Publié dans Texte Actualité divers

Facebook continuera de collecter vos données, mais vous pourrez les anonymiser

facebookUne semaine après un énième scandale, Facebook dévoile de nouveaux outils pour permettre de gérer ses données personnelles. Sont concernées les informations collectées sur des sites tiers et utilisées pour proposer de la publicité ciblée aux annonceurs.

Après une longue période marquée par les scandales, Facebook entend redorer son image. Le réseau social a dévoilé lundi une nouvelle fonctionnalité pour permettre à ses utilisateurs de contrôler les données récupérées par le groupe en dehors du réseau social.

L’annonce intervient moins d’une semaine après de nouvelles révélations sur les pratiques de Facebook, qui a reconnu avoir retranscrit les écoutes d’extraits sonores de conversations de certains usagers, alors que la plateforme a longtemps nié agir de la sorte. Les nouveaux réglages de confidentialité seront lancés dès mardi en test en Irlande, Espagne et Corée du Sud avant un déploiement mondial « dans les prochains mois ».

Les données récoltées sur des sites tiers
Avec cette nouvelle fonctionnalité, le groupe explique vouloir « redonner le contrôle » de leurs données à ses utilisateurs. En pratique, ces derniers pourront désormais décider si les informations récupérées par Facebook auprès d’applications ou de sites internet tiers qu’ils consultent, peuvent être ou non liées à leur compte sur le réseau social.

Le groupe américain pioche des données un peu partout (sur des plateformes de commerce électronique, des applications, ou même sur des sites de presse), via les outils que Facebook met à disposition des entreprises pour la publicité, le décompte du trafic ou encore les recherches de produits.

Les données récoltées comprennent notamment le type d’appareil utilisé, sa marque et son emplacement géographique: de quoi permettre à Facebook de proposer ensuite de la publicité ciblée aux annonceurs, vendue plus bien plus cher et source cruciale de revenus pour le réseau social.

C’est par ce biais qu’en cherchant une paire de baskets sur un site de shopping en ligne, un utilisateur voit ensuite les produits qu’il vient de consulter apparaître sous la forme de publicité sur son Facebook.

Des données anonymisées
Facebook ne peut évidemment pas se priver de ces données précieuses qui constituent une véritable mine d’or. La plateforme a donc décidé de ruser : les données continueront d’être collectées, mais elles seront anonymisées.

« Ce procédé nous permettra de continuer à faire des statistiques sur les interactions publicitaires par exemple, mais sans savoir » qui sont les personnes concernées, a précisé Stephanie Max, chef de produit en charge du développement de la fonctionnalité. L’entreprise vante volontiers les efforts nécessaires qu’il a fallu fournir pour dissocier les données d’un profil Facebook, en particulier d’un point de vue technique.

« Nous avons dû changer une partie de notre architecture pour pouvoir créer cette fonctionnalité, construire de nouvelles infrastructures (de réseau, ndlr) afin d’avoir la possibilité de décorréler les données du compte », s’est vantée Stephanie Max. « C’est une première dans l’industrie ».

Facebook dans la tourmente
L’enjeu est de taille pour Facebook : pendant très longtemps, le réseau social a défendu le principe d’une transparence totale au sujet de la vie de ses utilisateurs. Son fondateur Mark Zuckerberg expliquait même en 2010, lors d’une interview accordée au site TechCrunch, que la vie privée était un concept dépassé.

Mais le groupe est désormais soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements, tant aux États-Unis qu’en Europe, concernant la gestion des données personnelles de ses utilisateurs. Surtout depuis le scandale Cambridge Analytica survenu en mars 2018.

Facebook a été condamné fin juillet à une amende record de 5 milliards de dollars par la FTC, l’autorité américaine de régulation des communications, pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs. Longtemps opposé à une régulation d’internet, le fondateur et PDG de Facebook a viré de bord fin mars, appelant les États à mettre en place une réelle régulation et estimant notamment que le Règlement européen de protection des données (RGPD) entré en vigueur en mai 2018 pouvait servir de référence en la matière.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Bientôt une solution aux querelles pour le Wi-Fi à la maison ?

Wi-FiUne équipe de chercheurs a mis au point un programme capable de déterminer quel contenu nécessite plus de bande passante qu’un autre. Améliorant ainsi l’expérience des uns, sans détériorer celle des autres.

