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Journée mondiale de l’eau : les chiffres forts à connaître

Journée mondiale de l’eau« Ne laisser personne de côté », tel est le thème de la Journée mondiale de l’eau 2019, qui s’est tenu aujourd’hui, le 22 mars.

En 2010, les Nations Unies ont reconnu que « le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Mais où en est-on aujourd’hui de ce droit fondamental ?   Maxisciences fait le point

2,1 milliards de personnes
Actuellement, plus de 2 milliards de personnes ne disposent pas d’eau potable chez elles. Selon l’ONU, plusieurs motifs discriminatoires peuvent expliquer cette difficulté d’accès à cette ressource indispensable.

– des facteurs identitaires (sexe, genre, appartenance ethnique, religion, caste, nationalité …)
– des facteurs physiques (handicap, âge, santé)
– des facteurs économiques (régime d’occupation, lieu de résidence, situation économique et sociale)
– des facteurs géo-politiques (dégradation de l’environnement, changement climatique, croissance démographique, conflits, déplacements forcés et flux migratoires).

700 enfants par jour et 2 millions de personnes par an
Chaque jour, plus de 700 enfants de moins de 5 ans meurent des suites de diarrhées provoquées par de l’eau insalubre ou le manque d’assainissement. Et chaque année, deux millions de personnes décèdent pour les mêmes raisons.

Des chiffres dramatiques qui s’expliquent aussi par le fait que près de 159 millions de personnes puisent de l’eau de boisson dans des eaux de surface (comme des mares ou des cours d’eau) qui peuvent être contaminées par des organismes bactériens, viraux et parasitaires.

7000 m3 disponibles par personne et par an en France
Selon Consoglobe, un pays risque de faire face à un risque de pénurie lorsqu’il atteint le seuil du « stress hydrique » qui est fixé à 1.700 m3 par habitant/par an.

Pour l’instant, les Français sont plutôt bien lotis puisque 7.000 m3 d’eau sont disponibles par habitant et par an. Un bon chiffre qu’il convient, cependant, de nuancer. En effet, en 2017, une étude menée par UFC-Que Choisir révélait que si 96% des consommateurs français avaient accès à une eau de très bonne qualité, 2,8 millions de personnes, notamment vivant en zone rurale ou montagnarde, buvaient une eau contaminée.

Face à ce fléau, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la question pour trouver des moyens innovants de trouver de nouvelles sources potentielles d’eau. Ces dernières années, les inventions n’ont pas manqué : un dispositif capable d’extraire l’eau de l’air et sans émission de CO², une passoire pour désaliniser l’eau de mer.

De belles avancées mais il reste encore du chemin à parcourir et des décisions globales à prendre. Selon les Nations Unies, d’ici 2030, 700 millions de personnes dans le monde pourraient être déplacées en raison d’une aggravation de la pénurie d’eau.

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Quelle est l’origine de la journée du 8 mars, dédiée à la lutte pour les droits des femmes ?

droit femmeSi l’idée de cette journée internationale remonte aux mouvements féministes du début du XXe siècle, le choix de la date reste, lui, l’objet de débats historiques.

« Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement » : l’agence des Nations unies pour l’égalité des sexes a décidé de dédier, pour l’année 2019, la journée du 8 mars à la recherche de solutions pour l’autonomisation des femmes. Depuis l’instauration par l’ONU d’une journée internationale consacrée aux droits des femmes en 1977, l’agence donne chaque année le ton des centaines d’événements organisés dans le monde en leur faveur.

Parfois critiqué pour ses nombreuses récupérations marketing ou pour son aspect plus symbolique que politique, le 8 mars reste un rendez-vous annuel important pour faire le bilan des progrès et des régressions sur la question de l’égalité des sexes dans de nombreux pays. Mais quels sont les fondements historiques de cette journée ?   Si son origine est bien antérieure à sa proclamation officielle par l’ONU, son événement de référence et le choix de la date du 8 mars font encore l’objet de discussions chez les historiens.

Une journée internationale évoquée dès 1910
La première occurrence de cette idée remonte au début du XXe siècle. Marqué par la mobilisation des suffragettes, présentes au Royaume-Uni dès 1903, le mouvement de lutte pour les droits des femmes connaît en 1909 un autre temps fort lors d’une manifestation nationale aux États-Unis : le Parti socialiste d’Amérique évoque alors le dernier dimanche de février pour mobiliser, chaque année, tout le pays autour de cette thématique.

