Publié dans Texte Actualité divers

La nouvelle génération attend plus des sociétés

jobs luxembourgLe rapport de force des générations Y et Z (nées après 1980) avec les entreprises est en train de changer. Elles sont priées de sauver la planète.

Le groupe Deloitte vient de publier cette semaine la 8e édition de son «Millenial Survey» (à traduire par enquête sur les générations millenial). Elle concerne les attentes des dernières générations Y et Z nées après 1980 par rapport au monde de l’entreprise et au marché du travail.

41% des étudiants interrogés se disent attirés par le secteur des nouvelles technologies. Un domaine qui séduit aussi bien les ingénieurs que les profils universitaires classiques. Le luxe (32%), les activités de conseil (26%), l’énergie (25%) et l’industrie (23%) sont les autres secteurs d’activités les plus plébiscités.

Petits boulots, oui mais bien payés
Les entreprises sont jugées sur leur capacité à générer un impact sociétal positif à travers la nature des produits et des services qu’elles conçoivent. Cette recherche de sens passe également par les emplois alternatifs. 80% des générations Z envisagent de rejoindre la «gig economy», l’économie des petits boulots en français.

Petits boulots, certes, mais encore faut-il être bien payé. 82% des jeunes Y et Z sondés l’érigent comme une condition sine qua non devant «travailler sur des sujets intéressants».

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

La nanocellulose aiguise les appétits de l’industrie

nanocelluloseExtraite de plantes ou de papier, la nanocellulose est biodégradable, renouvelable, compostable et très résistante.

Elle s’impose comme un matériau d’avenir en application de surface ou dans des mélanges pour fabriquer papiers, carton, panneaux de bois, cosmétiques …

La nanocellulose constitue un matériau prometteur aux applications industrielles variées, même si les recherches se poursuivent pour préciser ses débouchés et améliorer sa rentabilité, selon des spécialistes du secteur. « Un énorme potentiel : c’est le futur de l’emballage et de la cosmétique (…) Vous en aurez partout d’ici moins de dix ans », affirme Karim Missoum, PDG d’Inofib, une start-up issue du pôle de recherche Grenoble INP étudiant les applications possibles.

En avril, une étude du cabinet de conseil EY pour le ministère de l’Économie, menée avec les fédérations industrielles du papier et de la chimie, plaçait la nanocellulose parmi les solutions les plus encourageantes pour l’avenir de ces filières. Son atout clé : « La nanofibre de cellulose est cinq fois plus légère que l’acier et cinq fois plus résistante », indiquait ce rapport, publié par le pôle de prospective du ministère, vantant « l’ouverture vers de nouveaux marchés » pour les industriels du secteur. De fait, les recherches s’intensifient depuis plusieurs années sur ce matériau de taille nanométrique (milliardième de mètre).

Pour renforcer l’imperméabilité du carton
Ainsi, à Grenoble, le Centre technique du papier (CTP) et l’institut technologique FCBA travaillent depuis 2006 sur la production, puis sur les applications, en testant différentes matières de base (pâte à papier, poussières de découpe, résidus de l’industrie papetière), explique Michel Petit-Conil, qui dirige une équipe sur le sujet. Le processus consiste à libérer des fibrilles de cellulose de la paroi de la fibre papetière, qui s’agglomèrent sous forme de gel. « La nanocellulose, c’est de la cellulose pure, c’est biodégradable, renouvelable, compostable, durable », souligne Michel Petit-Conil.

Les débouchés potentiels sont nombreux, en application de surface ou dans des mélanges (papiers et carton, panneaux de bois, vernis, encres, cosmétiques). Le laboratoire du CTP a ainsi développé une application de « lamination humide » pour les emballages, avec « un film 100% nanocellulose qu’on dépose à la surface d’un papier ou d’un carton » pour en renforcer l’imperméabilité, explique Michel Petit-Conil.

Réduire la consommation énergétique lors de la fabrication
Mais l’objectif est maintenant de produire des nanocelluloses à très haute concentration, et de réduire la consommation énergétique liée à la fabrication, qui reste un enjeu majeur même si elle été « réduite de façon drastique », ajoute-t-il. La nanocellulose existe aussi sous une deuxième forme, les nanocristaux de cellulose, qui ont des propriétés différentes des fibrilles et se dispersent bien dans l’eau sans former de gel.

