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Un homme doit indemniser son ex-femme pour ses tâches ménagères en Argentine

un homme doit indemniser son ex-femme pour ses tâches ménagèresIl devra lui verser 157.000 dollars pour « rééquilibrer la situation économique disparate des époux ».

La justice argentine a voulu compenser « la dépendance économique des femmes vis-à-vis de leurs maris ». RTL rapporte que la juge Victoria Fama a condamné un homme à indemniser son ex-femme en lui versant 8 millions de pesos, environ 157.000 euros.

La raison : les tâches ménagères qu’elle a faites pendant leurs années de mariage, soit 27 ans. La plaignante, une femme de 70 ans diplômée en économie, s’est en effet consacrée à l’éducation de leurs enfants et aux travaux du foyer pendant toute la durée de leur vie commune. Un des « mécanismes centraux à travers lesquels on subordonne les femmes dans la société », selon la juge Victoria Fama.

Pour tenter de rééquilibrer la situation économique « disparate » des époux, la juge argentine a donc condamné le mari à verser une compensation économique « raisonnable » à son ex-femme, car « après 27 ans de mariage, le prévenu l’a quittée alors qu’elle avait 60 ans révolus, âge auquel les femmes perçoivent la pension de retraite, se voyant privée d’accès au marché du travail ».

FranceInfo rappelle que le couple s’est séparé en 2009 et a divorcé en 2011. La compensation économique a été introduite dans le Code civil argentin en 2015. Elle peut s’effectuer en un seul versement, via une pension, l’usufruit de certains biens ou toute autre manière sur laquelle les anciens époux se mettent d’accord.

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Être homosexuel ne sera plus illégal au Botswana

Le Botswana décriminalise l'homosexualité, une victoire historiqueLa justice du Botswana a annulé mardi l’interdiction de l’homosexualité en vigueur dans le pays, qualifiée de «relique de l’ère victorienne».

Ce jugement historique était très attendu sur l’ensemble du continent africain, où l’homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Les clauses du code pénal du Botswana relatives aux relations entre personnes du même sexe «sont annulées», a déclaré le juge Michael Leburu mardi dans une salle d’audience comble de la Haute Cour à Gaborone. «La justice ordonne que les lois soient amendées», a-t-il ajouté.

Peine de mort dans plusieurs pays
Actuellement, 28 des 49 pays d’Afrique subsaharienne criminalisent les relations homosexuelles. La peine de mort est prévue par la charia en Mauritanie, au Soudan et dans le nord du Nigeria, mais aucune exécution n’y a été récemment relevée. L’Angola, le Mozambique et les Seychelles ont abrogé des lois antigays ces dernières années. Quant à l’Afrique du Sud, pays voisin du Botswana, sa Constitution très libérale adoptée en 1996 interdit toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

Les clauses en question sont «des reliques de l’ère victorienne» qui «ne sont plus viables», a encore estimé le magistrat. Elles «oppressent une minorité» et «ne passent pas l’épreuve de la constitutionnalité», a-t-il ajouté.

Jusqu’à 7 ans de prison
La Haute Cour s’est prononcée sur ce sujet sensible sur requête d’une personne anonyme, identifiée par ses seules initiales LM pour des raisons de sécurité, qui contestait le code pénal. Le texte en vigueur depuis 1965 prévoyait des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison. «Les minorités ne doivent pas être exclues et ostracisées», a encore expliqué le juge Leburu dans son jugement. «Le temps est venu que la sexualité entre personnes du même sexe soit décriminalisée», a insisté le magistrat.

«Les hétérosexuels sont autorisés à exprimer leur sexualité sans problème mais la même chose ne s’applique pas au requérant», a-t-il poursuivi. «Lui nier le droit d’avoir des relations sexuelles comme il l’entend est discriminatoire», a-t-il encore expliqué, jugeant «fondamental» le droit au respect de la vie privée.

Revigorant
Ce jugement est «un signal revigorant pour la dignité humaine, la vie privée et l’égalité», a réagi Neela Ghoshal de l’organisation Human Rights Watch (HRW). Ce jugement intervient après le refus en mai de la Haute Cour du Kenya d’abroger les lois réprimant les relations homosexuelles, qui avait douché les espoirs de la communauté continentale LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre, queers).

