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Un virus enregistre l’écran des adeptes français de sites pornographiques

virusLe logiciel malveillant, baptisé Varenyky par la société de cybersécurité ESET, se propage par e-mail et cible essentiellement les internautes français.

Mauvaise surprise pour les adeptes de sites pornographiques. Un virus, repéré par la société de cybersécurité ESET, a spécifiquement été développé pour les repérer et enregistrer leurs visites sur de tels sites. Le programme malveillant se transmet par e-mail et s’adresse en particulier aux internautes français.

L’équipe d’ESET a en effet pu constater que le virus en question ne s’exécutait que sur des ordinateurs disposant de Windows en français, fonctionnant avec des claviers azerty, sans pourtant situer des utilisateurs francophones situés en Belgique ou au Canada. Les victimes voient apparaître dans leur boîte mail un message faisant valoir le paiement d’une commande. Leur ordinateur est infecté par ouverture de la pièce-jointe.

Des enregistrements insidieux
Une fois installé sur l’ordinateur, le virus s’avère capable de mener à bien plusieurs missions. Dès lors que le propriétaire de la machine effectue des recherches liées à de la pornographie, un logiciel enregistre ce qui se passe à l’écran et peut l’envoyer à un serveur distant. La manœuvre fonctionne également avec d’autres termes, tels que « bitcoin ».

Le virus peut par ailleurs mettre à profit la boîte mail infectée pour envoyer des messages de phishing à d’autres contacts. Cette technique, également appelée hameçonnage,  consiste en l’envoi de mails invitant un internaute à confier des données personnelles, qu’il s’agisse d’un mot de passe, d’un numéro de téléphone ou, bien souvent, de coordonnées bancaires.

En l’occurrence, les mails envoyés incitent leur destinataire à cliquer sur un lien menant à une page de jeu-concours. Cette dernière fait croire à la possibilité de gagner un smartphone, à condition de confier des informations comme son nom, son adresse, son e-mail ou encore son numéro de téléphone. Les coordonnées bancaires peuvent elles aussi être réclamées.

Pour le moment, ESET n’a pu repérer que le mode opératoire d’un tel virus. La société n’est pas en mesure de déterminer si des enregistrements écran ont été mis à profit pour exiger une rançon de la part des victimes prises sur le vif. « On ignore si ces vidéos ont été enregistrées pour satisfaire la curiosité des auteurs (de Varenyky ndlr.) ou si ces derniers avaient l’intention de les monétiser en pratiquant la “sextorsion” », note l’entreprise.

Cette pratique consiste à faire chanter des internautes, photos ou vidéos explicites à l’appui. Elle fait partie de l’une des principales escroqueries en ligne auxquelles accorder une vigilance accrue, relevait le ministère de l’intérieur dans son rapport annuel de 2019.

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Faut-il vraiment attendre trois heures après avoir mangé pour aller se baigner ?

baignadeSe baigner ou ne pas se baigner après avoir mangé : le problème est plus complexe qu’il n’y paraît. Et la solution ne réside pas que dans le contenu de l’assiette.

Vous venez de terminer le déjeuner, les enfants ont avalé leur dernière cuillerée de dessert et déjà ils trépignent à l’idée d’aller se baigner. Non non non, vous ne cédez pas, ils vont devoir patienter : pas question de se mettre à l’eau tant qu’ils n’auront pas digéré. Vous en êtes certain, votre mère qui le tient de votre grand-mère vous l’a toujours martelé : on ne se baigne pas après avoir mangé. Que nenni, c’est (presque) faux.

La circulation sanguine modifiée par le repas
Il est vrai que la digestion entraîne une hausse de la température corporelle : ce processus provoque un afflux de sang vers l’abdomen et peut donc faire légèrement augmenter la température. Pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, le plus important est d’éviter le choc thermique.

