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Londres signe un accord post-Brexit avec le Chili

londressigneunaccordpost-brexitaveclechiliLe Royaume-Uni a signé mercredi à Santiago «un accord commercial bilatéral» avec le Chili qui régira les relations commerciales des deux pays après l’entrée en vigueur du Brexit. Des discussions similaires sont en cours depuis des mois avec notamment avec la Suisse, la Norvège, la Corée du Sud et la Turquie.

Brexit «dur» ou «concerté»?   Déclenché le 29 mars ou différé ?  La confusion la plus totale sur le divorce du Royaume-Uni a beau régner, cela n’a pas empêché le gouvernement britannique de signer un premier accord commercial avec un pays non européen pour l’après Brexit.

Le Royaume-Uni a ainsi signé mercredi à Santiago «un accord commercial bilatéral» avec le Chili qui régira les relations commerciales des deux pays après l’entrée en vigueur du Brexit, a indiqué jeudi le ministère chilien des Affaires étrangères. Le document ne bouleverse pas les tarifs douaniers en vigueur, il se contente de «transférer les conditions de l’accord d’association conclu par le Chili avec l’Union européenne à un accord bilatéral avec le Royaume-Uni». Cette anticipation évite de créer un vide juridique au lendemain du divorce entre Londres et les Vingt-Sept.

Des discussions similaires sont en cours depuis des mois avec notamment avec la Suisse, la Norvège, la Corée du Sud et la Turquie. Faute d’accord, en sortant de l’Union européenne, qui négocie les traités commerciaux avec les pays tiers, Londres risque de perdre le bénéfice de ces ententes, de voir les droits de douane augmenter ou certaines normes ne plus être reconnues.

L’ambassadeur britannique au Chili, Jamie Bowden, a assuré que cet accord «est une avancée importante en vue d’une politique commerciale indépendante du Royaume-Uni». Les partisans du Brexit rêvent de cette indépendance commerciale susceptible selon eux de doper les échanges entre Londres et les pays extérieurs. Les adversaires du Brexit font valoir que le marché britannique risque de bien moins intéresser certains pays exportateurs que le marché européen des Vingt-Sept et ses 450 millions de consommateurs.

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La France n’est pas le plus gros producteur de fromage en Europe

plateau fromageContrairement à ce qu’on pourrait penser, la France n’est pas le plus gros producteur de fromage dans l’Union Européenne. C’est un pays voisin qui trône en tête du classement depuis plusieurs années.

La France n’est pas le plus gros producteur de fromage d’Europe. Et cela n’est pas nouveau : ça fait cinq ans que ça dure selon Eurostat, l’office de statistiques de l’Union Européenne. Malgré l’importance des fromages dans la gastronomie française, nous ne sommes que le deuxième plus important producteur du vieux continent derrière l’Allemagne, qui produisait presque un quart du fromage européen (22%) en 2017.

L’hexagone (18%) se trouve tout de même largement devant l’Italie (12%) et les Pays-Bas (8%).
infographie union europenne

Selon Les Echos, qui s’étaient intéressés à la question dès 2013, de nombreux causes peuvent expliquer cette première place a priori surprenante :

L’Allemagne favorise davantage les grandes exploitations que la France grâce à sa législation, assure le quotidien économique : « les normes pesant sur les installations deviennent très lourdes et donc coûteuses dès que la ferme compte plus de 100 vaches en France, contre 300 en Allemagne ».

La France est dans une logique de la demande, expliquent aussi Les Echos. Elle propose des « petites séries de fromages certes à haute valeur ajoutée mais qui poussent à la hausse les coûts de production et de marketing ».

Contrairement à l’Allemagne, dont l’offre est très peu diversifiée, peu de références, peu de valeur ajoutée mais des bas prix, ce qui faciliterait les exportations. En clair, l’Allemagne privilégie la quantité à la qualité. Une stratégie payante pour vendre plus de produits, à moindre prix.
pays union europenneProduction ne rime pas forcément avec exportation. A ce jeu-là, ce sont toujours nos voisins d’Outre-Rhin qui sont en tête. Selon Eurostat, l’Allemagne exporte presque deux fois plus (1,2 million de tonnes par an) que la France (0,7 million de t.)

