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Les Pages jaunes, c’est bientôt fini

pages-jaunes-e1550874941128.jpgLes derniers annuaires des Pages jaunes seront livrés fin 2020, les annuaires papier ayant perdu leur pertinence avec l’accès généralisé à Internet.

Les célèbres annuaires téléphoniques des Pages blanches et des Pages jaunes, c’est bientôt fini. Leur éditeur SoLocal a fait savoir, vendredi 22 février, que les derniers bottins des Pages blanches seront livrés à la fin 2019 et les derniers annuaires professionnels (les Pages jaunes) à la fin 2020, confirmant une information du Parisien.

Mais la décision de SoLocal était attendue, les annuaires papier ayant perdu leur pertinence avec l’accès généralisé à Internet. Neuf millions d’annuaires ont ainsi été diffusés cette année contre 57 millions en 2007.

La diffusion des bottins a déjà été arrêtée dans des aires géographiques considérées comme suffisamment numérisées comme l’Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône et le Nord. SoLocal éditera dans certains départements une version « collector » de ce dernier annuaire, selon les informations du Parisien, confirmées par SoLocal.

Reconversion vers le numérique
C’est donc une page qui se tourne, les annuaires téléphones existaient depuis les années 1880 et l’apparition du téléphone. Et son nom usuel, « bottin », vient de Sébastien Bottin, un statisticien du XIXe siècle qui fut l’éditeur d’un almanach du commerce, devenu ensuite « Almanach-bottin du commerce de Paris, des départemens (sic) de la France et des principales villes du monde ».

Dans un secteur des annuairistes mis à mal par l’émergence de nouveaux champions du numérique comme le moteur de recherche Google, SoLocal, qui possède les sites Pagesjaunes et Mappy, tente de se distinguer en se spécialisant dans l’accompagnement des petites et moyennes entreprises dans leur communication numérique. Mais en 2018, SoLocal a annoncé un plan visant à supprimer 1 000 postes sur 4 500. Et son chiffre d’affaires a reculé de 9,3 % en 2018, à 670 millions d’euros.

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Vladimir Poutine menace de déployer ses nouveaux missiles contre les Occidentaux

Vladimir PoutineLe président russe voit sa cote de confiance à domicile dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014

En chute dans les sondages, Vladimir Poutine a assuré mercredi vouloir améliorer la qualité de vie de ses compatriotes mais aussi menacé de déployer les nouvelles armes de la Russie contre les pays occidentaux.

Moins d’un an après avoir été réélu pour un quatrième mandat avec un score sans précédent en près de 20 ans de pouvoir, le président russe voit sa cote de confiance dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014, sous l’effet de la chute continue du niveau de vie depuis cinq ans, du relèvement de l’âge de la retraite et de la hausse de la TVA.

« La Russie sera contrainte de déployer des armements »
Après avoir assuré au début de son discours annuel au Parlement vouloir se concentrer sur la situation sociale, il s’est lancé, comme l’an dernier, dans une tirade très menaçante envers les États-Unis, leur reprochant le déploiement de nouveaux systèmes d’armement en Europe.

« S’ils sont déployés et livrés sur le continent européen, cela envenimera gravement la situation et créera de graves menaces pour la Russie », a déclaré le président russe, relevant que certains de ces engins pouvaient atteindre « Moscou en 10-12 minutes ». « Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a-t-il poursuivi.

L’Otan a qualifié d’« inacceptables » ces menaces de déployer de nouveaux missiles en mesure de frapper les territoires des Alliés, accusant le président russe de « tentative flagrante de détourner l’attention de sa violation du traité INF ».

Sa popularité au plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée
Washington a suspendu sa participation à ce traité de la Guerre froide interdisant les missiles sol-sol d’une portée de 500 à 5.500 km, accusant la Russie d’enfreindre les dispositions de ce document signé en 1987. En retour, Moscou a fait de même et, sauf coup de théâtre, le traité deviendra caduc en août.

Vladimir Poutine a accusé les États-Unis d’utiliser des « accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale », avertissant que si la Russie était « prête aux négociations », elle ne comptait pas « frapper à une porte close ». Listant les progrès des nouveaux missiles russes, présentés comme hypersoniques, invisibles ou invincibles, il a appelé les Américains à « calculer la portée et la vitesse de nouveaux armements à venir » avant de « prendre leurs décisions ».