Car au quotidien, les homosexuels sont victimes de stigmatisation dans ce pays d’Afrique australe, considéré pourtant comme l’un des États africains les plus démocratiques. Dans les hôpitaux publics, «on reçoit des commentaires négatifs», a témoigné Thato Game Tsie, militant de l’organisation Legabibo.

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Des médecins alertent sur une pénurie de corticoïdes

pénurie de corticoïdesSelon l’Agence nationale de sécurité du médicament, les fabricants de corticoïdes ont pris du retard dans leur production. En attendant, certains patients sont obligés d’écumer les pharmacies pour se fournir en médicament.

Attention à la pénurie de médicaments. Le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR) alerte sur la pénurie de corticoïdes faute de stock, après l’annonce du retrait de plusieurs produits des étals des pharmacies.

« Le 31 juillet 2019, avec l’accord de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, le laboratoire BMS retirera le Kénacort 40 mg et 80 mg du commerce. Cette nouvelle consternante survient alors que le Diprostène, commercialisé par le laboratoire MSD, est en rupture de stock et ‘serait’ au mieux à nouveau distribué en juillet, voire en début d’année 2020 », a assuré le SNMR dans un communiqué.

L’ANSM pointe du doigt les industriels
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait pourtant tenté d’anticiper la pénurie. Le 14 mai dernier, l’ANSM assurait dans un communiqué avoir rencontré les fabricants de médicaments qui avaient à leur tour promis d’approvisionner la France en puisant dans les stocks des pays voisins non touchés par la pénurie.

L’agence a également expliqué que l’origine de la pénurie incombait aux industriels, accusant des retards dans la production des corticoïdes manquants, en particulier à l’étape de leur fabrication. « Les corticoïdes, ce sont des médicaments qui ne coûtent rien. Les laboratoires qui les commercialisent n’ont pas un grand intérêt à investir pour qu’il y ait un suivi et un réapprovisionnement rapide de ces spécialités », avance de son côté à France Info le Professeur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris.

De nombreuses maladies soignées à base de corticoïdes
Les mesures d’urgence prises par l’ANSM et les industriels n’ont toujours pas eu l’effet escompté : « Certains patients sont obligés de faire dix pharmacies pour trouver leurs comprimés », raconte le Professeur Francis Berenbaum

Utilisés pour traiter certains cancers et leucémies, les corticoïdes et la cortisone sont également employés pour soigner les asthmes sévères, les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, les problèmes rénaux et les maladies articulaires et tendineuses notamment.

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Facebook fournit aussi des données personnelles aux opérateurs téléphoniques

facebookFacebook partage avec les fabricants de smartphones et opérateurs télécom des données sur les utilisateurs de son application, ainsi que de Messenger et Instagram.

Les pratiques de Facebook en matière d’exploitation des données personnelles constituent un large champ d’exploration. Un document confidentiel, examiné par The Intercept, souligne le partage d’un large panel de données entre l’entreprise, les fabricants de smartphones sur lesquels l’application est installée et les opérateurs téléphoniques, soit une centaine de sociétés différentes, dans cinquante pays.

Parmi les informations transmises par Facebook, les réseaux Wi-Fi choisis sur les smartphones concernés, leurs caractéristiques techniques, la localisation des utilisateurs de son application, leurs centres d’intérêt et les groupes d’amis auxquels ils appartiennent. Autant de données qui proviennent non seulement des versions iOS et Android de l’application Facebook, mais aussi d’Instagram et Messenger, également détenues par l’entreprise américaine.

D’après The Intercept, ces informations servent de socle aux entreprises clientes de la firme californienne pour évaluer leur réputation face à leurs concurrents, notamment dans le cas où un utilisateur de Facebook aurait basculé d’un opérateur téléphonique vers un autre. Le site spécialisé rapporte également la mise à profit de ces données pour évaluer les ressources d’un individu, et lui proposer, ou non, des offres promotionnelles sur certains smartphones.

Le partage de ces données s’inscrit dans le cadre d’un programme lancé en août dernier, sous le nom d' »Actionable Insights », et destiné à aider les opérateurs télécom à améliorer la connectivité dans le monde. Facebook maintient auprès de The Intercept que l’ensemble de ces informations est anonymisé et n’a pas été mis à profit pour établir le niveau de solvabilité des membres de son réseau.

