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Cannabis : les professionnels du chanvre regrettent un « flou juridique » en France qui « freine l’industrie »

cannabisLa loi française ne fait pas la distinction entre le chanvre « récréatif », le chanvre à usage « bien-être », et le chanvre thérapeutique, qui ne contiennent eux quasiment que du cannabidiol (CBD), une molécule aux propriétés apaisantes, non stupéfiante et légale.

Les professionnels du chanvre regrettent une législation française trop complexe sur le cannabis, ce qui freine selon eux le développement de la filière au moment où le Parlement européen vient de voter une résolution en faveur du cannabis thérapeutique.

« En France, la loi n’est pas claire, on est dans un flou juridique qui freine l’industrie du chanvre », explique Aurélien Delecroix, président du syndicat professionnel du chanvre de bien-être (SPCBE), qui assistait avec quelque 500 acteurs du secteur au congrès Cannabis Europa organisé début février à Paris.

Aurélien Delecroix prône la légalisation du cannabis thérapeutique, pour apaiser les douleurs des malades, et du cannabis « bien-être », utilisé en automédication, dans l’alimentation et les cosmétiques notamment.

La loi française ne fait pas la distinction entre le chanvre « récréatif » qui contient beaucoup de tétrahydrocannabinol (le THC, une substance psychotrope et illégale), le chanvre à usage « bien-être », et le chanvre thérapeutique, qui ne contiennent eux quasiment que du cannabidiol (CBD), une molécule aux propriétés apaisantes, non stupéfiante, et légale.

Seules la fibre et les graines peuvent être utilisées
En France, troisième producteur mondial de chanvre derrière la Chine et le Canada, l’utilisation industrielle et commerciale de la plante est très réglementée. Seules la fibre et les graines peuvent être utilisées, pas la fleur, riche en CBD, et la plante doit contenir moins de 0,2% de THC.

« On utilise les fibres de la tige dans l’automobile, dans l’éco-construction, mais on jette la fleur et la feuille, alors que le CBD pourrait être valorisé », regrette Aurélien Delecroix.

La réglementation européenne autorise la commercialisation du chanvre en utilisant la plante entière. Le 23 octobre 2018, la cour d’appel d’Aix-en-Provence, qui devait statuer sur le sort de KanaVape, pionnière de la cigarette électronique au chanvre, a saisi la Cour de justice européenne pour avis, estimant que la réglementation française pouvait ne pas être compatible avec celle de l’UE.

« Le CBD : une opportunité pour l’agriculture française »
« Cette situation est pleine d’hypocrisie », remarque Laure Bouguen. Son entreprise, Ho Karan, produit des cosmétiques à base d’huile de chanvre. « On touche les limites du ridicule. Le CBD, c’est une opportunité pour l’agriculture française », répète Jean-Baptiste Moreau, député (LREM) de la Creuse misant sur la légalisation du cannabis thérapeutique et de « bien-être » pour redynamiser son département.

« Un hectare de chanvre absorbe autant de CO2 qu’un hectare de forêt et peut apporter jusqu’à 2500 euros de rendements aux paysans, contre 300 euros pour un hectare de blé », développait-il dans une tribune au Journal du Dimanche début décembre.

En se basant sur les effets de la légalisation du chanvre « bien-être » en Suisse, le SPCBE estime que la filière pourrait « représenter jusqu’à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en France d’ici quelques années ». « Il faut une harmonisation européenne, mais il faut d’abord qu’on clarifie la situation en France », ajoute Jean-Baptiste Moreau.

Des avancées sur le cannabis thérapeutique
Si, selon lui, « les mentalités progressent », la première étape reste avant tout la légalisation du cannabis thérapeutique. Au total, 21 pays de l’Union européenne autorisent déjà le cannabis à usage thérapeutique, mais pas la France. Les patients français voulant recourir au cannabis thérapeutique pour se soulager sont jusqu’à présent contraints de se fournir sur le marché illégal ou d’aller à l’étranger.

En décembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a toutefois souhaité qu’une expérimentation du cannabis thérapeutique en France puisse être mise en place avant fin 2019. Et le 13 février, le Parlement européen a voté une résolution sur la légalisation de cannabis thérapeutique. Guillaume Balas, député européen (Génération.s), co-rapporteur de la proposition de résolution, souhaite que ce vote soit un déclencheur. « J’espère que la Commission va se saisir de la question pour qu’une législation européenne existe », explique-t-il à l’AFP.

« Le cannabis thérapeutique, on sait que ça va soulager des symptômes qu’on n’arriverait pas à soulager autrement. Bien encadré, il n’y a pas de raison de bloquer », explique le professeur Nicolas Authier, du service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand.

