Publié dans Texte Actualité divers

Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission

16-11-08 Argelia: La Presidenta junto a su par argelino.La rue algérienne, se mobilisait depuis plus de six semaines, a été entendue.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a informé le Conseil constitutionnel de sa démission « à compter d’aujourd’hui » mardi, ont annoncé les médias officiels algériens.

M. Bouteflika « a avisé officiellement le Conseil constitutionnel de la fin de son mandat de président de la République » à partir « d’aujourd’hui », mardi, indique un bandeau déroulant à la télévision nationale, quelques heures après la remise en cause par l’armée algérienne de l’autorité de la présidence.

Quelques minutes plus tôt, le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que soit « appliquée immédiatement » la procédure constitutionnelle permettant d’écarter le chef de L’État du pouvoir, selon un communiqué du ministère de la Défense à l’issue d’une réunion de hauts gradés de l’armée.

Selon ce texte, l’armée algérienne considère non authentique le communiqué présidentiel annonçant le 1er avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, estimant qu’il n’émane pas du chef de L’État mais « d’entités non constitutionnelles et non habilitées ». « Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue », poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Le général Gaïd Salah, longtemps un fidèle du président Bouteflika, fustigeait ensuite « l’entêtement, la tergiversation et la sournoiserie de certains individus qui œuvrent à faire perdurer la crise et la rendre plus complexe ».

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Donald Trump rejoint Kim Jong-un à Hanoï pour un sommet entouré de mystère

Donald Trump et Kim Jong-un.jpgDonald Trump est arrivé mardi soir au Vietnam pour une deuxième rencontre avec Kim Jong-un, censée donner de la substance à la déclaration largement symbolique sur la « dénucléarisation de la péninsule » coréenne issue de leur précédent sommet.

La capitale vietnamienne accueille ce mercredi et ce jeudi le nouveau rendez-vous entre le dirigeant nord-coréen et le président américain, dont le lieu exact et le déroulement ont été soigneusement tenus secrets. L’avion présidentiel Air Force One s’est posé dans la soirée de mardi à l’aéroport international Noi Bai après un voyage de plus de 20 heures.

Quelques heures plus tôt, portant son traditionnel costume de type Mao, Kim Jong-un était quant à lui descendu, après une odyssée ferroviaire de 4000 kilomètres, de son fameux train blindé vert olive en gare de Dong Dang, une localité vietnamienne frontalière d’ordinaire tranquille où des écoliers brandissant des drapeaux l’attendaient.

Avant son arrivée, Donald Trump s’est voulu optimiste, assurant sur Twitter attendre avec impatience « un sommet très productif ». Très peu de détails ont filtré sur la rencontre. Les deux dirigeants doivent dîner ensemble ce mercredi en compagnie de certains de leurs conseillers avant de se retrouver jeudi pour un tête-à-tête, a simplement fait savoir la Maison-Blanche.

Donald Trump « pas pressé »
En juin, à Singapour, Kim Jong-un s’était engagé à « travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Mais, depuis, le manque d’avancées concrètes a rendu sceptiques nombre d’observateurs. Stephen Biegun, l’émissaire des États-Unis pour le Nord, a récemment reconnu que Pyongyang et Washington ne s’étaient « pas mis d’accord sur la signification » de la dénucléarisation.

Les États-Unis ont maintes fois réclamé que Pyongyang se débarrasse de manière complète, « vérifiable et irréversible » de son arsenal nucléaire – qui lui a valu une une impressionnante série de sanctions de l’ONU au fil des ans. La Corée du Nord dénonce de son côté ce qu’elle perçoit comme les menaces américaines, à savoir la présence militaire en Corée du Sud et dans la région en général.

Donald Trump répète qu’il n’est pas pressé de convaincre le Nord de renoncer à son arsenal nucléaire, tant que celui-ci s’abstient, comme il le fait depuis plus d’un an, de procéder à des tirs de missiles et des essais nucléaires. « Je ne veux brusquer personne », a-t-il encore lancé avant son départ de Washington, semblant vouloir tempérer par avance les espoirs suscités par le sommet vietnamien.

« Dénucléarisation complète »
Depuis des mois, le président américain manie la carotte et le bâton dans ce dossier, faisant miroiter le potentiel économique de la Corée du Nord tout en refusant l’allègement des sanctions. « Avec une dénucléarisation complète, la Corée du Nord deviendra rapidement une puissance économique. Sans cela, on en reste juste au même point », a-t-il tweeté. « Le président Kim prendra une sage décision ». De son côté, Pyongyang martèle avoir déjà fait des gestes, avec le gel des essais militaires et en faisant sauter les accès à son site d’essais nucléaires.

À l’issue de cette rencontre, Washington pourrait promettre des garanties de sécurité sous la forme d’une déclaration officielle sur la fin de la guerre de Corée (1950-53) qui s’est achevée sur un armistice ou ouvrir un bureau de liaison.

Publié dans Texte Actualité divers

Vladimir Poutine menace de déployer ses nouveaux missiles contre les Occidentaux

Vladimir PoutineLe président russe voit sa cote de confiance à domicile dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014

En chute dans les sondages, Vladimir Poutine a assuré mercredi vouloir améliorer la qualité de vie de ses compatriotes mais aussi menacé de déployer les nouvelles armes de la Russie contre les pays occidentaux.

Moins d’un an après avoir été réélu pour un quatrième mandat avec un score sans précédent en près de 20 ans de pouvoir, le président russe voit sa cote de confiance dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014, sous l’effet de la chute continue du niveau de vie depuis cinq ans, du relèvement de l’âge de la retraite et de la hausse de la TVA.

