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L’image relayée par le « Momo Challenge » va inspirer un film d’horreur

Momo ChallengeLa sculpture monstrueuse au coeur du « Momo Challenge », ce hoax répandu sur le Web, va inspirer un film d’horreur par les producteurs de The Ring.

Oeil écarquillé et rictus monstrueux: le visage du « Momo Challenge » , cette légende urbaine, propagée sur le Web et par les médias  fera bientôt trembler dans les salles de cinéma. L’image de femme à pattes d’oiseau utilisée dans ce prétendu jeu macabre en ligne inspire un projet de film d’horreur, comme le rapporte Deadline.

Le phénomène a inquiété des parents d’adolescents dans le monde entier, en 2018. On parlait alors de messages reçus par des adolescents sur différentes plateformes comme Whatsapp, les incitant à se mettre en danger ou même à se suicider. En octobre dernier, la mort d’un adolescent français de 14 ans avait été attribuée par ses parents au « Momo Challenge », et une enquête avait été ouverte.

De la menace à la légende urbaine
L’existence de ce défi a finalement été remise en cause et le phénomène est apparu comme une simple légende urbaine, sans fondement.

L’image associée au « Momo Challenge » était un cliché d’une sculpture de l’artiste japonais Keisuke Aiso, baptisée « Mother Bird » (Mère-oiseau). D’après le Japan Times, il était lui-même surpris que sa création soit associée à ce canular.

On ignore si le long-métrage reviendra sur l’histoire du « Momo challenge » ou s’il s’inspirera uniquement de la sculpture. Toujours selon Deadline, elle faisait référence à la légende japonaise de l’Ubume, un oiseau mangeur d’enfants.

Le film sera produit par Roy Lee, producteur de Ça et Ça chapitre 2, et Taka Ichise. Les deux hommes ont déjà collaboré sur les franchises The Ring et The Grudge.

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La bière est-elle en train de devenir le nouveau Coca-Cola des jeunes ?

La bièreAlors que les ventes de colas ne cessent de chuter depuis quelques années, celles de bières en revanche sont en plein boom. Notamment auprès des jeunes ?

La bière est-elle en train de devenir la boisson préférée des Français ?  Depuis quelques années la consommation ne cesse de progresser dans l’Hexagone et elle commence à faire de l’ombre à d’autres boissons comme le Coca-Cola. En cinq ans en effet, la consommation de bière a progressé de 19% passant de 1,29 milliard de litres consommés en 2014 à 1,53 milliard en 2018.

L’offre s’est fortement diversifiée depuis quelques années avec les bières artisanales, aromatisées aux fruits, les bières sans alcool, les bières dites craft vendues à l’unité. Et surtout elles séduisent de plus en plus les jeunes –même mineurs : près de 6 jeunes sur 10 de 15-24 ans assurent en boire occasionnellement.

Alors que dans le même temps, le Coca lui a moins la cote. Aux États-Unis, la baisse des colas est continue depuis 13 ans et en France la décrue a démarré il y a quelques années et ne se dément pas. Entre 2014 et 2018, les volumes consommés en France ont baissé de 17% passant de 1,55 milliard de litres consommés en 2014 à 1,29 en 2018. Et ce malgré le lancement de nouvelles offres sans sucre, à la stevia ou aromatisés. C’est le résultat de campagne de sensibilisation « anti-malbouffe » et de taxes sodas notamment. Mais pas uniquement puisque d’autres sodas comme les limonades ou les boissons au thé, pas toujours meilleures sur le plan nutritionnel, elles se portent bien.

40% de bière consommée en plus en 8 ans par les 18-35 ans
Mais est-ce vraiment la bière qui concurrence le Coca ?  En fait, il y a plein d’offres concurrentes qui viennent fragiliser les colas. Les boissons aux fruits pour les enfants comme Oasis, les « energy drinks » comme le Redbull pour les jeunes adultes mais aussi effectivement de plus en plus la bière. Il y a quelques années encore, au bar on prenait un Coca quand on avait 18-20 ans, aujourd’hui les jeunes ont davantage le réflexe bière. Et c’est allé très vite. En 2010, les 18-35 ans consommaient 21 litres de bière par an en moyenne, ils en consomment désormais plus de 30 litres, soit 40% de plus en à peine 8 ans.

