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Déces de Marie Fredriksson, chanteuse du groupe Roxette

Marie FredrikssonLa chanteuse suédoise Marie Fredriksson, membre du groupe Roxette, à l’origine des tubes The Look, Listen to Your Heart, It Must Have Been Love dans les années 1980, vient de mourir à l’âge de 61 ans.

Marie Fredriksson, chanteuse suédoise, qui avait fondé en 1986 le groupe Roxette avec Per Gessle, vient de mourir. Elle était âgée de 61 et a succombé à un cancer, qu’elle combattait depuis 17 ans.

« C’est avec une grande tristesse que nous devons annoncer que Marie Fredriksson, du groupe Roxette, s’est éteinte dans la matinée du 9 décembre après un combat de 17 ans contre le cancer », a indiqué Dimberg Jernberg Management dans un communiqué.

Listen to your heart
On doit au groupe Roxette de nombreux tubes, comme Listen to your heart, The Look, en 1989, leur premier succès planétaire, Joyride, ou encore It must have been love, entendu dans la bande originale de Pretty Woman.

Le groupe, qui a publié dix albums au cours de sa carrière, a vendu plus de 75 millions de disques dans le monde. Marie Fredriksson, 61 ans, était soignée depuis 2002 pour une tumeur cérébrale. En rémission, elle était repartie en tournée et avait retrouvé les studios en 2010. En 2013, elle expliquait qu’elle avait dû réapprendre à parler et à chanter à cause de la maladie. Mais six ans plus tard, alors qu’elle participait à la tournée anniversaire du groupe (RoXXXette 30th Anniversary Tour) ses médecins lui avaient conseillé de prendre du repos.

Duo avec Anni-Frid Lyngstad d’Abba
En 1996, Marie Fredriksson avait enregistré un duo avec une autre chanteuse suédoise célèbre, Anni-Frid Lyngstad, ex-membre du mythique groupe Abba.

Per Gessle, l’autre moité du groupe Roxette, a salué sur Twitter la mémoire de la chanteuse.

Publiant ce message : « Le temps passe tellement vite. Il n’y a pas si longtemps, nous passions jours et nuits dans mon petit appartement, partageant nos rêves impossibles. Et quel rêve nous avons partagé.  Je suis honoré d’avoir pu rencontrer ton talent et ta générosité. (…) Rien ne sera plus jamais pareil ».

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L’antisémitisme, le dernier combat d’Angela Merkel

angela merkelLa chancelière s’est rendue pour la première fois comme cheffe du gouvernement dans l’ancien camp d’extermination. Une visite très symbolique alors que les actes antisémites progressent en Allemagne.

Avant de rendre son tablier, Angela Merkel se devait d’aller à Auschwitz (Pologne). La chancelière, qui doit prendre sa retraite politique en 2021, a toujours œuvré pour la réconciliation de l’Allemagne avec la communauté juive et avec l’État d’Israël. Elle s’est déjà rendue cinq fois au mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) et a reçu de nombreuses distinctions de la part d’organisations juives internationales.

Mais elle n’était jamais allée à Auschwitz-Birkenau (en Pologne actuelle), symbole de l’extermination de six millions de Juifs en Europe. Toute de noire vêtue, le visage grave, elle a d’ailleurs reconnu qu’il lui était « tout sauf facile » de se tenir dans ce lieu en raison de « la honte profonde » qui l’habite face aux « crimes commis par des Allemands ». Cette visite s’inscrit dans la tradition des autres grands chefs de gouvernement allemands.

Après Helmut Schmidt en 1977 et Helmut Kohl en 1989 et 1995, Angela Merkel est la troisième chancelière à se rendre dans l’ancien camp nazi. Officiellement, elle était venue fêter les dix ans de la fondation chargée d’entretenir ce lieu de mémoire, à quelques semaines du 75e anniversaire de libération du camp par l’Armée rouge. Berlin a annoncé à cette occasion que l’Allemagne verserait 60 millions d’euros pour l’entretien du Mémorial.