Ces nouvelles armes avaient été présentées en détail l’an dernier dans son discours au Parlement, deux semaines avant sa réélection avec 76 % des voix. Moins d’un an après, la cote de popularité du chef de l’État, aujourd’hui âgé de 66 ans, était, selon le centre indépendant Levada, de 64 % en janvier, son plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée il y a tout juste cinq ans, contre encore 80 % au moment de sa réélection. Selon le même organisme, la proportion de Russes pessimistes sur la situation de leur pays (45 %) dépasse celle des optimistes pour la première fois depuis fin 2013.

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Les glaces Kinder, meilleur lancement de produit de grande consommation en 2018

glace kinderLes glaces Kinder ont généré un chiffre d’affaires de 16,9 millions d’euros, six mois après leur lancement en avril 2018. Il s’agit du quatrième meilleur lancement de produit des six dernières années.

L’annonce de leur arrivée aux rayons surgelés n’était pas passée inaperçue. Et le succès a été au rendez-vous. Selon une étude réalisée par l’institut Nielsen, les glaces Kinder se sont imposées comme le meilleur lancement de produit dans la grande distribution en France en 2018.

La nouvelle recette, résultat de la collaboration entre Ferrero et Unilever, a généré 16,9 millions d’euros de chiffre d’affaires six mois après son lancement en avril 2018. Le produit a été consommé par 9,3% des foyers et 27% d’entre eux l’ont acheté plus d’une fois.

Ces performances permettent aux glaces Kinder de réaliser le quatrième meilleur lancement de produit des six dernières années derrière une autre innovation de Ferrero : le Nutella B-Ready lancé en 2016 (33,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en six mois), la lessive Ariel Pods 3 en 1 (30 millions d’euros en 2013) et la lessive Dash 2 en 1 (19,9 millions d’euros en 2015).

7 boissons dans le top 20
Sur l’année 2018, le papier toilette Moltonel sans tube (mai 2018) et la lessive Skip ultimate trio (août 2018) complètent le podium. Les deux produits ont chacun généré 7,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en six mois. Par ailleurs, ils ont été respectivement achetés par 2,5 et 2,4% des foyers français.

Dans le top 10, viennent ensuite le balai WetJet de Swiffer, le Ricard Plantes Fraîches, le Pulco fines bulles, la Laitière Liégeois aux fruits, la Badoit Bulles de fruits, la mayonnaise Amora aux œufs français, le Perrier & Juice, le Tropicana.

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Consultant senior chez Nielsen, David Lecomte note que « le classement 2018 est intéressant à plus d’un titre ». « Si les boissons sont une nouvelle fois à l’honneur avec 7 produits classés dans le top 20, la présence de produits de rayons très différents souligne la richesse et la créativité des marques », explique-t-il.

Les Français de plus en plus enclins à consommer de nouveaux produits
Pour la première fois, une référence bio (le beurre de la marque C’est qui le patron) apparaît dans le classement. Une présence qui n’est « sûrement pas un hasard », assure David Lecomte.

Et d’ajouter : « Le bio se double en plus de la démarche sociétale de la marque: sa présence est emblématique des tendances des dernières années, et de l’aspiration à ‘mieux consommer’ chez les consommateurs français ».

Les Français semblent d’ailleurs de plus en plus disposés à se tourner vers l’innovation. Toujours selon l’institut Nielsen, ils sont 31% à affirmer qu’ils adorent essayer de nouveaux produits et de nouvelles marques, tandis qu’ils étaient 22% en 2014. Les produits lancés en 2018 ont représenté 2,5% du chiffre d’affaires total des produits de grande consommation l’an passé.

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Sept signes qui doivent vous alerter sur le burn out parental

Burn-outD’après une étude menée par l’UCLouvain, 5 à 8 % des parents belges seraient en situation de burn out parental. C’est la première étude sur la prise en charge de cet épuisement, encore trop méconnu.