Et le phénomène est mondial, quasiment tous les pays au monde ont leur bière et en consomment de plus en plus. Les industriels du secteur ont d’ailleurs bien compris que la bière était peut-être la boisson du futur et sont prêts à dépenser des sommes colossales pour s’imposer auprès de ces nouveaux consommateurs : en 2016, le belgo-brésilien AB InBev (Budweiser, Corona …) a racheté son rival britannique SABMiller (Grolsch, Peroni …) pour 96 milliards d’euros. Il s’agit d’un des plus gros rachats de tous les temps, tous secteurs confondus.

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Réchauffement climatique : tempéré, méditerranéen ou continental, le climat va-t-il changer en France ?

caniculeCanicule, réchauffement généralisé, inondations et précipitations, les épisodes extrêmes se succèdent dans le pays. Le climat tempéré français est-il appelé à se diluer et se transformer ?  Un climatologue de Météo France nous répond.

Des canicules de plus en plus fréquentes, des hivers moins froids mais parfois traversés d’épisodes extrêmes, le dérèglement climatique change en profondeur l’atmosphère française. Si le phénomène travaille le monde, et notre pays, depuis des décennies, il est désormais indubitable, au point de défigurer notre climat et de nous forcer à le redéfinir ?

Les cours de géographie l’apprennent aux jeunes Français de génération en génération : la France est dominée par un climat tempéré, porté par le régime océanique de l’Ouest, mâtiné au Sud d’un temps méditerranéen, et mordu à l’Est par l’air continental. C’est donc la question d’une possible fin, à petit feu, de notre climat tempéré qui se pose. David Salas y Melia, climatologue à Météo France, nous aide à y voir plus clair.

Définitions complexes
Selon lui, l’équation climatique ne se présente pas tout à fait en ces termes, en raison notamment de la complexité des définitions. « Qu’est-ce qu’un climat tempéré ?  C’est compliqué, il existe pas mal de réponses », pose-t-il en préambule. La principale se construit par la négative: est tempéré, ce qui n’est ni tropical, ni polaire. « Même en 2100, et peu importe le scénario, on sera toujours dans un climat tempéré en France. Car le climat ne sera bien entendu pas devenu polaire et le climat tropical connaît des températures d’au moins 18°C aux périodes les plus froides », fait-il valoir auprès de BFMTV.com.

Sans en arriver à ce stade, des changements atmosphériques plus nuancés mais également très significatifs pourraient peut-être transformer le fond de l’air tempéré océanique français. Mais là encore, David Salas y Melia pointe les limites d’une telle perspective.

« On peut imaginer une extension du climat continental, mais ce climat se définit par un hiver relativement froid. Or, on ne va pas vers ça », remarque-t-il. Un élargissement de la zone méditerranéenne ne lui paraît pas plus pertinent. « On peut définir le climat méditerranéen par le taux d’ensoleillement. Il faut au moins 2500 heures d’ensoleillement par an. Mais on devrait au contraire continuer à avoir des hivers relativement gris. Peut-être que la végétation méditerranéenne va investir des régions où elle n’est pas présente jusqu’à présent, mais ça ne veut pas dire que le climat serait méditerranéen ».

Des tendances de plus en plus marquées
D’autant que le Midi n’est pas exempt de bouleversements. C’est même dans le Sud qu’ils ont été les plus marqués, qu’on se souviennent des récentes inondations dans l’Aude ou de la neige sur les plages de Biarritz à la fin du mois de février 2018.

« Il semble qu’il y ait une augmentation de l’intensité des précipitations dans le pourtour méditerranéen, mais ça n’exclut pas une réduction des cumuls de pluie annuels. On peut avoir la double peine » poursuit David Salas y Melia.

Loin de la typologie du climat à laquelle la France pourrait être astreinte à l’avenir, le chercheur préconise de s’en tenir aux faits observés pour tracer, avec plus de précision, les grandes tendances des décennies se profilant devant nous. Il les esquisse, peignant des « vagues de froid moins fréquentes, avec des épisodes extrêmes qui vont se réchauffer, des vagues de chaud qui vont se réchauffer mais de façon moindre, et une baisse des précipitations ».  Autant de schémas que les Français connaissent déjà de mieux en mieux.

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Qu’est-ce que le mukbang ?

mukbangVenue de Corée du Sud, la pratique du mukbang se démocratise. Mais ces vidéos de professionnels peuvent avoir un effet dévastateur pour les personnes souffrant de troubles alimentaires.