En juin 2018 déjà, le New York Times révélait l’existence d’accords passés entre Facebook et une soixantaine de fabricants de téléphones, l’entreprise ayant ainsi ouvert son accès aux données personnelles de ses utilsateurs à au moins quatre constructeurs chinois de smartphones. L’article, contesté en partie par Facebook, mettait en lumière des partenariats de longue date avec Samsung, Apple, Microsoft ou encore BlackBerry, qui permettaient à ces entreprises d’en savoir plus sur les penchants religieux, politiques ou encore la situation matrimoniale des utilisateurs Facebook ayant acheté l’un de leurs téléphones. Pour rappel, Facebook se prépare à verser une amende de 3 à 5 milliards de dollars aux États-Unis, en raison de sa gestion largement controversée des données personnelles.

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Snapchat lance de nouvelles options pour faire voter les jeunes

snapchatL’application de messagerie entend par cette initiative inviter les électeurs les plus jeunes à se prononcer lors des élections européennes, qui se tiendront du 23 au 26 mai.

Snapchat s’investit dans les élections européennes. L’application, prisée des adolescents, met dès ce 16 mai à disposition de ses utilisateurs des filtres et autocollants à apposer à leurs photographies. Pour rappel, les filtres Snapchat permettent de modifier le visage des personnes qui se prennent en photo avec l’application, en leur ajoutant par exemple des lunettes ou une couronne de fleurs.

D’autres fonctionnalités ont également été déployées pour inviter les jeunes électeurs européens à se rendre aux urnes les 23 et 26 mai. Sur la Snap Map, la carte de Snapchat qui permet de voir si des amis se situent à proximité, une notification viendra alerter les utilisateurs des dates de l’élection, en intégrant un lien pour les amener à se renseigner davantage sur ses enjeux. Les personnages visibles sur la carte pourront également se voir affublés d’une mention « A voté ».

Jusqu’à la veille des élections, un bureau de vote en réalité augmentée aux couleurs du Parlement Européen sera mis en place en France, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Pologne, Ireland, Danemark et Finlande. Enfin, le 22 mai, les utilisateurs européens de l’application recevront un message pour leur rappeler la date de l’élection. Seuls 28% des 18-24 ans ont voté aux élections européennes de 2014.

Snapchat n’en est pas à sa première initiative politique. En 2015, le réseau social a couvert les élections américaines par le biais de son onglet « Discover » et de son émission d’information « Good Luck America ». Lors de la primaire républicaine, et selon le cabinet d’études Nielsen, les 18-24 ans avaient été deux fois plus nombreux à regarder la retransmission sur Snapchat que le débat en direct à la télévision.

En France, à l’occasion des élections présidentielles, quatre candidats,  François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont prêtés à un jeu de questions-réponses sur l’application, consultés par 4 millions d’utilisateurs de Snapchat.

L’application américaine n’est pas non plus le seul service Web à s’investir dans les élections européennes. Spotify y est également allé de son initiative. Le géant suédois du streaming musical a consacré une playlist à cet événement, en sélectionnant un artiste emblématique par pays de l’UE.

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Dans quels départements les consommateurs achètent-ils le plus de produits bio ?

conso bioLa proportion de produits labellisés AB dans les caddies est quatre fois plus importante à Paris que dans l’Aisne, le Pas-de-Calais ou les Ardennes. Et les différences de revenus n’expliquent pas tout.

Qui sont les plus gros consommateurs de bio en France ?   Si plus de deux tiers des Français assurent qu’ils consomment du bio au moins une fois par mois, où consomme-t-on le plus de produits bio ?   Il semblerait assez logiquement que ce soit dans les départements dont les habitants disposent du pouvoir d’achat le plus élevé.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisé par le spécialiste de la grande consommation Olivier Dauvers à partir de données de la société spécialisée IRI. Les départements où l’on consomme le plus de produits bio sont donc Paris (8% des achats en grande distribution), les Hauts-de-Seine (6,5%), les Hautes-Alpes (5,9%), la Haute-Savoie (5,8%) et les Alpes Maritimes (5,6%).
conso bio
Dans ce top 5, on retrouve quatre départements figurant parmi les plus riches de France mais aussi les Hautes-Alpes, département rural où les revenus sont nettement inférieurs à la moyenne française. Sauf que ses agriculteurs se sont massivement convertis au label AB. Dans les Hautes-Alpes, plus de 27% des terres cultivées sont dédiées à la production bio contre 6,5% pour la moyenne nationale. On peut penser que cette conversion massive des agriculteurs influence le reste de la population.

