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Vers la fin de la vitesse illimitée en Allemagne ?

automobiliste allemand vitesseLes 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » recommandent une limitation de la vitesse à 130 km/h sur les autoroutes allemandes.

Leurs recommandations ont été mandatées par le ministère des Transports et elles pourraient changer les habitudes des automobilistes allemands.

Les automobilistes allemands risquent de devoir mettre le pied sur la pédale de frein. C’est en tout cas ce que recommande une commission indépendante mandatée par le ministère des Transports pour que l’Allemagne puisse atteindre ses objectifs de réduction de CO2 d’ici 2030. Alors que la plupart des autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse outre-Rhin, les automobilistes pourraient rapidement devoir changer leurs habitudes pour le climat. Les Échos rapportent que l’une des mesures préconisées par les 20 membres indépendants de la « Plate-forme nationale pour l’avenir de la mobilité » est la limitation à 130 km/heure sur les portions d’autoroute.

C’est Andreas Scheuer, le ministre des Transports allemand, qui a mandaté cette commission d’une vingtaine d’experts représentant les syndicats, les constructeurs et les organisations environnementales afin qu’elle remette un rapport définitif fin mars. Comme le précisent Les Échos, bien qu’indicatif, il servira de base de travail pour le projet de loi sur le climat que le ministre présentera dans le courant de l’année. En plus de cette limitation de vitesse, les membres de la commission planifient d’augmenter le prix de l’essence à partir de 2021 de 21 centimes.

Une hausse de 52 centimes par litre d’essence ou de gazole devrait ensuite être étalée jusqu’en 2030 si le gouvernement suit les recommandations de cette commission. L’ensemble des mesures proposées par les experts permettrait selon eux de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 en induisant une « diminution du kilométrage » des voitures et un transfert vers le rail, le vélo et le trafic piétonnier ». Reste à savoir quelle sera la réaction des automobilistes outre-Rhin dans un pays où la vitesse est érigée comme un droit fondamental. Réponse au printemps du ministre des Transports qui annoncera ce qu’il entend conserver de ce rapport pour son projet de loi sur le climat.

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Alstom et Siemens entament le deuil de leur projet de fusion

alstom et siemensLes constructeurs ferroviaires Alstom et Siemens ont commencé jeudi à douter publiquement du succès de leur projet de créer un « Airbus du rail », refroidis par les concessions exigées par la Commission européenne pour autoriser leur fusion.

Ces réserves formulées ouvertement, très inhabituelles pour un tel projet, interviennent au moment où le gouvernement français avertit la Commission que refuser cette opération serait « une erreur économique et une faute politique », alors que l’Europe peine à faire émerger ses champions industriels face à la Chine.

« Il n’y aura plus de concessions (…). Nous sommes devant un mur trop haut », a déclaré jeudi une source au sein de Siemens, très pessimiste sur les chances de voir aboutir les noces annoncées en fanfare en septembre 2017.

« Nous continuons à nous battre. (…) La décision de la Commission européenne est attendue d’ici le 18 février, mais aujourd’hui il n’y a pas de certitude que le contenu de cette proposition sera suffisante », a estimé de son côté le patron d’Alstom Henri Poupart-Lafarge, en marge de ses résultats trimestriels.

Ligne rouge chez Siemens
Après des semaines de spéculations, Alstom et Siemens ont rendu publics les désinvestissements proposés à la Commission européenne, qui correspondent à 4% du chiffre d’affaires de l’entité combinée.

Bruxelles, chargée de veiller à ce que le redécoupage du secteur du train en Europe n’écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, s’inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

Côté signalisation, les deux fiancés ont proposé de céder des activités embarquées pour Siemens (historiquement françaises, héritées de Matra) et sur voie pour Alstom (non françaises). Dans la grande vitesse, le TGV d’Alstom été écarté du deal car trop franco-français, mais Siemens refuse de nouvelles concessions.

Le groupe allemand n’a aucune objection à se séparer de ses trains à grande vitesse déjà anciens Valero et de même de sa future deuxième génération, Valero Novo. En revanche, elle ne veut pas céder son joyau stratégique, l’ensemble de brevets et licences technologiques permettant de développer les trains rapides du futur, regroupé dans une entité appelée Velaro3G System.