« La Russie sera contrainte de déployer des armements »
Après avoir assuré au début de son discours annuel au Parlement vouloir se concentrer sur la situation sociale, il s’est lancé, comme l’an dernier, dans une tirade très menaçante envers les États-Unis, leur reprochant le déploiement de nouveaux systèmes d’armement en Europe.

« S’ils sont déployés et livrés sur le continent européen, cela envenimera gravement la situation et créera de graves menaces pour la Russie », a déclaré le président russe, relevant que certains de ces engins pouvaient atteindre « Moscou en 10-12 minutes ». « Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a-t-il poursuivi.

L’Otan a qualifié d’« inacceptables » ces menaces de déployer de nouveaux missiles en mesure de frapper les territoires des Alliés, accusant le président russe de « tentative flagrante de détourner l’attention de sa violation du traité INF ».

Sa popularité au plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée
Washington a suspendu sa participation à ce traité de la Guerre froide interdisant les missiles sol-sol d’une portée de 500 à 5.500 km, accusant la Russie d’enfreindre les dispositions de ce document signé en 1987. En retour, Moscou a fait de même et, sauf coup de théâtre, le traité deviendra caduc en août.

Vladimir Poutine a accusé les États-Unis d’utiliser des « accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale », avertissant que si la Russie était « prête aux négociations », elle ne comptait pas « frapper à une porte close ». Listant les progrès des nouveaux missiles russes, présentés comme hypersoniques, invisibles ou invincibles, il a appelé les Américains à « calculer la portée et la vitesse de nouveaux armements à venir » avant de « prendre leurs décisions ».

Ces nouvelles armes avaient été présentées en détail l’an dernier dans son discours au Parlement, deux semaines avant sa réélection avec 76 % des voix. Moins d’un an après, la cote de popularité du chef de l’État, aujourd’hui âgé de 66 ans, était, selon le centre indépendant Levada, de 64 % en janvier, son plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée il y a tout juste cinq ans, contre encore 80 % au moment de sa réélection. Selon le même organisme, la proportion de Russes pessimistes sur la situation de leur pays (45 %) dépasse celle des optimistes pour la première fois depuis fin 2013.

Publié dans Texte Actualité divers

Égypte : gros tour de vis sur la natalité

naissanceLes autorités égyptiennes ont lancé une campagne de sensibilisation encourageant les familles à avoir deux enfants au maximum, rapporte « The Guardian ».

La natalité est devenue une question primordiale pour les autorités égyptiennes. Face à la rareté de certaines ressources, particulièrement l’eau potable, ces dernières ont décidé d’encourager les familles à limiter leur nombre d’enfants à deux, rapporte The Guardian. Une campagne d’action sur cinq ans, baptisée «  Deux, c’est suffisant  », s’est installée dans le métro égyptien. Des affiches montrent une facture de 50 livres égyptiennes et posent la question : «  Vous voudriez diviser cela en cinq ou en deux ? » Avec ce plan, le gouvernement prévoit également d’installer des centres de planning familial sur tout le territoire, où les moyens de contraception sont moins chers qu’en pharmacie, précise le quotidien britannique.

Un enfant naît toutes les quinze secondes en Égypte, précise The Guardian. Avec 104 millions d’habitants, la question est prise très au sérieux puisqu’en 2017, le président Abdel-Fatah al-Sissi a déclaré que l’Égypte avait «  deux challenges : le terrorisme et la surpopulation  ». Afin de montrer que les autorités ne plaisantaient pas, le Premier ministre Mostafa Madbouly a récemment annoncé que le gouvernement ne donnerait plus d’aide financière aux familles au-delà du deuxième enfant.

Changer les mentalités
Mais, selon le quotidien britannique, la campagne de sensibilisation pourrait manquer d’efficacité dans ses moyens. Si le programme prévoit d’augmenter les cours d’éducation sexuelle pour les professionnels de santé, il ne prévoit rien dans les écoles, où l’éducation sexuelle est inexistante. Cité par The Guardian, un gynécologue du Caire, Hussein S. Gohar, estime que la campagne doit débuter auprès des plus jeunes afin «  de les éduquer à la sexualité, mais aussi à la contraception. Après il faudra sensibiliser les personnes qui vont se marier et les couples déjà mariés  ».

Selon lui, le gouvernement pourrait aussi se heurter à un problème de taille : l’interdiction de l’avortement. «  Si la législation se met à punir les couples qui ont un troisième enfant, il faut leur permettre d’avoir une voie de sortie, en autorisant l’arrêt médical de grossesse et même les cliniques d’avortement  ». Pour un autre gynécologue, les autorités doivent aussi s’interroger sur les mentalités, particulièrement dans les milieux ruraux. «  Pour une famille qui possède une ferme, les travailleurs supplémentaires coûtent de l’argent. Mais avoir plus d’enfants signifie qu’ils peuvent aider pour s’occuper des animaux, des machines ou de la récolte  », conclut-il.

Natalia Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, soulève aussi la question des femmes, qui peuvent être mères très jeunes. «  Si vous avez une population qui est jeune, ces jeunes ont tendance à avoir des enfants au même âge que leur mère, donc il y a une accélération, sauf si les femmes peuvent prendre la décision d’avoir un enfant plus tard, de se marier plus tard  », explique-t-elle. «  Quand les femmes sont laissées pour compte, la moitié de la population l’est  », conclut-elle.