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De grandes marques remettent la consigne au goût du jour

consigneEn collaboration avec une vingtaine de géants de la grande distribution, une plateforme de commerce en ligne, Loop, va proposer des produits dans des emballages consignés, réutilisables ou recyclables. Ce service sera d’abord testé à Paris et New-York, dès le printemps.

La consigne ne sera bientôt plus uniquement l’apanage d’une poignée d’épiceries solidaires. Pressés de trouver des alternatives au plastique, les industriels se lancent eux aussi dans le zéro déchet. Vingt-cinq multinationales de la grande distribution, dont Procter&Gamble, Nestlé, PepsiCo, Unilever, Coca-Cola, Mondelez, Danone, ou encore le français Carrefour, vont commercialiser des produits vendus dans des emballages consignés, réutilisables ou recyclables via un site de commerce en ligne baptisé Loop (boucle).

Cette plateforme, présentée officiellement jeudi dernier lors du Forum économique de Davos, a été lancée par l’entreprise américaine Terracycle, présente dans une vingtaine de pays et spécialisée dans le traitement de déchets difficiles à recycler. Elle propose de «collecter les produits usagés sur le pas-de-porte des consommateurs en vue d’un recyclage et d’une réutilisation», précise un communiqué.

D’abord testé à Paris et New-York
L’opération sera testée à partir du mois de mai à Paris et New-York, avant d’être élargie à d’autres grandes villes comme Londres, Toronto, Tokyo, San Francisco. Tom Szaky, PDG de TerraCycle, ambitionne de «créer une nouvelle façon de consommer des produits de manière plus responsable», dans des «emballages durables, réutilisables ou entièrement recyclables».

Concrètement, comment cela fonctionne-t-il ?   Il s’agit d’un site de commerce en ligne sur lequel vous trouverez des produits de consommation courante : pâtes, huiles, biscuits, jus de fruit, produits de beauté et d’entretien. Lors du lancement, une centaine de références sera disponible. La particularité est que vous n’achetez que le produit et non son emballage, fabriqué dans un matériau réutilisable ou recyclable : acier pour les céréales, aluminium pour le shampoing, manche durable pour les brosse à dents (seule la tête se remplace) …

Une fois le contenu consommé, un transporteur partenaire vient récupérer les contenants à domicile. Ces derniers seront ensuite «nettoyés et réutilisés pour une future commande, ou recyclés», précise Loop dans un communiqué. «S’il y a des produits usagés récupérables, comme des couches, des tampons, des rasoirs ou des parties de brosse à dents, ils seront récupérés en vue d’une réutilisation ou d’un recyclage», précise encore la plateforme.

Les allers-retours se feront dans un sac spécifique destiné à éliminer les cartons et autres emballages. Il sera aussi possible de souscrire un abonnement pour recevoir le même produit une fois le contenant vide renvoyé. «Le montant de la consigne sera remboursé graduellement à chaque restitution» précise Carrefour qui va expérimenter le «système»

Loop en région parisienne à partir de l’été 2019, les produits coûteront environ le même prix que les mêmes produits avec emballage à usage unique. Mais il faudra régler une caution de quelques euros pour la consigne et les frais de transport :  25 euros de livraison à la première commande, gratuit à partir de 12 produits.

Pour les industriels, ce projet n’est pas forcément immédiatement rentable, mais c’est une façon de répondre à cette tendance de consommation du zéro déchet à laquelle les consommateurs sont de plus en plus sensibles. Et ce trente ans après la disparition des bouteilles consignées, délaissées au profit des emballages plastiques et les bouteilles en verre à usage unique.

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Y a-t-il une recrudescence des punaises de lit en France ?

punaise de litEn juin 2017, 200 000 lieux étaient infectés en France par des punaises de lit, ces petits insectes qui causent des piqûres semblables à celles des moustiques (mais disposées en ligne sur la peau).

Les professionnels de la désinsectisation, qui avancent ce chiffre, jugent la situation «alarmante». Ils estiment ainsi que leurs interventions ont augmenté de 165 % entre 2014 et 2016. «Si l’ampleur du phénomène reste encore difficile à établir, la recrudescence de ces insectes en différents points du territoire national est une réalité», notait également le député des Bouches-du-Rhône Jean-Marc Zulesi lors d’une question écrite à l’Assemblée , en janvier 2018.

Le ministère de la Santé avait alors répondu que «ces dernières années, les infestations de maisons et d’hôtels augmentent», en citant comme causes probables les «voyages internationaux et apparition de résistances aux insecticides». Si «les manifestations cutanées liées aux piqûres peuvent constituer une réelle gêne pour les personnes atteintes», notait toutefois le ministère, «il apparaît, en l’état des connaissances actuelles, que les piqûres de punaises de lit ne présentent pas de risque de transmission vectorielle d’agents infectieux».

Le phénomène n’est par ailleurs pas cantonné à la France : un rapport réalisé sous la tutelle des ministères de la Santé et de l’Agriculture indique que l’on observe «une recrudescence mondiale», notamment dans les pays développés, depuis les années 90. Avec parfois des «flambées épidémiques dans une ville», comme à New York en 2009 et 2010.

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La poupée Barbie fête ses 60 ans en 2019

Poupee barbieParfois critiquée, souvent imitée, la poupée la plus célèbre du monde va souffler ses 60 bougies cette année. Et l’entreprise Mattel lui applique une cure de jouvence perpétuelle.