Quand un réseau Wi-Fi est partagé entre plusieurs utilisateurs, il peut devenir difficile de profiter de contenus vidéo en bonne qualité. Pixellisation de l’image, ralentissements … De quoi gâcher l’expérience d’un bon film ou d’un match de football. Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pense avoir trouvé la solution pour venir à bout de ce problème, a repéré le média américain spécialisé Engadget.

Le groupe du Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory a mis au point un programme appelé Minerva, capable d’analyser les vidéos avant de les lire pour déterminer dans quelle mesure l’expérience utilisateur serait affectée si elles étaient lues en qualité inférieure.

Répartir la bande passante selon le contenu
Un match nécessite une meilleure qualité d’image qu’un banal dessin animé. Actuellement, quand deux personnes sont connectées à un même réseau Wi-Fi, que l’une regarde du football sur son ordinateur et que l’autre choisit de voir La Reine des neiges sur sa tablette, elles se partagent équitablement la bande passante. Si ce n’est pas dérangeant quand il s’agit d’un dessin-animé, ça l’est nettement plus pour un match en haute définition.

Avec Minerva, le problème n’existera plus : le programme déterminera que le contenu sportif nécessite plus de bande passante que l’autre. Mais le champ d’application de ce programme informatique ne se limitera pas au Wi-Fi familial. Il pourrait fonctionner sur les connexions internet de régions entières et rendrait ainsi très heureux les amateurs de plateformes de streaming comme Netflix.

Mieux encore, le système pourrait être introduit par les fournisseurs vidéo sans avoir besoin de changer de matériel, assure l’équipe. Mais il faudra se montrer patient, le projet est encore au stade expérimental.

Publié dans Texte Actualité divers

Des règles à connaître pour éviter les déconvenues en vacances

guide-eteLa DGCCRF publie un guide pratique dans lequel elle donne les conseils à suivre en vacances pour éviter tout désagrément, lors de la réservation en ligne, du voyage, jusqu’à l’arrivée sur les lieux et la découverte de son hébergement.

Alors que les vacances d’été battent leur plein, des millions Français s’apprêtent encore à mettre les voiles pour se ressourcer. À cette occasion, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mis en ligne un guide pratique repéré par LCI dans lequel elle délivre ses conseils afin d’éviter les arnaques et autres déconvenues sur son lieu de vacances. (cliquez ici)

Réservation sur les plateformes en ligne
C’est la première étape et elle peut parfois prendre du temps. Choisir son lieu de vacances s’avère en effet souvent complexe. C’est pourquoi de nombreux vacanciers passent par les plateformes de réservation en ligne pour avoir un vaste choix d’hébergements. Mais celles-ci peuvent apporter leur lot de mauvaises surprises. Pour ne pas se faire avoir et connaître tous les éléments nécessaires, la DGCCRF conseille notamment de se rendre sur le site de l’hôtel choisi sur la plateforme ou sur le site d’autres plateformes afin de comparer les tarifs appliqués.

Surtout, « méfiez-vous des mentions alarmistes telles que ‘A saisir, plus qu’une chambre’ ou ‘Six autres personnes regardent cet hôtel' », préconise l’autorité dépendante du Ministère de l’Économie. En effet, « il est possible que le site que vous visitez n’ait qu’une seule chambre attribuée par l’hôtel. Cela ne signifie pas forcément que cet établissement n’a plus d’autres chambres disponibles sur l’ensemble de ses canaux de vente ».

Retards et annulations dans les transports
Train, voiture, avion … Les vacanciers se doivent également de connaître leurs droits en cas de problème. Notamment s’agissant des retards et annulations. Pour les trajets en autocar par exemple, le passager peut se faire rembourser le prix de son billet dans un délai de 14 jours en cas de retard de plus de 120 minutes du fait du transporteur et à condition qu’il renonce à son trajet. Par ailleurs, en cas d’annulation ou d’un retard de plus de 90 minutes pour un voyage dont la durée excède trois heures, le transporteur doit offrir gratuitement au passager des collations, repas ou rafraîchissements. À noter enfin qu’il est conseillé de se présenter 30 minutes avant l’heure de départ, l’embarquement n’étant plus garanti 15 minutes avant.