Nicolas Authier émet toutefois un peu plus de réserves sur une légalisation du cannabis « bien-être ». « Il faut rester prudent, le CBD n’est pas une molécule anodine. Si les gens y trouvent un mieux-être, pourquoi pas, mais c’est avant tout un business, ses vertus sont très peu démontrées ».

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Tout le mal que Donald Trump et Theresa May font à la démocratie

Donald Trump et Theresa MayLa célèbre déclaration de Winston Churchill selon laquelle «la démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de toutes celles qui ont déjà été essayées» est souvent citée comme une évidence dans de nombreux milieux.

Pourtant, cette idée se voit aujourd’hui contestée un peu partout dans le monde. Désormais, le modèle économique autoritaire chinois est devenu une source d’inspiration majeure (ou comme l’a décrit le président Xi Jinping, une «nouvelle option») pour les autocrates en herbe qui ne croient plus aujourd’hui que le respect des droits et des libertés fondamentales soit une condition sine qua non à la prospérité, et encore moins à la longévité de leur pouvoir.

L’incroyable tempête qui a fait rage ces derniers temps à Washington (en raison du plus long shutdown gouvernemental de toute l’histoire américaine) et à Londres (à cause de l’impasse du Brexit) met à nu les fissures et les fragilités de deux des démocraties les plus stables et les plus encensées au monde. L’enjeu est de taille pour les États-Unis et encore plus pour l’avenir du Royaume-Uni et de l’Union européenne tout entière.

Naturellement, les experts et les électorats se polarisent sur le moment et la manière dont ces situations peu stables, presque incontrôlables, vont finalement se calmer. Mais le fait que ces deux événements chaotiques se produisent simultanément peut pousser à remettre en question l’affirmation (vue dans certains milieux comme de moins en moins vraisemblable) selon laquelle la démocratie est le système politique le plus fiable et le plus efficace de tous.

Si les populations américaine et britannique ont fini par s’habituer, ou presque, au chaos qui secoue leur capitale, le reste du monde assiste au désastre, abasourdi par les dysfonctionnements. Les autocrates séduisent depuis longtemps les électeurs et électrices en affirmant qu’ils vont «ramener l’ordre» après avoir mis fin au chaos, ce qui explique la légende persistante selon laquelle les trains étaient toujours à l’heure sous le règne de Benito Mussolini.

Du pain béni pour les critiques
Les crises simultanées de Washington et de Londres offrent des arguments rhétoriques aux gouvernements qui martèlent le discours sur la dégénérescence occidentale et le déclin de la démocratie. Les dirigeants chinois n’ont pas caché leur jubilation, persuadés que le monde verra d’un œil défavorable ce régime en comparaison avec leur style très structuré de gouvernance. Xinhua, l’agence de presse gérée par l’État chinois, l’a clairement énoncé dans un éditorial au sujet du shutdown, moins long, de l’année dernière : «Le système démocratique occidental est acclamé par tous les pays développés comme étant un régime politique presque parfait et le système qui convient le mieux pour diriger un pays. Toutefois, ce qui se produit actuellement aux États-Unis risque de faire réfléchir un certain nombre de gens à travers le monde quant à la viabilité et la légitimité d’un système politique aussi chaotique».

Cette année, les médias chinois se réjouissent des conséquences potentiellement catastrophiques sur l’économie américaine d’un shutdown qui s’est éternisé, et qui se traduit par une dégradation des cotes de crédits américaines et une hausse des coûts d’emprunt. Le titre de cet article, «Posséder des obligations du gouvernement américain revient à avoir une bombe à retardement entre les mains», est très représentatif de cette tendance.

La Russie tient un discours similaire. Un article d’opinion publié par RT, média financé par le Kremlin, a décrit la débâcle du Brexit comme l’effondrement inévitable d’un «État né dans le mercantilisme et soutenu par des siècles de domination et de colonialisme», concluant que «le Royaume-Uni tel que nous le connaissons a dépassé sa date limite de péremption».

Dans les autres démocraties, les observateurs se contentent d’assister au désastre, embarrassés. En Inde, un éditorial du Hindustan Times a affirmé : «Cela nous en dit beaucoup sur l’utilité d’organiser des référendums proposant des choix binaires pour traiter des problèmes d’une grande complexité. Le monde entier devrait tirer une leçon de ce que traverse le Royaume-Uni». À Hong Kong, où les défenseurs de la démocratie luttent pour repousser une Chine de plus en plus intrusive, Richard Harris, chroniqueur au South China Morning Post, a critiqué les «attaques personnelles agressives» contre les législateurs pris dans la bataille du Brexit, soutenant que «Churchill devait se retourner dans sa tombe».

