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Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison

Vincent et Alexandre BenallaLes avocats des deux hommes ont interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi prochain.

Placé en détention provisoire mardi dernier pour non-respect de son contrôle judiciaire, Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, devra encore passer quelques jours à la prison de la Santé.

Vendredi, le président de la Chambre de l’instruction a rejeté la demande de suspension des effets du mandat de dépôt, a annoncé une source judiciaire consultée par BFMTV. La décision concerne également Vincent Crase, qui quant a lui a été écroué à la prison de Bois-d’Arcy dans les Yvelines.

Un appel examiné mardi prochain
Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d’enregistrements clandestins d’une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d’entrer en contact.

Outre cette procédure d’urgence du référé-liberté, les avocats d’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi matin par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, réunie en formation collégiale.

La légalité des enregistrements en question
Les avocats contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives.

La défense d’Alexandre Benalla a déposé une plainte le 14 février pour « détention illicite d’appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interceptions », « atteinte à l’intimité de la vie privée », « atteinte à la représentation de la personne » et « faux ». Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

Une affaire qui empoisonne l’exécutif
L’affaire Benalla, qui a débuté en juillet, n’a cessé depuis d’empoisonner l’exécutif, avec ses multiples volets et rebondissements. Cette semaine encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer s’il y a pu avoir des « dissimulations de preuves » dans le cadre des différentes procédures visant l’ancien chargé de mission de l’Élysée et son entourage.

Au Sénat, la commission d’enquête mise sur pied l’été dernier a rendu ses conclusions et demandé au président de la Chambre haute de saisir le parquet pour « faux témoignage », soupçonnant MM. Benalla et Crase d’avoir menti sous serment.

Elle a également mis en cause les témoignages de trois hauts responsables au palais présidentiel, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne,  les soupçonnant d' »omissions, incohérences » et « contradictions ».

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Les hommes se bidonnent avec la langue française

Roland MagdaneLa langue française est quand même bizarre. Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ?   LE tabouret a-t-il des petits attributs qu’on n’a pas vus ?

Pourquoi, dès que c’est UNE galère, c’est tout de suite au FÉMININ ?   LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça, c’est pour vous les FEMMES.

Nous, c’est LE soleil et LE beau temps, LE paradis.

Vous, vous n’avez pas de chance : LA cuisine, LA bouffe, LA poussière, LA balayeuse.

Nous, c ‘est LE café, dans LE fauteuil avec LE journal, en écoutant LE hockey, et ça pourrait être LE bonheur, si vous ne veniez pas mettre LA chicane.

Pour retrouver LE calme, je crois qu’on devrait laisser LE genre décider.

Vous pouvez regarder LA télé, mais on choisit LE poste. Si LA télécommande vous appartient, on en a LE contrôle.

Mais, ne voyez aucun sexisme là-dedans. Oh non, d’ailleurs, entre parenthèses, je vous signale que LE mot sexe n’a pas de FÉMININ. On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d’UNE FEMME, ou même LE clitoris.

Par définition, LE plaisir est donc pour les hommes. Car, si les préliminaires sont rapides, c’est qu’ils ne font qu’UN préliminaire. Plus que ça, c’est UNE perte de temps. Après avoir obtenu UN orgasme, les hommes se retournent pour trouver LE sommeil, pendant que les femmes vivent UNE frustration.

D’ailleurs, dès que c’est sérieux, comme par hasard, c’est tout de suite au MASCULIN. On dit UNE rivière, UNE p’tite rivière, mais UN fleuve ou UN océan. On dit UNE trottinette , mais UN avion à réaction!

Et, quand il y a UN problème dans UN avion, c’est tout de suite UNE catastrophe. Hé ! Hé ! Alors, c’est toujours à cause d’UNE erreur de pilotage, d’UNE mauvaise visibilité, bref à cause d’UNE connerie. Et alors, attention ! Dès que LA connerie est faite par UN HOMME, tout de suite, ça ne s’appelle plus UNE connerie, ça s’appelle UN impondérable.

Enfin, moi, si j’étais vous les FEMMES, je ferais UNE pétition. Et il faut faire très très vite parce que votre situation s’aggrave de jour en jour. Il n’y a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne vieille logique FÉMININE. Ça, nous a pas plu, nous les HOMMES, et on a inventé LE logiciel.