« Le choc peut être d’autant plus brutal que la circulation sanguine est modifiée après le repas, assure-t-il à BFMTV.com  La digestion fatigue le corps et consomme de l’énergie, c’est pour cela que l’on est souvent somnolant après un repas, c’est tout à fait normal. »

Mobilisé pour absorber les nutriments, le sang est ainsi moins disponible pour le reste de l’organisme. Santé publique France a recensé en 2015 six décès par noyade sur 436 dont au moins l’une des causes était la digestion, ce qui représente 1% des morts. Donc pas de baignade, tranche Christophe Prudhomme. « L’organisme a besoin de se reposer pendant la digestion et tout effort physique est inadapté. »

Gonflement et rétractation des vaisseaux
Le problème réside surtout dans la différence de température avec l’eau. Plus il fait chaud et plus l’eau est froide, plus cet écart peut potentiellement provoquer un choc thermique et donc une hydrocution. Quand le mercure grimpe, les vaisseaux sanguins gonflent et le cœur bat plus vite pour maintenir le corps à bonne température. Or, quand un adulte pénètre une eau à moins de 18 degrés ou 20 degrés pour un enfant, le froid provoque un quasi immédiat rétrécissement du diamètre des artères.

« Dans plusieurs cas de noyades, alors que l’air ambiant était autour de 35-40°C, des jeunes ont brutalement sauté dans l’eau. Un écart de 20°C est trop important pour que le corps puisse s’y accoutumer aussi vite. Cela trouble la circulation sanguine et provoque une syncope. Si cette syncope a lieu dans l’eau, vous vous noyez. C’est dramatique », ajoute Christophe Prudhomme.

La circulation sanguine ralentit et l’apport en oxygène est réduit. Ce qui peut entraîner des étourdissements, une perte de connaissance, des difficultés respiratoires voire un malaise cardiaque.

L’exposition au soleil
Pour le lieutenant Emmanuel Rossi, conseiller technique nautique au Sdis de Haute-Saône, la question du repas n’est pas l’unique élément à prendre en compte, d’autres paramètres entrent en jeu.

« Tout dépend de ce que vous avez mangé, explique-t-il à BFMTV.com. Un repas léger mobilisera moins l’organisme qu’un repas copieux. Mais ce qui aggrave le problème, c’est l’exposition au soleil. Quelqu’un qui n’a pas mangé mais s’est exposé entre midi et 16 heures se mettra plus en danger qu’une personne qui a mangé léger mais est restée à l’ombre ».

Sans compter qu’un autre paramètre peut modifier la qualité du repas: la consommation d’alcool. Dans son enquête sur la surveillance épidémiologique des noyades, Santé publique France pointait la responsabilité de l’absorption de boissons alcoolisées dans 10% des décès.

Chaque été, 50 enfants meurent par noyade
En ce mois de juillet particulièrement chaud, quelque 60 personnes sont mortes par noyade. Entre 2015 et 2018, ce nombre a même bondi de 30%, la mort par noyade devenant la première cause de décès chez les moins de 25 ans. Le gouvernement a ainsi lancé une campagne de prévention pour appeler à la prudence et à la surveillance des plus jeunes.

Le ministère des Solidarités et de la santé rappelle ainsi que chaque été, les noyades accidentelles provoquent environ 50 décès chez les enfants de moins de 13 ans. « Un manque de surveillance est relevé dans une noyade sur deux ».

Une entrée progressive dans l’eau
En plus de limiter son exposition au soleil aux heures les plus chaudes, Emmanuel Rossi conseille une entrée progressive dans l’eau. « Se mouiller la nuque, cela s’explique physiologiquement. Le bulbe rachidien a pour fonction la gestion de la thermorégulation. C’est un des endroits où l’organisme va prendre l’information d’adapter sa température. Bras, épaules, torse et toutes les zones avec des organes, l’idée est de faciliter l’adaptation du corps et permettre une rétractation des vaisseaux moins brusque ».

Pas question donc d’entrer dans l’eau en faisant une bombe, insiste Emmanuel Rossi. « Pas de plongeon sans être préalablement mouillé ». Il recommande également de ne pas sur-estimer ses capacités physiques. « On a déjà vu des personnes se lancer dans la traversée d’une rivière à la nage qui se font surprendre par des écarts de température entre le bord et des zones plus lointaines, sans compter le risque de courants ».