Elle va fêter en 2019 son 60e anniversaire mais n’a pas une ride : blonde ou brune, longiligne ou ronde, princesse ou pompier, la poupée Barbie continue de séduire les enfants et se démène pour rester au goût du jour, jusque sur les réseaux sociaux.

« 60 ans, c’est énorme dans une industrie du jouet où, aujourd’hui, un succès dure entre trois et cinq ans », lance fièrement Nathan Baynard, directeur mondial du marketing pour la poupée Barbie.

1 milliard de poupées vendues depuis 1959
Malgré la concurrence de plus en plus rude, il s’en vend chaque année 58 millions d’exemplaires dans plus de 150 pays. Et la marque est aussi connue que Coca-Cola ou McDonald’s, expliquait le responsable en décembre, lors d’une visite privée du centre de design du groupe Mattel à El Segundo, dans la banlieue de Los Angeles, en Californie. Au total, plus d’un milliard de Barbie se sont vendues depuis sa présentation au Salon du jouet de New York, le 9 mars 1959.

Sa « maman » n’est autre que la co-fondatrice de Mattel, Ruth Handler, qui eut l’idée de cette poupée en regardant ses propres enfants. « Sa fille Barbara n’avait qu’un choix limité de jouets : des poupons. Le seul rôle dans lequel elle pouvait se projeter était celui de maman, alors que son fils s’imaginait astronaute, cowboy ou pilote », explique Nathan Baynard.

C’est ainsi qu’elle a créé « Barbie » (diminutif du prénom de sa fille), poupée adulte aux formes très féminines, pour « montrer aux petites filles qu’elles pouvaient devenir qui elles voulaient. En 1959, c’était une idée choc » qui remportera un succès immédiat avec 300.000 poupées vendues la première année, souligne Nathan Baynard.

Caricature ?
Avec ses allures de pin-up, la première Barbie n’avait à première vue rien d’une féministe. « Elle correspondait aux canons de beauté de son temps » et ses mensurations irréalistes, qui ont depuis lors été revues par Mattel, étaient « adaptées aux tissus disponibles à l’époque », plaide Carlyle Nuera, l’un des designers de Barbie. Archétype de la blonde californienne, Barbie a d’ailleurs longtemps été poursuivie par cette image de femme superficielle, riche et oisive, qui lui a valu d’incessantes critiques.

livre barbieUne caricature injustifiée, juge M. G. Lord, auteur du livre référence « Forever Barbie ». « En réalité, Barbie est ce que l’enfant qui joue avec veut qu’elle soit. Le problème n’est pas un bout de plastique haut de 28 cm. Le problème est dans notre culture et l’idée que nous avons de la féminité », affirme-t-elle à l’AFP.

Barbie est devenue astronaute dès 1965,  quatre ans avant que Neil Armstrong ne pose le pied sur la Lune  et sa première version à la peau noire a été commercialisée en 1968.

Actuellement « 55% des poupées que nous vendons dans le monde n’ont ni les cheveux blonds ni les yeux bleus », insiste Lisa McKnight, directrice générale de la marque Barbie.

Une marque qui ne lésine pas pour développer de nouveaux prototypes : plus d’une centaine de personnes y travaillent dans son centre d’El Segundo, gigantesque hangar bien peu glamour coincé entre l’aéroport de Los Angeles et une autoroute.

A partir d’une simple esquisse tracée par les designers, tout est fait à la main par une armée de virtuoses : sculpture via un logiciel de pointe, impression 3D, peinture des traits du visage, couture des cheveux, choix des tissus et découpe des patrons pour les vêtements. Le processus peut durer 12 à 18 mois avant qu’une nouvelle Barbie ne sorte enfin des ateliers californiens pour être envoyée vers les usines asiatiques du groupe Mattel, en Chine et en Indonésie. « Parfois, on la voit sur une étagère et on se souvient d’un seul coup : ah oui, celle-là c’est moi qui l’ai conçue », sourit Carlyle Nuera.

Séances photo sur Instagram
Barbie ne mène pas seulement la bataille du succès dans les rayons des magasins de jouets. Elle a investi massivement internet et les réseaux sociaux pour devenir « une influenceuse » suivie par des millions d’abonnés, expliquent les responsables de la marque.

Pour nourrir l’imaginaire des enfants et sa gamme de produits, Barbie avait déjà depuis longtemps une identité et une famille : Barbie Millicent Roberts, originaire de la ville fictive de Willows, dans les plaines du Midwest. Depuis quelques années, elle s’adresse « directement aux enfants pour leur parler de ce qui se passe dans sa vie, des sujets qu’elles trouvent importants pour les filles d’aujourd’hui … », explique Nathan Baynard.

Barbie dispose aussi de sa propre équipe, avec coiffeuse, maquilleuse et photographe qui la font voyager « pour de vrai » aux États-Unis et dans le monde entier pour des séances photos sur son compte Instagram (@barbiestyle), « numéro un pour la mode » avec près de deux millions d’abonnés.

Barbie aurait donc tout pour être heureuse ?  La sexagénaire n’a en tout cas pas besoin d’enfants, ni de mari : « Son histoire est celle d’une jeune femme qui est indépendante et se consacre à différentes carrières », tranche Lisa McKnight