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Procès Balkany : 7 ans ferme et 10 ans d’inéligibilité requis contre le maire de Levallois

couple balkanyAu terme de quatre semaines d’audience, le parquet national financier a requis 7 ans de prison ferme et 10 ans d’inéligibilité contre le maire de Levallois. 4 ans de prison avec sursis et 500.000 euros d’amende ont par ailleurs été requis contre Isabelle Balkany.

Après les années fastes en politique et les vacances au soleil, place au pilonnage de l’accusation. A l’issue de plus de trois heures de débats, le parquet national financier (PNF) a requis ce jeudi 7 ans de prison ferme, avec incarcération immédiate, et 10 années d’inéligibilité contre le maire de Levallois.

Sanction à la « hauteur de la gravité des faits »
« Cette sanction doit être à la hauteur de la gravité des faits de corruption et de blanchiment », a tranché le parquet, peu convaincu par les arguments avancés par Patrick Balkany durant les semaines d’audience.

« Patrick Balkany a toujours voulu servir les autres, mais servir les autres pour se servir c’est être corrompu » avait déjà déclaré le substitut du procureur avant les réquisitions. « On marche sur la tête, a réagi Eric Dupond-Moretti, l’avocat de Patrick Balkany. On requiert 7 ans pour avoir dissimulé la fraude fiscale. Mais il n’y a pas un fraudeur au monde qui met l’argent qu’il a planqué à la lumière. »

Les deux procureurs ont fait preuve d’un peu plus d’indulgence envers Isabelle Balkany qui a dit sa vérité avec habileté, ont-ils estimé avant de requérir 4 ans de prison avec sursis et 500.000 euros d’amende.

Entrelacs de sociétés écrans
Jugés devant le tribunal correctionnel de Paris, les Balkany sont soupçonnés d’avoir dissimulé au minimum 13 millions d’euros d’avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles, et Dar Guycy à Marrakech. Le PNF a également demandé la saisie des biens du couple, en particulier le luxueux moulin de Giverny, dans l’Eure, dont ils conservent l’usufruit.

Contrairement à la villa Pamplemousse achetée en 1997 à Saint-Martin, pour laquelle les enquêteurs ont démêlé un entrelacs de sociétés écrans et retrouvé le nom des Balkany, un épais nuage entoure la transaction marocaine de 2010. Le riad est la propriété d’une SCI marocaine, Dar Guycy, elle-même détenue à 99% par une société panaméenne créée par une fiduciaire suisse et dont le bénéficiaire déclaré est Jean-Pierre Aubry, ancien bras-droit de Patrick Balkany.

Amende de 100.000 euros requise contre le fils Balkany
Le PNF a par ailleurs requis quatre ans dont deux avec sursis et 150.000 euros d’amende contre le milliardaire saoudien, qui « a sciemment corrompu un élu de la République ». Contre Jean-Pierre Aubry, alors directeur général de la société d’aménagement de Levallois, « prête-nom jusqu’au sacrifice » pour son « maître » Patrick Balkany, le parquet a demandé trois ans dont un avec sursis et 150.000 euros d’amende.

Les procureurs ont réclamé quatre ans de prison dont deux avec sursis et une interdiction d’exercer à l’encontre de l’avocat Arnaud Claude, pour son « rôle central » de conseiller, aux côté de Jean-Pierre Aubry, dans le complexe montage entourant l’acquisition du riad. Contre le fils Balkany, Alexandre, poursuivi pour avoir « couvert » ses parents en souscrivant des baux de location fictifs du riad de la palmeraie, le PNF a demandé une amende de 100.000 euros.

« Outrance » et « indécence »
Au cours de ce procès « nous avons navigué entre l’outrance et l’indécence jusqu’à basculer parfois dans le grotesque ». « N’importe quoi », grommelle Patrick Balkany alors que son épouse est toujours absente des débats. Le vice-procureur s’est fait plus mesuré et a concédé avoir parfois « souri » aux explications du maire de Levallois, devant ses explications « tantôt cyniques, tantôt sincères ».

L’État français, seule partie civile du procès a réclamé, avant les réquisitions, un million d’euros de dommages et intérêts aux élus de Levallois-Perret, mais aussi à leur fils et à deux autres prévenus jugés pour blanchiment de fraude fiscale. Le procès reprendra lundi avec la plaidoirie des avocats de la défense. Le délibéré est attendu au mois de septembre.

