Publié dans Texte Actualité divers

Google pourrait bientôt bloquer les bloqueurs de publicités

googleAprès avoir déployé son propre bloqueur de publicités par le biais de son navigateur Chrome, Google s’attaquerait cette fois aux bloqueurs concurrents.

“Fabriquer un meilleur Internet”. C’est la promesse de Google, qui s’attaque depuis plusieurs mois aux publicités jugées trop intrusives sur le Web. Après avoir déployé un bloqueur de publicités dans son navigateur Chrome, l’entreprise américaine semble s’attaquer aux bloqueurs de publicités concurrents.

Comme le rapporte le site britannique The Register, les ingénieurs de Google ont proposé des modifications au code servant de base à Chrome, son navigateur maison, utilisé par près des deux tiers des internautes dans le monde. Elles ont pour but de limiter l’action de certaines extensions de Chrome (des programmes gratuits qui peuvent se greffer au navigateur).

Adblock Plus, l’exception payée par Google
Parmi leurs cibles, les extensions pouvant bloquer une partie de ce qui s’affiche, comme les annonces commerciales. Pour fonctionner, les bloqueurs de publicités ont un accès étendu aux différentes actions de l’internaute. Officiellement pour des raisons de sécurité, les ingénieurs de Google souhaitent réduire la portée de cet accès. Alors qu’elles pouvaient directement annuler l’affichage des publicités au moment du chargement d’une page Web, ces extensions pourraient être contraintes de passer par un “filtre” mis en place par Google. Cela aurait pour conséquence de bloquer le fonctionnement de certaines extensions populaires, comme uBlock Origin.

Malgré ces évolutions  qui ne sont pas encore actées, Adblock Plus, le bloqueur de publicités le plus populaire dans le monde, ne serait pas impacté par ces nouvelles restrictions, en raison d’un mécanisme de filtrage plus souple. Une exception qui ne ravira pas forcément les plus hostiles à la publicité en ligne. En 2015, le Financial Times rapportait que plusieurs grandes entreprises, dont Google, avaient rémunéré Adblock Plus pour que leurs publicités passent à travers les mailles du filet.

Pour Google, principale régie publicitaire du Web, la bonne visibilité de ses publicités en ligne est une question de survie. Sur le deuxième trimestre 2018, ses revenus publicitaires ont grimpé à plus de 28 milliards de dollars (près de 25 milliards d’euros), sur un chiffre d’affaires de 32,66 milliards de dollars (près de 29 milliards d’euros). Soit 86% du total. En mettant de côté les bloqueurs de publicités qui refusent de faire une exception pour les siennes, Google éloigne un ennemi majeur de son modèle économique.

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De fausses applications GPS pullulent dans Google Play

Elles sont présentées comme de véritables logiciels de cartographie ou de navigation GPS. En réalité, elles en font que rediriger vers les services de Google Maps tout en affichant des placards de pub.

google play application

Dans la boutique applicative Google Play, on peut tomber non seulement sur des malwares, mais aussi sur des adwares, des logiciels pas foncièrement malveillants, mais qui pourrissent l’utilisation du système. Le chercheur en sécurité Lukas Stefanko vient ainsi de tester plus de 15 applications présentées comme de véritables logiciels de cartographie et de navigation GPS, mais qui en réalité ne font que rediriger vers l’application Google Maps ou se connecter à son API. Leur seule raison d’être, vous l’aurez deviné, c’est la publicité. Toutes ces applications sont truffées de bannières, de pop-ups ou de pages interstitielles.

Malheureusement, ces programmes rencontrent un certain succès. Ils ont tous été téléchargés au moins un million de fois. Certains d’entre-eux osent même proposer une version premium sans publicité. Selon Lukas Stefanko, on n’obtient rien de plus qu’avec Google Maps. Dans certains cas, ces applications demandent également de curieux privilèges d’accès, comme le droit d’initier et de gérer des appels téléphoniques.

Le chercheur a alerté le géant du web depuis plus d’un mois, mais sans succès. A l’heure actuelle, ces applications sont toujours disponibles sur Google Play. C’est d’autant plus étonnant que ces logiciels ne respectent visiblement pas les conditions d’utilisation de Google Maps. Celles-ci indiquent clairement qu’il n’est pas permis d’utiliser ce service de cartographie pour le copier bêtement et le recréer sous un autre nom.

google maps

En attendant une réaction de Google, les auteurs de ces applications pourront continuer à tranquillement engranger des recettes publicitaires sur le dos de l’éditeur. Certes, cela ne risque pas de lui faire grand mal, mais cela crée une mauvaise image pour sa boutique applicative.

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Gillette s’attaque à la «masculinité toxique», et ça ne plaît pas à tout le monde

gilletteGillette, la perfection au masculin ou pas

Dans sa nouvelle campagne de pub, le fabricant de rasoir appelle les hommes à faire mieux et à en finir avec le harcèlement et la « masculinité toxique ». Et à l’ère #MeToo, le message du groupe Procter & Gamble semble avoir touché une corde sensible.

Le spot passe donc du slogan traditionnel de Gillette aux États-Unis, « the best a man can get » (« le mieux qu’un homme puisse avoir ») à « the best a man can be » (« le meilleur qu’un homme puisse être »). Fille sifflée dans la rue, secrétaire touchée par son boss, garçon attaqué car il est trop sensible, comédie lourdingue.  Le clip passe en revue des situations ordinaires centaines, justifiées d’un haussement d’épaules par le classique refrain « boys will be boys » (« les hommes seront toujours des hommes »).

90 % de disklike sur YouTube
« Nous avons regardé ce qu’il se passe aujourd’hui. C’est important d’avoir cette conversation. On doit mettre la barre plus haut », justifie le responsable de la marque, Pankaj Bhalla, dans le Wall Street Journal. Mais tout le monde n’est pas prêt à entendre ce message, surtout dans les sphères de l’alt-right américaine, qui défend régulièrement la « masculinité traditionnelle ».

Vue près d’un million de fois en 24 heures sur YouTube, la publicité recueille près de 90 % de « pouces bas » (130.000 contre seulement 13.000 likes). Le commentaire le plus plébiscité est le suivant : « Masculinité toxique ?   43 % des garçons sont élevés par des femmes célibataires. 78 % des enseignants sont des femmes. Le problème n’est pas la masculinité toxique mais le manque de masculinité ». Cet argument, tout droit sorti de la bouche du gourou des alpha-males Jordan Peterson, exagère une statistique du recensement : 69 % des enfants américains sont élevés dans un foyer par deux parents et seulement 23 % par une mère célibataire.

Le clip a également été pris pour cible par de nombreuses personnalités conservatrices sur Twitter. Certains reprochent à Gillette de faire de la politique au lieu de vendre des rasoirs, d’autres ironisent sur le sexisme historique des publicités de la marque, et l’acteur James Wood appelle même au boycott.