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Risques et bénéfices de la consommation de café

caféRetrouvez la chronique nutrition de Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l’ONG Santé Diabète à Bamako au Mali.

Cette semaine, il parle de la consommation de café : quels en sont les risques et les bénéfices ?

D’où vient le café et comment le prépare-t-on ?
Les grains de café proviennent d’un arbuste, le caféier, qui est cultivé notamment en Amérique Latine et en Afrique. Il y a principalement deux variétés de caféier qui sont cultivés : Coffea Arabica (qui va donner l’arabica) et Coffea Canephora (qui va donner le robusta).

Le café est une boisson consommée depuis le 13ème siècle qui est préparée à partir du grain de café. La méthode traditionnelle la plus ancienne est la préparation par décoction qui consiste à mélanger de la poudre de café fine avec de l’eau et de la porter à ébullition. Aujourd’hui, il existe de nombreuses préparations de café : le café en poudre soluble comme le nescafé par exemple, le grain de café moulu qui est préparé à l’aide d’une cafetière qui peut être à piston, à filtre ou à l’italienne et enfin les espressos qui nécessitent une préparation avec une machine à haute pression.

Quels sont les principaux éléments qui composent la boisson « café » que l’on va consommer ?
Durant la torréfaction, c’est-à-dire le rôtissage du grain de café, il y a de nombreux composés qui se forment et qui vont jouer un rôle dans notre organisme. Il y a tout d’abord le plus connu qui est la caféine. Il y a ensuite les alcools diterpènes et enfin les antioxydants dont les acides phénoliques tel que les acides caféiques et chlorogéniques. Il faut bien rappeler que la teneur d’un café en ces trois composés va varier fortement suivant le type de grain de café utilisé, de la torréfaction et enfin de la méthode de préparation du café.

Ensuite, il est important de noter que le café contient aussi des micro nutriments. En effet, le café expresso va être une bonne source de magnésium, de vitamines B2, B3, B5 et de cuivre tandis que le café infusé est une bonne source de vitamine B2 et B5.

Quels sont les bénéfices liés à la consommation de café ?
Si l’on a une consommation de café modérée, de nombreux bénéfices pour la santé ont été démontrés par un grand nombreux d’études scientifiques. La caféine et les antioxydants permettraient de réduire le risque de maladie de Parkinson, de maladie d’Alzheimer, de goutte mais aussi de calculs à la vésicule biliaire. La caféine présentant un effet stimulant elle va augmenter la concentration et la vigilance ce qui peut améliorer les performances au travail par exemple.

Quels sont les risques associés à la consommation de café ?
Malgré la description de ces effets positifs, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des risques associés à la consommation de café. En effet, le café entraine une stimulation du système nerveux central qui peut empêcher de dormir ou engendrer un sommeil de mauvaise qualité. De plus, au-dessus de 400mg par jour, le café peut augmenter les pertes de calcium et donc favoriser l’ostéoporose. Au-dessus de 575 mg par jour, le café aura un effet diurétique qui pourra favoriser la déshydratation. Enfin, le café contient des tanins : s’il est consommé en même temps que le repas, il entrainera une réduction de l’absorption du fer.

En conclusion, quelles sont vos recommandations pour nos auditeurs ?
Si l’on suit les recommandations de consommation, il y a quelques bénéfices santé et un risque principal au niveau du sommeil que l’on peut contourner facilement en évitant de consommer du café entre 4 à 6 heures avant d’aller se coucher. Pour rappel, les recommandations sont pour un adulte 400 mg/jour ce qui correspond à 3 à 4 tasses de café moulu, 4 à 5 tasses de café instantané ou encore 5 espressos. Les quantités de café consommées doivent être revues à la baisse pour les femmes enceintes, les femmes allaitantes, les personnes présentant une hypertension ou encore les adolescents.

Il y a un autre effet négatif de la consommation de café qui est souvent sous-évalué. Rajouter du sucre dans le café, souvent en très grande quantité comme en Afrique par exemple, peut entrainer des prises de sucre en excès et surtout des apports caloriques en excès. Mais il est très facile d’éviter ceci en consommant son café sans sucre.

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Découverte d’une nouvelle espèce de mygale en Angola : elle a une corne

mygaleDeux chercheurs du National Geographic Okavango Wilderness Project ont mis au jour une nouvelle espèce d’araignée dans le centre de l’Angola. Elle a la particularité d’être dotée d’une corne.

C’est un drôle de spécimen qui vient de faire son entrée dans les registres scientifiques des aranéides. Des chercheurs de l’ONG National Geographic Society, missionnés dans le Delta de l’Okavango (Angola), ont mis au jour une nouvelle espèce de mygale, qui a la particularité d’avoir une «corne» de quelques centimètres sur le dos.

Découverte entre 2015 et 2016, dans le centre de l’Angola, elle fait partie de la famille des Theraphosidae. A l’origine de la découverte, John Midgley et Ian Engelbrecht ont baptisé l’araignée Ceratogyrus attonitifer. Leur trouvaille a fait l’objet d’un article scientifique dans la revue scientifique «African Invertebrates», daté du 6 février dernier.