En 1910, la Conférence internationale des femmes socialistes, constituée d’une centaine de femmes de dix-sept pays rassemblées à Copenhague (Danemark), vote à l’unanimité une motion soulignant la nécessité d’une « journée internationale des femmes ». Il s’agirait de la première déclaration appelant à un mouvement rassemblant plusieurs pays, menée par l’Allemande Clara Zetkin, journaliste et femme politique devenue une figure historique du féminisme.

La déclaration de Copenhague n’a cependant pas été inscrite dans le compte-rendu du congrès socialiste en raison, selon l’universitaire Simone Bonnafous, « des réticences d’une grande partie des dirigeants de la Deuxième Internationale pour toute action autonome publique des femmes socialistes ». Désavoué politiquement, cet appel reste pourtant fondateur dans la construction de la journée internationale telle qu’elle est organisée aujourd’hui.

Une origine communiste ?
Quant au choix de la date du 8 mars, il a, dès 1955 et pendant plus de trente ans, fait l’objet d’un mythe, largement relayé dans les médias, par plusieurs historiennes américaines ou même dans la documentation officielle de l’ONU. « L’origine de cette journée remonte au 8 mars 1857, où à New York, pour la première fois, des femmes travailleuses, des ouvrières de l’habillement manifestèrent pour leurs revendications », raconte ainsi le 26 février 1955 le journal France Nouvelle, cité par l’historienne Françoise Picq dans un texte sur l’origine du 8 mars. Problème : aucun document historique ne fait mention de cet événement, qui n’est d’ailleurs jamais mentionné par Clara Zetkin comme référence pour la journée internationale qu’elle appelle de ses vœux.

L’origine historique du 8 mars fait toujours l’objet de spéculations, mais une hypothèse se dégage : celle du 8 mars 1917, date d’une grève d’ouvrières à Saint-Pétersbourg (alors appelée Pétrograd), qui serait un des événements déclencheurs de la révolution russe. Afin de détacher les idéaux féministes de tout arrière-plan communiste en pleine guerre froide, le « mythe » des ouvrières américaines de mars 1857 aurait ainsi été mis en avant après la seconde guerre mondiale, explique Françoise Picq dans son article.

Une date adoptée en France en 1982
Quelle que soit son origine historique exacte, la date du 8 mars sera ensuite utilisée, notamment en France, en 1975, quand le Mouvement de libération des femmes (MLF) s’en sert pour manifester contre l’Année internationale de la femme, organisée par l’ONU et considérée comme une « récupération » de la lutte par de nombreuses militantes.

L’institution prend deux ans plus tard une résolution dans laquelle elle invite « tous les États à proclamer (…) un jour de l’année “Journée des Nations unies pour les droits de la femme et la paix internationale” » : le MLF demande au président François Mitterrand de choisir le 8 mars, adopté en France en 1982. Les États-Unis avaient fait de même en 1980.

« Signalons pour finir qu’on peut très bien aujourd’hui “célébrer” le 8 mars sans référence aucune au passé, ce qui en soi est déjà significatif », tient à rappeler la chercheuse Simone Bonnafous.

Cette année, en France, un collectif d’associations reprend l’imaginaire de la grève à l’origine de la journée internationale en encourageant toutes les femmes à quitter leur travail dès 15 h 40, vendredi. Une action intitulée « l’heure des comptes » pour dénoncer, en l’adaptant au temps de travail, l’écart de 26 % de rémunération moyenne entre les femmes et les hommes – 15 % en équivalent temps plein.

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France-Italie : « La crise la plus grave depuis 1945 »

Emmanuel Macron et Giuseppe ConteParis a rappelé son ambassadeur après une ultime « provocation » d’un ministre. Analyse d’une décision inédite depuis 1940.

Cette fois, le gouvernement italien a franchi une ligne rouge. La France a rappelé ce jeudi son ambassadeur en Italie pour « des consultations » après une série de « déclarations outrancières » et « d’attaques » sans « précédent » de responsables italiens, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles (antisystème), et Matteo Salvini, chef de file de la Ligue (extrême droite), tous deux vice-Premiers ministres italiens, multiplient les attaques frontales contre Emmanuel Macron et contre la France depuis plusieurs semaines. Dernière « provocation » en date pour Paris, mardi, Luigi Di Maio s’est rendu sur le sol français pour rencontrer des gilets jaunes et réitérer son soutien au mouvement.

Après avoir jugé les propos « excessif » et déclaré qu’il ne voulait pas lancer dans un « concours du plus bête », le gouvernement français a donc décidé de taper du poing sur la table en rappelant son ambassadeur. Une décision inédite depuis 1940 et qui, selon Marc Lazar, professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po, spécialiste de la vie politique italienne, constitue une crise « gravissime », « la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale ».