Si le voyageur décide de prendre l’avion, une indemnisation lui est due en cas d’annulation ou de retard de son vol. Celle-ci oscille entre 125 euros (retard de moins de deux heures pour les vols de moins de 1500 km) et 600 euros (retard de plus de quatre heures pour les vols de plus de 3500 km). Si le vol est annulé, il peut en bénéficier qu’il choisisse de se faire rembourser son billet, et donc de renoncer à son vol, ou qu’il accepte un réacheminement sur un autre vol, auquel cas la compagnie aérienne est tenue de prendre en charge l’ensemble des frais d’hôtel, de restauration, etc …

Dans le cas d’un voyage en train, un retard de 30 à 50 minutes donne droit à une indemnisation en bon d’achat correspondant à 25% du prix du billet. Si le retard est compris entre une et deux heures, la compensation est la même mais peut se faire par virement en euros. Enfin, elle est de 50% du prix du billet par virement pour les retards de deux à trois heures et de 75% pour les retards de plus de trois heures. En cas d’annulation, l’intégralité du billet est remboursée.

Sur la route
Le voyageur peut également opter pour la voiture. Il y a alors de fortes chances qu’il emprunte une autoroute. À cet égard, la DGCCRF communique quelques règles à connaître en cas de panne. Elle précise notamment que le dépanneur doit arriver sur les lieux dans les trente minutes qui suivent l’appel à la borne d’urgence et rappelle que les tarifs sont réglementés. Par exemple, le remorquage et l’intervention d’une durée de 30 minutes sont facturés 126,93 euros TTC pour un véhicule dont le PTAC est inférieur à 3,5 tonnes.

La DGCCRF se penche également sur le covoiturage. Avec ce mode de transport, le conducteur qui effectue le déplacement « pour son propre compte » n’a pas à s’engager à effectuer ce déplacement. Autrement dit, il a parfaitement le droit de l’annuler si le nombre de passagers ne lui permet pas de partager les coûts par exemple.

Enfin, si le vacancier a besoin de prendre un taxi sur son lieu de vacances, la DGCCRF prodigue là-encore quelques conseils. Pour éviter toute arnaque avec un chauffeur clandestin, elle rappelle qu’un taxi professionnel doit être équipé d’un dispositif extérieur lumineux portant la mention « taxi », d’un compteur pour connaître la durée du trajet et la somme à payer, une imprimante connectée au taximètre pour éditer la note de la course ainsi qu’un terminal de paiement visible du passager permettant de régler par carte bancaire. Qu’il s’agisse d’un taxi ou d’un VTC, tous les professionnels du secteur doivent remettre au client, avant paiement, une note récapitulative lorsque le montant de la course est supérieur ou égal à 25 euros.

Hébergements
Une fois arrivé à destination, le vacancier peut découvrir son hébergement. Il est toutefois conseillé de ne pas arriver trop tôt, la chambre ne pouvant généralement être exigée avant 17 heures. À l’inverse, il aura tout intérêt à contacter l’exploitant en cas d’arrivée tardive car ce dernier peut disposer de sa chambre après 19 heures.

Rappelons par ailleurs qu’un hôtelier n’a, en théorie, pas le droit de refuser de recevoir des enfants dans son établissement puisqu’il s’agirait de discrimination. Toutefois, « certains hôteliers peuvent prétexter que les cris des nourrissons sont gênants ou déclarer simplement que l’hôtel est complet ou démuni de lits supplémentaires. Il n’est pas évident de démontrer la mauvaise foi de l’hôtelier », ajoute la DGCCRF. De la même manière, l’hôtel ne peut pas refuser de recevoir des personnes célibataires même s’il estime qu’il perd le bénéfice éventuel d’une ou plusieurs pensions ou demi-pensions. L’hôtelier n’a pas non plus le droit de lui faire payer des prestations supplémentaires au prétexte qu’il est seul.

Dans le cas d’une location saisonnière à un particulier ou un professionnel, le bailleur peut faire varier les prix en fonction du nombre d’occupants. « Si rien ne justifie une telle pratique, rien ne l’interdit non plus, car le prix n’est pas la contrepartie d’un service rendu, mais de la mise à disposition d’un logement », poursuit la DGCCRF.