Dans les pages du Daily Maverick, quotidien d’Afrique du Sud, l’expert en sécurité David Africa a observé qu’un «conflit entre la politique rationnelle, la politique fondée sur des “vérités alternatives”, et la nostalgie impériale ancrée dans le nationalisme blanc» était à l’œuvre à la fois en Grande-Bretagne et aux États-Unis, compromettant les perspectives d’alliance «à un moment où un partenariat euro-africain dans les domaines du commerce et de la sécurité» pour créer un contrepoids à l’intervention économique chinoise «serait non seulement une véritable nécessité, mais se révèlerait parfaitement possible».

Les impasses de la démocratie
Si les impasses que l’on rencontre de part et d’autre de l’Atlantique ne sont pas identiques, elles révèlent toutes deux les dessous de la démocratie contemporaine. Le shutdown américain est le résultat de profonds clivages politiques et sociaux qui ont permis l’arrivée au pouvoir d’un président narcissique, dont les positions politiques sont motivées non par la raison, mais par les attentes d’une base politique endurcie et par les conseillers qui ont sa faveur. Alimenté par l’envie de se tenir informé vingt-quatre heures sur vingt-quatre et par les utilisateurs des réseaux sociaux qui ont une soif insatiable pour les polémiques qu’ils peuvent liker et partager, le débat privilégie la stratégie de la corde raide à la résolution individuelle des problèmes.

Si les shutdowns précédents, qui se sont produits périodiquement, ont toujours fini par être résolus, celui-ci se distingue des autres : non seulement il a été le plus long de l’histoire américaine, mais il s’est inscrit dans un contexte de désordre de l’administration Trump, qui fait fi des conventions, des problèmes juridiques croissants du président et des questions de plus en plus nombreuses sur la véritable nature de sa loyauté (autre que celle qu’il a envers lui-même). Conférence du 7 février 2019 donnée à l’École des hautes études en sciences sociales sur la crise de la démocratie

En Grande-Bretagne, les enjeux sont encore plus élevés. La décision fatidique de l’ancien Premier ministre David Cameron de risquer un référendum public pour déterminer l’avenir du pays a coïncidé avec une crise sans précédent révélant les frustrations quant au sort des classes moyenne et ouvrière dans un contexte d’immigration croissante, d’automatisation, d’inégalités des salaires et de stagnation salariale. Les organisateurs du référendum sur le Brexit ont fait profil bas dès que la mesure a été adoptée, laissant à la Première ministre Theresa May la mission impossible de convaincre à la fois l’Union européenne et le Parlement britannique de soutenir un accord qui, aussi astucieux soit-il, causerait un préjudice irréparable aux deux parties.

Guerre insidieuse
Aux États-Unis comme en Grande-Bretagne, la démocratie est ébranlée non seulement par son poids naturel, mais aussi par les efforts calculés de l’extérieur pour exploiter ses vulnérabilités et saper sa confiance. Les interférences russes dans l’élection américaine et dans le référendum sur le Brexit, ainsi que dans les élections d’autres pays, sont désormais prouvées. Tant que des technologies beaucoup plus sophistiquées ne seront pas mises au point, protéger les élections à venir contre ce genre de guerre insidieuse de l’information perpétrée par le Kremlin et ses mandataires nécessiterait des efforts actifs et intrusifs pour réglementer les réseaux sociaux et l’information en ligne, qui risquerait de remodeler les débats publics. À l’heure actuelle, ce genre de méthodes constitue une menace permanente pour la démocratie. Et elle ne peut être écartée sans un contrôle beaucoup plus rigoureux de ce qui circule sur Internet, une voie qui comporte des risques évidents et élevés.

Parmi les préoccupations actuelles, aucun des deux pays n’a trouvé comment se protéger, à l’avenir, contre d’autres intrusions du même type, et encore moins comment équilibrer les intérêts concurrents dans un monde où le numérique est en rapide évolution.

Tout cela soulève des questions fondamentales sur la viabilité et l’attrait de la démocratie. Francis Fukuyama a reconnu il y a longtemps que sa théorie de 1992 selon laquelle nous avions atteint la «fin de l’histoire», aboutissant au triomphe mondial de la démocratie libérale, était, au mieux, prématurée. Pourtant, la croyance selon laquelle, toutes choses étant égales par ailleurs, la démocratie est à la fois un système plus juste et plus fonctionnel que n’importe quel autre, reste très répandue. Ce qui signifie que si les pays et les peuples étaient en position de reprendre leur destin en main, la démocratie serait la voie la plus évidente.

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Sept signes qui doivent vous alerter sur le burn out parental

Burn-outD’après une étude menée par l’UCLouvain, 5 à 8 % des parents belges seraient en situation de burn out parental. C’est la première étude sur la prise en charge de cet épuisement, encore trop méconnu.

