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Le procès en appel du couple Balkany aura lieu du 11 au 18 décembre prochain

époux BalkanyPatrick Balkany a été condamné à cinq ans de prison ferme pour « blanchiment de fraude fiscale » aggravé, ce vendredi, et son épouse a écopé de quatre ans de prison ferme. Le couple a cependant décidé de faire appel.

Le procès en appel pour fraude fiscale d’Isabelle et Patrick Balkany aura lieu du 11 au 18 décembre prochain devant la cour d’appel de Paris, a-t-on appris de sources concordantes ce vendredi.

Dans la journée ce vendredi, les édiles de Levallois-Perret avaient annoncé qu’ils allaient faire appel de leur condamnation pour blanchiment aggravé de fraude fiscale. Patrick Balkany a été condamné à 5 ans de prison ferme pour blanchiment, assortis d’un mandat de dépôt, mais a été relaxé s’agissant de la corruption. Sa femme, elle, a été condamnée à quatre ans de prison et 10 ans d’inéligibilité.

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Le nom de Nordahl Lelandais apparaît dans l’enquête sur la mort de Thomas Rauschkold

Nordahl LelandaisCe jeudi, les parents de Thomas Rauschkolb ont intenté une action en justice pour le meurtre de leur fils.

Si cette plainte ne vise pas directement Nordahl Lelandais, elle relance les soupçons autour de son implication dans la mort de Thomas Rauschkolb, dont le cadavre a été retrouvé en 2015 près d’une rivière, en Savoie.

Classée en 2017 par les enquêteurs comme une mort accidentelle, l’affaire Thomas Rauschkolb pourrait prendre un nouveau tournant. Ce jeudi, les parents du jeune homme ont déposé une plainte contre X pour meurtre, a annoncé leur avocat à BFMTV, confirmant une information de RTL. Ils ne visent pas directement Nordahl Lelandais, mais le spectre de celui qui a déjà avoué les meurtres de Maëlys et d’Arthur Noyer pèse sur ce cold case.

« C’est une plainte avec constitution de partie civile entre les mains du doyen des juges d’instruction. Elle est contre X naturellement, puisque moi je ne dis pas que monsieur Lelandais est à l’origine de l’homicide de Thomas Rauschkolb. Simplement, on dit que c’est une piste à explorer », a déclaré ce jeudi matin sur notre antenne Me Bernard Boulloud, l’avocat des parents.

Photo troublante
Le 28 décembre 2015, Thomas Rauschkolb est retrouvé mort au bord d’une rivière après avoir passé une soirée dans une boîte de nuit de Grésy-sur-Aix, en Savoie. Après deux ans d’enquête, la police clôt les investigations estimant que le garçon de 18 ans a fait une chute accidentelle en sortant d’une soirée bien arrosée. Mais cette issue est loin de convaincre ses parents, qui pointent plusieurs éléments troublants.

Le jeune homme est retrouvé avec une chaussure en moins et sa ceinture pend à un grillage près de son corps comme s’il avait « tenté d’échapper à quelqu’un qui le poursuivait », avance son père dans les colonnes du Parisien. Surtout, une photo suspecte refait surface.

Celle de la victime posant aux côtés de Nordahl Lelandais au Studio 54, la discothèque où il se trouvait le soir de sa mort. La photographie date de 2012 et a été prise par une serveuse de l’établissement.

« Rien ne dit que Nordahl Lelandais n’y était pas aussi le jour de sa mort. Ça fait trop de coïncidences (…) Le caporal Noyer a été tué en sortant d’une boîte de nuit », avait alors réagi auprès du quotidien le père de la victime.