Cafés et restaurants
Pour les vacanciers désireux de prendre du bon temps au café ou au restaurant, quelques règles peuvent être utiles à savoir et notamment les obligations qui incombent à l’établissement. Par exemple, le cafetier n’a pas le droit de refuser de servir un simple café en terrasse. Il ne peut pas non plus refuser de changer la consommation si celle qui est servie n’est pas suffisamment fraîche ou chaude, de rembourser les frais de pressing si le client a été taché à cause du service … Il doit également ouvrir les boissons en bouteille en présence du client.

À l’inverse, il a le droit de refuser à un client d’utiliser le téléphone privé ou professionnel ou encore l’accès aux toilettes pour les personnes qui ne consomment pas. Il peut également refuser de servir un verre d’eau gratuit car, contrairement à la légende, celui-ci n’est pas obligatoire si le client ne commande pas à manger.

Publié dans Texte Actualité divers

L’image relayée par le « Momo Challenge » va inspirer un film d’horreur

Momo ChallengeLa sculpture monstrueuse au coeur du « Momo Challenge », ce hoax répandu sur le Web, va inspirer un film d’horreur par les producteurs de The Ring.

Oeil écarquillé et rictus monstrueux: le visage du « Momo Challenge » , cette légende urbaine, propagée sur le Web et par les médias  fera bientôt trembler dans les salles de cinéma. L’image de femme à pattes d’oiseau utilisée dans ce prétendu jeu macabre en ligne inspire un projet de film d’horreur, comme le rapporte Deadline.

Le phénomène a inquiété des parents d’adolescents dans le monde entier, en 2018. On parlait alors de messages reçus par des adolescents sur différentes plateformes comme Whatsapp, les incitant à se mettre en danger ou même à se suicider. En octobre dernier, la mort d’un adolescent français de 14 ans avait été attribuée par ses parents au « Momo Challenge », et une enquête avait été ouverte.

De la menace à la légende urbaine
L’existence de ce défi a finalement été remise en cause et le phénomène est apparu comme une simple légende urbaine, sans fondement.

L’image associée au « Momo Challenge » était un cliché d’une sculpture de l’artiste japonais Keisuke Aiso, baptisée « Mother Bird » (Mère-oiseau). D’après le Japan Times, il était lui-même surpris que sa création soit associée à ce canular.

On ignore si le long-métrage reviendra sur l’histoire du « Momo challenge » ou s’il s’inspirera uniquement de la sculpture. Toujours selon Deadline, elle faisait référence à la légende japonaise de l’Ubume, un oiseau mangeur d’enfants.

Le film sera produit par Roy Lee, producteur de Ça et Ça chapitre 2, et Taka Ichise. Les deux hommes ont déjà collaboré sur les franchises The Ring et The Grudge.

Publié dans Texte Actualité divers

La plateforme vidéo de Google poursuit son ascension en France.

youtubeLa plateforme vidéo de Google poursuit son ascension en France. Malgré le succès de stars comme Squeezie ou Cyprien, les artistes musicaux restent très populaires auprès des utilisateurs français.

Quelque 300 chaînes françaises sur YouTube ont passé le cap du million d’abonnés en juin, soit le double d’il y a deux ans, a annoncé jeudi la plateforme, propriété de Google, lors du YouTube Festival à Paris. Pour comparaison, le Royaume-Uni en compte 410 et l’Allemagne 150, selon les chiffres annoncés par la plateforme de partage de vidéos. En France, elles n’étaient encore qu’une dizaine en 2014.

David Guetta en haut du classement
Si les Français sont fidèles à Squeezie (13,2 millions d’abonnés), Cyprien (13,2 millions d’abonnés) et Norman (11,5 millions d’abonnés), la chaîne YouTube la plus populaire est celle de David Guetta, dont les 510 vidéos attirent plus de 20 millions de fidèles pour un total de plus de 10 milliards de vues. Une statistique qui est corrélée à la popularité de l’artiste à l’international.

DJ Snake a quant à lui fidélisé plus de 15,5 millions d’internautes. Au niveau mondial, c’est la chaîne musicale T-Series qui reste la plus populaire. En mai 2019, elle a été la première à franchir la barre des 100 millions d’abonnés.