La montée de l’antisémitisme inquiète
« Auschwitz était un camp d’extermination administré par des Allemands », a-t-elle déclaré en rappelant que la lutte contre l’antisémitisme, qui renaît aujourd’hui dans son pays et en Europe, était l’affaire tous. « Il est important de réagir et de manifester son refus », a-t-elle exhorté. La toujours très populaire Angela Merkel, qui prévoit de quitter la chancellerie en 2021, n’a certainement pas envie de passer le relais en laissant un pays rattrapé par ses terribles démons. Un dernier défi en quelque sorte, pour celle qui se veut aussi « chancelière de la mémoire. »

L’attentat manqué en septembre à Halle (centre de l’Allemagne), perpétré par un néonazi contre une synagogue remplie de fidèles a relancé les inquiétudes sur la montée de l’antisémitisme. Les infractions et délits ont ainsi progressé de 20 % en 2018. En moyenne, un Juif se fait agresser physiquement chaque semaine en Allemagne.

Au début de l’année, le gouvernement allemand a conseillé aux Juifs de ne pas porter systématiquement la kippa dans les lieux publics pour des questions de sécurité. Un avertissement qui a été interprété comme une capitulation face à l’extrême-droite, première force d’opposition à l’assemblée fédérale (Bundestag) depuis 2017. « Les paroles favorisent le passage à l’acte », rappelle régulièrement Angela Merkel.

«L’AfD est devenue plus radicale que le Rassemblement national»
La dérive fasciste de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), accusée d’être moralement responsable de l’attentat de Halle, inquiète les Allemands. D’autant que le parti d’extrême-droite, qui prône la fin de la culture du repentir, siège depuis deux ans au Bundestag. « L’AfD est devenue plus radicale que le Rassemblement national ou le parti extrême-droite autrichien qui disposent encore de forces modérées importantes », insiste Markus Linden, politologue à l’université de Trèves.

L’aile identitaire n’a plus de complexe à relativiser publiquement la Shoah et la responsabilité de l’Allemagne. L’idéologue du parti, Alexander Gauland, ne cache même plus ses sympathies pour les révisionnistes. Le nazisme ? « Du pipi de chat dans les mille ans de la grande histoire d’Allemagne », dit-il.

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Procédure de destitution contre Donald Trump : la Maison Blanche confirme qu’elle ne coopérera pas

Donald TrumpLa Maison Blanche avait déjà informé le Congrès qu’elle ne coopérerait pas à l’enquête en cours en vue d’une éventuelle procédure de destitution visant Donald Trump, estimant qu’elle n’avait pas de légitimité.

La Maison Blanche a confirmé vendredi qu’elle n’entendait pas participer aux travaux de la Chambre des représentants en vue de la mise en accusation de Donald Trump, qualifiant le processus de « simulacre ».

« Comme vous le savez, votre enquête sur la mise en accusation est absolument sans fondement », écrit l’avocat de la présidence, Pat Cipollone, dans un courrier adressé à l’élu démocrate Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre.

Un « simulacre » pour la Maison Blanche
La Maison Blanche, qui a refusé jusqu’ici de coopérer avec l’enquête des démocrates, avait jusqu’à vendredi soir pour dire si elle assisterait, par l’intermédiaire d’un avocat, à la rédaction des chefs d’accusation en commission judiciaire.

Les démocrates ont annoncé jeudi que la Chambre des représentants, au sein de laquelle ils détiennent la majorité, allait se lancer dans la rédaction de l’acte d’accusation du président américain. Le chef d’entrave à la bonne marche du Congrès devrait notamment être retenu contre lui.

Un vote sera ensuite organisé sur cette mise en accusation (« impeachment » en anglais): d’abord en commission judiciaire, peut-être dès la semaine prochaine, puis en séance plénière, vraisemblablement avant Noël. Mais le président américain devrait ensuite être acquitté au Sénat, contrôlé par les républicains.