Mais, vous avez quand même quelquefois de petits avantages : on a LE mariage, LE divorce, vous avez LA pension et LA maison. Vous avez LA carte de crédit, on a LE découvert.

Mais, en général, LE TYPE qui a inventé LA langue française ne vous aimait pas beaucoup.

Il n’a pas pu s’empêcher de mettre UN accouchement. Vraiment MASCULIN, UN accouchement. Ah ça, des erreurs comme ça, il en a fait plein : UN sac à main, c’est viril à mort. UN soutien-gorge, c’est pour les camionneurs. LE maquillage, LE rouge à lèvres. Il s’est trompé dans l’autre sens aussi : UNE moustache, ça c’est LA FÉMINITÉ poussée à son comble. UNE testicule, alors là, je sais pas comment IL a fait pour se tromper, parce que très tôt dans LA vie, on découvre qu’UNE couille, ce n’est pas ce qu’il y a de plus FÉMININ.

Même les aveugles font LA différence. Ben LUI, IL n’a rien vu :  » Hein ?  UNE couille ?  Kécécéça ?   Oh ben, ça doit être FÉMININ, À moins que LA langue française a été inventée par UN travesti.

Bon, alors, depuis que je sais ça, je fais très attention quand je parle à UNE FEMME pour pas LA vexer. Maintenant, je fais LE cuisine, après je fais LE vaisselle et je regarde LE télé en me grattant UN testicule.

Roland Magdane

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Vladimir Poutine menace de déployer ses nouveaux missiles contre les Occidentaux

Vladimir PoutineLe président russe voit sa cote de confiance à domicile dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014

En chute dans les sondages, Vladimir Poutine a assuré mercredi vouloir améliorer la qualité de vie de ses compatriotes mais aussi menacé de déployer les nouvelles armes de la Russie contre les pays occidentaux.

Moins d’un an après avoir été réélu pour un quatrième mandat avec un score sans précédent en près de 20 ans de pouvoir, le président russe voit sa cote de confiance dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014, sous l’effet de la chute continue du niveau de vie depuis cinq ans, du relèvement de l’âge de la retraite et de la hausse de la TVA.

« La Russie sera contrainte de déployer des armements »
Après avoir assuré au début de son discours annuel au Parlement vouloir se concentrer sur la situation sociale, il s’est lancé, comme l’an dernier, dans une tirade très menaçante envers les États-Unis, leur reprochant le déploiement de nouveaux systèmes d’armement en Europe.

« S’ils sont déployés et livrés sur le continent européen, cela envenimera gravement la situation et créera de graves menaces pour la Russie », a déclaré le président russe, relevant que certains de ces engins pouvaient atteindre « Moscou en 10-12 minutes ». « Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a-t-il poursuivi.

L’Otan a qualifié d’« inacceptables » ces menaces de déployer de nouveaux missiles en mesure de frapper les territoires des Alliés, accusant le président russe de « tentative flagrante de détourner l’attention de sa violation du traité INF ».

Sa popularité au plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée
Washington a suspendu sa participation à ce traité de la Guerre froide interdisant les missiles sol-sol d’une portée de 500 à 5.500 km, accusant la Russie d’enfreindre les dispositions de ce document signé en 1987. En retour, Moscou a fait de même et, sauf coup de théâtre, le traité deviendra caduc en août.

Vladimir Poutine a accusé les États-Unis d’utiliser des « accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale », avertissant que si la Russie était « prête aux négociations », elle ne comptait pas « frapper à une porte close ». Listant les progrès des nouveaux missiles russes, présentés comme hypersoniques, invisibles ou invincibles, il a appelé les Américains à « calculer la portée et la vitesse de nouveaux armements à venir » avant de « prendre leurs décisions ».

Ces nouvelles armes avaient été présentées en détail l’an dernier dans son discours au Parlement, deux semaines avant sa réélection avec 76 % des voix. Moins d’un an après, la cote de popularité du chef de l’État, aujourd’hui âgé de 66 ans, était, selon le centre indépendant Levada, de 64 % en janvier, son plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée il y a tout juste cinq ans, contre encore 80 % au moment de sa réélection. Selon le même organisme, la proportion de Russes pessimistes sur la situation de leur pays (45 %) dépasse celle des optimistes pour la première fois depuis fin 2013.

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« J’ai peur pour toute ma famille » : la colère du père de Fiona, après la sortie de prison de Cécile Bourgeon

Nicolas ChafoulaisNicolas Chafoulais réagit sur France Bleu Auvergne à la décision de la Cour de cassation qui a permis à la mère de Fiona de sortir de prison en attendant un nouveau procès.

