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Le mauvis trip du secteur du cannabis en Bourse en 2019

cannabis.jpgLes entreprises nord-américaines spécialisées dans le cannabis avaient suscité l’euphorie en 2018 à Wall Street,  mais le marché canadien n’a pas grossi aussi vite que prévu tandis qu’aux États-Unis la réglementation reste indécise.

Résultat, les principaux producteurs cotés ont connu une sévère correction l’an dernier.

Les plus principaux représentants cotés de l’industrie du cannabis (pour la plupart des producteurs canadiens de marijuana cotés à la Bourse de New York) ont déchanté en 2019. Canopy Growth Corporation a baissé de 21,5%, Tilray s’est effondré de 75,7%, Cronos de 26,2% tandis que l’action Aurora Cannabis a décroché de 56,5%.

Les actionnaires ayant misé sur les fonds indiciels (ETF) pour tenter de diversifier leur risques via ces produits permettant d’investir en une fois sur diverses entreprises du secteur, n’ont pas échappé à la baisse, à l’image de l’ETFMG Alternative Harvest (-31,4%). À comparer à une hausse de 28,8% du S&P 500, considéré comme le meilleur baromètre du marché d’actions américain.

Des investisseurs avaient massivement spéculé sur l’engouement croissant pour la plante alors que plusieurs États américains en autorisaient l’usage à visée médicale, et pour quelques uns récréatif, et qu’Ottawa se préparait à légaliser, en octobre 2018, l’usage récréatif du cannabis dans l’ensemble du pays.

Un marché noir qui résiste au Canada
Mais au Canada, « la première année a pâti de la lente ouverture des magasins, des difficultés à concurrencer le marché noir, d’un manque d’approvisionnement, de réglementations différentes en fonction des provinces et de restrictions sur le type de produits pouvant être légalement vendus », remarque Jessica Rabe du cabinet DataTrek dans une récente note.  Par la suite, les opérateurs canadiens ont fait face à « une demande décevante et une offre trop abondante », observe Bobby Burleson de Canaccord Genuity.

Parallèlement aux États-Unis, l’espoir d’une envolée des ventes de la plante -à fumer, à vapoter, à manger sous forme de bonbons ou à appliquer en crème- a déçu. « Les ventes de marijuana récréative continuent à croître fortement au Colorado », le premier Etat américain à l’avoir autorisé en 2014, relève Jessica Rabe de DataTrek. Et cette progression robuste du secteur au Colorado plus de cinq ans après ses débuts « explique pourquoi l’enthousiasme des investisseurs était initialement aussi enjoué. »

« Le problème est qu’ils se sont un peu emballés, ne comprenant par vraiment tous les enjeux réglementaires entre le patchwork des lois au niveau de chaque État (ayant déjà autorisé le cannabis) et une légalisation plus lente qu’anticipé » dans le pays, ajoute la spécialiste.

Des banques toujours frileuses
La loi fédérale considère par ailleurs toujours le cannabis comme une drogue dure, au même titre que la cocaïne, et les grandes banques, par crainte de poursuites pour blanchiment d’argent, rechignent à financer le secteur.

L’agence chargée des médicaments aux États-Unis, la FDA, a par ailleurs encore souligné en novembre qu’elle ne pouvait pas garantir que la consommation du cannabidiol ou CBD, le principe non psychoactif du cannabis censé avoir des effets relaxants et anti-douleurs, était sans danger.

Divers scrutins en 2020, des référendums sur la légalisation du cannabis dans divers États et l’élection présidentielle en novembre, devraient influencer l’avenir du secteur.

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L’industrie et le bâtiment, métiers les plus à risque

L'industrie et le bâtiment, métiers les plus à risqueDe 2011 à 2018, les secteurs de l’industrie et le bâtiment ont été les plus touchés par les maladies professionnelles, selon des chiffres publiés ce lundi matin.

De 2011 à 2018, seules 35,9% des maladies professionnelles déclarées ont été reconnues, soit 1 332 cas reconnus sur 3 711 déclarés, selon des chiffres fournis ce lundi matin par le ministre LSAP de la Sécurité sociale, Romain Schneider, en réponse à une question parlementaire du député socialiste Mars Di Bartolomeo.

Et, si le nombre de maladies déclarées fluctue de manière irrégulière entre 399 et 570 sur la période, le nombre de maladies reconnues diminue, lui, régulièrement, passant de 203 en 2014 à 115 en 2018. Ce qui donne une proportion de maladies reconnues qui s’effondre de 41,7% en 2014 à 26,38% en 2018, avec une baisse plus marquée pour cette dernière année, selon le ministre, qui ne donne pas d’explications sur ce phénomène.