Quant à vos enfants qui piaffent d’impatience: si le repas a été léger, s’ils sont restés à l’ombre, si le soleil ne tape pas trop fort et si un adulte assure la surveillance, feu vert pour se jeter, en douceur, à l’eau.

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Quels dangers pour vos médicaments pendant la canicule ?

Quels dangers pour vos médicaments pendant la caniculeS’hydrater, chercher l’ombre et le frais, éviter tout effort sportif… et faire attention à ses médicaments. BFMTV.com vous explique comment et pourquoi la canicule peut nuire à votre traitement médical.

L’Hexagone est frappé par une seconde canicule depuis lundi, qui devrait durer jusqu’à vendredi. Plusieurs recommandations concernant la santé sont diffusées par le gouvernement : s’hydrater, ne pas être exposé au soleil pendant les heures les plus chaudes, essayer d’éviter les efforts physiques … Mais aussi : « en cas de maladies chroniques ou de traitement médicamenteux régulier, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou votre pharmacien ».

Outre la plus grande attention portée aux personnes malades en cas de chaleurs extrêmes, l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament) recommande de prendre aussi garde aux médicaments en eux-mêmes.

« L’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation des médicaments, particulièrement ceux nécessitant des précautions particulières de stockage et de conservation », explique l’ANSM sur son site.

Il existe différentes températures auxquelles conserver ses médicaments, comme l’explique l’ANSM : ceux à garder entre +2 et +8°C, ceux à conserver à une température inférieure à 25 ou 30°C et les médicaments à conserver à température ambiante.

Attention à la chaîne du froid
Le premier type de traitement est particulièrement sensible aux changements de températures, et « plus il fait chaud, plus la moindre défaillance peut-être fatale dans la chaîne du froid », explique Yohann Caboni, directeur général et cofondateur de Koovea, entreprise de suivi de températures en temps réel de produits, notamment de garantie de la chaîne du froid.

Le potentiel immunogène des vaccins ou les anti-venins, qui doivent être conservés entre 2 et 8°C, peut par exemple être altéré en cas d’exposition trop longue à la chaleur. En cas de transport, il faut donc les conserver dans un sac isotherme réfrigéré.

Ces produits étant habituellement « conservés dans des réfrigérateurs ou des chambres froides, les températures élevées devraient être sans conséquence sur leur stabilité », écrit l’ANSM, précisant toutefois : « s’ils sont utilisés assez rapidement une fois sortis du réfrigérateur ».

Chez Koovea, qui s’occupe du suivi de la chaîne du froid pour le transport des médicament du laboratoire à la pharmacie, il faut être particulièrement vigilant. « C’est pendant cette période de canicule extrême que l’on se rend compte de la défaillance de certaines chaînes », explique Yohann Caboni à BFMTV.com

Ne pas consommer les produits à l’apparence changée
Les médicaments devant être conservés entre 25 et 30°C peuvent être exposés pendant « plusieurs semaines à une température constante de 40°C », sans être dégradés, assure l’ANSM. Ceux devant être gardé à température ambiante ont, eux, « montré l’absence de dégradation après exposition pendant 6 mois à une température de 40°C ».

L’Agence du médicament précise cependant que les médicaments biologiques tels que l’insuline, « se conservent hors du réfrigérateur après ouverture à des températures ne dépassant pas 25°C ou 30°C ».

Ces règles de températures des médicaments sont précisées sur leur notice, « à défaut, évitez de les exposer à des températures supérieures à 25°C », explicite le site de l’Assurance Santé Ameli. Il ajoute que les produits ayant fondu sous la chaleur  comme les ovules, les pommades ou encore les suppositoires ne doivent pas être utilisés. Il en va de même pour « tout produit dont l’apparence extérieure est visiblement modifiée. En effet, cette altération de son aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés. »

Des médicaments à éviter par grosses chaleurs
Certains médicaments sont à éviter parce qu’ils peuvent accentuer les risques liés à la canicule, et nécessitent donc une vigilance accrue. En cas de doute ou de ressenti étrange après avoir pris votre médicament, il faut immédiatement en parler à son médecin.