Son avocat, Me Bernard Boulloud avait toutefois nuancé : « Attention, cette photo ne prouve pas à ce stade qu’il est lié à la mort de Thomas Rauschkolb. Juste qu’il a fréquenté la même discothèque. »

Nordahl Lelandais soupçonné dans 40 dossiers de disparition
Mais lundi, l’interview d’une ancienne compagne du maître-chien vient à nouveau relancer les suspicions. Celle-ci déclare à nos confrères qu’il « faudrait notamment creuser le dossier du jeune Thomas Rauschkolb (…) A cette époque, je venais de quitter Nordahl Lelandais une première fois et il était dans le même état de colère, de frustration que lorsqu’il a tué le caporal Noyer. (…) La veille (…), il m’avait fait peur avec une tronçonneuse. »

Aujourd’hui, la mort de Thomas Rauschkolb fait partie des 40 dossiers encore non élucidés par la cellule de gendarmerie Ariane et pour lesquels Nordahl Lelandais est suspecté. Avec cette plainte pour meurtre, il appartient aux enquêteurs d’établir si Nordahl Lelandais est véritablement impliqué ou non dans la mort du jeune homme.

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Nordahl Lelandais : son ex-compagne veut porter plainte contre les gendarmes

Nordahl LelandaisEn couple avec Nordahl Lelandais entre mai 2015 et décembre 2016, la jeune femme assure avoir tenté d’alerter les gendarmes de Pont-de-Beauvoisin sur son compagnon. En vain.

« C’est le diable. » Dans l’ombre depuis deux ans, l’ancienne compagne de Nordahl Lelandais, accusé d’avoir tué Maëlys de Araujo et Arthur Noyer, prend la parole dans Le Parisien et sur RTL ce lundi.

Karine (son prénom a été changé) annonce qu’elle va porter plainte contre les gendarmes, qui ne l’ont pas écoutée lorsqu’elle les alertait sur la dangerosité de son compagnon de l’époque.

« Manipulateur », « psychopathe »
Pour respecter le deuil des familles des victimes présumées de l’ancien maître-chien, elle s’était fait discrète. Mais aujourd’hui, Karine ne mâche plus ses mots contre ce « manipulateur » et ce « psychopathe » avec lequel elle est sortie entre mai 2015 et décembre 2016 : « Je me suis bien fait avoir. Ses crimes, la pédophilie, son homosexualité, j’ai tout découvert dans la presse. Il n’y a que du mauvais en lui », déclare-t-elle dans les colonnes du Parisien.

La jeune femme raconte avoir dû rompre avec celui qui était « devenu insupportable, trop impulsif. Il avait des angoisses, des changements d’humeur, un décalage avec la réalité. Il prenait aussi beaucoup de cocaïne », se souvient-elle. Après leur rupture, l’accusé l’aurait harcelée, la « menaçant » à plusieurs reprises, la frappant ou la poursuivant lors de ses déplacements.

Les gendarmes alertés avant la disparition de Maëlys
Lorsqu’il lui aurait « ‘foncé dessus avec sa voiture », Karine se serait présentée à la gendarmerie  et ce pour la quatrième fois  afin de déposer plainte : « Les gendarmes ont d’abord refusé de prendre ma plainte. J’ai dû insister, pleurer, pour qu’ils le fassent. (…) Les gendarmes m’ont même demandé d’arrêter de le provoquer. Alors que c’est moi qui vivais un enfer », regrette-t-elle.

C’est à ce moment que Karine estime que les gendarmes ont commis une faute. Elle assure que si les autorités avaient pris ses craintes au sérieux, un drame aurait pu être évité. Nous sommes alors le 18 juillet 2017. Maëlys de Araujo a disparu le soir d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), moins d’un mois et demi plus tard, le 27 août.

« Savoir qu’un enfant est parti alors que vous auriez pu l’éviter, c’est très difficile », ajoute l’ancienne compagne du mis en cause. Elle va donc déposer plainte contre la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin qui n’a pas traité sa plainte et l’aurait ensuite accusée d’être « la méchante » alors qu’elle s’estime être, au contraire « une victime ».

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La justice valide la transmission de documents financiers de Donald Trump au Congrès

Donald TrumpDans le cadre d’une enquête des démocrates visant Trump pour « entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir », la justice a tranché et autorise le Congrès à exiger des documents sur les finances du président américain. La Maison Blanche avait refusé de les transmettre en mai dernier.

Le Congrès américain va pouvoir exiger des documents sur les finances de Donald Trump, selon la confirmation d’une cour d’appel. L’enquête en vue d’une procédure de destitution n’est pas l’unique épée de Damoclès au-dessus de la tête du président américain, puisque les démocrates lançaient déjà une enquête il y a quelques mois.

« Entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir »‘
En mars, une commission parlementaire américaine dirigée par les démocrates avaient lancé une vaste enquête sur des soupçons d' »entrave à la justice, corruption et abus de pouvoir ». À l’époque, le ministre des Finances avait refusé de transmettre les déclarations d’impôts du président, jugeant la demande illégitime.

La décision de la cour d’appel permettant la transmission des documents sur les finances de Donald Trump peut toujours faire l’objet d’un recours devant la Cour suprême, plus haute juridiction des États-Unis.

L’enquête porte sur les affaires du président avant et depuis son arrivée à la Maison Blanche. Les démocrates soupçonnent notamment l’ancien magnat de l’immobilier d’avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts. Pour en savoir plus, ils avaient ordonné en avril à son ancienne entreprise comptable, la firme Mazar, de leur transmettre toute une série de documents financiers.

Entre contestations de la Maison Blanche et soutien des juges
La Maison Blanche, qui dénonce un « harcèlement », avait saisi la justice pour bloquer cette injonction, comme elle l’a fait face à d’autres requêtes du Congrès. Dans son argumentaire, elle avait plaidé que le Congrès n’avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur. En mai, un juge de Washington avait rejeté cette lecture et estimé que ces documents pouvaient entrer dans le cadre d’une « enquête fondée ».

« Nous confirmons cette décision. Contrairement aux arguments du président, la commission est compétente en vertu des règles de la Chambre mais aussi de la Constitution pour émettre ces injonctions et Mazar doit s’y plier », a écrit le juge David Tatel.

Après avoir pris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier, les démocrates ont lancé une série d’enquêtes sur les impôts de Donald Trump, ses finances ou les suites à donner à l’enquête russe. Leurs investigations se sont heurtées à un mur dressé par la Maison Blanche au nom de la défense des « prérogatives présidentielles ».

La procédure de destitution amplifie l’enquête
Le 7 octobre, un juge de New York avait, lui aussi, donné tort à Donald Trump en autorisant la transmission de ses déclarations d’impôts. Le président avait immédiatement fait appel, ce qui a suspendu l’application de la décision. Mais la bataille a pris une autre dimension depuis que les démocrates ont décidé, le 24 septembre, d’ouvrir une procédure pour destitution contre le milliardaire, qu’ils soupçonnent d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour l’aider à salir un rival.

Depuis, les élus démocrates multiplient les injonctions contre le Département d’État, le ministre de l’Énergie, l’avocat personnel de Donald Trump.  La Maison Blanche a refusé mardi toute coopération, dénonçant une procédure « partisane et anticonstitutionnelle ».

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Décès du journaliste Eugène Saccomano, grande voix du foot

Eugène SaccomanoLe journaliste Eugène Saccomano, grande voix du foot sur Europe 1 et RTL, est mort ce lundi à l’âge de 83 ans. Il a marqué l’histoire de la radio française depuis les années 1960.

Eugène Saccomano, l’une des voix les plus célèbres du foot français, est mort ce lundi à l’âge de 83 ans, annoncent Var-Matin, Le Point et RTL. D’abord à Europe 1, de 1960 à 2001, puis à RTL, qu’il quittera finalement en 2012, Eugène Saccomano a vu passer cinq décennies de football français. Habitant et conseiller municipal de La Garde-Freinet (Var), il est décédé en région parisienne, selon Var-Matin.

Ancien directeur des sports d’Europe 1 où il a passé plus de 40 ans, il avait rejoint RTL entre 2001 et 2012. Né à Marseille, Eugène Saccomano avait débuté comme journaliste au journal Le Provençal avant de devenir correspondant d’Europe 1 dans le Sud. Il rejoint ensuite la rédaction parisienne de la radio puis son service des sports, dont il prendra la tête.