« Je suis en colère, c’est un coup à péter les plombs », s »emporte Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, au micro de France Bleu Pays d’Auvergne, après la libération de Cécile Bourgeon. La condamnation en appel de Cécile Bourgeon devant la cour d’assises de Haute-Loire en février 2018 a été annulée par la Cour de cassation, mercredi 20 février.

fiona« Je ne suis pas à l’abri, si ça lui passe par la tête de venir à Clermont ou même de se pointer devant l’école de ma fille. On fait comment, là ?  s’indigne le père de Fiona. J’ai peur pour toute ma famille et je ne sais pas ce qu’elle a dans la tête. »

« Savoir qu’il y a une assassin d’enfant qui se promène… »
Cécile Bourgeon a été condamnée en appel à 20 ans de prison pour les coups mortels portés à sa fille Fiona en 2013. « On l’a vu au procès : quelqu’un qui est froid comme ça … Je pense que la population va très mal le prendre de savoir qu’il y a une assassin d’enfant qui se promène juste à côté de chez eux », a-t-il ajouté. Fiona est morte en 2013, à l’âge de 5 ans, son corps n’a jamais été retrouvé.

bourgeon cecileAprès cette décision de la Cour de cassation, Cécile Bourgeon sera une nouvelle fois jugée en appel. « Je retournerai au prochain procès, c’est sûr. Après elle comparaîtra libre, je pense que ça a une incidence sur le jury », s’inquiète Nicolas Chafoulais qui a aujourd’hui la garde de leur deuxième fille, la petite sœur de Fiona.

Bien que la Cour de cassation ne précise pas que cette cassation est « partielle », et en l’absence d’une version définitive de l’arrêt, qui doit être publiée jeudi matin, aucune source n’a été en mesure de confirmer à franceinfo que Berkhane Makhlouf, l’ex-compagnon de la mère de Fiona, est également concerné par l’arrêt de la Cour de cassation. Berkhane Makhlouf a été condamné, comme Cécile Bourgeon, à vingt ans de réclusion pour coups mortels sur la fillette de cinq ans.

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Mort de Claude Goretta, le réalisateur de La Dentellière

Mort de Claude Goretta, le réalisateur de La DentellièreLe cinéaste suisse est décédé le 20 février à l’âge de 89 ans.

Scénariste, documentariste, cet artiste de la caméra a reçu deux récompenses prestigieuses à Cannes : le prix du jury, en 1973, pour l’Invitation avec Jean-Luc Bideau et le prix du jury œcuménique, en 1977, pour La Dentellière avec Isabelle Huppert.

En 2011 le jeune cinéaste Lionel Baier avait déjà rendu un bel hommage au talent de Claude Goretta dans le documentaire intitulé Bon Vent. L’annonce de sa disparition le 20 février à l’âge de 89 ans, vient d’être confirmée par son fils Lucas. Ce réalisateur aussi passionné que méticuleux avait notamment reçu dans sa carrière deux prix prestigieux à Cannes pour L’Invitation et La Dentellière.

Né en Suisse le 23 juin 1929, Claude Goretta a montré très tôt une véritable fascination pour le septième art. Après des études de droit, il fonde avec son ami Alain Tanner le ciné-club de l’université de sa ville natale, Genève. Cinéaste parmi les plus doués des années 1960 et 1970, il réalisera essentiellement des documentaires et des adaptations d’œuvres classiques et de pièce de théâtre pour la télévision.

Avec deux œuvres majeurs, L’Invitation en 1973 puis La Dentellière en 1977, Claude Goretta recevra l’adoubement définitif de ses pairs à Cannes. Il obtiendra pour le premier film le prix du jury dufFestival et pour le second, le prix du jury œcuménique. Son héroïne, Isabelle Huppert, sera elle aussi consacrée, en étant couronnée par un Bafta et un David Donatello en 1978 au titre de la meilleure actrice étrangère.

Avec la disparition de Claude Goretta, la Suisse vient de perdre l’un de ses plus grands réalisateurs, un homme qui possédait, à travers son art, un étonnant pouvoir d’évocation.

En guise d’hommage au talent de Claude Goretta, Le Figaro présente les résumés de ses deux plus remarquables œuvres cinématographiques, L’Invitation et La Dentellière.