« Il y a des propriétés optiques qui ne sont possibles qu’avec les nanocristaux, qui forment des cristaux liquides » ou permettent d’obtenir « une couleur sans aucun colorant », explique Isabelle Capron, qui anime une équipe de recherche sur les nanostructures à l’Inra de Nantes.

Un marché estimé à 661 millions de dollars en 2023
Reste la difficulté liée aux autorisations pour les nanomatériaux, notamment en France. « Mais pour tous les pays asiatiques, qui n’ont jamais eu de réglementation sur les nanocelluloses (…) ça se fait très bien », observe Isabelle Capron. « Il y a un vrai boom, tant au niveau des brevets que des articles et de la production », ajoute-t-elle.

Le marché mondial de la nanocellulose est estimé à 285 millions de dollars et devrait plus que doubler pour atteindre 661 millions de dollars en 2023, selon le groupe canadien CelluForce, en pointe dans la production de cristaux de nanocellulose, qui se réfère à une étude indépendante.

« Le produit est vraiment encore récent », mais « il y a un vrai engouement », confirme Karim Missoum, le PDG d’Inofib. « En 2012, on était trois à vouloir essayer d’industrialiser ce produit. Fin 2018, ils étaient 63 producteurs à travers le monde, ça a pris un vrai essor », note-t-il. Pour lui, « il y a vraiment une filière à créer, à industrialiser, et les acteurs français ont encore leur place sur le marché s’ils se motivent. Il y a encore du marché à prendre ».

Publié dans Texte Actualité divers

Allemagne : la fin du miracle économique ?

angela merkelLe PIB de l’Allemagne s’est contracté au deuxième trimestre de 2019 et les entreprises tirent la sonnette d’alarme : les exportations reculent

Les beaux jours de l’économie allemande sont-ils en train de toucher à leur fin ?  L’Allemagne est-elle à la veille d’une récession ?  Depuis quelque temps, les indicateurs économiques sont au rouge et les rapports alarmants se succèdent. Celui de l’Office fédéral des statistiques est le dernier en date.

Après une décennie de forte croissante marquée par un taux de chômage très bas, des exportations record, une hausse régulière des salaires et de la consommation des ménages et des caisses de l’État pleines à craquer, les chiffres officiels sont en berne, comme le note l’Office fédéral des statistiques.

Pour le deuxième trimestre de cette année, le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne s’est contracté de 0,1 % par rapport au trimestre précédent et surtout la sonnette d’alarme  pour ce pays champion à l’exportation, les entreprises annoncent une nette réduction de leurs ventes à l’étranger. « Les exportations ont diminué plus fortement que les importations », confirme l’Office des statistiques.

Ces chiffres ne sont pas une surprise, mais la confirmation d’une tendance observée depuis quelque temps déjà. Les experts mettent en garde depuis un moment et annoncent un net ralentissement de la croissance dans ce pays traditionnellement meilleur élève de la classe européenne.

Au mois de mai déjà, l’hebdomadaire Der Spiegel faisait son titre de la gueule de bois prévisible. On y voit un aigle en train de scruter le fond vide d’une bouteille de champagne et cette légende : « Les années grasses sont terminées. Pourquoi le miracle économique allemand est menacé. » Pessimiste, alarmiste presque, le journal s’attend à ce que l’Allemagne glisse en deuxième division des grandes puissances économiques.

Pas de plan de relance en vue
Selon le dernier rapport de la Bundesbank, la banque centrale allemande, la raison principale de cet essoufflement réside dans la chute des exportations qui représentent presque la moitié du PIB de ce pays troisième exportateur au monde. Et pas d’amélioration en vue. Les analystes estiment que cette tendance va se poursuivre pour le troisième trimestre 2019 déjà entamé, ce qui confirmerait officiellement la récession, définie comme une contraction du PIB pendant deux trimestres consécutifs.

Le ralentissement de l’économie mondiale, les incertitudes face à la guerre commerciale entre les USA et la Chine et les conséquences d’un Brexit imminent et brutal, voilà les facteurs responsables de cette détérioration. C’est avant tout l’industrie automobile allemande qui trinque. Trump, estiment les analystes, touche au cœur le succès du modèle allemand.

Et que fait le gouvernement face à cette situation préoccupante ?  Il continue de prêcher l’épargne. Il est exclu, vient de décider Angela Merkel, de s’endetter pour mettre en place un plan de relance destiné à revigorer l’économie. Pas question par conséquent de délier les cordons de la bourse de l’État pour le moment. La chancelière reconnaît que son pays traverse « une phase difficile » et attribue ce coup de mou aux tensions commerciales internationales ainsi qu’aux « nombreuses erreurs » commises par l’industrie automobile allemande.

