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Qu’a-t-on le droit de rapporter de la plage ?

plageSi les autorités tolèrent en général le prélèvement de ces « souvenirs de vacances » en petite quantité, le ramassage de ces richesses naturelles peut parfois conduire à des amendes importantes.

Deux Français ont été arrêtés en Sardaigne la semaine dernière alors qu’ils tentaient de quitter l’île italienne avec 40 kilos de sable dans le coffre de leur voiture. Un délit pour lequel ce couple encourt jusqu’à six ans de prison.

Si la législation est moins sévère en France, la collecte de galets, coquillages et autres richesses naturelles que l’on peut trouver sur les plages est également réglementée et peut coûter très cher. Le ramassage de ces souvenirs de vacances est encadré par l’article L321-8 du Code de l’Environnement.

Ce dernier stipule que « les extractions de matériaux (…) sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement, l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais, vasières, zones d’herbiers, frayères, gisements naturels de coquillages vivants et exploitations de cultures marines ».

Sable, coquillages, galets : 1500 euros d’amende
Ainsi, ramener du sable, des coquillages ou des galets de la plage est interdit et les contrevenants s’exposent à une amende allant jusqu’à 1500 euros. Si cette loi, qui a pour but d’empêcher la fragilisation du littoral, s’applique rarement aux touristes prélevant ces « souvenirs » en petite quantité, elle vise principalement les personnes qui les ramassent en doses importantes dans le but de les revendre sur Internet.

Pas question, donc, de ramener des seaux de sable, de coquillages ou de galets pour décorer son jardin ou agrémenter son intérieur. Il vaut mieux opter pour du verre poli, dont la collecte est tout à fait légale. Il est également autorisé de prélever du « sable éolien », c’est à dire celui qui a été transporté par le vent hors d’une plage, sur la chaussée.

Le bois flotté : oui, mais en petite quantité
Concernant le bois flotté, de plus en plus utilisé en décoration d’intérieur, son ramassage sur la plage n’est pas interdit puisqu’il ne fait l’objet d’aucune réglementation particulière.

Il fait en effet partie de la « laisse de mer », au même titre que les algues ou les os de seiche. Il s’agit de débris naturels d’origine animale ou végétale ramenés par les vagues sur la plage, qui jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’écosystème des littoraux. Le bois flotté peut ainsi être collecté, mais en quantité raisonnable.

Le cas des plantes protégées
Attention cependant aux fleurs et plantes en tous genres qui ornent le bord des plages. La collecte de certaines espèces protégées, qui ne poussent qu’à des endroits bien spécifiques du littoral français, peut coûter jusqu’à 9000 euros d’amende. Leur ramassage est en effet considéré par la loi comme une « altération, dégradation ou destruction du milieu d’une espèce végétale dans un site protégé ».

Il convient ainsi de bien se renseigner sur la flore et la réglementation en vigueur dans la région où l’on passe ses vacances. Mais bien souvent, le meilleur des comportements reste encore de profiter des richesses des plages avec les yeux.

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Le biodiesel indonésien à base d’huile de palme sera taxé par l’Union européenne

union europeenneLa Commission européenne a décidé  mardi d’imposer des droits de douane sur les biocarburants en provenance d’Indonésie, qu’elle estime subventionnés par des aides d’État. Les taxes sur ces importations vont de 8 à 18%.

Le torchon brûle entre l’Indonésie et l’Union européenne autour des importations de biocarburants en provenance de ce pays d’Asie, qui produit, avec la Malaisie, 85% de l’huile de palme mondiale, utilisée notamment pour produire du biodiesel importé sur le Vieux continent.

« Une enquête poussée de la Commission a mis en lumière que les producteurs de biocarburants indonésiens bénéficient de subventions, d’avantages fiscaux et d’accès à des matières premières à des prix inférieurs à ceux du marché. Cela fait peser une menace de préjudice économique sur les producteurs de l’UE », souligne la Commission européenne. La nouvelle réglementation, publiée au Journal officiel, impose des taxes de 8% à 18% sur les importations de biocarburants subventionnés.

