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Privatisation de la Française des jeux : «Le prix de l’action sera entre 16,50 et 19,90 euros»

francaise des jeuxLe coup d’envoi est donné. Dès ce jeudi 7 novembre, les particuliers pourront acheter des parts dans la Française des jeux (FDJ). Voilà des mois que le gouvernement prépare cette privatisation historique.

Alors que l’Autorité des marchés financiers (AMF) va annoncer que l’action sera mise en vente entre 16,50 € et 19,90 €,  le prix définitif du titre sera établi le 21 novembre prochain, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire détaille en exclusivité au Parisien Aujourd’hui enFrance cette introduction en Bourse ouverte aux Français.

Pensez-vous que cette privatisation sera un succès populaire ?
Bruno Le Maire :  Je le souhaite. Pour les Français, c’est l’occasion de diversifier leurs placements, à un moment où les taux sont bas et où les livrets A et les comptes épargne rapportent peu. Placer son argent dans les entreprises françaises comme la FDJ est un bon moyen pour avoir un meilleur rendement.

L’État met en vente ses parts. Quelle proportion des actions sera réservée aux particuliers ?
Actuellement, l’État possède 72 % de la FDJ. Il va en garder 20 % car cela nous permettra de continuer à peser sur la gouvernance et les choix stratégiques. Nous allons donc céder 52 %. Sur cette cession, nous sommes prêts à en réserver jusqu’à un tiers aux particuliers (NDLR Soit environ 17 %). C’est une part très significative.

Quelle est la marche à suivre pour les particuliers qui souhaitent acheter des actions FDJ ?
La souscription est ouverte à compter du jeudi 7 novembre et jusqu’au mardi 19 novembre à 20 heures, pour les particuliers. Pour pouvoir acheter des actions FDJ, vous devez avoir un compte titre ou un plan d’épargne en actions (PEA). Enfin, les particuliers bénéficieront de conditions préférentielles.

Lesquelles ?
Nous avons prévu des conditions très incitatives pour les particuliers : une décote de 2 % pour toute action achetée et une action gratuite pour dix actions achetées dès lors que l’on s’engage à les garder 18 mois. Nous avons fixé un seuil minimum de souscription à 200 €, soit un peu plus d’une dizaine d’actions achetées puisque la fourchette de prix de l’action sera de 16,50 € à 19,90 € avant décote. Les actions gratuites sont toutefois plafonnées à 5 000 € d’actions achetées.

Les salariés de la FDJ bénéficieront-ils d’avantages supplémentaires ?
Oui, les salariés peuvent profiter de plusieurs formules de souscription, proposées par la société. Il y a aussi des avantages spécifiques pour les détaillants  qu’il s’agisse des bars tabac, des maisons de la presse mais aussi des commerces de proximité qui participent à la distribution de la FDJ. Ils ont les mêmes avantages que les particuliers avec un plafond, non pas de 5 000 €, mais de 7 500 €, et une priorité dans l’attribution des titres.

Y a-t-il un risque à miser sur la FDJ pour le petit épargnant ?
Il y a toujours un risque quand on investit dans le capital d’une entreprise. Mais il reste mesuré car la FDJ a une croissance dynamique et les chiffres de la consommation de jeux en France sont en augmentation régulière.

Par le passé, des privatisations d’entreprises publiques, comme EDF ou Renault, ont donné des sueurs froides aux épargnants …
Les marchés ne sont pas comparables. Ceux de l’énergie et de l’industrie automobile peuvent varier davantage, notamment en fonction de facteurs mondiaux. Et il y a des exemples de progression considérables comme Airbus ou Safran.

La privatisation de la FDJ risque-t-elle d’affaiblir les garde-fous existants en termes d’addiction ou de lutte contre le blanchiment ?
Il y a davantage de garanties après la privatisation qu’avant. Nous mettons en place une Autorité nationale des Jeux indépendante (ANJ) qui n’existait pas jusqu’ici, avec des pouvoirs considérables pour lutter contre l’addiction aux jeux. C’est elle, par exemple, qui autorisera les jeux en s’assurant que le taux de retour aux joueurs (NDLR Le pourcentage des mises qui doit obligatoirement revenir aux joueurs) ne dépasse jamais les 75 % pour les jeux de loterie afin de limiter les risques d’addiction.