Ce n’est pas un secret : les internautes se fascinent pour les mises en scène répétitives. Une vidéo sur le “toudoum” de Netflix en boucle pendant 10 heures ?  Plus de 600.000 vues. La chaîne d’un Coréen qui se filme pendant des heures en train de réviser à son bureau ?  400.000 abonnés. Rien d’étonnant donc que depuis plusieurs années, des vidéos de personnes qui mangent en se filmant fassent des centaines de milliers de vues. Cette pratique venue tout droit de Corée s’appellent le “mukbang”, contraction de “manger” (muk-ja) et “diffuser” (bang-song) en coréen.

La tendance a rapidement gagné les autres pays et notamment les États-Unis. Signe que le mukbang se démocratise, le New-York Times a consacré début juin un long portrait à l’américaine Bethany Gaskin, considérée comme la reine du mukbang aux États-Unis. Sa chaîne YouTube Bloveslife compte 1,9 millions d’abonnés. Elle affirme que son activité lui a rapporté environ 1 million de dollars.

En France, le phénomène n’a pas pris autant d’ampleur. Aucune chaîne spécialisée sur le sujet n’a de succès. Certains youtubeurs français s’adonnent toutefois au mukbang le temps d’une vidéo comme le candidat à l’Eurovision 2019 Bilal Hassani, ou encore les youtubeuses Jahan & Romane. Mais contrairement aux contenus produits par les stars du genre, il n’est pas question ici d’ingurgiter d’importantes quantités de nourriture, plutôt de discuter avec ses abonnés.

Pourquoi le mukbang fascine ?
“Nous avons soif de connexion. La majorité des Coréens, qui vivent à Séoul (10 millions d’habitants!), vivent dans de minuscules appartements […]. Manger et parler autour d’un repas s’est avéré être une façon de se sentir proche des autres, même virtuellement”, expliquait le blog TheInterCulture en 2014, un an avant que le phénomène explose dans le monde entier.

Cet argument de la solitude est souvent avancé par les fans. En 2015, le média Vice consacrait un long reportage au mukbang qui fut très mal accueilli par les fans. À ce jour, il cumule près de 4 millions de vues. Des adeptes ont à l’époque reproché aux journalistes de diaboliser et moquer cette pratique. “Je peux comprendre pourquoi cela semble étrange pour des gens qui ne sont pas familiers avec le concept, mais c’est comme regarder un vlog ou quelqu’un se maquiller sur YouTube”, argumente un blogueur.

Mais le mukbang est-il si inoffensif  ?
Les “stars” du mukbang sont généralement de corpulence normale malgré les grandes quantités de nourriture ingérées. Comme Matt Stonie, un Américain qui a d’ailleurs participé au concours du plus gros mangeur, ou la célèbre youtubeuse coréenne Hyunee. Dans son entretien au New York Times, l’américaine Bethany Gaskin précise d’ailleurs ne pas avoir pris de poids depuis qu’elle a commencé son activité, car elle ne mangerait que lorsqu’elle se filme pour sa chaîne, soit deux fois par jour.

Mais comment font-ils ?
“Je ne pense pas que ces personnes soient de vrais boulimiques. Le but des boulimiques n’est pas de manger mais de se remplir vite et beaucoup, sans pouvoir se contrôler. Pratiquer le mukbang serait trop culpabilisant”, décrypte Philip Gorwood, psychiatre, chef de service à l’hôpital Saint-Anne et co-auteur d’une étude sur l’anorexie.

“Ils développent probablement des stratégies pour dilater leur estomac et rendre ces concours du plus gros mangeur tolérable pour leur corps”. Comme compenser avec une activité sportive intense. Mais ces vidéos pourraient avoir un impact dévastateur pour les personnes qui souffrent de troubles alimentaires.

“Les patients boulimiques ont souvent honte de leur comportement. Et ces vidéos pourraient banaliser voir valoriser ces comportements essentiellement malsains”, fait valoir le docteur Philip Gorwood.

Dans tous les cas, mieux vaut regarder tout cela avec prudence et se rappeler que ces stars du mukbang restent des professionnels, comme n’importe quel participant aux compétitions du plus gros mangeur, une institution aux États-Unis.

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Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfant ?

Comment aborder le sujet de la pornographie avec son enfantAvec Internet, les adolescents ont accès à la pornographie de plus en plus jeunes.