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Perquisition ce jeudi au domicile de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn,Le domicile de Carlos Ghosn à Etang-la-Ville a été perquisitionné ce jeudi dans le cadre de l’enquête sur le financement du mariage de l’ex-patron de Renault.

Une perquisition a eu lieu ce jeudi au domicile de Carlos Ghosn à Etang-la-Ville dans les Yvelines. Selon nos informations, elle a été menée par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre notamment sur le financement du mariage de l’ex patron de Renault au Château de Versailles en 2016.

L’ancien patron de Renault avait obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon pour l’organisation de son mariage. La prestation, évaluée à 50.000 euros, aurait été en partie financée dans le cadre du partenariat de mécénat entre le château et le constructeur français. Aucune facture n’aurait été réglée par Carlos Ghosn. Renault a eu connaissance des faits dans le cadre d’une enquête interne et les a signalés à la justice en février dernier.

Un « malentendu »
L’homme d’affaires franco-libano-brésilien serait prêt à rembourser les 50.000 euros, selon son avocat Jean-Yves Le Borgne. Invité de BFMTV-RMC en avril, ce dernier avait parlé d’un « malentendu », indiquant que la location du Grand Trianon avait été offerte à son client, qui ne sait donc pas posé de questions.

Pour son mariage, le couple Ghosn s’était offert une cérémonie somptueuse dans l’emblématique demeure du roi soleil. Les invités étaient déguisés en costumes d’époque: perruques et robes de satin étaient de rigueur. Environ 120 invités étaient présents. Outre la location de la salle, Renault aurait peut-être financé d’autres prestations pour cette cérémonie.

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Absente à l’audience, Isabelle Balkany suit le procès sur Twitter

couple balkanyLa maire adjointe de Levallois-Perret, hospitalisée il y a un mois et demi après une tentative de suicide, est absente depuis le début du procès.

Absente du tribunal, Isabelle Balkany ne manque pourtant pas une miette des audiences. Depuis le début de son procès, notamment pour blanchiment de fraude fiscale, la maire-adjointe de Levallois-Perret suit le compte-rendu en temps réel des journalistes sur les réseaux sociaux.

« En pleine dépression »
Il y a un mois, après quelques jours d’audience, un journaliste s’était ainsi étonné de voir l’adjointe « aimer » un des messages postés sur Twitter.  « Elle suit les débats mais elle ne regarde pas la télévision », confirme le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany.

« Elle voulait vraiment venir. Mais les médecins disent qu’elle n’est pas capable de supporter ça maintenant. Elle est encore en pleine dépression », affirme-t-il. Isabelle Balkany est restée près d’un mois hospitalisée après une tentative de suicide le 1er Mai dernier.

Second réquisitoire attendu jeudi
Sa dépression a été évoquée dès le premier jour par son avocat dans une lettre qu’elle avait écrite pour le tribunal.  « Monsieur le président, je ne suis pas en mesure d’assister à l’audience. Le choc émotionnel provoqué par la médiatisation outrancière m’est devenu insupportable », expliquait l’adjointe de Levallois-Perret.

Dans le premier volet du procès portant sur le seul délit de fraude fiscale, le parquet national financier a requis mi-mai quatre ans de prison, avec mandat de dépôt, contre Patrick Balkany, deux ans ferme contre son épouse Isabelle, et dix ans d’inéligibilité contre eux deux. Le second réquisitoire, attendu jeudi, pourrait être bien plus lourd.

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Après quatre semaines, réquisitoire en vue au procès Balkany

couple balkanyLes époux Balkany sont poursuivis tous deux pour blanchiment habituel de fraude fiscale aggravée, chef auquel s’ajoute pour le seul Patrick Balkany, celui de corruption passive. Le réquisitoire est attendu mardi.

Coups de sang, théories rocambolesques et arithmétique offshore : le procès Balkany entre mardi dans sa dernière ligne droite, après quatre semaines au cours desquelles le maire de Levallois-Perret aura tout tenté pour n’apparaître que comme un « fraudeur passif » ayant la corruption en « horreur ». Jugés depuis le 13 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, Patrick et Isabelle Balkany, maire et première adjointe de cette commune cossue de l’ouest parisien, encourent jusqu’à dix ans de prison pour blanchiment habituel de fraude fiscale aggravée et pour lui, corruption passive.