Il avait lancé en 1996 l’émission quotidienne « Europe Sport » et a remporté en 2000 le grand prix des médias pour la meilleure émission de radio avec « Le match du lundi ». « Eugène Saccomano, c’est beaucoup plus qu’une voix, c’est un divin babil par la magie duquel l’audition d’un match de football à la radio devient un plaisir rare et précieux », écrivait Le Figaro en 1999. Après plus de 40 ans, le journaliste avait quitté Europe 1 « sans verser une larme » et il avait « préféré passer dans l’équipe d’en face », RTL, où il avait notamment animé « On refait le match ».

Noël Le Graët : « Sa voix portait toujours le foot »
« C’est l’homme du football, confie Noël Le Graët, le président de la Fédération française, sur RMC. Sa voix portait toujours le foot. Elle était exceptionnelle. Il suivait l’actualité en permanence avec beaucoup d’élégance. On a tous beaucoup de tristesse. Il a marqué son époque. On se souviendra de sa voix. C’était toujours quelqu’un de très respectueux. »

Jean-Michel Larqué : « Il a été un précurseur »
« Eugène Saccomano, c’était la passion et une voix, explique Jean-Michel Larqué sur RMC. Mais le football n’était pas sa passion première, c’était avant tout un romancier. Il avait une culture générale bien au-dessus de la moyenne. Il a été un précurseur, puisqu’il y a encore aujourd’hui des émissions qui reprennent sa thématique. Il a aussi inventé les trémolos, repris aujourd’hui par Jano Resseguié. C’est même lui qui a inventé le tandem journaliste et consultant. C’était une voix incroyable. Même quand il ne se passait rien, il fallait lui donner l’antenne… »

Il a inspiré le film Borsalino
Originaire de Marseille, Eugène Saccomano était profondément attaché au département du Gard, où il a grandi, et était d’ailleurs un fervent supporter du Nîmes Olympique.

Mais avant de se faire connaître de millions d’auditeurs pour ses fabuleuses envolées lyriques autour du rectangle vert et l’émission « On refait le match », il s’était aussi distingué pour sa plume. En 1959, alors journaliste au quotidien Le Provençal, il a écrit le roman Bandits à Marseille, qui inspirera le film Borsalino en 1970 avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Il avait également consacré des ouvrages à Céline et Giono.

« Beaucoup de gens me prennent pour un con, pour un footeux qui ne comprend que le foot dans la vie, qui est un maniaque des tribunes de presse. Je le suis mais j’adore la littérature aussi. Le plaisir que j’ai, c’est de découvrir de nouveaux livres », confiait-il à France Info en 2014.

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Décès de Philippe Tome, co-créateur du Petit Spirou

plilipe tomeLe scénariste belge Philippe Tome, co-créateur du Petit Spirou, est mort à l’âge de 62 ans.

Le Petit Spirou est orphelin. Philippe Vandevelde, dit Philippe Tome, scénariste qui a co-créé le petit personnage, vient de mourir à l’âge de 62 ans.

« C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre la mort de Philippe Tome survenue hier à l’âge de 62 ans. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux amis de cet immense auteur », a publié le compte Facebook Franquin et Cie ce dimanche.

Polar noir et humour potache
Il avait imaginé en 1987 avec Janry, son complice de toujours, rencontré à un cours de BD, Le petit Spirou. Ensemble, ils avaient auparavant écrit pendant six ans des aventures de Spirou et Fantasio chez Dupuis, prenant la suite de Fournier et Broca, et avant eux Jijé et Franquin. L’idée était de « rajeunir le lectorat », évoquait Philippe Tome dans ActuaBD en 2012, mais aussi de « renouer avec le 100% humour ».

Le scénariste originaire de Bruxelles avait aussi créé en 1985, avec le dessinateur Luc Warnant (suivi à partir de 1989 par Bruno Gazzotti, puis par Dan Verlinden), la bande dessinée policière et humoristique SODA.

Scénariste inclassable, il signe également en 2008, Berceuse assassine, dessiné par Ralph Meyer. Un thriller sombre, aux airs de film noir américain, aux antipodes de SODA et du Petit Spirou. « Ce que j’aime, disait-il à ActuaBD, c’est que si on enlève la signature de mes albums, les gens ne peuvent pas se rendre compte que c’est le même gars qui fait Le Petit Spirou et Berceuse Assassine ».