Cette banalisation des relations sexuelles se ressent dans leur comportement : en Gironde, une directrice de collège a tiré la sonnette d’alarme face à l’attitude « hypersexualisée » des élèves. BFMTV.com a interrogé un psychologue et un médiateur scolaire afin de savoir comment aborder la question de la pornographie avec les enfants.

Les adolescents visionnent des images pornographiques de plus en plus jeunes. Mardi, la principale d’un collège de Mios, en Gironde, a tiré la sonnette d’alarme concernant « l’hypersexualité » des élèves de 6e et de 5e dans son établissement. Elle évoque le « visionnage de films à caractère pornographique, l’exhibitionnisme, la masturbation dans la cour de récrée » ou encore la « réalisation de vidéos à caractère pornographique » par une quinzaine de collégiens. La directrice constate, effarée, que dès 10 ans et demi, les enfants de son établissement ont accès à ce type de contenu via leurs ordinateurs et téléphones portables.

8% des ados regardent du porno plusieurs fois par jour
Le phénomène ne se limite pas à l’enceinte du collège de Mios. D’après une étude réalisée en 2018 par la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, 8% des jeunes garçons de 14-15 ans affirment regarder du porno plusieurs fois par jour, et 21% en consomment au moins une fois par semaine.

« On peut estimer que ces chiffres sont en partie dus à la facilité d’accès des mineurs aux produits censés leur être prohibés; 92% des mineurs jugent qu’il est facile d’accéder à la pornographie », note l’étude.

Pourtant, l’article 227-24 du Code pénal français dispose que la diffusion d’un message à caractère pornographique « par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support […] est punie de trois ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Reste que, sur les sites de streaming, la loi est largement contournée.

« Les contenus pornographiques sont à la portée des enfants, ils n’ont même pas besoin de savoir lire pour y accéder. Il leur suffit de cliquer sur un onglet pour atterrir sur un site qui propose des vidéos en streaming », rappelle à BFMTV.com Christophe Butstraen, médiateur scolaire et auteur de Parlez du porno à vos enfants avant qu’Internet ne le fasse.

Limiter l’accès à Internet
« Avant, on découvrait la sexualité par les témoignages de nos copains qui nous racontaient leur premier baiser, leurs premières caresses. Désormais, notre référent c’est Google, sauf que le navigateur ouvre tous les champs des possibles et nous renvoie très rapidement vers la pornographie. Et les ados prennent ce qu’ils voient comme les pratiques à appliquer », nous détaille le psychologue Samuel Comblez.

Pour rétablir les standards de la sexualité, Christophe Butstraen recommande aux parents d’installer des logiciels de contrôle parental sur le matériel informatique qu’ils mettent à la disposition de leur enfant. « Dès qu’il a accès à Internet, il faut le limiter. Puis, petit à petit, on lâche un peu de lest. Comme quand on demande à un enfant de nous tenir la main pour traverser, au début on est strict puis on apprend à lui laisser plus de liberté », illustre-t-il.

Le médiateur scolaire souligne toutefois que tous les efforts mis en place dans le cadre familial pour limiter l’accès à la pornographie « seront anéantis par les copains qui eux ne sont pas bridés dans leur usage d’Internet. C’est pourquoi les parents doivent avant tout mettre l’accent sur le dialogue ».

Instaurer le dialogue le plus tôt possible
« Plus tôt on parle de sexualité avec son enfant, plus sa candeur lui permet d’entendre le message », affirme Christophe Butstraen. « C’est à l’adulte de faire le premier pas et de dédramatiser la situation car de toute façon l’adolescent finira par être confronté à la pornographie », abonde Samuel Comblez.

« Il faut lui expliquer qu’en allumant sa tablette ou son ordinateur il risque de tomber sur des photos de gens nus qui peuvent avoir des comportements qui le dégoûtent ou l’émoustillent mais que ce n’est pas grave », expose-t-il.

Une fois le tabou dépassé, il est nécessaire que les parents expliquent à leur enfant que l’univers pornographique ne correspond pas à la réalité. Christophe Butstraen note d’ailleurs que le porno d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les films érotiques des années 1970.