En revanche, il détaille les secteurs les plus touchés par les maladies reconnues et, sans surprise, les activités professionnelles nécessitant un important effort physique arrivent largement en tête de ce triste palmarès. Ainsi, les activités industrielles sont les plus touchées, avec 268 cas reconnus de 2011 à 2018.

Juste derrière arrivent des secteurs liés au bâtiment, avec d’abord les salariés de «l’aménagement et le parachèvement, équipements techniques du bâtiment», avec 267 cas, puis le secteur «bâtiment, gros œuvre, travaux de toiture, industries extractives» avec 206 cas. Les salariés travaillant les métaux, le bois et faisant de la maintenance de machines et de voitures suivent avec 136 cas, devant ceux de la production alimentaire (115) et du commerce (72).

Quant aux maladies impliquées, elles répondent à une liste bien précise validée par la Sécurité sociale (le burn out n’en fait toujours pas partie, aucune maladie n’ayant été ajoutée depuis 2016). Le problème de santé le plus fréquent concerne une paralysie des nerfs, avec 353 cas de 2011 à 2018.

Les maladies des tendons suivent, avec 290 cas, devant les affections provoquées par les vibrations des outils pneumatiques (148) et les lésions du genou (98). La poussière d’amiante est, elle, à l’origine de 96 infections de la plèvre. En outre, 68 maladies du dos ont été reconnues comme des cas de maladies professionnelles, ainsi que 30 cancers du poumon, du larynx ou encore de la peau.

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Les cadeaux de Noël revendus toujours plus vite

cadeauLes cadeaux de Noël non désirés ou mal choisis sont revendus en ligne de plus en plus vite en France. Une tendance qui s’amplifie d’année en année.

Le 25 décembre à midi, la plateforme Rakuten comptait « déjà plus de 500.000 annonces déposées » contre « 300.000 l’an dernier à la même heure », indique Alison Boutoille, directrice Marketing, qui prévoit plus d’un million d’annonces à la fin de la journée.

Un phénomène « de plus en plus assumé, de plus en plus large, puisqu’on a de plus en plus de gens qui revendent sur internet », estime Sarah Tayeb, responsable du pôle vendeurs de la plateforme eBay France. Dès la matinée, les nouvelles annonces de cadeaux revendus s’accumulaient sur la plateforme, Sarah Tayeb en attendant 130.000 pour midi contre 100.000 l’an dernier à la même heure.

Plus de pragmatisme
« On pense qu’il y a une augmentation du pragmatisme par rapport aux fêtes de Noël, (…) du coup un réemploi, une sorte de tendance à l’économie circulaire, où on ne va pas garder un objet inutile chez soi, on va chercher à le revendre, et le cadeau de Noël perdant son côté sacré, on va se permettre de le revendre sur internet », estime-t-elle.

12% des Français ont revendu certains de leurs cadeaux de Noël sur internet en 2018 et 17% prévoyaient de le faire cette année, soit une augmentation de 42%, selon une étude Kantar réalisée pour eBay France.

Parmi les nouveautés qu’a pu observer Alison Boutoille, « des jeux d’une valeur assez faible, moins de cinq, moins de dix euros », mis en ligne suite à des « échanges de cadeaux au sein de l’entreprise entre collègues ». Parmi eux, des livres, mais surtout des gadgets comme des babyfoots de bureau.

Mais « le principal problème du cadeau de Noël, c’est le doublon, notamment tout ce qui est CD, livres, DVD. On s’attend à voir des CD de Johnny Hallyday en double sur eBay, on a beaucoup du nouvel album d’Astérix qui est un très gros succès, et peut arriver en double au pied du sapin », explique pour sa part Sarah Tayeb.

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Les dîners des Français sont moins conviviaux qu’il y a 20 ans

Les dîners des Français sont moins conviviaux qu'il y a 20 ansSelon le baromètre Datalicious publié dans le Parisien ce jeudi dernier , les Français dînent plus souvent sur le pouce, affalés sur le canapé et seuls qu’il y a vingt ans.