Les trajets maison-école, les repas à préparer, la bataille du coucher, les lessives et le ménage, les activités périscolaires … La routine d’une vie de famille peut vite se transformer en machine infernale. À tel point que certains parents n’arrivent plus à supporter leurs enfants, épuisés rien qu’à l’idée de passer une journée avec eux.

Un phénomène qui porte un nom : le burn out parental. Ce syndrome, qui touche les parents exposés à un stress chronique, sans parvenir à en compenser les effets, a fait l’objet d’une étude menée par la Mutualité chrétienne et l’UCLouvain. Environ 20 % des parents seraient « en difficulté dans leur parentalité » à un moment de leur vie de parents. Franceinfo a listé sept signes qui peuvent précéder un burn out parental et qui doivent vous alerter.

1) L’épuisement physique
L’arrivée d’un enfant apporte évidemment de la fatigue, liée aux nuits raccourcies et à la multiplication des tâches. En juin dernier, une étude britannique (en anglais) pour une marque de literie, a relevé que les jeunes parents dorment en moyenne 4h44 par nuit, pendant l’année qui suit l’arrivée de l’enfant. Soit 59 % de temps de sommeil en moins que les 8 heures préconisées par les spécialistes.

Dès 2013, une enquête du réseau de mères actives soulignait que 63 % d’entre elles se disaient « épuisées ». Un épuisement qui survient quand les parents ne parviennent plus à se libérer du temps pour récupérer : « Tous les parents vivent des périodes de grande fatigue, comme lorsqu’un enfant tombe malade pendant 15 jours », estime Stéphanie Allenou, maman de quatre enfants qui a raconté son burn out parental dans Mère épuisée.

mere epuiséeLa différence avec l’épuisement parental, c’est que ça dure des mois ou des années. Stéphanie Allenou, auteure de « Mère épuisée »

Quand la fatigue cloue au lit dès le réveil, qu’elle limite l’attention accordée à ses enfants, ce sont les premiers symptômes de l’épuisement parental. Ce vide émotionnel et physique empêche de réfléchir. « Si on se sent très fatigué depuis deux semaines et qu’on commence à être fortement irritable, c’est un signal d’alarme », alerte la docteure Moïra Mikolajczak, professeure et directrice de recherche sur le burn out parental à l’UCLouvain.

2) Le désir de vouloir tout contrôler
Les experts interrogés par franceinfo sont unanimes : les parents touchés par l’épuisement parental sont souvent ceux qui se sont faits une haute estime de leur rôle, avant la naissance de leur enfant. En clair, ils veulent être parfaits et se mettent la pression : « C’est ce qui les épuise en fait, pointe la docteure Mikolajczak. Et c’est ce qui est paradoxal : car en voulant être parfaits, ils se retournent contre leurs enfants. »

Burn-out parentaleMême au bord de l’épuisement, les mères continuent de s’agiter et de vouloir tout gérer comme des chefs d’entreprise du CAC40 mais un jour, le corps dit ‘stop’ et elles ne peuvent plus se lever, elles ne peuvent plus rien faire.  « Depuis les années 1980-1990, la place de l’enfant a profondément changé, elle est devenue primordiale », estime la docteure Liliane Holstein, psychanalyste et auteure de Burn out parental.

Il est au centre de toutes les préoccupations de la famille : il ne doit manquer de rien pour bien grandir et le parent doit être aimant, disponible, attentif à tous les instants. « Les parents sont dans une course à la perfection pour être aimés par leurs enfants, souligne Liliane Holstein. Ce qui fait qu’il n’y a jamais de détente du matin jusqu’au soir, que les parents sont épuisés. »

3) Une tendance à l’isolement
Cette volonté de toujours faire mieux peut également entraîner un repli sur soi jusqu’à l’isolement. Les parents en proie à l’épuisement ont l’impression que leurs amis et leur famille font mieux qu’eux. Que leur enfant est le plus difficile, qu’ils sont les plus débordés, les plus en retard.  La docteure Moïra Mikolajczak donne l’exemple de l’attente à la sortie de l’école quand les parents s’observent : « On est tous des mini-juges, on se juge les uns les autres en permanence ».