Les trajets maison-école, les repas à préparer, la bataille du coucher, les lessives et le ménage, les activités périscolaires … La routine d’une vie de famille peut vite se transformer en machine infernale. À tel point que certains parents n’arrivent plus à supporter leurs enfants, épuisés rien qu’à l’idée de passer une journée avec eux.

Un phénomène qui porte un nom : le burn out parental. Ce syndrome, qui touche les parents exposés à un stress chronique, sans parvenir à en compenser les effets, a fait l’objet d’une étude menée par la Mutualité chrétienne et l’UCLouvain. Environ 20 % des parents seraient « en difficulté dans leur parentalité » à un moment de leur vie de parents. Franceinfo a listé sept signes qui peuvent précéder un burn out parental et qui doivent vous alerter.

1) L’épuisement physique
L’arrivée d’un enfant apporte évidemment de la fatigue, liée aux nuits raccourcies et à la multiplication des tâches. En juin dernier, une étude britannique (en anglais) pour une marque de literie, a relevé que les jeunes parents dorment en moyenne 4h44 par nuit, pendant l’année qui suit l’arrivée de l’enfant. Soit 59 % de temps de sommeil en moins que les 8 heures préconisées par les spécialistes.

Dès 2013, une enquête du réseau de mères actives soulignait que 63 % d’entre elles se disaient « épuisées ». Un épuisement qui survient quand les parents ne parviennent plus à se libérer du temps pour récupérer : « Tous les parents vivent des périodes de grande fatigue, comme lorsqu’un enfant tombe malade pendant 15 jours », estime Stéphanie Allenou, maman de quatre enfants qui a raconté son burn out parental dans Mère épuisée.

mere epuiséeLa différence avec l’épuisement parental, c’est que ça dure des mois ou des années. Stéphanie Allenou, auteure de « Mère épuisée »

Quand la fatigue cloue au lit dès le réveil, qu’elle limite l’attention accordée à ses enfants, ce sont les premiers symptômes de l’épuisement parental. Ce vide émotionnel et physique empêche de réfléchir. « Si on se sent très fatigué depuis deux semaines et qu’on commence à être fortement irritable, c’est un signal d’alarme », alerte la docteure Moïra Mikolajczak, professeure et directrice de recherche sur le burn out parental à l’UCLouvain.

2) Le désir de vouloir tout contrôler
Les experts interrogés par franceinfo sont unanimes : les parents touchés par l’épuisement parental sont souvent ceux qui se sont faits une haute estime de leur rôle, avant la naissance de leur enfant. En clair, ils veulent être parfaits et se mettent la pression : « C’est ce qui les épuise en fait, pointe la docteure Mikolajczak. Et c’est ce qui est paradoxal : car en voulant être parfaits, ils se retournent contre leurs enfants. »

Burn-out parentaleMême au bord de l’épuisement, les mères continuent de s’agiter et de vouloir tout gérer comme des chefs d’entreprise du CAC40 mais un jour, le corps dit ‘stop’ et elles ne peuvent plus se lever, elles ne peuvent plus rien faire.  « Depuis les années 1980-1990, la place de l’enfant a profondément changé, elle est devenue primordiale », estime la docteure Liliane Holstein, psychanalyste et auteure de Burn out parental.

Il est au centre de toutes les préoccupations de la famille : il ne doit manquer de rien pour bien grandir et le parent doit être aimant, disponible, attentif à tous les instants. « Les parents sont dans une course à la perfection pour être aimés par leurs enfants, souligne Liliane Holstein. Ce qui fait qu’il n’y a jamais de détente du matin jusqu’au soir, que les parents sont épuisés. »

3) Une tendance à l’isolement
Cette volonté de toujours faire mieux peut également entraîner un repli sur soi jusqu’à l’isolement. Les parents en proie à l’épuisement ont l’impression que leurs amis et leur famille font mieux qu’eux. Que leur enfant est le plus difficile, qu’ils sont les plus débordés, les plus en retard.  La docteure Moïra Mikolajczak donne l’exemple de l’attente à la sortie de l’école quand les parents s’observent : « On est tous des mini-juges, on se juge les uns les autres en permanence ».

Face aux autres parents qui leur semblent parfaits, les parents en burn out ont l’impression de ne plus savoir gérer le quotidien et souffrent de la comparaison, ce qui est un autre facteur de stress. « Quand on arrive à dire qu’on leur donne des fessées, qu’on ne les supporte plus, soit on nous juge, soit on nous dit ‘c’est pas grave, toutes les mères passent par là et ça ira mieux ensuite' », raconte Stéphanie Allenou.