On y apprend qu’ils ont trouvé la mygale dans le miombo, un genre de savane boisée massivement répandu dans la Vallée du grand rift. «Tous les spécimens ont été collectés dans des terriers ouverts sur l’extérieur. […] Ils mesuraient environ 40 centimètres de profondeur et étaient presque verticaux. […] Tout objet inséré dans le terrier était attaqué avec enthousiasme», écrivent les scientifiques.

Bien connu des Luchazi, un peuple bantou qui évolue au nord-est de l’Angola, l’animal était surnommé «Chandachuly» dans leur langue. Il a été rapporté aux chercheurs que la mygale ne s’attaquait principalement qu’aux insectes. Il faut tout de même s’en méfier puisque sa piqure peut être mortelle si elle s’infecte. Le venin quant à lui n’est pas considéré comme dangereux.

Une corne pour quoi faire ?
Ce n’est pas la dangerosité mais l’anatomie de l’araignée qui a interloqué les scientifiques. «La nouvelle espèce de Ceratogyrus décrite iciest remarquable. Aucune autre araignée au monde ne possède une protubérance fovéale similaire», affirment-ils. La fonction de cette protubérance fovéale ou «corne» est pour l’heure inconnue. Elle mesure près d’un tiers du corps de l’araignée.

On n’en sait que très peu sur la biodiversité angolaise. Les précédents recensements se limitent au quart occidental du pays. Les chercheurs déplorent le manque de documentation sur les espèces évoluant dans le centre et l’est de l’Angola. «L’exploration de la biodiversité en Angola offre encore de nombreuses découvertes scientifiques potentielles, en particulier dans les provinces de l’est», avancent-ils.

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Voici le régime « idéal » pour votre santé et celle de la planète

nutritionDes chercheurs disent avoir mis au point un « régime alimentaire idéal », qui consiste notamment à doubler la consommation de noix, de fruits, de légumes et de légumineuses, et à réduire de moitié celles de viande et de sucre.

Comment nourrir sainement 10 milliards d’humains d’ici 2050 tout en préservant la planète ?  En divisant par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et en doublant celle des fruits, des légumes et des noix, répondent jeudi 17 janvier des spécialistes dans un rapport (en anglais) coréalisé par la revue médicale The Lancet et l’ONG Fondation EAT.

Ce rapport, qui a mobilisé pendant trois ans 37 experts de 16 pays, établit un « régime de santé planétaire », dont le but est de garantir un « équilibre entre les besoins en matière de santé humaine et les impacts environnementaux ». « Les régimes alimentaires actuels poussent la Terre au-delà de ses limites et sont source de maladies : ils sont une menace à la fois pour les gens et pour la planète », écrivent les auteurs.

De quoi éviter « 11 millions de décès » par an
Pour protéger sa santé et l’environnement, il faudrait, selon eux, consommer chaque jour en moyenne 300 grammes de légumes, 200 grammes de fruits, 200 grammes de graines entières (riz, blé, maïs, etc.), 250 grammes de lait entier (ou équivalent), mais seulement, 14 grammes de viande rouge, soit dix fois moins qu’un steak de taille classique. A défaut de viande rouge, les protéines pourraient provenir de la consommation de volaille (29 g), de poisson (28 g), d’œufs (13 g) voire de noix en tout genre (50 g), préconisent ces experts.

Selon eux, un tel régime permettrait d’éviter environ « 11 millions de décès prématurés par an » dans le monde, soit un cinquième du nombre total de morts, alors que la population mondiale atteindra 10 milliards d’individus d’ici 2050. Il serait également bon pour la planète, puisque « la production alimentaire mondiale menace la stabilité de notre système climatique et [nos] écosystèmes ».

Un régime adaptable selon les régions du monde
Au niveau mondial, ce régime passe par « un doublement de la consommation d’aliments sains tels que les fruits, les légumes, les légumineuses et les noix ». A l’inverse, il faut « réduire de plus de 50% la consommation d’aliments moins sains, tels que les sucres ajoutés [par exemple dans les sodas] et la viande rouge », et éviter les aliments hautement transformés.

« Cela ne signifie pas que la population mondiale devrait manger exactement le même ensemble d’aliments », soulignent les spécialistes. Plutôt que définir un régime unique, ils ont fixé des « fourchettes d’ingestions recommandées par groupes d’aliments ». Ce « régime complet » pourra être adapté localement selon « la culture, la géographie et la démographie ».

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Des ONG attaquent l’État français pour inaction climatique

ongDes ONG françaises veulent attaquer l’État pour ne pas avoir suffisamment agi contre le réchauffement climatique. Une procédure similaire a déjà porté ses fruits aux Pays-Bas.