Face aux autres parents qui leur semblent parfaits, les parents en burn out ont l’impression de ne plus savoir gérer le quotidien et souffrent de la comparaison, ce qui est un autre facteur de stress. « Quand on arrive à dire qu’on leur donne des fessées, qu’on ne les supporte plus, soit on nous juge, soit on nous dit ‘c’est pas grave, toutes les mères passent par là et ça ira mieux ensuite' », raconte Stéphanie Allenou.

Claire, maman à 39 ans d’une petite fille d’un an, a pourtant essayé d’en parler avec ses collègues : « Tous les matins, on arrive à la machine à café avec des cernes, en n’ayant pas dormi de la nuit, tout le monde nous dit ‘ça ira mieux’, ‘c’est normal’ et nous taquine, mais non, ça n’a ira pas mieux demain. » L’incompréhension que les parents en burn out ressentent les pousse ainsi à ne plus parler de leur mal-être et à s’enfermer.

4) Le sentiment de culpabilité
Les parents épuisés ont souvent l’impression de ne plus contrôler leur vie, qui ne ressemble en rien à ce qu’ils avaient imaginé, avant la naissance de leur enfant. Un contraste qui peut donner le sentiment d’être de « mauvais » parents et/ou d’avoir de « mauvais » enfants.

Selon Stéphanie Allenou, désormais à la tête d’une association de soutien à la parentalité, l’Îlôt Familles, et d’un lieu d’accueil parents-enfants à Nantes, c’est « une histoire de reconnaissance qui est le troisième pilier de l’épuisement. » Les mères actives qu’elle rencontre lui font part de leur culpabilité permanente : elles culpabilisent devant leurs collègues quand elles quittent le travail trop tôt et font de même quand elles viennent chercher leur enfant trop tard à la crèche. De quoi faire naître une « impression qu’ils n’en font jamais assez », ou jamais assez bien, qui entraîne une dévalorisation personnelle et une perte de confiance en soi.

5) Des troubles du sommeil, de l’appétit et du désir
Des heures à tourner dans le lit, à compter les moutons et à regarder les minutes défiler sur le réveil. Pourtant épuisés, les parents à bout parviennent difficilement, voire pas du tout, à trouver le sommeil, le soir venu.

Enfin au lit, ils égrènent dans leur tête la liste des tâches qu’ils vont devoir accomplir dès le réveil et angoissent d’avance. L’accumulation d’autres symptômes peut être un signal d’alarme comme un amaigrissement ou une prise de poids importante et l’éloignement avec le conjoint.

6) Un épuisement émotionnel intense
L’épuisement s’accumule face à la répétition quotidienne des mêmes crises : pour se laver, pour manger, pour s’habiller …  Pour que la colère n’éclate pas à la moindre bêtise, les parents prennent sur eux et refoulent leurs propres émotions. « J’essaie de faire des activités avec les enfants, qu’ils soient propres et bien habillés, que la maison soit tenue correctement, le frigo rempli, souffle une mère qui préfère rester anonyme. Mais dans tout ça, je me suis abandonnée. »

Cet épuisement émotionnel doit être un signal d’alarme avant le burn out parental. Les parents qui en sont victimes ne sont plus en mesure de réguler leurs émotions. « Ils peuvent dire qu’ils adorent leurs enfants et en même temps, dire juste après, pourquoi je les ai faits ?   Si je pouvais les tuer, je le ferais », assure la docteure Liliane Holstein. Ils gèrent les tâches de la vie quotidienne de manière automatique, presque robotisée.

7) Une distanciation affective avec les enfants
Les parents contactés décrivent une absence d’émotions qui génère une véritable distance avec leurs enfants. Marie, 27 ans et maman d’un petit garçon d’un an et demi, a vécu cette situation au moins d’août. « J’ai expliqué à mon médecin que je ne supportais plus mon fils, que j’avais envie de le taper. Des fois, je le regardais et je n’avais pas envie de le prendre dans mes bras. Je le regrette, c’est quelque chose d’horrible. »

Selon la docteure Mikolajczak, cette distanciation affective, synonyme de burn out parental, multiplie par vingt le risque de violenter ses enfants : « Dès qu’on a une parole ou un geste qui tranche totalement avec ce qu’on fait habituellement, c’est un signe qu’il faut aller consulter : si je suis une personne attentive et que d’un coup, je dis à mon enfant : ‘ma vie était tellement plus belle quand tu n’étais pas là’, je dois absolument aller consulter. » C’est l’accumulation de ces symptômes au quotidien qui doit vous alerter.