L’accusation leur reproche des années de dissimulation, d’un magot en Suisse à de somptueuses propriétés aux Antilles et au Maroc, masquées par un chapelet de sociétés-écran. Pour expliquer les débuts de l’aventure offshore dans les années 1980, couverts par la prescription, Patrick Balkany, 70 ans, convoque la mémoire de son père, résistant juif hongrois rescapé d’Auschwitz, qui lui aurait légué des avoirs en Suisse et des « lingots d’or », convertis en cash « qu’il fallait bien utiliser ». « Rien que de l’argent familial », en aucun cas des fonds occultes destinés alors à financer le RPR, comme l’ont soupçonné les juges, jure-t-il.

Outrances
Tout en avouant avoir omis de déclarer ce pactole, il s’indigne que l’on fasse « le procès des Juifs qui après la Libération ont pris leurs dispositions », suscitant des murmures outrés dans le public. Il est seul à la barre, en l’absence de sa meilleure alliée Isabelle, 71 ans, convalescente depuis une tentative de suicide juste avant l’ouverture du procès. Issue d’une grande famille bourgeoise, elle aussi avait parlé aux juges d’un « petit magot » suisse.

Dans la salle comme en dehors, il domine la scène, comme aux plus belles heures de ses conseils municipaux à Levallois, devant un public ébahi par son culot et sa gouaille. « L’audience la plus pop-corn de l’année », entend-on sur les bancs de la presse. Quand son avocat Eric Dupond-Moretti tente d’expliquer l’abattement d’un homme de 71 ans qui a retrouvé sa femme inanimée, il le coupe face caméra pour rectifier : « 70, ça me suffit. Vous verrez quand vous aurez mon âge ». Quand il s’installe pour l’audience consacrée au magot suisse, son portable résonne de la mélodie des « Tontons flingueurs », le film culte de Georges Lautner.

« Il y a des oranges partout »
Sur le fond, les Balkany ont reconnu être propriétaires d’une villa aux Antilles, Pamplemousse, mais toujours nié posséder un riad à Marrakech. L’accusation estime à plus de 13 millions d’euros les avoirs dissimulés au fisc entre 2007 et 2014. Le tonitruant maire se défausse toutefois sur « l’esprit suisse » pour expliquer le montage déployé autour de Pamplemousse par son banquier helvète, et invoque sa qualité d’élu pour justifier de n’avoir jamais déclaré ce coin de paradis antillais. « Oh, si j’avais pas été élu, je l’aurais fait depuis longtemps » assure-t-il. « On aurait aimé vivre comme tout le monde  »

Aux portes du désert, le débat se fait plus rude. Patrick Balkany – véritable propriétaire du riad détenu par des sociétés panaméennes au nom de son bras-droit, selon l’accusation, propose une rocambolesque histoire : celle d’un milliardaire saoudien qui voulait acheter « en secret » une villa clinquante à Marrakech. Le récit fait bondir l’intéressé, le promoteur Mohamed Al Jaber, poursuivi pour avoir réglé une partie du prix du riad en échange de délais de paiement supplémentaires dans un énorme contrat pour des tours jumelles à Levallois. Il répète que la maison n’est pas à lui.

Les tours ne sont jamais sorties de terre et Balkany n’a cessé d’afficher son mépris pour cet « escroc ». Ils ne s’accordent que sur une chose: « Il n’y a ni corrupteur, ni corrompu ». Les grains de sable se sont pourtant accumulés au riad, où ont été retrouvés des peignoirs brodés des initiales « PB » et baptisé « Dar Guycy », contraction des prénoms des petits-enfants Balkany Guyla et Lucie. « C’est peut-être un anglicisme sur les jus de fruits ?  ‘Juicy’… Là bas, il y a des oranges partout », tente Patrick Balkany.

Dans un premier volet portant sur le seul délit de fraude fiscale, le parquet national financier a requis mi-mai quatre ans de prison, avec mandat de dépôt, contre Patrick Balkany, deux ans ferme contre son épouse Isabelle, et dix ans d’inéligibilité contre eux deux.

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Donald Trump accueilli à Buckingham Palace

Donald Trump accueilli à Buckingham PalaceCe lundi, Donald Trump a initié une visite d’État de trois jours au Royaume-Uni. Il y a été accueilli par la famille royale à Buckingham Palace, en préambule d’un calendrier très chargé.