En France, le dîner est sacré. Si la journée, chacun mène son emploi du temps avec ses rendez-vous et ses activités, le repas du soir a toujours été un moment privilégié où les membres de la famille se retrouvent ensemble assis autour d’une table pour discuter ou tout simplement prendre le temps. Le repas traditionnel français est si important qu’il a même été ajouté depuis 2010 au Patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Pour autant, selon les résultats de la première édition du baromètre Datalicious Ifop pour le site de livraison de repas à domicile Just Eat, réalisé à partir d’un échantillon de 1000 individus, le repas du soir est de moins en moins convivial et plus rapidement expédié, apprend-on dans le Parisien.

Les Français dînent plus vite et plus souvent seuls
Les Français semblent ainsi davantage rechercher le confort au moment des repas. Alors que la table à manger est toujours plébiscitée par 81% des personnes interrogées, elle perd 4 points en vingt ans au profit du canapé moelleux, ses coussins et son plaid. Cette habitude est avant tout féminine puisque 43% d’entre elles choisissent le sofa, contre 32% des hommes. De même, elle concerne davantage les jeunes entre 18 et 34 ans.

Autre constat : les Français mangent plus rapidement. Une personne sur deux estime qu’elle passe moins de trente minutes à table et moins souvent en famille, soit 6 points de moins qu’en 1999. D’ailleurs, 43% des Français dînent seuls chez eux. Cette fois encore, les femmes et les jeunes générations se distinguent avec respectivement 48% et 53% d’adeptes.

Et lorsque qu’ils sont plusieurs à partager les repas, la moitié d’entre eux disent cuisiner des choses différentes pour les autres membres du foyer. Végétarien, sans gluten, sans lactose … le dîner peut s’avérer un véritable casse-tête pour les cuisiniers.

Faire plaisir aux invités
En 2019, les écrans sont très importants au moment du repas du soir. Selon le baromètre Datalicious, l’ordinateur portable est ouvert dans un foyer sur deux sur la table à manger et il n’est pas rare de voir des adolescents accrochés à leur téléphone portable entre deux bouchées pour continuer les conversations avec leurs amis ou encore voir les plus grands absorbés par les informations.

Si au quotidien, le « repas traditionnel » est en péril, lorsque qu’ils reçoivent chez eux, les Français n’hésitent pas à ressortir leurs casseroles pour cuisiner maison et faire plaisir à leurs hôtes. Ils abandonnent ainsi salades et soupes englouties sur le pouce (49% des Français, soit 19 points de plus qu’en 1999) pour un repas complet entrée/plat/dessert.

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Acheter son carburant au Luxembourg ne vaudra plus autant le coup en 2020

carburant au LuxembourgLe Grand-Duché a annoncé ce lundi que les prix des carburants allaient augmenter en 2020. De quoi décourager le « tourisme à la pompe », qui représente près de 80% des ventes d’essence et diesel du pays.

Le Grand-Duché de Luxembourg a annoncé lundi une augmentation des tarifs de ses carburants l’an prochain afin d’atteindre ses objectifs en matière de réduction de CO2, une hausse qui pourrait porter un coup au « tourisme à la pompe » des frontaliers.

« Le Grand-Duché du Luxembourg atteindra ses objectifs en matière de climat et d’énergie uniquement par des mesures ciblées dans le domaine de la vente des carburants routiers », indique un communiqué des trois ministères impliqués dans la mesure.

La hausse des accises est prévue « entre février et avril 2020 ». L’essence coûtera entre 1 et 3 centimes de plus et le diesel sera plus lourdement impacté avec une augmentation comprise entre 3 et 5 centimes.

Le diesel 42% moins cher qu’en France
« Les prix du diesel et de l’essence au Luxembourg se situant bien en-dessous de ceux des pays limitrophes, il est essentiel de diminuer progressivement les écarts de prix avec les pays voisins, afin de réduire les exportations de carburant », argumente le gouvernement luxembourgeois.

Le « tourisme à la pompe » représente en moyenne 80% des ventes de carburants dans le Grand-Duché depuis le début du siècle, selon l’institut de statistiques Statec. Mais depuis 2015 et la hausse de la TVA, le ratio est tombé à 77%.

Ce petit pays de 610.000 habitants compte 234 stations-services dont 60% à ses frontières. Actuellement, le prix de l’essence est 37% plus avantageux au Luxembourg et même 42% pour le diesel par rapport à la France. Selon le Groupement Pétrolier Luxembourgeois, le secteur pétrolier génère des revenus fiscaux d’environ 2 milliards d’euros par an au Luxembourg soit environ 3% de son PIB.