Les Pays-Bas dépassent également la France, d’une courte tête (0,9 million de t.). Les Hollandais, célèbres pour leur gouda ou leur édam, sont spécialisés dans les fromages à pâte mi-dure.

L’Italie, quatrième producteur européen, est elle en tête des fromages à pâte dure, comme le parmesan. Mais le pays est également connue pour la mozzarella et le mascarpone.

Les États-Unis : le plus grand amateur de fromages européens
Près de 13% des exportations ont été réalisées en dehors de l’Union Européenne. Les principaux clients sont les États-Unis (17% des exportations), le Japon (11%), la Suisse (7%), la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite (5%).

importateur union europenne

On notera que la Suisse exporte quasiment autant de fromage dans l’UE (52.000 tonnes par an) qu’elle en importe (60.000 t.). Gruyère, fromage à raclette, Tête de Moine : les Helvètes offrent une variété que peu de pays sont capables de proposer.

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Bruxelles inflige à Mastercard une amende de 570 millions d’euros

mastercardLa Commission européenne a infligé mardi une amende de 570 millions d’euros à Mastercard pour avoir « augmenté artificiellement les coûts des paiements par carte, au détriment des consommateurs et des commerçants de l’UE ».

Gardienne de la concurrence dans l’UE, la Commission a estimé que Mastercard avait « entravé l’accès des commerçants aux services transfrontières de paiement par carte », violant ainsi les règles sur les abus de position dominante.

Bruxelles avait adressé en juillet 2015 une communication de griefs, ce qui correspond peu ou prou à un acte d’accusation dans le droit de la concurrence européen, à l’américain Mastercard, qui est, selon la Commission, le deuxième plus grand système de paiement par carte de l’Espace économique européen (UE, ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein).

Les commissions d’interchange
Dans le collimateur de Bruxelles, les règles fixées par Mastercard qui obligeaient la banque du magasin (où le consommateur avait utilisé sa carte) à appliquer les commissions d’interchange du pays dans lequel le commerçant était établi.

Or, avant le 9 décembre 2015, date à laquelle est entré en vigueur un règlement européen introduisant des plafonds sur ces commissions d’interchange, ces commissions variaient considérablement d’un pays européen à l’autre.

En conséquence, les commerçants établis dans des pays où la commission d’interchange était élevée ne pouvaient pas bénéficier des commissions moins élevées proposées par des banques acquéreuses situées dans d’autres États membres.

L’enquête de Bruxelles a permis de conclure qu' »à cause des règles de Mastercard relatives à l’acquisition transfrontière, les détaillants payaient plus cher les services bancaires leur permettant de recevoir des paiements par carte que s’ils avaient été libres de choisir des services moins coûteux », selon le communiqué.

« Cela a eu pour conséquence d’augmenter les prix tant pour les détaillants que pour les consommateurs, de limiter la concurrence transfrontière et de segmenter artificiellement le marché unique », a asséné la Commission européenne.

Mastercard a rectifié le tir
L’amende infligée par Bruxelles à Mastercard a été réduite de 10% par rapport à ce qu’il aurait dû payer car le groupe a « coopéré, en reconnaissant les faits ».

Dans la perspective du règlement de décembre 2015, Mastercard avait déjà modifié ses règles. Par conséquent, « la décision d’aujourd’hui de la Commission concerne des pratiques qui n’ont plus cours actuellement et ne nécessitera par conséquent aucune modification des pratiques commerciales actuelles de Mastercard », a précisé le groupe américain dans un communiqué.

Mastercard a ajouté « avoir provisionné au quatrième trimestre 2018 un montant globalement équivalent à cette amende ». Mastercard « considère la fermeture de ce chapitre antitrust comme une étape importante » pour le groupe. À l’avenir, il promet « de se concentrer sur l’élaboration et l’offre de solutions de paiement sûres et transparentes ».