Donald Trump a enfin posé le pied sur le sol anglais. Ce lundi, il a débuté sa visite d’État de trois jours au Royaume-Uni par une étape à Buckingham Palace. Sur place, le président américain, flanqué de son épouse Melania, a d’abord été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla Parker-Bowles.

Revue des Horse Guards
Il a ensuite rejoint la reine Elizabeth II dans son château pour y converser autour d’un déjeuner. En marge de cette rencontre, le chef d’État, qu’on sait amateur de défilés militaires depuis qu’il a été subjugué par notre 14-juillet, a eu l’occasion de descendre du perron vers le parc pour y passer en revue les Horse Guards, aux côtés d’un officier. Ce rendez-vous avec la dynastie des Windsor doit se prolonger tout l’après-midi à travers la découverte de l’abbaye de Westminster, distante de quelques pas seulement de la résidence royale, en compagnie du prince Andrew, troisième enfant de la souveraine, puis un thé partagé à Clarence House avec le maître des lieux, le prince de Galles.

S’il est d’usage en principe pour les chefs d’État ou de gouvernement reçus par la royauté britannique d’être hébergés à Buckingham Palace, ce ne sera pas le cas cette fois-ci en raison de travaux effectués dans le château. Le chantier en question n’empêchera pas en revanche la tenue d’un dîner officiel entre les prestigieux murs de la salle de bal.

Donald et Melania Trump iront donc passer leurs deux nuits anglaises à Winfield House, résidence de l’ambassadeur américain. Les époux s’y sont d’ailleurs rendus ce lundi matin en préambule de leur visite. Ironie à l’endroit d’un homme politique souvent critiqué pour avoir voulu instituer une mesure restrictive, surnommée le « muslim ban », concernant les conditions d’entrée sur le territoire américain de ressortissants de certains pays islamiques: on peut voir depuis Winfield House le minaret de la grande mosquée de Londres.

Un homme de sorties
Conformément à son habitude, une odeur de soufre a précédé le président américain chez son principal allié. Ce dimanche, il a dû démentir, en dépit de l’existence d’un enregistrement, avoir qualifié de « méchante » Meghan Markle, la femme du prince Harry. Et dans la matinée, après qu’Air Force One s’est posé sur le tarmac, il s’est permis de traiter Sadiq Khan, le maire de Londres, de « perdant », avant de le comparer au « très bête », selon lui, maire de New York.

Ce n’est cependant pas la première incursion de Donald Trump, en tant que président des Etats-Unis, au Royaume-Uni. A la mi-juillet 2018, il s’était déjà entretenu avec la reine. Lors d’un meeting ultérieur, dont s’est souvenu ici CNN, il avait pavoisé : « On devait se voir un petit quart d’heure et ça a duré une heure. Pourquoi ?  Parce qu’on s’est bien entendu, on s’est bien entendu »

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Disparition d’Estelle Mouzin : la piste Fourniret relancée par les déclarations du tueur en série

Estelle MouzinLors d’auditions devant une juge d’instruction parisienne, Monique Olivier puis Michel Fourniret ont abordé successivement la disparition d’Estelle Mouzin. Une affaire dans laquelle la piste du tueur en série revient régulièrement mais qui cette fois, à en croire la défense de la famille, pourrait faire avancer le dossier.

La piste Michel Fourniret une nouvelle fois évoquée dans la disparition d’Estelle Mouzin. Au cours d’auditions distinctes ces dernières semaines, l’ex-femme de Michel Fourniret, Monique Olivier, puis le tueur en série lui-même, ont évoqué de manière spontanée le dossier de la disparition de la fillette en 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne, a appris BFMTV auprès des avocats du père d’Estelle Mouzin, confirmant une information de 20 Minutes.

Requête pour regrouper les dossiers
La nouvelle évocation de la piste Fourniret dans cette affaire criminelle remonte à février dernier. Monique Olivier, ex-femme du tueur en série déjà condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans les crimes de « l’ogre des Ardennes », était alors interrogée par une juge d’instruction parisienne sur l’assassinat de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, deux jeunes femmes tuées en 1988 et en 1990. Au cours de cette audition, Monique Olivier évoque alors d’elle-même la disparition d’Estelle Mouzin, de manière succincte.