Les diurétiques peuvent par exemple aggraver la déshydratation, « les médicaments contre la tension et l’angine de poitrine peuvent aggraver une hypotension », « des médicaments pour traiter une épilepsie peuvent devenir toxiques en cas de déshydratation » ou encore « certains médicaments soignant la maladie de Parkinson, l’incontinence urinaire ou l’allergie peuvent gêner la transpiration » prévient l’ANSM.

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La canicule revient dès lundi en france

caniculeTrois semaines après la canicule exceptionnelle de la fin du mois de juin, un nouvel épisode de fortes chaleurs est attendu à partir de lundi 22 juillet, alerte Météo France.

Les températures maximales dépasseront alors souvent la barre des 35°C pour ne descendre que rarement en dessous de 20°C la nuit.

Canicule, acte II, avec l’extension de l’anticyclone des Açores en direction de la France à partir du début de semaine, un flux de sud-ouest va se mettre en place. En conséquence, une masse d’air très chaud va envahir le pays depuis la péninsule ibérique. Sans atteindre les valeurs records de la fin du mois de juin, les températures afficheront des valeurs supérieures jusqu’à 10°C en moyenne aux normales de saison. Cette fois-ci, le nord et le nord-est ne seront pas épargnés avec des pointes proches de 40°C également pour ces régions. LCI fait le point sur l’évolution des prochains jours.

Début de la canicule lundi, généralisation mardi
Fin des orages, début de la canicule. Voilà comment peut être résumée cette journée de lundi avec la mise en place de cette période très ensoleillée et surtout extrêmement chaude. Les premiers 35°C (seuil des très fortes chaleurs) seront atteints ou dépassés du sud-ouest aux régions centrales avec 35°C attendus à Limoges, Tarbes, Nîmes, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bourges ou encore Tours, 36°C à Angoulême, 37°C à Montélimar et Auch et jusqu’à 38°C à Bordeaux, Agen, Toulouse et Montauban. La nuit suivante, il ne fera pas moins de 20 à 23°C en Nouvelle-Aquitaine.

Mardi, l’épisode caniculaire va se généraliser avec plus de 35°C cette fois-ci dans une large moitié ouest, en exceptant l’ouest de la Bretagne et le Cotentin ainsi que dans le centre et le centre-est. Il fera jusqu’à 38°C à Paris et Lyon, 39°C à Rennes, Nantes, Limoges et Nevers. La barre des 40°C sera atteinte à Angers, Bourges, Poitiers, Bergerac, Avignon et Toulouse et même dépassée à Bordeaux avec 41°C. Des pointes à 42 voire 43°C seront localement possibles dans le sud-ouest. Durant la nuit de mardi à mercredi, de plus en plus de grandes agglomérations ne verront pas le thermomètre descendre en dessous de 20°C aux heures les moins chaudes.

meteo

Mercredi et jeudi, journées les plus chaudes de l’épisode
La canicule continuera de progresser en milieu de semaine pour atteindre les régions de l’est et du nord-est. Ainsi, les journées de mercredi et de jeudi seront les plus chaudes de l’épisode au niveau national. Les 35°C seront alors dépassés dans la plupart des régions, exceptions faites des zones littorales et de montagne. Mercredi, les 40°C pourront être approchés des Pyrénées jusqu’à l’Île-de-France. La nuit suivante, l’atmosphère restera étouffante avec des thermomètres qui ne descendront pas en dessous de 25°C dans le sud-ouest, le centre et en région parisienne.

Jeudi, c’est dans une zone centrale autour de Paris, Troyes ou encore Orléans qu’il fera le plus chaud avec ponctuellement plus de 40°C. Des records pour un mois de juillet pourraient ainsi être battus. Dans le même temps, il commencera à faire un peu moins chaud près de l’Atlantique avec des maximales ne dépassant plus 30 à 34°C à l’ombre.