Le gouvernement estime que le Luxembourg devrait rejeter cette année 9,3 millions de tonnes de CO2 alors qu’il est supposé atteindre 8,1 millions de tonnes l’an prochain. D’autres mesures sont aussi annoncées pour réduire l’empreinte carbone du pays comme la gratuité de tous les transports publics, prévue dès le 1er mars 2020.

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La Chine veut bannir les PC et logiciels américains de son administration d’ici 2022

La Chine veut bannir les PC et logiciels américains de son administration d'ici 2022Une directive proposant de se passer de matériel informatique américain aurait été discrètement rédigée au printemps dernier par les autorités chinoises. HP, Dell et Microsoft sont en première ligne.

Alors que les États-Unis maintiennent la pression sur Huawei, banni du territoire, interdit de commercer avec les acteurs américains et accusé d’espionnage, la Chine aurait lancé une contre-mesure pénalisant les acteurs technologiques américains.

Selon le Financial Times, Pékin aurait décidé de bannir de nombreuses technologies américaines de son territoire à travers une directive rédigée au printemps dernier, jusque là restée secrète mais dont l’existence a été confirmée aux journalistes du quotidien britannique par des employés d’une entreprise privée de cybersécurité.

Cette directive prévoit en effet d’interdire à l’administration et aux institutions chinoises d’utiliser d’ici à 2022 du matériel et des logiciels étrangers et de privilégier des acteurs locaux. Les entreprises technologiques américaines ne sont pas nommément citées mais elles sont clairement visées. On peut ainsi évoquer HP et Dell dans le domaine des ordinateurs et Microsoft dans celui des systèmes d’exploitation (Windows).

Un marché global de 150 milliards de dollars par an pour les Américains
Concrètement, selon cette directive, 30% des technologies étrangères actuellement utilisées dans l’administration devront être remplacées en 2020. L’année suivante, une nouvelle tranche de 50% d’entre elles seront remplacées. Les 20% de matériels et de logiciels restant seront changés en 2022. D’où le nom de « 3,5,2 » de cette directive. Selon le courtier China Securities, 20 à 30 millions d’unités informatiques devront être remplacées à la suite de la directive chinoise.

S’il est effectivement appliqué, le texte pourrait faire mal à ces géants américains qui pour certains ont fait beaucoup d’efforts pour se plier aux exigences des autorités du pays. Microsoft a ainsi dû développer une version « spéciale » de Windows dénuée de certaines fonctions pour maintenir ses activités dans le pays. Il faut dire que le marché informatique chinois générerait 150 milliards de dollars par an de revenus pour les acteurs américains selon les analystes de Jefferies (un montant qui englobe la commande publique et privée).

Pas encore d’alternative à Windows
Pékin peut s’appuyer sur un puissant fabricant de PC, en l’occurrence Lenovo qui s’était offert en 2005 les PC d’IBM et qui est devenu le numéro deux mondial du secteur, mais ces machines sont truffées de composants non-chinois (processeurs, disques durs …). S’en passer nécessitera du temps. Bref, on peut émettre des doutes sur la capacité de la Chine à renouveler aussi vite matériel et logiciels de son parc administratif.

Et en matière de système d’exploitation, Windows règne en maître et il n’existe pas encore d’alternative locale même si des travaux de développement en ce sens seraient en cours sous la pression des autorités et des acteurs locaux de la cyber-sécurité, notamment pour la défense et l’armée.

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La France est championne du monde des taxes et des impôts mais pas de la justice social

franceSelon la vaste étude de la Fondation allemande Bertelsmann, qui compare le degré de justice sociale (éducation, santé, égalité des chances …) des pays de l’Europe et de l’OCDE, la France ne figure même pas dans le top 10 mondial.

On le sait, la France dépense beaucoup pour son système de protection sociale réputé très protecteur et généreux ou encore dans l’éducation. De quoi justifier, selon les gouvernements qui se succèdent, sa place de championne du monde des prélèvements obligatoires avec un taux de 46% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, selon la dernière étude de l’OCDE.

Mais quelle est l’efficacité du modèle social français au vu de ces dépenses ?  La dernière étude de la Fondation allemande Bertelsmann (Social Justice Index), qui compare le degré de justice sociale des 41 pays de l’Europe et de l’OCDE en 2019, donne des éléments de réponses. Et ils risquent de décevoir.