Justine Ryst, directrice des partenariats pour l’Europe du sud, a salué une « exception culturelle française » à l’œuvre, avec des créateurs qui s’attellent à des formats de plus en plus techniques : « documentaires, fiction et courts-métrages ».

Concernant la musique, la plateforme annonce 76 millions de vidéos musicales visionnées chaque jour en France, en prenant en compte la plateforme spécialisée YouTube Music. Les trois quarts du top 100 des musiques les plus écoutées en France viennent d’artistes français. « YouTube fait partie de la culture française », a déclaré Justine Ryst.

Pour expliquer cette évolution, elle évoque les progrès techniques de la plateforme, qui propose une résolution plus élevée et des outils d’édition plus performants, mais également l’ancrage de YouTube en France.

500 heures de contenu chaque minute
Par exemple, un « YouTube Space » met à disposition studio et matériel aux vidéastes ayant dépassé 10.000 abonnés, et la plateforme noue des partenariats avec des réseaux de « youtubeurs » pour la création de contenus exclusifs.

Golden Moustache (M6) ou Studio Bagel (Canal+) ont notamment produit tous deux une série en exclusivité pour YouTube Premium, une version sans publicité de la plateforme accessible par abonnement sur laquelle aucun chiffre d’audience n’est communiqué.

« On continue d’affiner le produit, on teste, on apprend », a commenté Justine Ryst, interrogée par l’AFP sur le sujet. YouTube a également annoncé une audience mensuelle de 46 millions de visiteurs uniques depuis le début de l’année. Dans le monde, la plateforme met en avant deux milliards d’utilisateurs mensuels et un milliard d’heures de vidéos visionnées chaque jour.

Quelque 500 heures de vidéos sont mises en ligne chaque minute sur YouTube, un chiffre en constante augmentation depuis la création de la plateforme en 2005.

Publié dans Texte Santé

Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabou ?

Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabouAlors qu’une femme sur quatre vit une fausse couche au cours de sa vie, le sujet reste peu, voire pas abordé en France, au niveau du grand public. Ce manque entraîne une méconnaissance autour de la perte précoce de la grossesse, mais surtout un tabou, qui freine le besoin de parler des personnes vivant cette perte.

Dans un long témoignage posté dimanche sur la plateforme Medium, la députée LaREM Paula Forteza raconte sa fausse couche, à quatre mois de grossesse, et pointe du doigt le manque d’informations et le tabou autour de ce sujet. « Pourquoi n’en avais-je jamais entendu parler avant ?  Pourquoi en avoir fait collectivement un tabou, une expérience à passer sous silence sous prétexte qu’elle serait glauque et choquante ?« , écrit l’élue.

Si des témoignages sur le sujet sont partagés en ligne, rares sont les collègues, cousines, amies voire même frères, soeurs ou parents qui osent raconter ce difficile moment de leur vie. « J’ai eu l’impression d’échouer », déclarait Michelle Obama, ex-première dame américaine, en novembre 2018, alors qu’elle se confiait sur sa fausse couche, « parce que je ne savais pas à quel point les fausses couches étaient courantes, parce que nous n’en parlons pas. Nous restons dans notre douleur en pensant que nous sommes brisés ».

Une femme sur quatre vit une fausse couche
La fausse couche c’est « un arrêt spontané de la grossesse avant la 22ème semaine d’aménorrhée (soit environ 5 mois), date de viabilité du fœtus », explique le site de l’assurance maladie.

Il rappelle que la fausse couche isolée (une expérience de fausse couche unique) est une « situation fréquente » qui touche au moins 15% des grossesses. Le site de l’assurance maladie précise que le risque de fausse couche spontanée augmente avec l’âge : à 25 ans, il est de 12% par cycle à 42 ans, de 50%. En tout, c’est à peu près une femme sur quatre qui sera confrontée à une fausse couche au cours de sa vie. Malaise, pudeur ou peur de la réaction de l’autre, pourquoi ce sujet reste-t-il si peu abordé ?

« Le deuil d’un enfant qui n’a pas vécu »
La difficulté de parler d’une fausse couche est intrinsèque au drame que la mort d’un enfant provoque au sein d’un couple, ou chez la femme qui portait l’enfant. « C’est le deuil d’un enfant qui n’est pas né, c’est aussi le deuil d’un projet, le deuil de tout un désir de conception, de famille qu’il faut faire », explique une responsable de l’association Petite Émilie, qui regroupe des familles concernées par le deuil périnatal.