Plus respirable à partir de vendredi
Selon les derniers scénarios, la fin de la canicule se confirme pour la fin de semaine avec l’arrivée d’une dégradation orageuse qui fera baisser fortement les températures vendredi dans les régions du nord, du centre et du sud-ouest. Plus à l’est, il faudra patienter jusqu’à samedi pour retrouver des températures ne dépassant plus les 30°C l’après-midi. En revanche, et comme lors de la précédente canicule du mois de juin, ces températures extrêmes devraient persister encore quelques jours dans les régions du sud-est et notamment dans l’arrière-pays méditerranéen.

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Porno en ligne : une carte pour prouver son âge envisagée par le gouvernement

cc3a9dric-o.pngLe secrétaire d’État au Numérique Cédric O a avancé la piste d’une carte à présenter en ligne pour prouver sa majorité et limiter ainsi l’accès des mineurs aux contenus pornographiques.

D’un internaute, elle ne connaîtrait que l’âge. Le 10 juillet, en Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, Cédric O a fait part d’une solution envisagée pour restreindre l’accès des mineurs aux contenus pornographiques: une carte à présenter sur les sites dédiés, pour attester de sa majorité, fait remarquer le site spécialisé Next Inpact.

Le secrétaire d’État au numérique a tenu à rassurer son auditoire: pour résoudre l’épineux problème de la restriction d’âge imposée aux contenus pornographiques, le gouvernement n’entend pas recourir aux documents d’identité. Concrètement, il reste ainsi hors de question de stocker l’identité d’adeptes de contenus pornographiques dans des bases de données.

Une telle solution comportait de larges risques en matière de respect de la vie privée. Qu’adviendrait-il en effet d’une base de données d’adeptes de contenus pornographiques, une fois piratée ?    « Vous pouvez avoir des protocoles qui permettent, par exemple en passant une carte sur un lecteur, juste de savoir si vous êtes majeur ou pas, sans dire votre identité. C’est extrêmement intéressant sur Internet. C’est un outil essentiel pour lutter contre l’accès des enfants et des adolescents à la pornographie », a ainsi fait valoir Cédric O.

Et d’insister : « Il faut […] faire en sorte que ce ne soit pas une identification mais juste une vérification de la majorité ». Une telle méthode n’empêcherait pas a priori un mineur de se saisir de la carte d’une personne ayant l’âge requis pour se connecter, voire même de recourir à un simple VPN. Ces outils permettent de simuler une connexion depuis un pays moins regardant sur le filtrage des contenus pornographiques.

En évoquant cet exemple, Cédric O fait référence à une solution envisagée au Royaume-Uni : la mise en vente, par des marchands journaux, de cartes venant prouver la majorité d’un internaute et comportant un code pour accéder aux contenus pornographiques en ligne. Le gouvernement britannique prévoyait également de forcer les sites à réclamer de la part de leurs visiteurs des documents d’identité, permis de conduire ou cartes de crédit. Censé prendre effet le 15 juillet 2019, le dispositif a finalement été repoussé.

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Les boissons sucrées associées à un plus grand risque de cancer

boissons sucréesDans un article paru ce mercredi dans le British Medical Journal, une équipe de chercheurs français a observé un lien entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de cancer.

On connaissait l’impact des boissons sucrées sur le surpoids, l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires. En revanche, sur le cancer, peu d’études publiés. « Nous savons que l’obésité et le surpoids sont des facteurs de risque de cancer. Mais le lien entre consommation de boissons sucrées et risque de cancer n’a pas été établi. C’est ce que nous cherchons à faire », nous explique Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle à l’Inserm.

Un risque accru de cancer du sein
Au total, 101.257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé, suivis entre 2009 et 2018, ont été inclus dans cette étude. « Ils ont rempli des questionnaires sur leur alimentation, leur mode de vie, leur consommation de tabac ou d’alcool par exemple  et bien sûr de consommation de boissons sucrées. On a suivi et on suit encore en permanence l’apparition de nouveaux cas de maladies, notamment de cancer », ajoute la chercheuse.