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Certains compléments alimentaires sont dangereux et devraient être interdits

complémént alimentaireL’Académie de pharmacie alerte sur les dangers de produits à base de plantes laxatives. Leur utilisation devrait être réservée à un usage pharmaceutique.

Des allergies, ou des lésions au foie, des interactions avec des médicaments pris pour des pathologies graves. Des contre-indications mal connues. Des erreurs d’identification, ou la présence de contaminants dangereux.  Les compléments alimentaires à base de plantes ont beau être vus comme des produits «naturels», ils sont loin d’être sans danger.

Et pourtant, ils sont soumis à une réglementation bien plus légère que les médicaments, et qui a «étonné et interpellé l’Académie nationale de pharmacie», explique-t-elle dans un rapport rendu public ce jeudi. Dans le collimateur des sages : un arrêté du 20 juin 2014, qui transpose une réglementation européenne en listant un demi-millier de plantes (autres que les champignons) autorisés dans les compléments alimentaires. Il y a là des risques pour la santé publique, estiment les académiciens, et des incohérences tant juridiques que scientifiques.

Alerte sur des plantes laxatives
Les sages alertent sur une catégorie de plantes particulières, qui n’ont selon eux rien à faire au rayon des compléments alimentaires : il s’agit des plantes contenant des «hétérosides hydroxyanthracéniques» (suc d’aloès, écorce de bourdaine et cascara, racines de rhubarbe de Chine, séné, cassier, nerprun), et qui ont des propriétés laxatives stimulantes très puissantes. Elles irritent le tube digestif et sont responsables d’une perte de sels minéraux.

Ces plantes ont «jusqu’alors été utilisées comme médicaments compte tenu de leur activité pharmacologique marquée», note le rapport, et n’ont (et pour cause) jamais fait partie de l’alimentation. «L’approche des principales agences de santé au niveau international est unanime», notent les académiciens : ces plantes sont des médicaments, et doivent être réglementées comme telles.

La France est un marché de choix pour ces produits faciles d’accès et pas toujours accompagnés des conseils et informations nécessaires, notamment parce que vendus en grande surface avec un étiquetage aux exigences limitées. Or, alertent les académiciens, «les accidents les plus sévères sont liés au mésusage», d’autant plus fréquent que ces produits «sont considérés comme des produits “naturels”, passant aux yeux des utilisateurs, mais également de certains dispensateurs, pour moins dangereux que des médicaments.» Depuis 2010, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) dispose d’un «dispositif de nutri-vigilance sur les nouveaux aliments, les aliments enrichis, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière».

Plus de 2600 effets indésirables ont été notifiés jusqu’à fin 2016, note l’Académie de pharmacie, avec chaque année 37 à 52% des cas jugés «graves».

En France, 1 adulte sur 5 et 1 enfant sur 10 prendraient des compléments alimentaires, dont respectivement 23 et 12% le font tout au long de l’année. Les malades en usent volontiers, sans toujours prévenir leur médecin : en 2015, une étude française auprès de 1081 survivants du cancer membres de la cohorte Nutrinet-Santé montrait que 62% des femmes et 29% des hommes consommaient ce type de produits, un tiers d’entre eux n’en ayant pas avisé leur médecin. Or, 18% des utilisateurs avaient une consommation potentiellement à risques.

Les Académiciens demandent donc que la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires soit plus restreinte, en excluant celles présentant un danger pour les utilisateurs, mais aussi celles n’ayant pas d’effet nutritionnel connu, ou pour la sécurité desquelles la littérature scientifique manque de données. Les sages exigent, aussi, un renforcement des contrôles et de l’information des consommateurs, et un meilleur enseignement en faculté de pharmacie.

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Donald Trump engage un tournant contre le sida aux États-Unis

donald trumpTrente-sept ans après les premiers cas, les États-Unis de Donald Trump veulent se donner les moyens de précipiter la fin du sida dans la prochaine décennie, une épidémie qui a changé les comportements sexuels de générations entières et persiste malgré les avancées médicales.