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Que risquent Alexandre Benalla et Vincent Crase s’ils sont poursuivis pour «faux témoignage» ?

Vincent et Alexandre BenallaLa Commission des lois du Sénat soupçonne Alexandre Benalla et Vincent Crase d’avoir menti lors de leurs auditions. Elle souhaite que le parquet soit saisi.

Après six mois de travaux et 40 personnes entendues au cours de 34 auditions, la Commission des Lois du Sénat LCI.

Elle a notamment annoncé avoir adressé une lettre au président du Sénat, Gérard Larcher, pour demander de saisir le parquet « des déclarations » d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Elle les soupçonne d’avoir livré de « faux témoignages ».

Selon les sénateurs, Alexandre Benalla pourrait avoir menti sur le « périmètre de ses fonctions » à l’Élysée et « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’État », mais aussi sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Ils le soupçonnent, ainsi que Vincent Crase, d’avoir menti également sur le contrat de sécurité privé négocié avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov. Dans leur lettre à Gérard Larcher, les sénateurs soulignent que les révélations du site Mediapart laissent supposer « l’implication de M. Alexandre Benalla dans la négociation dudit contrat alors que ce dernier était encore en fonction à l’Élysée », selon l’AFP. Ce que l’intéressé niait.

Si Alexandre Benalla et Vincent Crase étaient reconnus coupables par la justice de « faux témoignage », ils s’exposeraient à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal. Ils pourraient également se voir interdire leurs droits civiques, civils et de famille, selon LCI.

Un précédent : le cas Aubier
Une seule personne a été jusqu’à présent condamnée pour « faux témoignage ». Il s’agit du pneumologue Michel Aubier. En juillet 2017 il avait été reconnu coupable d’avoir menti à des sénateurs qui l’interrogeaient sur ses liens avec le groupe Total dans le cadre d’une enquête sur la pollution de l’air. Le tribunal l’avait condamné à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

A noter par ailleurs que la Commission des Lois du Sénat souhaite que la justice soit saisie pour vérifier « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » concernant les déclarations des plus hauts collaborateurs du chef de l’État. Sont nommés le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne, précise l’AFP. La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

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Affaire «Fiona»: La mère fixée ce mercredi sur une éventuelle libération avant un nouveau procès

bourgeon cecileLa Cour de cassation va se prononcer sur la possibilité de sortie de prison de Cécile Bourgeon

Sortira ou sortira pas ?  Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, condamnée à vingt ans de réclusion criminelle pour les coups mortels portés à la fillette en 2013, pourrait sortir de prison avant un éventuel nouveau procès. La haute juridiction a examiné ce mercredi matin les pourvois de Cécile Bourgeon, mère de la fillette, et de son ex-compagnon Berkane Makhlouf.

Tous deux soulèvent plusieurs irrégularités procédurales qui avaient émaillé leur procès en appel devant les assises de la Haute-Loire. Celui-ci avait abouti, le 11 février 2018, à leur condamnation à vingt ans de réclusion pour coups mortels sur la fillette de cinq ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé depuis sa disparition en mai 2013.

Quatre raisons de casser la condamnation
L’avocate générale s’est prononcée en faveur de la cassation de cet arrêt de la cour d’assises pour quatre raisons : la défense de Cécile Bourgeon n’avait pas eu la parole en dernier, comme le prévoit le code de procédure pénale, lors d’une demande de renvoi du procès, cette demande de renvoi avait été rejetée sans motivation, Cécile Bourgeon avait été condamnée pour coups mortels et non-assistance à personne en danger, deux infractions incompatibles  et un expert avait été entendu par la cour sans qu’on lui fasse prêter serment.

Si elle suit cet avis, la Cour de cassation devrait casser les condamnations des deux accusés et ordonner que se tienne un nouveau procès en appel. Un premier procès en appel ayant avorté à la suite d’une querelle entre avocats, il s’agirait donc du troisième procès en appel dans ce dossier. Surtout, en première instance, en 2016, la cour d’assises du Puy-de-Dôme avait acquitté Cécile Bourgeon pour les coups mortels et l’avait condamnée à cinq ans d’emprisonnement pour avoir fait croire à un enlèvement de l’enfant. En cas de cassation de la décision d’appel, la mère de Fiona, qui a déjà exécuté ces cinq ans, pourrait donc sortir de prison et comparaître libre à son nouveau procès.