Plusieurs témoins auditionnés
De leur côté, les élus républicains de la Chambre ont transmis à Jerry Nadler la liste des témoins dont ils réclament l’audition. On trouve en particulier dans cette liste l’élu Adam Schiff, qui préside la commission du Renseignement, mais aussi Hunter Biden, fils cadet de Joe Biden, qui espère porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle 2020.

Le nom de Hunter Biden est apparu dans l’affaire ukrainienne en raison de ses activités au sein du groupe ukrainien Burisma alors que son père était vice-président de Barack Obama.

Donald Trump accuse Joe Biden d’avoir demandé le limogeage d’un procureur ukrainien pour protéger son fils, une accusation qui n’est corroborée par aucun élément concret.

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Décès de Francette Vernillat, comédienne de doublage de la série culte Tom Sawyer

Francette Vernillat est connue pour avoir doublé Tom Swayer dans la célèbre série du même nom des années 1980.

L’actrice Francette Vernillat, qui a prêté sa voix à de nombreux jeunes garçons et adolescents dans des séries et des dessins animés, est morte le 3 décembre à l’âge de 82 ans, a annoncé sur Twitter le journaliste de l’AFP Jean-François Guyot.

Née en 1937, Francette Vernillat est connue pour avoir doublé Tom Swayer dans la célèbre série du même nom des années 1980. On peut aussi entendre sa voix dans Bouba, où elle joue le petit ourson, mais aussi dans Transformers et Nicky Larson.

D’Autant en emporte le vent à Karaté Kid
Francette Vernillat a aussi participé à plusieurs séries TV devenues cultes comme Ma sorcière bien-aimée, Inspecteur Derrick, La Petite Maison dans la prairie, Madame est servie, Papa Schultz. Au cinéma, elle a fait preuve d’éclectisme en doublant des personnages de Autant en emporte le vent (1939), L’Ombre d’un doute (1943) et Karaté Kid (1984).

Également actrice de cinéma et de théâtre, elle est apparue dans un segment du film à sketch Les Sept Péchés capitaux (1952) et dans Thérèse Raquin (1953) de Marcel Carné.

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Michel Fourniret mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort »

Michel FourniretLe tueur en série Michel Fourniret a été entendu ce mercredi après-midi, près d’une semaine après les déclarations de son ex-épouse qui avait contredit son alibi pour le jour de la disparition de la jeune Estelle Mouzin en Seine-et-Marne en 2003.

À l’issue de son interrogatoire ce mercredi, Michel Fourniret a été mis en examen dans le cadre de l’affaire Estelle Mouzin par le magistrat instructeur du chef « d’enlèvement et séquestration suivis de mort », a-t-on appris de source judiciaire.

Monique OlivierLe tueur en série a été entendu près de trois heures ce mercredi après-midi au tribunal de Paris, près d’une semaine après les déclarations de son ex-épouse Monique Olivier, qui avait contredit son alibi pour le jour de la disparition.

La source judiciaire n’a pas précisé à ce stade si Michel Fourniret a reconnu son implication dans la disparition de la fillette. Selon nos informations, il a fait des déclarations complexes pouvant présenter différents niveaux de lecture. À l’issue de son audition, les avocats de Michel Fourniret n’ont pas souhaité faire de déclaration.

Estelle MouzinUn alibi mis à mal par son ex-femme
Estelle Mouzin, âgée de 9 ans, avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes, en Seine-et-Marne. Son corps n’a jamais été retrouvé et les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n’ont rien donné.

Jusqu’alors, Michel Fourniret invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n’avait alors pas décroché mais l’appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Un alibi contesté la semaine dernière par son ex-épouse Monique Olivier. qui avait raconté à la juge avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari.

« Cela signifie que Michel Fourniret n’était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d’Estelle Mouzin. Il était ailleurs », avait assuré l’avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes.

