancelière allemande Angela Merkel a également souligné ce lundi à Berlin que les Européens avaient proposé une « offre importante » au Royaume-Uni.

Faute de garanties satisfaisantes pour les députés, Theresa May s’exposerait à une nouvelle défaite humiliante lors du vote mardi. L’accord est « dans le pétrin, vraiment dans le pétrin », soulignait la BBC. Le porte-parole de Theresa May a néanmoins assuré que le vote aurait bien lieu, précisant qu’elle devait publier une déclaration écrite dans la journée.

Trois votes possibles cette semaine
L’opposition travailliste a en outre obtenu une question urgente au Parlement pour obtenir de l’exécutif un compte-rendu de l’état des discussions. Il est temps que Theresa May « accepte que son approche ne fonctionne pas », a estimé Yvette Cooper, une influente députée du Labour, ajoutant que le Parlement était prêt à prendre les rênes du processus.

Un rejet de l’accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l’UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d’une relation souvent houleuse. Il pourrait aussi aboutir à un report de la sortie. Si le texte devait effectivement être rejeté, Theresa May a décidé d’organiser un vote mercredi sur la possibilité de sortir de l’UE sans accord.

Si les députés refusent cette option, ils voteront jeudi sur une proposition de report « limité » du Brexit. Mais les 27 devront donner leur accord et les dirigeants européens ont prévenu que tout report devra être justifié. Les Européens n’accepteront pas « d’avancer à l’aveugle », leur position sera fonction « de la durée et de la finalité de l’extension demandée », a estimé un diplomate.

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Theresa May diffère un vote sur l’accord pour le renégocier

thérésa mayLa Première ministre britannique veut se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles.

Reculer pour mieux sauter ?   La Première ministre britannique Theresa May a différé dimanche « d’ici au 12 mars » un vote des députés sur l’accord de Brexit, voulant se donner plus de temps pour tenter de rediscuter le texte avec Bruxelles malgré l’échéance qui se rapproche dangereusement.

S’attirant une volée de bois vert au Royaume-Uni, la dirigeante conservatrice a promis la tenue d’ici au 12 mars, plutôt qu’au cours de la semaine à venir, d’un vote à la Chambre des communes sur le traité de retrait, s’exprimant à son arrivée à Charm el-Cheikh (Égypte), où elle participe jusqu’à lundi à un sommet UE-Ligue arabe.

Elle avait précédemment indiqué se laisser jusqu’à mardi pour trouver une issue sur le Brexit. Depuis le rejet massif de l’accord de divorce par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte susceptible de rallier une majorité parlementaire. Sans succès jusqu’à présent.

« Pouvoir sortir avec un accord le 29 mars »
Elle souhaite obtenir des « changements contraignants » au « filet de sécurité » (ou « backstop » en anglais), une disposition décriée au Royaume-Uni censée garder ouverte la frontière en Irlande après le Brexit. En Égypte, elle s’est entretenue dimanche avec le président du Conseil européen Donald Tusk, qui a rappelé « la nécessité pour l’UE à 27 d’avoir des clarifications sur le fait qu’une proposition (…) puisse réunir une majorité au Royaume-Uni, avant que la question ne soit traitée par le Conseil européen ».

Theresa May rencontrera lundi la chancelière allemande Angela Merkel et les négociateurs britanniques retourneront à Bruxelles mardi. Elle fera ce jour-là une déclaration devant la Chambre des communes, à la veille d’un débat au Parlement sur la conduite à tenir.

« Nous avons eu de bons progrès, des discussions constructives avec l’UE et nous poursuivrons ce travail de manière à pouvoir sortir avec un accord le 29 mars », a-t-elle expliqué. « Quitter l’Union européenne avec un accord le 29 est toujours à notre portée et c’est ce à quoi je vais travailler », a-t-elle assuré.