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Nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde

taux de démocratieLe magazine britannique, qui a dévoilé son nouveau classement annuel du taux de démocratie dans le monde, place toujours la France à la 29e position et la classe dans le groupe des démocraties « imparfaites ».

Bonne nouvelle pour le monde : le taux de démocratie se stabilise en 2018, alors qu’il ne faisait que régresser ces dernières années. Toutefois, l’Europe voit son niveau de démocratie reculer peu à peu, malgré le leadership avéré des pays scandinaves. Ce constat est dressé par la 11e édition du classement des démocraties, réalisé annuellement par le magazine britannique The Economist.

Pour ce faire, The Economist Intelligence Unit attribue à chaque pays une note, dite indice de démocratie, allant jusqu’à 10. Elle est calculée à partir de cinq catégories comprenant les processus électoraux et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique des pays. À partir de ces indices, les pays sont classés en 4 systèmes : les «vraies» démocraties, les démocraties «imparfaites», les régimes hybrides puis les régimes autoritaires. Cette année, seulement 20 territoires sur 167 sont considérés comme des démocraties totales, qui ne concentrent que 4,5% de la population mondiale. Sans surprise, les pays nordiques domptent le classement. À sa tête figurent la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Le rapport du magazine semble affirmer que la démocratie en Europe de l’Ouest diminue et parle même de «malaise démocratique». Avec une baisse de quelques centièmes, l’Europe occidentale obtient une note de 8,35 alors qu’en 2017, elle s’élevait à 8,38. Cette légère régression peut paraître insignifiante. Cependant, les pays d’Europe, à l’exception des pays nordiques, ne s’en sortent pas si bien. Trois États ont chuté : l’Italie, l’Autriche (de la 15e à la 16e place), et la Turquie (de la 100 à la 110e), que The Economist intègre à l’Europe dans son classement. L’Italie, gouvernée par une coalition populiste, passe de la 21e place à la 33e place. Selon les experts du rapport, toutes les mesures prises par la Ligue, parti d’extrême droite de Matteo Salvini, et sa «rhétorique anti-étrangers» contribuent «au risque de détérioration des libertés civiles». L’Autriche perd en grade pour des raisons similaires: son parti extrémiste et anti-immigrés, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), en serait l’origine selon le rapport. La Turquie d’Erdogan demeure associée aux régimes hybrides et ne cesse de décroître depuis 6 ans. Alors que la France séjourne à la 29e position, elle demeure toujours dans le groupe des démocraties «imparfaites», avec une note assez basse pour la catégorie «culture politique». Un groupe dont il est difficile de se détacher pour plusieurs pays européens à l’image du Portugal, de la Belgique, de la Grèce ou encore de Chypre.

La Corée du Nord, lanterne rouge du classement
Les États-Unis, mieux positionnés que la France avec la 25e place, sont eux aussi bloqués au statut de démocratie «imparfaite». Malgré son retard sur le continent nord-américain, l’Asie enregistre la meilleure progression depuis 2006. La Chine a par exemple gagné 9 places et se positionne maintenant au 130e rang. Du côté de l’Amérique latine, deux pays ont vu leur réputation d’état possiblement démocratique s’écrouler: le Nicaragua et le Venezuela. En perdant 17 places chacun, le Nicaragua atterrit à la 122e place et rejoint le Venezuela dans le groupe des régimes autoritaires. Le rapport explique cette descente par la crise politique «la plus déstabilisante» traversée par le pays de Daniel Ortega. Ce classement est bouclé par des régimes dictatoriaux dont le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Syrie et la lanterne rouge du classement : le régime autoritaire de Corée du Nord qui finit 167e.

Ce classement annuel est également l’occasion d’étudier la participation politique des populations. Une hausse des votes a été ressentie mondialement. Très forte dans les continents africain et asiatique, elle a contribué à la fine amélioration des deux régions au niveau démocratique.