Cette piste avait été envisagée très rapidement. Début 2007, déjà, la police avait mis une première fois hors de cause « l’ogre des Ardennes », condamné à la perpétuité pour huit meurtres. Six ans plus tard, l’expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n’avait pas non plus permis de trouver de traces de la fillette. Interrogé par les enquêteurs fin 2017, Michel Fourniret avait une nouvelle fois affirmé n’avoir « rien à voir avec l’affaire » Estelle Mouzin.

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Patrick Balkany se sépare de ses avocats Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey

couple balkanyOfficiellement, le couple assure ne plus avoir les moyens de payer leurs services.

Changement de défense pour le maire de Levallois-Perret. Selon nos informations, Patrick Balkany a congédié ses avocats, Me Eric Dupond-Moretti et Me Antoine Vey. Officiellement, le couple assure ne plus avoir les moyens de payer leurs services.

Patrick Balkany est désormais défendu par Romain Dieudonné, du cabinet Lafarge. Un choix motivé par le fait que l’avocat historique du couple était Grégoire Lafarge, le patron de leur nouveau conseil. Grégoire Lafarge avait dû céder sa place à Eric Dupond-Moretti et Pierre-Olivier Sur à cause de problèmes de santé. Mais ce nouvel avocat, Romain Dieudonné, connaît donc bien le dossier. En revanche, Pierre-Olivier Sur reste l’avocat d’Isabelle Balkany.  « Ils ont été très bons et nous les remercions pour leurs compétences », a-t-elle déclaré au Parisien.

« Je n’ai jamais pensé abandonner le dossier »
Durant le procès, l’ambiance n’a pas toujours été au beau fixe entre Eric Dupond-Moretti et son client. Il avait notamment raconté à la télévision suisse RTS avoir été « fou de rage » quand Patrick Balkany l’avait interrompu lors d’une prise de parole devant les médias dans l’enceinte du tribunal pour le corriger sur son âge : « 71 bientôt, ne me vieillissez pas. 70 ça me suffit »

« À ce moment, je suis fou de rage, c’est moi qui avais la parole, il me corrige là-dessus et ça atténue évidemment la portée de mon propos”, déclarait-il, avant d’ajouter qu’il n’avait en revanche jamais songé à abandonner le dossier : « Ce n’est pas un chien, Balkany. Il a trouvé sa femme inanimée. Il a une espèce de posture. Je n’ai jamais pensé abandonner le dossier. »

Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany et son épouse Isabelle seront rejugés du 3 au 19 février 2020 pour blanchiment aggravé, après leur procès en appel pour fraude fiscale en décembre.

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Affaire Estelle Mouzin : que va-t-il se passer maintenant que l’alibi de Michel Fourniret a été contredit ?

Michel FourniretJeudi, l’ex-femme de « l’ogre des Ardennes » a contredit son alibi le jour de la disparition de la fillette, le 9 janvier 2003.

La juge d’instruction va maintenant étudier tous les déplacements de Fourniret, ainsi que l’ensemble des appels téléphoniques passés en France ce jour-là.

Estelle MouzinNouveau rebondissement dans l’affaire Estelle Mouzin. Près de 17 ans après la disparition de la fillette de 9 ans, l’ex-femme de Michel Fourniret a contredit jeudi l’alibi jusqu’à présent fourni par son ancien mari. Cette nouvelle version relance les soupçons à l’encontre du tueur en série, déjà condamné pour huit meurtres et qui en a reconnu deux de plus.

Monique OlivierQu’a déclaré Monique Olivier ?
Depuis le début, « l’ogre des Ardennes » a toujours affirmé qu’il se trouvait dans sa maison à Sart-Custinne, en Belgique. C’est depuis leur domicile qu’il aurait téléphoné à son fils le 9 janvier 2003,  jour de la disparition d’Estelle Mouzin,  pour lui souhaiter son anniversaire. Entendue pendant près de trois heures par la juge d’instruction Sabine Khéris au tribunal de Paris, Monique Olivier a contredit cette version ce jeudi en indiquant « qu’elle avait passé un appel au fils de Michel Fourniret, à sa demande », a déclaré son avocat, Me Richard Delgenes, à l’issue de l’audition.