A l’inverse, les départements dans lesquels les consommateurs achètent le moins de produits bio sont dans l’ensemble plus pauvres que la moyenne. La part du bio n’est ainsi que de 1,8% dans l’Aisne et de 1,9% dans le Pas-de-Calais. Il s’agit surtout de départements qui ont fait face à une désindustrialisation particulièrement importante depuis un demi-siècle et où l’agriculture a moins de poids qu’ailleurs.

Mais de manière générale, plus les habitants d’un département dispose de revenus élevés plus la part de produits bio achetées est importante. En moyenne elle atteint près de 5% dans les départements « riches » contre à peine 3,4% dans les départements « pauvres ».
bio departement

Et surtout l’écart semble se creuser entre les gros et les petits consommateurs de bio. « Si la part de marché du bio est la plus forte dans les départements les plus aisés, c’est aussi là qu’elle progresse le plus, explique Olvier Dauvers. Le poids du bio dans les départements les plus modestes augmente également, mais de façon beaucoup plus faible. Autrement dit, la conso de bio n’est pas près de s’homogénéiser dans l’Hexagone, bien au contraire. »

Comment expliquer un tel écart ?   Il y a évidemment la question du prix. Consommer bio coûte plus cher (50 à 60% de plus en moyenne) que consommer du conventionnel. « Ça met à mal une pensée dominante selon laquelle le bio intéresse tout le monde, explique Oliviers Dauvers. Le bio reste une proposition chère et c’est loin d’être un marché de masse. »

Si la cherté du bio constitue probablement un frein à l’adoption du bio, ce n’est peut-être pas la seule explication. Le prix n’est pas le seul critère à influencer les choix des consommateurs. Un exemple avec la viande qui reste un aliment onéreux. Elle est malgré tout, selon le Credoc, davantage consommée par les ouvriers (151 g/jour) et les employés (136 g/jour) que par les cadres et les professions libérales (113 g/jour) qui disposent pourtant d’un pouvoir d’achat plus conséquent.

Et si la baisse de la consommation de produits carnés est globale, elle est plus forte parmi les foyers aisés. Cette catégorie de la population est peut-être plus sensible aux nouvelles tendances de consommation. Diminuer sa consommation de viande ou manger davantage de produits sans pesticide sont des nouveautés plus vite adoptées par les classes aisées. « Il y a peut-être effectivement une question d’éveil et d’ouverture d’esprit par rapport à ces questions-là, estime Olivier Dauvers. Mais c’est difficile à mesurer. »

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Pourquoi le Parlement européen se situe à la fois à Strasbourg et à Bruxelles ?

Parlement européen se situe à la fois à Strasbourg et à BruxellesChaque jour, RMC se pose une question concrète au sujet de l’Europe.

Les députés européens doivent faire la navette une semaine par mois entre les deux villes. Des voyages qui coûtent cher : plus de 114 millions d’euros pas an.

Historiquement, le Parlement européen est installé à Strasbourg, ville symbole de la réconciliation franco-allemande. Et officiellement, il est encore et toujours à Strasbourg. C’est là-bas que se déroulent la plupart des séances plénières et où les députés adoptent donc les textes européens.

Mais au fil des années, Strasbourg est devenu étroit et surtout pas très pratique. La commission et le conseil siègent à Bruxelles. Et c’est donc naturellement que Bruxelles a aussi accueilli le Parlement. Pour faciliter la communication et les travaux des députés en commission.

Bientôt un regroupement ?
Pour résumer, à Bruxelles, on travaille et à Strasbourg, on vote. Les députés, et toutes leurs équipes, font donc la navette, une semaine par mois, entre les deux villes. C’est la grande transhumance, les piles de dossiers, les grosses malles, les hôtels, les restaurants. Tout cela coûte cher: au moins 114 millions d’euros par an.

A l’automne dernier, une majorité d’eurodéputés ont voté un texte pour dire que tout serait plus simple s’ils travaillaient en un seul et même lieu.

Mais il faut que ce texte soit validé par les 28 ou bientôt 27 chefs d’État ou de gouvernement, dès lors que le Royaume-Unis sera sorti de l’Union européenne. Et pour le moment, aucun n’a osé. Surtout pas de chef d’État français qui porterait la responsabilité de faire disparaître l’hémicycle alsacien.