Publié dans Texte Actualité divers

Impôt sur la fortune immobilière: premier bilan pour le successeur de l’ISF

rapport parlementaireSelon un rapport parlementaire, l’IFI payé par 132.722 foyers fiscaux a rapporté 1,3 milliard d’euros en 2018 pour un montant moyen de 9730 euros.

Parmi les assujettis, les 10% les plus aisés ont vu leur impôt baisser de près de 20% par rapport à ce qu’ils payaient avec l’ISF.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), l’administration fiscale tire les premiers enseignements. Selon le rapport du député Joël Giraud sur l’application des mesures fiscales repéré par Les Echos, le remplaçant de l’impôt sur la fortune (ISF) a permis à l’État de récupérer 1,3 milliard d’euros en 2018 alors que Bercy avait initialement estimé les recettes à 850 millions d’euros.

Cela reste évidemment bien moins que l’ISF (5 milliards d’euros de recettes en 2017). Et pour cause, l’assiette de l’IFI, qui repose uniquement sur le patrimoine immobilier net taxable, est beaucoup plus restreinte, alors que le seuil de déclenchement n’a pas bougé (1,3 million d’euros). Résultat, 132.722 contribuables sont soumis à ce nouvel impôt, contre 358.000 avant la réforme (-63%).

Et il est évident que les plus de 200.000 foyers fiscaux sortis du champ d’application de l’IFI se composent essentiellement de « petits riches » qui déclaraient un patrimoine global légèrement supérieur à la limite des 1,3 million d’euros à l’époque de l’ISF, et qui ont depuis bénéficié de l’exclusion des autres actifs de l’assiette du patrimoine taxable. De fait, le revenu moyen déclaré par les redevables de l’IFI (234.000 euros) est supérieur à celui des contribuables soumis l’an passé à l’ISF (165.000 euros).

Un impôt en grande partie payé par les très riches
Autre constat intéressant, la valeur totale du patrimoine taxé au titre de l’IFI a considérablement été amputée par cette réforme. Elle se limite à 309,5 milliards d’euros contre 1028 milliards d’euros l’an passé. Ainsi, le patrimoine moyen des foyers assujettis à l’IFI est désormais de 2,33 millions d’euros pour un impôt moyen de 9730 euros.

À titre de comparaison, le patrimoine moyen des contribuables concernés par l’ISF était de 2,8 millions d’euros en 2016, selon la Cour des Comptes. Autrement dit, le montant des actifs financiers dont la détention n’est plus taxée représente en moyenne près de 500.000 euros par contribuable assujetti. Mais les disparités restent fortes entre les moins aisés et les plus aisés de ces Français fortunés.
repartition impot
Avec un impôt moyen de 43.697 euros, les 10% les plus riches paient 45% des recettes de l’IFI contre 48% avec l’ISF. Mais ce sont tout de même eux qui ont le plus profité de la réforme avec une baisse moyenne du montant versé au titre de cet impôt d’un peu plus de 20% entre 2016 et 2018, tandis que la baisse moyenne globale tous contribuables confondus est de 15% environ. Rien d’étonnant pour autant puisque le patrimoine des foyers fiscaux les plus fortunés est généralement plus diversifié et comporte davantage d’actifs financiers, lesquels sont désormais exonérés.

Économies sur le plafonnement et baisse des dons
Autre enseignement: les contribuables soumis à l’IFI ont beaucoup moins eu recours au mécanisme du plafonnement qui leur permet de limiter leur impôt total à 75% de leurs revenus. En effet, celui-ci coûtait 1,3 milliard d’euros à l’État à l’époque de l’impôt sur la fortune. Il ne représente aujourd’hui plus que 91 millions d’euros.

Enfin, si la niche fiscale existe toujours, les dons aux associations ont été beaucoup moins nombreux compte tenu de la baisse de l’impôt à payer au titre de l’IFI. L’an passé, 19.861 foyers ont déclaré des dons au titre de cet impôt, soit une baisse de 60%. Le montant, lui, a chuté de 30% à 137 millions d’euros.

Publié dans Texte Actualité divers

Pour réduire le réchauffement climatique, le GIEC préconise un changement d’alimentation

consoL’agriculture, la sylviculture et les autres usages de la terre, comme l’élevage, représentent 23% du total des émissions de gaz a effet de serre soulignent les experts.