Le taux de retour aux joueurs pour les paris sportifs en ligne sera pourtant de 85 % à partir de 2020. N’y a-t-il pas un danger réel d’addiction ?
C’est depuis 2010 que le taux concernant les paris sportifs en ligne est de 85 % maximum pour tous les acteurs du secteur, donc rien à voir avec la privatisation.  S’il est nécessaire de baisser ce taux à cause de l’addiction, nous pourrons toujours le faire comme avant.

Et quelle sera la latitude de l’État pour faire entendre sa voix ?
L’État reste le premier actionnaire avec 20 % du capital. Il disposera de trois représentants au Conseil d’administration. Enfin, au cas où un autre actionnaire souhaiterait acquérir plus de 10 % de l’entreprise, il devra obtenir l’agrément de l’État. Il n’est pas question que la FDJ passe sous contrôle étranger.

Justement, beaucoup d’investisseurs privés ont-ils manifesté leur intérêt ?
Oui, ils sont nombreux. C’est la preuve que la FDJ suscite l’intérêt du marché. Mais tant que l’opération n’est pas faite, je ne peux donner aucun nom.

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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

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Ce qui change au 1er novembre

ChangementNovembre, c’est le mois pour arrêter de fumer, se laisser pousser la moustache, et jeter un oeil aux nouvelles règles du chômage.

Les tarifs réglementés de vente du gaz augmentent de 3%
Appliqués par Engie à environ quatre millions de foyers français, ces tarifs réglementés vont augmenter de 3% au 1er novembre. L’augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Cigarettes
Voilà un changement qui motivera plus d’une personne à participer à l’action « Mois sans tabac ». Dès le 1er novembre, le prix du paquet de cigarettes augmentera d’environ 50 centimes, du fait d’une hausse des taxes prévue par le gouvernement. Par exemple, les Marlboro Red passent de 8,80 euros à 9,30 euros. C’est la deuxième fois que le gouvernement augmente les prix des paquets cette année. Son objectif est d’atteindre 10 euros pour 20 cigarettes d’ici à novembre 2020 pour réduire la consommation.

Chômage
Plusieurs mesures de la réforme de l’assurance chômage prennent effet à compter du 1er novembre.

Droit aux indemnisations :  Pour avoir accès au chômage, il faudra désormais avoir travaillé 130 jours, soit 6 mois, sur les 24 derniers mois. Auparavant, la durée minimale s’élevait à 4 mois sur les 28 derniers mois. Le seuil minimum pour le rechargement des droits est aussi porté à 6 mois, contre seulement 1 mois avant la réforme.

Réduction des indemnités :  Cette réforme touche seulement les salariés aux revenus supérieurs à 4500 euros bruts. Leurs indemnités seront réduites de 30 % à partir du 7ème mois de chômage, avec un plancher fixé à 2261 euros nets par mois.

Indépendants : En cas de liquidation judiciaire, les travailleurs indépendants pourront toucher une somme de 800 euros par mois pendant six mois. L’activité doit avoir généré des revenus d’au moins 10 000 € par an sur les deux années précédentes.

Démission :  Les salariés ayant au moins 5 ans d’ancienneté dans leur entreprise pourront bénéficier de l’assurance chômage en cas de démission pour réaliser un projet professionnel. Une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) devra attester du caractère « réel et sérieux » du projet.

Test du suivi numérique :  Les deux régions Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire vont expérimenter la mise en place du « journal de la recherche d’emploi ». Ce « journal de bord » numérique est destiné à mieux suivre les personnes en recherche d’emploi qui devront renseigner chaque mois les démarches effectuées pour retrouver un travail.

Allocations aux adultes handicapés
Les AAH seront désormais attribuées à hauteur maximale de 900 euros par mois sans limitation de durée. Avant le 1er novembre, l’indemnisé pouvait percevoir jusqu’à 860 euros sur une durée maximale de 20 ans. Pour les recevoir, il faut présenter un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80 % dont les limitations d’activités « ne sont pas susceptibles d’évolution favorable », selon les termes du gouvernement. Pour les autres situations, la durée d’attribution peut aller jusqu’à 10 ans au lieu de 5 ans. Les ressources perçues pendant l’année de référence (soit l’année 2017 pour l’AAH versée en 2019), ne doivent pas dépasser un plafond annuel fixé à 10 320 euros pour une personne seule et 19 504,80 euros pour un couple.