« Les percées scientifiques ont placé un rêve autrefois distant à portée de main », a déclaré le président républicain mardi lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, au Congrès. « Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l’épidémie de VIH aux États-Unis d’ici dix ans », a-t-il indiqué.

Le plan présidentiel prévoit de réduire le nombre de nouvelles contaminations de 75% en cinq ans et de 90% en dix ans, par rapport aux quelque 38.000 contaminations annuelles actuelles. L’annonce, pas encore chiffrée, a été accueillie positivement mais prudemment par les associations.

« Le but ne sera atteint qu’avec beaucoup de travail et d’investissements adéquats », a réagi un groupe d’organisations dont AIDS United qui notent que, jusqu’à présent, l’administration républicaine était plutôt allée dans le sens inverse en cherchant notamment à réduire les budgets de la lutte anti-sida.

Une diminution de 90% permettrait de « mettre fin au sida comme fléau de santé publique », selon l’ONU, qui a adopté le même objectif au niveau mondial. La France veut aussi « éradiquer » l’épidémie d’ici 2030.

La petite minute consacrée par Donald Trump au VIH, dans un discours d’une heure et demie, a été précédée par six mois de préparatifs par des hauts responsables fédéraux de santé publique. « Insérer cinq lignes dans le discours de l’état de l’Union est une tâche herculéenne », a expliqué mercredi Brett Giroir, ministre adjoint à la Santé, lors d’une conférence d’acteurs de santé publique à Washington.

Il l’a assuré : « Le président Trump le veut »…, « l’effort est sincère ». « Nous pouvons changer le cours du VIH aux États-Unis pour toujours », a-t-il dit.

Changement de modèle
« Théoriquement, on peut éradiquer l’épidémie », explique Anthony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses. « Toute la question est la mise en place ». Le gouvernement Trump va donc demander au Congrès pour 2020 une hausse « substantielle » des crédits afin d’envoyer dans les foyers de l’épidémie des moyens et des personnels supplémentaires. « Il y aura de l’argent frais », a affimé Brett Giroir.

Les données sanitaires sont suffisamment précises pour cibler la réponse fédérale dans les régions qui concentrent la moitié des contaminations. « Quand j’ai vu la carte, j’ai été choqué de découvrir qu’il ne s’agissait que de 48 comtés sur 3.000 », a dit Robert Redfield, directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). « L’épidémie est très concentrée géographiquement ».

Ces foyers se trouvent beaucoup dans le sud, à Miami en Floride, Atlanta en Géorgie… ainsi que dans la capitale fédérale Washington et à Porto Rico. Il y aussi sept États où l’épidémie est surtout rurale, notamment dans l’Oklahoma et la Louisiane.

Depuis les années 1980, le préservatif est devenu omniprésent dans la sexualité de millions de personnes. Et un sujet de conflit sociétal aux États-Unis, où les conservateurs ont souvent refusé de le promouvoir au profit de campagnes d’abstinence.

Mercredi, lors d’un briefing d’une heure avec la presse, les plus hauts responsables sanitaires américains n’ont même pas prononcé ce mot. La réponse privilégiée est désormais médicale : le traitement devient le socle de la prévention.

Avec les médicaments anti-VIH actuels, très efficaces, les personnes séropositives peuvent ne plus transmettre le virus et les personnes saines peuvent ne plus l’attraper si elles prennent un comprimé quotidien de PrEP (prophylaxie pré-exposition). Mais trop de gens ignorent encore qu’ils ont le VIH et la quasi-totalité des contaminations américaines leur sont attribuées.

L’administration compte doper les campagnes pour toucher les groupes les plus concernés : homosexuels (deux tiers des infections), minorités ethniques et notamment les Noirs, consommateurs de drogues et les transgenres, mentionnés plusieurs fois mercredi matin malgré la politique anti-trans menée par la Maison Blanche par ailleurs.

Brett Giroir veut aussi que les médecins prescrivent le test VIH plus systématiquement, les accusant quasiment de laisser-faire. Les autorités veulent rendre ces tests « routiniers ». Là encore, un changement de culture.