Mais la magistrate parisienne n’en saura pas plus sur la disparition d’Estelle Mouzin. La juge instruit les meurtres des deux jeunes femmes et n’a pas la main sur le dossier Mouzin. Et Monique Olivier ne veut pas évoquer cette affaire avec le juge de Meaux en charge pourtant du dossier. Mais la piste est prise au sérieux : le 7 mai dernier, compte-tenu des enjeux, de l’ancienneté et de la singularité de l’affaire, la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a saisi la cour de cassation d’une requête pour que le dossier Mouzin soit officiellement transféré au pôle d’instruction du tribunal de Paris. Par le passé, la juridiction a opposé à deux reprises un refus à la famille de la fillette.

« Il faudrait creuser pour la trouver »
Cette requête, cette fois-ci soutenue par les deux parquets et par les deux juges d’instruction, s’appuie également sur les déclarations de Michel Fourniret lui-même. Quelques jours après Monique Olivier, au mois de mars, de cernier a évoqué la disparition d’Estelle Mouzin. « Il faudrait creuser pour la trouver », lance-t-il avec sa perversité habituelle lors d’une audition devant la juge d’instruction parisienne, avant de se murer dans le silence. Des déclarations apportant encore un peu plus de crédit à la piste Fourniret. Tout juste un an avant, en mars 2018, Michel Fourniret livrait déjà des « aveux en creux » expliquant « ne pas nier être impliqué » dans la disparition d’Estelle Mouzin.

Surtout en octobre 2007, quelques semaines avant d’être jugé par la cour d’assises de Charleville-Mézières, Michel Fourniret disait vouloir être entendu sur trois affaires : celles concernant Joanna Parrish, Marie-Angèle Domece, deux meurtres qu’il a reconnu en février 2018, mais aussi Estelle Mouzin. « Il s’agissait d’une manière d’attirer l’attention sur ces trois affaires », estime Me Didier Seban, l’avocat du père de la fillette. « Michel Fourniret est trop fier de son parcours meurtrier pour avouer des affaires qui ne le concernent pas. On s’est interdit une vraie enquête sur une piste sérieuse. Aujourd’hui nous avons bon espoir de savoir ce qui est arrivé à Estelle. »

De nouvelles fouilles ?
L’espoir de la défense repose davantage sur l’audition de Monique Olivier. L’ex-compagne du tueur, qui a laissé entendre en 2015 à des co-détenues avoir fourni un faux alibi à Fourniret pour la disparition d’Estelle Mouzin. C’est aussi elle qui a provoqué les confidences du tueur dans de nombreuses affaires, dont celles concernant le meurtre de Farida Hammiche, la compagne d’un ancien co-détenu. « Michel Fourniret passe aux aveux quand Monique Olivier passe aux aveux », précise Me Seban, rappelant que le criminel a toujours revendiqué avoir commis deux meurtres par an sur une période de 15 années.

Si la cour de cassation décidait du regroupement des affaires Fourniret au pôle d’instruction du tribunal de Paris, de nouvelles fouilles pourraient être envisagées rapidement. Déjà dans une clairière près de la maison de la deuxième épouse de Michel Fourniret à Clairefontaine dans les Yvelines. Des recherches avaient été menées en novembre 2018 dans le jardin de cette résidence, en vain. Un mois plus tard, ces fouilles avaient mené les enquêteurs dans les Ardennes sur un terrain ayant appartenu à Michel Fourniret. « Désormais, on a l’espoir que ça l’acte nécessaire », conclut l’avocat du père d’Estelle Mouzin.

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Charlotte Casiraghi a épousé le producteur Dimitri Rassam

Charlotte Casiraghi a épousé le producteur Dimitri RassamLa jeune mariée était vêtue d’une robe signée Saint Laurent

Charlotte Casiraghi et Dimitri Rassam se sont dit « oui ». Samedi, la fille de la princesse Caroline de Monaco a épousé le producteur de cinéma français, avec qui elle est en couple depuis deux ans.

La nouvelle a été officiellement annoncée par le Palais Princier, qui dévoile sur sa page Facebook une photo de l’événement. Pour l’occasion, Charlotte Casiraghi portait une mini-robe grise ornée de trois nœuds, signée Saint Laurent, dont elle est l’une des égéries.

La cérémonie civile du couple, parents d’un petit Balthazar né le 23 octobre 2018, s’est déroulée au palais princier, suivie d’un déjeuner dans les jardins du palais, rapporte Var-Matin. Les jeunes époux ont ensuite célébré leur union au Monte-Carlo Beach, un palace cinq étoiles situé à Roquebrune-Cap-Martin, selon France Bleu.