L’État français fait l’objet d’un recours juridique pour action insuffisante contre le réchauffement climatique. Le recours a été introduit par plusieurs ONG françaises et l’État a deux mois pour répondre. Ce n’est pas une première comme l’explique le journaliste Valéry Lerouge en direct de Bruxelles en Belgique. « Les Pays-Bas ont déjà été condamnés par un tribunal néerlandais pour laxisme en matière environnementale, explique-t-il. La plainte a été déposée en 2013 par une ONG avec 880 citoyens qui reprochaient au gouvernement de ne pas en faire assez pour réduire les gaz à effet de serre, compte tenu de ce que les scientifiques préconisaient. »

Condamné à réduire ses gaz à effet de serre
Il poursuit : « L’ONG a gagné en première instance, en 2015, et en appel il y a deux mois. » Les juges s’appuient sur la Convention européenne des droits de l’homme qui stipule qu’un État doit veiller à ce que la vie des familles et des citoyens soit protégée à long terme. « Pas de pénalité en tant que telle, mais l’État néerlandais va devoir réduire de 25% ses gaz à effet de serre d’ici à 2020 », conclut-il.

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Des applications Android transmettent vos données à Facebook

android-facebookL’ONG Privacy International a analysé une trentaine d’applications pour Android. Son rapport a été présenté samedi au 35e congrès du Chaos Computer Club.

L’année 2018 s’achève comme elle a commencé pour Facebook. Selon un rapport de l’ONG britannique Privacy International le réseau social pourrait aspirer des données personnelles sur les smartphones Android. Selon ce rapport, présenté samedi soir au 35e congrès du Chaos Computer Club (le groupe de hackers le plus important d’Europe), des applications Android partagent des informations sur les utilisateurs avec Facebook, sans recueillir leur consentement et même s’ils ne sont pas inscrits sur le réseau social.

Pour arriver à ce constat, deux chercheurs, Frederike Kaltheuner et Christopher Weatherhead, ont analysé une trentaine d’applications pour smartphone Android. Ils ont volontairement choisi des services populaires et très divers comme la plateforme de streaming musical Spotify ou le jeu Candy Crush. Résultat, ils ont découvert que plus de la moitié d’entre elles, 21 précisément, partagent des données avec le réseau social dès leur ouverture et ce, sans recueillir le consentement des utilisateurs. Surtout, qu’importe que l’utilisateur soit ou non inscrit sur Facebook, des informations sont tout de même transmises.

L’utilisation de ces informations n’est pas claire
Les informations partagées par l’application sont par exemple le modèle du téléphone, la langue choisie, le téléchargement de l’application mais aussi l’identifiant publicitaire attribué par Google à chaque utilisateur d’un smartphone Android. Combinées, elles permettent d’établir un profil d’utilisateur. Dans son rapport, l’ONG donne un exemple de l’utilisation possible de ces informations. Pour une personne qui a installé les applications « Qibla Connect » (une application relative aux prières musulmanes), « Period Tracker Clue » (suivi de règles), « Indeed » (recherche d’emploi), « My Talking Tom » (une application pour les enfants), il est possible de déduire qu’il s’agit probablement d’une femme, musulmane, à la recherche d’un emploi et mère d’un ou de plusieurs enfants.

Mais certaines informations sont beaucoup plus précises. L’ONG cite le cas de l’application KAYAK, un comparateur de voyage. Après analyse, les chercheurs ont découvert que le service transmettait à Facebook les recherches des utilisateurs: ville de départ, aéroport de départ, date de départ, ville d’arrivée, aéroport d’arrivée, date d’arrivée, nombre de billets (dont nombre d’enfants), classe des billets (économie, affaires ou première classe).  Mais il est impossible de savoir précisément à quoi servent les données collectées.

Facebook décline toute responsabilité
Ce ramassage de données est rendu possible grâce aux API, des interfaces de programmation qui permettent à un logiciel d’offrir ses services à d’autres. Ainsi, quand un site internet propose à l’utilisateur de se connecter via Facebook, il utilise une partie du code du réseau social. L’ONG a contacté Facebook avant sa parution du rapport, détaillent nos confrères de Libération. Le réseau social affirme que c’est aux sociétés qui développent les applications de s’assurer du consentement de leurs utilisateurs.

Le règlement sur la protection des données (RGPD), en vigueur depuis mai, impose en principe d’informer les utilisateurs de l’usage de leurs données. Ils doivent aussi donner leur accord pour le traitement des données, ou pouvoir s’y opposer. Dans le cas de la collecte de données au lancement de l’application, ces règles ne sont pas respectées.

Facebook permet aux développeurs de ne pas envoyer de données avant d’avoir recueilli le consentement de leurs utilisateurs. Mais selon l’ONG Privacy International, cet outil lancé après l’entrée en vigueur du RGPD est imparfait. Par ailleurs, Facebook permet aux utilisateurs qui ne sont pas inscrits sur la plateforme de gérer la collecte des données par le réseau social. Mais l’ONG, qui a testé ces solutions, assure qu’elles n’ont aucun impact perceptible sur le partage des données observées dans le rapport.