« D’un côté, il y a la crainte de la concurrence de Chine, de l’autre côté, il faudrait accorder à un concurrent une exclusivité de dix ans ?« , fait valoir une source chez Siemens, ajoutant qu’en ce cas Siemens-Alstom serait « totalement exclu du développement de trains à grande vitesse en Europe pendant dix ans ».

 « Mauvais signal » pour l’Europe
Interrogé sur les propos d’Alstom, un porte-parole de la Commission, contacté jeudi par l’AFP, a déclaré : « Nous n’avons pas de commentaire, notre investigation est toujours en cours ». La Commission doit annoncer sa décision le 18 février. Plusieurs autorités nationales de la concurrence de pays européens, dont l’autorité allemande, ont également fait part de leurs réserves sur la faisabilité du projet.

Combattue notamment par l’intersyndicale d’Alstom, la fusion est soutenue avec vigueur par Paris et plus discrètement par Berlin : ils veulent créer un groupe capable de rivaliser avec le géant chinois CRRC. Ce dernier a réalisé l’an dernier près de 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires quand les « trois grands » occidentaux, Bombardier Transport, Siemens Mobility et Alstom, sont autour des 8 milliards.

Mais la réalité de la « menace chinoise » fait débat. Bombardier, le grand rival canadien d’Alstom et Siemens dont les activités ferroviaires sont basées à Berlin soutient notamment que la concurrence de CRRC n’est pas si terrible.

Quant à la commissaire européenne chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, elle a publiquement exprimé ses doutes à plusieurs reprises. Si elle a exhorté mardi les autres commissaires européens à faire des efforts pour « affronter les risques évidents de la concurrence chinoise », elle a aussi défendu « le droit de la concurrence de l’UE qui encourage les bons champions européens ».

« Pour être compétitif à l’étranger, il faut que la concurrence règne à domicile », a-t-elle martelé. Mercredi, le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux avait averti qu’un rejet de cette fusion par Bruxelles serait « une erreur économique et une faute politique » aussi bien qu’un « mauvais signal envoyé aux peuples européens » sur la force de résistance européenne face à la puissance industrielle chinoise.

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Google veut nous permettre de contrôler des appareils par des gestes

googleEn développement depuis plusieurs années, cette technologie doit permettre à chaque utilisateur de réaliser des tâches sur ses objets connectés sans même les toucher.

Aux États-Unis, la commission fédérale des communications vient d’autoriser le géant à utiliser certaines fréquences dont il a besoin.

Fermer le poing, se frotter les phalanges, claquer des doigts, ces gestes pourraient vous permettre de contrôler votre smartphone dans les prochaines années. C’est en tout cas la vision que porte Google avec son projet «Soli». Annoncé en 2015, il vient d’obtenir une autorisation de la FCC (commission fédérale des communications aux États-Unis) pour «monter en puissance», en augmentant la fréquence des ondes dont il a besoin pour fonctionner. La commission justifie son autorisation en précisant que cette technologie «servira l’intérêt public en offrant des fonctions novatrices de contrôle sans contact (…) et pourrait aussi aider les personnes souffrant de troubles de la mobilité».

Les technologies mises en avant par le projet Soli reposent sur des radars miniaturisés capables de capter des ondes électromagnétiques transmises par une puce spécifique, large de 9 mm. Ces ondes, créées par cette puce, rebondissent ensuite sur la main et les doigts en mouvement, lesquels transmettent un message en retour pour contrôler l’interface d’un objet connecté.

Même si l’idée n’est pas neuve (on pense par exemple au système Kinect développé par Microsoft), le projet Soli se distingue par sa précision. Grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique (capacité pour une machine d’apprendre à partir des données dont elle dispose, NDLR), il est capable de repérer des gestes similaires pour les associer à une action précise. Claquer des doigts signifiera par exemple «mettre pause ou lancer la lecture d’une chanson».

Pour fonctionner correctement et éviter les angles morts, c’est-à-dire des gestes qui ne seraient pas reconnus par la puce développée par Google, l’entreprise américaine avait fait une demande d’augmentation des fréquences des ondes à la FCC en mars dernier. Google voulait qu’elles soient comprises entre 57 et 64 GHz soit au-dessus des normes actuellement en vigueur aux États-Unis pour développer sa technologie.