Claire, maman à 39 ans d’une petite fille d’un an, a pourtant essayé d’en parler avec ses collègues : « Tous les matins, on arrive à la machine à café avec des cernes, en n’ayant pas dormi de la nuit, tout le monde nous dit ‘ça ira mieux’, ‘c’est normal’ et nous taquine, mais non, ça n’a ira pas mieux demain. » L’incompréhension que les parents en burn out ressentent les pousse ainsi à ne plus parler de leur mal-être et à s’enfermer.

4) Le sentiment de culpabilité
Les parents épuisés ont souvent l’impression de ne plus contrôler leur vie, qui ne ressemble en rien à ce qu’ils avaient imaginé, avant la naissance de leur enfant. Un contraste qui peut donner le sentiment d’être de « mauvais » parents et/ou d’avoir de « mauvais » enfants.

Selon Stéphanie Allenou, désormais à la tête d’une association de soutien à la parentalité, l’Îlôt Familles, et d’un lieu d’accueil parents-enfants à Nantes, c’est « une histoire de reconnaissance qui est le troisième pilier de l’épuisement. » Les mères actives qu’elle rencontre lui font part de leur culpabilité permanente : elles culpabilisent devant leurs collègues quand elles quittent le travail trop tôt et font de même quand elles viennent chercher leur enfant trop tard à la crèche. De quoi faire naître une « impression qu’ils n’en font jamais assez », ou jamais assez bien, qui entraîne une dévalorisation personnelle et une perte de confiance en soi.

5) Des troubles du sommeil, de l’appétit et du désir
Des heures à tourner dans le lit, à compter les moutons et à regarder les minutes défiler sur le réveil. Pourtant épuisés, les parents à bout parviennent difficilement, voire pas du tout, à trouver le sommeil, le soir venu.

Enfin au lit, ils égrènent dans leur tête la liste des tâches qu’ils vont devoir accomplir dès le réveil et angoissent d’avance. L’accumulation d’autres symptômes peut être un signal d’alarme comme un amaigrissement ou une prise de poids importante et l’éloignement avec le conjoint.

6) Un épuisement émotionnel intense
L’épuisement s’accumule face à la répétition quotidienne des mêmes crises : pour se laver, pour manger, pour s’habiller …  Pour que la colère n’éclate pas à la moindre bêtise, les parents prennent sur eux et refoulent leurs propres émotions. « J’essaie de faire des activités avec les enfants, qu’ils soient propres et bien habillés, que la maison soit tenue correctement, le frigo rempli, souffle une mère qui préfère rester anonyme. Mais dans tout ça, je me suis abandonnée. »

Cet épuisement émotionnel doit être un signal d’alarme avant le burn out parental. Les parents qui en sont victimes ne sont plus en mesure de réguler leurs émotions. « Ils peuvent dire qu’ils adorent leurs enfants et en même temps, dire juste après, pourquoi je les ai faits ?   Si je pouvais les tuer, je le ferais », assure la docteure Liliane Holstein. Ils gèrent les tâches de la vie quotidienne de manière automatique, presque robotisée.

7) Une distanciation affective avec les enfants
Les parents contactés décrivent une absence d’émotions qui génère une véritable distance avec leurs enfants. Marie, 27 ans et maman d’un petit garçon d’un an et demi, a vécu cette situation au moins d’août. « J’ai expliqué à mon médecin que je ne supportais plus mon fils, que j’avais envie de le taper. Des fois, je le regardais et je n’avais pas envie de le prendre dans mes bras. Je le regrette, c’est quelque chose d’horrible. »

Selon la docteure Mikolajczak, cette distanciation affective, synonyme de burn out parental, multiplie par vingt le risque de violenter ses enfants : « Dès qu’on a une parole ou un geste qui tranche totalement avec ce qu’on fait habituellement, c’est un signe qu’il faut aller consulter : si je suis une personne attentive et que d’un coup, je dis à mon enfant : ‘ma vie était tellement plus belle quand tu n’étais pas là’, je dois absolument aller consulter. » C’est l’accumulation de ces symptômes au quotidien qui doit vous alerter.

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Certaines bactéries dans l’intestin pourraient jouer un rôle dans la dépression

bacterieSi les chercheurs restent prudents, notamment sur la causalité, une étude de grande ampleur a révélé un lien statistique entre la dépression et un taux réduit de certaines bactéries dans l’intestin.

Des bactéries présentes dans notre intestin pourraient avoir un impact sur notre équilibre mental, et notamment sur la probabilité de souffrir de dépression, selon une étude de grande ampleur publiée ce lundi dans la revue Nature Microbiology.

Une équipe de chercheurs belges a analysé les échantillons de selles de plus de 1000 personnes volontaires et observé que deux familles de bactéries étaient systématiquement moins nombreuses chez les personnes dépressives, y compris celles sous traitement par antidépresseurs.