Après avoir été approuvé mercredi par les 195 délégations des pays membres au terme d’une session marathon à Genève, le rapport des experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été rendu public ce jeudi.

Depuis vendredi, l’ensemble des délégations étaient réunies pour examiner ce rapport spécial des experts de l’ONU pour le climat consacré au « changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres. »

Un système alimentaire qui pèse lourd
Dans le rapport, dont la rédaction a été initiée en 2016, plusieurs facettes ont été étudiées. Dans le viseur, le système alimentaire mondial, ses limites et l’évolution des régimes alimentaires. Est notamment mise en cause la consommation croissante de viande, qui influe inévitablement sur la modification de l’usage des terres joue sur le climat.

Notre système alimentaire actuel pèse lourd dans les émissions de gaz à effet de serre. L’agriculture, la sylviculture et les autres usages de la terre, comme l’élevage, représentent 23% du total des émissions.

Elles sont encore plus importantes en prenant en compte la totalité du système alimentaire et devraient augmenter à l’avenir, « tirées par la croissance démographique, des revenus et les changements de régime alimentaire ».

Les habitudes alimentaires ont évolué au cours des derniers 50 ans : l’approvisionnement en viande par habitant a plus que doublé en moyenne depuis 1961, alors même que 820 millions de personnes souffrent de la faim. Dans le même temps, deux milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses et « 25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée ».

« Systèmes résilients » et « durables »
Ainsi, plusieurs changements dans les modes de consommation seront nécessaires et peuvent être orientés par des choix politiques, selon le GIEC.

« Des régimes équilibrés reposant sur des aliments à base de plantes, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les fruits et légumes, les fruits à coque et les graines et des aliments d’origine animale produits dans des systèmes résilients, durables et à faibles émissions de gaz à effet de serre présentent d’importantes opportunités », souligne le rapport, qui encourage aussi la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Ce texte rappelle aussi la nécessité, déjà mise en avant dans le précédent rapport du GIEC, de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter « des pertes irréversibles » au sein des écosystèmes nécessaires pour la nourriture, la santé et l’habitat des humains.

Depuis la période pré-industrielle, la température moyenne mondiale sur les surfaces émergées a progressé de 1,53°C, martèle le rapport.

Publié dans Texte Actualité divers

Les frontaliers, une manne pour le Luxembourg

Les frontaliers, une manne pour le LuxembourgL’État luxembourgeois a encaissé un bénéfice net de 211 millions d’euros grâce aux frontaliers, qui cotisent plus qu’ils ne «coûtent».

11,5 milliards d’euros, c’est la somme versée en salaires par le Luxembourg aux frontaliers français, allemands et belges en 2018. En Europe, seuls la Suisse (avec 24 milliards d’euros) et l’Allemagne (15 milliards d’euros) ont connu des dépenses en salaires versés aux frontaliers supérieurs en chiffre absolu, comme le rapporte le Statec, dans un récent rapport.

L’année dernière, les frontaliers ont également rapporté plus d’argent à l’État luxembourgeois qu’ils ne lui en ont coûté. En 2018, le montant des cotisations sociales versées s’élevait à 2,172 milliards d’euros, alors que les frontaliers n’ont «coûté» que 1,961 milliard d’euros, soit un bénéfice de 211 millions pour l’État. D’après le rapport du Statec, ce solde a toujours été en faveur du Grand-Duché au cours des quinze dernières années.

Peu de résidents travaillent dans les pays voisins
Le nombre de travailleurs frontaliers au Luxembourg a progressé de manière significative, ces dernières années. On est passé de 118 000 travailleurs frontaliers en 2005 à 192 000 en 2018, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 3,7%. Plus de la moitié des frontaliers sont Français (52%), suivis par les Allemands (24%) et les Belges (24%). Le salaire annuel moyen des frontaliers allemands en 2018 s’élevait à 57 000 euros. Fin mai, on recensait près de 206 000 frontaliers actifs au Grand-Duché, selon des chiffres en possession de L’essentiel.

Avec un chiffre qui ne dépasse pas les 12 800, le nombre de résidents travaillant en dehors du Luxembourg est bien inférieur. Parmi eux, seuls 1 500 franchissent effectivement la frontière pour aller travailler en France, en Belgique ou en Allemagne, contre 88% qui travaillent du Luxembourg pour le compte d’organisations européennes ou internationales, d’après le rapport.