Les importations d’Indonésie atteignent 400 millions d’euros
L’exécutif européen précise que ces droits compensatoires sont provisoires et que ses investigations se poursuivent, avec la possibilité d’imposer des mesures définitives d’ici la mi-décembre 2019.

La Commission indique également que son enquête ne se limite pas au marché de l’huile de palme, principale source pour les biocarburants d’Indonésie, mais à toute aide publique, quelle que soit la matière première utilisée.

Selon les chiffres de la Commission, le marché européen du biocarburant pèse 9 milliards d’euros par an, et les importations en provenance d’Indonésie représentent jusqu’à 400 millions d’euros. Cette mesure a été immédiatement saluée par l’EBB, l’Association des producteurs de biodiesel européens, qui avait porté l’affaire devant la Commission.

L’Indonésie menace de mesures de rétorsion
« C’est un pas important dans la bonne direction pour mettre un terme au commerce inéquitable de biocarburants au niveau international », s’est félicité Raffello Garofalo, secrétaire général de l’EBB. « Ceci n’est pas le début d’une guerre commerciale entre l’UE et l’Indonésie, comme certains le disent : les taxes viennent simplement mettre fin à des pratiques déloyales qui font du mal à l’industrie manufacturière de l’UE en général, et aux producteurs d’énergies renouvelables en particulier », a-t-il ajouté.

En fin de semaine dernière, le ministre du Commerce de l’Indonésie avait menacé d’augmenter les taxes douanières sur les importations de produits laitiers européens en représailles à la volonté de l’UE de taxer davantage le biodiesel fabriqué à base d’huile de palme. La proposition de taxation supplémentaire sur le biodiesel indonésien représentait selon lui un « traitement inéquitable ».

L’Indonésie et la Malaisie, qui produisent quelque 85% de l’huile de palme mondiale, protestent régulièrement contre la politique européenne à l’égard de l’huile de palme. Les deux pays d’Asie du Sud-Est se sont montrés très critiques récemment après la publication d’un texte réglementaire classant au sein de l’UE l’huile de palme dans les biocarburants non durables.

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Pour réduire le réchauffement climatique, le GIEC préconise un changement d’alimentation

consoL’agriculture, la sylviculture et les autres usages de la terre, comme l’élevage, représentent 23% du total des émissions de gaz a effet de serre soulignent les experts.

Après avoir été approuvé mercredi par les 195 délégations des pays membres au terme d’une session marathon à Genève, le rapport des experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été rendu public ce jeudi.

Depuis vendredi, l’ensemble des délégations étaient réunies pour examiner ce rapport spécial des experts de l’ONU pour le climat consacré au « changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres. »

Un système alimentaire qui pèse lourd
Dans le rapport, dont la rédaction a été initiée en 2016, plusieurs facettes ont été étudiées. Dans le viseur, le système alimentaire mondial, ses limites et l’évolution des régimes alimentaires. Est notamment mise en cause la consommation croissante de viande, qui influe inévitablement sur la modification de l’usage des terres joue sur le climat.

Notre système alimentaire actuel pèse lourd dans les émissions de gaz à effet de serre. L’agriculture, la sylviculture et les autres usages de la terre, comme l’élevage, représentent 23% du total des émissions.

Elles sont encore plus importantes en prenant en compte la totalité du système alimentaire et devraient augmenter à l’avenir, « tirées par la croissance démographique, des revenus et les changements de régime alimentaire ».

Les habitudes alimentaires ont évolué au cours des derniers 50 ans : l’approvisionnement en viande par habitant a plus que doublé en moyenne depuis 1961, alors même que 820 millions de personnes souffrent de la faim. Dans le même temps, deux milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses et « 25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée ».

« Systèmes résilients » et « durables »
Ainsi, plusieurs changements dans les modes de consommation seront nécessaires et peuvent être orientés par des choix politiques, selon le GIEC.