L’EXPRESS : La France a évoqué des attaques « sans précédent » de la part de l’Italie. Peut-on parler de crise inédite ?
Marc Lazar : Dans les relations franco-italiennes, et même entre les six pays fondateurs de l’Europe en 1957, oui, c’est totalement inédit depuis 1945. Nous avons connu d’autres crises, comme en 1945 quand le général de Gaulle avait voulu s’emparer du Val d’Aoste et envoyé des troupes dans l’Italie libérée, ou encore en 1995 lorsque la France avait repris ses essais nucléaires et que l’Italie avait voté une motion de condamnation à l’ONU.

Mais tout cela se résolvait assez vite, rappeler un ambassadeur de France, cela a été fait pour la dernière fois en 1940 lorsque Mussolini a déclaré la guerre à la France. Une étape très importante a été franchie ce jeudi. C’est totalement inédit depuis et c’est gravissime. C’est la crise politique la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale.

Comment expliquer que la France ait pris cette décision ?
Pour le Quai d’Orsay, l’Italie a manifestement franchi une ligne rouge. La crise couvait depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, en juin 2018. Les attaques sont d’abord venues de la France, dès juin 2018, quand Emmanuel Macron avait dénoncé les populistes en visant, notamment, Luigi Di Maio et Matteo Salvini. Plusieurs ministres français avaient aussi eu des déclarations assez rudes à l’égard de l’Italie, qui ne s’était d’ailleurs pas privée de répondre.

Puis, depuis quelques mois, la France avait décidé de faire le dos rond, de ne pas répondre aux polémiques. Plusieurs ministres, et Emmanuel Macron lui-même, ont récemment déclaré qu’ils laissaient passer les provocations des ministres italiens.

Mais là, c’était difficile pour le gouvernement français de laisser passer ce qu’a fait Luigi Di Maio mardi. Un ministre d’un gouvernement de l’Union européenne, vice-Premier ministre de son gouvernement, est venu sur le sol français sans même prévenir les autorités françaises, ce qui est contraire à toutes les traditions, et s’est affiché sur les réseaux sociaux avec des gilets jaunes qui appellent à se soulever contre Emmanuel Macron. C’était un acte diplomatique particulièrement violent.

Pourquoi Luigi Di Maio et Matteo Salvini ciblent-ils autant la France dans leurs déclarations ?
Il y a bien sûr le contexte des élections européennes qui joue. Pour Di Maio et Salvini, les gilets jaunes sont un levier pour accentuer la pression du peuple contre l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Les dissensions au sein du gouvernement italien jouent aussi : le gouvernement de coalition se heurte à plusieurs motifs de discordes internes, et rien n’est plus facile que de désigner un adversaire commun, qu’Emmanuel Macron incarne parfaitement.

Les motifs de discorde entre la France et l’Italie sont également nombreux, comme la situation en Libye  considérée comme une zone d’influence italienne depuis l’intervention de la France en 2011, ou encore la crise des migrants. Les ministres italiens n’ont de cesse de dénoncer l’intrusion des gendarmes français sur le territoire italien pour contrôler les papiers dans les trains.

Sans oublier, et c’est un fait relativement nouveau, que le sentiment anti-Français grandit considérablement en Italie. Historiquement, l’Italie a un rapport d’affection, d’empathie, voire d’admiration à l’égard de la France, mais aussi d’exaspération, d’énervement, et d’arrogance. Toutes les enquêtes d’opinion montrent aujourd’hui que la personnalité étrangère la plus rejetée par les Italiens, c’est Emmanuel Macron. Les Italiens ont beaucoup l’impression que la France « fait son marché » en Italie, et fait preuve d’impérialisme économique. Di Maio et Salvini soufflent sur ce sentiment anti-Français, là encore dans la perspective des européennes.

Que peut-il se passer après le rappel de l’ambassadeur français ? Quelle forme peut prendre cette crise ?
Rappeler l’ambassadeur est à la fois, pour le gouvernement français, un moyen de se montrer comme un rempart aux populistes, et un moyen d’envoyer un message au président du conseil italien, Giuseppe Conte, silencieux jusqu’ici, pour lui demander de jouer les intermédiaires et de faire prendre conscience à Luigi Di Maio et Matteo Salvini qu’il faut baisser le ton.

La balle est dans le camp de l’Italie mais, quelle que soit sa réaction, il ne faudra pas que les responsables politiques oublient que la relation franco-italienne n’est pas que politique et diplomatique. Ils sont aussi le 2e partenaire économique et commercial l’un de l’autre et il existe d’énormes collaborations culturelles, éducatives, etc … entre Rome et Paris. Il ne faudrait pas que cette crise diplomatique ait des répercussions sur cette relation.