« Les pratiques qui y sont présentées sont de plus en plus violentes. Dans les titres des vidéos on retrouve souvent la notion de ‘viol’, d’’inceste’ et autres fantasmes des plus bizarres. Ces vidéos diffusent des images que les enfants ne sont pas prêts à digérer et véhiculent des stéréotypes dont il est difficile de se défaire », déplore-t-il. Le médiateur scolaire constate que le porno développe des complexes chez les garçons concernant la taille de leur sexe, leurs performances. Les filles, elles, ont tendance à avoir une idée distordue du corps de la femme.

Remettre l’ado en phase avec la réalité
« Chez les adolescentes âgées de 13 à 15 ans, les esthéticiens constatent une explosion des demandes d’épilation intégrale. Un standard établi par les images pornographiques », assure Christophe Butstraen.

Pire encore, selon le médiateur scolaire, les films pour adultes annihilent l’importance du consentement dans les relations sexuelles. « Le porno fait croire aux garçons que quand une fille dit non elle veut en réalité dire oui. L’absence de consentement est très utilisée dans le porno : on nous montre une femme qui ne souhaite pas avoir de relation sexuelle mais qui finit par y prendre du plaisir. »

Il incombe donc aux parents d’expliquer à leur enfant que les films pornographiques sont à regarder comme un spectacle, « une fiction et non comme un manuel », assurent le psychologue ainsi que le médiateur scolaire.

« Les adolescents doivent comprendre que dans le porno, des acteurs sont payés pour jouer un rôle. C’est de la mise en scène. Les séquences qui durent 15 minutes sont parfois tournées en plusieurs heures, avec des reprises, des montages. On ne nous montre pas la réalité comme les pannes, l’envie ou le respect de la femme », ajoute Samuel Comblez.

Vérifier l’identité des visiteurs des sites porno
Pour lutter contre cette banalisation du sexe que les adolescents consultent et reproduisent de plus en plus tôt, le dialogue semble donc primordial. « La sexualité, tout le monde y pense mais personne n’en parle. Or, les parents ne doivent pas avoir peur d’aborder le sujet », conclut Samuel Comblez.

En attendant qu’ils osent briser le tabou, le Royaume-Uni va tester un système de vérification de l’âge. A partir du 15 juillet prochain, les majeurs devront scanner leur carte d’identité pour accéder aux sites pornographiques.

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La Norvège promet 100 millions d’euros pour la lutte contre les violences sexuelles

norvegeDans le monde, une femme sur trois subit au cours de son existence des violences sexuelles ou sexistes, selon les estimations de l’ONU, un phénomène exacerbé en période de crises humanitaires.

La Norvège s’est engagée ce vendredi à verser un peu plus de 100 millions d’euros sur trois ans à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans les crises humanitaires, un fléau qui affecte des millions de victimes à travers le monde.

« La violence à caractère sexuel et sexiste détruit les personnes, elle détruit les communautés locales et il est extrêmement difficile de réparer les dégâts », a déclaré la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Søreide.

« C’est pour cela qu’il faut faire plus en matière de prévention », a plaidé la ministre à l’ouverture d’une conférence internationale sur ce thème à Oslo. Le riche pays scandinave a promis de consacrer 1 milliard de couronnes (102,5 millions d’euros) à la lutte contre ce fléau entre 2019 et 2021, dont 350 millions dès cette année. Les Emirats arabes unis se sont aussi engagés à hauteur de 10 millions de dollars.

Éveiller les consciences
Coorganisée par la Norvège, l’Irak, la Somalie et les Emirats arabes unis, l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en présence du gynécologue congolais Denis Mukwege, colauréat du prix Nobel de la paix 2018, la conférence vise à éveiller les consciences et à lever des fonds.

Plusieurs participants ont insisté sur l’importance de la prévention et de la lutte contre l’impunité.  « Quand j’ai commencé à travailler dans les crises humanitaires à travers le monde il y a plus de 35 ans, personne ne parlait de la violence à caractère sexuel et sexiste. Ce n’est pas parce qu’il n’y en avait pas. Il y en avait. Mais c’était une horreur cachée », a confié secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock.

« Une des choses les plus importantes qu’on puisse faire (…) est de braquer une lumière éclatante sur ce problème », a-t-il affirmé. Selon Mark Lowcock, quelque 660 millions de dollars sont nécessaires cette année pour financer les programmes de lutte contre les violences sexuelles.

Une femme sur trois
Dans le monde, une femme sur trois subit au cours de son existence des violences sexuelles ou sexistes, selon les estimations de l’ONU, un phénomène exacerbé en période de crises humanitaires. Celles-ci touchent aujourd’hui 140 millions de personnes, dont environ 35 millions de femmes et filles en âge de procréer.