Face à ses proches, mais aussi à la société, c’est un deuil qui peut être compliqué à faire, mais aussi à faire comprendre, car « il est difficilement admis qu’on fasse le deuil de quelqu’un qui n’a pas existé. Il n’y a pas de vécu, de souvenirs » à évoquer pour les proches, continue la responsable.

La majorité des fausses couches intervient au cours du premier trimestre, avant la 14ème semaine d’aménorrhée, à trois mois de gestation. Alors que l’annonce de la grossesse à son entourage intervient généralement à la fin de cette période, quand les risques de perte du foetus sont amoindries.

Dans un long témoignage sur sa propre fausse couche, mais aussi l’appréhension du sujet en France, Marie-Hélène Lahaye fustige dans un post de son blog « Marie accouche là » ce silence au début de la grossesse, qui maintient le tabou selon elle et « a pour seul but d’empêcher les futurs parents d’annoncer par la suite une éventuelle fausse couche ».

« Parfois la grossesse n’a même pas été annoncée à ses proches, donc on doit tout dire d’un coup », raconte une responsable d’Agapa, association qui accompagne les personnes touchées par une grossesse interrompue. Cela rajoute à « la brutalité et l’inattendu de cette situation », déjà difficile à vivre.

La cause d’une fausse couche « rarement recherchée »
Cette difficulté d’évoquer le sujet se couple parfois à une culpabilisation de la mère qui pense avoir mal fait, ou être responsable de la perte du fœtus, notamment parce que les causes d’une fausse couche sont rarement connues. « Elle est due le plus souvent à une anomalie de développement du fœtus », explique l’assurance maladie, qui souligne que la « cause d’une fausse couche spontanée et isolée est rarement recherchée ».

« Il n’y a quasiment jamais d’explication, ce qui rajoute évidemment à la difficulté » de faire son deuil et à pouvoir en parler, explique-t-on à l’association Agapa. Certains « ont plus de mal à relancer une autre grossesse, ils ont peur que cela se reproduise ».

« C’est rare que l’on trouve les raisons d’une fausse couche », explique une sage-femme du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien, « notamment parce qu’avant 15 semaines, on ne peut pas faire d’autopsie du fœtus », et donc identifier une anomalie précise. Les enquêtes sur les causes d’une fausse couche sont surtout menées en cas d’interruption spontanée de grossesse à répétition, ou lorsque le fœtus est plus développé.

L’impression de manque d’informations médicales vient également du fait que la fausse couche peut survenir très tôt dans la grossesse, alors même qu’aucun rendez-vous médical n’a eu lieu. « Ces femmes ne sont pas préparées à quelque chose, étant donné qu’elles n’ont encore vu aucun professionnel », explique la sage-femme.

« I had a miscarriage »
Pour pallier ce tabou sociétal, des initiatives éparses existent. Les cafés-rencontres proposés par l’association Agapa  pour échanger entre personnes ayant traversé une même épreuve  ou encore les professionnels de santé dans certains réseaux périnatals sont là pour permettre aux personnes en difficulté à la suite de ce drame de pouvoir s’exprimer, raconter.

Faute d’une oreille attentive, ou par besoin de parler à découvert de son expérience, certains publient leur histoire sur des forums, blogs ou réseaux sociaux. Comme sur le compte Instagram « I had a miscarriage » (En français : « J’ai fait une fausse couche »), créé en 2015 par une psychologue américaine, qui a vécu cette expérience. Il a pour but de délier les langues, de parler ouvertement de ce sujet encore trop difficile à aborder.

Publié dans Texte Actualité divers

Mark Zuckerberg peut-il être écarté de Facebook ?

Mark Zuckerberg peut-il être écarté de FacebookJugé trop puissant, trop isolé, trop autoritaire: Mark Zuckerberg est critiqué pour sa gouvernance de Facebook.

Sa position de force lui permet jusqu’à présent de balayer d’un revers de main les nombreux appels en faveur de sa démission. Jusqu’à quand ?