La marge de manœuvre du gouvernement français sera assez limitée désormais. Il voudra sans doute éviter de durcir encore sa position et risquer de créer une solidarité entre la Hongrie, la Pologne et l’Italie. Ces pays ont des désaccords très importants qui bloquent pour l’instant la consolidation d’un mouvement populiste européen. Le sentiment anti-Français pourrait bien devenir un ciment entre ces gouvernements, ce qui rend la manœuvre diplomatique très risquée pour Emmanuel Macron.

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Donald Trump engage un tournant contre le sida aux États-Unis

donald trumpTrente-sept ans après les premiers cas, les États-Unis de Donald Trump veulent se donner les moyens de précipiter la fin du sida dans la prochaine décennie, une épidémie qui a changé les comportements sexuels de générations entières et persiste malgré les avancées médicales.

« Les percées scientifiques ont placé un rêve autrefois distant à portée de main », a déclaré le président républicain mardi lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, au Congrès. « Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l’épidémie de VIH aux États-Unis d’ici dix ans », a-t-il indiqué.

Le plan présidentiel prévoit de réduire le nombre de nouvelles contaminations de 75% en cinq ans et de 90% en dix ans, par rapport aux quelque 38.000 contaminations annuelles actuelles. L’annonce, pas encore chiffrée, a été accueillie positivement mais prudemment par les associations.

« Le but ne sera atteint qu’avec beaucoup de travail et d’investissements adéquats », a réagi un groupe d’organisations dont AIDS United qui notent que, jusqu’à présent, l’administration républicaine était plutôt allée dans le sens inverse en cherchant notamment à réduire les budgets de la lutte anti-sida.

Une diminution de 90% permettrait de « mettre fin au sida comme fléau de santé publique », selon l’ONU, qui a adopté le même objectif au niveau mondial. La France veut aussi « éradiquer » l’épidémie d’ici 2030.

La petite minute consacrée par Donald Trump au VIH, dans un discours d’une heure et demie, a été précédée par six mois de préparatifs par des hauts responsables fédéraux de santé publique. « Insérer cinq lignes dans le discours de l’état de l’Union est une tâche herculéenne », a expliqué mercredi Brett Giroir, ministre adjoint à la Santé, lors d’une conférence d’acteurs de santé publique à Washington.

Il l’a assuré : « Le président Trump le veut »…, « l’effort est sincère ». « Nous pouvons changer le cours du VIH aux États-Unis pour toujours », a-t-il dit.

Changement de modèle
« Théoriquement, on peut éradiquer l’épidémie », explique Anthony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses. « Toute la question est la mise en place ». Le gouvernement Trump va donc demander au Congrès pour 2020 une hausse « substantielle » des crédits afin d’envoyer dans les foyers de l’épidémie des moyens et des personnels supplémentaires. « Il y aura de l’argent frais », a affimé Brett Giroir.

Les données sanitaires sont suffisamment précises pour cibler la réponse fédérale dans les régions qui concentrent la moitié des contaminations. « Quand j’ai vu la carte, j’ai été choqué de découvrir qu’il ne s’agissait que de 48 comtés sur 3.000 », a dit Robert Redfield, directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). « L’épidémie est très concentrée géographiquement ».

Ces foyers se trouvent beaucoup dans le sud, à Miami en Floride, Atlanta en Géorgie… ainsi que dans la capitale fédérale Washington et à Porto Rico. Il y aussi sept États où l’épidémie est surtout rurale, notamment dans l’Oklahoma et la Louisiane.

Depuis les années 1980, le préservatif est devenu omniprésent dans la sexualité de millions de personnes. Et un sujet de conflit sociétal aux États-Unis, où les conservateurs ont souvent refusé de le promouvoir au profit de campagnes d’abstinence.

Mercredi, lors d’un briefing d’une heure avec la presse, les plus hauts responsables sanitaires américains n’ont même pas prononcé ce mot. La réponse privilégiée est désormais médicale : le traitement devient le socle de la prévention.

Avec les médicaments anti-VIH actuels, très efficaces, les personnes séropositives peuvent ne plus transmettre le virus et les personnes saines peuvent ne plus l’attraper si elles prennent un comprimé quotidien de PrEP (prophylaxie pré-exposition). Mais trop de gens ignorent encore qu’ils ont le VIH et la quasi-totalité des contaminations américaines leur sont attribuées.