Complémentaire santé
La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide pour une complémentaire santé (ACS) fusionnent pour laisser place à la « complémentaire santé solidaire ». Rien ne change pour les assurés de l’ancienne CMU-C. En revanche, pour la population éligible à l’ACS (moins de 1007 euros pour un célibataire, 1813 euros pour un couple avec enfant), cette mesure est présentée comme une « simplification »: les garanties seront alignées sur celles de la CMU-C, moyennant une « participation financière » croissante avec l’âge.

Selon le gouvernement, 200 000 personnes supplémentaires bénéficieront de la nouvelle complémentaire. Selon leurs ressources, elle pourra être gratuite ou coûter moins de 1€ part jour.

Retraite du privé
La pension des retraites complémentaires du privé Agirc-Arrco seront revalorisées de 1 % au premier du mois. « La valeur de service du point de retraite a été définie à 1,2714 € et celle d’achat du point à 17,3982 € », détaille l’État.

Trêve hivernale
A partir du 1er novembre, il ne sera plus possible d’expulser les locataires qui n’auraient pas payé leurs loyers. Cet interdit est valable jusqu’au 31 mars. La trêve concerne aussi les fournisseurs d’énergie et de gaz qui ne peuvent pas couper leurs services pendant cette période. Toutefois, l’expulsion reste possible si le locataire bénéficie d’une solution de relogement adaptée, si l’habitation est reconnue comme dangereuse ou si des squatteurs sont entrés illégalement dans le lieu.

Au moins un menu végétarien par semaine
Une des mesures de la loi EGalim du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation sera mise en application ce mois-ci pour les élèves. Les cantines scolaires devront servir au moins un menu végétarien par semaine. La mesure concerne un menu unique (ou un menu alternatif dans le cas ou plusieurs menus sont proposés) sans viande ni poisson, crustacés et fruits de mer. Il pourra néanmoins comporter des œufs ou des produits laitiers. Cette expérimentation aura lieu pendant deux ans au sein d’un secteur qui sert 3,5 milliards de repas par an.

Ile-de-France : le carnet de 10 tickets de métro et bus augmente de 2 euros
Que vous soyez Francilien ou de passage à Paris, sachez que le carnet de 10 tickets augmente de 2 euros le 1er novembre. Il sera vendu 16,90 euros au lieu de 14,90 euros à partir de vendredi. La région veut inciter les voyageurs à utiliser des cartes Navigo ou son smartphone: sur ces supports dématérialisés le prix du ticket ne changera pas.

Un geste contre le cancer
Novembre, c’est aussi l’occasion de se laisser pousser la moustache. Depuis 2003, l’association Movember se bat contre le cancer de la prostate et pour la santé masculine. Elle fait de la moustache un symbole de la mobilisation : « utilisez votre moustache comme un prétexte pour engager des conversations et récolter des fonds pour la santé masculine », encourage Movember.

Les pneus hiver ne seront pas obligatoires cette année
Contrairement à ce que pouvaient annoncer les réseaux sociaux, le décret d’application qui doit imposer la pose d’équipements hiver sur les voitures n’a pas encore été signé. Le décret d’application semble cependant bien en cours de rédaction. France 3 Auvergne Rhône-Alpes renvoie vers le site du député des Deux-Alpes Joël Giraud. Il y publie une lettre envoyée aux préfets, dans le cadre de l’écriture du futur décret. Les préfets devront en effet définir les communes concernées par la future obligation dans chaque département, comme ces modalités. Et dans ce projet, ce ne sont pas forcément toujours les pneus hiver qui sont rendus obligatoires. Les chaînes à neige sont proposées comme alternative. Cependant, les délais sont désormais trop courts pour appliquer la réglementation cet hiver.

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L’Assemblée nationale adopte le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale

secuUne majorité LREM-MoDem a soutenu le nouveau budget 2020 de la Sécurité sociale. Les opposants dénoncent un projet rejeté par le secteur.

L’Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale, troisième du quinquennat d’Emmanuel Macron, par 339 voix contre 188 et 23 abstentions.