Selon le Statec, plus de 14 600 personnes travaillaient pour des organisations internationales au Luxembourg, en 2018. 11 300 d’entre elles étaient résidentes au Grand-Duché, alors que les autres avaient élu domicile dans un pays voisin. Parmi les institutions européennes présentes au Luxembourg, on compte notamment la Commission européenne, la Cour de justice de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement.

Publié dans Texte Santé

La « sécurité d’emploi des vaccins obligatoires » confirmée

vaccinsL’Agence nationale de sécurité du médicament confirme la « sécurité d’emploi » des vaccins : « Aucun nouveau signal de sécurité n’a été mis en évidence ».

« L’étude confirme la sécurité des vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans ». L’Agence du médicament a publié mercredi son premier bilan sur la sécurité de la vaccination des bébés, un exercice de transparence destiné à rassurer « ceux qui se posaient des questions » sur les éventuels effets indésirables des vaccins. L’étude confirme la sécurité des vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans.

Ni envol des effets indésirables, ni apparition de nouveaux effets non répertoriés, conclut l’ANSM. L’organisme a recensé les « événements indésirables » déclarés depuis 2012 suite à la vaccination de bébés de moins de deux ans, avant et après le passage de trois à onze vaccins obligatoires le 1er janvier 2018.

« Aucun nouveau signal de sécurité n’a été mis en évidence », conclut l’Agence nationale de sécurité du médicament, pour qui cela confirme la « sécurité d’emploi » des vaccins. C’est une information à même de « rassurer les professionnels de santé et les parents », a estimé Isabelle Parent, cheffe du pôle vaccins de l’ANSM.

962 événements indésirables
Ce rapport dresse d’abord le bilan de la période 2012-2017, puis se penche sur les six premiers mois de l’année 2018, après l’extension de l’obligation vaccinale. Entre 2012 et 2017, « pour près de 38 millions de doses de vaccins administrées », 962 événements indésirables ont fait l’objet d’une notification, soit une moyenne de 160 par an.

« Près de la moitié » de ces déclarations sont classées comme « graves », généralement parce qu’elles ont nécessité une hospitalisation. Ces déclarations ont pu être effectuées par des médecins ou des patients eux-mêmes, et ne préjugent pas de la responsabilité réelle du vaccin dans la survenue des troubles rapportés.

Au premier semestre 2018, on retrouve le même profil de déclarations, selon l’ANSM, avec 75 notifications, dont 42 graves et aucun décès.

Fièvre, affections et convulsions
Les cas les plus fréquemment déclarés sont des fièvres, des affections cutanées ou encore des convulsions et des épisodes d’hypotonie (diminution du tonus musculaire).

« Sur l’ensemble de la période [2012-2017], 23 décès ont été notifiés, parmi lesquels près de la moitié sont survenus chez des enfants souffrant de lourds antécédents ou d’affections sévères pouvant expliquer l’issue fatale », ajoute l’ANSM.

« Au cours des années les plus récentes, une tendance à l’augmentation du nombre de déclarations de cas d’effets indésirables post-vaccinaux est observée », mais c’est le cas pour l’ensemble des médicaments, ce que l’ANSM attribue à la simplification du circuit de déclaration et à la possibilité pour les patients de déclarer directement, depuis 2011.

Recherche de cas d’autisme
L’ANSM a aussi recherché des événements non attendus mais qualifiés de sensibles « en raison de préoccupations émanant des professionnels de santé ou des usagers sans qu’un lien de causalité ait été, à ce jour, scientifiquement démontré ». Cette liste inclut les troubles du neuro développement tels que l’autisme,  15 cas entre 2012 et 2017, aucun en 2018.

Une étude frauduleuse liant vaccin contre la rougeole et autisme alimente la défiance de certains parents envers les vaccins depuis sa publication en 1998, même si plusieurs études ont démenti ce lien. Elle comprend aussi la myofasciite à macrophages – aucun cas rapporté – que certains attribuent à la présence d’aluminium dans de nombreux vaccins, sans que cela n’ait été prouvé.

L’ANSM publiera d’ici la fin de l’année un bilan avec les données sur l’ensemble de l’année 2018 puis fera un nouveau bilan tous les ans. En attendant, « une augmentation de la couverture vaccinale des nourrissons a été observée en 2018, notamment pour les vaccinations contre le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole. »