« Des régimes équilibrés reposant sur des aliments à base de plantes, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les fruits et légumes, les fruits à coque et les graines et des aliments d’origine animale produits dans des systèmes résilients, durables et à faibles émissions de gaz à effet de serre présentent d’importantes opportunités », souligne le rapport, qui encourage aussi la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Ce texte rappelle aussi la nécessité, déjà mise en avant dans le précédent rapport du GIEC, de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter « des pertes irréversibles » au sein des écosystèmes nécessaires pour la nourriture, la santé et l’habitat des humains.

Depuis la période pré-industrielle, la température moyenne mondiale sur les surfaces émergées a progressé de 1,53°C, martèle le rapport.

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Des risques de pénurie d’eau au Luxembourg ?

Des risques de pénurie d'eau au LuxembourgPrès d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’Institut World resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales. «L’agriculture, l’industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, a écrit l’institut.

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

Risque «moyennement» élevé au Luxembourg
«La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d’instabilité financière», a indiqué le PDG de l’institut, Andrew Steer.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse qui vont augmenter avec le changement climatique  peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises au Cap, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut.

Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une «pénurie hydrique élevée». Parmi eux figurent plusieurs pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, mais aussi la Belgique.

Quant au Luxembourg, il figure dans la catégorie juste en dessous avec un risque «moyennement élevé». Pas de quoi être totalement à l’abri non-plus.

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Faut-​​il interdire la cigarette dans la rue ?

megotInterdire la cigarette dans les rues pour éviter les jets de mégots et le tabagisme passif. C’est ce que propose une pétition en ligne.

Une loi entrée en vigueur début 2016 prévoit une amende de 49 euros pour les gens qui jettent leurs mégots, ou leurs chewing-gum et autres déchets par terre. Pourtant, le texte est rarement appliqué et les bouts de cigarettes fumées jonchent encore souvent le sol dans les rues du Luxembourg. Et on en voit par centaines dans les gares, le long des voies ferrées, où les gens attendent souvent le train en s’en grillant une. De quoi passablement agacer certains résidents.

Des mégots par milliards
Dans le monde, 137 000 mégots sont jetés dans la nature chaque  seconde, soit 493 millions chaque heure ou encore 11,8 milliards par jour. Chaque année, ce sont donc 4 320 milliards de mégots qui se retrouvent dans la nature, où ils restent jusqu’à douze, voire quinze ans, avant de se décomposer.

Ainsi, une pétition ouverte aux signatures jusqu’à fin août sur le site Internet de la Chambre des députés propose tout simplement «l’interdiction de fumer dans la rue», en échange de la «mise en place de zones fumeur publiques». Le pétitionnaire y voit «une nouvelle façon de lutter contre le jet des mégots de cigarette sur la voie publique».

Le texte rappelle que, selon les études scientifiques, le mégot n’est pas biodégradable et met jusqu’à douze ans pour disparaître. En outre, «les produits chimiques qu’il contient représentent une menace pour la faune et la flore, particulièrement en milieu aquatique». Un mégot peut ainsi polluer 500 litres d’eau. Or, il existe des entreprises qui revalorisent ces déchets.

En outre, relève le pétitionnaire, «l’interdiction de jeter son mégot dans la rue ne suffit pas à atteindre les objectifs de réduction». D’où l’idée de zones fumeurs à certains coins de rues, d’où les fumeurs repartiraient en ayant jeté leur mégot dans un endroit approprié. Le principe existe déjà depuis longtemps au Japon, où il est interdit de fumer en marchant, et où l’idée fonctionne bien.

D’après l’auteur de la pétition, l’Ukraine aussi a adopté le système. Et pour sensibiliser encore davantage les fumeurs, la pétition propose aussi de condamner les fautifs jeteurs de mégots à ramasser une certaine quantité de mégots ou de déchets dans l’environnement plutôt qu’à payer une amende.