On l’imaginait encore il y a quelques mois concourir à la présidence des États-Unis. Mark Zuckerberg s’est vu forcé de renoncer à ses ambitions politiques. Le cofondateur de Facebook est désormais exhorté à renoncer à sa propre création. Ses actionnaires semblent bien décidés à le pousser vers la porte, sans que cela se concrétise jamais.

Le 30 mai, Mark Zuckerberg a une nouvelle fois échappé à sa destitution. Lors de la dernière réunion des actionnaires, quatre résolutions ont été défendues pour réduire la mainmise du jeune milliardaire sur le groupe, instaurer des contre-pouvoirs à sa gouvernance voire renoncer à son poste de président du conseil d’administration. Toutes ont été écartées.

Sur une façade de l’hôtel Nia à Menlo Park (Californie), où se tenait l’assemblée générale, une immense affiche appelant à « virer » Mark Zuckerberg a pour l’occasion été placardée. Le happening en question était organisé par l’association « Fight the Future ». En ligne de mire : l’excès de pouvoir conféré à l’un des patrons les plus influents du monde, qui vient apposer son sceau sur toutes les décisions stratégiques de l’entreprise. « Zuck » cumule en effet les casquettes de co-fondateur, PDG et président du conseil d’administration du plus gros réseau social au monde.

Un pouvoir « dictatorial »
Pourquoi tant de véhémence ?  Ces critiques viennent de loin. L’an passé, dans le sillage de l’affaire Cambridge Analytica  et de marquantes révélations sur l’exploitation abusive des données personnelles chez Facebook-, Wired avait mis les pieds dans le plat. « La démission de Zuckerberg ouvrirait un nouveau chapitre qui permettrait d’améliorer sa réputation, pas seulement pour lui mais aussi pour toute l’entreprise Facebook. Plus important, ces changements bénéficieraient clairement à la planète tout entière », arguait alors le magazine américain.

L’image de Facebook n’a fait qu’empirer par la suite. Pas une semaine ne passe sans que l’entreprise ne fasse l’objet de critiques cinglantes sur ses dérives en matière d’exploitation des données, de modération des contenus haineux, de la menace que le réseau représenterait pour les démocraties ou encore du manque de sécurité de ses différents services. Instagram a ainsi accidentellement laissé fuiter des mots de passe alors même que Facebook a stocké près de 200 millions d’identifiants sans protection. Mi-mai, l’existence d’une faille d’ampleur sur WhatsApp a ébranlé le milieu de la cybersécurité. Elle permettait d’espionner un smartphone par le biais d’un simple appel.

Ces couacs en série viennent légitimer les arguments des pro-démission. Parmi eux, s’affichent de très grands noms de la Silicon Valley. Ainsi de Chris Hughes, cofondateur de Facebook qui appelait récemment à son démantèlement, tout en s’alarmant du pouvoir de Mark Zuckerberg, ou d’Alex Stamos. L’ex patron star de la sécurité chez Facebook a récemment estimé que Mark Zuckerberg gagnerait à lâcher du lest, pour le bien de l’entreprise. « Si j’étais lui, j’engagerais un nouveau PDG », avait-il par ailleurs fait savoir auprès de CNBC.

Mark Zuckerberg est ainsi devenu l’homme à faire tomber dans l’entreprise. Mais est-ce seulement possible ?   L’ancien étudiant de Harvard garde une solide corde à son arc : alors qu’il détient 13% du capital de Facebook, il bénéficie encore de près de 60% des droits de vote. Or, le départ d’un membre du conseil d’administration nécessite plus de 50% des votes. Un actionnaire n’a ainsi pas manqué de dénoncer une gouvernance « dictatoriale » de l’entreprise, lors de l’assemblée du 30 mai.

La seule possibilité pour que Mark Zuckerberg ne fasse plus partie de Facebook reste ainsi qu’il s’en aille de lui-même. Ses chances d’abdiquer restent néanmoins très minces. Face aux interrogations sur sa position de force, le PDG se contente pour le moment d’éluder le sujet en appelant à une « régulation extérieure ». En 2017, à la suite de scandales de harcèlement sexuel chez Uber, Travis Kalanick, alors PDG du service de transport, avait été poussé vers la sortie. Ses 20% de droits de vote n’avaient pas été suffisants pour faire barrage à sa démission.