L’étude d’une population témoin de 1000 Néerlandais a validé ces conclusions d’un lien statistique entre le nombre de certaines bactéries et le niveau de bien-être et de santé mentale, explique l’article.

La causalité reste à prouver
L’étude ne démontre pas de lien de cause à effet, souligne toutefois Jeroen Raes, l’un des auteurs principaux, ajoutant que la compréhension des liens entre intestin et cerveau en est à ses balbutiements. Le lien pourrait être inverse, relève le Guardian : que la santé mentale ait un impact sur ces bactéries.

« Nous avons tenté de savoir si les bactéries dans les intestins avaient un moyen de communiquer avec le système nerveux, en étudiant leur ADN », a expliqué le chercheur au quotidien britannique. « Nous avons découvert que nombre d’entre elles peuvent produire des neuro-transmetteurs ou des précurseurs à des substances comme la dopamine et la sérotonine », a-t-il poursuivi.

Les familles de bactéries concernées, Coprococcus et Dialister  sont connues pour avoir des propriétés anti-inflammatoires. Or « on sait par ailleurs que l’inflammation des tissus nerveux joue un rôle important dans la dépression. Donc notre hypothèse c’est que les deux sont liés d’une façon ou d’une autre », a expliqué à l’AFP le professeur de microbiologie à l’université KU de Louvain.

« Jusqu’à présent, les résultats étaient mitigés et contradictoires »
« L’idée que des substances issues du métabolisme de microbes puissent interagir avec notre cerveau et donc avec notre comportement et nos sentiments  est intrigante », reconnaît Jeroen Raes.

« Jusqu’à présent, la plupart des études portaient sur les souris ou sur un petit nombre de personnes, et les résultats étaient mitigés et contradictoires », a-t-il expliqué à l’AFP.

Plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Parfois qualifiée d' »épidémie silencieuse », cette pathologie est l’une des principales causes des quelques 800.000 suicides recensés chaque année.

Les antidépresseurs font actuellement partie des médicaments les plus prescrits dans de nombreux pays, même si « moins de la moitié des personnes affectées dans le monde bénéficient de tels traitements », estime l’OMS, faute de ressources, de soignants qualifiés ou à cause de la stigmatisation sociale liées aux troubles mentaux ou à leur traitement.

Ces recherches pourraient ouvrir la voie à de nouveaux types de traitements pour cette maladie, soulève Jeroen Raes. « Je pense vraiment que c’est une voie d’avenir: utiliser des mélanges issus de bactéries en guise de traitement ».

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Les frites britanniques ont vu leur taille se réduire

frites.gifSelon le rapport de The Climate Coalition, les frites britanniques ont perdu quelques centimètres en raison de la sécheresse qui a altéré la qualité des pommes de terre l’an passé.

La taille des frites britanniques victimes du réchauffement climatique ?   C’est en tout cas ce qui ressort d’un rapport publié par The Climate Coalition, qui regroupe 130 organisations dont WWF, National Trust, Women’s Institute ou encore Christian Aid. Repéré par le Guardian, le document affirme que les fortes chaleurs ont perturbé la récolte des légumes en 2018, et notamment celle des pommes de terre.

En effet, le Royaume-Uni a enregistré l’an passé sa quatrième plus faible récolte de pommes de terre au cours des 60 dernières années avec des rendements qui ont chuté de 20 à 25%. Il faut dire que certaines zones du pays n’ont pas eu de pluie pendant 58 jours l’été dernier.

Et la qualité des légumes a pâti de ce stress hydrique. « Nous avons eu des problèmes de qualité avec beaucoup de pommes de terre difformes et plus petites », explique Richard Thompson, producteur dans le Staffordhire. Or, « des pommes de terre plus petites signifient des frites plus petites », déplore Cedric Porter, analyste et rédacteur en chef de la World Potato Markets Review. Et le Royaume-Uni n’est pas le seul pays européen concerné, la Belgique s’est également alertée de la faible taille de ses tubercules.

3 cm en moyenne
Alors que 80% des pommes de terre cultivées au Royaume-Uni sont consommées sur place, les consommateurs britanniques sont directement touchés. Les frites auraient perdu trois centimètres en moyenne. D’autres légumes comme les oignons ou les carottes ont également subi la sécheresse de l’été.

Ces aliments sont « de plus en plus menacés par les conditions météorologiques extrêmes et par l’augmentation du nombre de maladies résultant du changement climatique », a prévenu Michael Gove, le secrétaire d’État britannique à l’Environnement.