Sur les réseaux sociaux, les hommages à Philippe Tome sont nombreux, et montrent à quel point il a marqué l’histoire de la bande dessinée. Et l’enfance de bien des lecteurs.

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Le couple Balkany toujours à la tête de Levallois : peuvent-ils être révoqués ?

époux BalkanyCondamnés pour fraude fiscale, Isabelle et Patrick Balkany restent toutefois à la tête de la mairie de Levallois. Les peines prononcées par la justice peuvent-elles entraîner leur révocation ?

Conduit à la prison de la Santé à l’issue de son procès pour fraude fiscale, Patrick Balkany reste pourtant le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il a été condamné à quatre ans de prison et 10 ans d’inéligibilité. C’est sa femme Isabelle Balkany qui occupe l’intérim, alors qu’elle a elle-même été condamnée à trois ans ferme et 10 ans d’inéligibilité, peines dont elle a fait appel.

Pour que le couple Balkany quitte ses fonctions à Levallois-Perret, il faudrait qu’ils démissionnent ou qu’ils soient révoqués de leurs postes. Mais en conférence de presse mercredi matin, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a déclaré qu’aucun processus de révocation n’avait été lancé contre le maire de Levallois-Perret. Et il n’est pas interdit en France d’être élu, et condamné en même temps.

Quand une révocation peut-elle être prononcée ?
C’est l’article 2122-16 du Code général des collectivités territoriales qui encadre le sujet de la révocation : « Le maire et les adjoints (…) ne peuvent être révoqués que par décret motivé pris en conseil des ministres ». Cette révocation entraîne une peine d’inéligibilité d’un an, « à compter du décret de révocation à moins qu’il ne soit procédé auparavant au renouvellement général des conseils municipaux ».

« Quand est-ce qu’un conseil des ministres a la possibilité de révoquer un maire ?  C’est quand il est prouvé, indiqué, qu’un maire n’est plus en capacité d’administrer la ville dont il a la charge », a détaillé sur notre antenne lundi Julien Denormandie, secrétaire d’État chargé de la ville et du logement. Or dans le cas du couple Balkany, « c’est une question de comportement, pas de gestion de la ville », explique-t-il, justifiant le fait qu’aucune procédure de révocation n’ait été lancée, malgré les condamnations.

La loi ne précise en fait pas clairement les motifs pouvant justifier la révocation d’un maire, bien que, selon la jurisprudence, il s’agisse à chaque fois de faits considérés comme graves: soit des actes réalisés dans le cadre de ses fonctions (comme le détournement de fonds publics), soit des faits en dehors de ce cadre, mais si problématiques qu’ils le « privent de l’autorité morale nécessaire à l’exercice de ses fonctions ». C’est le cas par exemple de Raymond Chalvet, maire de Lavelade-d’Ardèche (Ardèche), révoqué en 1986 pour des faits d’attentat à la pudeur.

Les époux Balkany pourraient donc, en soi, subir une procédure de révocation. Pour rappel, ils ont été reconnus coupables d’avoir soustrait des millions d’euros au fisc, ce qui a un impact financier sur la société, mais il n’a jamais été question d’argent public dans cette condamnation : la manière dont a été gérée la ville de Levallois-Perret n’a pas été remise en cause.

Six cas de révocation sous la Vème République
Sous la Vème République, seuls six cas de révocation ont été prononcés, détaillés par exemple par Le Figaro. Les condamnations ayant entraîné la révocation sont très diverses, des « propos outranciers » au « détournement de fonds publics », en passant par « l’attentat à la pudeur ».

Dernièrement, Stéphane Sieczkowsky-Samier, maire d’Hesdin, dans le Pas-de-Calais, a été révoqué le 21 août 2019. Le décret entraînant sa révocation s’appuie sur une déclaration du conseil constitutionnel rejetant ses comptes de campagne pour « irrégularités manifestes » ou encore des mises en examen « pour prise illégale d’intérêts » et « complicité de faux et usage de faux en écriture ».

Des accusations qui « le privent de l’autorité morale nécessaire à l’exercice de ses fonctions de maire et sont par conséquent inconciliables avec ses fonctions », déclare le décret.