Très vite, le concurrent Facebook avait exprimé ses inquiétudes, craignant que cela puisse créer des interférences avec d’autres objets connectés déjà sur le marché. Finalement après discussion, les deux sociétés avaient présenté une copie commune à la FCC en septembre dans laquelle ils précisaient que les puces en développement pouvaient fonctionner sur des fréquences d’onde plus puissantes mais moins forte que celle proposées par Google initialement. Après enquête, la FCC a donc validé ces demandes et permet aujourd’hui à Google, grâce à une dérogation, de poursuivre ses recherches sans limitation.

Commander un ordinateur ou une voiture
Beaucoup d’espoirs et de spéculations transitent autour du projet Soli depuis son annonce en 2015. Google souhaite intégrer ses technologies sans contact sur plusieurs objets comme les ordinateurs, les enceintes connectées sur lesquelles vous pourriez par exemple monter le volume seulement en mimant un geste de la main vers le haut ou encore les voitures pour ouvrir une portière sans toucher la poignée par exemple.

Google n’en est pas à son premier essai. Au sein de son laboratoire ATAP (Advanced Technology And Project), dont est issu le projet Soli, la firme développe en ce moment le projet Jacquard qui s’intéresse aux vêtements connectés. En septembre 2017, elle avait sorti  en partenariat avec Levi’s  une veste en jean dotée d’une connectivité Bluetooth. L’utilisateur pouvait notamment activer des commandes basiques pour gérer sa musique ou son application de navigation seulement en tapotant sur sa manche gauche.

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Washington pourrait devenir le premier état à légaliser le compost humain

composte humainUn sénateur américain de l’état de Washington propose de composter le corps des défunts dans une logique économique, environnementale et spirituelle.

L’État de Washington envisage une solution alternative aux classiques inhumations et crémations du corps humain : le compostage. D’après la chaîne américaine NBC News, un nouveau projet de loi porté par le sénateur Jamie Pedersen pourrait faire de Washington le premier état à autoriser le compostage humain.

L’idée est d’imaginer une manière plus respectueuse de l’environnement et moins onéreuse de transformer le corps des défunts en compost. Cette technique permettrait notamment de limiter l’action des molécules chimiques dégagées par la décomposition sur les sols.

“Les gens de tout l’État qui m’ont écrit sont très enthousiastes à l’idée de devenir un arbre ou d’avoir une alternative différente pour eux-mêmes » a déclaré le démocrate Jamie Pedersen à la chaîne américaine NBC News.

Une nouvelle approche funéraire
Cette nouvelle approche, nommée « recomposition », consiste à placer les restes humains non embaumés dans une chambre de compostage, sur un lit de matière organique (de copeaux de bois, de paille par exemple), de manière à laisser le corps se décomposer naturellement, et plus vite.

Grâce à un système d’aération installé dans le vase cylindrique, le processus de décomposition du corps est accéléré à tel point qu’en environ un mois, les restes humains sont réduits à un mètre cube de compost pouvant éventuellement être utilisé pour faire pousser de nouvelles plantes.

Le concept est promu depuis 2013 par une certaine Katrina Spade, une américaine à qui l’idée est venue après qu’une amie lui ait parlé d’une pratique agricole consistant à composter le bétail après sa mort. Cette designer de profession a alors concrétisé son idée grâce à des chercheurs des universités de Western Carolina et de Washington.

« Aux États-Unis, il n’y a vraiment que deux options faciles d’accès: la crémation et l’inhumation », soutient Katrina Spade. « La question est la suivante : Pourquoi n’avons-nous que deux options et à quoi ressemblerait-il si nous en avions une douzaine ?« .

Depuis, une étude a ensuite été menée pendant cinq mois par la chercheuse Lynne Carpenter-Boggs, professeure en agriculture biologique de l’État de Washington, pendant lesquels six organismes donateurs ont été décomposés grâce à cette technique.

Les conclusions de l’enquête de Carpenter-Boggs, achevée en août dernier, a révélé que les composts produits étaient sûrs, afin de dissiper les craintes sur d’éventuelles questions sanitaires. La chercheuse américaine envisage donc de soumettre ses recherches pour publication en 2019. Le projet de loi, s’il venait à être adopté, entrerait en vigueur le 1er mai 2020.