Sans réponse forte des dirigeants, le changement climatique pourrait, selon le rapport, rendre les pommes de terres cultivées sur les trois quarts des terres du Royaume-Uni impropres à la consommation d’ici 2050.

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France-Italie : « La crise la plus grave depuis 1945 »

Emmanuel Macron et Giuseppe ConteParis a rappelé son ambassadeur après une ultime « provocation » d’un ministre. Analyse d’une décision inédite depuis 1940.

Cette fois, le gouvernement italien a franchi une ligne rouge. La France a rappelé ce jeudi son ambassadeur en Italie pour « des consultations » après une série de « déclarations outrancières » et « d’attaques » sans « précédent » de responsables italiens, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles (antisystème), et Matteo Salvini, chef de file de la Ligue (extrême droite), tous deux vice-Premiers ministres italiens, multiplient les attaques frontales contre Emmanuel Macron et contre la France depuis plusieurs semaines. Dernière « provocation » en date pour Paris, mardi, Luigi Di Maio s’est rendu sur le sol français pour rencontrer des gilets jaunes et réitérer son soutien au mouvement.

Après avoir jugé les propos « excessif » et déclaré qu’il ne voulait pas lancer dans un « concours du plus bête », le gouvernement français a donc décidé de taper du poing sur la table en rappelant son ambassadeur. Une décision inédite depuis 1940 et qui, selon Marc Lazar, professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po, spécialiste de la vie politique italienne, constitue une crise « gravissime », « la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale ».

L’EXPRESS : La France a évoqué des attaques « sans précédent » de la part de l’Italie. Peut-on parler de crise inédite ?
Marc Lazar : Dans les relations franco-italiennes, et même entre les six pays fondateurs de l’Europe en 1957, oui, c’est totalement inédit depuis 1945. Nous avons connu d’autres crises, comme en 1945 quand le général de Gaulle avait voulu s’emparer du Val d’Aoste et envoyé des troupes dans l’Italie libérée, ou encore en 1995 lorsque la France avait repris ses essais nucléaires et que l’Italie avait voté une motion de condamnation à l’ONU.

Mais tout cela se résolvait assez vite, rappeler un ambassadeur de France, cela a été fait pour la dernière fois en 1940 lorsque Mussolini a déclaré la guerre à la France. Une étape très importante a été franchie ce jeudi. C’est totalement inédit depuis et c’est gravissime. C’est la crise politique la plus grave entre la France et l’Italie depuis la seconde guerre mondiale.

Comment expliquer que la France ait pris cette décision ?
Pour le Quai d’Orsay, l’Italie a manifestement franchi une ligne rouge. La crise couvait depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, en juin 2018. Les attaques sont d’abord venues de la France, dès juin 2018, quand Emmanuel Macron avait dénoncé les populistes en visant, notamment, Luigi Di Maio et Matteo Salvini. Plusieurs ministres français avaient aussi eu des déclarations assez rudes à l’égard de l’Italie, qui ne s’était d’ailleurs pas privée de répondre.

Puis, depuis quelques mois, la France avait décidé de faire le dos rond, de ne pas répondre aux polémiques. Plusieurs ministres, et Emmanuel Macron lui-même, ont récemment déclaré qu’ils laissaient passer les provocations des ministres italiens.

Mais là, c’était difficile pour le gouvernement français de laisser passer ce qu’a fait Luigi Di Maio mardi. Un ministre d’un gouvernement de l’Union européenne, vice-Premier ministre de son gouvernement, est venu sur le sol français sans même prévenir les autorités françaises, ce qui est contraire à toutes les traditions, et s’est affiché sur les réseaux sociaux avec des gilets jaunes qui appellent à se soulever contre Emmanuel Macron. C’était un acte diplomatique particulièrement violent.

Pourquoi Luigi Di Maio et Matteo Salvini ciblent-ils autant la France dans leurs déclarations ?
Il y a bien sûr le contexte des élections européennes qui joue. Pour Di Maio et Salvini, les gilets jaunes sont un levier pour accentuer la pression du peuple contre l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. Les dissensions au sein du gouvernement italien jouent aussi : le gouvernement de coalition se heurte à plusieurs motifs de discordes internes, et rien n’est plus facile que de désigner un adversaire commun, qu’Emmanuel Macron incarne parfaitement.

Les motifs de discorde entre la France et l’Italie sont également nombreux, comme la situation en Libye  considérée comme une zone d’influence italienne depuis l’intervention de la France en 2011, ou encore la crise des migrants. Les ministres italiens n’ont de cesse de dénoncer l’intrusion des gendarmes français sur le territoire italien pour contrôler les papiers dans les trains.