Fin avril, le Conseil de sécurité avait approuvé une résolution en faveur des victimes sexuelles largement amputée de sa substance par les États-Unis, la Russie et la Chine.

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Les Européens sont toujours les plus grands consommateurs d’alcool dans le monde

alcoolD’après une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, même si celle-ci est en baisse. À l’inverse, elle augmente dans les pays émergents.

Si la consommation d’alcool diminue ou stagne dans les pays riches, elle tend à augmenter dans les pays dont le niveau de vie s’élève, comme l’Inde et la Chine, compromettant la lutte contre ses méfaits pour la santé, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Risque de maladie, blessures et accidents
Ce « changement de paysage » doit inciter les pays concernés à adopter les mesures qui ont prouvé leur efficacité ailleurs, comme « la hausse des taxes, une restriction de la disponibilité et l’interdiction du marketing et de la publicité pour l’alcool », plaident les auteurs de l’étude. L’alcool représente « un facteur de risque majeur » dans l’apparition de nombreuses maladies ainsi que dans la survenue de blessures et d’accidents, rappellent-ils.

En moyenne, chaque adulte dans le monde a consommé 6,5 litres d’alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990, et cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d’ici 2030, selon des estimations établies à partir des données de 189 pays.

En Europe, 9,8 litres d’alcool par habitant
Aujourd’hui c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus élevée au monde, mais celle-ci est en baisse (-20% en 27 ans, à 9,8 litres par habitant), en raison notamment d’un net recul dans certaines anciennes républiques soviétiques et certains pays d’Europe de l’Est.

À l’inverse, on observe un phénomène de rattrapage dans des pays à revenu intermédiaire tels que la Chine, soutenu par « les transitions économiques et l’accroissement de la richesse ». Ce pays a désormais des niveaux de consommation supérieurs à certains pays européens » avec 7,4 litre, souligne l’article.

Dans l’ensemble de l’Asie du sud-est, la consommation moyenne a doublé entre 1990 et 2017 pour atteindre 4,7 litres par habitant et dans la région « Pacifique occidental », qui inclut notamment la Chine, le Japon et l’Australie, elle s’est accrue de 54%. Le niveau de consommation enregistré reste en revanche stable et très limité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (moins d’un litre par adulte et par an).

Les hommes consomment plus que les femmes
Les habitudes sont également très différentes selon le sexe : les hommes consommaient en moyenne 9,8 litres d’alcool pur en 2017, contre seulement 2,7 litres pour les femmes. Cet écart « devrait diminuer légèrement » d’ici 2030, estiment les chercheurs.

Alors qu’une majorité de la population mondiale (53%) ne boit pas régulièrement d’alcool aujourd’hui, « les estimations indiquent que d’ici 2030 la moitié des adultes boira de l’alcool » au moins une fois par an. Par ailleurs, près d’un quart (23%) connaîtra une alcoolisation massive (au moins six verres standards en une occasion, soit au moins 60g d’alcool pur) au moins une fois par mois, alors qu’ils n’étaient que 18,5% en 1990.

Fardeau sanitaire
Cette tendance met à mal l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de réduire de 10% d’ici à 2025 la « consommation nocive d’alcool », avertit Jakob Manthey, chercheur en psychologie clinique à l’Université technique de Dresde, auteur principal de l’étude. Le fardeau sanitaire lié à l’alcool va même « probablement augmenter en comparaison avec d’autres facteurs de risque », ajoute-t-il.

Les mesures de hausse des prix de vente et de contrôle de la distribution, qui ont fait leurs preuves dans les pays riches, pourraient toutefois être moins efficaces dans des pays où une grande partie de la consommation échappe aux circuits officiels, avertit Sarah Callinan, du Centre for Alcohol Policy Research de l’Université La Trobe à Melbourne (Australie).

41.000 décès par an en France
Aussi recommande-t-elle de mettre l’accent sur « de strictes restrictions à la publicité et autres activités promotionnelles » ainsi qu’à des « mesures rigoureuses contre l’alcool au volant ».

La consommation nocive d’alcool entraîne 3 millions de morts par an, des hommes pour plus des trois quarts, selon l’OMS. En France, l’alcool est responsable de 41.000 décès chaque année, soit la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.