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4 idées reçues sur le cycle menstruel

roudoudou« Avoir ses ragnagnas », « les Anglais ont débarqué », « être indisposée »…

Il existe à peu près autant d’expressions pour dire qu’on a ses règles que d’idées fausses sur le sujet. Toujours tabou et méconnu, le cycle menstruel, que les femmes expérimenteront environ 450 fois dans leur vie, mérite que l’on rétablisse quelques vérités.

Il aura fallu attendre 2018 pour qu’une une marque de protections hygiéniques utilise enfin dans ses publicités du liquide rouge pour représenter le sang des menstruations. Jusque-là un fluide bleu avait toujours été employé. C’est dire si le sujet met mal à l’aise.

La preuve avec quelques chiffres récoltés par l’association Plan International qui montrent que 52 % des parents préfèrent parler de sexe avec leur fille plutôt que des règles. Plus inquiétant encore : 48% des filles en Iran, 10 % en Inde et 7 % en Afghanistan croient encore que les règles sont une maladie. Il est temps de tordre le cou à quelques idées reçues concernant cette fonction naturelle.

Le sang des règles est sale : FAUX
Et pourquoi serait-il plus dégoûtant que celui qui coule quand on se coupe ?   Il suffit de connaître sa composition pour s’en rendre compte. Le sang des règles est constitué d’eau, de lymphe, de globules rouges et de cellules d’endomètre, la muqueuse interne de l’utérus qui s’épaissit pendant la première moitié de chaque cycle menstruel et qui desquame quand il n’y a pas eu de fécondation.

Qu’est-ce qui n’est pas propre là-dedans ?   Et la couleur marron qu’il peut arborer parfois au début ou à la fin des menstruations s’explique par le fait que le sang a pris davantage de temps pour quitter l’utérus. Plus il reste dans le corps, plus la muqueuse utérine le brunit.

800-questions-au-gynecologue.jpgLes femmes perdent beaucoup de sang chaque mois : FAUX
Chacune a son propre cycle, qui est loin d’obéir à un calendrier de 28 jours. Il peut varier de 21 à 36 jours selon les femmes. Et toutes ne perdent pas non plus la même quantité de sang selon la durée de leurs règles et l’intensité de leur flux.

D’après les données du livre 800 questions au gynécologue du Dr Alain Tamborini (édition Marabout), il faut compter, en moyenne, entre 50 à 150 ml de sang sur 3 à 6 jours de règles. Pour vous donner une idée 100 ml c’est la contenance d’un demi-verre à eau et 150 ml équivalent à une mini-canette de soda.

On ne peut pas tomber enceinte quand on a ses règles : FAUX
A en juger le nombre de réponses (plus de 7 millions) sur lesquelles on tombe quand on pose la question sur un moteur de recherches, on peut estimer que l’information est mal passée. Même si la probabilité est rare, elle existe.

Notamment chez les femmes qui ont des cycles courts, comme l’explique l’organisation American Pregnancy. Celles qui ont des cycles de 21 à 24 jours ovulent donc plus tôt au cours de leur cycle et peuvent avoir du mal à calculer ce moment.

Sachant aussi que les spermatozoïdes conservent leur aptitude à féconder pendant 2 à 5 jours après un rapport sexuel non-protégé, il est possible « qu’après un rapport ayant eu lieu vers la fin de vos menstruations vous puissiez tomber enceinte 4 ou 5 jours plus tard ».

On ne doit pas avoir de rapports sexuels pendant ses règles : FAUX
La vie ne s’arrête pas quelques jours par mois parce qu’on a ses règles et heureusement. Quant à faire des galipettes à cette période-là, tout est une question de choix personnel. Quand certaines ne veulent pas être approchées à moins de 150 mètres d’autres, au contraire, remarquent une libido qui monte en flèche à ce moment précis.

Si les deux partenaires sont à l’aise avec l’idée, rien n’empêche d’avoir des rapports sexuels pendant ses règles. D’autant plus que le cerveau va libérer des endorphines, les hormones du bien-être, qui peuvent aussi agir ponctuellement comme des antalgiques naturels. Un bon moyen pour calmer les éventuelles douleurs que certaines peuvent connaître pendant leurs menstruations. Sans oublier qu’il existe désormais un tampon spécifique qui permet de faire l’amour pendant ses règles.