Sans oublier, et c’est un fait relativement nouveau, que le sentiment anti-Français grandit considérablement en Italie. Historiquement, l’Italie a un rapport d’affection, d’empathie, voire d’admiration à l’égard de la France, mais aussi d’exaspération, d’énervement, et d’arrogance. Toutes les enquêtes d’opinion montrent aujourd’hui que la personnalité étrangère la plus rejetée par les Italiens, c’est Emmanuel Macron. Les Italiens ont beaucoup l’impression que la France « fait son marché » en Italie, et fait preuve d’impérialisme économique. Di Maio et Salvini soufflent sur ce sentiment anti-Français, là encore dans la perspective des européennes.

Que peut-il se passer après le rappel de l’ambassadeur français ? Quelle forme peut prendre cette crise ?
Rappeler l’ambassadeur est à la fois, pour le gouvernement français, un moyen de se montrer comme un rempart aux populistes, et un moyen d’envoyer un message au président du conseil italien, Giuseppe Conte, silencieux jusqu’ici, pour lui demander de jouer les intermédiaires et de faire prendre conscience à Luigi Di Maio et Matteo Salvini qu’il faut baisser le ton.

La balle est dans le camp de l’Italie mais, quelle que soit sa réaction, il ne faudra pas que les responsables politiques oublient que la relation franco-italienne n’est pas que politique et diplomatique. Ils sont aussi le 2e partenaire économique et commercial l’un de l’autre et il existe d’énormes collaborations culturelles, éducatives, etc … entre Rome et Paris. Il ne faudrait pas que cette crise diplomatique ait des répercussions sur cette relation.

La marge de manœuvre du gouvernement français sera assez limitée désormais. Il voudra sans doute éviter de durcir encore sa position et risquer de créer une solidarité entre la Hongrie, la Pologne et l’Italie. Ces pays ont des désaccords très importants qui bloquent pour l’instant la consolidation d’un mouvement populiste européen. Le sentiment anti-Français pourrait bien devenir un ciment entre ces gouvernements, ce qui rend la manœuvre diplomatique très risquée pour Emmanuel Macron.

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Le Royaume-Uni se fâche contre l’UE, qui qualifie Gibraltar de « colonie »

thérésa mayLe gouvernement britannique a jugé « complètement inacceptable » la référence à Gibraltar comme une « colonie » du Royaume-Uni, dans un document publié vendredi par le Conseil européen.

C’est une note de bas de page qui, dans la situation déjà tendue entre l’UE et le Royaume-Uni, ne va pas arranger les choses. Le gouvernement de Theresa May s’est agacé contre la référence à Gibraltar comme une « colonie » britannique, dans un document publié vendredi par le Conseil européen. Cette mention « Gibraltar est une colonie de la couronne britannique »  apparaît discrètement dans ce document qui propose d’exempter de visa les Britanniques souhaitant entrer dans l’espace Schengen après le Brexit pour une courte durée (jusqu’à 90 jours). Est également précisé une « controverse » entre l’Espagne et le Royaume-Uni en ce qui concerne sa souveraineté.

« Il est complètement inacceptable de décrire Gibraltar de cette façon », a réagi le porte-parole de la Première ministre britannique auprès de journalistes. « Gibraltar fait partie à part entière de la famille britannique et cela ne changera pas du fait de notre sortie de l’UE », a-t-il ajouté. Ce territoire de 6,8 km2, à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, a été cédé par Madrid en 1713 à la couronne britannique, mais l’Espagne en revendique depuis longtemps la souveraineté.

Gibraltar craint que cet épisode « alimente le conflit »
Les 33.000 habitants du « Rocher » avaient rejeté l’idée d’une souveraineté partagée lors d’un référendum en 2002. « Toutes les parties devraient respecter le souhait démocratique du peuple de Gibraltar d’être britannique », a souligné un autre porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué.

« Le recours à un tel langage (…) ne contribue pas à bâtir un climat de compréhension et de confiance entre Gibraltar et l’Espagne alors que nous nous préparons à quitter l’UE », a réagi de son côté le gouvernement de Gibraltar dans un communiqué. « Cela aura en fait l’effet totalement inverse, en alimentant le conflit plutôt que la coopération », a-t-il ajouté. « Cela n’a pas du tout sa place dans l’Europe moderne d’aujourd’hui ».

Lors du référendum britannique de 2016 sur le Brexit, 96% des habitants de Gibraltar s’étaient exprimés en faveur de l’appartenance au bloc européen, le score le plus élevé pour le maintien. L’accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles, mais rejeté mi-janvier par les députés britanniques, comprend plusieurs dispositions concernant Gibraltar. Ces dernières prévoient de mettre en place des mesures pour collaborer dans la lutte contre la contrebande de tabac, entre polices, ainsi qu’en matière de droits des travailleurs et d’environnement.