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Nouveaux marchés et euphorie boursière : Le cannabis fait planer les investisseurs

canabisLe marché du cannabis et son énorme potentiel

Sa taille pourrait décupler dans les dix années qui viennent et attirent de plus en plus d’investisseurs, qui y voient désormais un produit de consommation comme un autre. Si l’évolution des législations nationales sera déterminante, les industriels sont déjà à l’affût.

Fini le temps des jardiniers amateurs s’exerçant en cachette au fond du potager ?   Avec sa légalisation progressive dans de nombreux pays, le cannabis aiguise l’appétit des investisseurs et des courtiers, qui voient dans la culture de cette plante psychoactive une juteuse source de placement. « Perspectives d’expansion », « opportunités de croissance », « chaîne de valeur »… Pour le gestionnaire d’actifs britannique Schroders, la culture de la marijuana est bel et bien passée du statut de « divertissement réservé aux seuls initiés » à celui de « produit d’investissement » prisé par les milieux d’affaires.

« Un produit de consommation comme un autre »
« Depuis deux ans, le cannabis est devenu une cible de plus en plus importante pour les investisseurs, en raison principalement de l’évolution rapide de la législation et de l’opinion mondiale », explique à l’AFP Andrew Howard, directeur de la recherche durable au sein du gestionnaire de fonds britannique. « Même si l’on manque de visibilité » sur le cadre juridique, « le potentiel de croissance est considérable », ajoute l’analyste, qui revendique une approche pragmatique vis-à-vis de cette drogue dite douce. D’un point de vue économique, « le cannabis est un produit de consommation comme un autre », insiste-t-il.

À l’heure actuelle, 25 pays, dont l’Australie, le Canada, l’Uruguay, le Mexique, l’Afrique du Sud, la Suisse, Israël et la Turquie, ont légalisé tout ou partie du marché, pour des usages récréatifs ou médicaux. Et la liste devrait s’allonger au cours des prochaines années.

Un marché potentiellement colossal
« Pour l’instant, le marché est surtout centré sur les États-Unis et le Canada, mais même en Europe, ça commence à bouger », souligne Nikolaas Faes, analyste chez Bryan Garnier. « Au niveau mondial, les montants sont encore faibles, mais c’est forcément amené à augmenter. » Selon la banque d’affaires franco-britannique, le marché mondial légalisé du cannabis pourrait atteindre 145 milliards de dollars à l’horizon 2028, contre 12 milliards l’an dernier. D’après Schroders, le marché pourrait s’élever à 130 milliards de dollars dans dix ans.

« Il y a beaucoup d’argent en jeu. Ça aiguise les appétits », confirme Emmanuelle Auriol, professeure à la Toulouse School of Economics (TSE), pour qui un « tabou est tombé ». « Au début, les investisseurs avaient peur pour leur réputation. Aujourd’hui, l’opinion publique a basculé. »

Cigarettiers et géants des boissons alcoolisées entrent dans la danse
Depuis 2017, plusieurs géants de l’alcool ont ainsi sauté le pas, à l’image de Constellation Brands, maison mère des bières Corona, qui a investi quatre milliards de dollars dans une entreprise canadienne spécialisée dans la production de cannabis, Canopy Growth. « Nous étudions les données (…) Il faut se donner 12 à 18 mois pour bien apprécier » la situation, a indiqué de son côté le PDG de Pernod Ricard, Alexandre Ricard, lors de l’assemblée générale du groupe français de spiritueux fin novembre.

Les cigarettiers eux aussi sont entrés dans la danse. Le groupe Altria, fabricant de l’emblématique Marlboro, a ainsi pris une part de 1,9 milliard de dollars dans le groupe canadien Cronos. Imperial Brands a investi de son côté dans la biotech britannique Oxford Cannabinoid technologies (OCT).