Globalement, la France n’arrive qu’en 15e position avec un indice de 6,53. C’est un peu mieux qu’en 2018 (6,48) mais moins bien qu’en 2009 (6,65). Notre pays se classe ainsi largement derrière les pays scandinaves : l’Islande (7,90), la Norvège (7,68), le Danemark (7,67), la Finlande (7,24), la Suède (6,98).

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Derrière l’Allemagne et l’Angleterre
Mais surtout, la France arrive également derrière les Pays-Bas (6,97), la Slovénie (6,88), la République Tchèque (6,8), la Nouvelle-Zélande (6,75), l’Allemagne (6,64) et même l’Angleterre (6,64), le Canada (6,57), l’Irlande et la Suisse (6,56).

La moyenne des pays observés se fixe à 6,09. Le pays au plus faible score est le Mexique (4,76), pays où les prélèvements obligatoires sont les plus faibles (16%).

Ce score englobe différents paramètres: prévention de la pauvreté, égalité face à l’éducation, accès au marché du travail, inclusion sociale et non-discrimination, égalité intergénérationnelle ou encore système de santé.

La France se distingue assez nettement dans le domaine de la santé (4e rang mondial) et dans la prévention de la pauvreté (7e rang). Mais affiche de piètres performances dans l’égalité intergénérationnelle (20e rang), l’inclusion sociale (21e), l’égalité face à l’éducation (35e) et l’accès au marché du travail (38e). De quoi lourdement plomber sa performance globale dans ce classement.

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Ainsi, si les experts de la Fondation Bertelsmann jugent « admirable » la position de la France en matière de santé, et « attribuent le risque relativement faible de pauvreté au généreux modèle de protection sociale français, qui protège largement de la pauvreté et de l’exclusion sociale », ils soulignent que dans le même temps, « certaines régions rurales et certains migrants sont touchés par l’exclusion sociale ».

La faible performance en matière d’éducation est clairement un frein à la justice sociale, expliquent les auteurs. « La justice sociale des systèmes éducatifs se manifeste notamment dans la mesure où ils offrent aux enfants et aux jeunes des chances égales de succès dans leur carrière éducative. Dans ce contexte, le faible résultat obtenu par la France en matière d’éducation équitable tient notamment à la forte sélectivité sociale du système éducatif ». La Fondation ne voit « dans aucun autre des 41 pays de l’UE et de l’OCDE, (une telle) influence du contexte socio-économique sur les possibilités d’éducation des enfants et des jeunes ».

Éducation : un résultat « alarmant »
Et d’asséner : « Ce résultat est alarmant, car une bonne éducation est une condition préalable essentielle pour pouvoir accéder ultérieurement aux opportunités du marché du travail et donc également pour la participation sociale ». « La qualité de l’éducation laisse également beaucoup à désirer, la proportion de personnes peu performantes selon le PISA dans toutes les matières est de 14,8% (28e rang), soit environ trois fois plus qu’en Estonie, le meilleur pays pour cet indicateur », peut-on encore lire. « Cependant, les experts signalent également que le gouvernement Macron s’attaque à ce problème et a lancé plusieurs mesures visant à garantir des possibilités d’éducation meilleures et plus équitables ».

En matière d’accès au marché du travail, au contraire, les choses empirent note la Fondation. Le score de 5,96 « est inférieur à ce qu’il était il y a dix ans ». « Sur huit des onze métriques (quantitatives) qui composent cette dimension, la situation de la France est pire qu’il y a dix ans. Alors que le niveau d’emploi aujourd’hui (65,4%, 32e rang) est semblable à celui d’il y a dix ans, la Fondation épingle la part des travailleurs occupant un emploi à temps partiel contre leur volonté (34,9% à 41,8%), un taux de chômage de 9,1% qui reste plus élevé qu’avant la crise financière mondiale (37e rang), le taux de chômage notoirement élevé chez les jeunes (20,8%, 37e rang) et le fait que les travailleurs nés à l’étranger, surtout les jeunes, rencontrent d’énormes difficultés pour s’intégrer sur le marché du travail (30e rang).

Il n’y a guère que le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans qui soit un motif de satisfaction. Il « a considérablement augmenté, passant de 38,2% à 52,1% ».

La conclusion est sans appel. « Ces lacunes mettent en évidence les occasions manquées d’intégrer les jeunes et les adultes marginalisés à la société française. Le gouvernement Macron a également lancé des mesures immédiates pour améliorer les qualifications des chômeurs de longue durée et des jeunes ayant quitté l’école sans diplôme, programme doté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, mais les résultats de ces interventions politiques sont encore à voir ».