Une augmentation d’environ 18% du risque de cancer
Principale conclusion: la consommation de boissons sucrées est associée à un risque plus élevé de cancer (2193 cas sur 101.257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas).

Concrètement, une augmentation de 100 millilitres de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées, soit un petit verre, est associée à une augmentation d’environ 18% du risque de cancer. Pas de différence entre un jus de fruits 100% pur jus et un soda. « Cet enseignement est en cohérence avec ce que recommande Santé publique France, à savoir de consommer moins d’un verre de boissons sucrées par jour », ajoute Mathilde Touvier.

Pas de lien de cause à effet
Si elle observe une association entre consommation de boissons sucrées et risque accru de cancer, cette étude n’établit pas formellement un lien de cause à effet : « Il faut que cette étude soit reproduite par des confrères à l’étranger pour étudier d’autres populations. Lorsque nous aurons une accumulation d’études, ce sera un argument supplémentaire en vue du lien de cause à effet ». Un argument de plus, aussi, dans le débat national autour de la « taxe soda ».

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La bière est-elle en train de devenir le nouveau Coca-Cola des jeunes ?

La bièreAlors que les ventes de colas ne cessent de chuter depuis quelques années, celles de bières en revanche sont en plein boom. Notamment auprès des jeunes ?

La bière est-elle en train de devenir la boisson préférée des Français ?  Depuis quelques années la consommation ne cesse de progresser dans l’Hexagone et elle commence à faire de l’ombre à d’autres boissons comme le Coca-Cola. En cinq ans en effet, la consommation de bière a progressé de 19% passant de 1,29 milliard de litres consommés en 2014 à 1,53 milliard en 2018.

L’offre s’est fortement diversifiée depuis quelques années avec les bières artisanales, aromatisées aux fruits, les bières sans alcool, les bières dites craft vendues à l’unité. Et surtout elles séduisent de plus en plus les jeunes –même mineurs : près de 6 jeunes sur 10 de 15-24 ans assurent en boire occasionnellement.

Alors que dans le même temps, le Coca lui a moins la cote. Aux États-Unis, la baisse des colas est continue depuis 13 ans et en France la décrue a démarré il y a quelques années et ne se dément pas. Entre 2014 et 2018, les volumes consommés en France ont baissé de 17% passant de 1,55 milliard de litres consommés en 2014 à 1,29 en 2018. Et ce malgré le lancement de nouvelles offres sans sucre, à la stevia ou aromatisés. C’est le résultat de campagne de sensibilisation « anti-malbouffe » et de taxes sodas notamment. Mais pas uniquement puisque d’autres sodas comme les limonades ou les boissons au thé, pas toujours meilleures sur le plan nutritionnel, elles se portent bien.

40% de bière consommée en plus en 8 ans par les 18-35 ans
Mais est-ce vraiment la bière qui concurrence le Coca ?  En fait, il y a plein d’offres concurrentes qui viennent fragiliser les colas. Les boissons aux fruits pour les enfants comme Oasis, les « energy drinks » comme le Redbull pour les jeunes adultes mais aussi effectivement de plus en plus la bière. Il y a quelques années encore, au bar on prenait un Coca quand on avait 18-20 ans, aujourd’hui les jeunes ont davantage le réflexe bière. Et c’est allé très vite. En 2010, les 18-35 ans consommaient 21 litres de bière par an en moyenne, ils en consomment désormais plus de 30 litres, soit 40% de plus en à peine 8 ans.

Et le phénomène est mondial, quasiment tous les pays au monde ont leur bière et en consomment de plus en plus. Les industriels du secteur ont d’ailleurs bien compris que la bière était peut-être la boisson du futur et sont prêts à dépenser des sommes colossales pour s’imposer auprès de ces nouveaux consommateurs : en 2016, le belgo-brésilien AB InBev (Budweiser, Corona …) a racheté son rival britannique SABMiller (Grolsch, Peroni …) pour 96 milliards d’euros. Il s’agit d’un des plus gros rachats de tous les temps, tous secteurs confondus.