« Pour les fabricants d’alcool ou les cigarettiers », qui craignent de voir leur marché « cannibalisé » par l’industrie de la marijuana, « les enjeux sont importants ». « Mais le cannabis intéresse aussi le secteur pharmaceutique, voire des multinationales comme Coca Cola », observe Emmanuelle Auriol. Pour Andrew Howard, « deux types d’entreprises investissent dans l’industrie du cannabis : les jeunes sociétés spécialisées sur ce marché et, de plus en plus, les grandes entreprises de biens de consommation », qui souhaitent « diversifier leurs portefeuilles de produits ».

Les incertitudes sur l’évolution des législations engendrent de la volatilité
À Wall Street, cet intérêt croissant pour l’industrie de la marijuana a provoqué des mouvements spectaculaires ces derniers mois pour les jeunes pousses du secteur, à l’image de Tilray ou de Canopy Growth, dont le titre a flambé avant de redescendre fortement début 2019. « On est sur des marchés très jeunes et donc très volatils », explique Nikolaas Faes, de Bryan Garnier. « Pour les investisseurs, c’est un secteur avec un risque plus élevé que la moyenne », en raison notamment des « incertitudes » qui pèsent sur les évolutions juridiques dans plusieurs pays, ajoute-t-il.

De quoi craindre une « bulle », susceptible de partir en fumée ?   Le marché « a le potentiel pour croître rapidement » mais son avenir dépendra en grande partie des « orientations prises par les décideurs politiques », tranche Andrew Howard, qui juge nécessaire d' »opérer un tri » entre les sociétés les « mieux placées » pour s’adapter aux changements et celles qui sont « moins préparées ».

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Comment sont encadrés les dépenses des élus à l’étranger ?

Frais de bouche des élusA la suite de différents scandales, nos voisins européens ont décidé de prendre à bras-le-corps l’épineux problème des notes de frais de leurs élus.

Les révélations de Mediapart épinglant François de Rugy pour ses fastueux dîners, du temps où il occupait la présidence de l’Assemblée nationale, relancent le débat des notes de frais des élus et ministre.

Si ces dernières années la transparence était de mise, le gouvernement Hollande ayant par exemple souhaité une moralisation de la vie politique en marge de l’affaire Cahuzac, certains agissements ont la vie dure.

Chez nos voisins européens, ces dépenses sont scrupuleusement encadrées. Souvent érigés en exemples, les pays scandinaves font honneur à leur réputation puisqu’en Suède par exemple, tous les citoyens peuvent avoir accès aux dépenses des élus sur simple demande auprès de l’administration.

L’Allemagne, bonne élève
Une volonté de transparence poussée à son paroxysme. Le média Sud-Ouest rappelle qu’en 1995, alors qu’elle occupait le poste de numéro 2 du gouvernement, Mona Sahlin avait été contrainte à la démission pour avoir, sur les deniers publics, acheté des couches, une barre de chocolat et un paquet de cigarette. Le remboursement rapide n’a pas suffi, et l’opinion public obtint sa tête.

En Allemagne, les frais de bouche ne sont plus un problème. Comme le signale L’Obs, ces derniers sont englobés dans la Kostenpauschale, comprendre une indemnité de frais de mandat qui comprend également les frais de déplacements ou la location d’une permanence locale. D’un montant de 4123 euros, elle sert, en principe, à couvrir toutes leurs dépenses. Pourtant, en 2009, la chancelière Angela Merkel avait été épinglée pour un dîner d’anniversaire, et avait dû s’en expliquer publiquement.

Création d’une autorité au Royaume-Uni
Au cours de son histoire récente, le Royaume-Uni n’a pas non plus été épargné par des scandales de notes de frais. En 2009, Sud-Ouest rappelle que des dizaines de députés locaux s’étaient fait rembourser, avec de l’argent public, des dépenses qui n’avaient aucun lien avec leurs activités politiques.

En réaction, a été créée l’IPSA, une autorité chargée d’encadrer l’ensemble des dépenses des élus de la Chambre des Communes.