L’administration compte doper les campagnes pour toucher les groupes les plus concernés : homosexuels (deux tiers des infections), minorités ethniques et notamment les Noirs, consommateurs de drogues et les transgenres, mentionnés plusieurs fois mercredi matin malgré la politique anti-trans menée par la Maison Blanche par ailleurs.

Brett Giroir veut aussi que les médecins prescrivent le test VIH plus systématiquement, les accusant quasiment de laisser-faire. Les autorités veulent rendre ces tests « routiniers ». Là encore, un changement de culture.

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Le prochain sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un aura lieu fin février

donald trump et kim jongLa Maison Blanche a annoncé la tenue du prochain sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un « fin février ». Le président américain s’est dit « impatient » de rencontrer son homologue.

Le prochain sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un aura lieu « vers la fin février », a annoncé vendredi la Maison Blanche, sans préciser le lieu de la rencontre.

« Le président est impatient de rencontrer le président Kim dans un lieu qui sera annoncé ultérieurement », a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif, à l’issue d’une rencontre de 90 minutes dans le Bureau ovale entre Donald Trump et le bras droit de Kim Jong Un, Kim Yong Chol. Donald Trump, 72 ans, et Kim Jong Un, de plus de 30 ans son cadet, se sont rencontrés pour la première fois en juin 2018 à Singapour.

Lors de ce tête-à-tête historique, le premier entre un président américain et un héritier de la dynastie des Kim, l’homme fort de Pyongyang s’était engagé en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », sans détails ni calendrier. Depuis, les négociations patinent.

Dénucléarisation de la Corée du Nord
Washington exige une dénucléarisation « totalement vérifiée » du Nord avant toute levée des sanctions, alors que Pyongyang accuse les États-Unis d’exiger son désarmement unilatéral sans faire de concessions.

Lors de son adresse du Nouvel An, le leader nord-coréen a déclaré qu’il était disposé à rencontrer Donald Trump à tout moment mais a aussi averti que Pyongyang pourrait changer d’attitude si Washington maintenait, malgré le rapprochement diplomatique opéré depuis juin, ses sanctions économiques contre la Corée du Nord.

L’arsenal nucléaire nord-coréen a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de l’ONU au fil des ans. Pyongyang a effectué six essais nucléaires et développé et testé des missiles balistiques qui, selon des experts, seraient capables d’atteindre le territoire continental des États-Unis.

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Un bracelet connecté pour les femmes victimes de violences conjugales

bracelet connecté violence femmeCe bracelet connecté à une application permet d’envoyer une alerte immédiate à ses proches en cas d’agression ou de violences domestiques.

Endroit « le plus dangereux pour les femmes » selon l’ONU, le domicile est un lieu de violences qui nécessitent une réponse rapide et discrète. L’application française App’Elles, présentée au CES, le grand salon de l’électronique qui se tient cette semaine à Las Vegas, permet aux victimes de telles agressions d’appeler à l’aide sans crainte d’être repérées.

Elle dispose pour cela d’un bouton à activer sur son smartphone en cas de danger, pour envoyer immédiatement un message à trois personnes de confiance. Un bracelet connecté en Bluetooth, à porter sur soi en permanence, est venu s’ajouter en octobre dernier à ce dispositif, lauréat d’un CES Innovation Award.

« Dès l’activation de ce bouton, l’application envoie la position GPS du bracelet et active le micro du smartphone de la victime, pour enregistrer l’ambiance sonore de l’agression », explique Diariata N’Diaye, la créatrice de l’application et fondatrice de l’association Resonantes. « Les proches avertis ont dès lors le choix d’intervenir eux-mêmes ou de contacter les forces de l’ordre ». Les conversations enregistrées peuvent par ailleurs être mises à profit pour déposer plainte.

8000 téléchargements
L’application revendique 8000 téléchargements depuis son lancement, il y a trois ans. « Nous en sommes pour le moment à 800 utilisations actives par mois », complète Diariata N’Diaye. App’Elles comporte par ailleurs des ressources utiles aux victimes ou témoins de violences, dont des numéros de secours ou de structures d’aide. Le bracelet, vendu une trentaine d’euros sur le site, devrait être commercialisé dans un réseau physique cette année.

L’application rappelle le dispositif « Téléphone grave danger », déployé depuis 2014 pour prévenir les récidives de violences conjugales. Ce dernier prend la forme d’un smartphone équipé d’un bouton spécial et assorti d’un système de géolocalisation, pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir le cas échéant en moins de dix minutes. En 2017, 543 femmes étaient équipées d’un tel boîtier en France.