« Cela signifie que Michel Fourniret n’était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d’Estelle Mouzin. Il était ailleurs », a ajouté l’avocat.

Stéphane Bourgoin, auteur du livre L’Ogre des Ardennes : Les derniers secrets de Michel Fourniret, estime auprès de BFMTV qu’il n’y avait de toute façon « aucune raison » que le tueur en série souhaite l’anniversaire de son fils Jean-Christophe ce jour-là. « Il ne l’a jamais souhaité depuis l’âge de 2 ans. »

Interrogée sur le lieu où se trouvait son ex-époux, Monique Olivier n’a pas apporté de précisions, faute de certitudes sur l’emploi du temps de son mari, qui s’absentait souvent et de façon prolongée.

Pourquoi change-t-elle de version maintenant?
Pour Me Delgenes, le fait que Monique Olivier change de version maintenant tient notamment au « climat de confiance » établi avec la juge d’instruction, qui a récemment récupéré l’enquête initialement conduite à Meaux. C’est la même magistrate qui instruit les affaires de la Britannique Joanna Parrish, retrouvée morte dans une rivière en 1990, et de Marie-Angèle Domece, disparue à Auxerre en 1988, dont Michel Fourniret a depuis reconnu les meurtres.

Par ailleurs, le fait que cette femme de 71 ans soit incarcérée depuis quinze ans et n’ait plus de lien avec celui condamné pour huit meurtres lui permet de faire preuve de « détachement ».

Il ne faut toutefois pas se réjouir trop vite. Les Jours rappellent qu’en 2004, Monique Olivier avait dénoncé les crimes de son mari à la police belge au bout du  121 interrogatoires.

Quelle est la prochaine étape de l’enquête?
Quant à la prochaine étape, « c’est l’audition de Michel Fourniret, immanquablement », nous indique Me Richard Delgenes. La juge d’instruction va confronter « ses dépositions avec des éléments factuels, concrets, comme le type de véhicule, les déplacements, l’endroit où il pouvait se situer », précise-t-il. Il faudra ensuite « demander à Monique Olivier si elle peut confirmer, ou infirmer ces éléments factuels. »

Des éléments techniques existent également en matière de téléphonie, nous précise Corinne Herrmann : « Le jour du 9 janvier 2003, l’ensemble des appels téléphoniques ont été gelés, ils sont encore à la disposition des enquêteurs, donc on va peut-être pouvoir tracer des déplacements de Michel Fourniret, sachant que contrairement à ce qui est dit partout, il avait plusieurs portables et achetait des cartes pré-payées. »

Pourquoi la piste Fourniret est privilégiée par la famille?
« Depuis si longtemps nous demandons que la piste Fourniret soit suivie, soit enquêtée. Nous disions que cet alibi ne tenait pas », a déclaré sur BFMTV Didier Seban, l’autre avocat de la famille d’Estelle Mouzin.

Stéphane Bourgoin précise que Michel Fourniret avait « des amis proches, un couple » qui habitait non loin de Guermantes, commune où a disparu la fillette. C’est d’ailleurs là que trois semaines avant son enlèvement, il y avait eu « une tentative d’enlèvement d’une fillette qui elle aussi rentrait de l’école de Guermantes. » Par chance, cette dernière s’était débattue et des témoins étaient intervenus.

« Le kidnappeur potentiel s’est enfui et a démarré au volant d’une camionnette blanche, exactement le même modèle que celui de Fourniret. Ils ne parviennent pas à noter la plaque d’immatriculation, mais un portrait de l’individu est dressé et c’est le copier – coller de son visage », affirme le spécialiste des tueurs en série.

Selon Me Herrmann, le tueur en série a livré des « aveux en creux » sur son implication dans cette disparition, dans le cadre d’auditions conduites en mars 2018. « L’ogre des Ardennes » avait alors une nouvelle fois montré le cynisme dont il était capable, en déclarant, à propos d’Estelle Mouzin : « Il faudrait creuser pour la trouver ».