Les députés de la majorité LREM-MoDem ont apporté leur soutien, à l’exception de quatre « marcheurs » et deux députés MoDem qui se sont abstenus, tandis que les autres groupes politiques ont très majoritairement voté contre, formulant des inquiétudes sur la situation des hôpitaux et jugeant le budget « pas à la hauteur » de la crise.

Stéphanie Rist (LREM) a défendu « un projet de responsabilité et de promesses », Nathalie Elimas (MoDem) estimant qu’il s’inscrit dans la volonté de « plus de justice sociale ». Si Paul Christophe (UDI-Agir) a salué « des intentions positives », soulignant que son groupe était partagé, les autres groupes ont voté contre quasi-unanimement, comme les élus RN non-inscrits.

Désaccord sur certaines mesures
Jean-Pierre Door (LR) a notamment dénoncé un « projet de loi massivement rejeté » par le secteur avec une « dotation insuffisante » pour l’hôpital pour permettre « une sortie de crise ». Il a surtout fustigé une « rupture avec l’autonomie de la Sécurité sociale telle qu’elle avait été édifiée en 1945 », avec la non-compensation par l’État des mesures d’urgence en réponse à la crise des « gilets jaunes ».

De ce budget, « on ne retiendra finalement pas les quelques bonnes mesures » comme le congé indemnisé pour les aidants, mais « l’unanimité qu’il fait contre lui en raison de ses manquements », a jugé Gisèle Biémouret (PS). Elle a dénoncé une demande d’économies « toujours croissante à l’hôpital public », Pierre Dharréville (PCF), jugeant le secteur pas en mesure « d’absorber un nouveau choc », tandis que Jean-Luc Mélenchon (LFI) notait que « la France est inflammable ».

Philippe Vigier (Libertés et Territoires) a aussi critiqué un texte dont le gouvernement « reconnaît de lui même qu’il n’apporte pas les réponses espérées ». Lors des questions au gouvernement, peu avant le vote, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait insisté sur sa volonté de « rendre à l’hôpital public ses lettres de noblesse ». Elle a annoncé la semaine dernière un « plan de soutien » pour l’hôpital avec « des moyens associés » présenté « dans le courant du mois de novembre ».

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Cannabis thérapeutique : comment va se dérouler l’expérimentation votée par l’Assemblée nationale ?

Cannabis thérapeutiqueCette phase de test, qui se prolongera sur deux années, est censée débuter au cours du premier semestre de 2020.

Ce vendredi, l’Assemblée nationale a donné son feu vert à l’expérimentation, durant deux années, du cannabis thérapeutique. Un test qui concernera quelque 3000.

L’expérimentation du cannabis à usage médical, pour laquelle l’agence du médicament avait déjà donné son aval, pourrait « débuter au cours du premier semestre 2020 », a précisé la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, dans l’hémicycle.

Porteur du projet, le député LaREM Olivier Véran assure que l’idée n’est pas de faire de l’opioïde « le nouveau paracétamol ou la nouvelle morphine ».  Pour ce dernier, il s’agit « d’enrichir la pharmacopée et offrir des solutions à des patients qui sont aujourd’hui sans solutions », en s’appuyant également sur « l’expérimentation d’un certain nombre de pays, dont 17 dans l’Union européenne ».

Éviter le marché noir
Rencontrée par nos équipes, Mado Gilanton est atteinte d’une maladie rare. Et si elle espère faire partie des patients sélectionnés pour l’expérimentation, c’est dans un premier temps parce que ça lui « éviterait d’aller sur le marché noir chercher des produits ». « Ça me permettrait, pour moi, de savoir exactement ce qui me correspond et de ne pas à avoir à prendre des médicaments de façon inconsidérée », ajoute-t-elle également.

Jusqu’à présent, Mado utilisait une recette illégale confectionnée par ses propres soins. « C’est une tisane que j’ai préparée puis congelée, qui est à base de lait, de crème et de feuilles de cannabis, j’en prends une cuillerée que je décongèle en cas de crise », détaille-t-elle.

Prescription réalisée par un médecin spécialiste
L’expérimentation sera menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées.

Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur par exemple. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville.

« Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies », reprend Olivier Véran.  Si l’essai s’avère concluant, les patients souffrant de maladies telles que la sclérose en plaques ou certaines neuropathies pourront se procurer du cannabis à l’hôpital, sous forme d’huile ou de tisane. Elle concernera également les personnes atteintes de cancers et souffrant d’effets secondaires lors d’une chimiothérapie et de soins palliatifs.

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Les députés reportent leur décision sur l’accord de Brexit

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Les députés britanniques ont adopté un amendement controversé qui impose à Boris Johnson de réclamer à l’Europe un nouveau délai pour le Brexit. Le Premier ministre va repousser son vote à la semaine prochaine.

Nouveau rebondissement dans le dossier du Brexit. Alors qu’une majorité favorable à Boris Johnson semblait se dessiner à la chambre des députés britannique, ce samedi, le vote de l’accord négocié entre Londres et Bruxelles a subi un nouveau coup dur.

Ce n’est pas le choix du gouvernement mais bien celui des députés qui ont adopté, à une faible majorité (332 voix contre 306), un amendement du conservateur Oliver Letwin. Celui-ci contraint le Parlement à ne pas adopter l’accord, tant que les procédures législatives complexes qui doivent aboutir à une sortie ordonnée n’ont pas abouti.

Vers un report à la semaine prochaine
Concrètement, il s’agissait de combler une faille juridique de la loi Benn, celle qui oblige Boris Johnson à réclamer un nouveau délai à l’Europe si aucun accord n’est voté. Or, une adoption de l’accord, ce samedi, aurait rendu cette loi caduque et Oliver Letwin craignait que la procédure puisse finalement dérailler la semaine prochaine, lors des procédures législatives. Et aboutir finalement à un « no deal » au 31 octobre.

Une subtilité juridique et technique qui impose donc, en théorie, à Boris Johnson de demander un nouveau délai, faute de temps pour faire adopter l’accord d’ici le 31 janvier. Ce dernier, qui subit un revers sévère, a néanmoins rappelé qu’il refuserait de demander un nouveau délai, juste après le vote de l’amendement.

Sortie encore possible au 31 octobre ?
Selon les médias britanniques, l’exécutif va reporter le vote à mardi prochain. Il aurait pu le maintenir à samedi soir mais son adoption n’aurait été que relative et le contenu aurait pu être largement amendé lors des prochaines séances. En reportant le vote, le Premier ministre espère ainsi faire monter la pression autour des indécis, et notamment des députés travaillistes, élus dans des circonscriptions où le Brexit est populaire.

Cette décision n’enterre pas forcément la possibilité d’une sortie au 31 octobre mais la rend très compliquée car le temps risque de manquer pour y aboutir.

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Paris, Rome et Berlin préparent une riposte pour interdire la cryptomonnaie de Facebook

cryptomonnaie de FacebookEn marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington, Bruno Le Maire a déclaré qu’un ensemble de mesures était à l’étude pour interdire le déploiement du Libra, la cryptomonnaie de Facebook, sur le sol européen.

Après les paroles, les actes. La France, l’Italie et l’Allemagne préparent ensemble des mesures pour interdire la cryptomonnaie de Facebook, la Libra, sur le sol européen, a annoncé ce vendredi Bruno Le Maire en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

Mi-septembre, le ministre français de l’Économie avait déclarée que cette cryptomonnaie ne serait pas la bienvenue en Europe, en raison des menaces qu’elle représente pour la souveraineté numérique des pays de l’UE.

Dans une interview parue dans La Croix le 6 septembre, et avant de prendre position pleinement contre le projet de Facebook, Bruno Le Maire avait esquissé une première riposte au Libra. Il avançait alors la possibilité de lancer une cryptomonnaie « publique », émise par les banques centrales.

« La Libra n’est pas la bienvenue sur le territoire européen », a cette fois-ci renchéri Bruno Le Maire. « Nous prendrons des mesures avec les Italiens et les Allemands parce que c’est notre souveraineté qui est en jeu », a-t-il poursuivi, sans toutefois détailler ces mesures.

Pour rappel, Facebook envisage de lancer son Libra dès 2020. Le projet est néanmoins de plus en plus décrié. Tout récemment, plusieurs partenaires majeurs de l’entreprise, dont Visa, Mastercard et PayPal ont annoncé quitter le navire. Ils étaient pourtant gage de grande crédibilité pour Libra.